Sept pays d'Amérique Latine -Argentine, Bolivie, Brésil, Equateur, Paraguay, Uruguay et Venezuela- viennent de lancer la Banque du Sud, comme alternative à la Banque Mondiale, à la Banque Interaméricaine de Développement et au Fond Monétaire International. La démarche inscrit un peu plus les pays de la région vers l'autonomisation vis-à-vis des institutions internationales et des Etats-Unis.
» La Banque du Sud est un pas décisif vers l'autonomie financière de l'Amérique du Sud » , selon le président brésilien, Luiz Inacio da Lula. Le président vénézuélien Hugo Chavez a estimé que cet outil » va être déterminant dans le processus d'indépendance de nos peuples » et représentait » finalement, un instrument pour la libération » . Pour l'équatorien Rafael Correa, avec cette nouvelle étape les pays associés ont » lancé une nouvelle architecture financière, avec une banque comme cœur d'un réseau financier pour le développement, comme alternative au FMI » .
Le président bolivien Evo Morales va plus loin : » Cette banque représente le premier pas pour que l'Amérique du Sud se dote de sa propre monnaie » . Une réponse à la dollarisation des flux financiers latino-américains. Aujourd'hui les échanges entre pays de la région se font encore en dollars. Le Panama a, quant à lui, pour monnaie nationale le dollar US ! Pourtant, l'été dernier l'Argentine et le Brésil ont décidé de commercer -15 milliards de dollars par an- dans leurs monnaies respectives (Pesos et Real), en se passant du billet vert.
Une prochaine étape de l'autonomisation a également été esquissée par le président vénézuélien, qui appelle de ses vœux une union énergétique. Pourtant, des pays comme l'Argentine et la Bolivie ont vu respectivement partir les multinationales Suez et Bechtel, lorsqu'ils ont décidé de se réapproprier leurs ressources naturelles : l'eau en Argentine et le gaz en Bolivie. La hausse des prix des matières premières aiguise les appétits.
Entre 2002 et 2007 les réserves de change des pays d'Amérique Latine et des Caraïbes sont passées de 157 à plus de 350 milliards de dollars. Les gouvernements argentin, brésilien, mexicain, uruguayen et vénézuélien ont alors soldé leur compte auprès du FMI. Jusqu'à présent ces pays plaçaient principalement leurs réserves en bons du trésor US. L'argent public du Sud est encore prêté à des taux extrêmement faibles aux pays occidentaux, selon Hugo Chavez.
Lors de la signature de l'acte de naissance de la Banque du Sud, à Buenos Aires, Rafael Correa a lui aussi répété que » l'Amérique Latine a plus de 250 milliards de dollars (…) déposés hors de la région, dans ce qu'on appelle le premier monde » . Le président équatorien souhaite donc créer un fond du Sud, qui réunisse ces réserves afin d'éviter les crises financières et équilibrer les balances de paiement.
Entre 1970 et 1982, alors que les institutions internationales accordaient des prêts aux dictatures d'extrême droite –prêts qu'elles avaient refusé aux gouvernements progressistes- les pays sud-américains avaient vu leur dette extérieure passer de 16 à 178 milliards de dollars. Depuis le palais présidentiel argentin, pour sa dernière sortie officielle, Nestor Kirchner a rappelé que les politiques imposées par le FMI, en échange des financements, avaient mené l'Argentine à la crise de 2002.
Avec l'arrivée au pouvoir des gauches latino-américaines, et sous l'impulsion du dirigeant vénézuélien, l'Amérique du Sud remet en cause les politiques néo-libérales imposées par les prêteurs occidentaux. Le président Lula a d'ailleurs souhaité voir les autres pays du continent, le Chili par exemple, rejoindre la Banque du Sud. L'autonomie financière mise en avant par les présidents lors de la cérémonie doit avant tout servir à » financer le développement économique et social des pays de l'UNASUR (Union des Nations Sud Américaine) membre de la banque » .
