Il n'est pas courant de voir un amphithéâtre plein un samedi après-midi. C'était pourtant le cas ce samedi de l'amphi A2 de la Halle aux Farines, sur le tout nouveau campus de l'Université Paris VII, où se tenait la seconde Assemblée générale inter-universitaire des personnels, à l'initiative du collectif Sauvons l'Université. Environ 300 personnes, dont un petit tiers représentant les facultés de province -pour certaines bloquées depuis plus d'un mois- y ont débattu de la loi relative aux Libertés et responsabilités des universités (LRU) pendant près de quatre heures. Les participants étaient unanimes pour condamner le manque de concertation de la part du gouvernement, qui a fait voter cette loi en pleines vacances d'été et l'a promulguée dans la foulée (les 11 et 12 août). A l'inverse, les intervenants ont rendu hommage à la pugnacité et à l'énergie du mouvement étudiant, au moment même où sa couverture médiatique semble nettement fléchir. Pourtant, tous sont formels :
» Le mouvement étudiant est loin d'être mort. Il est fatigué, et on le serait à moins ! »
Avec le durcissement des forces de l'ordre, le recours aux gaz lacrymogènes, aux gardes à vue et aux dépôts de plaintes, les étudiants attendent impatiemment le soutien des enseignants :
» Où êtes-vous ? Pourquoi ce sont les étudiants qui bloquent, qui vont en manifestation ? »
Une impatience que l'on retrouve chez certains des personnels. En effet, après d'épuisantes semaines de mouvement étudiant, il leur semble illusoire d'espérer un rebond début 2008 si une mobilisation plus large ne vient pas prendre le relais au plus vite. Pour Pascal David, enseignant de physique à Paris VII, la » vraie bataille, c'est la bataille médiatique, personne ne s'y trompe » . On se plaint beaucoup de la maigre couverture médiatique du mouvement en général, et de la manifestion de jeudi en particulier. Sylvie, du collectif de Rouen, refuse quant à elle le défaitisme :
» Nous ne connaissons pas notre force ! Allumez la télé, la radio : il y a toujours un universitaire, particulièrement en sciences humaines, qui parle de l'Afghanistan, du pouvoir d'achat, d'archéologie… »
Elle engage à s'inspirer de l'exemple d'Albert Fert, tout nouveau Prix Nobel, qui a profité de cette tribune pour faire savoir à Valérie Pécresse tout le mal qu'il pensait de ses plans pour le CNRS. Sylvia Ullmo, professeur émérite à Tours, qui a » vécu 68, 73 et 89 » , prêche pour une mobilisation accrue :
» Pourquoi la mère Pécresse ne veut pas nous recevoir ? Parce que nous n'avons pas de pouvoir de nuisance. Quand nous en aurons, elle nous recevra ! Commencez par être convaincus que nous sommes en danger de mort, alors vous accepterez de pousser la charrue… »
A l'issue des votes sont décidées, entre autres motions, la création d'une coordination nationale des personnels, une journée de mobilisation nationale en même temps que celle de la coordination étidiante, et la mise en œuvre de protestations administratives, éventuellement sous la forme d'une grève du zèle, pour ne pas pénaliser les étudiants. On compte aussi, parmi les perspectives d'élargissement du mouvement, le plan Darcos sur l'autonomie des lycées, de nature à mobiliser les enseignants du secondaire. Comme le résume une maître de conférence de Paris XI :
» La grève des enseignants-chercheurs, c'est bien ; la grève des professeurs des collèges et lycées, c'est mieux… »





















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De Propergol
à bord du Head Hunter | 15H55 | 09/12/2007 |
Au début j'étais furieux que les étudiants bloquent les facs pour revendiquer.
Entretemps, et ce uniquement grâce à Rue89 d'aileurs ( ! ! ! ), j'ai appris que le budget initial négocié (un grand mot je pense) avec l'UNEF en juillet était passé unilatéralement de 1 milliards d'euro à 300 millions…ce qui à poussé Julliard à lancé les blocages.
Et là je me dis, ce sont les seuls qui hurlent (maintenant avec les enseignants, ouf), tandis que la grosse majorité du peuple ne connait pas vraiment l'enjeu des revendications. Ce qui est extrèmement stratégique de la part du gouvernement, de faire passer l'enjeu en un simple affrontement entre ceux qui souhaitent le progrès de la Fac (le gouvernement) et ceux qui sont conservateurs (les étudiants)…et qui le sait ca ? Même le Nouvel Obs s'est laissé avoir, en déplorant la « tendance au conservatisme » des syndicats étudiants…
Rien que parce qu'une fois de plus, le gouvernement à eu l'arrogance de ne pas négocier, de ne pas débattre..
C'est machiavélique…et tout le monde s'en fiche.
à Propergol
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 17H56 | 09/12/2007 |
- « une fois de plus le goouvernement ne veut pas débattre » ? C'est a dire ?
