TRIBUNE

Dossier médical partagé : un fiasco fort peu médiatisé

Il est de notoriété publique que la France a un problème budgétaire avec l'assurance maladie. En mai 2004, le ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, lançait le projet DMP (Dossier médical partagé) qui devait, trois ans plus tard, être généralisé à tous les assurés de plus de 16 ans.

Le DMP consiste en un dossier virtuel, stocké chez un hébergeur sécurisé, accessible via Internet, qui contient des données générales, des données de prévention, des images et un espace d'expression personnel. Contrôlé par le patient, il retrace sa vie médicale au gré de ses différents passages chez les professionnels de santé qui l'alimentent.

Ce fabuleux projet, permettant, selon lui, de faire une économie de près de 4 milliards d'euro se devait donc d'être rondement mené tant le budget consenti semblait faible et le calendrier ambitieux. Deux ans plus tard, l'optimisme politique n'étant en rien entaché par les mises en garde successives sur la viabilité du projet, Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, annonçait que les délais seraient tenus et que le DMP serait un outil simple et rapidement opérationnel.

Seulement voilà. L'échéance initiale du 1er juillet 2007 est échue et rien. Pas de DMP. Au mieux quelques expérimentations au bilan passable, connues des seuls professionnels de santé et fournisseurs intéressés.

En juillet de cette année, Roselyne Bachelot rompt avec la ligne de communication de ses prédécesseurs et déclare au Monde que le projet est « au point mort ». Elle commande un état des lieux. Le rapport, écrit par des inspecteurs généraux des ministères du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, des Finances et de l'Industrie, fait un bilan très sévère.

Tous les travers pouvant faire capoter un projet sont cumulés : une vision technique avant une vision d'usage, des délais irréalistes, des investissements incohérents avec les exigences, des flous juridiques qui demeurent, des changements managériaux intempestifs, une fuite en avant dictée par les discours politiques, etc.

Le rapport de la mission interministérielle a ceci d'intéressant qu'il remet en perspective notre projet national avec les projets similaires de nos voisins –plus ou moins proches. Ainsi, les autres pays ont mis trois fois plus de temps, ont investi énormément plus d'argent et le coût pour le patient, c'est-à-dire pour l'assuré social, se révèle être plus de dix fois supérieur à celui annoncé par le DMP.

Le rapport met également en lumière de nombreuses dépenses incontrôlées –à l'image des 21 millions d'euros dépensés pour la phase d'expérimentation très courte et tronquée. A l'heure où le Premier ministre François Fillon clame haut et fort que l'état ne peut faire d'écart budgétaire, que l'ancien ministre de la Santé Xavier Bertrand essuie quelques revers face aux grévistes, on pourrait s'attendre à un traitement médiatique conséquent du sujet.

Ce projet concerne certes les professionnels de santé, qui sont dans l'expectative des suites à donner. Mais il concerne aussi et surtout les assurés de la Sécurité sociale, soit la bagatelle de 48 millions de Français. Vous et moi, en somme. Malgré tout, seules quelques brèves sont parues depuis trois semaines sur cette étape clef du DMP, brèves essentiellement axées sur le report sine die du DMP. Pourquoi ? Enfin, tous ces constats permettent de s'interroger sur la capacité du gouvernement à mener un tel projet. La volonté de centraliser et de contrôler ce type d'entreprise peut-elle faire naître un projet de cette nature, à la fois viable et maîtrisé ? Aux Etats-Unis, les géants du logiciel s'emparent du sujet, et sont sans doute plus à même de produire un produit adapté aux besoins des utilisateurs, donc des patients.

Le gouvernement s'est donné un délai de réflexion sur le DMP. Gageons que cette fois, les conclusions iront dans le bon sens et que les médias apporteront un éclairage plus important sur ce projet épique.

28 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Courageux anonyme

De

16H19 | 04/12/2007 | Permalien

Mon post est un peu hors sujet, mais il concerne aussi la Sécu, sur les franchises médicales, appliquées à partir de janvier.