Selon l'acte fondateur, la Banque doit construire pour les peuples de la région un espace consacré à la promotion du développement économique et social, à la réduction des inégalités, à la réduction de la pauvreté et de l'exclusion sociale, à la convergence et à la complémentarité des processus d'intégration économique. Pour Lula, la banque pourra ainsi » financer des projets dans des secteurs-clefs de l'économie comme les infrastructures, la science et la technologie » et servira à » réduire les asymétries de la région » .
Le 3 mai dernier, l'Equateur avait déjà donné sa vision de la banque : un instrument chargé de mettre en application les traités internationaux portant sur les droits humains, sociaux et culturels. Une attaque à peine voilée envers la Banque Mondiale qui ne se sent pas liée par ces traités. La Banque du Sud se veut une sorte d'anti-FMI, jusque dans son fonctionnement. Les dirigeants et employés de la Banque du Sud ne bénéficieront donc pas, contrairement à leurs homologues de la Banque Mondiale, d'immunité juridique.
Selon toute vraisemblance, chacun des pays membre devrait bénéficier d'une voix au sein du Conseil d'Administration, composé des ministres des finances. Contrairement à la Banque Mondiale où l'apport initial détermine le droit de vote, accordant ainsi un pouvoir disproportionné aux USA. La banque, qui siègera à Caracas (Venezuela), devrait pour son entrée en fonction en 2008, bénéficier d'un apport initial de 7 milliards de dollars.
Reste à déterminer les quotes-parts de chacun des 7 pays et la répartition des droits de vote. Si l'accord semble proche sur le second point, les 60 jours, à compter de la signature, ne seront peut-être pas de trop pour choisir entre une répartition équitable de l'apport initial ou une répartition plus en adéquation avec les réalités économiques diverses que connaissent les pays membres. Des différences qui ont souvent tendu les relations, comme par exemple entre le Brésil et la Bolivie lorsque ce dernier pays a nationalisé son gaz. La Banque du Sud pourra-t-elle faire taire ces divergences à plus long terme ?
Pourtant, comme l'a souligné Chavez dimanche dernier, cette Banque du Sud est devenue une réalité. » Une réalité encore impensable il y a 9 ans (1998, année de son arrivée au pouvoir, ndla). Des obstacles il y en a eu beaucoup. L'un des plus importants fut notre propre manque de conscience, car il s'agit d'un changement de paradigme » . D'anciens paradigmes qui ont été brisés selon la nouvelle présidente argentine, Cristina Kirchner, présente à la cérémonie avec son mari. Toutes ces initiatives des pays latino-américains semblent faire naître un nouvel espoir, celui d'une union politique et sociale.
La Banque du Sud constitue en tous cas une nouvelle épine sur la rose du nouveau patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, présent lundi en Argentine pour la prise de fonctions de Mme Kirchner.




















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De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 19H10 | 13/12/2007 |
Sans insulter l'avenir, voilà précisément le genre de nouvelle qui redonne espoir. Entre autres, l'espoir qu'il existe des solutions de développement viables en-dehors du modèle néo-libéral (qui, à bien y regarder, n'est ni si néo-, ni si libéral que ça).
Chavez peut bien en agacer certains (moi-même, parfois…), c'est par des initiatives comme celle-là qu'il est précieux. D'une certaine manière, l'Amérique latine est peut-être en train d'inventer ce que l'Europe n'a pas osé faire.
De Daniel R
Visiteur d'entreprise | 19H23 | 13/12/2007 |
L'Amérique du Sud est la dernière des grandes zones économiques à prendre ses distances avec la monnaie de son encombrant voisin du nord.
L'Asie se rassemble autour des géants économiques naissant que sont la Chine et l'Inde. Les Japonais sont encore isolés du fait de leur refus de reconnaitre leurs crimes de guerre sur le continent. Mais , ce n'est que provisoire.
