
« Ce que nous proposons pour les sans-abri »
Après des dizaines d'auditions, un jury de 16 personnalités s'est enfermé deux jours pour proposer une nouvelle politique.

Les Pays-Bas ont réduit à presque rien le nombre de sans-abri dans leurs rues. La Grande-Bretagne a fait de même. Le Danemark également. Pourquoi serait-ce si difficile pour la France, où l'on compte entre 200000 et 350000 sans-abri ?
La question était au coeur d'une » conférence de consensus » qui a réuni en fin de semaine dernière, sous l'égide de la Fnars et avec le soutien de Rue89, des centaines d'acteurs sociaux. Après avoir écouté des dizaines de professionnels de terrain, de sans-abri et d'experts, un jury de 16 personnes s'est enfermé pendant deux jours dans un hôtel au nord de Paris pour tenter de dégager un » consensus » sur la politique qu'il conviendrait de suivre pour mettre fin à l'insupportable situation actuelle.
Le jury, présidé par le conseiller d'Etat Jean-Marie Delarue, était composé de personnalités diverses : des acteurs sociaux, mais aussi un psychiatre, un juge d'application des peines, une philosophe, un géographe, etc. J'en faisais partie. Le résultat de nos discussions a été présenté hier matin, lors d'une conférence de presse. Il a également été remis à Sarkozy, à Fillon, à la ministre du Logement et de la Ville Christine Boutin et au Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch.
Message principal : la politique qu'il faudrait suivre n'est pas du tout celle qui est à l'oeuvre en France depuis des années.
Sortir du tout-urgence
En France, entre le printemps et l'automne, les gouvernements détournent les yeux du problème des sans-abri. Puis, quand l'hiver et l'urgence arrivent, on empile des tas de dispositifs d'accueil, plans, schémas, etc. Mais aucun gouvernement ne s'est engagé à traiter le problème à la racine. Résultat, des personnes en situation de précarité, qui devraient être logées décemment, engorgent aujourd'hui les centres d'hébergements. Pour réguler le système, on limitait jusque-là la durée de l'hébergement. Les sans-abri retournaient souvent à la rue, mais » une case plus bas » : comment sortir de la rue dans ces conditions ? Le système est inefficace et tout ce qui est fait pour le consolider en l'état renforce cette inefficacité.
Ce diagnostic n'est pas nouveau. Mais, à la différence de ce qui s'est passé chez nos voisins européens, aucun gouvernement n'a encore pris le problème à bras le corps. Résultat, les sans-abri sont piégés dans un système sans issue. Ce qui manque, ce sont avant tout des logements accessibles aux ménages les plus modestes. Lors de la conférence, une experte néerlandaise a lancé ce conseil aux Français : » Skip the shelters ! » , » Sautez l'étape de l'hebergement » ! Une façon de constater qu'il sert à rien de gonfler le dispositif d'abris d'urgence : l'effort doit être concentré sur le logement social.

Sortir par le haut : la prévention et le logement
Lors de la conférence de consensus, les intervenants étrangers, assez étourdis par la complexité de notre système, ont répété le même message : » Pensez au-delà de l'hébergement. »
Comme l'a décrit Jean-Marie Delarue mercredi matin, la situation des acteurs sociaux peut être rapprochée de celle d'un type qui épongerait à l'aide de seaux sa maison inondée, sans penser à fermer préalablement le robinet… Il faut couper le flux des sans-abri en amont, au niveau des ruptures qui conduisent à une telle exclusion : expulsions de locataires de bonne foi, passage dans des institutions (prisons, hôpitaux), perte d'emploi…
Mais le point nodal, celui qui conditionne la solution au problème des sans-abri à la fois en amont et en aval, c'est le logement. Le principal problème, derrière la situation des sans-abri, c'est la crise du logement que les pauvres subissent. En France, 520000 logements ont été construits l'an dernier, mais seulement 8000 PLAI (Prêt locatif aidé d'intégration) ont été financés : c'est une situation intolérable.
Pour être efficace, il n'y a pas de miracle : on a besoin de 500000 logements accessibles aux plus démunis. Il faut tordre le bras des bailleurs sociaux pour qu'ils logent les plus démunis, et tordre le bras des maires qui rechignent à accueillir 20% de logements sociaux, comme la loi SRU les y oblige. Le Jury développe dans son rapport une quinzaine de propositions concrètes.