Au moment où le projet a été évoqué il y a quelques mois, j'avais lu à plusieurs reprises, que le parc informatique de la sécu était obsolète et ne permettrait pas de gérer la franchise. Qu'en est-il maintenant ?

On a dit aussi que les personnes les plus modestes seraient exemptes de cette taxe. Or la sécu n'a pas accès au revenu des personnes. Comment cet obstacle va-t-il être surmonté ? En la faisant payer à tout le monde ?

Est-ce que Rue89 ou quelqu'un sur le site a des réponses à mes interrogations ?

Pour en revenir au sujet proprement dit, je ne vois pas comment ce service de dossier médical partagé peut faire réaliser des économies à la sécu. IL me semble que ce serait un nouveau service proposé aux personnes, qui ne se substitue pas à un service existant, d'où une charge supplémentaire. Mais je ne prétends pas avoir tout compris.

Portrait de Courageux anonyme

De

21H47 | 04/12/2007 | Permalien

malheureusement les personnes attteintes de maladies longue durée, touchant l'AAH ne seront pas exemptes et seront touchées par l'aah… C'est absoluyment dramtrique. 1/2 euro par boite de médicament pour 1malade du sida par exemple c'est énorme en fin de mois, vue la lourdeur du traitement. Même choses 2 euros pour les déplacements en ambulance (pour les personnnes invalides …). Cette réforme est une catastrophe sociale pour la santé publique, Marie75

Portrait de Courageux anonyme

De

21H52 | 04/12/2007 | Permalien

lire seront touchées par la franchise…. Vous serez taxés ! ! ! !

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De

23H34 | 04/12/2007 | Permalien

NON , les personnes les plus modestes ne seront pas exonérés des franchises médicales , sauf si ils sont bénéficiaires de la CMU .les autres exonérations sont les femmes enceintes, les moins de 16 ans.
Mais les patients atteints de maladies graves ne seron t pas exonérées c'est purement scandaleux cet impot sur la maladie ! ! !
Pierre Yves, médecin généraliste mécontent à Grenoble

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De

11H41 | 05/12/2007 | Permalien

D'aprés certains médecins travaillant avec le Ministère de la Santé, des études montrerai l'évidence : a chaque réduction des remboursements, ou franchise médicale, on retarde la prise en main des malades, qui repoussent encore plus une visite médicale.
En conséquence, les malades commencent des prises de médicament parfois trop tard, ou en tous cas leur état empire.
Leur cas deviens donc plus grave et ils nécessitent des soins plus importants et des traitemtents plus lourds.
Si on regarde ça d'un point de vue uniquement financier, on se rends compte que ce qui va être gagné par la franchise va être reperdu au centuple, les traitements lourds coutant beaucoup plus cher qu'un traitement de base.
On peut donc se demander si l'objectif est de résorber le déficit de la sécu, ou au contraire l'agraver afin de privatiser complètement l'assurance maladie …
En fait je ne me pose même plus la question.

Portrait de Courageux anonyme

De

18H12 | 06/12/2007 | Permalien

Votre commentaire est tout à fait pertinent. J'y souscris entièrement.

L'accroissement des franchises ne peut qu'entrainer les conséquences néfastes que vous indiquez, tant pour les malades qui, retardant leurs soins aggravent de ce fait leur état de santé, que pour la Sécurité Sociale (nous tous en fait) qui voit ses finances se détériorer en conséquence.

Ce mécanisme pernicieux est d'ailleurs exacerbé par l'interdiction faite aux mutuelles complémentaires maladie de rembourser ces franchises (comme c'est le cas pour celles qui viennent d'être votées). Le malade, déjà pénalisé par son état de santé, subit une seconde pénalité en prenant de plein fouet l'obligation de payer cette franchise dont le montant, il faut le craindre, ne cessera certainement d'augmenter (certes à un rythme différent selon la coloration politique du parti au pouvoir).

Il est bien clair que cette aggravation attendue par l'instauration de ces franchises non remboursables n'est pas le fruit du hasard mais le résultat de décisions réfléchies, votées en connaissance de cause, par l'Assemblée Nationale et le Sénat. Elle convient parfaitement à tous ceux qui veulent démontrer l'incapacité de la Sécurité Sociale à équilibrer ses comptes et donc à gérer la santé.

