Onfray: "Il y a un défaut d'intelligence tous azimuts"
Pour Rue89, le philosophe revient sur les récents mouvements sociaux et décrit de nouvelles formes de résistance.
C’est son premier ouvrage dans "la France d’après": sur fond de mouvements sociaux et de heurts en banlieues, le philosophe libertaire, hédoniste et surtout extrêmement moderne, s’exprime sur Rue89 sur le futur, sur la philosophie, et sur l’actualité sociale.
Un an après une "Puissance d’exister" où il dévoilait son rapport intime à la philosophie, quelques mois après de nouveaux opus de sa "Contre-histoire de la philosophie", voici donc le quatrième volume du "Journal hédoniste" du fondateur de l’Université populaire de Caen de l’Université du goût à Argentan.
Une part d’autobiographie est nécessaire pour comprendre le monde
Journal intime couplé avec philosophie? Les fidèles du philosophe le savent, les autres le vérifieront: Onfray est le contraire d’un angélique et d’un complaisant, aussi ces journaux hédonistes sont un face-à-face entre l’homme et le monde. Comme toujours, dans tous ses écrits, l’auteur illustre sa vision de la philosophie. Pour lui, elle n’existe pas sans la sociologie, la psychanalyse, l’art, les sciences, l’écriture… et l’examen de soi.
D’où une part d’autobiographie nécessaire pour comprendre le monde. Le tout (intime et ex-time) devenant outils indispensables pour rendre lisible la complexité du monde. Surtout du nôtre, où dominent vitesse, mélange des genres entre fictions et réalités, mise en cause des métissages et victoire du profit sur l’esprit.
Comme toujours chez Onfray, ce "Journal hédoniste" met en avant arts, peinture, écrits, histoire et origines de la philosophie, athéisme et détestation des religions, autonomie de pensée et de vie. Avec ces armes, il revisite quelques faits (les révoltes sociales de banlieues en 2005) et outrages (la pédophilie) récents.
Onfray picore, butine, regarde autrement les philosophes
Avec ces outils, il propose un éclairage (individuel, collectif, immatériel et facilement accessible): comment, dans notre monde si chrétien, être heureux, résister aux puissances mortifères tout en acceptant celles de nos propres ténèbres?
Et Onfray de picorer, butiner, regarder autrement les philosophes et les classiques littéraires et artistiques (à la lumière d’aujourd’hui): d’une lecture de "Don Quichotte" au mythe de Dom Juan, d’une tirade anti-libérale à "l’érotique solaire", de la "Grande Santé" nietzschéenne à la définition du "glamour" (qui, dans le Larousse, se trouve entre "gland" et "glaire"), de Balthus à Augiéras, de Finkielkraut ("Sans conteste, le plus emblématique par ses outrances, [il] mérite une palme") à Bourdieu, Rimbaud et Montaigne.
On lira particulièrement ce chapitre au titre provocateur, "Du bon usage de la pédophilie", où il remet à leur place les prétendus libres-penseurs de carrefour Odéon qui habillent du nom de littérature leurs penchants pour les garçons et les filles mineurs (Matzneff en prend pour son grade).
Un héritage intellectuel qui mêle athéisime, libertarisme, libre pensée…
Dans ces "Journaux hédonistes", Onfray parvient à prouver sa filiation autant que dans des ouvrages plus directement philosophiques ("La Sculpture de soi", "Politique de rebelle", y démontrant par l’exemple son héritage d’une lignée d’intellectuels proches du courant individualiste libertaire (des philosophes cyniques comme Diogène), épicuriens (Epicure) mais aussi au travers de toute une histoire occultée de la philosophie "officielle" (les Frères du Libre-Esprit, les penseurs libertins, l’école de Francfort…).
Les succès du "Traité d’athéologie" (300 000 exemplaires vendus), comme tous les livres récents d’Onfray ont clairement montré un regain d’intérêt, en France, pour la philosophie comme explication du réel et du social. De la pensée athée et libertaire-républicaine comme outil de pensée actuel. Il convient donc de réfléchir sur la place du philosophe réel dans la civilisation actuelle.
C’est, in fine, ce que proposent les ouvrages d’Onfray, et en particulier celui-ci, où Finkielkraut, Bernard-Henry Lévy, Glucksmann, Adler et tant d’autres individus penseurs plus ou moins crédibles sont clairement rangés du côté des "petits maîtres infatués", simples chambres de validation médiatico-people des idées dominantes.
Une critique des institutions républicaines et de la vie politique actuelle
Le cri d’Onfray, ici, est celui d’une recherche d’intellectuels qui seraient critiques autant envers les institutions républicaines héritées de 1793 qu’envers la vie politicienne actuelle, afin de proposer une pensée, et un monde, de résistance à l’heure où "le retour du religieux sature la planète".
Démarche bourdieusienne autant que deleuzienne, donc. Au passage, Onfray épingle les philosophes contemporains, accusés de tomber dans une « foire aux égos »: « Le problème, c’est qu’on ne fabrique pas d’intellectuels collectifs. » (Voir la vidéo.)