Sortir de la logique d'assistance, pour celle de la mutualisation
Si elle était appliquée, cette idée serait, en termes de mentalités, une petite révolution. De même que pour le risque santé ou le risque chômage, le risque de se retrouver dans la rue devrait être mutualisé dans une logique d'assurance. Une telle mutualisation rendrait explicite le lien de solidarité entre les citoyens sur la question des sans-abri, et permettrait de sortir des approches asilaires héritées du XIXe siècle. Après tout, ce risque est ressenti par la plupart des Français, y compris par les cadres.
Sortir de l'incohérence
Les sans-abri sont les citoyens les plus fragilisés, et on a trouvé le moyen en France de les confronter à l'un des systèmes de prise en charge les plus complexes qui soient. Les plans succèdent aux shémas, les compétences se chevauchent entre Etat, départements, syndicats de communes ou communes, associations et autres organismes… » La vrai révolution, ce serait de donner de la cohérence à tout cela, et d'instaurer un vrai pilotage » , a déclaré mercredi matin Nicole Maestracci, la présidente de la Fnars.
Le Jury suggère un véritable effort de coopération des acteurs, mais sans pour autant créer un système standardisé. Pour répondre à la mutiplicité des profils des sans-domicile, il vaut mieux mettre en place un système très souple, reposant sur des acteurs et des centres diversifiés. Le Jury propose d'inscrire cette action dans le cadre de » bassins de vie » : plusieurs communes se regroupant pour tenter, ensemble, à travers des contrats d'objectifs, de réduire le nombre de sans-domicile.
Sortir des discriminations et de l'infantilisation
Les observateurs étrangers sont surpris (et le mot est faible) par le nombre de conditions posées pour l'accueil des SDF dans de très nombreux centres d'hébergement. Il ne faut pas être en couple, ne pas avoir d'enfants, ne pas avoir de chien, ne pas boire, ne pas se droguer, etc.
Toute personne démunie, quelle que soit sa situation administrative, devrait pouvoir être hébergée sans condition, y compris les étrangers déboutés de leur demande d'asile, les sans-papiers ou les toxicomanes. C'est une question de santé publique, mais aussi de droits de l'homme.
A l'occasion de l'abandon du projet d'amendement Mariani à la loi Dalo, qui instaurait une discrimination visant les sans-papiers, Sarkozy a admis le principe de l'accueil inconditionnel, le 15 octobre, face aux représentants des associations :
» Vous n'êtes pas les substituts de la police ni de la justice, vous n'êtes pas obligés de demander leurs papiers aux gens que vous accueillez. »
Il reste à mettre ce principe en actes. La crainte de poursuites pénales dissuade trop souvent les sans-papiers de s'adresser à ceux qui peuvent les aider. Les chances d'amener les toxicomanes à la rue à se réinsérer passent par les lieux d'acceuil : les repousser, c'est les condamner à s'enfoncer. Le jury considère urgent de » sanctuariser » les centres d'hébergement : toute personne -toxicomane ou sans papier- y résidant serait à l'abris de poursuites pénales.
L'accueil doit également être digne. Ce qui n'est pas toujours le cas. Dans les centres d'hébergement, les horaires et le règlement intérieur sont souvent très stricts. La sécurité des sans-abri n'est pas assurée, l'intimité n'est pas respectée.
» On te propose un toit, mais tu ne peux pas te sentir chez toi » a témoigné Marie Blanchard, une jeune femme sans domicile lors de la Conférence, » ils veulent qu'on s'adapte à eux, pourquoi ce ne sont pas eux qui s'adaptent à nous ? » . Pour aider une personne à sortir de la rue, le plus efficace est de commencer par l'écouter. Lui laisser le temps d'exprimer un projet, et le soutenir ensuite jusqu'au bout. Jusqu'à un logement, un emploi et un retour à une meilleure santé.
► Lire le rapport complet du Jury de la Conférence de consensus.
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De
19H04 | 05/12/2007 |
S'attaquer aux causes et non aux conséquences serait faire preuve de maturité politique. Le travail accompli par les membres de cette conférence est moins spectaculaire que réaliste. Souhaitons que le courage politique suive…
De napakatbrax
21H07 | 05/12/2007 |
- primo, le lien http://www.fnars.org/ présenté au début de l'article n'est pas valide (enfin au moment où je vous écrit parce qu'il est bien référencé dans google)
- secundo, un Monsieur Delarue qui préside un jury soutenu par rue89, ajouté au point précédent, ça me parait bizarre…
- tertio, s'attaquer aux causes est bien trop long, bien trop compliqué, ça saoule tout le monde. Et les municipales arrivent à vitesse grand V.
