Ségolène Royal, une femme politique pas comme les hommes

'Ma plus belle histoire, c'est vous' (Grasset)

Il y a quelque chose d’incongru à lire aujourd'hui le livre de Ségolène Royal, "Ma plus belle histoire, c’est vous" (Grasset). A-t-elle délibérément choisi ce titre en référence aux dix ans de la mort de la chanteuse Barbara? Voulait-elle montrer qu'elle aussi était une femme qui avait souffert?

Au-delà du titre, l’ex-candidate adepte de Barbara quelques piques et pleurs. Une force aussi. Cette façon de diriger son public d'une voix qui mélange ordres et protection (rappelons-nous Barbara ordonnant à son public d’applaudir l’auteur d’un texte qu’elle venait d’adapter en live lors de son concert au Châtelet, en 1993). Etrangement, c’est en écoutant Barbara qu’on lira le plus opportunément le livre.

La force

Mais fi de tout angélisme. Fi du fait que, in fine, ce livre ne contient pas de révélations dignes de ce nom, autres que le refus de François Bayrou d'honorer ce rendez-vous que Ségolène Royal prétend avoir reçu de lui. Ce que la candidate tente de montrer ici, c’est bien une force. Une force de femme/candidate.

Elle a "hésité longuement à parler" d'un autre François. Hollande, évidemment. Et puis elle se lance. Deux pages très intimes. Trop intimes d'ailleurs pour être écrites entièrement à la première personne.

La vie politique -"Pendant la campagne, la candidate se disait: demain c'est le bon jour, il va basculer vers moi. (...) Et ce jour n'est jamais venu."- se mêle à la vie privée -"une humiliation secrète, une douleur parfois aiguë".

L'humeur est également aux règlements de compte: "Quand François Hollande récemment a parlé de revenir, je lui ai dit que ce n'était pas une bonne idée." Mais elle ne peut clore ce chapitre, comme tous les points du livre, sans parler d'espoir, de 2012... et de sa condition de femme:

"Oui, pour gagner la prochaine fois, il faudra le soutien de tout un parti et d'un compagnon amoureux, à fond avec la candidate."

En attendant, contrairement à ce qu’elle dit ici, contrairement à ce qu’a écrit Claude Bartolone dans "Une élection imperdable" (L'Archipel), il apparaît clairement qu’elle ne pouvait pas gagner cette élection. L’appareil du PS était contre elle. DSK et Laurent Fabius étaient contre elle, ou au mieux levaient les yeux au ciel durant les meetings ("Et pourtant je ne lévite pas", ironise-t-elle). Lionel Jospin aura été lui "un procureur impitoyable".

Elle pense aussi avoir été rejetée "comme on rejette la différence: moi et mes lectures, Anselm Grün et la poésie, Jack Kerouac. Moi et mon goût des paradoxes".

Face à la machine de guerre UMP, Ségolène Royal ne pouvait pas non plus gagner:

"D’une certaine manière, Sarkozy a tout mis sur la table. J’ai incarné la nouveauté, mais il a incarné la force."

Et pourtant, elle sait faire la guerre. Et elle en a, de la force. Ce livre le montre. Ségolène Royal sait faire la guerre parce que Ségolène Royal est une mitterrandienne. C’est pourquoi, et c’est là tout le but de son ouvrage, elle sait qu’elle reviendra. Bientôt, peut-être, comme Mitterrand après 1965, saura-t-elle mieux faire la guerre. Bientôt, peut-être, comme Mitterrand, parviendra-t-elle à achever l'implosion du PS pour mieux le reconstruire.

L’humour

"J’étais sorcière, tu me voulais câline." Cette simple phrase de la chanteuse défunte semble désigner la Ségolène Royal qui se lance dans les primaires socialistes en 2006. Pas d’information capitale donc, mais une analyse de l’intérieur de la campagne qui recèle quelque indication sur l’appareil d’un parti.

"Ma plus belle histoire, c’est vous" est un plat livré avec sa sauce piquante. Evénement inattendu, incroyable: Ségolène Royal a de l’humour. Un humour pincé, mais qui contient sa dose de sagesse. Une autodérision qui semble avoir généré cet ouvrage. Une sagesse qu’elle semble avoir acquise en déviant les frappes des éléphants du PS. Quand Michel Rocard vient exiger, sûr de son fait, qu’elle se désiste en sa faveur, elle amortit:

"Je me suis inventé, dans ces circonstances, un regard d’ethnologue. Je me mets en situation d’observation, comme si j’étais face à une tribu étrange, ou en voie de disparition, et donc passionnante à observer."

L'identification

"Depuis le 6 mai 2007, j'y ai souvent repensé, je me suis souvent interrogée: être une femme dans cette élection majeure, est-ce que ça a pesé?" Ségolène Royal est une femme et s'interroge tout le long de son livre-bilan. Rien n'y échappe. Aucun fait de campagne n'est éclairé à un moment ou à un autre par le prisme de la féminité. Derrière chaque coup bas, un soupçon de machisme. A tort ou à raison? La réponse est laissée à l'appréciation des (é)lecteurs.

L'ex-candidate socialiste à la présidentielle y consacre même la totalité de l'une des cinq parties de l'ouvrage. Au titre évocateur: "L'autre moitié du ciel: candidate mais femme." Encore une histoire de titre. Après celui du livre, celui qui recense les attaques sur son sexe chante également et parle de lui-même: "Etre une femme candidate, c'est pas si facile..."

Ces attaques, elle les a retenues et les retiendra longtemps. Elle ne résiste pas à les rappeler, à les donner en pâture aux lecteurs. Elle les appelle de simples "écarts de langage" pour mieux souligner leur gravité:

"Qui va garder les enfants?"
"Et pan dans le popotin, comme la mère Merkel"
La présidentielle "n'est pas un concours de beauté"...
... ou "une question de mensurations"

Elle revient sans cesse à la charge: "Je le maintiens: le fait d'être une femme, ça a compté." Ça compte en tout cas pour elle. Elle a consacré à ces femmes une part majeure de sa campagne, elle leur réserve moult développements de son livre. Aux "caissières assujetties à des horaires irréguliers et à une amplitude journalière qui excède leur temps de travail faiblement rémunéré". A toutes les "travailleuses pauvres": "Sur 8,4 millions de salariés qui n'atteignent pas le smic, 80% sont des femmes."

