Après onze ans de prison, l'ex-aviseur des douanes, « lâché » par la France, fait le tour du pays pour réclamer réparation.

Quand il en parle, il compte en jours : 3888 passés derrière les barreaux, pour avoir « servi l'Etat », dit-il. Trafiquant de drogues international, ont répondu les justices canadienne et française. Après onze ans de prison, beaucoup auraient tourné la page. Lui pas. Depuis quelques mois, Marc Fiévet fait un « Narcotour ». Seul dans un camping-car aménagé par son gendre, l'ancien aviseur des douanes fait un tour de France et mène campagne sur le Net. Contre les « stups », contre Michel Charasse et contre tout ceux qui l'ont « lâché ».(Voir la vidéo)
L'histoire de Fiévet est celle d'un gars au bagoût incomparable. A l'aise partout, il s'installe à Gibraltar dans les années 80, se fait beaucoup d'amis et flaire les bonnes opportunités. Trafics en tout genre, opérations de blanchiment, ce père de famille aux allures de VRP est un parfait « aviseur ». Un indic de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), rémunéré en fonction des saisies qu'il permet.
Roublard et très observateur, il finit par faire ami-ami avec de gros trafiquants. Colombiens, italiens ou marocains, ses contacts lui permettent de monter des coups qu'il « signale » ensuite à ses officiers traitants. Sur 107 tonnes de drogues ainsi signalées, il prétend que les douanes ne lui en ont créditées que 18. Le reste ? Evaporé… « Les primes d'aviseurs, dit-il, sont parties conforter les caisses de la DNRED, qui n'arrivait pas à se satisfaire des fonds qui lui étaient destinés ».
Et puis un jour, c'est l'opération de trop… celle qui lui vaut de se retrouver dans une prison canadienne, condamné pour trafic international de stupéfiants.(Voir la vidéo)
Derrière les imprécations contre le système ambiguë de l'Etat jouant la partition des dealers internationaux, NS55 (son nom de code) met en évidence le rôle trouble des services spéciaux, déjà dénoncé par le chercheur américain Alfred Mc Coy (« La politique de l'héroïne en Asie du Sud-Est », éditions du Lézard). McCoy décrit notamment comment le Sdece, puis la CIA, financèrent leurs opérations clandestines en contrôlant les routes du marché de l'opium.
C'est pour faire reconnaître cette politique clandestine des Etats que Marc Fiévet n'hésite pas à installer son camping-car devant les directions régionales des douanes pour entamer un dialogue. Le tout sous l'oeil de la caméra d'Emmanuel Desbouiges et d'Olivier-Jourdan Roulot, deux journalistes qui autofinancent un projet de documentaire.(Voir la vidéo)
Dernier regard sur cette histoire hors normes, celui de Jean-Henri Hoguet, ancien patron de la DNRED (1987-1991), qui a « recruté » Fiévet. A la retraite depuis dix ans, M. Hoguet a préfacé le dernier livre de l'aviseur. Pour Rue89, il a accepté de répondre, par mail, à quelques questions. Sans fioritures : Comment expliquez-vous l'absence de soutien des responsables politiques vis-à-vis de Fiévet ?
Les dits « responsables » se sentent éventuellement concernés par les actions qu'ils ont conduites ou autorisées ou qui sont intervenues durant leur mandat, mais rarement pour celles qui sont intervenues des années auparavant. A fortiori lorsque la majorité politique a changé.
Pensez-vous que cette affaire puisse remettre en cause le système des aviseurs ?
Plus qu'un aviseur, Fiévet était un infiltré. Il est clair que ne pas soutenir un infiltré ne peut que tarir le recrutement. L'aviseur normal ne doit pas s'attendre à une protection particulière. Il donne une information, on l'exploite et si il y a un résultat il sera rémunéré en fonction de celui-ci. Tout ce qu'on lui garantit, c'est de conserver son anonymat.
Marc Fiévet estime que certains de ses signalements n'ont pas débouché sur une intervention des douanes…
C'est vraisemblable et c'est normal. Toutes ces affaires sont internationales, elles mettent en jeu de nombreux services et les informations doivent transiter par des chaines hiérarchiques relevant de plusieurs pays.Vous pouvez ajouter le facteur temps, souvent essentiel, le facteur météo, la chance ou la malchance, pour comprendre que donner une info et réaliser une affaire sont deux choses différentes.
Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?
En Europe ,je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l'on estime que l'on n'arrête que 5 à 10% de la drogue et qu'il a été jusqu'ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C'est le problème de la demande qu'il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l'on règlera la question en jugulant l'offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des Etats aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l'alcoolisme en supprimant l'alcool ?
Que faudrait-il changer pour accroître l'action des douanes en la matière ?
Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L'échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d'abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics,etc.
Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d'avoir des infiltrés, de s'en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu'on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.
► A lire :
Dans la peau d'un narco infiltré au coeur de la mafia de Marc Fiévet et Oliver-Jourdan Roulot, éditions Hugodoc, 19 euros.
Au service de l'Etat à travers la douane, 1954-1996 de Jean-Henri Hoguet, éditions l'Harmattan, 29 euros.
► A voir : le blog du Narcotour





















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De
14H12 | 09/12/2007 |
Quelles ont été les motivations de ce type ? Lutter contre l'offre pour aider ceux qui constituent la demande, j'en doute fortement, mais si tel est le cas et bien l'état lui à fait un petit dans le dos, ce qui ne m'étonne pas. Mener une « vie d'aventurier » et en vivre financièrement, ce que je pense être plus vraisemblable, et bien, il n'a qu'a s'en prendre à lui même. Pourquoi ? parce qu'il s'agit de drogue et que l'on ne joue pas impunément avec, à quel niveau que ce soit…
De
14H46 | 09/12/2007 |
Dans le même ordre d'idées, un film sans leçon de morale mais direct lui aussi, Le Cousin d'Alain Corneau
De
15H40 | 09/12/2007 |
tout a fait d'accord, il a prit des risques il a perdu,ces gens sont des canailles
De Propergol
à bord du Head Hunter | 14H14 | 09/12/2007 |
Bonjour
La question concernant la demande est excellente et pertinente !
Comment voulez-vous arrêter le trafic de drogue avec une société qui vous demande toujours plus, toujours plus d'effort, toujours plus de sacrifice, travailler plus pour gagner plus en somme, et d'ailleurs pas seulement qu'en France ?
Comment voulez-vous que l'on tienne moralement et psychiquement sans craquer ou, de l'autre côté, sans avoir un moyen de s'évader, d'oublier, bref de vivre un peu de bonheur authentique, pour la grande majorité qui n'a pas accès par exemple aux moments de bonheur réels et authentiques de jouer du piano en improvisant librement ?
Ca me fait penser à cet extrait du livre de Sabine Kuegler, qui a vécu toute son enfance parmi les indiens Payu de Papouasie : « tout était simple et agréable dans la jungle, qui était dangereuse et même parfois mortelle. En arrivant dans le monde “civilisé”, je suis tombé dans un grand vide émotionnel. Alors que la jungle était physiquement difficile mais moralement facile à vivre, le monde moderne était physiquement facile mais extrèmement difficile pour mon âme. »
Bref, on l'a bien voulu, et en plus on crie pour aller encore plus loin..
à Propergol
De
14H48 | 09/12/2007 |
Sur le progrès technique et la « civilisation », Aby Warburg a utilisé sa propre folie pour nous donner à comprendre le lien anthropologique dans Le rituel du serpent (Macula, 2003)
De Gerard Willing
Blogueur et vidéaste | 18H14 | 09/12/2007 |
Je n'ai rien compris à votre propos. Alors, j'ai cliqué sur Aby Warburg dans wikipedia. Ouf ! Je commence à piger. Je vais lire le bouquin. Promis. Vous avez dû jouer à « signe de piste » dans votre enfance, moi aussi. Merci.
De Lemmy_Nothor
The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 14H32 | 09/12/2007 |
J'ai connu un type du genre de mr Fiévet. Il a fait tomber 10 personnes sur un groupe de douze……il travaillait pour la GRC ( Gendarmerie Royale du Canada), et aussi pour sa pomme bien sur.
Et quand les flics arrivent pas à en coincer un, ils en inventent un, fabriqué de toute pièce…
De
14H48 | 09/12/2007 |
Salut ! petite coquille « confidentialité des sources »…
De Arnaud Aubron
Rue89 | 15H35 | 09/12/2007 |
Merci de votre vigilance. C'est réparé.
De
16H12 | 09/12/2007 |
« Courageux anonyme » porte bien son pseudo, prompt à aboyer avec les loups, le jugement péremptoire et expéditif… Digne représentant de la France frileuse, celle qui s'est distinguée à Vichy.
Michel Collin
De
16H06 | 09/12/2007 |
La plupart des juges et des corps de police seraient pour une décriminalisation des délits reliés à la consommation et à la possession de la drogue.Ca viderait déjà de moitié les prisons. Là où le bât blesse est qu'en bout de ligne, se sont les politiques qui bloquent ce genre de projet. Pourquoi ?
