Quarante ans après la pilule, 211000 avortements en France

Il y a quarante ans, la loi Neuwirth légalisait la contraception médicalisée. Depuis ce 28 décembre 1967, la France a massivement adopté les différentes méthodes contraceptives, à commencer par la pilule.


Pourtant, la dernière étude de l'Ined montre qu'un paradoxe demeure: les couples ont très vite adopté la possibilité de contrôler les naissances... sans pour autant que cela fasse baisser le nombre de grossesses non désirées, qui reste de l'ordre de trois pour dix.

Quelque 211 000 IVG se pratiquent ainsi chaque année dans l'Hexagone, pour 768 000 naissances (chiffres 2004). Un ratio important, souligne Arnaud Régnier-Loilier, sociologue à l'Ined, qui rappelle que 40 % des femmes ont recours à l'avortement au moins une fois dans leur vie.

Selon lui, c'est précisément parce que les Français se sont massivement emparé de la pilule qu'ils n'acceptent plus les grossesses imprévues et recourent donc d'autant plus facilement à l'avortement:

"Plus on peut maîtriser sa fécondité, moins on accepte de ne pas la maîtriser. En fait, on est devenu moins tolérant face à l'échec et on n'hésite pas à avorter dès que la grossesse n'est pas voulue."



En 1967, l'auteur de la loi, Lucien Neuwirth, se faisait fort de ne pas lier contraception et avortement. C'est d'ailleurs seulement huit ans plus tard, avec la célèbre loi Veil, que l'IVG sera autorisée par les députés:


Dès les années 70, les Français ont donc massivement adopté cette nouvelle possibilité. Et, si l'on regarde cette fois le nombre de naissances, Arnaud Régnier-Loilier rappelle que, grâce à ce succès de la contraception médicale, "huit naissances sur dix sont bel et bien désirées aujourd'hui".



Globalement, c'est en fait moins le calendrier que ce que Arnaud Régnier-Loilier appelle "le cycle de vie" qui prime aujourd'hui dans la programmation d'une grossesse. D'un couple à l'autre, chacun a "sa stratégie", précise le chercheur. Avec une exception notable pour quelques professions, à l'instar des enseignants, qui privilégient les naissances au mois d'avril:




En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.

 
Propergol | Etudiant francais en Allemagne
18H46 11/12/2007
 
20H24 11/12/2007

Hallo Propergol! Une question.
Vous écrivez: ne pas prendre les précautions recommandées en se disant "de toute manière je peux avorter"... Vous croyez que ce type de discours est cause de tant d'avortements?

 
Propergol | Etudiant francais en Allemagne
15H55 12/12/2007

Comment voulez-vous que je chiffre ca?
Mais franchement, je vois ca dans les comportement en général des jeunes : on fait le geste qui est le plus aisé à faire sur le coup. Combien de fois entends-je : "oh aller on s'en balance". Ca va du type qui balance sa clope fumée par terre à celui qui prend de l'alcool à une soirée alors qu'il sait qu'il va conduire.

C'est un état d'esprit consumériste que je trouve déplorable: 'de toute manière ca ne m'arrivera pas', ou bien 'y aura bien quelqu'un d'autre pour le faire à ma place..'.

C'est navrant, vous allez penser que je suis un 'vieux' de 50 ans, mais non j'ai 22 ans...

 
22H05 12/12/2007

Hallo Propergol ! D'accord, je me doutais un peu que vous n'étiez pas étudiant en Allemagne à l'université du 3e âge.
En fait, vous vilipendiez le je-m'en-foutisme en général. Les deux exemples qui vous viennent sous le clavier sont révélateurs d'un goût "viril" pour l'exploit, le défi sensationnel, le challenge, sans doute (on devine que "l'éthique de la responsabilité" a tout pour vous plaire), mais la question que je vous posais concernait bien le cas précis de l'avortement. Or, comme - en dernier ressort - il s'agit de filles ou de femmes, le discours un peu léger que vous faites ressortir: "de toute manière je peux avorter", comme si avorter était aussi anodin pour l'intéressée que de prendre une douche après avoir transpiré, - ce discours, dis-je, sonne faux.

Bref, sans chercher de chiffres ici, je ne crois pas que dans les faits, on rencontre souvent des femmes qui se seraient tenu un discours pareil. Le "de toute manière" peut bien entendu concerner quelques cas marginaux - mais non significatifs dans l'ensemble des 211000 avortements. (Un sentiment. Je peux évidemment me tromper.)