- cette loi oppose effectivement des conservateurs étudiants à des réformateurs. Une réforme socialiste aurait probablement fait lever les foules aussi. Ici, il est primordial ppour l'UNEF de sauver la face (elle a trahi le gouvernement pour coller à la base ds un souci électoraliste) en politisant son changement d'attitude, p^rincipalement en ayant recours à des « belles idées » : en bref, l'histoire des 300 millions. MLais quelqun peut il men dire plus a ce sujet ? Est on sur que l'unef ignoraient ce chiffre ? Par le passé, n'y a til pas eu ce genre de coupes sans que mes masses ne se soulèvent outre mesure. Bien sur qune baisse du budget serait dommeageable a une institution aussi malade que l'Université. En meme temps, les pratiques de la politique politicienne obligent au jeu des vases communicants : prendre un peu la avant de remettre apres… Et le gouvernement avait déclaré que sur le long, le budget général des facs augmenterait. Ds ces conditions, ne peut on pas dire que l'histoire des 300 millions n'est pas larbre qui cache la foret, c'esst a dire que l'unef, derriere cette lutte imparamment motivée par la bonne foi du progressiste, essaie avant tout de ne pas perdre la main sur le mouvement syndical ? Pourquoi a til voté la loi en aout ? Pourquoi cela na til pas fait de vague a l'époque ? Les vacances n'expliquent pas tout. Par ailleurs la réduction du nombre des étudiants ds les conseils se justifient ainsi : mieux vaut 4 étudiants avec un statut que 15 sur le papier sans statut et qui manquent les réunions a cause de leurs études (au final, ils sonrt de 3 a 6 ds ces réunions). Les personnalités extérieures sont un bien fait. L'université est aujourdhui une grande entreprise de formation, de la part le nombre des étudiants qui y entrent chaque année. Il est bon que cette population maximise ces chances d'obtention dun travail sur le marché. Il est bon que la fac développe un réseau de filieres professionnelles, a coté des dfilieres classqieus. Les 1eres, devenant moins otage de l'orientatiojn par défaut, verrraient leur diplome revalorisé tandis que les secondes permettraient a la france de se doter dd'une population suceptible de créer ce qui manque le plus en france : des créateurs dentreprise petites high tech.les filieres classiques ne disparaitront jamais. ont elles disparu des usa ? Par ailleurs la possibilité de recourir a des fonds privés est uine aubaine : cela multiplie les sources de financement. Certes, des entrepreneurs sigeront ds les conseils. Mais quel mal a cela : d'abord ils n'interfereront pas sur les programees. Ensuite, ils pourront exprimer quelles sont les tendances, les visages du marché du travauil. Mais ce cpectre est large et jamais, comme disent les acharnés, un diplome « edf » ne verra le jour : la dfformation sera bien plus vaste. D'autrepart les enseigannts protestent contre l'éxécutrif renforcé du président. Mais ds tt systeme rationnalisé il faut un éxécutif fort. Et qui est le mieux placé pour ce pouvoir que le président. C'est lui qui gère. Et comme ds ces systemes les contrepouvoirs existent. cest ce que ne prennent pas en compte les modérés opposés a la loi : aisni,le refus dun nouvel enseignant doit etre motivé par une lettre écrite extremememnt bien argumentée par exemple. D'autre part il est bon que les professeurs ne s'autoélisent pas entre eux mais quémerge peu a peu des criteres objectivés pour le recrutement. En bref, je crois qune partie des chercheurs oposssés a la loi le sont pour des raisons s'ordre privé : la rationnalisation de la fac les oblige a rendre des comptes, a regarder les autres. En bref, ce qui dérange, c'est la procéduralisation de luniverdsité, phénomene qui touche lensemble des institutions sociales mais dont luniversité était encore étrangere. Ce phénomene, en garantissant pourtant une yutilisatuion des fonds plus efficaces, bénéficieraient pourtant plyus. Le statut quo pour 5 ans me parait pluq couteux que l'acceptation dune réforme avant tt technique.
à Jess Feuillie
De Menfeser
| resefneM | 21H21 | 09/12/2007 |
C'est bien du rue89, ça. Vous proposez un avis qui peut être vu comme pro gouvernemental, et hop, on vous met des votes tout en bas. C'est dommage : vos arguments sont bons.
à Menfeser
De
21H37 | 09/12/2007 |
tout a fait
argumentaire serieux, on attend toujours une explication claire et credible des peurs des enseignants et des etudiants
De ada
22H29 | 09/12/2007 |
Vous l'attendez peut-être, mais les médias ne l'attendent pas, eux, donc ne le publient pas.
Ce n'est pas pour ça qu'il n'existe pas, cet argumentaire sérieux, mais il fait plus de 10 lignes !
Quelques exemples :
- L'analyse du comité de mobilisation de l'ENS-LSH http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php ? article72
- L'analyse par un collectif des personnels de l'université de Caen
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php ? article72
- L'analyse d'un collectif d'enseignants-chercheurs de LSH de Rouen
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php ? article24
- L'analyse de Sauvons la recherche : http://www.sauvonslarecherche.fr/
à ada
De karlM
23H38 | 09/12/2007 |
« science sans conscience n'est que ruine de l'ame », surtout si c'est le marché qui décide. Je trouve intolérable que le débat sur la réforme des universités nous soit volé, dans l'urgence, par ces élites qui veulent notre bien,… ce n'est pas nouveau, mais ça énerve toujours.
