Le « Kadhafi tour » sème la zizanie à Paris
Visite parisienne au pas de charge et en grande pompe pour le dirigeant libyen à dégaine de rappeur fatigué. Reportage.

La journée s'achève à l'Unesco pour Mouammar Kadhafi ce mardi. Une bousculade a lieu à l'entrée : beaucoup de ses groupies sont restées dehors, ne disposant pas du fameux carton d'invitation.
« Nos droits sont violés par les forces de police »
Le président libyen y est accueilli par une assemblée de membres de la communauté africaine. Face à un auditoire conquis qui l'acclame, le Libyen a longuement discouru sur l'immigration et les droits de l'homme. Taclant au passage tous ceux qui dénoncent sa visite en France, le « Guide » a lancé aux Africains présents dans la salle :
« Nous sommes dans le pays qui parle des droits de l'homme. Y a-t-il certains de vos droits qui ne sont pas appliqués ? “
Prenant la pose du leader tiers-monde, il a dit sa révolte face au traitement infligé à ses ‘frères africains’ en Europe :
‘Nous sommes l'objet d'injustices. Notre continent a été colonisé, nous avons été réduits en esclavage, déplacés dans des navires comme du bétail. Aujourd'hui nous travaillons dans le bâtiment, dans la construction de routes. Après tout cela, nous sommes envoyés dans les banlieues et nos droits sont violés par les forces de police.’
Alors que pleuvaient les applaudissements à l'Unesco, une poignée de militants anti-Kadhafi tentait, à quelques mètres de là, de maintenir debout une tente pour la paix. Toute symbolique et ultramédiatique.
Dans un Champ de Mars boueux, les associations SOS Racisme et l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) ont vu défiler devant la toile de leur tente vacillante Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et François Bayrou, venus dire leur rejet de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy.
Le mur pour la Paix, où s'est réfugiée cette installation éphémère, a ainsi servi de plateau télé pour politiques pressés. Environ cinq minutes chacun, le temps de délivrer leur message et de tourner les talons. Le temps ne se prêtait pas aux longs discours :
Quelques heures avant, le Guide s'entretenait avec des intellectuels et quelques diplomates dans les salons du Ritz. Un palace pour une entrevue plutôt ‘trois étoiles’, selon l'un des participants, parmi lesquels le professeur Edmond Jouve ou l'ex ministre des Affaires étrangères Roland Dumas.
Kadhafi romancier au Ritz
Et Kadhafi de surprendre ses invités en évoquant l'‘éclatement de la gauche’, dont il ne subsiste plus grand chose, et le ‘nouvel ordre mondial’, dont l'Europe et l'Afrique sont les centres émergents. Perplexité également face à ses félicitations à l'Europe : ‘Vous avez vaincu le dollar !
Le colonel Kadhafi, qui s'est trompé de vocation, s'est fait plaisir en dédicaçant son recueil de nouvelles, Escapade en Enfer’. Une réception feutrée de deux heures qui aura nécessité un déploiement impressionnant de la police française et… a vexé Benjamin Netanyahu. De passage à Paris, l'ex Premier ministre israëlien a en effet préféré quitter la place Vendôme lorsqu'il a appris l'arrivée imminente du Libyen :
Limousine mercedes, escorte de voitures ridiculement longue, agents à oreillette et amazones en treillis, le Guide suprême de la Révolution libyenne voit grand. A la taille de son badge en forme de continent africain qu'il n'a pas quitté du séjour et que porte, en miniature évidemment, une grande partie de sa délégation.
Bling-bling et amazones à l'Assemblée
Ce bling-bling auquel nombre de députés ont du mal à s'habituer avec Nicolas Sarkozy, les a carrément fait sortir de leurs gonds lors de l'arrivée en fanfare du colonel à l'Assemblée nationale.
Tapis rouge, garde républicaine et fanfare, rien ne manquait. Bernard Accoyer a reçu, avec tous les honneurs, le président Kadhafi. Ne manquait que l'Hémicycle, sagement refusé par la France.
A l'Assemblée, la journée s'est déroulée dans une grande confusion. Sur les 80 élus conviés à la réception de Bernard Accoyer dans la salle des fêtes, seuls une trentaine fait le déplacement.
Ici et là, on se plaint des conditions ‘absurdes’ de sécurité. Les journalistes regrettent d'avoir été relégués dans la salle des Quatre Colonnes pour observer la scène, les photographes ricanent du démontage des appareils de leurs confrères autorisés à faire des images et des députés s'accrochent même avec les forces de l'ordre, qui leur interdisent l'accès au palais Bourbon.
Une pagaille qui a gagné l'Hémicycle dans l'après-midi : les députés socialistes l'ont quitté en signe de protestation et s'en sont notamment pris à Bernard Kouchner. Du côté de l'UMP, c'est l'embarras. Jusqu'à Bernard Accoyer, peu convainquant dans son argumentation du ‘dialogue’ et de la sortie de la ‘marginalisation’ pour les Etats voyous :
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à Ashanti
De destribat
anti-corruption | 23H24 | 12/12/2007 |
J'ai émis moi aussi des doutes sur la sincérité de kadhafi au sujet de son projet Africain (si vous m'avez entièrement lu).