 
Audrey64 | cadre en collectivités territoriales
14H02 12/12/2007

Je suis d'accord avec vous. Mais je connais des femmes dans mon entourage qui ne veulent pas que leur partenaire mette un préservatif, elles disent "ne rien sentir" (je ne blague pas). Je précise qu'il s'agit de personnes de plus de 40 ans. Mais on peut tomber enceinte à 40 ans, même à 45...
Au delà de la contraception, c'est peut-être la sexualité dans son ensemble qu'il faudrait mettre à jour :-)

Concernant les hommes, je vous fais part de mon expérience : les générations actuelles et les + de 40 ans ayant l'habitude des aventures très ouvertes mettent des préservatifs, tandis que les + de 40 ans casés dans leur mariage ou évoluant dans un milieu très sélect (partouzes bourgeoises) n'en mettent pas.
A bon entendeur....

 
01H26 13/12/2007

Bonsoir Audrey,

Hé bien, je ne sais pas... qu'en dire? Une expérience est une expérience, c'est sacrée - difficile de sortir du no comment sans passer pour un branleur.
(Votre témoignage est instructif, voilà tout.)

Mais avant d'en venir à ce que dit Propergol, si des femmes dans votre entourage trouvent le préservatif anti-érotique (elles disent "ne rien sentir"), très bien, mais - comment elles s'y prennent, comment elles s'y retrouvent?
Maintenant fiction d'un optimisme béat, pour avancer d'un cran: supposons résolue la question irrésolue des MST! Allons-y, et alors dites-moi si vos amies pensent: "de toute manière je peux avorter"? C'est assez dur à avaler une phrase pareille, non?
À moins qu'on fixe la barrière à la "pillule du lendemain". En ce cas, il y a "avorter" et "avorter"...

Cela dit, j'espère vous avoir bien entendu.

 
Mon-Al | grand-mère indigne mais plus aussi nulle...
18H53 11/12/2007

C'est une situation incompréhensible et très triste. Car si "dans ma jeunesse" c'était un sport que d'éviter les grossesses indésirables, avec tous les moyens mis à la disposition des jeunes femmes, il est consternant qu'autant d'avortements soient dénombrés. On sait qu'une pilule peut être "oubliée", qu'un premier rapport peut avoir lieu sans protection, mais tant d'avortements, celà dépasse l'entendement; car JAMAIS un avortement est une partie de plaisir. C'est souvent un crêve-coeur, souvent un drame que de choisir de ne pas garder un enfant...bien qu'un embryon de 14 semaines, à mon avis, n'est pas un enfant, mais un enfant "en devenir". Les défauts de contraception sont concevables mais pas 211 000 fois. Doit-on supposer que certaines femmes se servent de l'IVG comme contraception ? Pour la vieille militante MLAC que j'ai été (je me souviens de plusieurs manifestations auxquelles j'ai participé dans ma ville dauphinoise, avec un bébé dans sa poussette et un autre de 2 ans trainé avec moi, sous les huées des bien-pensants du coin), cette situation 35 années plus tard est choquante. On se demande pourquoi, nous les vieilles, nous nous sommes battues pour que la situation ait si peu changé, sauf sur une seule chose très importante : les IVG sont faites dans des conditions correctes (quoi que...dans certaines régions bien cathos, il est difficile d'avoir un RV dans les temps et que des petits voyages organisés continuent) et en principe, l'aiguille à tricoter et autres gracieusetés soient rangées au placard des horreurs.

@Cloé LEPRINCE
Juste un détail : PILULE ne prend qu'un L. Mais abondance de biens ne nuit pas, n'est-ce pas ?

 
meg
19H19 11/12/2007

Le couplet classique sur les femmes irrésponsables ! Comme si l'avortement pouvait etre choisis comme contraceptif, vous prennez vraiment les femmes pour des idiotes.

Les irresponsables en matière de contraception sont surtout et d'abord les hommes qui ne sont pas foutu d'exiger des labos qu'ils developpent des contraceptifs masculins autres que la capote préhistorique. Il serait temps d'inover un peu et de s'impliquer dans la contraception du couple. Ca eviterais aussi a beaucoup de geindre sur les prétendus "enfants dans le dos".

Pilule féminine + pilule masculine = risque d'accident de contracéption casi nulle = baisse du nombre d'avortements.

Quant il y a un accients de contraception, les femmes sont plus nombreuses aujourd'hui à avorter, c'est je trouve une excellente nouvelle. Les femmes sont au contraire très résponsables puisqu'elles preferent passé sur le billard et se faire charcuter plutot que d'envoyer à la DASS les enfants dont elles ne veulent pas ou dont elles ne peuvent pas s'occupé.

Vous oubliez aussi que le manque d'information et d'alternative à la pilule, sont les principales causes de grossesses précoces non-désiré. Et là c'est la faute de l'etat et des medecins et non des femmes "irresponsables" que vous montrer méchamant du doigt.

 
20H12 11/12/2007

Sur la même longueur d'ondes que vous Meg!
(Article vraiment d'une très bonne tenue du reste.)