Il y a pourtant matières à reflexions :
Grâce à une certaine recherche, et à ceux qui y bossent, nous permettons la dissémination de notre nucléaire, nous vendons de nombreuses armes (moins que la plus grande démocratie ! ! du monde, les USA, 55% à eux seul), la chimie envahit nos assiettes, et nos rivières. J'espère que les astronomes, entres autres chercheurs(merci A. Jacquard), parleront fort pour exprimer l'exceptionnel de la vie sur terre et de notre devoir envers tous les terriens.
à karlM
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 01H40 | 10/12/2007 |
- pensez vous donc que tt le monde veut (d'abord) et a (ensuite) les qualités pour gérer ? Le monde moderne, c'est l'organisation scientifqieu de la société (rationnalisation, parcellisation des taches, finalité…). Les postes de gérance sont inévitables dans cette société créatrice, néanmoins en s'organisant ainsi, d'opulence. Je ne suis pas sur qune fac gérée uniquement par les enseiganants et les étudiants soit l'intérét des étudiants. L'Université est ds la société. Elle est apr conséquent touchée par ce mouvement de rationnalisation et il ne serait pas bon quelle soit gérée par des populations non aux prises avec le monde réel (les étudiants ne st pas encore au travail et les chercheurs ont déja leur place).
-
à Jess Feuillie
De
21H46 | 09/12/2007 |
ha comme c est beau les discours tout fait !
Il faut savoir que pour qu il y ait trahison, il aurait fallu que l UNEF soit d accord avec la loi, ce qui na jamais été le cas(ils pensent juste que ça ne sert à rien de lutter car le gouvernement ne reviendra pas dessus). Deuxièmement l UNEF bien que syndicat étudiant(enfin…) majoritaire et de gauche, n a jamais piloté le mouvement. Ils ont prit le mouvement en cours de route pour essayer de le faire s arreter deux semaines plus tard. Moi j appele ça faire le jeu du gouvernement et trahir les etudiants, mais bon chacun son point de vue.
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 14H40 | 11/12/2007 |
- en somme vous vous battez pour savoir qui a le droit prestigieux de pouvoir etre a lavant garde de ce mouvement « révolutionnaire ». La vérité cest que personne ne pilote le mouvement. Des étudiants étaient contre, ce qui est légitime (on a le droit detre contre ou pour). Puis les syndicats dextreme gauche ont instrumentalisé cette opposition. Les étudiants opposés a la loi sont en général bcp moins radical que ces mouvements syndicaux dont la représentativité demeurre tres faible.
- L'Unef a pris le mouvement en cours non pour le faire capoter mais parce quils n'avaient pas le choix puisque les syndicats dextreme gauche draguaient leurs « électeurs ».
- « trahir les étudiants » ? Croyez vs que les étudiants opposés au projet le soit pour des raisons aussi radicales que celles de l'extremme gauche, qui ne veut ni plus ni moins que l'abrogation ?
De
17H58 | 09/12/2007 |
Déjà je voudrais signaler que cette mobilisation n'est pas centrée sur la question budgétaire, qu'il y a de nombreuses questions soulevée dans cette loi :
- sélection et frais d'inscription
- financement (effectivement c'est une des questions)
- démocratie universitaire (combat entre démocratie et gouvernance)
- statut des personnels
- méthodes de recrutement des enseignants chercheurs
- gestion immobilière
- missions de l'université
A cela s'ajoute d'autres question beaucoup plus marginales dans cette mobilisation mais qui restent à l'esprit sans être dans les revendications, c'est les questions sociales tel que le logement, les revenus…
Ensuite je voudrais dire que l'UNEF n'a pas grand rapport avec cette mobilisation, le seul effet de l'UNEF a été une légère démobilisation ponctuelle quand elle s'est déclarée satisfaite des négociations qui n'ont pas portées sur la loi. Je signale au passage que la tendance minoritaire de l'UNEF dite TUD qui représente entre 30 et 40% des voies au sein de l'UNEF et 80% des militants est active dans la mobilisation sans être déterminante.
On voit surtout que l'UNEF s'est entièrement décrédibilisée auprès des étudiants surtout quand elle a fait son sale coup à la coordination nationale à Lille.
Se faire passer pour des modernes avec des projets réactionnaires il n'y a rien de nouveau à cela, en tout cas il faut comprendre que des contre-projet se sont construits et qu'ils sont beaucoup plus solides que la loi LRU et cette fois ci ils répondent aux besoins de la communauté universitaire. Dès l'abrogation on aura un gros travail pour expliquer ces bons projets.
De Menfeser
| resefneM | 21H33 | 09/12/2007 |
Bonjour,
Pourriez vous donner les grandes lignes des contre projets ? Etant probablement établis par des universitaires pleins de bonne volonté et comprenant mieux que quiconque les enjeux de la loi, ils m'intéressent au plus au point.