Cette dégradation des conditions d'accès aux soins est programmée pour préparer l'opinion publique et lui faire accepter un transfert progressif vers les assureurs des activités les plus rentables de l'assurance maladie et plus généralement des composantes profitables de la protection sociale (retraite complémentaire via les fonds de pension, assurance dépendance, …).

C'est dans cette perspective d'un processus rampant de privatisation en marche qu'il convient, à mon avis, d'interpréter « l'échec cuisant » du projet DMP. Les forces qui poussent à la privatisation ont combattu et torpillé ce dossier parce qu'il est source d'efficacité, de rationalité, de qualité (notamment dans le suivi médical de chacun), de prévention et de réduction des coûts et des gaspillages. Certes ce DMP comporte des risques d'atteinte aux libertés individuelles en raison des informations personnelles et confidentielles qui seraient accessibles. Mais la balance globale pour la société entre les avantages et les risques me semblerait plutôt pencher en faveur du DMP dès lors qu'un contrôle d'accès sécurisé est garanti.

Il parait évident qu'un système collectif de protection social efficace est un frein à sa privatisation. Aussi, pour légitimer l'enclenchement d'un processus de privatisation de la Sécurité Sociale, il faut en dégrader son fonctionnement et notamment déséquilibrer ses finances. Pour dégrader ses finances il faut accroître ses dépenses (toutes les gabegies sont alors les bienvenues, elles permettent d'ailleurs pour certains de s'enrichir indument au passage : souvenez-vous des millions d'euros qui ont été payés à tort à des cliniques privés) …
… et réduire ses recettes (d'où l'intensification des politiques d'exonération massives de charges sociales : le « gagner plus » de la fameuse formule se faisant sur le dos de la Sécurité Sociale en creusant le déficit, accélérant ainsi le processus de transfert précité)

N'oublions pas que l'assurance maladie n'a jamais été en France une activité lucrative. Elle a été créée par les Sociétés de Secours Mutuelles dès la fin du 19ème siècle pour venir au secours des plus démunis. L'assurance maladie est devenue obligatoire en 1945 à la création de la Sécurité Sociale suite à la nationalisation de quelques grandes mutuelles (en punition de leur comportement pendant l'occupation). Elle a pour objectif d'assurer la santé pour tous à travers ce principe fondateur : « chacun cotise selon ses moyens et est remboursé selon ses besoins ».

C'est cette vision que certains voudraient aujourd'hui contester. Pourquoi cette volonté de remise en cause ? simplement pour transformer l'assurance maladie en une activité lucrative source de profits pour les groupes financiers et d'assurances.

La dépense des uns fait le revenu des autres. Il est évident que chaque intervenant dans le système de santé a droit à une juste rémunération pour son apport et sa contribution. Ces rémunérations doivent être négociés et acceptés par tous. Mais comment justifier des accroissements de prix de plusieurs % pour les uns (médicaments, …) alors que la progression des revenus n'est que de 1 ou 2% lorsqu'il n'est pas négatif pour les autres ?

Il faut avoir à l'esprit que l'assurance santé est un marché considérable (166 milliards d'euros de dépenses en 2006) qui attise les convoitises des grands groupes financiers

Le tableau d'équilibre, par branche, de l'ensemble des régimes obligatoires de base de sécurité sociale pour 2006 qui vient d'être voté fin novembre 2007 fait apparaître 166 milliards d'euros de dépenses maladie pour 160,1 milliard, soit un déficit de 5,9 milliards représentant 3,68% des recettes. Notons au passage que ce déficit n'aurait pas existé sans les exonérations de charges sociales.