Un seul bémol à ce que vous dites en passant: les femmes sont plus nombreuses aujourd'hui à avorter. Sur la foi de quelles statistiques?
D'abord: Quelque 211000 IVG se pratiquent ainsi chaque année dans l'Hexagone, pour 768000 naissances (chiffres 2004). Un ratio important, souligne Arnaud Régnier-Loilier, sociologue à l'Ined, qui rappelle que 40% des femmes ont recours à l'avortement au moins une fois dans leur vie. Dont acte, - mais auparavant? Sur la base des registres, peut-on repérer une tendance significative, une évolution décisive ou une insigne variation? Et avant les registres, combien de nos grands-mères ont eu recours, dans l'ombre, à une faiseuse d'anges: plus ou moins de 40%? Si on compte les enfants trouvés, les 40% n'y sont-ils pas, - disons en 1950 (pour éviter la guerre)?

Mais ensuite, selon le sociologue cité: c'est précisément parce que les Français se sont massivement emparé de la pilule qu'ils n'acceptent plus les grossesses imprévues et recourent donc d'autant plus facilement à l'avortement... Cette explication qui se veut précise me semble faussement claire, et plutôt friable.

 
22H08 11/12/2007
 
meg
22H53 11/12/2007

Vous avez raison c'etais le bon temps, celui des sacrifices humains.
Quels egoistes ses femmes d'aujourdhui de ne plus etre des mères sacrifiées pour des enfants non-désirés.

 
23H13 11/12/2007

La norme est claire: on a un bébé, on a une maison, on a une voiture, on a des enfants. Tout cela est la situation normale: en langue de banquier, cela s'appelle accéder à la propriété. Vous avez raison de dire (même si je ne les connais pas!): "ils conçoivent donc un bébé comme on achète une maison" - l'un va avec l'autre. Le reste est déviant.
Ensuite, lorsque vous dites que "le travail a pris une importance beaucoup plus grande dans la vie - par rapport à la famille", vous semblez contester la position laudative du président sur la "valeur travail", qui ferait défaut aujourd'hui... Je vous laisse trancher le noeud, mais il ne faut pas pousser dans l'un ou l'autre sens: si le taux de natalité a la valeur qu'il a en France depuis de nombreuses années, vous aurez du mal à raconter à nos voisins européens qu'"il n'est plus possible et accepté d'assumer une grossesse non désirée (financièrement et socialement), de sacrifier sa vie à celle de ses enfants".

 
21H08 11/12/2007
 
MAGENTA | Pesteux génétique
17H59 12/12/2007

"et on en reste là (et si ça démange on se débrouille seul)"

Oui mais ça rend sourd LOL

 
22H02 11/12/2007
 
meg
23H02 11/12/2007

il y a d'autres moyens de contraception que la pilule.
La pilule c'est pas si evident que vous semblez le dire, il y en a une grande varité, elles ne se prennent pas toutes de la même facon avec le même rythme, il y a des interruption de cycle ou l'on peu se tromper.

La pilule est effiece à 99% si vous la prenez correctement comme une machine, mais personellement je ne suis pas une machine et ca ne fait pas pour autant de moi une irresponsable.

Ca coute cher la pilule, ce n'est pas remboursé par la secu, ca demande d'aller régulièrement chez le gyneco ou le medecin pour les ordonances. Il a d'autres moyen de contracéption plus fiable, moin contraignants et mooins cher que les gyneco et labo ignorent pour des raisons que j'ai deja donné ici.

 
10H55 12/12/2007

Dans ce domaine les choses sont pus compliquées qu'il n'y parait. La pilule, c'est une technique. L'amour et la sexualité c'est bien différent. Il ne suffit pas de donner ladite pilule à une jeune fille ou une jeune femme pour qu'elle accepte l'idée, le geste et la discipline.

Et je sais d'expérience, hélas, qu'il y a des femmes qui utilisent, effectivement l'IVG plutôt que la pilule. Pour des raisons sans doute compliquées. Je déplore en revanche, que les médecins qui acceptent de pratiquer les IVG ne soient pas plus attentifs à la personne qu'ils opèrent. Ma fille a subi entre 18 et 30 ans 4 IVG (au moins). Jamais de suivi psychologique. (Et elle est loin d'être idiote).

Il y a sûrement une approche particulière à envisager, encore faudrait-il y travailler.

 
10H55 12/12/2007

Dans ce domaine les choses sont plus compliquées qu'il n'y parait. La pilule, c'est une technique. L'amour et la sexualité c'est bien différent. Il ne suffit pas de donner ladite pilule à une jeune fille ou une jeune femme pour qu'elle accepte l'idée, le geste et la discipline.

Et je sais d'expérience, hélas, qu'il y a des femmes qui utilisent, effectivement l'IVG plutôt que la pilule. Pour des raisons sans doute compliquées. Je déplore en revanche, que les médecins qui acceptent de pratiquer les IVG ne soient pas plus attentifs à la personne qu'ils opèrent. Ma fille a subi entre 18 et 30 ans 4 IVG (au moins). Jamais de suivi psychologique. (Et elle est loin d'être idiote).