C’est pourquoi, quelques jours après les nuits de révolte de Villiers-le-Bel, en pleines négociations entre l’Elysée et la CGT, en pleins mouvements de grève, c’est surtout sur le terrain politique que Rue89 attendait Onfray. Invoquant l’héritage oral (platonicien) autant que matérialiste (nietzschéen, freudien) et anarchisant (deleuzien) de l’intellectuel moderne. Sur ces bases, c’est, selon le philosophe, vers Olivier Besancenot et le syndicat Sud qu’il faut se tourner. (Voir la vidéo.)
A travers la figure de "l’intellectuel collectif" qu’il évoquait dans notre première vidéo, à travers les actions qui sont les siennes dans le Universités populaires qu’il a fondées, Onfray offre non seulement des écrits et des pratiques concrètes pour la philosophie dans le monde d’aujourd’hui. Il propose des voies. Une place. Comme l’expliquait récemment Christian Salmon, la fiction et l’écriture ont aujourd’hui un rôle nouveau.
Une pensée nouvelle pour contrer de nouvelles menaces sur la pensée
Si nous vivons dans un monde que nous savons réel, mais que politiques et publicitaires façonnent en un monde simplement "inspiré de faits réels" pour mieux le contrôler, alors les arts, les sciences, la littérature, la sociologie, la philosophie doivent devenir des contre-narrations, proposant un espace-temps global. Des paradigmes nouveaux. Les écrivains, les artistes, les intellectuels ont un rôle nouveau. Inespéré. S’ils parviennent à s’en saisir avant des créateurs moins spirituels.
Des philosophes comme Michel Onfray, appelant de leurs vœux des gestes mondiaux, une revue européenne de philosophes, se situant sur le terrain de la mondialité chère à Aimé Césaire et sur "l’infini des mondes possibles" cher à Deleuze, propose une pensée pour le monde de demain.
Fût-ce un monde "de scribes", où "l’on regardera les livres et les bibliothèques comme aujourd’hui on regarde un fauteuil Louis XV". Un monde de continuums temporels, entre résistance et libéralisme. Une nouvelle guerre froide, peut-être, entre ténèbres et hédonisme, narration officielle et contre-narration. Qui passe par la fabrications de « microrésistances », les seules à même de permettre aux liliputiens de faire tomber le Gulliver libéral. (Voir la vidéo.)
► La lueur des orages désirés, Journal hédoniste 4 de Michel Onfray - éd. Grasset - 340p., 20.90€.
Interview réalisée à Paris le 30 novembre 2007
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Et moi aussi je ne suis pas prête à oublier que Onfray est un des ces « pures » qui ont préférés le vote nul - donc Sarkozy - plutôt de voter Royal au deuxième tour !
Ah, bravo l’artiste. Si la philosophie sert à ça !
Pourquoi commentez-vous dans ce cas ?
J’ai du mal lire l’article. J’avais cru qu’il faisait le portrait d’un philosophe d’aujourd’hui et je croyais qu’on allait parler philo. Les réactions ci-dessus m’en font douter. En guise de portrait, on préfère l’habiller mais sans donner les raisons ??? Ce qui n’est pas très intéressant.
CP
Bonsoir,
Je crois que vous n’avez pas compris ce qu’est la philosophie.
La politique, pas de la philosophie ?
La république de Platon, c’est de la politique.
Marx, c’est de la politique.
Deleuze c’est aussi, en partie, de la politique.
réfléchir à l’organisation de la société, à la place de l’homme dans le monde, au rapport de l’homme au monde,…tout ça c’est de la philosophie et de politique.
La philosophie est le champ qui englobent tous les champs (histoire, sociologie, sciences,…)
Non ?
Cdt
Bien sûr que si.
C’est la raison pour laquelle Michel Onfray est si populaire : il parle de la vie.
Il le fait de plus dans un langage accessible aux non professionnels de la philosophie. Aborder la politique, les sciences, l’histoire, l’art, la gastronomie, la religion, l’érotisme… Faire réfléchir le lambda aussi, qui du reste de demande que cela.
La plupart des autres philosophes ne s’adressent au fond qu’à ceux qui détiennent les clés du savoir.
Michel Onfray pense que la philosophie qui ne peut être entendue par tout un chacun et applicable au quotidien ne mérite pas une seconde de peine.
Mademoiselle Jo
pourquoi commenter le commentaire inutile ?
Alors j’ai voté Sarko !
Est-ce que c’est mieux M. le censeur?
Vous ne supportiez pas Sego ALORS vous avez voté Sarko..
On ne peut pas vraiment parler d’un vote d’adhésion! Vous êtes simplement un peureux. C’est dommage. Vous ètes tombé dans le piège du « choix imposé » ou on vous donne l’illusion de choisir et vous n’avez toujours pas compris qu’il n’y a rien de pire que la politique du moins pire. Inquiétez-vous, vous n’êtes pas seul!
en réponse au legume vert!
entre la peste et le coléra, faut il toujours choisir????
Personelement j’ai voté contre Sarcon, mais ça m’a fait mal au cul……….
