Proches de politiques qui sont aussi leurs clients, les instituts de sondage font-ils le vote, comme les en accuse Royal ?
Aux dernières élections, il ne fut pas indifférent que Laurence Parisot dirige l’Ifop, que Vincent Bolloré soit le principal actionnaire de CSA ou que Nicolas Bazire ait un pied chez Ipsos. Tous trois étaient de fervents supporters de la candidature de Nicolas Sarkozy, qui fut, avant et pendant la campagne, de loin le plus gros client des sondeurs , écrit Ségolène Royal dans son livre Ma plus belle histoire, c’est vous où elle écorche encore Opinionway qui a des liens à l’UMP » et livre, clés en main, des sondages plébiscitaires à l'interprétation pré-mâchée .
Ce n’est pas la première fois que le perdant d’une élection met en cause la proximité des instituts de sondage et des politiques. Il suffit de revoir la soirée électorale du 23 avril 1995. Pierre Giacometti, alors directeur politique de l’institut BVA, se fait allumer sur le plateau d’Antenne 2 : Il est difficile d’être un expert indépendant et de travailler pour un candidat , lui lance Nicolas Sarkozy. En campagne pour Edouard Balladur, il laisse entendre que Giacometti a œuvré au succès de Jacques Chirac au premier tour.
Giaco et Sarko vont au resto
Douze ans plus tard, Pierre Giacometti, désormais directeur général d'Ipsos, faisait partie des invités au Fouquet’s lors la soirée de victoire électorale du nouveau président. Le directeur d’Ipsos compte effectivement parmi les architectes de la victoire de Nicolas Sarkozy. Dans son livre L’aube le soir ou la nuit » , Yasmina Reza relate l’état d’esprit de Sarkozy en attendant le premier tour. Ce que me dit Giacometti : on est sûr que les deux premiers, c’est elle et moi. Si Le Pen est bas, c’est la réussite de notre stratégie. Une quinzaine de pages plus loin, on retrouve Pierre Giacometti avec Nicolas Sarkozy et Claude Guéant, entre les deux tours : On me tape tellement dessus , dit Sarkozy. Ca c’est très bien » , lui répond Giacometti. Il le conseille sur le débat à venir : Sur la forme, moins tu l’interromps mieux c’est. Ecoute, sérénité, respect , et encore : Les Français pensent qu’elle n’est pas dans le réel. Toi tu es dans le concret. Dites-nous, précisez-nous.
A présent, le monde des études bruisse de rumeurs sur l’avenir de Giaco » que l’on croise régulièrement à l’Elysée et que l'on dit partant d'Ipsos… Pour le moment, il n’y a rien d’officiel , nous assure son assistante, interrogée sur le sujet. Pierre Giacometti n’a pas souhaité nous répondre, mais les autres instituts que nous avons contactés se défendent d’avoir fabriqué la victoire de Sarkozy.
Ségolène Royal a aussi tourné aux sondages
Laurence Parisot a téléphoné à Nicolas Sarkozy pendant la soirée électorale ? Je pense qu’ils ont tous appelé ! répond Jérome Fourquet, directeur des sondages d’opinion de l’Ifop. Nicolas Bazire est administrateur indépendant d’Ipsos, il passe trois fois par an , nous dit Jean-Marc Lech chez Ipsos. A l’idée que Ségolène Royal décrive Nicolas Sarkozy en premier consommateur de sondages, il éclate de rire : La deuxième consommatrice c’est qui ?
Les comptes de campagne publiés au Journal officiel indiquent même que, contrairement à ce qu’écrit Ségolène Royal, sa campagne n’a pas dépensé moins en sondages que celle de Nicolas Sarkozy : 836807 euros pour la candidate du PS, 527800 euros pour celui de l’UMP (des chiffres à prendre avec des pincettes, assure le directeur d’un institut : Il faudrait y ajouter les tests d’argumentaires ou de propositions commandés par les partis » ). Dans un entretien au Monde, il y a un an, Ségolène Royal reconnaissait s’être penchée sur les sondages à l’époque où elle était conseillère de Mitterrand : J’étais la seule à m’y intéresser.
Le cas Opinionway
Ségolène Royal épingle aussi Opinionway nouveau venu particulièrement zélé . Lancé par des anciens d’Ipsos il y a huit ans, l’institut est entré il y a un an et demi dans le club fermé du sondage d’opinion que six entreprises (Ipsos, Ifop, BVA, CSA, Louis Harris, TNS Sofres) se partageaient depuis une vingtaine d'années.
Opinionway a été critiqué méthodologiquement parce que ses sondages sont réalisés en ligne, quand seulement 60% des Français ont accès à Internet. La plupart de ses concurrents prennent sa défense sur le sujet, rappelant que tous les instituts en font sur d’autres sujets que la politique et que les autres méthodes d’interrogation ont aussi des biais. C’est plus facile de dire à un ordinateur qu’à un enquêteur qu’on a voté Le Pen » , apprécie un concurrent.