Il y a sûrement une approche particulière à envisager, encore faudrait-il y travailler.

 
14H53 12/12/2007

Bien dit!!

 
00H26 13/12/2007

"...les enfants dont elles ne veulent pas..."
Je ne comprends pas que l'on puisse dire cela!
d'autre part, sur ces 200000 avortements (200000!ahurissant!) combien "n'en veulent pas" pour un plus ou moins léger défaut qui viendrait ternir la bonne image qu'elles se font de l'enfant "idéal"?
c'est une honte - et j'en ai rien à faire de passer pour un vieux réac.

 
Adarshini | Idéaliste
15H35 13/12/2007

>> "sur ces 200000 avortements (200000!ahurissant!) combien "n'en veulent pas" pour un plus ou moins léger défaut qui viendrait ternir la bonne image qu'elles se font de l'enfant "idéal"?"

Qu'entendez-vous par là? qu'appelez-vous d'un "léger défaut"? rassurez-vous, le délai légal est dépassé quand on découvre qu'il manque un orteil au foetus!...

D'autre part, l'avortement est aussi un traumatisme pour de nombreuses femmes...

 
meg
18H59 11/12/2007

"Dès les années 70, les Français ont donc massivement adopté cette nouvelle possibilité."

ca fait bizzar le masculin dans cette phrase.

Sinon, je ne comprend pas ce qui est nouveau ou informatif dans cet article et il manque beaucoups d'elements pour comprendre pourquoi le nombre d'avortments ne diminue pas en France. Par exemple le fait que les gynecologues ne jurent que par la pillule comme si c'etait le seul mode de contraception qu'ils connaissent. Par exemple il est très difficil pour une femme qui n'a pas eu d'enfants d'obtenir la pose d'un stérilet ou tout contraceptif exepté la pillule. Il y a aussi l'indifference casi totale des hommes vis-à-vis de la contracéption, il serait vraiment temps qu'une pillule masculine soit mise au point, histoire de multiplier les moyens de contracptions et diminuer d'autant les grossesses non-désiré. Vous faites aussi l'impasse sur le manque d'information sur la contracption dont dispose les jeunes et les femmes et le nombre de grossesse précoces dues à ce manque d'information.

Enfin, je trouve que le fait que les femmes ne s'imposent plus (ou presque) de grossesses non-désiré est vraiment une bonne nouvelle. Il est par-contre regrétable que l'accès à l'avortement soit de plus en plus compliqué et difficile en France, les medecins refusant de le pratiquer pour divers raisons.

 
Mon-Al | grand-mère indigne mais plus aussi nulle...
19H19 11/12/2007

@"il serait vraiment temps qu'une pillule masculine soit mise au point..." Meg, je ne sais pas l'âge que vous avez, mais vous êtes certainement plus jeune que moi, alors permettez-moi de vous glisser à l'oreille quelque chose que j'ai toujours pensé : la contraception est une affaire de fille...on n'est jamais mieux servie que par soi-même et c'est en soi-même seulement que l'on peut avoir entièrement confiance ! Sauf dans le cas de couple installé, avec des projets d'avenir, le désir et la conception d'un enfant doit être pris en commun, mais avant, ne fait pas confiance à un ami de passage pour prendre la responsabilité de TE protéger d'une grossesse indésirée ! La seule chose que tu dois exiger c'est un préservatif car il protège des IST et des grossesses. La pilule masculine, est encore en...gestation (!), et la confiance en un partenaire non habituel se doit d'être limitée.

 
meg
19H47 11/12/2007

Tu est bien brave Mon-Al, j'adore ton paternalisme bon ton. Comme tu as décidé que j'etais jeune et que avait des conseils à me donner, je vais te tutoyé aussi.

"la contracéption une affaire de fille..." c'est bien, tu as bien integré la docrtine patriarcale je te félicite Mon-Al. Je me demande pourquoi on s'emmerde avec deux sexes puisque faire des enfants n'est qu'une affaire de fille qui n'ont pas besoin de garçons pour se reproduire.

Sache que quant je n'ai pas confiance en mon ou ma partenaires ou mes "amis de passage", j'utilise des capotes et non la pilule. Et dans une optique de couple, installé et tout et tout, si je ne peut pas avoir confiance en l'autre, il n'y a pas moyen que je "m'installe et tout et tout".

Sinon pour la pilule masculine prétenduement "en gestation" ca fait depuis 20 ans que j'entend ca, c'est le monstre du lock ness, j'y croi plus. Quant la pilule féminine à été lancé sur le marché, elle etait loin d'etre au point et on laisse toujours les femmes risquer plus de cancer en l'utilisant. Mais alors pour la pilule masculine on est vachement prudents, c'est vachement plus grave les cancers masculins puisque ca touche des mâles et puis, mon vieux Al, y a plus urgent pour les hommes que la contracéption, y a le viagra.