- quatro, « secundo », après vérification, s'écrit avec un « o » : secondo.
- quinto, beinh tiens, le lien remarche…
http://lesmots.freelatitude.net
De macmich
12H04 | 06/12/2007 |
Bein dites-donc ! ! ! Il faut réunir des « experts » après 30 ans de « sdéïfication » pour trouver ce qui est une évidence depuis le début ? ? ? L'abbé Pierre n'en avait pas touché un mot ou deux à l'occasion (pour ne parler que de lui) ? ? ? Enfin, si ça pouvait être suivi d'effet….
à macmich
De
14H38 | 06/12/2007 |
Une « évidence » ne convainc personne, sauf ceusse qui la déclare comme telle.
Le mérite du travail réalisé par ces connaisseur-e-s du terrain est d'avoir abouti par consensus, ce qui ne peut que renforcer leur légimité.
De
12H40 | 06/12/2007 |
…de Ségolène Royal ouvraient ne serait-ce qu'une nuit par an leur porte à un sans abri, il n'y aurait pas de problème de sans abri en France aujourd'hui.
Mais c'est surement plus facile d'avoir le coeur sur la main devant un écran d'ordinateur que dans son quotidien.
De Thomas GREDAT
| 16H37 | 06/12/2007 |
1°) Le pourcentage de votes exprimés en faveur de Ségolène Royal était de 47%. Désolé que la victoire de son adversaire n'ait pas été aussi triomphale.
2°) Rien ne dispense les 53 restants de faire ce que vous préconisez aux 47%. Vous inclus.
Toute personne favorisée par la chance a un devoir moral vis-à-vis des autres. Ce devoir est d'autant plus grand que les moyens le sont. Plus on est riche et puissant, plus on a les moyens de soulager les malheureux. Messieurs les puissants, au travail !
De
17H45 | 06/12/2007 |
Bonne idée bien sûr de recevoir une nuit un sdf chez soi , une nuit par an ,et alors ? chez moi le sdf se sentira-t-il chez lui ? Une nuit ? et toujours pas de chez lui, je pense moi plutôt qu'il faut réquisissionner les apparts des gens qui on voté sarko , après tout avec sa politique il y aura encore plus d'exclus , et il faut assumer son vote .
De
00H15 | 08/12/2007 |
bien sûr, moi le premier qui cherche à réquisitionner mon appart pour mettre un SDF, je le descends à vue
De moulinette
Peintrice Illustrateuse | 20H31 | 06/12/2007 |
C'est justement toute la différence.
Quand la droite est pour la charité, QUAND ça lui plaît, avec QUI ça lui plaît, OÙ ça lui plaît et pour faire ce qu'elle veut… La gauche, il me semble, est pour la justice et les droits !
Comme le dit Isabel Allende dans « La maison des esprits » :
« Le monde n'a pas besoin de charité, il a besoin de justice. »
C'est un aphorisme qui me suit jour après jour.
Nous méritons plus de justice !
à moulinette
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 14H07 | 07/12/2007 |
Vision carricaturale. L'assistance sans contreparti, largement développé par la gauche francasie (au contraire de la gauche des pays nordic par exemple, que je préfere) a pour conséquence de déprimer l'individu en lui faisant perdre tte confiance en lui, de le déresponsabiliser aussi. Bref en agsiant ainsi, on arrive a un but contraire o objectifs de départ : on limite leschances de sortie de la merde. Je préferer quelke chose comme ce que fé Hirsh avec le RSA, et avec l'ump en plus ! ! ! !
Je dis ca parce qu'il est pitoyable de parler pauvreté dans le cadre des différences droite/ Gauche. Mon père a vécu a la rue quelke temps et ce n'est pas avec des réfllexions comme les votre kon loré sorti de la ! ! ! C'est petit bourgeois que de rester sur les hauteus de ce cadre alors que tant sont ds la nécessité.
Bcp d'exemple montrent que si on est honnete c'est plus compliké que ca la politique :
- est ce que la retraite a 60 ans POUR TOUS est juste ? ? ? ?
- est ce que les 35 heures décrétes par l'Etat,en haut, indépendamment de la volonté des salairé et des patrons, est juste ?
- est ce que le smic a 1500 est juste ? (comment faire alors pour la population dont le revenu est proche de 1500 ? )….
- fzire de emplois jeunes sans lendemain c'est juste ?