Aussi politiques soient-ils, les faits de campagne deviennent sexués. Quand Michel Rocard déboule dans son bureau, elle ne peut s'empêcher de penser:

"L'ancien Premier ministre aurait-il fait la même incroyable démarche face à un candidat homme?"

Quand elle se fait éconduire par le président du MoDem, elle écrit:

"Au dernier moment, François Bayrou refuse de me recevoir. Comme un amoureux qui craint la panne."

On est, nous aussi, en droit de s'interroger: quelles n'auraient pas été les réactions féministes, si un homme avait couché noir sur blanc: "Comme une amoureuse qui craint un manque de libido"?

L'objectif

"Dis, quand reviendras-tu?", chantait la dame en noir. L'ex-candidate, elle, le sait. Du moins, elle le veut. L’objectif est clair. Il n’a jamais été secret: 2012.

C’est la seconde partie du livre, très intéressante. Celle où elle sort de son personnage. Pour invoquer une véritable politique à visage féminin. Une politique où les femmes n’oublient pas les femmes (Miss Thatcher en prend alors pour son grade, elle qui les avait oubliées). Une politique à la Olympe de Gouges, à la Michelle Bachelet, à la Maria Teresa de la Vega (numéro deux du gouvernement Zapatero), à la Tarja Halonen (présidente finlandaise). Une politique où "le jour se lève encore".

Par ses vues, par son humour (citer le poète Henri Michaux pour excuser et cautionner le coup de la "bravitude"), par ses références littéraires, l’ex-candidate montre un aplomb peu vu dans la campagne.

Ce livre a quelque chose d’incongru: auto-centré et altruiste, auto-ironique et snob. On ne sait toujours pas exactement où Ségolène Royal se situe politiquement, mais on sait qu’elle veut avoir une vision du futur politique. Ce qui est sûr, quoiqu’on pense de son auteur, c’est qu’il ne s’agit pas d’un objet de luxe, qu'elle a souffert pour l'écrire, qu'elle tenait à l'écrire.

Aucune phrase ne semble mieux définir l’ex-candidate que ces paroles de... Barbara:

"Pour qui comment et pourquoi? Contre qui comment et pourquoi? S’il faut absolument qu’on soit pour quelqu’un ou quelque chose..."

Hubert Artus et Julien Martin

"Ma plus belle histoire, c’est vous" de Ségolène Royal, Grasset, 335 pages, 19,50 euros.


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Courageux anonyme
12H11 05/12/2007
 
16H28 05/12/2007

pour son prochain livre.....

A GOTTINGEN....A GOTTiNGEN.....

 
Courageux anonyme
20H43 05/12/2007

Cui là aussi elle le fera écrire par un nègre noir ?

 
Courageux anonyme
22H49 05/12/2007

Elle sait écrire, elle est de gauche en plus c'est instructif çà dément toute les conneries que les éléphants on dégueulé sur elle et que les "amis de Tsarkozy n'ont eu qu'à ramasser" (Que savent-ils faire d'autre que de ramasser, la merde et la répandre, à droite, çà n'est pas nouveau) ^^

La classe, cette dame !!! ^^

Amitiés Ségolistes !!!

Benflasherbe.

 
Courageux anonyme
00H22 06/12/2007

C'est quoi être de gauche ?
penser et dire que les 35 heures et 1500 € par mois c'est une pensée d'éléphants ?
penser et dire que la réforme PECRESSE (avant les dernières négociations: voir à ce propos le site de "l'autre campagne") c'est bien ?
Vanter toutes les femmes de pouvoir et se comparer à elles : MERKEL (les chomeur(se)s et les temps partiels non choisis allemands apprécieront!)?

Etre calife à la place du calife est-ce de gauche ?
Y-a-t'il une différence entre être dans l'opposition et être dans l'opposition de gauche?

SR est-elle plus courageuse que MG Buffet ? Plus sincère qu'A Laguiller ou D Voynet ?
Ces 3 candidates invoquent-elles tout le temps le machisme pour expliquer leurs difficultés politiques ?

Hélas le poids de la mondialisation libérale et le déclin des idées progressistes collectives n'arrangent rien.
Mais est-ce une raison pour choisir la forme (et encore! je la trouve plutot conformiste) contre le fond ?

cordialement

alain L

 
Courageux anonyme
19H46 06/12/2007

C' est sur quelle a pas été aidée avec tout c'est """éléphants""" Lionel jospin dit yoyo,un pas en avant un pas en arrière,une vraie danseuse, Fabius le NON, le sang contaminé, vous parlé au premier ministre de la france !!! lol, Rocard le corbeau, jack lang qui fait de la léche à sarko pour avoir une place....Et ils ont tous fait l'ena où autres, un individu normal avec un minimum de neuronnes travaillant pour une société privé,se saurais grillé a vie pour gravir les échelons et aurais la descence de rester en arrière, mais là non, ils y crois encore..........affligeant

 
Courageux anonyme
19H49 06/12/2007

en plus ils ont été macho et ne serais pas attaqué a un homme de cette facon, je ne suis pas ségoleniste mais oui 18h46 vous avez raison c'est affligeant.

 
Courageux anonyme
21H13 07/12/2007

Et même qu'en plus Sarkozy et ses copains izon pa était çaimpas avec elle. Mais ke la prauchaine foa, tous le monde y va sera gentille et k'elle sera élue. Allez Lulla!!

 
Courageux anonyme
07H42 10/12/2007

Heureusement que Segolene Royale n'a pas ecrit son ouvrage avec tes mots. Elle sait ecrire elle comme tu le dit. La grossierete n'est pas son habitude. Tu devrais en prendre exemple. Il semblerait que tu confondes haine et politique. Tu n'as rien compris.