Graphes à l’appui, Hugues Cazenave nous présente les résultats du sondage d’Opinionway après le deuxième débat : Ségolène Royal est à 31% d’opinions positives, Nicolas Sarkozy à 53%. Ifop et BVA ont donné des résultats plus bas à Ségolène Royal. Ces scores, insiste-t-il, le placent au milieu de ses concurrents. Il estime qu'il a été dans la ligne de mire parce qu'il était le premier à publier ses résultats grâce au recueil en ligne (il s’est aussi défendu dans une lettre à Ségolène Royal).
Je leur reproche de n’avoir fait que des posts-tests garantis sur facture , note Jean-Marie Lech chez Ipsos à propos du travail d'Opinionway pendant la campagne électorale. Autrement dit, recueillir les points de vue de ceux qui ont regardé une intervention de Nicolas Sarkozy à la télévision produira probablement des résultats positifs parce qu’on interroge ceux qui ont souhaité le regarder et l’ont regardé jusqu’au bout. C’est une astuce commerciale, on l’a fait pour Mitterrand et 'Ca nous intéresse Monsieur le président' » , se souvient Jean-Marc Lech au passage.
Pour Hugues Cazenave, les questions et leur exploitation éditoriale relèvent de la responsabilité des médias qui commandent ces sondages.
Un suicide économique
Enfin, dans son livre, Ségolène Royal reproche aux instituts d’avoir bien choisi les occurrences des sondages : rien sur le calamiteux voyage de M. Sarkozy aux Etats-Unis , regrette t-elle, alors qu’elle accuse la formulation des questions sur l’incident de la Gare du Nord d’avoir favorisé Sarkozy. A Ipsos, Jean-March Lech considère que l'événement marque de fait un tournant dans la campagne : les incidents de la Gare du Nord suscitent des interrogations dans la campagne de Royal » et 48 heures après (sous la forme d’un sondage), manchette dans le Figaro : c’est Sarko qui a raison .
A Opinionway, Hugues Cazenave rétorque encore qu’il serait économiquement suicidaire pour un institut d’être marqué politiquement, le marché français ne permettant pas à un institut de ne travailler que pour un parti (il n’a pas caché souhaiter travailler avec de médias de gauche ou indépendants pour corriger l'image à droite de son institut). D’autant que les instituts ne réalisent qu'une petite partie de leur chiffre d'affaires grâce aux sondages d'opinion : mais cette activité leur apporte la visibilité et la notoriété pour réaliser le gros de leurs revenus sur les sondages de grande consommation.
La proximité de Giacometti et Sarkozy met t-elle l’Ipsos en danger de perdre des clients ? Ipsos a toujours joué l’Elysée » , dit un de ses concurrents, en référence entre autres au baromètre confidentiel qu’il réalise pour la présidence depuis François Mitterrand. Jean-Marc Lech ne nie pas : Le premier compte dans la vie politique c’est l’Elysée. La première société doit avoir le premier compte. Mais il rappelle que d’autres membres d’Ipsos travaillaient pour la campagne de Ségolène Royal et qu’il a souhaité, lors de la dernière campagne, tester le système des pollsters à l’américaine (sondeurs attachés à un parti) en détachant une personne au siège de campagne de Ségolène Royal. Ils sont côtés en bourse, ils ne vont pas s’amuser à mettre tous leurs œufs dans le même panier au premier tour » , confirme Jérôme Fourquet à l’Ifop à propos des clients de l'Ipsos.
La commission des sondages doit rendre jeudi prochain son rapport annuel. A propos de ce qu’écrit Ségolène Royal laissant entendre que les instituts aient pu favoriser un candidat, le secrétaire général de la Commission, Matthias Guyomar, affirme n’avoir pas eu quoi que ce soit qui puisse permettre de corroborer ce type d’accusation . Quant à la proximité de Nicolas Sarkozy et Pierre Giacometti, il fait valoir qu’ il n’y a pas de règle qui interdise le cumul de telle ou telle fonction. Nous contrôlons les sondages, pas les sondeurs » .












En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.
Les sondeurs flattent ceux qui les payent. Leurs questions sont bien étudiées pour cela. Ils semblent faits pour induire en erreur et influencer l’opinion au bénéfice de celui qui les commande.
Quand je dis « flatte », je veux dire « avantage », bien sûr. Certes, le client veut la vérité, mais ce qu’il veut parfois (et de plus en plus de nos jours), aussi et avant tout, c’est que le sondage influence l’opinion. Il joue sur l’instinct grégaire d’une population. C’est une tactique bien connue outre atlantique et dont certains là-bas se servent beaucoup.
Je prends un exemple très simple. Si on me demande si je trouve telle robe jolie et que je réponde « non », puis ensuite on me dit qu’on a sondé toutes les femmes de France et qu’elles ont toutes répondu « oui, cette robe est belle », je vais forcément me poser des questions sur mon choix et me demander si je ne suis pas complètement rétrograde ou si je n’ai pas un goût exécrable pour être la seule à répondre « non ». Cela risque de m’influencer, car j’aurai l’impression d’être complètement nase si je suis minoritaire à trouver ladite robe moche. Je risque donc de me dire que finalement, la robe ne doit pas être si moche que ça - si tout le monde l’aime, c’est qu’elle est belle et qu’au fait c’est moi qui ai mauvais gout.