(En milliards d'euros) source : PLFSS 2008
==========================================================
Recettes ; Dépenses ; Solde
Maladie : 160,1 ; 166,0 ; - 5,9
Vieillesse : 162,2 ; 163,2 ; - 1,0
Famille : 52,9 ; 53,7 ; - 0,8
Accidents du travail et maladies professionnelles : 11,2 ; 11,3 ; - 0,1
==========================================================
Total toutes branches (hors transferts entre branches) : 381,4 ; 389,2 ; - 7,8
==========================================================

Pour sa part, l'INSEE évalue la consommation de soins et de biens médicaux à 156,6 milliards d'euros pour 2006 avec le détail suivant :

=======================================
Soins hospitaliers : 69.9
Soins ambulatoires : 42.8
Médecins : 19.8
Auxiliaires médicaux : 9.5
Dentistes : 9.1
Analyses : 4.1
Cures thermales : 0.3
Transports de malades : 3.1
Médicaments : 31.9
Autres biens médicaux (1) : 8.9
=======================================
Consommation de soins et de biens médicaux : 156.6
=======================================

Mais l'assurance maladie est aussi une source de coûts pour les entreprises (la part patronale des cotisations sociales) qu'elles aimeraient bien comprimer.

A ce propos, laissons Monsieur Denis Kessler (ex numéro 2 du Medef) s'exprimer. Il déclarait le 4 octobre 2007 dans Challenges, à propos des régimes spéciaux de retraite : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s'y emploie ».

Il n'y a pas plus clair. La refonte de la Sécurité sociale et du paritarisme est dans l'esprit des dirigeants actuels. Il s'agit bien de « libéraliser » l'assurance maladie pour y extraire les profits afin d'enrichir quelques-uns au détriment du plus grand nombre, même au prix d'une détérioration du système de santé, voire de la santé des individus eux-mêmes. Mais au fait, n'est-ce pas l'objectif principal de la mondialisation libérale ….

Cordialement à tous les lecteurs

Oili 92

Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean 4591

Hi-Han | 17H40 | 04/12/2007 | Permalien

Ce dossier médical partagé serait en effet une source d'économie pour la sécurité sociale en évitant des examens à répétition et autres redondances.
Mais ce serait aussi une mine de renseignements pour les assurances privée, pour les employeurs et tous ceux, y compris les politiques qui de prés ou de loin ont affaire à de l'humain.
Les protections à élever autour de l'accés à ces dossiers sont à ce jour, et certainement à jamais, impossibles à édifier.
Il y aura toujours un « traitre » qui ouvrira cette boite de Pandore.
Certe l'idée est bonne, comme l'était l'idée de la bombe atomique, mais les conséquences……

Portrait de Courageux anonyme

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De

21H49 | 04/12/2007 | Permalien

ce dossier partagé est une connerie monstrueuse qui a déjà coûté une fortune et qui ne servirait à rien. En outre, c'est un vrai danger quant au respect de la vie privée et au secret médical.

Portrait de Courageux anonyme

De

10H59 | 05/12/2007 | Permalien

un vrai danger, je suis d'accord.
Et comme je ne vais pratiquement jamais chez le médecin, pour l'instant, j'ai les moyens financiers de résister.

Mes consultations, tous les ans ou deux ans, concernent l'ophtalmo, la gyneco et le dentiste. A priori pour ces ces spécialistes, point n'est besoin d'être envoyé par le médecin traitant. cependant, depuis septembre, je suis trés trés peu remboursée.

Pour le reste, c'est mon choix, même si c'est scandaleux, mais pour ces trois consultations, je trouve qu'il y a discrimination entre les assurés.
je cherche donc une association des assurés sociaux pour en discuter.
En connaissez vous une qui soit active ?

Portrait de Courageux anonyme

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De

10H18 | 07/12/2007 | Permalien

c'est faux !
ce ne serait pas une source d'économie !
donnez d'abord le prix de ces pré-études qui n'ont servi à rien. Opération gling gling paillettes coup de bluff de douste bla bla et de l'ump !

Portrait de Courageux anonyme

De

17H45 | 04/12/2007 | Permalien

A quoi devait s'attendre avec un Douste bla-bla au gouvernement ! ! ! Faut pas rêver quand même.