 
23H27 05/12/2007

La lecture de l'ensemble des commentaires sur cet article est riche d'enseignements.
- Certaines personnes n'ont pas lu le livre, et envoient de méchantes piques... qui visent parfois les journalistes ayant écrit l'article, ou les internautes disant un peu de bien, ou pas trop de mal, de S. Royal. Les piques sont parfois politiques, le plus souvent de type injurieux, méprisant.
- D'autres personnes expriment une sorte d'amour inconditionnel pour S. Royal.
Toutes ces réactions relèvent d'un mouvement passionnel très puissant, quasiment incontrôlable.
La haine exprimée - très archaïque - rappelle celle qu'inspira Edith Cresson lorsqu'elle fut premier Ministre. Cabu l'avait représentée lardée de flèches. L'image était cruelle, mais très juste. Edith Cresson s'en remit très mal, lâchée (souvenez-vous en) par tous, y compris Mitterrand.
Cette haine rappelle également celle que subit Simone Veil à l'Assemblée, lors du débat sur l'avortement. Elle dut entendre les pires choses lorsqu'elle défendit ce dossier.
Oui, je sais, vous allez dire "celle-là ressasse encore sur la misogynie". Voyez-vous, j'aimerais bien me tromper. Mais c'est la triste réalité.
La haine/amour ancestrale pour/contre "La Femme", et "la Mère" s'exprime aujourd'hui, sans retenue, à propos de S. Royal.
La société française a beaucoup de progrès à faire en matière de représentation des femmes (dans tous les sens du terme).
Un collègue finlandais disait l'autre jour, en voyant, lors du Débat du Monde, 8 hommes (pas une seule femme) siéger sur la Tribune, "En Finlande, nous nous lèverions: cela nous paraîtrait incongru".
Nous avons beaucoup de chemin à faire. Nous n'avons pas à être fiers.
Et les femmes qui osent affronter cela - Veil, Cresson, Royal - je les salue et les remercie: quel courage !

 
00H03 06/12/2007

il y a encore beaucoup de chemin à faire pour parvenir comme en finlande
on y va sans doute trop lentement pour les uns et trop vite pour les autres
cela a toujours été comme cela pour tout progrés
le principal est d'avancer

par contre je ne mets pas sur le même plan royal avec veil et cresson
veil et cresson ne se contentaient pas de coups mediatiques et de suivre l'air du temps
je pense que royal a été un espoir immense pour l'égalité des femmes mais qu'elle n'était pas à la hauteur
elle ne l'est toujours pas d'ailleurs

 
Courageux anonyme
09H51 06/12/2007

toute opposition ou critique à Royal est automatiquement
ramenée à la misogynie.C'est un système de défense assez
lâche finalement,qui permet d'esquiver tout débat .
L'exercice politique ,avec parfois des attaques person-
nelles,est aussi dur pour les hommes que pour les femmes.
La victimisation de l'ex-candidate ne fera pas avancer
sa barque vers 2012.Bien au contraire.

 
10H17 06/12/2007

Courageux anonyme de 8h 51, il ne s'agit pas de "victimiser" S. Royal, bien au contraire. Mais d'attaquer sans aucune concession la violence qu'elle a subie et subit encore, notamment parce qu'elle est une femme.

Non, la misogynie et le machisme ne sont pas morts, pas plus que ne sont morts le racisme et l'homophobie. Ils sont là et ils ont une nouvelle arme pour nous empêcher de les dénoncer: "Arrêtez de nous dire que nous sommes misogynes, c'est trop facile, vous desservez S. Royal". Ben voyons. Non seulement on subit la violence mais en plus on n'a même plus le droit de la dénoncer. Un double tchador sur la tronche.

Non, le traitement réservé aux hommes et aux femmes n'est pas le même. Non, il n'y a pas le même mépris envers une femme qu'envers un homme. Les exemples que SR donne dans son livre sont parlants.Rocard n'aurait pas osé proposer un tel désistement à Fabius ou DSK, allons! A la rigueur, il l'aurait fait avec un petit jeune, mais pas à un collègue de 53 ans qui fut Ministre. Il a traité SR comme on traite une petite soeur. "Allez, va jouer à la marelle, pendant que je m'occupe des choses sérieuses"."Occupe-toi des jeux de fille, et laisse moi m'occuper des grandes affaires de garçon".
Tant que vous ne reconnaitrez pas cela, eh bien la misogynie et le machisme auront de beaux jours devant eux.

 
le concombre masqué | mène une vie potagère à la campagne
02H18 07/12/2007

Les ressorts sont identiques.

Les autistes-aveugles-sourds du forum ou d'ailleurs devraient se poser quelques questions sur leurs "valeurs de gauche".

Entièrement d'accord avec ART MONIKA post de 9h17 le 6 décembre

 
ZAD
10H33 06/12/2007

Bonjour,

Je pense qu'il y a beaucoup trop de militants de S.Royal qui ferment les postes ou on trouve des commentaires négatifs sur elle et je me demande pourquoi? On n'a pas le droit de la critiquer?

Puis je pense qu'il faut vraiment arrêter les commentaires sur "on ne l'aime pas car c'est une femme"...c'est faux.
La branche de la population qui développe cette idée est en générale de droite voir d'extrême droite (famille "traditionnelle", patrie, travail...etc).
Je pense que chez les militants de gauche ce n'est pas une généralité, donc arrêtons avec cela.

Les luttes au sein du partie sont des luttes de pouvoir classique dans tous les parties. Les attaques personnelles font aussi partie de ces luttes, et elles vont dans tous les sens. Je pense que S. Royal n'est pas une débutante, ni candide, donc elle sait très bien que c'est le jeu.
Par contre tenter de convaincre la population que c'est simplement parce que c'est une femme est absurde, contreproductif et faux.

Elle a perdu à cause des problèmes dans le partie, du manque de programmes clair, mais surtout à cause de son débat très mauvais face à Sarko...tout simplement. Il faut arrêter de chercher des excuses ailleurs et d'écrire des bouquins pour régler ses comptes.

J'ai vraiment parfois l'impression d'être dans une cour d'écoles primaire...alors que ces personnes doivent normalement diriger la France...on est pas sortie de l'auberge, je vous le dis. C'est vraiment navrant de voir que le débat au PS tourne tout le temps seulement autour de ce thème et des conflits entre personnalité.

JE ME FOU TOTALEMENT de leur petits problèmes personnels et je souhaite qu'ils (c'est à dire TOUS) se mettent sérieusement au travail pour trouver une solution aux "vrai" problèmes et difficultés des français et pas seulement aux problèmes liés à leur vie privée ou à leur petite lutte de pouvoir à la con.

C'est pourtant simple et c'est pour cela que "normalement" ils se sont engagés en politique.
Vous êtes pas de mon avis???