C’est un peu comme la pub, maintenant, les sondages. Plus les sondages sont favorables, plus la « marchandise » est vendable. A force qu’on vous dise qu’un produit est le meilleur, vous finissez par le croire. Au moins pour un temps…
Par dessus tout ça, les médias se permettent de modifier à leur sauce la conclusion de ces sondages :
Exemple criant, frappant, impressionnant : le Figaro du 14 Août : « 63 % des Français veulent travailler après 65 ans ». En fait, le sondage concluait : « 63 % des Français sont favorables à ce qu’un salarié puisse travailler après 65 ans s’il le souhaite »
Dont acte
http://lesmots.freelatitude.net
Vous décrivez en effet ce qu’est un sondage et la relation acheteur/sondeur, relation parfaitement linéaire dont le sondage n’est qu’un produit, tel un yaourt ou une léssive.
Mais il ne faut pas être naïf, le monde politique ne fonctionne pas comme cela. Un journal peut par example commander un sondage dont la question va être « truquée » afin que le résultat soit positif pour le candidat qu’il soutient. Ainsi avoir une réponse biasée, qui rend une fausse image de la vérité et donc ne permet pas au candidat d’avoir une information pertinente, va permettre de manipuler l’opinion des lecteurs de ce journal ou des médias en général. C’est simple, et ça peut être payant.
Personnelement je trouve cela lamentable, ce qui reflète le niveau de certains de nos politiques et de nos médias.
Ségolène était tout sauf anonyme et vous le savez très bien.
Qu’elle ait vendu 300 exemplaires de son livre ne signifie rien. Vous devriez voir ce que peut vendre, dans le même laps de temps, allez, je ne sais pas… Lorie, par exemple. Autrement dit, en aurait-elle vendu 3000 qu’elle ne serait pas plus intelligente.
Toutefois, vous n’avez pas tort. On peut être en désaccord avec elle, il n’en reste pas moins qu’elle n’est pas une imbécile (et cette remarque vaut exactement pour Sarkozy, d’ailleurs).
Je suis toujours estomaqué par la stupidité que révèlent les commentaires (ainsi que les commentateurs et -trices) qui se contentent de la traiter de cruche, de dinde ou de conne.
Quant aux motivations de ceux qui ont voté pour elle, je ne suis pas plus militant du PS que vous, mais je crois qu’elles ont été diverses. Et votre conclusion n’est pas la moins bonne raison d’avoir fait ce choix.
Allez vous faire sonder sur:
http://expression-publique.com/expression-publique/main.php
Rien de tel que les travaux pratiques pour concrétiser ce qui peut apparaître comme des généralités abusives.Répondez à ce qu’on vous demande, et voyez la façon dont les questions sont posées.
Même si vous détestez S. Royal, analysez la teneur des questions à propos de son passage à France 2 face à Arlette Chabot. Continuez l’exercice jusqu’au bout.On vous demandera dans quel gradient politique vous vous situez.
Si vous avez comme moi regardé l’émission de Chabot avec S. Royal, vous avez eu une idée de la façon dont s’est comportée la journaliste, superposant sans cesse sa voix à celle de son invitée. De cela, bien entendu, il n’est pas question dans le sondage. Car, c’est bien connu, les journalistes sont neutres. Et donc on peut juger de la prestation des invités sans tenir compte des interactions entre interviewer et interviewé.
Dommage, le lien http://expression-publique.com/expression-publique/main.php
est « mort ». Y-à t il un autre moyen d’acceder à la page ?
tout a faiyt d’accord. Pile poil!!
Il me semble que ni les instituts de sondage, ni les média ou partis qui font appel à eux n’ont intérêt à ce que des sondages ne soient pas publiés (car leurs résultats ne seraient pas
conformes à la ligne éditoriale / politique); il y donc un intérêt commun à <, quitte à commander d’autres études non publiables, ou à utiliser d’autres biais que les instituts.
Les relations entre partis/media/industrie sont trop complexes pour penser que les sondages sont des instruments de mesure: ce sont avant tout des armes idéales pour la propagande, et de bons moyens de transfert d’argent ou d’influence; ou alors, il faut admettre que vus les méthodes et les résultats, les instituts emploient des incompétents au service de dupes pour tromper des
pigeons…
Ne soyons pas naïfs. Il est certain que TOUS les candidats travaillent avec les sondages d’opinion. Le sondage est devenu un outil incontournable qui est d’ailleurs, pour le citoyen en période électorale, très dérangeant. Nous finissons par nous demander à quoi sert le vote, si les résultats sont déjà pliés avec un petit « pannel représentatif » de gens. Troublant, non ?
La question soulevée par S. Royal, et que nous sommes nombreux à poser pour d’autres sujets que la politique, ne concerne pas l’existence des sondages ou leur utilisation (quoique…) mais bien leur méthodologie. Il est certain que le choix des questions, leur formulation, leur analyse, ne sont pas neutres. Et S. Royal montre bien, dans son bouquin, la guerre déloyale dont elle a été l’objet à propos de ses prétendues « bourdes ». Il y a eu effectivement une véritable manipulation de l’opinion.
