Monsieur Sarkozy, un monde sans récidivistes n'existe pas

« Je demanderai au Parlement d’imposer une peine de sûreté après la peine de prison à tous ces prédateurs qui, tant qu’ils se seront pas soignés, ne sortiront pas de prison. » Le 29 novembre, Nicolas Sarkozy, s’appuyant sur deux faits divers (une enseignante rouée de coups par un élève et l’assassinat d’une jeune femme dans le RER par un délinquant sexuel récidiviste), demande donc un nouveau renforcement de la répression en matière de récidive.

En quatre ans, trois lois (mars 2004, décembre 2005 et août 2007) sont venues renforcer le dispositif répressif en matière de récidive. Le chef de l’Etat propose, en l’absence de tout bilan d’application sur les textes précédents, une quatrième législation. La récidive ne concerne pourtant, en 2005, que 2,6% des crimes et 6,6% des délits. Sur 2955 crimes, 75 condamnés seulement présentaient des antécédents criminels. En ce qui concerne les crimes sexuels, hautement médiatisés, le taux de récidive est de 0,9%. Des taux en diminution depuis 1996.

Récidive et réitération

Pourquoi, au regard du caractère extrêmement restreint de son champ d’application, une telle surenchère législative? Curieusement, la communication politique se réfère volontiers à la notion de réitération, qui concerne les personnes antérieurement condamnées pour un délit ou un crime mais ne se trouvant pas en état de récidive, du fait de la différence de nature des infractions commises ou des délais importants écoulés entre les deux condamnations.

Cette curiosité sémantique s’explique sans doute par le taux supérieur des condamnations en état de réitération: 30,1% des délits. On assiste donc à une justification du durcissement des lois relatives à la récidive, qui ne visent qu’une proportion très marginale de la population carcérale, en se fondant sur les statistiques nettement plus convaincantes des délinquants ayant déjà eu à faire au système pénal. Un condamné sortant de prison après une longue peine pour agression sexuelle et volant un sandwich dans un supermarché serait donc un dangereux délinquant sexuel récidiviste.

Nicolas Sarkozy allait jusqu’à « citer », en 2005, le chiffre de 50% de récidivistes, d’autant plus imaginatif qu’il dépasse le taux d’élucidation des auteurs (30,39%). Le volumineux rapport d’information de l’Assemblée du 7 juillet 2004, texte de référence, débute par ces mots: « 31% de récidivistes. » Comprendre 31% de condamnés en état de réitération. La confusion entre réitération et récidive y est permanente. Plutôt que d’indiquer que le taux de récidive légal est, en matière de délit, de 11,9% en 2001, le rapport reprend un taux de réitération de 31,3% puis de récidive légale de 38,3%. 38,3% de 31,3%, soit 11,9%. Ou comment tripler la statistique apparente.

« Délinquant de carrière »

En revanche, les réelles questions relatives à la récidive, bien que soulignées, paraissent avoir peu intéressé un législateur pourtant prolixe en la matière. En ce qui concerne le système judiciaire tout d’abord:

- 32% des peines d’emprisonnement ne sont jamais exécutées. Il s’agit essentiellement de courtes peines, pourtant considérées par les magistrats comme les plus dissuasives.

- 170000 personnes sont suivies par 250 juges d’application des peines en 2003, soit en moyenne 680 dossiers par magistrat. On imagine sans peine la qualité du suivi individuel.

- Alors même que la sortie « sèche » est unanimement condamnée comme un important facteur de récidive, les libérations conditionnelles ont, entre 2001 et 2006, en pourcentage des détenus, chuté de moitié. Avec 6,5% des détenus en libération conditionnelle, la France se situe en 24e position sur 25 pays européens, juste devant la Moldavie.

En ce qui concerne, enfin, les caractéristiques des détenus incarcérés:

- 60% ont un niveau scolaire inférieur ou égal aux études primaires, 30% sont illettrés, 20% analphabètes.