 
Courageux anonyme
11H31 06/12/2007

Elle a menti, elle a invité Bayrou, cet illuminé qui se croit mandaté par Dieu pour être président, point barre. Je ne lui fais pas confiance, et pourtant je sais à quel point je l'ai défendue aux présidentielles. C'est terminé. C'est de l'abus. Je dénonce tout autant les mecs Hollande, Rocard, Dray, Lang, Kouchner, le PS voit changer de personnel. De même quer l'UMp qui un ramassis de fumier comme on n'en a jamais vus, depuis 1958.
Il suffit de se faire ballader. L'hypnose, la mienne est terminée. Je veux bien être arrangeante mais il y a des limites. Moi et le PS c'est terminé.
Murielle Humette

 
19H45 06/12/2007

bonsoir murielle

on dirait l'amoureuse trompée!!!

dommage d'avoir été amoureux(euses)

 
Courageux anonyme
21H15 06/12/2007

Mais alors Murielle qu'allez-vous faire maintenant ?
Vous allez bien voter quand même ?
Même si vous êtes déçue et on peut comprendre, il faudra bien réussir à virer ce gouvernement.
Pourquoi ne pas lui écrire et lui dire franchement pourquoi elle vous a déçue ? Je suis sûre qu'elle peut le comprendre.
Nous avons tous le droit et le devoir de critiquer la gauche, qu'elle écoute un peu les citoyens, qu'elle fasse ce qu'elle doit faire pour rester au pouvoir.
Il y a un moment ou il faut faire un choix et donc vous serez bien amenée à y réléchir et ne pas baisser les bras.
Qu'en pensez-vous Murielle ?
Sophie

 
Awopbopaloobop_Alopbamboom | récalcitrant
18H42 06/12/2007

LEs post qui critiquent Ségo sont fermés. Pourtant je critique Ségo pour qui j'ai voté à cause de ses engagement vers la droite.
La politique n'a rien à voir avec les moeurs, la politique c'est le problème de la répartion des richesses. La politique ne se fera pas sur le féminisme, la défense des droits de ceci et de cela, et le traitement social des difficultés.

 
ZAD
12H43 06/12/2007

Bonjour,

Je ne sais toujours pas pourquoi tous les commentaires négatif sur S.Royal sont fermés en moins de quinze minutes? Est-ce volontaire? Est-ce le PS ou ces militants? Est-ce Rue89? Est-ce des femmes?

Soit il a beaucoup de militants en ligne en ce moment, soit beaucoup de femmes, mais que se soit l'un ou l'autre ou autre chose, la solidarité ("féminine" ou "idéologique") aveugle n'a jamais permis de faire avancer le problème ou de se remettre en question afin de s'améliorer.

Cette attitude me pousse de plus en plus à aller voir ailleurs.

Je trouve cela navrant...vive le PS...

 
Awopbopaloobop_Alopbamboom | récalcitrant
18H44 06/12/2007

Non, c'est fini. Plus de "vive le PS".
Pour moi.
C'est fini les couloeuvres.

 
Awopbopaloobop_Alopbamboom | récalcitrant
18H50 06/12/2007

C'est d'un ridicule. Ca sent le chameau à la moutarde!

 
Courageux anonyme
14H08 06/12/2007

..."Oui, je sais, vous allez dire "celle-là ressasse encore sur la misogynie". Voyez-vous, j'aimerais bien me tromper"...soit heureuse, en ce qui me concerne tu te trompe ; ma critique sur la démarche de Ségolène Royale ne porte pas sur le fait qu'elle soit une femme mais sur l'imposture que représente le fait au vue de son programme et de ses déclarations de s'affirmer appartenir à la gauche. Venant du parti socialiste rien d'étonnant à celà, c'est un lent processus amorcé depuis Mitterand qui ne fait que s'amplifier. À ce niveaux là la comparaison avec Simone Veil est assez interressante car je pense qu'elles toutes deux d'une droite pourvue d'une probité qui n'est plus de mise dans la droite cynique présente.

tordrelordre

 
Courageux anonyme
09H55 07/12/2007

Que la France soit moins avancée que les pays scandinaves en ce qui concerne la place des femmes, c'est évident. Cependant, je ne suis pas sur du tout que ce soit l'explication principale du comportement passionnel qui prévaut à propos de SR. Cette fracture pour/contre vient essentiellement d'une posture quasi-messianique: une candidate qui met l'accent sur ses intuitions, son rapport direct aux électeurs, au détriment de son parti, une candidate qui mise sur les formules consusuelles et l'empathie voir la passion, justement, qu'elle dégage, le tout avec une ligne politique souvent plus que floue.
Or, cette posture, c'est Ségolène Royal elle-même qui se l'est créée, c'est sa stratégie de campagne. Quand on fait de soi une icone, il est logique de générer à la fois amour et haine. En d'autres termes, comme elle joue sur une adhésion quasi-sentimentale à sa personne, il est inévitable qu'il y ait aussi un mouvement de répulsion.
Le fait qu'elle soit une femme joue incontestablement un rôle, mais il s'agit de l'instrument et non de l'origine de cette relation amour/haine. Les petites remarques mysogines rappelées dans l'article expliquent sa tendance à jouer sur son statut de femme, mais inversement, lorsque la moindre critique voit peser sur elle le soupçon de machisme, est-ce que ça ne contribue pas aussi à radicaliser les clivages?

 
12H17 05/12/2007
 
Courageux anonyme
16H02 05/12/2007
 
Courageux anonyme
16H43 05/12/2007

La démocratie est en panne!OUI

Le problème vient de la gauche c'est sur-Mais aussi de la droite qui avec ses nombreux porte-paroles de droite qui musèlent toute critique extérieur.

Le problème du gouvernement sarkozy c'est qu'il faut la fermer matin,midi,et soir et si vous osez une seule fois critiquer sa politique gouvernementale c'est toute la troupe umpistes et ses conseillers qui vous tombent dessus et vous assomment définitivement.

EN CLAIR ET POUR REPRENDRE UNE EXPRESSION PUREMENT SARKOZYSTE "ON A PLUS LE DROIT DIRE GRAND CHOSE SANS CE FAIRE TAXER DE JE NE SAIS QUOI?".