Il me semble indéniable que les sondages « opinionways » accumulent plus particulièrement tout les défauts des instituts de sondage et de leur méthodologie et qu’ils ont servi de façon exemplaire d’arme politique pour combattre Ségolène Royal par la presse de droite. Les critiques concernant cette boite sont particulièrement fondées.
Je dit cela, sachant, que Novartis est en train de conduire une enquête sur rue89.
Très bonne nouvelle cette enquête !
A déterminer présisément comment les internautes sont préselectionnés …
J’attends impatiemment les résultats. C’est qui Novartis ?
Abu
Lève tes yeux, Abu, et regarde la surface bleu en au de l’écran:
L’Institut de sondage Novartis, qui s’appele dés lors Harris y propose la participation à une enquête à propos du servic public pour le comte du gouvernement. Si tu cliques dans l’espace bleu tu y es.
Je disais cela, parce que Novartis / Harris travaille avec plus ou moins les mêmes methodes que OpinionWay. C’ètait une remarque critique vis à vis de la redaction de rue89.
Cordialement
Je pense que prétendre que l’opinion est manipulée est un peu excessif. C’est prendre les gens pour de la lessive. Ils seraient aisémment manipulable, tels les produits que les publicitaires s’ingénuent a nous vendre. Encorere une fois, les sociologues ont montré les limite de la théorie de la manipulation. Meme s’il existe des biais, le résultat d’un sondage passe par le moule social via le leader d’opinion…
Revenir sans cesse sur la défaite électorale exprime tout a fait combien le PS est dans l’impasse aujourdhui. Royal savait qu’en devenant candidate, elle aurait a faire avec des ennemis de l’intérieur. Elle n’était pas la candidate naturelle, juste celle des adhérents fraichement arrivés. C’est ca aussi la politique. Sarkozy avait le parti derriere lui, pas elle. J’ai voté pour elle. Mais indépendamment de ca, il convbient detre honnete: en prenant le poste, elle savait a quoi elle s’attendait. Elle a des torts ds la défaite, comme les autres. Mais elle en a bien.
D’autre part, Royal elle meme a été portée par les sondages. Comment a telle dépassé le stade des primaires alors quelle n’était pas candidate naturelle? Elle critique les sondages ds une logique politique, c’est normal, elle est ds l’opposition. Et il lui faut etre audible en ces tem^ps d’affirmation des leaders socialisyes pour l’after municipales… C’est pourquoi il ne sert a rien de prendre ses critiques au pied de la lettre…
Tiens, salut Jess !
Il ne s’agit pas de savoir si Royal à été victimisée ou favorisée à coups de sondages.
Ce qui est grave, par contre, c’est la tentative (pas mal reussi) d’un conditionnement de plus en plus systèmatique de l’opinion publique par la publication de resultats de sondages.
Et je n’ai pas attendu le livre de Ségolène Royal, que je n’ai pas (encore ?) lu, pour m’apercevoir du setting particulièrement inclin à manipuler l’opinion dont se sert Opinionways.
Il faut d’abord savoir comment sont recruté les « sondés ».
Normalement les instituts de sondages s’adressent à un panel constitué d’un échantillon représentatif de la société française et choisi « au hasard ».
Par contre, pour participer aux sondages Opinionways tout le monde peut s’inscrire via internet. Pour faire quoi ? Pour « peser » justement plus que « tout le monde » et pour recevoir des « cadeaux » !
Il s’y opère donc déja un premièr choix parmi la population générale.
Il faut être connecté, il faut vouloir peser, il faut être d’accord pour livrer un tas de détails sur sa vie de consumateur (eh oui !) et - accessoirement - il faut être motivé par l’appel du « cadeau ».
En suite, comment sont operé les sondages ?
Example: Quel est l’opinion des Français concernant les mesures annoncées par Sarkozy pour améliorer le pouvoir d’achat suite à l’émmission sur tf1.
Que fait Opinionways ? L’institut entre en contact avec un échantillon des personnes qui se sont inscrit au préalable. Le sondage est éffectué pendant ou juste après l’emmission - à chaud -. Sont questionnés uniquement les personnes qui ont suivi l’intervention de Sarkozy. Le sondage se fait online.
Donc, même si tout les autres critères formels de représentativité sont respecté, ce sondage est reduit à un échantillon qui à déja subi une sélection supplémentaire (exit les personnes comme moi, qui ne supportent pas de voir Sarko à la télé et qui de toute façon ne regardent JAMAIS Tf1) qui est loin d’être sans impact sur le resultat.
En plus le sondage se fait à chaud, immediatement après l’intervention. Les sondées n’ont donc pas eu le temps de reflechir au bien fondé des propos qu’ils viennent tout juste d’entendre et n’ont pas encore pu en débattre avec d’autres personnes ou lire les réactions d’opposants dans les journeaux etc.
Il s’agit donc plus d’un sondage qui permet de mesurer l’impact à court terme de cette émission que autre chose. On peut supposer que les opinions exprimées sont d’une volatilité plus importante que les resultats obtenus de façon plus classique.