En attendant, je ne comprend pas ce qui choque tant dans la LRU. Point par point, vous dites :
- » sélection et frais d'inscription »
J'avais pourtant compris que pendant les discussions sur la LRU, et à la demande de la gauche au parlement, il avait été établi que rien ne changera sur les frais d'admission. Est-ce faux ?
-« financement »
On nous dit que le financement public augmentera, en plus d'ouvrir les portes au financement privé. J'étudie actuellement dans un établissement en partie financé par le privé. Les cours ne sont absolument pas modifiables par les « partenaires privés » (et ils sont très ouvert à la culture générale que l'on pourrait faussement croire « non rentable », comme des cours d'histoire ou de sociologie, qui n'ont rien à voir avec ma formation d'informaticien mais qui sont censées m'ouvrir l'esprit), qui se bousculent à la sortie pour nous embaucher à au salaire. Pourquoi les étudiants de la fac n'auraient pas droit à cela ?
« démocratie universitaire »
Moins d'étudiant au CA ? Je suis d'accord avec vous, pourquoi ne pas tous les garder ? ça ne mérite peut-être pas un blocage général tout de même.
« statut des personnels »
Là j'avoue que je ne sais rien de ce que propose la loi. Si quelqu'un pouvait m'expliquer…
« méthodes de recrutement des enseignants chercheurs »
Alors là, je crois savoir que dans étatt actuel des choses, recrutter un professeur est un véritable parcours du combattant. Des diplômes internationalement reconnus doivent passer d'humiliants examens oraux, par exemple. En quoi la nouvelle loi vous gêne-t-elle ?
« gestion immobilière »
Les facs ont le droit d'aquérir leurs locaux. Et alors ? Purement technique non ? Quels sont les enjeux, qui m'échappent totalement ?
« missions de l'université »
Si je me souviens bien de ce que j'ai lu dans le texte de loi, il s'agit juste de rajouter un alinéa dans les missions du genre « et intégrer les étudaitn au mieux dans le marché du travail » Encore une fois, quel est le problème ?
J'aimerais beaucoup avoir vos réponses à tous sur ces points, car j'ai l'impression de ne pas bien comprendre le débat et les enjeux de cette loi. Merci, et bonne soirée.
De
22H29 | 09/12/2007 |
En réponse à vos questions :
- » sélection et frais d'inscription »
si les frais d'inscription ne devraient effectivement pas augmenter dans l'immédiat, les universités vont être inévitablement tentées d'augmenter massivement les frais de scolarité (liés à l'inscription à un diplôme et non à l'université) pour rejoindre les niveaux actuels des écoles (de 1000 à 6000 euros) en particulier pour les formations professionnelles (master pro et licence pro).
-« financement »
le risque majeur du recours au financement privé comme palliatif au non-rattrapage budgétaire public observé depuis 20 ans est que les entreprises investiront prioritairement dans des formations préparant à des métiers qui les concernent directement au détriment des formations généralistes (licences) qui, elles, continueront de se paupériser gravement. Les universités de lettres et sciences humaines craignent légitimement d'être les parents pauvres d'un système sans instance de régulation et de redistribution permettant de conserver la diversité des disciplines actuellement enseignées.
« démocratie universitaire »
Passer d'un CA de 60 membres à 30 membres semble intéressant sur le papier (mobilisation plus active des élus et resserrement des débats). Pourtant, en réduisant à 5 le nombre d'étudiants élus et à 3 le nombre de membres du personnel administratif, le risque est majeur de réduire leur représentativité. De nombreuses sensibilité ne seront pas représentées. La diversité des opinions exprimées est une garantie de la confiance dans les instances démocratiques.
« statut des personnels »
L'une des réformes à venir est la transformation du corps des maîtres de conférences qui sont actuellement enseignants-chercheurs et peuvent enseigner de la licence au master. Les universités devraient rapidement se scinder en deux avec d'un côté des « instituts universitaires » centrés sur les formations de licence et de l'autre l'enseignement lié à la recherche (master, doctorat). Les Maîtres de conférences cesseront d'être des chercheurs pour se contenter de leur fonction d'enseignant. Leur service statutaire passera des 192h actuelles à 288h (le chiffre est déjà arrêté dans le projet gouvernemental et connus par les syndicats). Cette solution a l'avantage pour le gouvernement de réduire les coûts et d'absorber le déficit de postes non créés depuis des années.
« méthodes de recrutement des enseignants chercheurs »
En quoi la nouvelle loi vous gêne-t-elle ?
La loi LRU ne simplifie pas la procédure de recrutement qui fonctionnera selon le même principe de l'« oral ». C'est la composition du « jury » qui change. Plus de spécialistes élus, mais un comité de sélection composé de membres désignés par le président avec seulement une « majorité » de spécialistes de la discipline. Qui plus est, le président a droit de véto sur le choix du comité, au cas où la personne recrutée ne lui convienne pas. Le risque est grand du clientélisme et de l'arbitraire.