Maintenant non seulement tout le monde la ferme,mais en plus tout le monde trouve ça plutôt juste et normal.La démocratie en France pâlit comme une feuille d'automne.C'est bien dommage et ne venez pas me parlez de poutine ou de chavez Vaudrait mieux balayer devant sa porte avant ...

http://demarchcitoyenne.skyrock.com/

 
Courageux anonyme
18H18 05/12/2007

Tu ne veux pas voir que le socialisme est mort.

Que représente ségo? rien

"on a plus le droit de: pardon tu dis n'importe quoi, là que fais tu ?
oui à cuba tu ne peux le dire mais ici en France c'est possible.

 
Courageux anonyme
22H55 05/12/2007

Mwaaaah! ah! ah! ah! T'as bu, c'est pas possible mdrrrr !!!

 
09H45 08/12/2007

A Cuba tu peux le dire, mais il ne faut pas qu'on t'entende.
Ici tu peux le dire, de toute façon personne t'écoute, alors.... hein !

 
Awopbopaloobop_Alopbamboom | récalcitrant
18H53 06/12/2007

Arrêtez de fermer les post, les filles ou les gars, c'est RIDICULE!

 
Courageux anonyme
21H27 06/12/2007

He bien, anonyme de 15h43 05/12/2007
J'ai voulu lire votre lien http://demarchcitoyenne.skyrock.com/
il est sans doute intéressant mais là voyez-vous je n'ai pas pu. Qu'elle idée de mettre du rose fluo, du bleu flachy, c'est illisible tellement ça fait mal aux yeux.
Sophie

 
Courageux anonyme
22H57 05/12/2007

orce de proposition" qui "challange" un minimum notre UMP dominante...

Mdrrrr!!!! Toi, aussi, tu bois ???? Pwaaaah!!! ah!!! ah!!! ah!!!

Corrige tes fautes, avant de dire n'importe quoi inculte de facho !!!!

 
Courageux anonyme
09H15 06/12/2007

Non on ne s'en fout pas qu'elle ait besoin d'être amoureuse pour avancer...

ceci dit, ce n'est pas ce que Royale dit mais ce que vous lui faites dire, en caricaturant une réflexion très simple : être entubée par son conjoint, recevoir un coup de couteau dans le dos pendant une élection ou toute autre affaire importante par son conjoint voilà qui vous ruine un homme... (ici une femme).

Et effectivement on a besoin d'être soutenu. Vous le premier petit(e) con(ne) Et l'affection de ses proches est un soutien.

Ce n'est pas la mère Clinton qui a lâché son beauf de mari et pourtant il était pas en course pour White House : il était simplement assis dans son bureau ovale entrain de se faire sucer par la stagiaire. Bon libre à elle de considérer que l'insulte est mineure, mais reste qu'en restant, elle l'a soutenu son président de mari. Après coup je me dis qu'elle a pesé les avantages contre les inconvénients, et parmi les avantages : la perspective d'un siège de sénateur, et l'envie vengeresse de se faire demain elle aussi tailler la moumoutte au bureau ovale par le premier stagiaire qui passera. La vengeance est un plat qui se mange froid et c'est d'encore meilleur goût quand elle est mesurée... Oeil pour oeil, pipe pour pipe. Voila des gens civilisés. Pas comme notre Hollande qui va se trainer à poil sur des plages en Corse pour se venger de la mère de ses 4 enfants...

Aujour'hui bien plus classieux et sans doute bien moins complexé ?!!! (que Hollande cela va sans dire on poursuit la comparaison qui n'est pas raison mais ici l'est) le père Clinton soutient sa moitié dans sa course à White House. J'ai même lu qu'il l'a soutient si activement que les compères se partagent les rôles, Mr C. critique et démolit les adversaires, Mrs. C continue d'offir au monde son noble visage rassurant, impassible et souriant..

Ce n'est pas non plus Cécilia qui a lâché son connard d'époux avant les élections : ce en quoi elle l'a aidé à gagner activement et passivement, ce en quoi elle nous a trompé. Elle a sans doute pensé c'est le père de mon fils. A moins qu'elle se soit réellement faite avoir quand il est revenu penaud pour la reconquérir... afin d'avoir l'honneur et la joie de mieux la lâcher après : comme tout bon mâle blessé qui se respecte.

Car, celui qui quitte n'est pas forcément celui qui s'en va. Et cela tout le monde sur ce forum le sait parfaitement. Il y a mille et une manières de se faire larguer, ou de maintenir autrui dans un statut d'époux vidé de sa coquille. Quand je lis qu'un serveur de la soirée Fouquet's jete à l'adresse de Cecilia : "mais qu'est-ce qu'elle vient faire là celle-là" (cité de mémoire) j'en conclus que l'entourage présidentiel (et le président ?) avait bien plus tôt divorcé Cécilia, avant même qu'elle ne divorce officiellement. Evincée, avilie, ostracisée dans les faits, concervée, idéalisée dans la forme. C'est très pervers comme procédé.

Pour ceux que cela n'intéresse pas, moi cela m'interesse. J'aime bien savoir par qui je suis gouverné.

Dans le genre et pour faire suite: info distrayante! La mère sarkozy se voit désormais en reine mère et entend conserver sa place sous les projo en chine ou ailleurs : elle est pas belle la vie ? Quelle classe, quelle distinction que d'expliquer qu'on en a marre des mariées, qu'on souhaite garder fifils dans son plumard désormais...

Mais comme il faut être une mère orientale pour penser ce qu'elle pense, sans la moindre retenue, et qu'il faut être bien conne pour le dire, on est mal barré les enfants. Je comprends maintenanant pourquoi les chinois ont adoré la vieille...

Ils ont du se poiler avec toutes les conneries qu'elle a du leur sortir à la minute, toute enorgueillie, que dis-je auréolée, de son rôle nouveau de mère régente.

Ah elle est pas belle la vie ?

Décidément Cécilia, t'a bien fait de te tailler. Et quand bien même tu aurais du commencer par ne pas revenir..

N'empêche que tu es une sale garce (entre guillemets car nous avons de l'affection pour toi et même un brin d'admiration) car tu aurais pu nous épargner ton mari comme président. Nous épargner votre duperie et ses manipulations. Je sais bien qu'il était le père de ton fils, mais tout de même.