Mais tu as tout bien résumé Mon-Al, tant que les gens croirons que "la contraception est une affaire de fille..." il y aura un nombre important de grossesses non-désirées et d'avortements qui vont avec.

 
Mon-Al | grand-mère indigne mais plus aussi nulle...
20H00 11/12/2007

Un simple renseignement : je ne suis pas paternaliste, je serais plutôt matérialiste ! Je n'ai pas tout compris de tes explications, mais j'en déduis que tu n'as pas non plus capté les miennes. Mais ce n'est pas grave. Je suis une femme de 60 ans... pas un mec, et la contraception, c'est du passé pour moi. Mais j'ai fait mes "classes" en pleine bagarre pour la contraception et l'avortement dans les années 70 (le Mouvement Liberté Avortement Contraception)et il était courant à l'époque de dire que le corps des femmes leur appartenait, et à personne d'autre...donc quand je dis que la contraception est une affaire de "fille", c'est sans doute à cause des séquelles MLF qui font tant rigoler mes belles-filles qui, elles ont profité de ce pourquoi des diplodocus comme moi ont milité dans ces temps pré-historiques !

 
meg
20H37 11/12/2007

Excuse moi Mon-Al si je me suis emporté. J'ai peut etre mal interprété ce que tu ecris et je m'emballe facilement. En tout cas c'est cool de ta part d'avoir milité à l'epoque. Il n'empeiche que dire "la contracéption est une affaire de fille" est sexiste, désolé de dire ca à une féministe ;) C'est l'affaire de tous la contracéption, et les hommes ont aussi interet à s'y interessé. La contraception, les mômes, la popotte, le ménage, ou que sais-je, c'est pas des affaires de fille !

Les hommes font des spermatos, ca leur permet d'avoir besoin d'une contracéption, comme tout le monde.

 
Network 23 | identité perdue dans mes papiers
21H33 11/12/2007

Je crois que Meg, t'es en train de demander aux gars de prendre leurs responsabilités, et t'as surement pas tort! Mais ce que te réponds Mon-Al n'est pas sur le terrain du devoir-être ou de la morale, mais de comment se passent les choses de fait: si c'est "l'affaire de tous la contraception", une grossesse concerne d'abord la femme - et ce n'est pas, je crois, sexiste de dire ça!

 
meg
23H45 11/12/2007

JE sais comment les choses se passent. Les femmes savent deja bien assez que la grossesse se passe dans leur corps. La contracéption concerne d'abord les femmes et ca on le sait, c'est un lieu commun de dire cela. mais les hommes AUSSI sont concerné, et ce message a vraiment du mal à passé.

Je ne demande pas aux hommes de prendre toute la contraception en charge, je dit juste que si le taux d'avortement reste aussi haut, impliquer les hommes dans la contracption est une solution logique, juste et saine.

Après la pilule pour les hommes c'est de toute facon hors sujet par rapport à l'article. C'est pas demain que le nombre d'avortement va baissé grace à une résponsabilisation des hommes sur leur fécondité. Le probleme c'est le manque d'information à tous les niveaux, les gyneco qui ne sont pas bien formé aux autres contraceptifs que la pilule, les femmes qui sont peu et mal informé (j'ai deja donné en lien le site de Winckler qui donne beaucoup d'exemples édifiants http://martinwinckler.com/rubrique.php3?id_rubrique=8 ), dans les écoles pour les ados là aussi c'est très mal fait, on ne parle que de la pilule et de manière insuffisante... Il faut informer et tout le monde, jeunes, adultes, femmes et hommes, patients et medecins.

 
Mon-Al | grand-mère indigne mais plus aussi nulle...
00H53 12/12/2007

Même si les femmes sont bien informées, je persiste et signe : si elles ne veulent pas d'enfant, elles se protègent. Si par erreur pour par malheur, l'enfant pointe son nez, c'est à elles de se débrouiller car bien souvent le géniteur lui, fout le camp bien loin et ne veut rien savoir de sa co-responsabilité. Le monde change peut-être mais les mentalités primaires, elles ne changent pas...ou si elles commencent à évoluer c'est parce que des mères (comme moi) ont appris à lers garçons à prendre conscience qu'une sexualité se vit à deux et qu'ils doivent assumer dans tous les cas. Mais quand j'étais "jeune", certaines mères avaient un principe :"je lache mon coq, rentrez vos poules !!!". Alors souhaitons, qu'en effet, chère Meg, que les hommes soient aussi concernés par ces problèmes. Et je reprendrai votre phrase :"C'est pas demain que le nombre d'avortement va baisser grâce à une responsabilisation des hommes sur leur fécondité", c'est par l'information des femmes que ce chiffre d'IVG diminuera.