- 66% sont dépourvus d’activité professionnelle, 15% sans domicile fixe, 16% indigents (possèdent moins de 45 euros), 20% sortent de prison avec moins de 8 euros.

- 33% cumulent des consommations à risque (alcool, drogues, psychotropes).

- 50% souffrent de troubles psychiques (24% sont psychotiques!). A cet égard, 800 postes psychiatriques demeurent vacants et les premières unités hospitalières spécialisées n’entreront en service qu’en 2009.

Autant d’éléments qui accréditent à l’évidence la thèse du « délinquant de carrière » privilégiée par la politique criminelle française depuis 2003.

Cette orientation nouvelle, obsédée par le phénomène réel mais marginal de la récidive, aboutie à la multiplication des dispositifs répressifs, alors même que la législation antérieure (doublement des peines encourues) y répondait de manière satisfaisante.

Le fantasme d’un pays débarrassé de ses délinquants et l’illusion de l’exemplarité des peines ont poussé le législateur à un renforcement constant de la répression depuis la réforme du Code pénal, en 1994. Il se tourne désormais vers la récidive, manifestant une disproportion de moyens qui va inéluctablement conduire à une nouvelle augmentation du nombre et de la durée des détentions, et donc à un engorgement des prisons de plus en plus critique (prêt de 115% en 2007, après une augmentation de la population carcérale de 20% entre 2001 et 2007).

La France est déjà, en matière d’infractions sexuelles, le pays le plus répressif d’Europe: en moyenne, treize ans pour les crimes et trente mois pour les délits. Les délinquants sexuels représentent, en 2006, 22% de la population carcérale (huit fois plus qu’en 1980), pour seulement 0,3% des infractions poursuivies. Cette orientation de la politique criminelle est à la fois désastreuse et contreproductive.

La prison, paradoxalement parmi les premiers facteurs criminogènes, favorise bien davantage la récidive qu’elle ne la dissuade. Les besoins de la politique pénale sont connus de longue date: adapter le traitement pénal à chaque cas, fournir à l’institution judiciaire les moyens budgétaires et humains qui lui font cruellement défaut, augmenter le taux d’élucidation des auteurs, raccourcir les délais du traitement judiciaire, remédier à certaines carences extrêmes (soins psychiatriques, dispositifs d’évaluation, structures de suivi post-carcéral, etc..), favoriser concrètement les aménagements de peine et les mesures de réinsertion.

L’efficacité de la politique pénale est sans doute un enjeu secondaire au regard de celle du marketing politique. Il est cependant permis de le déplorer. A cet égard, on conclura par une récente citation de Serge Portelli, président de la 12e chambre correctionnelle de Paris:

« Si quelqu’un prétend tourner la page de la récidive, c’est qu’il ne l’a jamais lue. Personne ne fera jamais disparaître la récidive, pas plus que la délinquance. »