Toi tu te barres, et tu nous le laisses... Esseulé le pauvre. Et comme ton ex-belle doche a le sens du tact et la pensée très nobiliaire : on apprend qu'il n'a que l'embarras du choix si bien qu'il ne risque pas de te regretter . Ah la vieille peau !! Ah la salOpe... Y a vraiment que des vieilles peaux larguées jadis pour sortir des avanies pareilles.

Résultat on écope de la vieille maintenant qui n'a pas l'intention de laisser la place à peine fumante de la chaleur de ton joli popotin, qu'elle s'est accapparé, la charogne. Elle n'a même pas l'ombre d'une pensée pour la maman de son nouveau petit fils.

Bon on comprend pourquoi il a divorcé tout le temps, notre niko. C'est le fifils à maman. Maaaamaaan ...

Pour te rattrapper, si tu allais filer un coup de main à La Royale qui a bien besoin qu'on lui file un coup de main...

On prétend qu'elle est navrante et impudique : mais ne sont-ce pas là ces gens qui sont impudiques!!! C'est le monde à l'envers. On lui dit qu'elle ne sait pas faire son auto-critique comme si eux l'avaient faites. Ils n'arrêtent pas de lui reprocher ce qu'ils font eux-mêmes. C'est à dire lui coller tout sur le dos. A commencer par leur incurie... Incroyable!

Mais vrai.

Allez Cécilia. Il n'y a pas que des infirmières bulgares. Il y a Ségolène, et au train des coups qu'elle reçoit, je m'étonne qu'elle soit encore debout.

Caqr quoi ? !!!! N'est-ce pas impudique de la part de Hollande d'aller faire le joli coeur en Corse et dans les magazines, d'avoir trahie celle qui fut son amie des années durant, en contribuant largement à sa défaite, car l'abandonner c'était bel et bien sonner l'ahalli, non ? Sournois le bonhomme, et pas bien courageux. Ces gens-là osent donner des leçons d'unité politique, de courage ou de décence ? !!!! Epoustouflant ?

Il y a vraiment des baffes qui se perdent...

Est-ce que ce ne sont pas les dynosaures ps de mes couilles qui seraient impudiques à se délecter ainsi de la moindre erreur de leur propre candidate ? Ah mais si ils étaient si compétents que cela, çà se saurait , cela se serait vu ! Mitterant n'avait-il pas le plus grand mépris pour comment s'appelle-t-il l'oiseau à plume noir je ne sais plus, celui qui vient demander des désistements à Royale? Jospin n'est-il pas le maître de l'impudeur pour avoir perdu comme il a perdu et oser la ramener encore ? Et DSK ce gagne-petit des stapontins internationaux : on a vu comme il nous préfère, nous Français, vous socialistes !!!! Il s'est barré le canard sauvage!A tire d'aile.

Alors où est l'impudence ?

Peut-être celle du journaliste Bredin ou Bedin je n'irai même pas vérifier. Qui fait tout un titre sur le sujet le benet. Combien il a touché on se le demande ? A moins que ce soit chez lui un habitus de hurler avec les loups ?

Celle de tel autre journaliste qui relaie toute cette glue sans même poser la question du recul.

Elle est vieillotte Ségo, elle est touchante, parce qu'elle est sentimentale. Rigide et sentimentale. Quand je pense à la photo que j'ai vu d'elle sur une site porno. Une photo de son visage accolé sur le corps d'une pute. Ah il est beau le courage de nos hommes.!!

Je lui souhaite d'en avoir rien à cirer de ces tronches de macaques qui n'ont que la jalousie pour pleurer ce qu'ils ne seront jamais et des couilles (mais à plusieurs s'il vous plaît, jamais sans ma paire, que dis-je nos paires!!!) pour dégommer une femme.

Montebourg avait raison : le plus grand défaut de Ségolène, c'était son compagnon. Avec lui, tout a suivi.

Alors que la meilleure qualité de Sarko, c'était sa femme, froide peut-être mais équilibrée.

C'est colère, aujourd'hui, tout que colère. Rien que cela.

Bonne journée néanmoins.

 
10H01 06/12/2007

*** Merci de cette colère, courageux anonyme de 8h15. Vous dites, avec des mots tout crus d'homme, la colère que je ressens devant l'affreuse valse des pantins à laquelle nous assistons depuis des mois. Vous avez bien raison sur le soutien de Cécilia et d'Hilary, sans compter celui de Danièle Mitterrand...à leurs époux. Quoi qu'ils (leur) aient fait. Pour la mère de Sarkozy, je ne m'aventurerais pas, je ne connais pas et je m'en fiche un peu. On ne va quand même entonner le couplet de la "mère juive", la politique de son Duracell de fils suffit à notre malheur...

** Vous avez raison de dire à propos de S. Royal: "On prétend qu'elle est navrante et impudique : mais ne sont-ce pas là ces gens qui sont impudiques!!! C'est le monde à l'envers. On lui dit qu'elle ne sait pas faire son auto-critique comme si eux l'avaient faite. Ils n'arrêtent pas de lui reprocher ce qu'ils font eux-mêmes. C'est à dire lui coller tout sur le dos. A commencer par leur incurie... Incroyable! Mais vrai". Oui, et comme vous, "je m'étonne qu'elle soit encore debout".

** Vous dites: "Elle est vieillotte Ségo, elle est touchante, parce qu'elle est sentimentale. Rigide et sentimentale. Quand je pense à la photo que j'ai vue d'elle sur une site porno. Une photo de son visage accolé sur le corps d'une pute. Ah il est beau le courage de nos hommes".
C'est vrai. Mais je peux vous dire, pour l'avoir vue l'autre soir lors de la dédicace de son livre, qu'elle est très très belle, bien davantage que sur les photos. Elle a des traits délicats, des yeux d'un bleu profond qu'elle plante droit dans les vôtres, un beau sourire. Elle a une belle âme et sa rigidité - je dirais plutôt sa réserve - n'empêche pas la sensibilité. J'ai été touchée par son apparence menue alors que, sur la tribune, durant le débat, elle semblait être grande et forte.

La question est: pourquoi cette femme belle qui ne joue pas de ses charmes, cette femme menue et courageuse qui ne se laisse pas démonter par les attaques malgré leur caractère violent et injuste, suscite-t-elle autant de haine chez des hommes et des femmes? Et que pouvons-nous faire pour que cesse toute cette violence ?