Portrait de Courageux anonyme

De

18H09 | 04/12/2007 | Permalien

Le Dmp est un fiasco
Cependant il pourrait etre un superbe outil pour les praticiens.
Il pourrait réaliser des économies pour les patients pour qui le nomadisme médical est une pratique quotidienne et il y en a .
Le dossier pharmaceutique est pret lui et il ne sera en dervice que lorsque les pourvoirs public valideront le dmp qui lui ne l'est pas.Comme toujours la concertation marche bien dans ce pays.

Concertation entre les professionels de santé +responsabilisation des patients +pouvoir public responsable : sécu sauvegardée.

Portrait de Courageux anonyme

De

09H07 | 05/12/2007 | Permalien

sur quel étude te bases tu pour écrire « le nomadisme médical est une pratique quotidienne “ ; c'est une phrase sans cesse répéter, écrite, ressasée, mais jamais prouvée. elle est surtout le justificatif pour diminuer les remboursements de la sécu. de toutes les personnes de mon entourage je n'en connait pas une seule qui navigue quotidiennement d'un médecin à l'autre, car il est déjà difficile de trouver un médecin qui vous convienne. et puisque l'on veut stabiliser les patients une interogation : COMMENT CHOISIR SON MEDECIN ? car, c'est mon cas, nouveau dans mon quartier, je cherche : il faut prendre rendez-vous, tester le rapport avec le praticien, et si cà ne colle pas, recommencer. oh je ne fais pas cà sur la semaine, non je cherche un troisiéme médecin, car les deux précédents m'ont décu ( pas pour les traitements, mais dans le rapport humain qui ne s'établit pas ), en trois ans… non il faut fouiller les pages jaunes..
et pourquoi, pour être directement en rapport avec le sujet, ne pas obliger le médecin traitant à communiquer , en cas de changement de praticien, toutes les informations qu'il posséde à son collégue…

Portrait de Courageux anonyme

De

19H53 | 04/12/2007 | Permalien

Le trou de la Sécu est minime en pourcentage par rapport aux sommes d'argent en jeu : 10 milliards de déficit c'est moins de 1 % du total des sommes cotisées et reversées.

Portrait de Courageux anonyme

De

09H10 | 05/12/2007 | Permalien

Ah voilà un commentaire fantastique : pratiquement jamais ce GROS détail n'est présenté dans les médias : alors que ce chiffre est mis à la dispositon des journaliste en même temps que le montant en euros, on ne retient que ce dernier. car comment accumuler toute les mesures contre la sécu avec 1% de déficit….

Portrait de Courageux anonyme

De

13H52 | 05/12/2007 | Permalien

Je suis curieux aussi de savoir combien l'état doit à la sécu ?
Personne ne fait des recherches sur ce point aussi
ou plutôt ne vaut-il pas mieux ne pas en parler…

Portrait de Courageux anonyme

De

10H09 | 05/12/2007 | Permalien

Cette franchise médicale n'est ni plus ni moins qu'une sélection par l'argent, vous en avez, pas de problème, vous aurez tous les médicaments et soins qu'il faut, vous n'en avez pas, et bien pas de soin, pas de médicaments
Des patients vont arrêter leur traitement, faute d'argent, traitement, la prise en charge médicale sera effectuée au rabais.

Quand aux personnes qui ont droit à la CMU, elles auront la chance d'être prise en charge.

A signaler que je fais partie des personnes qui vont arrêter leurs traitement avec toutes les conséquences que cela va avoir hospitalisation etc…mais je n'ai pas d'autre solution, donc je le clame haut et fort cette franchise va mettre en danger des centaines de milliers de malades ! qui doit être à vie or liste donc aucun droit ! , 1000, 00 euros à deux de revenus par mois, nous n'avons pas droit à la CMU et nous payons une Mutuelle : 63 euros par mois pour deux avec minimun d'avantage, hier j'ai du faire venir le médecin à la maison n'étant pas en état de me déplacer ; visite 34, 00 euros et sur l'ordonnance des médicaments plus remboursés…, mais indispensables !