 
14H57 12/12/2007

Donc selon vous, la décision de conception est commune lorsque voulue, mais lorsque non voulue, la responsabilité incombe à la femme????
Et quand TOI, TU tires TON coup, t'as pas un sentiment de responsabilité en cas "d'accident"...
vous êtes un arriéré patriarcal...si tu ne veux pas assumer tes conneries, coupes les toi...

 
margaïd | étudiante à Brest
00H24 12/12/2007

Meg vous dites
""Dès les années 70, les Français ont donc massivement adopté cette nouvelle possibilité."

ca fait bizzar le masculin dans cette phrase."

Pourquoi ? dans un couple, la contraception se discute et se choisit à deux il me semble. Si cest encore aux femmes de se soumettre au rituel de la pilule, rien n'empêche aux hommes de participer activement à cette contracaption, en allant chercher les plaquettes à la pharmacie ou en s'assurant de sa bonne prise.

et puis concernant la désinformation que beaucoup ici commentent, et bien oui, elle existe! il suffit de jetter un oeil sur une plaquette du MFPF énumérant toutes les contraceptions possibles pour s'en convaincre. Des solutions efficaces comme le pactch ou l'implant libérant des hormones sont sous utilisés et non remboursés par la sécu. Elles permettent pourtant d'éviter les oublis de pilule débouchant parfois sur une grossesse non désirée...

 
meg
01H15 12/12/2007

je suis tout à fait d'accord avec ce que vous dites. La contraception se fait ou devrait se faire à deux. Vous avez raisons de corriger ma remarque inopportune.

Pour le manque d'information et l'absence d'alternative à la pilule là aussi, rien a dire vous avez malheureusement raison.

 
le vilain petit canard 66 | montagnard
19H41 11/12/2007
 
meg
20H25 11/12/2007

Les risques de cancer liée à la pilule ne sont pas de la désinformation pour faire peur. Ces risques existent et sont particulièrement aggravé lorsque l'on fume. Il existe une pilule mini-dosé mais elle est plus contaignante à prendre et moins fiable.

La pilule c'est très bien pour beaucoup de femmes mais ce n'est pas adapté à toutes les femmes. Ca coute cher, il faut y pensé à heure fixe tous les jours. Parfois l'arréter pendant une periode. Certaines femmes ne peuvent pas l'utilisé pour des raisons de santé ou professionelles (horaires 3-8 par ex), d'autres s'en servent pour d'autres raison que la contracéption, lors de déréglements hormonaux par exemple. Parfois ca réduit la douleur pour celles qui ont des douleurs menstruel handicapantes. Pour l'obésité, la pilule est un traitement hormonal, ca a des effets variés sur l'organisme et ca peut favorisé la prise de poid.

Il existe d'autres moyens de contracéption aussi efficaces et moins contraignants, moins cher, moins risqué pour le corps... que la pilule, comme de D.I.U (le stérilet) mais les gyneco refusent la plus part du temps de fournir d'autres moyens de contraception. Parce que les gyneco et autres médecins ne sont pas bien formé, ils se tiennent rarement au courrant des nouvelles techniques, ils ne savent pas posé correctement un D.I.U et plutot que de conseiller un confrère ils disent des conneries pour vous dissuader.
Il y a aussi une certaine pression des labos, la pilule c'est très rentable, vous devez la prendre tous les jours, pendant de nombreuses années, après on vous fourgue un autre traitement hormonale contre l'ostéoporose et vous etes sous cachtons ad vitaem eternam. Le D.I.U c'est environ 100 euros tous les 10 ans, beaucoup beaucoup moins rentable.

Si le sujet vous interesse il y a le site de Martin Winckler qui donne une foule d'info utiles et édifiantes.

http://martinwinckler.com/rubrique.php3?id_rubrique=8

 
22H17 11/12/2007

"Les risques de cancer liée à la pilule ne sont pas de la désinformation pour faire peur. Ces risques existent et sont particulièrement aggravé lorsque l'on fume. Il existe une pilule mini-dosé mais elle est plus contaignante à prendre et moins fiable."
Et vous ne croyez pas qu'il y a des risques pour la santé de se faire avorter ? Ils doivent être statistiquement nettement plus élevés, alors je pense qu'à choisir il n'y a pas photo.
Et puis le fait que le risque de cancer soit aggravé quand on fume, vous m'en apprenez une bonne !

 
meg
23H59 11/12/2007

Oui Kevangel vous avez raison les fumeurs meritent une mort lente et douloureuse, vu qu'ils fument on peu les faire habiter dans de l'amiante, près des centrales atomiques et manger des aliments radioactifs lavé avec de l'eau saturé d'hormones.

A part ca, savez vous qu'il existe d'autres moyens de contracéption que la pilule ? Et des moyens moins cher, moins contraignants, pas cancerigènes et plus efficaces ?