Cepednant comme je le montre, les Africains sont pragmatqiues avec kadhafi. Il agit, il met ses millions de dollars sur la table et cela lui attire des sympathies sur le continent noire. Vous ne pouvez pas renier cette rélaité.
Les 45 pays signataires du projet RASCOM n'ont pas pu trouver 350 Millions d'euros auprès de l'union Européenne pour le financement du satellite panafrician. Kadjhafi à lui tout seul donne la moitié et vous ne comprenez pas que les Africains l'applaudissent sur le continent ?
De Ashanti
07H16 | 13/12/2007 |
Ne vous fiez pas trop à ce que montre les TV ou ce que vous lisez dans les journaux. Etant issue de l'élite africaine, je fréquente la classe dirigeante africaine et la posture de sympathie affichée en public vis-à-vis de la Libye n'est pas celle qui prévaut en privé.
Cette pseudo-sympathie est largement utilisée pour plaire aux masses.
Pour ma part souhaitant une honneteté et une transparence totale, je ne suis pas pour que l'on vende notre âme au diable.
Je fais plus confiance à Mbeki qu'à Kadhafi !
à Ashanti
De destribat
anti-corruption | 11H50 | 13/12/2007 |
Je ne me fis pas bêtement à la presse. Ecoutez encore ce matin le témoignage (sur France Inter) des femmes Africaines (Maghreb et Afrique noire) que Kadhafi a reçu hier et vous verrez qu'il s'achète bien des honneurs en Afrique. Comment ne pas être reconnaissant à celui qui vous « apporte du bien-être. C'est la même attitude avec la Chine, le pragmatisme des Africains aujourd'hui est au centre de toutes les relations. Aujourd'hui ils disent : “tu veux m'aider, je suis copain avec toi ”, mais plus de paternalisme et autres attitudes post-coloniales. Vous pensez que les Africains aiment les Chinois plus que les Européens avec qui ils ont plus de deux siècles d'histoires communes ?
Laurent Gbagbo avait lui-même au début de la crise ivoirienne soupçonné Kadhafi de financer la rébellion par le Burkina interposé. Comment se fait-il que ce même Kadhafi est accueilli en grande pompe à Abidjan, vous avez sans doute la réponse Ahsanti ?
125 Milliards de dollars de réserve pour une population de 5 millions d'habitants, ça ouvre beaucoup de porte et ça aide à la normalisation des relations
Lorsque vous parlez de Kadhafi qui laisse mourir des africains aux portes du désert, que direz-vous alors du Maroc ?
Encore une fois comme vous je me demande si Kadhafi est sincère dans sa démarche de défense du droit des peuples d'Afrique ? Je me pose la question, mais les faits sont là , celui qui t'apporte à manger sera toujours le bienvenu chez toi. Si cette règle est contesté à Paris, en Afrique, les peuples (je ne parle pas des élites comme vous Ashanti) n'ont pas encore le temps de penser aux pensées cachées du bouillant Colonel de Tripoli.
Sassou, Bongo sont-ils plus fréquentables que Kadhafi ? Dieu seul sait tout le mal que ces dirigeants ont fait à leur peuple en volant, dilapidant toutes les ressources pétrolières avec la complicité de Total-Elf.
à destribat
De Ashanti
12H42 | 13/12/2007 |
N'écoutant pas les radios françaises sauf RFI (et encore à condition quand elle ne fasse pas trop dans la propagande), je vous fais confiance concernant votre propos. Ceci dit pourriez-vous me dire si les femmes qui se sont exprimées sont des immigrées africaines ? Si tel est le cas il est en effet facile de s'acheter des honneurs auprès d'une population pauvre et méprisée en permanence en France. Ce n'est pas nouveau c'est une méthode employée partout en Afrique avec les masses mais aussi en France par nombre de politiciens comme Sarko lors de la dernière présidentielle.
Malheureusement pour vous, à l'heure actuelle oui les africains aiment plus les chinois que les européens pour la simple raison que la Chine n'a pas commis les actes criminels commis par les européens. De plus vous vous trompez si vous croyez que les africains sont attachés aux relations avec l'Europe du fait d'une histoire commune. Les jeunes s'en foutent royalement. Les relations privilégiées existaient encore du temps de mes parents et grands-parents ceux-ci étant nés, ayant grandis et étudiés sous le système colonial. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, la génération de trentenaires dont je fais partie n'en a cure de la France, nous avons grandi dans un monde cosmopolite et avons fait nos études en Angleterre, Canada et Etats-Unis. Même entre nous, nous nous exprimons en anglais le plus naturellement du monde car la culture anglo-saxonne fait partie intégrante de notre identité. Allez en Afrique et vous vous rendrez compte que la jeunesse africaine est très réceptive à la culture américaine et de plus en plus ignorante de la culture française ou européenne.
J'apprécie Gbagbo mais sans plus, je lui préfére 1000 fois Mamadou Koulibaly. S'il a accusé la Libye c'est parce que cela servait sa cause à ce moment ; d'ailleurs il a enfin compris que le Burkina n'était pas un ennemi et c'est très bien. Si Kadhafi est accueilli à Abidjan il permet à Gbagbo d'endormir les masses. Et si vous connaissiez un peu l'Afrique vous sauriez qu'il est facile de rassembler plusieurs milliers de personnes, de les payer et en échange elles vous acclament. Ce procédé existait déjà du temps d'Houphouet. D'ailleurs Mitterand et Chirac avait l'habitude de se faire acclamer de la sorte (les manifestations de joie de personnes massés le long des routes au moment du passage du cortège présidentiel ne sont absolument pas spontanées).