Pour ce qui est du dossier médical partagé irréalisable ; cela coûterait une somme abyssale à la sécu, Le Douste à toujours pété plus haut que son cul ! d'ailleurs cela m'étonne qu'il ne fasse pas parti de ce gouvernement !

Rappel notre « bon » Sarkonapoléon, quand il a parlé d'un plan alzheimer, je cite : ce syndrome, il ne savait même pas de quoi il parlait, il a rectifié le tir plus tard, et il n'y avait rien en ce qui concerne une franchise !

En France, il vaut mieux être en dépression nerveuse qui fait partie de la liste de référence, et avoir ainsi le 100%, que d'avoir une maladie que l'on sait stabiliser, qu'on n'en connaît pas les explications et qui est or liste !

Portrait de Courageux anonyme

De

10H21 | 05/12/2007 | Permalien

Si vous n'êtes pas d'accord avec cette nouvelle injustice, signez la pétition, même si vous n'êtes pas communiste…vous êtes un cotisant, peut-être aurez vous besoin de soins, ou votre situation risque de changer, car il n'y a plus rien de stable dans notre pays, tout peut basculer à tout moment.

Alors signez la au delà de vos convictions politique, c'est de santé dont on parle, pas d'autre chose !

http://nord.pcf.fr/NON-a-la-Franchise-medicale.html ? var_confirm=eaV5zLTJ…

Je l'ai signée et je suis apolitique !

Portrait de Courageux anonyme

De

10H48 | 05/12/2007 | Permalien

Autre effet néfaste des mesures sur les retraites de notre ignominieuse gouvernance, ça n'a pas de rapport avec la sécurité sociale, mais les retraites, tout un tas de personnes se présentent au guichet des CNAV pour demander à partir plus tôt, même avec retraite incomplète, ce qui va affecter la trésorerie des caisses , diminuer les cotisations, car ces personnes ne seront certainement pas remplacées.
D'autres pour obtenir des trimestres ont triché avec le régime de retraite de la MSA, grâce à Fillon, il suffisait de déclarer avoir travaillé de telle date à telle date, puis un témoignage d'un ami ou autre et vous voila avec des trimestres en plus, pour partir plus tôt.

Il a dit travailler plus pour gagner plus vous avez 30 secondes pour répondre :
le nain !

Merci pour tout ce qu'il font pour vider toutes les caisses !

Retraite solidaire : ce serait plutôt vaseline solidaire !

Quelle est belle notre France défigurée par L'UMP,

Portrait de Courageux anonyme

De

11H46 | 05/12/2007 | Permalien

Fiasco des grandes SSII du CAC40 incapables elles aussi de coordonnées le projet… mais qui ont saigné la « bête » en engrangeant notre fric sans prestations sérieuses en échanges…
SSII, essentiellement des groupes financiers en limite des lois sur le délit de marchandage, ou les salariés sont victimes d'une forme esclavagisme des temps modernes. A 45 ans tu gerbes direction l'équarrissage ANPE/ASSEDIC pour rejoindre les bogues SDFs et 12% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté
Pour en avoir le preuve L'association MUNCI http://www.munci.org retrace la vie de misère des salariés des grandes SSII

Définition d'une SSII : Quintessence de la saloperie, culte de l'argent de l'actionnariat.

@+

Portrait de Courageux anonyme

De

15H05 | 05/12/2007 | Permalien

Renseignez vous avant de formuler de telles critiques. Il n'y a pas que de grandes SSII qui ont travaillé sur le sujet et même les SSII en sont de leur poche.
La question est plutôt : « l'Etat est-il capable d'opérer un grand projet centralisé ou doit-il piloter la mise en oeuvre du DMP, dans un cadre contractuel, par les industriels.

Portrait de Courageux anonyme

De

13H16 | 05/12/2007 | Permalien

Quand je vais à l'hôpital (quelque fois) je sors mon carnet de santé. J'ai l'impression de sourires en coin et que l'on pouffe dans mon dos et on n'inscrit rien sur mon carnet. Quand il a été instauré ce carnet cela devait faire des économies à la sécu (nomadisme médical disait-on).
Peut-être que le carnet médical n'existe plus mais alors faudrait me le dire car je l'emporte toujours, avec tous ces papiers mon dieu faut qu'j'oublie rien.