La pilule est concsidéré comme le seule contraceptif fiable alors que c'est faux, il y en a d'autres et je ne comprend pas pourquoi il est si difficil de le dire. Avez vous des actions dans un labo ?

 
Audrey64 | cadre en collectivités territoriales
12H31 12/12/2007

Il n'y a pas plus de danger de se faire avorter que de se faire opérer pour toute autre raison. Un avortement est une OPERATION, donc il y a des risques, mais pas davantage que pour une augmentation mammaire et certainement moins que pour une trépanation ou une opération du coeur.
J'ai avorté à Barcelone en 2001 car j'étais à 4 mois 1/2 sans le savoir (le déni de grossesse ça n'arrive pas qu'aux autres), et tout s'est extrêmement bien passé, ni douleur ni séquelle. Pour info, il s'agissait d'un "couac" de pilule (non inscrit dans les statistiques puisque je n'ai pas avorté en France...)
Assez de ces clichés d'épouvante pour faire peur à celles qui veulent prendre la décision. Vous vous posez moins de questions pour l'opération de l'appendice, n'est-ce pas ?

 
10H53 12/12/2007

@ Vilain Petit Canard !

Bonjour,
C'était vrai il y'a quelques années. Désormais lorsqu'un sigle est devenu un nom commun on ne lui met plus de point indiquant l'abréviation comme SNCF, ANPE, ou INA.

D'ailleurs, on doit employer des petites capitales (qui auront la même "taille" que les autres caractères dans les sigles pour ne pas gêner la lecture (impossible à faire ici... même en copier/coller d'un traitement de texte...

On laisse les points lorsque que le sigle n'est pas connu de tous comme I.N.E.D..
Mais dans le cas d'un tel point en fin de phrase, faut-il rajouter le point final ?

Allez hop ! Un petit point... pour replier le post !

 
le vilain petit canard 66 | montagnard
12H15 12/12/2007

Fichtre, décidément le "modernisme" me sied de - en- (hum) voilà qu' il existe des petites capitales (à quand l' invention des minuscules géantes) le coup du point final après celui du sigle m' a ravi, (bienvenue au club des tourmenteurs d' insectes ailés)
Donc; tant qu' on est pas sûr que tout le monde connait le sigle, on met des points
C.Q.F.D. °-) avec 10/12% d' analphabètes en France on est pas rendu .....le plus simple serait quand même de mettre au moins une fois par article le nom en toutes lettres (car tous ces sigles brouillent l' écoute).
et Grand Merci de m' avoir répondu

 
Fanny A | en quête d'un travail...
11H31 12/12/2007

Le problème n'est-il pas pris à l'envers?
On oublie ici de dire que la loi sur l'avortement est elle-même plus permissive qu'auparavant (passage de 10 à 12 semaines) et pourtant, le nombre d'avortement est resté constant. Rester constant, cela veut bien sûr dire qu'il n'a pas baissé mais cela veut aussi dire qu'il n'a pas augmenté.
Cela signifie deux choses:
- malgré un accès facilité et des produits de plus en plus ajustés, une partie des femmes continuent à ne pas utiliser les méthodes de contraception qui sont à leur disposition.
- malgré une plus grande permissivité de la loi sur l'avortement, le recours à l'avortement reste dans les mêmes proportions.
Conclusion: les femmes conservent, malgré l'évolution de la médecine et de la loi, globalement le même comportement vis-à-vis de la grossesse et de leur corps.

Ce qui ne signifie pas que les femmes ont de plus en plus besoin de maîtriser leur grossesse. Elles continuent de ne pas utiliser les méthodes de contraception à leur disposition, elles continuent d'avorter, elles continuent de choisir de mener une grossesse à terme ou non. Ce n'est quand même pas la même chose.

Est-ce qu'une femme qui tient à choisir le moment de sa grossesse aura davantage recours à l'avortement plutôt qu'à une méthode de contraception? Je ne le crois pas. Sauf à partir du présupposé moral que la majorité des femmes qui avortent le font parce qu'elles considèrent l'avortement comme une contraception. Cela reste à prouver...

Les raisons de cette constante du nombre d'avortements sont peut-être davantage liées à la perception et la maîtrise que les femmes ont de leur propre corps qu'en lien avec la façon dont elles gèrent leur carrière.

 
Audrey64 | cadre en collectivités territoriales
12H36 12/12/2007

La question est : le nombre d'avortement est-il constant si l'on inclue aussi ceux pratiqués à l'étranger (Espagne, Angleterre...) ?
12 semaines c'est très court, en Espagne on peut avorter jusqu'à 6 mois de grossesse.