Quel crédit accordé un type qui vient à Abidjan dénoncait les attaques de la licorne en novembre 2004 et qui aujourd'hui s'apprête (peut-être) à acheter des rafales ?
En Cote d'Ivoire nous n'avons pas besoin de la Libye, nous sommes le premier producteur de cacao et avons du pétrole. Economiquement parlant nous n'avons pas besoin de la Libye. Et Gbagbo venant de supprimer la carte de séjour pour les ouest-africains, il y a fort à parier que les peuples ouest-africains se détourneront de la Libye une fois que les élections se seront tenues.
Je n'oublie pas le Maroc mais là nous parlons de la Libye ,non ?
Et je vous rassure, je suis très très loin d'être une amie des Bongo, Sassou, Déby, Biya et autres amis de la françafrique. J'ai même soutenu au début Gbagbo dans sa volonté de mettre un terme aux prérogatives des entreprises françaises.
Sinon je vous donne une bonne nouvelle, aucune entreprise française n'a obtenu un seul des contrats récemment attribués en CI. En effet l'exploitation du fer du Mont-Nimba a été confié à une firme indienne TATA (en partenariat avec la Sodemi). Idem pour le pétrole (Bloc CI-103) concédé à un pool de sociétés (Edison, Tullow et Kufpec).
à Ashanti
De destribat
anti-corruption | 17H17 | 13/12/2007 |
La Côte d'Ivoire n'est pas l'Afrique a elle seule. Et je ne connais pas de pays qui n'a pas besoin du concours des autres pour son développement.
Ashanti nous sommes tous d'accord sur les contradictions de Kadhafi, est-il sincère lorsqu'il prétend défendre les immigrés en France je n'y crois pas moi-même, mais il a, dans ses contradictions, eu des actes qui tantôt lui donne raison.
Kadhafi défenseur de la cause noire ? En septembre 1979 lorsque les banques françaises retirent tout leur avoir du système économique Centrafricain, l'état est en cessation de paiement. Bokassa court voir Kadhafi qui lui propose de prendre en charge tout le financement de l'état pendant deux ans afin les fonctionnaires Centrafricains soient payés et que l'état assure sa responsabilité. Avant la mise en opération de cette aide, Giscard passe à la vitesse supérieure et lance l'opération Barracuda le 20septembre. Bokassa se trouvait à Benghazi aux cotés de Kadhafi qui lui propose une armée de 500 hommes et de l'équipement militaire pour combattre les forces Françaises et reprendre le pouvoir.
N'est-ce pas une forme, une façon de défendre la cause de l'Afrique, même si le Bokassa en question n'est pas défendable ?
à Ashanti
De Akan
de Kumasi | 21H08 | 13/12/2007 |
Ashanti en défenseuse des pauvres ? C'est nouveau ça !
Ashanti c'est « papa, maman la bonne et moi », risible mais
passons.
à Akan
De destribat
anti-corruption | 11H29 | 14/12/2007 |
Akan, tu sais de quoi tu parles Akan et ashanti sont bien des frères il me semble.
à destribat
De Akan
de Kumasi | 11H59 | 15/12/2007 |
Yes Sir, kin recognition for akan.
Mais ma mère étant issue de l'élite africaine des
bonnes-à-tout-faire, comprenez que ma parentèle
avec Ashanti s'arrête-là.
Elle et moi aurions pu nous croiser sur les pistes à
Megève, mais mes vacances quand j'en ai ne passent
par-là.
Merci en tout cas destribat pour vos excellentes
contributions à ce débat.
A plus.
De CHOCO MOUSSE
,merci de votre attention | 10H52 | 12/12/2007 |
Désolé de parler d'Europe là où on cause d'autre chose mais le Monde et Guetta ne faisant pas leur boulot il faut bien que quelqu'un s'y colle.
Donc annonce de la réforme de L'Etat. Régionalisation à marche forcée, on dégage les niveaux du dessous, les niveaux au dessus, sauf l'Etat qui s'installe dans la région. Bizaroïde.
Annonce détachée de son contexte : la régionalisation de l'Europe.
Tous les textes pondus par l'Europe sur l'Europe parlent de l'Europe et de ses « régions ».
Les cartes sont toujours aussi belles !
Site touteleurope, chapitre UE en action, sous chapitre RégionS.
Où l'on comprend vu l'ampleur des sommes d'euros déboursés que ni le Poitou Charente ni l'Ile de France, ni aucune région ne peut résister à cette manne. Le souci, vu les montants versés, la question c'est mais où va donc tout ce fric ?
J'ai réuni quelques textes, à consulter sur perline2007.
De jide
jide.romandie.com | 10H53 | 12/12/2007 |
A lire, sur les « contrats »…
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/297412.FR.php
De gerardch
10H55 | 12/12/2007 |
Le fric, first !
pour le reste il n'y a plus de place, grace a vous, les 53 ( pourceaux , ou % )
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 10H59 | 12/12/2007 |
C'est completement fou
le « style » de la reception de kadhafi est perçu par lui comme une victoire
et tout de suite il critique la France qui ne respecterait pas les droits des immigrés africains (les immigrés non africains ça ne l'empéche pas de dormir)
quelle honte ! ! le tapis rouges, les gardes républicains et sa smala à SA mesure
tout ça pour lui vendre du nucleaire et des armes ?