« gestion immobilière »
« Les facs ont le droit d'aquérir leurs locaux. Et alors ? Purement technique non ? Quels sont les enjeux, qui m'échappent totalement ? »
A partir du moment où les universités deviennent propriétaires de leur bâti, elles en auront aussi la charge « autonome » quant à leur rénovation. Beaucoup de facs n'auront pas les moyens d'entretenir des bâtiments souvent vétustes. La Loi LRU, dans ses articles enchaîne d'ailleurs le transfert de propriété aux université et la possibilité qui leur est désormais offerte de vendre leurs biens. Là encore, c'est une solution économique à l'asphyxie financière dont souffrent les universités. Certaines universités (les plus riches ou celles qui ont déjà bénéficié de dons en biens immobiliers de la part d'anciens riches étudiants sans descendance) voient dans cette nouvelle possibilité une solution pour récupérer de l'argent frais. Mais celles qui n'ont rien à vendre (comme celle dans laquelle j'enseigne : Bordeaux 3) n'y voient qu'un leurre.
« missions de l'université »
la 3e mission ajoutée est ainsi formulée : « orientation et insertion professionnelle ». Là encore, sur le papier, pourquoi pas ? Tous les enseignants se préoccupent de l'employabilité de leurs étudiants. La question qui n'est jamais posée est la suivante : quel lien de subordination entre les deux premières missions (formation et recherche) et cette troisième nouvelle venue ? Jusqu'à quel point l'insertion professionnelle ne va-t-elle pas conditionner l'évolution de l'offre de formation au risque de voir disparaître des filières que nous regretterons peut-être dans vingt ans d'avoir enterrées trop vite sans être capables (faute de spécialistes formés) de les enseigner à nouveau (langues rares ou anciennes, histoire antique, médiévale, arts…). L'adaptation stricte au marché de l'emploi est un piège à moyen terme. La seule vraie garantie de former des étudiants capables de s'insérer professionnellement est de leur offrir une formation de haut niveau. Pour cela, pas de miracle : des heures de cours. Or, en quinze ans, un quart au moins des heures de cours a été supprimé de réforme en réforme, pour alléger les coûts.
Voilà quelques-uns des éléments que je pouvais livrer à votre réflexion. D'autres encore ne manqueraient pas de vous convaincre que si l'enseignement supérieur a besoin d'une réforme profonde et d'un plan de financement à la hauteur, il ne peut s'agir de ce que met en place et que prépare le gouvernement.
Cordialement,
Jean-Yves Coquelin
MCF université Michel de Montaigne Bordeaux 3
De bisane
09H39 | 14/12/2007 |
Je me suis permis, Monsieur, de « reprendre » vos réponses, qui me semblent claires, concises et pragmatiques, sur un petit article où j'ai tenté de regrouper les sources d'information…
Merci à vous !
Universités : questions - réponses sur la loi LRU
à Menfeser
De ada
22H31 | 09/12/2007 |
Vous avez tout à fait raison de vous poser ces questions, malheureusement la plupart des journalistes ne se sont pas vraiment informés sur cette loi, et surtout on ne peut pas la comprendre si on ne sait pas comment fonctionnait l'université avant.
à Menfeser
De
23H23 | 09/12/2007 |
> « sélection
Pas dans cette loi. Le seul changement, c'est la préinscription obligatoire pour qui veut s'inscrire à la fac.
> frais d'inscription
Pas dans cette loi, mais l'autonomie financière et le désengagement de l'université vont forcer les départements de lettres, d'art ou de sciences sociales, bref ceux qui n'ont pas de supports privés, à trouver des sous autrement. Par exemple en faisant des bibliothèques payantes.
À terme, cette situation sera intenable, et les présidents d'université se verront obligés de demander au gouvernement le droit de faire payer les étudiants.
> On nous dit que le financement public augmentera
C'est un mensonge. Tiens, je vais te citer Les Echos, pourtant un journal fortement libéral.
http://www.lesechos.fr/info/france/4657332.htm
> ouvrir les portes au financement privé.
Le privé finance déjà les facs -- par exemple en faisant des thèses CIFR, ou dans le cadre de projets communs. Ce qui change, c'est que ça devient beaucoup moins contrôlé ; par exemple, si une fac fait une filiale en joint venture avec le privé, il n'y a plus de limite à la quantité de sous que la fac investit.
> “démocratie universitaire”
Non seulement le CA diminue, mais en plus il est pour 1/3 nommé par le président. Les deux autres conseils de la fac, le CS et le CEVU, perdent tous leurs pouvoirs et deviennent consultatifs.
> “statut des personnels”
En ce moment, les personnels de la fac sont soit en CDD, soit fonctionnaires. Si tu veux garder un gars après que tu l'as pris en CDD, t'es obligé de lui filer un poste de fonctionnaire.
Avec la LRU, c'est des contrats de droit privé : on peut recruter en CDI. Le mec qui fait de la recherche sur les OGM dans une fac financée en partie par Monsanto, s'il est en CDI, il est mal.
> “méthodes de recrutement des enseignants chercheurs”
Pour moi, c'est le point essentiel. En ce moment, un enseignant-chercheur est recruté par une commission dite “ de spécialistes ”, élue par les enseignants chercheurs, et pérenne : le mandat d'un élu en Commission de Spécialistes est de 3 ans.