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17H45 03/12/2007

il ne connait que la répression c’est grave quant meme

 
Courageux anonyme
19H39 04/12/2007

« La pire période de haine, de destruction et d’extermination n’est pas encore si loin dans la mémoire des hommes. Elle a été perpétrée au nom de mon peuple. » Angela Merkel, discours devant le Parlement européen le 17 janvier 2007.
Selon moi, elle a été perpétrée PAR SON PEUPLE.
Extrait d’un entretien de Madame Yvonne Bollman. Comme par hasard on retrouve CLEARSRTREAM (c’est d’un compliqué).
Le traité constitutionnel est mort (article 447, sur la ratification et l’entrée en vigueur). L’Allemagne fait comme s’il ne l’était pas, et se croit donc capable, dans un sentiment de toute-puissance, du miracle de résurrection. On se croirait chez Büchner, dans le récit où Lenz tente de ressusciter une enfant, avant de s’effondrer à moitié fou.
Pour la physicienne qu’est Angela Merkel, il y a peut-être dans cette entreprise comme un défi scientifique. En novembre 2006, elle a reçu à Luxembourg le prix « Vision pour l’Europe » [1]. A cette occasion, elle a évoqué sa thèse de doctorat, « un travail en physique théorique ou chimie quantique, donc dans un domaine situé entre la physique et la chimie » ; l’idée de ce doctorat « est liée au fait que l’ancien COMECON (…) n’était pas très sûr de la Pologne, et que l’Union soviétique, suite à l’évolution qui s’est produite plus tard avec Solidarnosc, ne savait pas si les oléoducs à travers la Pologne étaient une source d’approvisionnement sûre. C’est pourquoi on s’est interrogé en RDA sur ce qu’il était possible de trouver comme alternative au pétrole pour pouvoir faire de la chimie. On a alors pensé au méthane, donc au fond au gaz naturel, car on disposait de quelques sources de moindre importance à proximité. Nous avons été confrontés à la tâche de trouver comment, avec le méthane très stable, qui ressemble à une brique de lait tétraédrique, on pouvait séparer le carbone de l’hydrogène afin d’obtenir de longues chaînes de composés du carbone, des substances chimiques connues et qui sont comparables au pétrole ».
Angela Merkel, qui a cherché une alternative au pétrole pour pouvoir faire de la chimie, est aujourd’hui à la recherche d’une alternative au Non pour pouvoir faire un Oui.
[1] C’est la société Clearstream qui finance la dotation attachée au prix (L’Indépendance, février 2007, p.4)
Vosu trouverez sur le bogPerline2007
1/ le discours de Merkel en entier
2/ L’entretien donné par Madame Bollman à propos de la stratégie allemande pôur forcer le OUI!
C’est assez terrifiant, je dois dire, et ainsi je vous soule, peut-être mais autant savoir où nous sommes en vrai.

 
Courageux anonyme
18H12 03/12/2007

Pourriez-vous adresser vos commentaires à son porte plume ou à Rachida Dati ou MAM. Ils ne sont sûrement pas au courant de tout ça. Auraient-ils été bernés à l’insu de leur plein gré?

 
18H17 03/12/2007

Excellent article. Monsieur Sarkozy ne connaît que la propagande politique (politique c’est grand dire). Il ne veut pas de vérité, de minutie, de détail. Il ne veut pas des chiffres qui disent le contraire que ce que sa propagande a besoin d’émettre. Faire fonctionner les électeurs à la peur. Se faire passer pour le sauveur. Se faire élire, et continuer sa campagne (alors qu’il est déjà élu mais comme dans les faits rien ne se passe de bon il continue à déblatérer sur tout et n’importe quoi, en pratiquant le n’importe comment et en assaisonnant ses propos de, et cela est nouveau, « ce n’est pas une lubie », «  ce n’est pas…un caprice », figure de rhétorique utilisée par X avocats et plaideurs de mauvaise foi qui s’appelle la dénégation, ou l’euphémisme, pour valoriser des affirmations basées sur des chiffres falsifiés. Ce n’est pas nouveau. Le mensonge en politique est commun et ses résultats sont catastrophiques. Il est dommage que seule une tribune comme celle RUE89 voit capable de fournir ce type d’articles. Il est dommage que peu de gens aient envie de savoir tout cela. Il est embêtant que la démocratie, qui a besoin de gens avisés, connaissant les réalités, avides de vérité, soit phagocytée et addicte à des émissions débiles, à des feuilletons stupides, ne prennent pas le temps de lire, de se renseigner. Mais depuis le 19éme, la presse sait bien, elle qui est une entreprise capitaliste comme les autres, que le meurtre, le délinquant, le monstre de la société, le violeur, la mauvaise mère, font acheter. Les gens sont follement épris de catastrophes.
Or les médias sont complètement à côté de la plaque, cela ne va pas s’arranger. Goûts morbides du public et allongements de temps de pub à la télévision, le pire est à venir.