Kadhafi nous deteste, sarko qui dénonce tout le temps la naiveté et l'angelisme devrait le savoir.
qu'y a t il vraiment derrière cette visite ?
a moins que ce ne soit seulement une bourde diplomatique
tout de meme vendre des armes et du nucléaire à celui qui restera toujours notre ennemi….
à jyeden
De destribat
anti-corruption | 19H23 | 12/12/2007 |
Un minimum de cohérence chers amis. Ne demande-t-on pas à chaque dirigeant Européen qui se rend en Russie, en Chine où en Afrique d'évoquer le problème des droits de l'homme ?
Pourquoi un autre chef d'état n'aurait-il pas le droit d'en faire autant lorsqu'il est en visite chez nous ?
Je ne porte même pas de jugement sur kadhafi, je parle simplement du principe. C'est ce genre d'attitude qui agace le reste du monde et ils finissent par nous traiter d'arrogants.
De bertdo
Instituteur, mais marre de l'être. | 10H59 | 12/12/2007 |
Cette visite aura au moins eu un côté positif : celui de montrer à ceux qui ne l'auraient pas encore touché du doigt, le véritable visage du président directeur général de notre république bananière, que je ne nommerai pas pour ne pas passer pour un anti-sarkozyste primaire.
Monsieur Kadhafi aura joué le rôle du révélateur photographique dans le développement de l'image que donne l'état français.
Personne ne pourra dire : « Je ne savais pas ».
http://bertdo.over-blog.net
De Le Yéti
yetiblog.org | 10H59 | 12/12/2007 |
DU GRAND ART
Venir dans un pays où on est honni et y semer une pagaille zizanesque. Parvenir à confondre et à en ridiculiser le zébulonien président sur une chaîne de télévision publique. Réussir à se faire le chantre de ce sur quoi on l'attaquait, les Droits de l'Homme (ah ce « avant de parler des droits de l'homme, il faut vérifier que les immigrés bénéficient chez vous de ces droits » ! ). En repartir enfin sous les vivats d'une partie (africaine) de sa population. Non vraiment, quoiqu'on pense du personnage, du grand art !
Quant à notre Zébulon chtiong-chtiong aux ressorts anémiés, il lui restera à pleurer sa honte et son ridicule dans les papiers froissés de ses tristes contrats.
à Le Yéti
De SOFight
20H20 | 12/12/2007 |
Tout à fait d'accord, l'arroseur arrosé, j'adore ! Sarko a trouvé son maître !
à Le Yéti
De destribat
anti-corruption | 15H15 | 17/12/2007 |
Et dire qu'on a des conseillers à l'élysée ? Comment bossent-ils où prennent-ils leur renseignements. Ils ont une vison de l'Afrique d'il ya 40 ans, car les discours de Kadhafi contre le néo-colonialisme, ça fait des années qu'on l'entend et le lit dans les medias Africains. Ce n'est pas hier à l'UNESCO que les Africains applaudissent Kadhafi.
Mais bon lorsqu'on gouverne la cinquième puissance de la planète avec un directoire de PME, il faut s'attendre à ce genre d'humiliation. Patience mes frères, on a encore quatre ans et demie pour rire.
Il ne manque plus qu'à inviter Mugabé il aura lui au moins la légitimité de défendre la cause noire : D
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 12H29 | 12/12/2007 |
Que de gêne dans le regard fuyant de B. Accoyer !
Le plus étonnant, c'est la facilité avec laquelle tous les Umpistes répètent machinalement les phrases de leur Chef Suprême, l'un après l'autre, comme si ils avaient tous subi un lavage de cerveau. La pensée unique est en marche ?
à Di
De gérare
photographe | 12H57 | 12/12/2007 |
Bonjour DI .
Vous demandez si la pensée unique est en marche ?
Il serait temps de vous réveiller , sans vouloir vous fâcher .
La pensée est déjà amplement en place , et il peut même être possible que nous soyon atteint sans nous en rendre compte .
On voit souvent la paille dans l'oeil du voisin……….
Sans vouloir vous fâcher .
à Di
De LeGlaude
13H12 | 12/12/2007 |
Et oui , c'est un constat que l'on peut faire regulieremnt .
Demandez a un UMPeiste si il n'est pas gene par les gesticulations de zebulon chtonc chtonc la reponse est invariablement .. non pas du tout il fait ce qu'il a dit.
On est pas bien !
à Di
De pablico
15H07 | 12/12/2007 |
En parlant de pensée unique, il y a longtemps qu'elle existe et fait sa dictature. je dirais plutôt pensée formatée, et bien « pensante » ce qui n'est pas un comble pour une pensée.
J'ai remarqué qu'il y a des modes de pensées dans ce beau pays, et même à l'étranger.
l'on est en train de nous formater de penser de la même façon de partout. Ce doit-être le « mondialisme » de la pensée aussi.
c'est bien dommage, se frotter les opinions fait avancer et ouvrir bien des esprits.