Avec la LRU, c'est un comité ad hoc (sans aucune pérennité), nommé par le CA. C'est la fin du recrutement par les pairs : le CA peut nommer qui il veut, à la seule condition qu'il y ait une majorité d'extérieurs (ce qui est une bonne chose), et qu'il y ait une majorité de “ spécialistes du domaine ” -- sans définir ce qu'est un domaine (est-ce que biologie moléculaire et pharma sont le même domaine ? le droit et la philo ? )
En plus, le président a un droit de veto personnel sur tout recrutement.
> “gestion immobilière”
C'est optionnel dans la loi -- la fac n'est pas obligée de le faire.
Ça inquiète un peu les gens qui ont vécu les histoires d'amiante et les chantiers de rénovation, mais je ne sais pas si c'est important.
> “missions de l'université”
Pareil, je ne sais pas si c'est juste un détail, ou l'annonce de nouvelles réformes à venir.
De Adibou
07H01 | 10/12/2007 |
La TUUD (et non TUD) pèse 11% environ à l'UNEF. Pas de 30 à 40%. Il suffit juste de regarder les chiffres du dernier congrès…
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 01H58 | 11/12/2007 |
- la sélection existe meme quand elle n'est pas décrétée (elle se fait par l'échec). Ce n'est pas une vraie question.
- Idem pour l'augmentation des frais d'inscriptions puisque cela est compensé par une augmentation des bourses et du nombre suscpetible d'en recevoir. C'est ainsi que 80% dune classe dage américaine va ds le supérieur contre only 54% en France. C'est dc une fausse question.
- La posibilité de recourir au privé permet de multiplier les sources de financement. Cela n'implique pas une macdonnalisation des diplomes, comme la comparaison internationale permet de le constater (comparaison que semble ignorer les opposants de la loi)
-Votre opposition démocratie/ gouvernance est carricaturale. Nous sommes en démocratie et pourtant nous sommes gouvrnés. Le renforcement de l'éxécutif du président est nécessaire ds un systeme rationnalisé. C'est le meiux placé pour ce poste (les étudiants ne le sont que temporairement, les chercheurs cherchent). D'autre part des contre pouvoirs existent (étudiants et profs assurent de transmettre les infos des CA, les présidents doivent justifier dun refus dembauche avec une lettre argumentée, les profs peuvent faire un recours…)
- Une université massifiée doit revoir, multipliée ses missions. La professionnalisation devient aussi lune de ses missions, c'es inéluctable. Mais pas la seule, rassurez vous, comme permet de le constater, encore une fois, la commparaison internationale.
- « Prrojet réactionnaire » me semble excessif. Je pourrais vous renvoyer la balle puisque nous ne sommes pas d'accord…Votre projte, c'est un plan B, comme celui de Besancenot ?
De ART MONIKA
18H56 | 09/12/2007 |
- Mille fois merci à Rue 89 qui, une fois de plus, apparaît comme un relai d'informations qui sont muselées ailleurs.
- Oui, nous sommes nombreux à dire que le dispositif mis en place par le Gouvernement pour l'enseignement et la recherche est extrêmement dangereux. Il s'appuie sur la LRU, l'ANR (Agence Nationale de la Recherche, qui n'a pas de comité scientifique) et l'AERES (Agence d'Evaluation de la Recherche et de l'Enseignement, qui n'a que des membres monmmés et non élus).
- Ce dispositif vise à privatiser à terme l'Université, à ne conserver que quelques campus de « haut niveau », à réduire la Recherche à des contrats à court terme sur des thèmes « finalisés » privilégiés par l'ANR, à appauvrir considérablement toutes les Sciences humaines, sociales, et à remplacer peu à peu les enseignants et les chercheurs statutaires par des contractuels. Il n'y aura plus de perspectives d'emploi pour les futurs diplômés.
- Pourquoi les enseignants et les enseignants-chercheurs sont-ils peu mobilisés ? Parce que, épuisés par des réformes incessantes venues de droite et de gauche, ils ne savent plus où donner de la tête. Et ils ne sont pas contents de leur système actuel.
==) Donc, nous voulons UNE AUTRE REFORME qui permette de neutraliser tous les dysfonctionnements que nous avons constatés, et qui redonne à l'Université et à la Recherche les forces qu'elle n'ont plus.
à ART MONIKA
De ada
19H02 | 09/12/2007 |
Parce que nous sommes nombreux à avoir été occupés à autre chose : la préparation du nouveau contrat pluriannuel avec l'Etat, dont le calendrier a été avancé arbitrairement de six mois (rien que ça ! ) par le gouvernement pour un certain nombre d'universités. 6 mois de moins pour la refont de l'ensemble de l'offre de formation d'une université, c'est un énorme changement, et nous ne faisons que ça depuis septembre. Résultat : des refontes de diplômes préparées jour et nuit si l'on refusait de les bâcler, des instructions ministérielles contradictoires et données à la dernière minute… Tout cela est le signe d'un mépris effarant envers les universitaires.