Mais les resultats sont ensuite présenté dans la presse ou dans la propagande politique comme si il s’agissait de sondages « normaux ». D’ou risque de confusion.
Bonjour concombre!
Tout a fait d’accord avec vous, d’autant qu’en sociologie on a étudié combien déja il était difficile de dépasser la scène de théatre (normes, facade…)pour entrer ds les coulisses (rapport subjectif a la norme).
Néanmoins jaurais une question: en période délections…, comme dernierement, qui fait les sondages en général: opinionways ou les instituts classik? Les sondeurs classics, meme s’il existe des biais (inévitable), vs l’avez dit, ils arrivent bien a dompter ces soucis.? Opinionways est ce majoritaire comme mode de sondage?
Salut,
je ne dispose d’aucune statistique sur la part du marché des uns et de l’autre. Mais on a bien vu comment ça a marché.
Le Figaro et quelques autres se sont « abonnés » à Opinionways et ont publié des resultats à fond la caisse. Ceux ci était repris par AFP, par Inter et par toute la presse comme si il s’agissait d’une information, d’un fait diver. C’est ce ping-pong qui a fait ou participé a faire la force de la manoeuvre.
Et, l’on parle surtout d’Opinionways, mais si je ne me trompe pas, ils ne sont pas les seules à employer ces methodes.
Merci le concombrevert pour ces infos sur la pré-sélection des sondés internautes sur opinionways.
Ce qu’il faut préciser, c’est qu’ensuite ce sondage « en ligne » sert de référence, uniquement pour la simple raison qu’il est le … premier à sortir.
Lors du débat Sarko-Ségo, il me semble bien que c’était le sondage opinioways qui est sorti en premier. Les prmiers commentaires à chaud (radio, télés …) étaient plutôt une meilleure performance de Ségo que prévu, et surtout une moins bonne performance de Sarko que prévu. Puis le sondage a été utilisé pour inverser cette tendance !
Exactement, tu as bonne memoire ! C’est depuis ce jour que je suis le parcours de cette entreprise.
Même que après le débat j’étais étonnée des réactions à chaud des journalistes plutôt positives pour la prestation de Ségo. Et le lendemain du débat, le vent avait tourné, ça avait été soi disant le grand show de Sarkozy.
la manipulation post débat est en effet un cas d’école qui mériterait une étude approfondie.
Le soir tout le monde même les éditorialistes de droite s’accordaient à dire qu’ils avaient été assez frappé par la perf de Royale, une grosse opération a commencé le lendemain matin et dès le lendemain soir la tendance était « officiellement » inversé. ça m’avait alors sidéré.
Hola attention a ne pas se laisser emporter par ses préférences politiques!!
- Un débat d’entre deux tour joue plus qua la marge. C’est infime l’influence.
- Le média est toujours vu par le non connaisseur via le leader d’opinion de son groupe d’appartenance. Les individus ne sont donc pas sujet aussi simplement que ca a manipulation. Ils résistent, ils réinterprètent en fonction de leur systeme pratico représentationnel.
- Objectivement, pour le frcais moyen, le débat a été gagné par Sarko, meme si cela ne se voit pas (il devait faire gaffe a son image aggressive): ils ont intériorisé le fait que sur les questions importtes Sarko a un projet et pas elle. Je ne suis pas partisan la mais quand on se remmémore le passage de l’ééconomie, au débu du débat je crois, il est clair quil a le dessus.
- Il m’apparait, ds ces conditions, dangereux de préter autant dimportance a une quelconque technique. Allez jusqua dire que les sondages aurait renversé une tendance, que Ségo, en filigrane, aurait du gagner, quand meme, c’est éxagéré!
il ne s’agit pas de croire mais de constater : chabot n’a pas le même comportement face à sarkozy, et chabot a toujours eu son comportement vis à vis de royal, comportement qu’elle n’a jamais eu vis à vis de sarko ou de la droite sarkozyste en général. Elle est un peu comme son maitre : elle ne se cache pas.
J’ai une question naive, car je veux croire ke tout n’est pas que manipulation.
Ce peut il que ceet diifférence d’attitude de Chabot (ke j’ai constaté too) soit lié au fait que Sarko soit un « leader charismatique » et quil soit un homme, tout simplement. Car j’ai vu des interview de journalistes ou ceux ci explik combien il est cash, tutoie, en impose…Ségolene, ,en revanbche est moins charismatique. Des raisons culturelles jouent sans doute (les hommes dominent la société cf Bourdieu, il n’a ya pas regarder la facon de se mouvoiur des deux candidats, l’un assuré, lautre qui ne bouge pas, telle la petite fille de la corde a sauté). Et au dela, car Tatcher avait la poigne„ ou meme Merkel, elle n’a sans doute pas ce tempéramment.