Merci de vos réponses. Je ne m'adresse qu'à ceux que cette violence interpelle et dérange.

 
Courageux anonyme
11H40 06/12/2007

ont moins subi les attaques machistes. Même si je critique les engagements de Veil, je l'admire profondément pour son courage en 1974. Mais elle fut soutenue il est vrai par Giscard. Arlette, elle ne joue pas un jeu de la féminité, de la séduction, de la beauté. Buffet non plus. Vous me dierez c'est logique elle ne sont pas très très canon. Mais elles auraient pu "s'arranger". De même Elisabeth Guigou, dont je n'apprécie pas le pousse à l'europe, est très belle, mais ne joue pas là dessus. Que voulez vous, HARMONICa, quand on s'exhibe devant les photographes en petit maillot de bain, quand on s'habille de trop, c'est pas bien. Pas en politique. La politique a besoin de personnes neutres au point de vue de l'habillement etc. Si c'était une façon de rivaliser avec Sarko, c'est loupé. C'est une socialiste et on attend des socialistes une certaine "pudeur" vestimentaire. Ainsi Martine Aubry a acquis le respect de la classe politique.
On ne demande pas à Ségolène d'être moche, ni de se fringuer en noir et gris, mais peut-être bien que si...

L'intérêt de la politique, c'est de construire un pays, de gouverner son état de façon à ce que les citoyens se sentent bien. Reconnus, bien payés, etc.
Je lirais bien le livre, mais je suis trop dégoûtée par ses trahisons. Peut-être avez vous le bec moins fin que le mien.
Martine Rosier

 
13H07 06/12/2007

Chère Madame Rosier

Evidemment quand c’est un homme qui s’exhibe en maillot de bains avec ces bourrelets gommés c’est normal, avec des maillots NYPD, c’est aussi normal, des costumes Prada c’est normal, après tout ce n’est qu’un homme qui veut séduire!!!

Une femme politique ne doit pas s’habiller en femme, ni utiliser son image bien sur, c’est réservé aux hommes.

Ben non je ne suis pas d’accord, une femme n’est pas un homme et vice versa, mais chacun a le droit d'utiliser les armes dont il dispose!!!

Quand aux trahisons réelles ou supposées, laissez moi rire ou pleurer c’est selon!!!

Lairderien

 
le concombre masqué | mène une vie potagère à la campagne
02H23 07/12/2007

...ART MONIKA ! 9h01 le 6/12

 
Courageux anonyme
11H16 07/12/2007

regardez les femmes de pouvoir: elles se sont toutes calquées sur le modèle masculin, par leur mode de fonctionnement et souvent, même physiquement. Ainsi, elles se font accepter plus facilement par le monde politique et économique.Elles se coulent dans le moule conforme.
Ségolène, elle, refuse de renoncer à sa féminité. Pire, elle la revendique. Dans son apparence, mais aussi dans sa manière d'être. Et dans sa manière, elle devient un ovni de la politique: inclassable. Je crois que c'est la raison essentielle de la violence des attaques qu'elle subit. Non conforme, le crime suprême!

 
Courageux anonyme
16H32 08/12/2007

Vous m'excuserez mais je ne vois aucune différence entre la carrière de SR et celle d'un politique masculin de premier plan. C'est la plus miterrandienne des tenors du PS. C'est une femme, mais elle est on ne peut plus conforme au moule PS. DSK, par exemple, me semble bien plus hors des moules politiques classiques que ne l'est SR. Mais évidemment, c'est un homme...

J'ai lu et entendu votre type discours je ne sais combien de centaines de fois, et je pose toujours la même question: définissez moi la "féminité" de SR et expliquez moi en quoi ça la rend différente des hommes politiques.

 
11H07 06/12/2007

Bonjour cher CA de 08H15

J'ai la même colère que vous, ces femmes qui osent contester le machisme patriarcal général méritent notre admiration.

Mme Royal est loin d'être parfaite à mes yeux, mais comme tous les hommes politiques il y a du bon et du moins bon. Néanmoins d'une part son approche politique est centrée sur l'Humain et non sur l'individualisme de la droite ou c'est le plus fort qui gagne et d'autre part elle a montré et elle montre encore une force incroyable pour rester debout face à toutes les coups bas et rien que cela montre qu'elle peut être un digne président pour la France.

Lairderien

 
Courageux anonyme
18H38 06/12/2007

quand on parle de "social", de "religion", de "féminisme", de "ethnie", de "peuple", de "préférence sexuelle", de "préférence religieuse".
La politique est le lieu séculier de la problématique :
*De l'appartenance des moyens de production,
*Des conditions de travail
*De la répartition des richesses, des plus-values.
C'est tout.
Le reste est là pour vous ballader. Des droits ont été acquis par une lente besogne et c'est parfait.
Les meours doivent changer, mais la politique économique est une classe à part et il serait bon de ne pas détourner le débat.
Nos querelles font doucement rigoler Madame Lagarde qui est une femme et bourrée de fric, les députés UMP homosexuels qui font des affaires en or, les religieux pétés de blé, la lutherienne Angela Merkel et la catholique Alliot-Marie.

 
17H24 05/12/2007

Pourtant c'était interessant ce matin...

pour ceux qui n'ont pas entendu voilà l'extrait :

"Apathie : Ségolène Royal, qui sera candidate si elle a un compagnon amoureux !

SR : Ce qui est très curieux, monsieur Aphatie, c'est que vous ne posiez pas de question sur une partie très importante de ce livre concernant les relais médiatico-financiers de Nicolas Sarkozy. Est-ce que c'est par solidarité entre vous et certains journalistes ? Est-ce que c'est le système journalistique qui se tient ?

Ségolène Royal, on vous a interrogée ici en toute liberté, en toute indépendance (ton virulent).

Oui, mais permettez-moi aussi...

Et nous avons fait, ici, notre journaliste de travail de journaliste, Ségolène Royal.

Moi aussi, moi aussi, j'ai ma liberté de parole. Et vous savez, par exemple, que le directeur de l'AFP... (elle est coupée)

Mais vous étiez, hier soir, sur TF1. Vous n'en avez pas dit un mot, Ségolène Royal ?

Non, parce que je n'ai peut-être pas eu le temps...