De olivier p
face à la mer | 09H50 | 10/12/2007 |
Il me semble que certaines raisons ne se jugent pas simplement. Il est possible, par exemple, que les fonctionnaires dont vous parlez, n'aient pas des représentants déterminants dans le débat public. Il est possible que cela soit vrai aussi pour ce qui concerne les usagers (mais là … www. asud.org ; a-f-r.org)…
Par ailleurs, il semble certainement à des décideurs politiques qu'une autre politique des drogues que celle multi-facette actuelle, apparaisse comme laxiste. Trop libérale si on dépénalise l'usage, si on harmonise sur les droits communs des usagers de tabacs et d'alcools(comme l'ivresse publique). Dit autrement, la mauvaise gestion (pas si sûr, quantitativement au niveau historique) de l'alcool, justifierait que l'on soit méfiant avec d'autres produits, les mélanges.
Par ailleurs, certains pensent que l'ancrage économique du marché des produits illicites est tel, que cela mettrait le feu dans les quartiers (quid aussi de la bourse et autres économies liées à la redistribution de la valeur-ajoutée entre la production des plantes jusqu'au consommateur ? ? ? ? )
Par ailleurs, certains pensent que les conventions internationales nous empêchent de réformer clairement la politique des drogues.
Par ailleurs, certains ignorent certaines réalités de politiques publiques locales, européennes ou internationnales.
Par ailleurs,certains pensent que la répression n'existe pas parce qu'elle ne marcherait pas. Et là, à ce sujet, arnaud aubron de rue 89, a écrit quelques articles…
Enfin, certains ne connaissent pas, ou ne croient pas, s'en foutent ou… pensent que l'apparente radicalité des choix politiques possibles, entre un système existant et un nouveau… c'est too much, et là « Trop, n'est pas encore assez »
De geff
16H52 | 09/12/2007 |
Et ils veulent que l'on ai encore confiance dans l'état, les administrations ? : /
bon courage à cet homme pour son combat
De Hervé Torchet
17H39 | 09/12/2007 |
C'est une histoire aussi ténébreuse que douloureuse.
De V comme vendetta
Ecrivain | 17H46 | 09/12/2007 |
Je me souviens d'un très bon reportage dans Libé sur cette affaire il y a deux ou trois an. Ce monsieur Fiévet révèle quelque chose d'important, le dessous de certains traffics, mais comme il s'accorde sur l'amoralité de ces procédés et les liens avec certaines structures para-étatiques, son désir de justice, pour être louable, me semble affaibli.
Sinon, je félicite M Servenay pour sa citation du bouquin de Mc Coy sur les traffics de drogue en Asie du Sud Est, et l'implication des services de renseignements français et américains. Mc Coy, que j'ai lu, oublie cependant facilement que tous les services de renseignements ont goûté à ce traffic : Chinois, Nationaliste et Communiste ; Vietnamien, le Viet Minh de Giap ; Japonais ; Thailandais etc. Pour aller plus loin sur cette région, l'excellent livre de Philippe Le Failler, MONOPOLE ET PROHIBITION DE L'OPIUM EN INDOCHINE Le pilori des Chimères Philippe Le Failler Recherches asiatiques.
à V comme vendetta
De Gerard Willing
Blogueur et vidéaste | 18H17 | 09/12/2007 |
Je lirai. Merci.
De Daniel R
Visiteur d'entreprise | 20H51 | 09/12/2007 |
« ses contacts lui permettent de monter des coups »
Si je comprends bien ce que cette phrase signifie, notre héros si sympathique, victime d'une justice aveugle, était un monteur de coup, c'est à dire soit un provocateur qui faisait arrêter des personnes qui n'auraient peut-être rien fait sans lui, soit un trafiquant qui achetait sa tranquillité en vendant quelques uns des ses associés du moment et concurrents à d'autres moments.
Un joli monsieur dans tous les cas.
Il y a une évidente contradiction avec l'interview de Hoguet, qui le présente comme un infiltré, c'est à dire un agent français. Mais un agent n'est pas payé au coup, il reçoit un salaire. Ou alors, il s'agit d'un agent indépendant et on revient à la case départ.
Un peu bizarre tout ça.
à Daniel R
De
21H00 | 09/12/2007 |
A Daniel R
Vous devez être particuliérement tordu, cher monsieur pour imaginer le scénario que vous insinuez. Renseignez vous mieux à l'avenir sur la réalité des services spéciaux à la française avant d'écrire de telles inepties
Marc Fievet
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 08H01 | 10/12/2007 |
La présence de Fievet pour répondre ici è ses détracteurs est tout à son honneur et marque un nouveau point fort pour Rue 89. Merci à Fievet et merci à Severnay.
http://nouvellesociete.org/5144.html
Pierre JC Allard
PS. Ils disparaissent quand les courageux anonymes ? Je compte les heures…
à Daniel R
De Prolo du livre
12H47 | 10/12/2007 |
Il me semblait, qu'en France, la police, et la justice, ne pouvait pas « provoquer » un coup (un crime, un délit), comme aux états-unis où de fausses prostituées, mais vraies flics, « provoque » le client pour l'arrêter…
Or ici nous avons, aussi, des coups « provoqués », alors comment un dossier peut-il ensuite être recevable par la justice puisqu'étant monté de manières illégales ?