Peut etre la pate Ségolène est elle plus facile a modeler ke celle ddu Sarko, et que cela est indépendant de leyur préférence politik? Chabot sur la 2 a ce poste, cela serait grave que devant des millions elle « choisisse ».
excusez moi mais je ne comprends pas votre question…
et le « k » est il vraiment indispensable, de même que le « too » ?
sincèrement ça fait trois fois que je lis votre commentaire et je ne le comprends pas. En gros c’est « chabot est comme ça parce que Royal est une femme et qu’elle n’est pas une femme à poigne » ??
vous avez écrit je crois un peu vite :
« Ségolene, ,en revanbche est moins charismatique. Des raisons culturelles jouent sans doute (les hommes dominent la société cf Bourdieu, il n’a ya pas regarder la facon de se mouvoiur des deux candidats, l’un assuré, lautre qui ne bouge pas, telle la petite fille de la corde a sauté). Et au dela, car Tatcher avait la poigne„ ou meme Merkel, elle n’a sans doute pas ce tempéramment.
Peut etre la pate Ségolène est elle plus facile a modeler ke celle ddu Sarko, et que cela est indépendant de leyur préférence politik? Chabot sur la 2 a ce poste, cela serait grave que devant des millions elle « choisisse ». »
Et, heu, si vous pensez que Chabot n’a pas choisi c’est probablement que vous vivez sur une ile deserte. Le problème est en effet qu’elle le montre. J’ai hate de voir si face aux femmes du gouvernement elle se montre aussi odieuse que face à Royal (qui ne s’est d’ailleurs jamais démontée)
en meme temps il est difficile de cacher ses préférences. Un journaliste n’est qu’un homme. Les opposants a sarko protestent contre les journalistes. Les défenseurs de sarko crient au scandale. Bientot, peut etre en 2012, cela sera le contraire. Et la grandre comédie humaine continuera…
Quelles preuves les adeptes de la théorie de la manipulation ont ils pour affirmer positivement que les sondeurs sont aux bottes de leurs clients, et donc en filigrane, que les sondages font l’opinion? Aucunes. La sociologie américaine a montré que le poids de la technique, via les sondages, la pub, la com, a une importance moindre que le leader d’opinion d’un groupe d’individus. Alors excusez moi, mais la théorie X files, a pârt donner un sens a la vie (les ficelles soont tirées par satanas), c’est de la vapeur d’eau…
Si vous pensiez aller voter ce matin mais qu’une bonne douzaine de sondages viennent de le donner votre candidat comme perdant, ne croyez-vous pas qu’il y a un tout petit risque que vous décidiez de ne même pas vous déranger et de partir tranquillement à la pêche, à la place, puisque, après tout, votre vote n’y changera rien?
Au départ (il y a bien longtemps!) les sondages étaient certainement beaucoup plus honnêtes, mais aujourd’hui, ils ne sont là (du moins pour la plupart d’entre eux) que dans le but de manipuler l’opinion. Croire qu’ils ne sont pas biaisés et qu’ils n’ont aucune influence c’est comme croire que Le Point et le Figaro sont parfaitement neutres ou que la publicité n’a aucun impact sur les ventes.
En ce cas comment expliquer la faible abstention de 2007 alors que Sarko était pratiquement vainqueur avant la lettre?
les gens aiment être du coté du gagnant. c’est un basique des relations humaines. Si on vous dit que machin est sur de gagner plutôt que bidule alors vous aurez tendance a préférer vous identifier à machin. surtout si vous avez du mal à comprendre les enjeux du débat ou si ça ne vous interesse pas.
Ceux qui ont déja travaillé en institut de sondage un été ou quelques mois pourront temoigner de comment un institut comme l’Ifop fonctionne de l’interieur.
Ormis les conditions de travail , et le conditionement des travailleurs , dans ce genre d’entreprise (qui meriterait un papier sur le sujet à lui tout seul), il est necessaire d’apporter quelques précisions.
Déja, les sondés ne sont pas pris « au hasard », il y a des quotas a respecter, il faut « tant » de retraités vivant dans l’oise, « tant » de travailleurs indépendants de plus de 35 ans vivant dans le 78..etc, jusqu’ici rien de plus normal, il est question d’avoir un panel le plus representatif possible.
Seulement les instituts de sondages ayant pour habitude de prendre plus de commande qu’ils ne peuvent en realiser, il y a certaines fois, ou , faute de temps, on est amenés a devoir « boucler » un sondage avec des « faux » representants de tel ou tel catégorie, exemple :
« tiens il nous manque « une séxagenaire retraité habitant en region parisienne », il reste un quart d’heure pour la trouver, « bon ce cadre retraité de 50 ans vivant à etampes fera l’affaire »
et hop, emballé c’est pesé.
Ensuite, certains avancent qu’il ne s’agit pas de « yahourt à la fraise, mais de politique »
et bien justement si, les sondages politiques effrayant les sondés, on vous livre un questionnaire fourre tout, ou se mele des questions sur les yahourts à la fraise, le dernier dentifrice ultra white, rythmé par quelques questions politiques « innocentes ».
Un leurre, puisque le sondé repond a des questions d’ordre politique, sur le même registre que celui de ces gouts alimentaires.