 
18H43 03/12/2007

totalement d’accord; en ce domaine comme dans d’autres, Sarkozy suit l’exemple des États-Unis! On sait comme cette politique tout répressif a bien réussi là bas… Enfin, si sa courbe de popularité pouvait suivre celle de Bush…

 
21H07 03/12/2007

Allez sur You Tube et visionnez la vidéo de l »accident » de Villierqs le Bel (vous ne croirez pas ce que vous verrez) et décidément la thèse de l’accident est impossible à croire.
Il y a une autre vidéo dont la presse n’a pas parlé : un type qui s’est fait tuer par les flics lors d’un contrôle de papiers.
Il est nécessaire de quitter la presse habituelle, les radios habituelles, et d’aller maintenant faire notre miel, notre journal avec ce que l’on trouve sur You tude et Google en général. Heureseument qu’ils sont là sinon ce serait le black out total.

 
Courageux anonyme
12H17 04/12/2007

à Alice 77 - 20h07 - 03/12/07 - Le problème avec You Tude… c’est la langue ! je ne sais pas l’anglais… et je n’ai pu trouver la vidéo que vous évoquez. Suzb.

 
Courageux anonyme
16H40 04/12/2007

« On nous cache tout, on nous dit rien »…
Dutronc l’avait dit avant vous…
Mais lui au moins le disait avec du talent!!!

 
Courageux anonyme
18H30 03/12/2007

Sur la question de la délinquance financière , il est où le mr Président ?
Un coup de projecteur sur les petites frappes pour mieux laisser dans l’ombre les les paradis fiscaux et le blanchiement d’argent crade.

Simplet.

 
Courageux anonyme
12H24 04/12/2007

à CA de 17h30 - 03/12/07 - Pourquoi voulez-vous qu’il en parle puisque tous ses meilleurs amis nagent dans ces eaux là… il le sait, l’approuve même puisque « ça rapporte gros »… donc il en est complice… Suzb.

 
Courageux anonyme
18H35 03/12/2007

Moi, je suis un artiste récidiviste
http://www.patricklowie.com

:)

 
18H53 03/12/2007

Avec leurs beaux sourires, leur index dressés de sages entre les sages, tous ces beaux présidents (dressez-en la liste vous-mêmes), et leurs sociétés consensuelles ouvertes aux discussions sur des diktats non négociables… ne voudraient-ils pas plutôt nous cloîtrer dans des sociétés conventuelles et rétablir, comme il se doit dans celles-ci, la très sainte punition de l‘« in pace » ?

 
Courageux anonyme
18H58 03/12/2007

C’est un très bon article qui déconstruit l’argumentation en faveur de durcissement de la répression. Mais c’est faire beaucoup d’honneur dans un sens à une politique reposant sur la démagogie, et qui je crois comme le dit Alice 77, sur la peur instillée quotidiennement par la manipulation des chiffres et le choix des mots. C’est un durcissement qui répond aux voeux d’une population qui veut que des dispositions soient prises pour lutter contre la délinquance. Il faudrait quelqu’un de plus honnête intellectuellement et de plus courageux que notre président pour tenter de convaincre que la répression n’est pas une solution et va même à l’encontre du but recherché.
Un fil rouge de la population carcérale est le nombre de personnes qui souffrent de troubles psychiatriques. Un chiffre qui pointe vers l’indigence des services psychiatriques aujourd’hui, et de sa moindre importance comparée à d’autres médecines de pointe. C’est un terrible constat à l’heure où il est question de réduire le rôle de l’état et des services publics.

 
21H09 03/12/2007

Je tiens un petit blog où j’ai collé/copier deux articles concernant le projet européen qui est bien autre chose que ce que l’on veut nous faire croire. La désinforamtion est TOTALE!
Merci,
Bien à vous,
Alice 77

 
Courageux anonyme
19H13 03/12/2007

Si, il existe un remède à la récidive : la guillotine !C’est sûr, une tête ne repousse pas !MDR

 
19H26 03/12/2007

La guillotine ? Mais c’est bien à ça que M. Sarkozy veut en arriver, non ? Allons c’est cousu de fil blanc.