Ah, vous n'avez pas eu le temps ! Ah c'est dommage, tiens ! (ton ironique)

Et justement aujourd'hui... Et voilà... (elle est coupée)

Parce que c'était le lieu. Eh oui. Ah si, Ah là-bas, c'était le lieu.

Non, ce n'est pas à TF1 que je faisais allusion.

Ah non ? Vous vouliez le dire sur RTL ?

J'en parle également ; mais je parle d'un certain nombre de connivences médiatico-financières qui ont lourdement pesé dans cette campagne.

Vous le dites dans le livre ?

Oui, bien sûr.

On renverra les auditeurs à la lecture du livre sur ce passage.

Merci beaucoup. Merci beaucoup.

Merci Ségolène Royal."

moi quand j'entends ça je suis juste consterné par Apathie. En même temps ça n'est pas exactement une surprise mais tout de même. Voilà. Personne ne saura ce qu'elle voulait dire. Surtout pas l'auditeur moyen qui écoute RTL et regarde TF1 parce qu'il ne sait pas. Il faut dire les choses telles qu'elles sont il ne sait pas. Et là plutôt que de lui demander de s'expliquer voilà t il pas qu'il ... l'empêche de parler en lui reprochant de ne pas l'avoir fait la veille (reproche qui serait plus convaincant s'il la laisser s'exprimer ici)...

 
17H30 05/12/2007

pour être complet voilà la lecture d'Apathie :

"Médias. En toute fin d'interview, Ségolène Royal a exprimé un regret: celui de ne pas avoir été questionné sur le passage de son livre où elle note qu'une grande partie du système médiatique fonctionne au bénéfice, ou pour la protection, de Nicolas Sarkozy. Il est vrai que l'ayant lu, il m'a semblé que Ségolène Royal répétait pour son compte et après d'autres ce qui a déjà été beaucoup dit. Par ailleurs, j'ai souvent écrit ici la réserve que m'inspirent les analyses mécaniques du genre: Martin Bouygues est ami avec Nicolas Sarkozy, donc TF1 roule pour Sarkozy. Faux, hâtif, bâclé et de peu de secours dans la compréhension des problèmes spécifiques au secteur des médias en France. Enfin bref, l'argumentaire pourrait être long qui démentirait l'assertion, mais ce matin, je vais faire court. Assez joueuse et un peu provocatrice, Ségolène Royal s'est interrogée, toujours au micro, sur les raisons de ce silence de ma part? S'agit-il, s'est-elle interrogée à haute voix, d'une forme de corporatisme? En fait, et très sincèrement, non. Qu'un débat existe sur les médias, leur organisation, leur traitement de l'information, me paraît sain, utile et nécessaire. Tout étant en débat dans une démocratie, les journalistes ne peuvent pas réclamer pour eux une sorte d'extraterritorialité intellectuelle. Quand ce débat se noue, j'estime avoir le droit pour ma part de défendre les positions que j'estime juste, et de ce fait de manifester mon désaccord avec ces analyses mécaniques. Mais au delà de ces considérations générales et permanentes, un fait ponctuel surtout m'a étonné. En effet, j'ai écouté attentivement Ségolène Royal hier soir, sur TF1, face à Patrick Poivre d'Arvor. Pourquoi donc ne l'a-t-elle pas questionnée lui? Pourquoi ne lui a-t-elle pas demandé s'il pouvait ou non faire son travail de journaliste sur la chaine de Martin Bouygues? Pourquoi donc ne lui a-t-elle pas demandé si l'amitié entre son patron et le président de la République le gênait ou pas dans son travail? Une occasion manquée, assurément. Je le lui ai fait remarquer, juste avant de rendre l'antenne."

Je comprends sa dernière remarque (même s'il joue un peu au con parce qu'il sait la réponse et qu'elle a déjà abordé le sujet sur TF1 je crois) mais ce qui m'amuse c'est cette dérive journalistique classique :

"Il est vrai que l'ayant lu, il m'a semblé que Ségolène Royal répétait pour son compte et après d'autres ce qui a déjà été beaucoup dit"

ah bon ? beaucoup dit où ?
dans les diners, sur le net, oui ... mais dans les grands médias ? finalement peu ou pas. Non la question des médias n'est pas une question qu'on aborde en France elle mérite encore d'être posé.

 
honolulu38 | Ni en lutte ni assoupis
18H03 05/12/2007
 
18H49 05/12/2007

ah vraiment ? parce que vous croyez vraiment qu'il n'y a pas de pb "médas" en france ?

 
honolulu38 | Ni en lutte ni assoupis
19H48 05/12/2007

Je ne crois pas en tout cas que le Président tient dans sa main tous les médias et que leur seul rôle est donc désormais de nous relayer la bonne parole sarkozienne.

Il existe en fait tellement de problèmes avec les médias que je ne pense pas du tout que Nicolas Sarkozy a pu soumettre et verrouiller toutes les sources d'information en un seul appareil et en faire son porte-voix.

Je ne partage pas la vision fataliste qui consiste à croire que malgré tous nos efforts individuels nous ne sommes qu'une masse de petits esprits très maléables condamnés à être façonnés par un individu, quel que soit son rôle ou son pouvoir.

Quels que soient les désirs de propagande de certains pouvoirs ou individus, nous avons la possibilité de rechercher l'information, de recouper les informations, de développer un esprit critique, d'avoir des articles ou des reportages d'éloges sur tel ou tel, et de tomber ensuite sur un sujet au vitriol sur la même personne.

Les médias sont des outils, chacun doit décider de faire l'effort d'en faire bon usage.

Comme dit le proverbe, 'ceux qui veulent faire trouvent des moyens, ceux qui ne veulent pas trouvent des excuses'

 
Courageux anonyme
19H59 05/12/2007

Non tous les citoyens ne sont pas malléables au discours des médias, mais il suffit de 53% pour gagner ! Et convaincre 53 % par la propagande c'est facile.

 
honolulu38 | Ni en lutte ni assoupis
20H07 05/12/2007

Snif ! Moi qui pensais ne pas être un esprit malléable, je fais partie des 53%...

 
Courageux anonyme
14H54 09/12/2007

Entièrement d’accord. C’est d’ailleurs comme cela qu’un homme décoré de la Franscique par Pétin sous le gouvernement de Vichy est devenu président il y a quelques années…