 
22H21 11/12/2007

Oui, nous les femmes, avons acquis grâce à nos mères le droit à l'avortement! Mais je pense que de nos jours ou dans les années 50, le fait de décider d'avorter pour une femme reste une des décisions les plus difficiles à prendre. Oui, maintenant avec la pilule, celle du lendemain et tous les autres moyens de contraception, certains pensent que nous devrions ne pas avoir à faire ce choix mais ce n'est pas le cas! Personne n'est parfait...
Dans mon cas, j'ai 26 ans, un bac + 5, une situation professionnelle assez intéressante, dès mon plus jeune âge mes parents m'ont informé des MST, de la capote, de la pilule...mais un jour, une pilule mal prise et me voilà enceinte à 21 ans! Merci d'avoir eu le droit de choisir, merci de ne pas avoir été jugée par le médecin, merci la psychologue qui m'a écouté...
Mais il faut savoir que prendre cette décision, pour la majorité des femmes, reste une épreuve qui marque à vie!
Je ne regrette pas ma décision mais je ne suis pas une semaine sans penser à cet enfant.

 
Audrey64 | cadre en collectivités territoriales
12H53 12/12/2007

Je compatis tout à fait et j'espère que ce souvenir qui vous trouble s'effacera avec le temps.
Néanmoins je ne suis pas d'accord avec vous sur le fait qu'une majorité de femmes reste marquée à vie. De part mon expérience et celles qui m'ont été témoignées, je pense que le ratio est plutôt 50-50.
En effet, celles qui parlent de leur avortement sont surtout celles qui en souffrent, les autres qui n'ont rien ou si peu ressenti ne peuvent pas en parler sinon elles sont mises au pilori par la société bien pensante. En clair on accepte qu'une personne ait avorté si elle le regrette.... sinon elle a intérêt à se taire.
Personnellement je ne me tais pas systématiquement car je pense qu'il faut informer que les femmes ne réagissent pas toutes de la même façon (n'en déplaise aux adeptes de la culpabilisation).

 
22H23 11/12/2007

Salut
la pilule pour hommes a déjà été développée, pas à grande échelle certes, par un labo californien si je me souviens bien, en 2005(à vérifier les journalistes, si ça vous intéresse).
Une étude avait été menée, démontrant que moins de 10% des hommes accepteraient d'en prendre chaque jour.
Ils avançaient que
1 "pas la peine, la femme prend déjà la pilule"
2 la reproduction serait la responsablitié des femmes
3 et surtout : ils auraient l'impression de perdre leur "virilité"...
Consternant? non?

 
meg
00H08 12/12/2007

J'avais vu la "sortie" de cette pilule, mais dans mon souvenir la pilule n'etait à prendre qu'une fois par mois et non tous les jours et elle etait encor en dévelloppement.

Je serais pas si negative que vous, 10% de mecs résponsables, pas trops égoistes et pas trops macho, qui acceptent de prendre la pilule, c'est deja pas mal.

 
00H27 12/12/2007

Ah ben merde, alors ! Mais je ne demande que cela ! Sauf qu'en France, elle est interdite à la commercialisation parce qu'elle tombe sous le coup de la loi qui interdit le recours à la stérilisation. Elle est en revanche disponible en Suisse, chère et pas remboursée par la Sécu.

(Au passage, vous avez raison : elle est mensuelle.)

 
meg
01H25 12/12/2007

c'est quoi cette loi sur la stérilisation ?!

En france on a le droit de se faire stérilisé si on le désir. On doit simplement réspecter un délais légal de reflection de quelques mois entre la consultation et l'opération. C'est une modification de la loi assez recente.

si vous voulez plus d'infos il y en a ici http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=830&var_recherche=ster...

Je ne sais pas pourquoi cette pilule n'est pas commercialisé. Dans mon souvenir les testes n'etaient pas finis mais je vais chercher si je trouve des infos là dessus.

 
01H50 12/12/2007

Putain, Meg, je t'aime ! Merci pour le tuyau !
(Je m'emballe, je m'emballe... Désolé si je vous ai choquée.)

 
meg
18H18 12/12/2007

C'est moi qui te remercie, ca me fait plaisir si j'ai pue t'etre utile. Je trouve le site de Winckler vraiment interessant sur la contraception et la gynecologie, c'est bien si les infos circulent.

(sinon je suis pas choqué, je suis du genre enthousiaste aussi et ca m'arrive aussi de m'emballer comme par exemple avec Mon-Al.)

 
Audrey64 | cadre en collectivités territoriales
13H11 12/12/2007

Merci Meg pour ce lien. L'article est excellent et fort lucide sur les blocages venant des médecins. Personnellement ça m'intéresse, j'ai 34 ans et je ne veux pas d'enfants.
Mais je vois d'ici la mine du toubib : "vous êtes jeune", "vous allez tomber amoureuse et changer d'avis"..... Je suis cadre territorial et je gère un budget de 7 millions d'euros, mais le médecin va vouloir me faire passer pour une pauvre créature versatile....