à ART MONIKA
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 19H09 | 09/12/2007 |
les intellectuels vont gouter aux joies de l'ouverture a la mondialisation. Beaucoup l'explique, invoque la nécessité de passer d'un systeme de protection du travail a un syteme de protection de l'individu. Les ouvriers ne devraient pas avoir peur de la mondialisation disent ils, elle est inéluctable. Les intellectuels non plus. Elle est inéluctable…
à Jess Feuillie
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 19H25 | 09/12/2007 |
C'est bien beau, la mondialisation. Sauf que, le monde universitaire justement n'a pas à se faire du souci la dessus, puisque il EST mondialisé, en rapport des universitées et des chercheurs depuis le moyen-age !
Ce que nous prépare le gouvernement, c'est tout le contraire d'UNE OUVERTURE SUR LE MONDE. C'est l'enfermement reducteur à une logique binaire du marché et des besoins en « approvisitionnement » des entreprises etc. en main d'oeuvre et en produits de recherche.
à leconcombrevert
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 00H25 | 10/12/2007 |
Cher concombre,
Ne pensez vous pas que plus globalement, l'opposition a la loi est une opposition a l'entrée de l'organisation scientifique (pilier de la société moderne en ce quelle touche toutes ses composantes) ds l'université ? N'a ton pas plus a perdre en maintenant le statut quo ?
à Jess Feuillie
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 00H42 | 10/12/2007 |
Cher Jess,
mais qui parle de garder le status quo - personne que je sache.
Les différentes interventions des opposants à cette loi sur forum et ailleurs montrent à mon avis un consensus de base que bien de choses doivent être amelioré. En tout cas c'est mon opinion.
Mais cette loi à déja le défaut d'avoir été promulguée sans concertation valable et elle contient des orientations qui me semblent dangereuses.
S'agit il de la part des opposants d'une « opposition à l'entrée de l'organisation scientifique ( … ) dans l'université » ? Je ne saurai repondre, car je ne comprends pas ce que vous voulez dire par la.
à leconcombrevert
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 12H05 | 11/12/2007 |
- parce que vous croyez quil suffit que les acteurs de luniversité (profs et étudiants en gros pour les anti) se rassemblent, pondent ze réforme parfaite et hop ca passe au gouvernement et hop cest adopté ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? Si c'était si simple, ds ts les domaines cela se passerait comme ca. On vivrait sur utopia…ou sur planete Plan B (dédicace a Besancenot qui nous avait promis un plan B et au final nous sommes restés sur un traité pire que celui quon a la. Quel est l'intérét ? )
-la plupart des interventions anti s'appuie sur la privatisation et la sélection. C'est pourtant faux.
- Sans concertation valable ? Comment ca ? L'UNEF était la, il y a eu négociation…Je peux meme vous dire quen acceptant le poste de ministre, Pécrresse voulait instaurer une sélection. Sarko a calmé ses ardeurs. La encore, on peut dire que Sarko cest adapté a l'état des moeurs. J'espere que vs etes toujours vaillante et avez protestez pour ttes les autres lois, au dela de l'Université, qui ne vous ont pas satisfaite a ce niveau la (la concerttation). Mon avis est quil y a bien des lois ou il n'ya pas eu ces concerttaions : jespere que vous protestiez quand les 35 heures ont été imposées par le haut, indépendamment du contexte international, national (préretraites….).
-l'organisation scientifque, cest la rationnalisation. Il me semble que les opposants rejettent que la fac s'organise pour etre efficace (ce qui va au dela du financier, bien sur). Les profs opposés car leur statut est remis en question (comme les ouvriers ds la mondialisation par exemple) : ils ne s'auto éliront plus, auront plus d'heures notamment. L'éxécutif du président sera renforcé, il aura droit de véto, mais des contres pouvoirs existent (lettre argumentée pour refus de poste, possibilité de recours pour les profs…).
De
19H56 | 09/12/2007 |
Pourquoi les chercheurs ne se mobilisent pas ? C'est simple, ils sont bien trop occupés à promouvoir leurs ambitions et leurs soucis de carrières personnels. Il ne veulent surtout pas se faire mal voir de la hiérarchie universitaire et des mandarins qui dirigent tout. La société s'individualise de plus en plus, et c'est pas les laboratoires universitaires qui font exception, loin de là.
Etant personnellement doctorant, je m'amuse de voir les commentaires de toutes les personnes qui n'ont jamais mis les pieds dans un labo. Le problème n'est pas la loi LRU, ce n'est que de la poudre aux yeux par rapport au système complètement cloisonné, politisé, de connivences et magouilles que constitue le monde universitaire. La loi LRU ne changera rien à cela, ni en bien ni en mal. S'il faut agir, ce n'est pas contre le gouvernement mais contre un système où les mêmes personnes sont juges et parties, appartiennent aux commisions qui évaluent leur propre labo et qui décident de leur propre financement, un système opaque où aucune commission n'est indépendante et contre lequel personne n'ose s'opposer sous peine d'être écarté définitivement. Le système Chirac à la tête du RPR, c'est du hors-d'oeuvre comparé à tout ca.