De skalpa
actif et militant ? | 11H05 | 12/12/2007 |
La raison inavouée des commandidateurs des attentats en algérie ?
Etre accueillis comme Kadhafi en France dans 20 ans ! ! !
C'est beau la géopolitique….
Ca pourrait même être drôle si il n'y avait la mort d'innocents.
http://kprodukt.blogspot.com
De marie 75
11H06 | 12/12/2007 |
pour info :
sans commentaires
un arrière-goût bulgare
par Claire Rodier
Vacarme n°41, automne 2007 (article écrit en septembre 2007)
http://vacarme.eu.org/article1408.html
On commence à savoir la teneur des marchandages estivaux entre les
Sarkozy et le colonel Khadafi. Mais l'intérêt subit pour le régime
libyen ignore ses tractations constantes avec l'Union européenne en
matière d'immigration. Car si les éclats sanglants du régime sont
maintes fois documentés (le DC-10, le chantage nucléaire,
Lockerbie…), la mort lente des migrants dans les geôles libyennes
ne suscite nul émoi. Il faut dire que cette co-production européo-
libyenne se déploie hors des conventions de Genève et loin des
regards. Les migrants n'ont rien, pas même la notoriété des
infirmières bulgares.
Le show libyen offert à l'été 2007 par le président français et son
épouse n'aura été que l'épisode people d'un feuilleton diplomatico-
financier qui dure depuis 2000, sur fond de chantage et de
négociations secrètes. En faisant croire qu'ils avaient obtenu la
libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien
condamnés à mort pour avoir prétendument inoculé le virus du sida à
des enfants libyens, les époux Sarkozy ont fait grincer des dents les
partenaires européens de la France : cette libération venait en effet
d'être conclue en sous-main par la Commission européenne. Mais les
gesticulations sarkozyennes ont néanmoins eu, du point de vue de
Bruxelles, l'avantage de faire oublier le volet de l'accord conclu
avec Tripoli en vue d'une collaboration accrue de la Libye à la
politique migratoire de l'UE. Un objectif poursuivi depuis des
années, en dépit des innombrables raisons qui militent contre
l'alliance avec un pays connu pour maltraiter - en plus de ses
propres opposants - migrants et étrangers.
Les otages bulgares ont dénoncé les conditions de leur séjour dans
les prisons du colonel Kadhafi, et l'opinion internationale s'est
émue des tortures et des sévices subis. Qui sait combien d'autres
étrangers se trouvent actuellement dans les geôles libyennes, dans
d'aussi mauvaises conditions, sans que personne ou presque s'en
préoccupe ? Plusieurs milliers, migrants et réfugiés principalement
originaires d'Afrique noire, que le régime emprisonne, maltraite et
expulse. À la différence des infirmières bulgares, leurs diplomaties
ne se mobilisent pas pour les faire libérer ; quant à l'UE, non
seulement elle ne proteste pas, mais, fait aggravant, elle est la
complice, sinon l'instigatrice, de la perpétuation de cette situation.
Fin 2006 une conférence euro-africaine sur la migration et le
développement a réuni à Tripoli - c'était une première - des
représentants des gouvernements des pays de l'UE et de cinquante-
trois pays d'Afrique noire et d'Afrique du Nord, offrant à la Libye,
longtemps au ban de la communauté internationale, l'occasion
d'apparaître tout à la fois comme un voisin respectable et comme un
pôle incontournable de la coopération Nord-Sud en matière de gestion
des flux migratoires.
Depuis quelques années en effet ce pays, qui partage plus de 4000 km
de frontières avec ses six voisins, est la dernière étape avant
l'Europe pour de nombreux migrants, souvent originaires d'Afrique sub-
saharienne, en quête d'une vie meilleure ou d'une protection. S'il
n'est pas facile de quantifier le phénomène, il est certain que
l'étape libyenne est l'un des principaux points de passage de la
frontière sud de l'Europe, en raison notamment des contrôles qui
rendent de plus en plus difficiles le franchissement du détroit de
Gibraltar, puis la route de l'ouest par la Mauritanie et les
Canaries. La Libye est donc devenue pour l'UE un partenaire obligé
dans la lutte contre l'immigration irrégulière, obligeant les
dirigeants européens à adapter stratégie, méthodes et discours aux
relations avec ce difficile voisin.
Sous la pression de l'Italie et de Malte, un rapprochement s'est
progressivement mis en place à partir de 2003. L'imminence de
l'adhésion à l'UE de Malte, particulièrement concerné par les
débarquements de boat people sur ses côtes, était à l'époque venue
renforcer, au sein des enceintes de réflexion européennes, la
conviction qu'il fallait intervenir en amont des frontières maritimes
de l'Union, en trouvant les moyens d'associer la Libye. Les étapes de
ce rapprochement illustrent de manière éclairante la place
prépondérante que l'UE a choisi de donner à la dimension migratoire
dans sa politique extérieure, même si le prix à payer est lourd au
regard des droits de la personne. Cette tendance est générale, et
l'exemple de la Libye emblématique. On y voit converger, sur fond de
réchauffement des relations entre l'Europe et un pays longtemps tenu
à l'écart, les intérêts économiques des pays occidentaux et le souci
de respectabilité d'une Libye dont le blocus commercial qui lui était
imposé depuis vingt ans entravait les nouvelles ambitions.