Certains « clients » demande parfois un sondage sur l’ensemble de ses produits, mais aussi sur celui de la concurrence, là encore, ce genre d’initiative reste sujette à caution,un sondage « danone », qui va porter aussi bien sur les produits « danone », ainsi que sur les nombreux produits qui « appartiennent » a la marque, le sondé aura l’impression d’avoir le choix entre 5 produits, alors que 4 produits sur 5 appartiennent à la même boite.
Et pour finir, les questions d’ordre politiques, sont le plus souvent fermés, c’est à dire qu’un sondé n’a que trois choix (oui, non, je ne sais pas), ce qui limite serieusement le devellopement d’une idée, ou d’une opinion, puisque ces questions ne proposent que trois reponses à des questions qui parfois necessitent un peu plus de nuance.
Histoire d’enfoncer le clou, precisons qu’un « sondeur employé » n’a pas le droit de repondre à des sondages, et encore moins de parler du fonctionnement de l’entreprise , c’est contractuel.
En conclusion, déja à la base, ces « sondages » sont une arnaque, ne serait ce que dans la maniere dont ils sont réalisés, mais si on prend les « amitiés » des patrons d’instituts de sondages, et autres actionnaires avec le gouvernement, que de dire que certains instituts n’hesite pas à favoriser leur « client », il n’y a qu’un pas, que je vous laisse franchir dans la joie et l’allegresse.
il est clair quun sondage deinstituts ne vaudra jamais les siondages sociologiques, bcp lus profonds quand ils sont réussis.
Néanmoins il semble bien que les hommes politiques leur accorde du crédit. Peut etre indique til tt de meme des tendances générales. Regardez Sarko devant Royal? LES SONDAGES le disaizent.Les sondeurs emploient des soicologues…Leur travail, sil n’est pas aussi scientifique que celui du chercheur, a tt de meme une certaine valeur. Depuis quils sont utilisés pour les présidentielles, ils ont tjrs donné les tendances générales environ, évidemment. Juste le cas LePen de 2002, mais qui pouvaiot le prévoir, meme avec les méthodes de « rattrapage »: les gens ont honte de le dire.
qui de la poule ou de l’oeuf arrive le premier.
Sarko devant royal est il une confirmation des sondages ou la preuve de leur efficacité à créer le resultat ? (je caricature volontairement)
Les liaisons sont plus que dangereuses quant on sait le poids d’un sondage sur une opinion. Cela s’appelle la prescription. Les effets sont réels et attestés.
Sarkozy a bien préparé le terrain et a eu le soutien de la plupart des instituts. Pas forcément avec des résultats « truqués » mais avec des questions avantageuses pour lui.
Car dans un sondage c’est bien la question qui compte et qui définit le résultat. Vous en connnaissez des questions vraiment neutres ?
http://sarkostique.over-blog.com
bof
Je ne crois aux statistiques
que lorsque je les ai moi-même falsifiées »,
Churchill.
Puisque vous aimé les citations.
On attribue à Churchill:
« La démocratie est le pire des régimes à l’exception de tous les autres »
Il est évident que les médias et instituts de sondage influencent les électeurs, qui sont des veaux, comme disait le grand Charles. Le bulletin de vote perd beaucoup de son attrait et le citoyen se détourne des urnes
Absolument, mais la seule alternative pour court-circuiter les sondages et orienter la démocratie d’opinion, c’est la démocratie directe avec droit d’initiative et réferendums et la remise en place perpetuelle des élites dirigeantes qui l’accompagne…
Mais malheureusement comme le disait Churchill : « Le meilleur argument contre la démocratie est un entretien de cinq minutes avec un électeur moyen. »
Ceux qui sont intéressés pourront lire avec profit, sur www.arretsurimages.net, une paire d’articles de Dan Israël intitulés Ségolène Royal attaque les sondeurs d’OpinionWay… mais tape à côté. Ils feront un excellent (trouvé-je) complément alimentaire à ce très pertinent article. (Comme ça, toutes les pompes seront bien cirées !)
Très intéressant…cela semble rejoindre notre esprit franco-francais très analytique ! C’est triste de se dire que l’opinion des français es traitée comme des chiffres, on pourrait ainsi presque assimiler le commun des français à un chiffre alphanumérique 0 ou 1…J’attends la suite de l’article avec l’implication des médias par rapport à l’analyse des sondages : que les politiques utilisent des sondages comme outil de leur stratégie, pourquoi pas…que les médias nous harcèlent de ces sondages, pour nous dire « vous aussi, vous devez voter comme la plupart des français » (tel un célèbre jeu de TF1, où l’on fait appel à l’aide du public) ce n’est pas normal, c’est même immoral…
Pour le sondage d’opinion way après le débat, ce qu’on oublie, c’est que le panel « de base » était pro-Sarkozy à 46% et pro-Royal à 36% AVANT le débat. Cela montre bien la limite de ce genre de sondages où le jugement ne fait que refléter les préférences partisanes des uns et des autres.