Votre vision est ultra carricatural. La politique c'est autre chose que rose/noire bien/ mal. C'est plutot ce que Weber appelait étique de responsabilité je crois. Le pire cest que vs paraissez, malgré votre manque de connaissances économiques, sure de vous. La droite anti droits anti justice c'est dun carrricatural. On serait déja au goulag depuis belle lurette vu le nombre d'années quelle a gouvernée. Pour vous je suis réac tellement vs etes carricatural. Paas du tt, je suis socialo tendance rocard, c'est a dire libéral sur le plan des moeurs et sur le plan économique.
à Jess Feuillie
De moulinette
Peintrice Illustrateuse | 22H50 | 07/12/2007 |
Cher ami,
Votre prose étant bien supérieure à mon pauvre charabia. Votre position et les démonstrations éloquentes de la justesse de votre pensée et de vos proposition, la clarté de votre discours, sa concision, son équilibre, font que je ne me sens pas en droit de polémiquer avec vous…
D'autre part, ou bien vous avez de trop gros doigts, ou quelqu'un déplace les touche de votre clavier à votre insu…
à moulinette
De julien_durand
étudiant | 19H45 | 09/12/2007 |
J'avais les yeux tout piquants à la fin de la lecture de ce message ! Heureusement que le fond était là pour rattraper le niveau…
à moulinette
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 00H29 | 08/12/2007 |
On sait ce qu'il faut faire. On ne le fait pas
http://nouvellesociete.org/114.html
http://nouvellesociete.org/5038.html
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De Lepors Sedaine
de Limoges | 13H06 | 08/12/2007 |
Oui je sais, ducon, il faut stopper l'invasion.
De
01H38 | 07/12/2007 |
ELLE EST BIEN BONNE l'anonyme de 12 h 40 ! ! ! !
Vous avez l'art consommé de renverser les situations vous ; ce serait en effet plutôt aux 53 % d'électeurs qui prônent le tout libéral, qu'il revient de faire la charité ; et pas à ceux (les 47 %) qui ont appellé de leurs voeux une grande action de l'Etat pour régler ce problème.
A moins que vous soyez partisan du tout libéral assorti de NON charité, c'est à dire du « LAISSEZ LES CREVER » …
MISERABLE VA ! ! ! !
De
08H13 | 07/12/2007 |
…Alors si je résume :
- Les sans-abris, c'est la faute à Sarko en particulier et à la droite en général…
- C'est en critiquant et en argumentant devant son écran d'ordinateur que les choses vont bouger…
- Il suffit « d'appeller de ses voeux » (sic) une grand action de l'état pour régler TOUS les problemes, en tout cas pour se dédouaner de générosité effective.
C'est trop cool d'etre de gauche en France aujourd'hui ! …
Bravo les citoyens ! …
(Vous pouvez toujours acheter le skeud des Tete raides puisque les SDF pourront pas l'écouter ! …)
De
08H22 | 07/12/2007 |
Moi j'avais « appellé de mes voeux » des lendemains qui chantent en 81…et toujours rien ! …
Tous ces gens pour qui j'avais voté sont soit morts, soit passés à droite, soit vraiment tres vieux ! …
J'ai du me faire avoir quelque part ! …
De Thomas GREDAT
| 09H56 | 07/12/2007 |
Alors, si je résume :
- c'est Sarkozy, et la droite en général, qui va régler le problème des sans-abri dont la gauche est directement responsable
- c'est en critiquant devant un écran d'ordinateur ceux qui critiquent et argumentent devant un écran d'ordinateur, ou ailleurs, que l'on va faire avancer les choses
- il suffit d'appeler les 47% de votants pro-Royal à une action simpliste mais mal définie pour se dédouaner soi-même de générosité effective.
Vos propositions concrètes sont intéressantes, et je suis sûr que la compassion que vous témoignez aux sans-abri, compassion que l'on devine à votre absence totale d'esprit partisan, va puissamment contribuer à soulager leurs souffrances.
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 14H11 | 07/12/2007 |
Objectivemenet bien envoyé ! ! Meme les socialistes nordik se foutrait de la gueule de cette vision ! ! !
