Borrel : Sarkozy va rencontrer son homologue de Djibouti à Lisbonne
L'air lisboète est-il propice aux petits arrangements entre amis ? Après des semaines d'approche, le président de la République de Djibouti est sur le point de le vérifier, puisqu'il devrait rencontrer le président français, à l'occasion du sommet Europe/Afrique qui se tient les 8 et 9 décembre dans la capitale portugaise.
Le feu vert est arrivé il y a une semaine sous la forme d'une lettre de Nicolas Sarkozy à Ismaël Omar Guelleh. Sans se départir de la prudence qui sied au principe de séparation des pouvoirs, le président de la République a accepté le principe d'une entrevue. Histoire d'aborder la coopération entre les deux pays, les bonnes relations historiques, les liens d'amitié... etc.
Mais le véritable enjeu de cet entretien est bien sûr l'affaire Borrel. IOG va plaider l'oubli, pour contrer l'effet désastreux d'un procès pour « subornation de témoins » prévu pour mars 2008, où le procureur de la République de Djibouti, Djama Souleïman et le chef de la SDS (les services secrets) Hassan Saïd seront les deux principaux prévenus. Les deux hommes sont accusés d'avoir tenter de circonvenir deux témoins clés dans l'affaire du juge français assassiné en 1995.
Pour plaider sa cause, le chef de l'Etat djiboutien sera accompagné par une grosse délégation de la communauté française expatriée. Avec au premier rang : André Massida, un transitaire qui n'est pas un inconnu à l'Elysée, puisqu'il était pendant la campagne électorale responsable du Comité de soutien des Français de Djibouti à Nicolas Sarkozy. Une petite réunion entre amis en somme.
David Servenay
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Un feu vert n'a pas été vraiment nécessaire pour cette rencontre, il fallait surtout trouver le bon moment et le bon endroit.
Il faut quand même avoir à l'esprit que les relations entre la france et Djibouti, n'ont pas vraiment souffert en ce qui concerne les thèmes essentiels, comme la sécurité par exemple.
De plus au contraire de ce est souvent dit, les américains ne souhaitent absolument pas avoir une france en difficulté dans ce pays, les intérêts communs sont trop importants.
L'affaire Borrel doit pouvoir s'arranger si chacun y met un peu de bonne volonté.




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