Alors de grâce ne vous trompez pas de combat, il faut faire imploser tout ca, non pas en créant des agences les unes par dessus les autres mais en remettant tout à plat et en s'attelant à un régime vraiment démocratique (loin du système actuel), je vous assure le financement par les entreprises c'est le moindre des dangers qui guettent l'université.
De ART MONIKA
20H52 | 09/12/2007 |
Tout à fait d'accord avec votre courrier. Il s'agit bien de :
(1) Dénoncer le système actuel qui ne nous satisfait pas ou nous insupporte. Je bois du petit lait en lisant sous votre plume qu'il faut agir « contre un système où les mêmes personnes sont juges et parties, appartiennent aux commissions qui évaluent leur propre labo et qui décident de leur propre financement, un système opaque où aucune commission n'est indépendante et contre lequel personne n'ose s'opposer sous peine d'être écarté définitivement. Le système Chirac à la tête du RPR, c'est du hors-d'oeuvre comparé à tout ça ».
(2)Réformer le système, ainsi que vous le dites, « non pas en créant des agences les unes par dessus les autres mais en remettant tout à plat et en s'attelant à un régime vraiment démocratique (loin du système actuel) » et « en faisant imploser tout ça ».
(3) Combattre la LRU, avec précisément ses deux Agences bras armés : l'ANR et l'AERES. Sur ce point, je suis en désaccord avec vous lorsque vous écrivez : « La loi LRU ne changera rien à cela, ni en bien ni en mal ». Si, elle amplifie le phénomène car, selon la personnalité et la politique des présidents d'Université qui auront tous les pouvoirs, le système de magouilles actuel sera optimisé. De plus, n'oubliez pas que dans ce dispositif LRU-ANR-AERES le statut des Humanités, des Sciences humaines et sociales, de la recherche fondamentale est mis en cause, ainsi que l'emploi (on va vers la précarité).
Nous ne nous trompons pas de combat, alors unissons-nous !
De
23H21 | 09/12/2007 |
Ancien chercheur (doctorant puis ATER et … chômeur actif pour le CRNS ! ) qui se recycle (via une licence professionnelle)je suis entièrement d'accord avec ce constat, si ce n'est que la LRU ne fera que donner encore plus de pourvoir aux maffieux qui font la pluie et le beau temps dans les labos et les universités.
à ART MONIKA
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 14H48 | 11/12/2007 |
-privatiser cest excessif. C n'est pas démontré.
- Aujourdhui est ce que les campus sont homogenes ? N'existe til pas déja du « haut niveau » et du « bas niveau ». N'est ce pas inéluctable ? Nest il pas plus pervers de laisser les choses latentes (comme la sélection par l'échec) ?
- Les sciences humaines ne sont elles pas déja ds une triste situation ? La socio a telle disparu des pays (la majorité) ou ce type de loi a été adoptée ?
- Il me semble quau fond vous défendez votre corporation de collègues qui devront effectuer plus dheures et seront jugés plus sévérement que cest le cas aujourdhui, ou la consanguinité est de mise. D'autre part, si le systeme fonctionne, que l'individu et non plus le travail est protégé (la flexsécurité a la nordique), devrait il craindre des missions temproaires (si il en retrouve derriere) ? D'autre part, le CDI restera le contrat de base.
- Que voulez vous comme réforme ? Comment aborez vs le phénomene de massification ? Que voulez vous pour les conseils, pour les statuts, pour la profesionnalisation ? Expliquez vous, j'aimerai savoir, pour me fixer, quelles sont les autres possibilités, réalisables (quelle soit possible sur un plan matériel, cest a dire quelle sucite un minimum dadhésion de ts les acteurs et sur ts les plans, et politique (apres un refus de la LRU, il sera difficile de faire passer autre chose avant des années) pour qune autre réforme soit adoptée…Merci
De
16H08 | 09/12/2007 |
Je me pose des questions concernants le mouvement anti-LRU. Moi même, je suis un étudiant « bloqueurs » mais ces 5 dernières semaines ont été plus que fatiguantes. Sans se leurrer, on voit bien que la pluparts des facs sont débloqués (parfois à cause des CRS, vigiles, etc).
Les profs qui commencent à arriver, c'est bien, mais cela suffira-t-il ?
A-t-on encore assez de force pour poursuivre la lutte ?
De
16H25 | 09/12/2007 |
Oui on l'a ! ! ! La protestation passant des étudiants aux profs d'université, elle peut passer aux profs de lycée et aux lycéens. On peut compter sur l'arrogance du gouvernement pour ré-embraser l'indignation des profs et élèves. Il faut ruser pour séduire les journalistes en poste de responsabilité, et pas seulement de courageux étudiants en journalisme.
Travailler dans des institutions promises à une révolution conservatrice n'a aucun sens pour quiconque croit à son travail. Tant que la menace pèse, notre place est dans la rue, pas devant les livres.
Et merci à Rue 89 de contribuer à sauver l'honneur du journalisme pour une audience de quelques milliers d'internautes.