Pour IPSOS, on oublie aussi que le dernier sondage IPSOS trois jours avant le deuxième tour donnait Sarkozy au plus haut à 55%. A cette époque, IPSOS faisait, souvenons-nous en, un sondage par jour avec une certain méthodologie, mais a changé sa méthode pour le dernier sondage pour faire un sondage classique, qui comme par hasard, a donné le score le plus haut jamais donné pour Sarkozy dans un sondage (comme la plupart des instituts qui ont tous surévalués d’au moins un point le score de Sarkozy a trois jours du 2e tour). Ce n’aurait été qu’une péripétie si les instituts de sondages n’avaient pas passé toute la campagne à lisser de façon évidente leurs courbes (voir ici pour une étude sur le sujet http://tomroud.com/2007/02/16/sondages-et-marges-derreur/).
Enfin les méthodes des sondeurs français sont critiquées par les chercheurs étrangers spécialistes des sondages comme Claire Durand. Par exemple, la fameuse méthode des quotas est connue pour donner des biais (http://tomroud.com/2007/03/24/lecons-canadiennes-sur-les-sondages-gauloi…), biais qui ont été constatés très clairement en 2002 : compte-tenu du score final, il est totalement absurde qu’aucun sondage n’ait donné Le Pen devant Jospin alors que cela aurait dû être le cas de 50 % des sondages.
N’oublions pas non plus que les sondages aux US sont faits sur des panels beaucoup plus gros (5000 personnes) pour réduire la marge d’erreur. Je pense qu’il y a vraiment une remise en cause à faire sur la méthodologie même.
Bravo, Tom !
À lire abolument:
http://tomroud.com/2007/02/16/sondages-et-marges-derreur/
http://tomroud.com/2007/03/24/lecons-canadiennes-sur-les-sondages-gauloi…
Bravo, Tom !
À lire abolument:
http://tomroud.com/2007/02/16/sondages-et-marges-derreur/
http://tomroud.com/2007/03/24/lecons-canadiennes-sur-les-sondages-gauloi…
Les liens se trouvent dans le corps du commentaire de Tom Roud.
Nos sondages sont très précieux.
Omniprésents, omniscients, à la limite de nos envahir mais bon. Il faut reconnaitre la très grande qualité et surtout la très grande objectivité de certains instituts de sondages.
Et pour cause :
Groupe CSA : 44 % de cet institut appartiennent au Groupe Bolloré SA,
IFOP : Laurence Parisot, dirigeante du MEDEF, est également PDG de l’IFOP.
Non mais moi je dis que le plus simple serait quand même de faire faire les sondages carrément par Sarkozy lui-même…
Meredith
http://meredith-et-la-politique.over-blog.fr/
Pour éliminer toute polémique, la seule mesure valable serait d’interdire la réalisation de tous sondage politique sur l’ensemble du territoire, au moins un mois avant chaque éléction. Pas de sondage = pas d’interprétation biaisée, ni de publication hors de nos frontières.
Maintenant évidemment, faut pas rêver, pas un politique n’accepterait une telle disposition, eux qui sont tellement accros aux sondages!!!
Lairderien
C’ esr sûr qu’ il est impossible d’ interdire les sondages. Toujours ce curieux besoin de savoir ou on se situe, pas pour moutonner forcément, peut-être se rassurer. Pensons aussi à ceux, qui sont viscéralement anti-majorité, Ouf! il en reste quelques uns .
(d’ anciens disciples d’ Hara-Kiri ? )
Boycotter les émissions, impossible, sous peine de « disparaître » et les gauchos(hi hi hi) ne sont pas « maso » on peut défendre ses idées partout, O.K. c’ est plus difficile et n’ est pas Georges Marchais qui veut. Quoique notre petit facteur LCR, semble un sujet brillant dans le débat et assez prometteur. Les émissions respectueuses ? à 23h45 ? (excusez si je vanne un peu).
Revenons aux sondages.
Dans la mesure ou l’ on sait maintenant que certains sondages sont « pour la galerie » et que d’ autres beaucoup plus discrets, servent réellement aux décisionnaires mais ne sont jamais publiés, la solution ne serait-elle pas d’ obliger les pros du sondage à tout rendre public ?
Ce pourrait être amusant, mais aussi,(effet pervers) un peu trop pléthorique,donc assez « indigeste ».
Je suis d’accord, d’ailleurs je faisais de la provoc avec la proposition d’interdiction des sondages, mais leur publication obligatoire intégrale, c’est aussi une idée mais pas moins utopique,non?
De toute façon seuls les gens motivés s’y interesseraient vraiment et la manipulation des médias éclairant tel ou tel point, plutot que tel autre continuerait à produire son effet sur tous les autres, spécialement les 2 ou 3 % d’indécis qui font toujours basculer les éléctions.
Lairderien
En ce qui me concerne, les sondages n’ont jamais influé mon vote,
et je dirais même que les français préférant en général les perdants, Ségolène avait tout à y gagner puisque les sondages n’étaient pas vraiment en sa faveur…
Plus sérieusement je crois qu’il y a eu des trucages de 1 à 2 points, le lendemain du grand débat notamment, comme Ségolène n’avait pas été si mauvaise bien au contraire, il fallait trouver quelque chose donc on a forcé les sondages pour influencer les indécis…
Et je suis restée scotchée lorsque dès le vendredi on la disait foutue dans certaines rédactions, comme si on avait bien programmé sa chute !!! … GBG