De
01H58 | 07/12/2007 |
Ont parle des sans abris et avec raison, j'aimerais savoir combien il y a de « »« tanguy ++++++++ “” » qui gagnent le smic, qui vivent très simplement et n'y arrrivant pas retourne vivre chez leurs parents par obligations, je pense que c'est assez énorme et ceux là ot ne peu pas les comptabiliser, je pense que c'est assez important, et je ne parle pas de jeunes spécialement meme des personnes de 40 a 45 ans.
si il n'y avais pas papa/maman ils viendrais grossir les rangs des sans abris
c'est vraiment la décroissance
De
14H01 | 07/12/2007 |
d'aller occuper la tente a Khadafi a l hotel marigny ou sur les pelouses de l elysee
De Le Yéti
yetiblog.org | 19H07 | 05/12/2007 |
Article, initiative et démarche remarquable. (NB : j'ai du mal à comprendre les votes négatifs qui ont pu accompagner ce billet.)
à Le Yéti
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 20H36 | 05/12/2007 |
Où voit-on s'il y a ou bien des votes négatifs ?
d'ac avec toi. c'est un sujet bien longuement travaillé. même si certaines parties sont connues de beaucoup d'entre-nous.
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
De bertdo
Instituteur, mais marre de l'être. | 19H09 | 05/12/2007 |
Je ne sais pas si les réflexions de nos penseurs serviront à grand chose tant que la France sera gouvernée par des arrivistes.
Le seul moyen de voir disparaitre les sans-abri, c'est de voir refleurir une politique plus proche du citoyen et de ses préoccupations quotidiennes.
Mais avec Sarkozy, nous ne sommes pas sur la bonne voie.
Ceci dit, il faut que le français se prenne en main et arrête de geindre. La rue n'est pas une fatalité. On compte trop sur l'état et ce dernier ne fait rien pour nous aider.
Aide-toi et les gens te le rendront.
Voilà « ce que j'en dis ».
http://bertdo.over-blog.net
à bertdo
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 20H54 | 05/12/2007 |
- La pauvreté est un fait social indépendant de la gouvernance par ce que vs apelez « arrivistes ». Elle traverse l'Histoire.
- il faut décentraliser, effectivement, ok avec vous, éviter les doublons. Avant dinjecter du fric, il faut s'assurer de son efficacité. Qarkozy n'est pas contre ca il me semble.
- Il faut responsabiliser, mutualiser : l'Etat doit cesser de policer, d'infantiliser. Cela est dommageable aux plus modestes et contribuent a atténuer les chances de sortir de la merde. Sarko est il contre ca ? ? ?
à Jess Feuillie
De ras-la-patience
21H12 | 06/12/2007 |
oui, sarko est contre ça.
malgré l'obligation faite aux communes d'avoir un certain pourcentage de logements sociaux, en tant que maire de neuilly il a toujours préféré passer outre.
ce n'est qu'un exemple.
à ras-la-patience
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 04H50 | 07/12/2007 |
Le non respect de cette loi est antérieure a sa présidence. C'était déja le cas sous le gvrt Jospin. Je ne cherche pas a défendre Sarkozy mais a montrer que ce type de probleme va bien au dela des querelles idéologiques. Il n'existe pas de médicment (c'est la faute a Sarko ou je ne sais koi) miracle. Néanmoins cette loi doit etre davantage expliquée et la contrainte financiere plus lourde pourrait maybe contraindre davantge, quoiqie je reste sceptique. Ce n'est pas que les avancées seront les plus décisives dans la lutte contre pauvreté. Le rapport n'évoque d'aillleurs pas cela.
De staccato
19H12 | 05/12/2007 |
C'est formidable et insensé !
En deux jours, des gens de bonne volonté décidés, ont écrit noir sur blanc la marche à suivre pour, enfin, rendre leur dignité aux personnes à la rue et plus encore à nous qui les croisons sans savoir quoi faire.
L'état ne pourra pas refuser les évidences décrites et devra enfin agir efficacement.
C'est la plus belle lueur d'espoir, dans cette société, depuis longtemps
De Pictulo
19H17 | 05/12/2007 |
« Tordre le bras aux maires qui ne respectent pas la loi SRU imposant 20% de logements sociaux » : ça va en faire, des tendinites ! Et quand vous arriverez devant l'ancien maire de Neuilly, pensez à lui enlever sa Rolex…
Beau travail et bon courage pour la suite.
à Pictulo
De Pascal Riché
(auteur)
7
Rue89 | 19H36 | 05/12/2007 |
Pourquoi pas la menace de l'inégibilité pour les maires qui ne respectent pas la loi ? Je n'y serais pas hostile, si c'était juridiquement possible.
Le rapport ne va pas jusque là, mais il propose de « sanctionner de manière plus efficace, et au profit du logement social » les municipalités qui ne remplissent pas leurs obligations. Par ailleurs, le Préfet devrait, dans ces situations, utiliser son pouvoir de substitution.