M. Fiévet, il n'est pas nécessaire de traiter de « tordu » quelqu'un qui se pose des questions…
Quant au mépris affiché par certains, ne vous doutez vous pas, de par votre ex-fonction, que les gens puissent relever l'immoralité, ou l'amoralité, des dites fonctions ?
Après, que vos ex-employeurs ne vous rendent pas la pareil, c'est une autre histoire, mais lorsque l'on joue avec le feu, on finit par se bruler…
à Prolo du livre
De Daniel R
Visiteur d'entreprise | 10H12 | 15/12/2007 |
Vous avez tout à fait raison.
On ne peut pas exiger à la fois le beurre et l'argent du beurre.
De
20H53 | 09/12/2007 |
Un infiltré, c'est un flic « déguisé » en truand pour faire tomber un réseau. Une balance, c'est quelqu'un qui vit comme et avec les truands mais qui pour rester dehors et/ou obtenir une compensation financière dénonce ses petits camarades. Certains de ces salopards finissent en prison, surtout en renseignant la douane française alors qu'ils risquent l'arrestation par les canadiens, et franchement qui les plaindrait ? Surement pas moi…
De
21H03 | 09/12/2007 |
Courageux anonyme, le réponse faite au précedent commentateur peut s'« appliquer à vous, le courageux anonyme.
Marc Fievet
De
21H19 | 09/12/2007 |
Moi je donnais juste ma définition des mots « infiltré » et « balance »… Maintenant si vous préferez vous voir comme un super héros, grand bien vous fasse… Au Québec, que vous devez connaitre, on appele les gens comme vous des « délateurs » et ils ont un statut plus enviable qu'ici en matière de protection et rénumération… Je trouve que le terme est moins hypocrite, qu'en pensez-vous ?
PS : Je suis « courageux anonyme » parce que mon nom ne vous dirait rien et que c'est plus simple que de trouver un pseudo ou de mettre son prénom
De
21H20 | 09/12/2007 |
Moi je donnais juste ma définition des mots « infiltré » et « balance »… Maintenant si vous préferez vous voir comme un super héros, grand bien vous fasse… Au Québec, que vous devez connaitre, on appele les gens comme vous des « délateurs » et ils ont un statut plus enviable qu'ici en matière de protection et rénumération… Je trouve que le terme est moins hypocrite, qu'en pensez-vous ?
PS : Je suis « courageux anonyme » parce que mon nom ne vous dirait rien et que c'est plus simple que de trouver un pseudo ou de mettre son prénom
De
21H33 | 09/12/2007 |
Je pense que vous avez l'esprit particulièrement tordu. Je ne me considère absolument pas comme un super héros, mais seulement comme un type qui a été recruté par des autorités régaliennes d'un Etat de droit pour infiltrer le monde du narcotrafic. Non fonctionnarisé de par la seule volonté ministérielle de Michel Charasse, j'ai pourtant été présenté à la DG des douanes espagnoles, au Customs excise anglais et à d'autres services anti-stups comme l'agent des douanes françaises en place sur la Costa del Sol et à Gibraltar. Je refuse donc toute assimilation à un délateur ou autre balance et indic.
Jean Henri Hoguet l'a écrit, j'étais un agent infiltré./
D'autre part, fort d'une décision de justice rendue apres une instruction de plus de 5 ans, je peux aujourd'hui, conforté par cette décision, affirmer que je n'étais pas un narco et je ne le suis pas devenu lors de mes actions d'infiltration.
Marc Fievet
De olivier p
face à la mer | 11H38 | 10/12/2007 |
Mme Dati, M. Charasse, Marseilles ? Que des mots-clés ?
http://www.bakchich.info/article2132.html
De
21H26 | 09/12/2007 |
Et que dire de la mafia infiltré dans les corps de police ? Les salaires des flics et des budgets alloués à la pseudo guerre contre la drogue sont désuets par rapport aux profits issus de la vente de la drogue. J'aimerais bien que les policiers parlent à coeur ouvert une fois pour toute.
De
21H35 | 09/12/2007 |
C'est justement pour cette raison que Michel Charasse, fort justement avait refusé de me fonctionnariser, arguant du fait que cela compliquerait ma tâche !
Marc Fievet
De
21H46 | 09/12/2007 |
Une autre seringue dans le bras de la justice…