Portrait de Deborah

De Deborah

14H50 | 05/12/2007 | Permalien

Ca ne vous rappelle rien ?

Il y a je ne sais plus combien d'années, on nous avait tous, les assurés sociaux, dotés d'un carnet (papier) de santé. Une dépense qui n'était pas insignifiante pour la Sécu.
Ce carnet n'a strictement jamais servi.

Portrait de Courageux anonyme

De

17H13 | 05/12/2007 | Permalien

@ Par Courageux anonyme 15H05 05/12/2007

Pauvre niais, si j'avance ce que j'ai dit plus haut, c'est que j'ai travaillé pour de telles SSII, j'étalais la merde comme on dit ce qui a coûté une fortune aux administrations dont l'incompétence en la matière : informatique était plus que drolesque, des chefs, mais en quoi, ne sachant même pas reconnaître un clavier d'une souris, alors pour le reste, il faut pas sortir de saint cyr pour le comprendre, des gars torpillé à des postes dont ils n'avaient aucune compétence, j'ai même vu un poste de technicien en informatique pourvu en interne par un concierge. Un administration avec aussi des ingénieurs compétents relégués a des postes subalternes… Gabegies de moyens pour quelques un.
On trouvait sur le « ouaibe » : « Le Livre noir du Consulting ». Recherche c'est du Copyleft !
Le MUNCI (http://www.munci.org) n'est pas un hasard et une simple recherche sur google vous aurait amené a écrire autre choses. Des SSII qui ont pataugés dans la marre du Canard Enchaîné « Aux pays des patrons flingueurs » Des patrons de SSII qui se vantaient de gerber + de 600 gus sans PSE et dans le dos de l'inspection du travail… des grèves à Paris, Lyon, Bordeaux etc.
Tu étais où ? Sur le dossier DMP ?
Salut !

Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean 4591

Hi-Han | 17H15 | 05/12/2007 | Permalien

Le carnet de santé à été mis en place par Jacques Barrot à l'époque ministre de la santé et actuellement commissaire européen chargé du transport.
Il vient de faire aboutir le projet Galiléo, notre GPS à nous, en piquant dans la caisse du fond agricole européen, ce qu'aucun médiat ne claironne.
Ce Jacques Barrot quel homme !

Portrait de Courageux anonyme

De

21H24 | 05/12/2007 | Permalien

Coût du carnet de santé : 38 millions d'euros, d'après http://quitter_la_secu.blogspot.com/

Portrait de patdinina

De patdinina

17H48 | 06/12/2007 | Permalien

C'est un fiasco programmé. Comment garantir complètement la sécurité des inormations contenus dans ce dossier médicale.
Un employeur ou une assurance peut être tenté de jeter un coup d'oeil pour connaitre nos antécédents mais aussi nos risques sanitaires.
Est on obligé d'en arriver là ? Est ce nécessaire ?
La preuve par trois que cela mérite une reflexion, d'autant que le co^t de cette opération est très important.

Portrait de Courageux anonyme

De

11H00 | 08/12/2007 | Permalien

Curieux de prevoir aussi peu de temps pour etablir un systeme qui devrait couvrir 60 millions de personne. En Finlande (7 millionsd'habitants) un tel systeme est en cours d'installation, il est prevu 5 ans pour mettre en place le fichier et encore une dizaine d'annees pour qu'il soit completement operationel dans un pays ou le fichage informatique est deja intense puisque le numero personnel gere, la securite sociale, les impots, les comptes et cartes bancaires, etc….La creation et la gestion du fichier n'ont pas ete offert a des entreprises privees mais a la securite sociale elle-meme puisqu'elle gere deja les allocations familiales, les retraites, chomage etc…Elle diminue les couts et les problemes en adaptant un fichier existant au lieu d'en creer un nouveau.

En principe un tel systeme est dangereux si il n'y a pas de garantie sur la protection des donnees, par contre cela permettrait de se defendre plus efficacement contre la privatisation.

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