 
Courageux anonyme
19H51 03/12/2007

Savez pas que l’Europe interdit la peine de mort ? C’était un joke, un second degré, si vous comprenez ce que c’est !MDR

 
21H10 03/12/2007

J’ai le même sentiment. Seon flirt avec les EU… Ca sent mauvais.

 
leconcombrevert | entier !
00H56 04/12/2007

On vous l’a déja enlevée, je parie ??

 
Domkishoot | Utopiste médiatique
20H25 03/12/2007

La continuité logique d’une politique uniquement tournée vers la répression ne peut que conduire à la peine capitale. En matière de répression, on n’a pas trouvé mieux, c’est de plus, radical pour éradiquer la récidive et la réitération.
Pourquoi ne pas demander au couple SARKODATI le retour de cette pratique, toujours très en vogue dans les pays civilisés comme la Chine, l’Iran ou les Etats-Unis.
Bien sûr, nul doute quant à leur réponse, elle sera négative, le populisme à ses limites. En revanche ce qui serait intéressant à connaître ce sont les arguments qui seraient développés pour justifier le non-retour de la peine capitale.
À l’identique du concept de l’arroseur arrosé, je suis persuadé qu’ils (les arguments) pourraient tous s’appliquer à condamner leur politique uniquement tournée vers le tout répressif.
Merci, Monsieur Doutriaux, votre article est instructif.

 
Courageux anonyme
21H34 03/12/2007

Cet article est bon car il retrace une réalité que l’on cache. Et encore est il pessimiste la récidive est très minoritaire.

Et pendant ce temps quelques pauvres types sont condamnes très lourdement et sacrifies a l’autel de la peine exemplaire

Et pendant ce temps ou en est la caisse noire du medef l’instruction est elle seulement ouverte?

Et pendant ce temps on plaint M Chirac le pauvre on le persécute sur le peu qu’il reste des affaires que l’on n’a pu classer ?

Et pendant ce temps eads vire des employés et gratifie des dirigeants de sommes mirobolantes

Et pendant ce temps on élimines les privilèges de la retraite a 1000€

Et pendant ce temps on ne touche pas aux régimes des élus autrement plus important ou si peu

Et pendant ce temps on consacre aux plus riche 15 milliards de cadeaux fiscaux, on defiscalise les opération de bourses et avec un tour de passe passe on dit c’est pareil ah bon si c’est pareil pourquoi l’avoir fait?

Et pendant ce temps le petit vieux non imposable va payer la redevance tv

Et pendant ce temps on va payer tous surtout les malades des franchises déguisées de toutes sortes

Il est vrai que demander un déplacement plus long pour réclamer justice va permettre également de diminuer le nombre de plainte

J’arrête ici cette litanie mais cela devient très pénible pour la « france d’en bas »

 
22H29 03/12/2007

j’ai fait un reve!!!
j’ai reve d’un monde sans » celui dont on ne doit plus prononcer le nom » car ça commence serieusement a me coller des boutons c ’ t’ histoire!!!!!
je sens de plus en plus la dictature pointer son vilain nez!!!!!!et vous, vous sentez aussi ? oui hein, ça pue!!!!
là finalement je ne vais pas travailler plus mais par contre je vais dormir plus pour rever plus c’est toujours ça de pris au nain !!!!!

 
00H12 04/12/2007

J’essaye de faire comme vous, mais il est là même dans mes rêves.

D’ailleurs ce ne sont plus des rêves mais uniquement des cauchemars mis en scène par l’agité en question accompagné de sa cour de mouches à … miel!