L'Europe, en se rassemblant et en créant l'euro, a affirmé son indépendance économique depuis longtemps.
Le résultat est que la monnaie américaine n'est plus la référence unique mondiale. Cette évolution était rendue nécessaire par l'irresponsabilité et l'indifférence aux conséquences montrées par les américains dans la gestion de leur monnaie.
Cela risque d'être douloureuse pour ceux qui ont cru dans le dollar et qui possède des valeurs dans cette monnaie.
D'après les rumeurs insistantes circulant dans les milieux économiques, entendues sur les radios et lues dans les revues spécialisées, il semble bien que l'on se dirige vers une autre dévaluation massive du dollar en 2008, dans le prolongement des dévaluations récentes.
La prochaine étape, celle qui marquera une autre marche du déclin américain sera sans doute le recours à l'euro sur le marché du pétrole et des matières premières.
à Daniel R
De Le Yéti
yetiblog.org | 07H49 | 14/12/2007 |
Oui sur tout, sauf un détail de taille :
« L'Europe, en se rassemblant et en créant l'euro, a affirmé son indépendance économique depuis longtemps.
Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette indépendance tarde à se manifester clairement.
En outre, ce qui distingue l'Europe (et l'Asie) du modèle sud américain, c'est que ce dernier ne se limite pas à l'indépendance économique, mais prône aussi une émancipation sociale et politique.
Sur ce point, l'Europe actuelle est une idée morte depuis longtemps.
(PS : bravo pour la qualité de cet article… et des commentaires qui le suivent.)
à Daniel R
De Prolo du livre
12H53 | 14/12/2007 |
Je crois que, à la différence de l'europe et de l'asie, cette création va beaucoup plus loin que le seul secteur économique.
Les sud-américains remettent en question l'idéologie portée par le FMI et autres institutions du même acabit. Et c'est sur ce point que l'amérique du sud est la première.
L'europe est très loin de remettre en cause le système libérale absolu, et ce n'est pas l'adoption du traité de Lisbonne qui me contredira. Lorsque vous dites : « L'Europe, en se rassemblant et en créant l'euro, a affirmé son indépendance économique depuis longtemps. », cela n'est pas si sur, l'internationalisme dans la finance et la grande industrie n'a que faire de « frontières » et sa seule unité est idéologique, en claire : USA/UE même combat.
Sachez égalemment que l'euro a déjà sabordé le dollar en amérique du sud : les narco-trafiquants préférant désormais être payé en euro…
Or, le trafic de drogue a toujours une longueur d'avance en compétence technique sur le marché officiel…
Quand l'Afrique pourra se permettre la même chose, peut être que le monde tournera (un peu) mieux !
à Prolo du livre
De Daniel R
Visiteur d'entreprise | 18H28 | 14/12/2007 |
Les dirigeants politiques européens, les financiers et les managers du CAC40, partagent la même idéologie que leurs homologues américains. Ce n'est pas étonnant dans la mesure où ils sont formés dans les mêmes écoles ou par les mêmes professeurs. Les intellectuels du Marché ou les artistes financiers sont autant européens qu'américains, ils font parties de la même église.
Mais ce n'est pas parce qu'ils sont tous d'accord sur les moyens de s'enrichir toujours plus aux dépends des classes laborieuses qu'ils ne sont pas concurrents économiques.
Les succès et les déboires d'AIRBUS en sont les parfaits exemples.
La dépendance politique est une autre histoire.
De Art-35_Constitution-1793
Pour une Republique Bonsensiste!! | 22H13 | 13/12/2007 |
Enfin une levée de bon sens, d'autant plus que tous ces pays ont une langue a peu prés commune.
Il faut maintenant passer a l'étape suivante et créer une Organisation des Nations Unie, ailleurs qu'au USA pour lui rendre un peu de crédit et d'autonomie.
Il faut aussi sortir de l'OTAN et créer une force Européenne indépendante qui inclurait la Libye avec nos « rafales » ?
Rassurez vous après « qui » c'est une boutade ! ! !