Dès 2004, l'année même où la « justice » libyenne confirmait la
condamnation à mort des infirmières bulgares, la Commission
européenne annonçait l'imminence de l'entrée de la Libye dans le
processus de Barcelone (qui lie les pays de la zone méditerranéenne à
l'UE) afin d'ouvrir « la voie à une normalisation des relations ». Un
an plus tard rien n'était fait : « Nous attendons la réponse de
Tripoli », déclarait le ministre espagnol des Affaires étrangères.
Impatience visiblement non partagée par la Libye qui, privilégiant
son rôle au sein de l'Union africaine, n'a pas pour priorité
d'adhérer à un processus dédié au partenariat UE/rive sud de la
Méditerranée. L'UE ne dispose donc d'aucune base pour engager avec ce
pays une collaboration sur les questions migratoires. Tout - hormis
sa position stratégique au regard des itinéraires empruntés par les
migrants - milite contre.
Certes, la reconnaissance par les autorités libyennes de leur
responsabilité dans l'attentat de Lockerbie (1988) et leur engagement
à en dédommager les victimes a permis, en octobre 2004, la levée de
l'embargo international. Certes, la Libye a affirmé sa volonté de
démanteler son programme d'armes de destruction massive sous
supervision internationale, et de régler la facture des attentats de
Berlin (1986) et du DC-10 de la compagnie française UTA (1989). Mais
cette décrispation progressive n'a rien à voir avec des avancées
démocratiques ou une adhésion aux standards internationaux en matière
de droits de l'homme : elle est avant tout le résultat d'une
opportune convergence d'intérêts commerciaux, ceux de la Libye, à qui
elle donne les moyens de développer le potentiel de son sous-sol, et
ceux des investisseurs étrangers, friands de nouveaux sites
pétrolifères à exploiter [1]. La dimension économique reste la trame
de la relation UE/Libye, et c'est bien elle, en arrière-plan du
critère géographique, qui a imposé la mise en place progressive d'une
coopération qu'on peut qualifier, du point de vue de la morale et des
droits humains, de contre-nature.
mises en garde
Dans un rapport publié en septembre 2006 sur la situation des
étrangers sans papiers et des demandeurs d'asile en Libye, Human
Rights Watch évoque la récurrence des violences physiques au moment
des arrestations, la surpopulation carcérale et les mauvais
traitements en détention. HRW rappelle aussi que le droit des
réfugiés n'est pas respecté en Libye, qui n'est pas signataire de la
Convention de Genève de 1951 sur les réfugiés, que le Haut
Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés n'a avec la Libye
aucun accord officiel de partenariat. Déjà, en 2004, Amnesty
International estimait qu'il n'y existe aucune garantie concernant
les droits des réfugiés, et faisait part de sa préoccupation « quant
aux mécanismes de coopération ad hoc qui pourraient se développer
avec la Libye au sujet de l'immigration illégale, sans les garde-fous
nécessaires au niveau des droits humains », ajoutant que « si l'Union
européenne en vient à s'engager avec la Libye, le dialogue et la
coopération au niveau européen devront au minimum comprendre une
clause de conditionnalité très claire au niveau des droits humains ».
En 2005, le HCR avertissait la présidence de l'UE que la Libye ne
pouvait être considérée comme un pays sûr pour les demandeurs
d'asile. Le système libyen de gestion des migrants a également été
mis en cause par la Cour européenne des droits de l'homme, qui a
considéré que renvoyer des migrants en Libye les exposait à des
traitements inhumains et dégradants. Le Parlement européen s'est
quant à lui déclaré « préoccupé par le traitement et les conditions
de vie déplorables des personnes détenues dans les camps en Libye et
les rapatriements massifs d'étrangers de la Libye vers leur pays
d'origine dans des conditions qui n'assurent ni leur dignité ni leur
survie ».
L'éclairage le plus impressionnant sur le traitement des migrants
détenus en Libye provient d'une source qu'on peut difficilement
soupçonner d'exagération, compte tenu des relations nouées entre les
autorités italiennes et libyennes pour la lutte contre l'immigration
clandestine. Début 2006, le directeur du service italien
d'information et de la sûreté de la République a décrit des centres
de rétention libyens « nauséabonds » où sont jetés les clandestins
ramassés « comme des chiens », prévus pour 100 personnes et en
accueillant jusqu'à 650, sans la moindre hygiène.