Lairderien

 
Courageux anonyme
00H35 04/12/2007

Son propre fils a fui aprés avoir percuté une voiture, et c’est la police qui l’a retrouvé !

Délit de fuite…. et alors

QUI EN A ENTENDU PARLER ??

 
Awopbopaloobop_Alopbamboom | récalcitrant
11H39 04/12/2007

Ils sont débiles. au lieu de régler l’affaire tout de suite. Non. ils attendent deux annés et c’est encore pire. Mais c’est vrai qu’un délit de fuite, c’est grave. Ca valait le coup d’essayer de décourager, par le silence , le plaigant. Pas marché, dommage. En plus le petit s’enfume régulièrement de vapeurs verdâtres !!! Ah la la! cette jeunesse! Même Sarko il arrive pas à dresser ses enfants, alors imaginez, en banlieue, avec cette population qu’il méprise, qu’est-ce que ça doit être? Sarko se fait larguer par sa femme, Sarko a un môme comme les autres… Superman va! Et continue à donner des leçons à tout le monde. Nous ,tu nous fais rire.

 
Courageux anonyme
00H53 04/12/2007

Sarkozy est un propagandiste qui a su avec habileté, jouer sur les peurs et les angoisses des gens. Mais il n’yaurait pas de propagnadistes s’il n’y avait pas de propagandés, c’est à dire des gens perméables à sa propagande. C’est ça le drame.
Le contexte actuel de crise tous azimuts (économique, politique, sociale, morale, etc..) est favorable pour les prêcheurs et les pêcheurs dans les eaux troubles. Hitler ne serait pas arrivé au pouvoir s’il n’yavait la crise économique de 1929. Le parallèle n’est peut être pas exact, mais cet homme qui ne parle que du « tout répressif » inquiète quand même.

L’article du magistrat est excellent dans la mesure où il nous éclaire sur certaines vérités. Mais combien sommes-nous à le lire. Je ne pense pas que la masse des gens qui ont voté pour Sarkozy soit attirée par ce genre d’écrits aussi magnifique et intéressant soit-il.

 
10H26 04/12/2007

Les caricaturistes n’inventent pas les traits saillants ; ils ne font que les accentuer et les mettre en exergue. En regardant les derniers dessins humoristiques qui circulent deux mots me sont venus à l’esprit concernant notre président : Bas – petit
Armé de ces deux termes j’ai consulté mon dictionnaire des synonymes et devinez ce que j’ai trouvé
Mesquinerie ; synonyme bassesse – petitesse
Comme quoi la langue française a ceci de merveilleux qu’elle nous permet souvent de mettre un terme exact sur un sentiment parfois flou.
Car oui il semble que nous soyons rentrés dans l’ère de la mesquinerie. Quel autre qualificatif employer dans notre belle France : Le président qui a été plébiscité en est le meilleur exemple, lui qui considère une partie des Français (dont il est le représentant) comme de la « Racaille » ; voilà, il me semble, ce qu’on peut appeler de la bassesse et de la petitesse
Les actions menées aujourd’hui ne sont que des actions « réductrices », le slogan du jour est : supprimons les avantages, nivelons par le bas, punissons ceux qui font mal (quelle qu’en soit la raison). Supprimer – niveler – punir, trois verbes qui inclinent bien à rendre plus petit, plus bas.
Justifier ces actions ? Facile, il suffit de faire appel au grand idéal du temps : la mesquinerie. Car comment nommer ce sentiment qui nous fait jalouser et haïr celui qui a, non pas plus que nous, mais quelque chose qu’on n’a pas ?
Petit ? Tous les jours et partout le discours est le même : il n’y a pas de raison que je paye pour « eux ». Qui se pose la question inverse : Est-il normal que d’autres payent pour moi ?
De quoi parlés-je ? Les « privilégiés » de la SNCF font grève ; la France lève les bras au ciel (c’est comme ça que les petits se manifestent ) : « Y pas de raison qu’ils aient des choses que nous on a pas! » Que penserait-on si on nous supprimait les RTT et trois semaines de congé, Après tout les chinois ne les ont pas ! Et ne venez pas dire que ce n’est pas nous qui payons, allez plutôt voir les écarts de tarif entre nos produits manufacturés et ceux de la chine.
Bas ? Les malades coûtent chers, vilipendons les (ou mieux : vils pendons les). La maladie est régulièrement reconnue de nos jours comme un parti pris, une décision et un acte volontaire et contrôlé de la part du malade. Qui se pose la question suivante : Faut-il chercher à guérir une maladie ou essayer d’en éliminer les causes ?
De quoi parlés-je ? Les arrêts coûtent cher à la sécurité sociale ; il faut frapper là où ça fait mal (un coup bas quoi !) en vérifiant que l’arrêt est justifié ! Comment ce fait-il que les arrêts se multiplient ? Voilà peut-être la vraie question à poser ; et ne tombons pas dans la mesquinerie en taxant les absents de fainéants et de tricheurs ; qui est le vrai responsable si je n’ai pas envie de venir travailler ?
Vous pensez que l’alcoolisme n’est pas une maladie mais un choix de vie et que, par conséquent, il est anormal de soigner les cirrhoses alcooliques ; Seriez vous d’accord pour le déremboursement des traitements contre le cholestérol ? Oui c’est vrai ce serait mesquin d’arguer du fait que les végétariens ne sont que très rarement touchés par cette maladie !