De Job
22H54 | 13/12/2007 |
Une question à Mr Ripoche : le Mexique envisage-t-il d'intégrer cette nouvelle institution ? Y'a-t-il des négociations sur le sujet ? Si je ne m'abuse, le fait que le ministre actuel de l'économie du Mexique (Carstens) ait longtemps travaillé au FMI ne devrait pas faire bouger les choses dans ce sens, je me trompe ?
De Tita
oiseau | 23H08 | 13/12/2007 |
C'est très bien.
Si les pays du sud attendent la bienveillance des pays dit occidentaux pour avoir une relation équitable avec le nord, une certaine indépendance économique et financière, etc…, etc… ils attendront longtemps.
La création d'une banque du sud est donc une bonne nouvelle. C'est d'autant mieux qu'à ma connaissance, derrière les belles déclarations de principes, les faits montrent que les banques du nord (FMI par ex.) ne sont que des instruments d'un colonialisme économique à peine déguisé.
De stef R
23H41 | 13/12/2007 |
Bonjour,
À ma connaissance, le Mexique n'envisage pas de se joindre à la Banque du Sud. Les options politiques du gouvernement mexicain ne sont pas les mêmes que celles des pays fondateurs de la Banque. Le gouvernement mexicain joue plutôt les cartes libérale et sécuritaire. C'est certainement ce qui lui vaut d'avoir été cité par Sarko parmi les pays susceptibles de rejoindre un G8 élargi… et d'empêcher la communauté internationale de se poser des questions sur une élection présidentielle sur laquelle de forts soupçons de fraudes planent.
Pour réagir au commentaire de Mr Reboud : j'avais écrit une première version de l'article qui concluait sur le fait que ces 7 pays sud-américains étaient peut-être en passe de réussir ce que l'Europe devrait être, un union où l'économie serait au service de la politique et du social… certains paradigmes (non brisés en Europe) semblent condamner nos politiques, de droite comme de gauche (une grande partie du PS), à ne pouvoir voir l'Union Européenne qu'en clone économique des USA. On adapte à sa sauce la mayonnaise libérale mais on ne prend pas le risque de sortir du modèle imposé. Mais c'est vrai que c'est sans doute plus « facile » de sortir de sa posture lorsque celle-ci est celle du dominé. Les politiques du FMI ont passablement démoli des pays en Amérique Latine et certains chefs d'Etats de ces pays ont eu à pâtir de la pression de ces institutions financières internationales. Même si les politiques libérales se font ressentir également en Europe, elles sont amoindries par le fait que les pays européens sont dans ce premier monde qui tient le manche du marché global. Le niveau de vie n'est simplement pas le même pour la majorité des français ou la majorité des mexicains.
je ne suis pas fan de Chavez, mais je dois pourtant lui reconnaître de secouer le cocotier et d'avoir une vision de ce qu'il veut pour son pays… quitte à parfois être un peu trop autoritaire et mégalo. Mais évidemment encore faudra-t-il juger cette nouvelle banque sur ces actes et non sur les paragraphes de son acte de naissance.
à stef R
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 23H58 | 13/12/2007 |
Comme quoi, écrire une contribution, c'est un métier. Je n'aurais pas su mieux dire. Euh, pardon… Je n'AI pas su mieux dire.
Merci pour l'article et pour le complément.
De Servais-Jean 4591
Hi-Han | 03H29 | 14/12/2007 |
Le terrain de jeux des USA, le Grand Domaine, se réduit à la vitesse grand V. L'Euro commence à intéresser les pays du Golfe et les sud américains vont sortir leur propre monnaie.
La toute puissance des States s'effrite et ils ne pourront plus faire payer au monde entier, par la baisse du dollar, les frais qu'ils engagent dans des guerres absurdes.
Mais comment vont-ils réagir ? En mettant en place quelques dictateurs comme ils savent si bien le faire ?
Ou alors en provoquant une nouvelle guerre ?