les migrants, otages de la diplomatie libyenne
Tripoli instrumentalise depuis longtemps la présence de migrants sur
son sol, au gré de ses intérêts diplomatiques ou géopolitiques. Les
déclarations officielles manient la rhétorique de l'invasion et
agitent le péril que ferait peser l'immigration illégale (le chiffre
de 2 millions est avancé) sur le tissu social d'un pays de 5,5
millions d'habitants, tout en suggérant que ces hordes n'attendent
qu'une occasion pour franchir la Méditerranée. Interviewé fin 2006,
le ministre libyen des Affaires africaines se plaint : « le problème
des clandestins est énorme, de ce côté-ci de la Méditerranée encore
plus que de l'autre […]. Il faut que la communauté européenne
comprenne que la pauvreté est à la racine du mal et qu'elle a sa part
de responsabilité là-dedans. » Quelques semaines auparavant, Muammar
Khadafi avait été plus explicite : « Ils doivent nous indemniser pour
avoir exploité et pillé nos minerais et nos richesses. Pour que les
Africains restent chez eux, nous réclamons à l'Europe 10 milliards de
dollars par an. »
l'Italie aux avant-postes
Cette technique de chantage a depuis longtemps fait ses preuves : en
laissant ou en empêchant les migrants rejoindre l'île de Lampedusa,
selon le moment, la Libye a su s'allier l'Italie pour faire lever
l'embargo. Dès 2000, les deux pays ont signé un accord sur la lutte
contre le terrorisme, le crime organisé, le trafic de drogues et
l'immigration illégale. En 2003, au terme d'un second accord
opérationnel, l'Italie s'était engagée à fournir à la Libye un
soutien pour la formation de ses policiers, le financement d'un
programme de charters pour renvoyer depuis la Libye les migrants en
situation irrégulière vers leur pays d'origine, une assistance au
sauvetage en mer et le financement de la construction au nord du pays
d'un camp pour migrants « en conformité avec le respect des droits de
l'homme ». En 2004 était signé à Tripoli un accord bilatéral jamais
rendu public, dont on suppose qu'il permet la réadmission par la
Libye des migrants expulsés par l'Italie. Toujours en 2004, sitôt
l'embargo levé, Berlusconi s'est rendu pour la quatrième fois de
l'année en Libye pour l'inauguration du Greenstream, pipeline de 520
km construit et géré par l'entreprise italienne ENI qui alimente la
Sicile en gaz libyen. Dans le même temps était organisée la première
vague massive d'expulsions depuis Lampedusa (1 134 personnes en six
jours), et le financement par l'Italie de la construction de
plusieurs centres de détention pour regrouper les migrants en
provenance d'Afrique centrale, ainsi que d'un programme de
rapatriement de migrants séjournant illégalement en Libye : 5 688
personnes, principalement des Égyptiens, Ghanéens et Nigérians, ont
ainsi été reconduites par charter fin 2004.
L'arrivée au pouvoir de la coalition de gauche dirigée par Romano
Prodi n'a en rien remis en cause les liens tissés par son
prédécesseur avec la Libye. Au contraire. Quelques mois à peine après
sa nomination le nouveau chef du gouvernement italien, seul dirigeant
européen présent au banquet organisé à Syrte pour le septième
anniversaire de l'Union africaine, parlait avec Khadafi des problèmes
d'immigration clandestine, notamment de la participation libyenne aux
opérations conjointes de contrôle des frontières maritimes. Fin 2006
son ministre des Affaires étrangères annonçait l'ouverture du premier
des trois centres d'accueil pour étrangers que son pays s'était
engagé à construire en Libye, en même temps que se discutait la
construction par l'Italie d'une autoroute côtière de 1 200 km entre
la Tunisie et l'Égypte, promise avant les élections par Berlusconi. À
la conférence euro-africaine de novembre 2006, les ministres italiens
de l'Intérieur et des Affaires étrangères se sont félicités d'avoir
été « les seuls responsables politiques à avoir été reçus
personnellement par Khadafi ». Une « excellente rencontre », qui
témoigne « du rôle que la Libye reconnaît à l'Italie ».
intensifier la coopération
On comprend pourquoi, en dépit du très alarmant rapport de mission en
Libye de la Commission européenne fin 2004, les ministres de
l'immigration des Vingt-Cinq ont conclu qu'il était de l'intérêt de
l'UE de « continuer sur la voie d'une intensification de la
coopération avec la Libye », malgré l'absence de tout cadre juridique
ou institutionnel et en dépit des multiples avertissements sur les
risques évidents auxquels ce partenariat expose exilés et réfugiés.
La conférence euro-africaine de novembre 2006, point d'orgue de ce
processus, illustre le cynisme avec lequel les Occidentaux envisagent
la coopération avec la Libye, comme d'ailleurs avec tous les pays
qu'ils peuvent convaincre de leur servir de cordon sanitaire contre
les migrants.
Fin juillet 2007, alors qu'était sur le point de se dénouer la crise
des infirmières, 600 demandeurs d'asile érythréens détenus dans la
prison de Misratah pressaient publiquement l'Union européenne
d'intervenir auprès des autorités libyennes pour obtenir leur
libération. Faisant état de privations, tabassages, viols et de
conditions sanitaires déplorables, ce groupe, qui compte de jeunes
enfants et des nourrissons nés en captivité, réclame en outre
protection, en soulignant qu'aucune organisation internationale,
aucune ambassade étrangère ne leur est accessible pour le dépôt de
leur demande d'asile. Relayé par Amnesty International, cet appel est
resté sans écho. Rien ne garantit que, comme cela s'est déjà produit
récemment, ils ne seront pas expulsés de force vers leur pays, où le
sort qui les attend est des plus incertains.
L'avenir confirmera sans doute que, pour obtenir la libération des
otages bulgares, l'UE a joué les apprentis sorciers en fournissant la
Libye en matériel d'armement. Qui dira le prix payé pour que la Libye
joue le rôle de garde-frontière de l'Europe, au service de la guerre
que l'UE mène contre les migrants ?
Cet article est repris d'une intervention au colloque « Immigration,
transit et rétention : le Maghreb à l'épreuve des circulations
transsahariennes », Marseille, 2-4 novembre 2006, actes à paraître en
2008 chez Actes Sud.