 
Courageux anonyme
11H52 04/12/2007

C’est curieux de finir un article par cette citation

« Si quelqu’un prétend tourner la page de la récidive, c’est qu’il ne l’a jamais lue. Personne ne fera jamais disparaître la récidive, pas plus que la délinquance. »

Qui donc a jamais prétendu le contraire? Est-ce que pour autant il faut arrêter de lutter contre la délinquance et de sanctionner plus lourdement les récidivistes? Ca paraît la moindre des choses! Autant dire que puisque le taux de mortalité sera toujours égal à 100% tous les progrès en médecine sont vains!

Quant au distinguo entre récidive et réitération, il me paraît assez peu pertinent : quand un criminel sexuel se retrouve devant la justice, il est rare que ce soit pour un vol de sandwich…

 
leconcombrevert | entier !
00H03 05/12/2007

Vous en savez des choses. Sauf que vous vous trompez sur toute la ligne.

- Sanctioner plus lourdement ne fait pas baisser la recidive; au contraire.
- Le distingo entre réitération et récidive et pertinent
- Les criminels sexuels se trouvent même beaucoup plus souvent devant la justice pour un « vol de sandwich »(façon de parler). C’est en faisant la différence entre réitération et récidive que l’on peut justement s’en rendre compte. Eh oui.

 
François Doutriaux | Juriste et enseignant chercheur
12H48 04/12/2007

Bonjour monsieur,

Quelqu’un a prétendu le contraire : un certain Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, lors des débâts relatif à la loi contre la récidive de 2005 (la phrase exacte était : « nous allons enfin tourner la page de la récidive »). Il a par ailleurs repêté la chose à de nombreuses reprises lors de sa compagne présidentielle. Une autre personne a églament employé cette expression : une certaine Rachida Dati, alors garde des sceaux, à plusieurs reprises également à l’occasion de la loi d’août 2007.

En revanche, pour reprendre votre étrange comparaison médicale : penseriez-vous judicieux que le monde médical consacre 80% de ses efforts, de sa réglementation et de sa communication à la recherche contre la maladie de Chron. Elle est réelle, potentiellement mortelle et touche 3 000 personnes par an en France. Délaisser la recherche relative au cancer, à la maladie d’alzheimer, au sida, aux techniques médicales et pharmaceutiques, etc.. serait-il pour autant un choix raisonnable et raisonné?