Ils ont trop tiré sur la corde, trop insisté et maintenant ils risquent de se sentir bien seuls.
à Servais-Jean
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 08H04 | 14/12/2007 |
Attention, Servais-Jean, ne prenons pas nos désirs pour la réalité !
Ce n'est pas l'essentiel de votre message, certes, mais il me semble que les Etats-Unis nous font beaucoup plus payer leur politique par leur déficit que par la baisse du dollar.
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 13H33 | 14/12/2007 |
On ne peut que se féliciter de cette coopération entre Etats latino-américains, espérons qu'elle porte ses fruits, parvienne à transcender les égoïsmes des intérêts étatiques et les nationalismes omniprésents sur ce continent (au nord comme au sud), et qu'elle résiste à toute offensive du Nord.
Une question à M. Ripoche : vous écrivez :
« Une prochaine étape de l'autonomisation a également été esquissée par le président vénézuélien, qui appelle de ses vœux une union énergétique. Pourtant, des pays comme l'Argentine et la Bolivie ont vu respectivement partir les multinationales Suez et Bechtel, lorsqu'ils ont décidé de se réapproprier leurs ressources naturelles : l'eau en Argentine et le gaz en Bolivie. La hausse des prix des matières premières aiguise les appétits. »
Quel est le sens de ce « Pourtant » ? Serait-ce que le départ de Suez & Bechtel (gagné à force de luttes + ou - sanglantes dans ces 2 pays - et la gestion de l'eau là-bas a été désastreuse, déjà qu'on commence à se rendre compte de ses conséquences en France…) pourrait nuire à l'union énergétique ? Pourquoi ? Bref, quelle est la connexion logique (et l'analyse politique qui la sous-tend) entre ces deux propositions ?
Etes-vous simplement en train d'indiquer les rivalités d'intérêts étatiques, comme le laisse croire la 3e phrase ? Mais, encore une fois, quel rapport alors avec le départ de Suez & Bechtel ?
De FrJ
14H22 | 14/12/2007 |
Stéphane, vous écrivez que « l'Argentine et le Brésil ont décidé de commercer -15 milliards de dollars par an- dans leurs monnaies respectives (Pesos et Real), en se passant du billet vert ». Permettez-moi de préciser que cette décision n'a toujours pas été mise en oeuvre.
De stef R
03H58 | 15/12/2007 |
Bonsoir (ou bonjour si vous êtes en France),
Merci à FrJ pour cette précision. La formulation n'était peut-être pas exacte, mais je ne voulais que mettre en avant une décision (certes pas encore appliquée) qui allait dans le sens de cette volonté de prendre des distances avec le billet vert.
Pour Network 23. Je ne pense pas du tout que le départ des multinationales puisse nuire à l'union énergétique… je penserais même plutôt le contraire. J'habite au Mexique, à Aguascalientes. Cette ville a été le test pour la privatisation de la gestion de l'eau au Mexique. C'est Veolia Environnement qui s'occupe de la concession de l'eau de la ville. Lorsque je suis arrivé l'an dernier au Mexique, j'ai eu la possibilité de suivre les réunions de l'Autre Campagne dans cette ville. Les commandants de l'EZLN étaient là pour écouter les luttes des habitants. La question de l'eau a été abordé même lors de la réunion avec un collectif anarko-punk, tant l'accès à l'eau reste un problème dans les quartiers pauvres. 5% seulement de l'eau extraite des sources est utilisée pour les usages domestiques. Mais selon des militants écologistes, c'est la moitié qui arrive réellement dans les robinets à cause des nombreuses fuites des réseaux urbains… qui ne sont visiblement pas la priorité de l'entreprise CAASA (dont Veolia détient près de 45% (source : fr.transnationale.org). 80% de l'eau tirée des irait selon les militants zapatistes aux activités agricoles et 15% à l'industrie.
le « pourtant » n'est que l'orphelin oublié d'un copier-coller.
merci pour vos lectures attentives
stéphane