[1] Les réserves de brut libyen - pétrole de grande qualité au coût
d'extraction modéré - permettraient près de soixante ans
d'exploitation au rythme actuel ; seule une faible proportion du sous-
sol libyen est aujourd'hui couverte par des accords de prospection et
de production, ce qui place potentiellement le pays au même niveau
que le Koweït.
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ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers
à marie 75
De le vilain petit canard 66
montagnard à palmes | 13H28 | 12/12/2007 |
Bravo, c » est long évidemment, mais tellement instructif sur les carences diplomatiques de l » Union Européenne.
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 18H39 | 12/12/2007 |
100% d'accord.
Hypocrisie de Sarkozy, dénoncée par certains à l'UMP et par la gauche !
Hypocrisie de Kadhafi, qui parle des droits de l'homme des résidents étrangers privés de titres de citoyenneté en France, alors qu'il est l'allié n°1 de l'Europe de Schengen !
Hypocrisie de Bayrou, qui parle de terrorisme lybien, et ne s'en prend qu'à Sarkozy, alors que l'Italie coopère étroitement depuis 2003 avec la Lybie, et que l'Union Européenne a fait de la Lybie son rempart pour sa politique inhumaine des migrations internationales.
Hypocrisie de tous ces politiques, gouvernants, chefs d'Etats et gouvernements qui invoquent les droits de l'homme pour donner des leçons de morale alors qu'ils pratiquent, en sous-main ou/et ouvertement, le cynisme et la brutalité la plus intolérable !
Les droits de l'homme appartiennent aux citoyens, pas à ceux qui s'en servent pour leurs ambitions particulières ou prétendument « nationales » (en fait réduites aux intérêts du complexe industrialo-militaire) !
Des armes pour relancer la croissance ! Et la casse du droit du travail pour fabriquer des employés dociles, heureux bienvenus au paradis des « working poor » !
De zorglub
insulaire en exil | 11H10 | 12/12/2007 |
In gold we trust !
Ce simulâcre de démocratie décrit par l'invité donneur du kid de Neuilly fait frémir. Il arrive avec toute sa smala en France et explique que ce sont les Libyens qui dirigent le pays !
Ce sont sûrement ces pauvres ères qui ont commandité les attentats perpétrés de par le monde et qui mettent en geôle des infirmières Bulgares.
Le ton discordant de nos « chers » ministres et députés montre bien à quel point Sarko mène le bal et que les autres ne peuvent souffler que du … silence après avoir pris la pause.
à zorglub
De vaccin
19H23 | 12/12/2007 |
heureusement que Pol Pot est mort : la France lui aurait certainement vendu des armes …
De Eliott
11H11 | 12/12/2007 |
On a une divergence sur la position des droits de l'homme, maintenant on a une divergence sur la signature des contrats (300 millions d'euros/10 milliards d'euros).
Sarkozy serait-il un mégalo doublé d'un menteur ?
De toute façon à quoi servent ces contrats, lorsque EADS a annoncé qu'ils envisagent de délocaliser la production dans une Zone Dollars ? .
Un point sur lequel, Sarkozy et Kadhafi doivent s'entendre c'est la façon dont ils se foutent de nous.
Sur ce point je ne sais pas qui est le meilleur, mais Sarkozy pour l'instant se débrouille bien, et est tout de même un des maitres en la matière.
De Clarence
11H13 | 12/12/2007 |
Tout ça pour ça…
Quelle rigolade !
Et sarko qui taxe d » « angélisme » quiconque n'est pas d'accord avec lui, et ce quel que soit le sujet.
Recevoir Kadhafi en grande pompe, lui dérouler tapis rouge et tente au Marigny, lui ouvrir l'Assemblée et transformer en absolue carpette le président d'icelle, tout ça pour voir un peu plus tard tacler la politique que sarko et hortefeux mènent en matière d'immigration, (même si à Kadhafi on a envie de dire selon la formule consacrée « Pas vous ! , pas ça ! »), c'est quand même assez jubilatoire.
Et constitue pour notre président, qui croyait circonvenir le colonel allumé avec quelques ronds de jambe une assez rude leçon, en matière … d'angélisme.
Comme quoi pour ce qui est du cynisme, on trouve toujours, tôt ou tard, son maître.
à Clarence
De destribat
anti-corruption | 23H28 | 12/12/2007 |
Je pesne que le colonel avait besoin de faire un peu de shopping à Paris et il a inventé ces histoires d'achat de rafale. RDV dans 6 mois, le colonel ne singera rien. Les AIRBUS il en a besoin pour sa compagnie Afriqiyah Airways pour concurrencer AIR FRANCE en Afrique, mais les rafales je doute qu'il passe des commandes… Wait and see.
En tout cas c'est lui le plus fort, il a eu tout ce qu'il voulait. Se payer des vacances au frais de la France, ridiculiser Sarko et reconnu comme dirigeant fréquentable.
On le traite de fou, il est tout de même cohérent. Il n'arrête pas d'insulter l'Occident et il a même le courage de le faire chez nous. Si vous lisiez un peu ce qu'il dit en Afrique depuis longtemps vous ne serez pas surpris par ses propos hier à l'UNESCO.