Quant à la réitération, vous vous trompez monsieur : 95% des délinquants sexuels en réitération sont condamnés pour un délit qui n’est pas de nature sexuelle. L’immense majorité pour vol, le plus souvent « alimentaire » (vol de faible importance).

Vous choisissez de parler de criminel sexuel (j’évoquais pour ma part les délinquants sexuels) : 99% des condamnés n’ont pas d’antécédents criminels sur les 17 dernière années. Quant un (ancien je suppose, car votre formule n’a sinon aucun sens) « criminel sexuel se retrouve devant la justice », ce n’est quasiment jamais pour un crime (0,9%)…

Par ailleurs, la récidive criminelle ne distingue pas (ou peu) les catégories d’infraction, mais reste un phénoméne plus que marginal (75 personnes par an, 30 à 40 en matière sexuelle). En matière criminelle, est récidiviste celui qui a déjà commis un crime. Votre exemple est donc trés peu pertinent, la récidive concernant avant tout les délits (par catégorie).

Si vous préférez un autre exemple : quel rapport entre une condamnation pour un délit sexuel et pour conduite en état d’ivresse? En quoi l’application des régles de la récidive en matière d’infraction sexuelle dissuaderaient-elle la violation du code de la route?

En rien, et c’est pourquoi le code pénal distingue ces deux hypothéses, et n’appliquera pas les régles de la récidive dans ce cas.

Si l’ont veut renforçer la lutte contre la réitération (le retour en prison en d’autres termes, qui est un phénoméne nettement moins marginal), le renforcement des sanctions contre la récidive est sans rapport aucun.

Communiquer en s’appuyant sur les statistiques de la réitération en matière de récidive est donc simplement une fraude intellectuelle dans le meilleur des cas, un mensonge volontaire dans le pire.

Se fonder sur l’une pour lutter contre l’autre est simplement totalement dépourvu de sens.

Parmi les mesures de lutte contre la réitération : les sorties anticipées, le suivi post-pénal, la formation en prison, l’aide à l’emploi en sortie de peine, la création d’un pécule pour éviter l’indigence en sortie de peine, etc…

Autant d’éléments qui n’ont aucun rapport avec la lutte contre la récidive.

 
Courageux anonyme
14H19 04/12/2007

Dans sa causerie avec les deux journalistes vedettes du PAF placée sous le double signe de la connivence et de la tartufferie, Sarkozy nous a une fois de plus sorti ses couplets habituels sur les récidivistes, les violeurs, la voyoucratie, ceux qui ne veulent pas s’en sortir, … en abordant les sujets toujours sous l’angle de l’émotion, affirmant sans démontrer, condamnant les auteurs avant qu’ils ne soient arretés en faisant fi du rôle de la justice et de son indépendance.
Par contre, 15 mn plus tard lorsqu’on lui demande son sentiment sur l’affaire de détournement de fond de l’UIMM (26 millions d’euros retirés en liquide)sa réponse est sibylline : «En tant que Président de la République, je n’ai pas à penser quelque chose de cela». Pourtant le ministre de l’économie Sarkozy en 2004 informé des retraits suspects pensait qu’il fallait mettre le dossier en attente …
Cependant, sur la mise en examen de Chirac, cette fois c’est dommage que la justice vienne si tard !
Mais ou est la cohérence dans tout ça ?
Comment imaginer que ce discours puisse être entendu par les jeunes des banlieues qui se retrouvent en comparution immédiate avec une justice expéditive lorsqu’un puissant retire 26 millions en liquide, refuse de dire aux policiers ce qu’il a fait de cet argent et ressort de sa garde à vue libre et même pas mis en examen. Et le super président qui a toujours un avis sur tout ne pense rien de cela !
Enfin ce qui est gravissime, c’est qu’aucun grand média n’a relevé et commenté ces incohérences confirmant ainsi la main mise par le pouvoir et les milieux d’affaire sur nos grand organes de presse et de télé.
Et ca va encore durer au moins 4ans et demi …