Et si on parlait philo plutôt !
Les élections c’était avant, c’est passé.
ET personne ne peut « prouver » que son point de vue était LE bon point de vue.
Alors Onfray ?
CP
Je vous recommande de lire sur internet les entretiens et articles écrits autour des réflexions de cette historien. C’est passionnant. On comprend aussi très bien (enfin un peu mieux), ce qui se passe en Belgique.
Un parfait exemple des fantasmes et des délires qui circulent sur le Net. Pas besoin de ces relents jacobins et revanchards (« on les aura, ces Boches, comme en 14 ! »)pour critiquer la constitution européenne et ses avatars actuels. Quand au fond, il est à pleurer : en regardant bien, que nous ont apporté les Etats nations en 2 siècles : la guerre, la violence, la destruction des cultures locales, l’uniformisation, le moins disant, l’eau tiède… c’est la constitution d’états non viables et contraires aux réalités qui a provoqué les guerres à leur inéluctable désintégration, comme en Yougoslavie, et non l’inverse.
Le souci c’est que cela ne « circule « p as mais c’est édité, publié, par des maisons d’éditions sérieuses. Si vous renseigniez un peu vous sauriez que Hillard et Bollman travaillent et publient chacun au Figaro, à Valeurs Actuelles, Michalon etc….
Allez ferme les yeux, va, t’as raison….
L’adjectif que vous employez « purs » (et sans « e » si vous voulez bien…) peut prêter à sourire si l’on ne sait pas de quoi on parle. Or rares, très, très rares sont ceux qui restent fidèles à leurs convictions, qui ne se vendent pas pour un plat de lentilles.
Voter pour Ségolème signifiait voter pour la gauche libérale.
N’importe quelle gauche plutôt que la droite ?
Non, si cette gauche défend en fait des valeurs de la droite.
Michel Onfray est de cette race d’hommes qui refusent de se trahir eux-mêmes. Et il a bien fait de ne pas apporter sa voix à cette gauche là qui, depuis, a brillé par son silence assourdissant pendant les dernières grèves.
Et pour finir sur votre dernière phrase (brillante comme le reste de votre prose), Mr Concombre, sachez que oui, la philosophie sert à ça, c’est à dire essentiellement à réfléchir. Pour éviter de tomber dans les pièges grossiers tendus par ceux dont le métier est précisément de nous prendre pour des crétins.
Mais il faut bien reconnaître que certains le sont…
Si M.Onfray veut considerer qu’il ne faut pas donner son vote « au moindre mal », c’est son droit. Qu’il vote ou pas, je m’en fiche pas mal. Mais dans ce cas, il ne fallait pas nous faire tout un plat avec son blog soi disant « spécial présidentielles2007 » sur libé pour, en fin de compte, nous annoncer que il allait opter pour le vote nul. Pourquoi ne pas l’avoir dit d’emblée, pourquoi entretenir un semblant de suspense, alors que pour lui de toute façon la politique politicienne est trop basse, trop impure … .
Pour reprendre ma « brillante prose », oui, la philosophie sert normalement à reflechir, mais la sienne est en panne de reflexion si elle le fait croire que il était préferable que Sarkozy soit élu président !!
Et pour finir, Mr. anonyme, sachez aussi que je suis de cette race de femmes qui refusent de se trahir elles-mêmes
Dites le bonjour aux cretins si vous en croisez …
Chère Concombre,
Marre de tout ramener à la politique politicienne. Onfray en politique n’est pas très intéressant.
La politique, des trucs conjoucturels et éphémères. Ici je suis en manque de discussions intéressantes et mon besoin de comprendre est frustré.
CP
Animula, vagula, blandula
Hospes comesque corporis
Quae nunc abibis in loca
Pallidula, rigida, nudula,
Nec, ut soles, dabis iocos…
Corquistapet unf groyr ün lljord se gamlinhu unf bibet herb se groyrs.
Colm ist unf gamlinhu di scrytof ?
CP
Il semble que vous confondiez ne pas voter (abstention) et voter nul. Voter nul, signifie que l’on se refuse de choisir entre deux candidats lorsqu’aucun ne vous convient. Mais on vote, d’un bulletin blanc, en espérant qu’un jour ils seront pris en compte.
Il semble également que vous vous trompiez lorsque vous parlez du blog de Michel Onfray sur Libé. Il s’agissait en fait du Nouvel Obs, mais vous n’êtes pas à une inexactitude près, Madame Concombre…
Pour finir, si vraiment vous croyez que Michel Onfray préférait que Sarkozy soit Président, je renonce. En effet, il me serait plus facile de gravir l’Everest que de tenter de vous expliquer ce que vous ne voulez pas comprendre.
Mademoiselle Jo
Je vous concède que son blog était sur le NouvelObs, oui.
Je ne vous cacherais pas que je ne pretends pas connaitre les préferences intimes de Michel Onfray, mais je serais toute de même surprise d’apprendre qu’il ait une grande sympathie pour Sarkozy.
Ou je ne vous suis pas c’est sur la question du vote absténu, dit blanc. Appelez ça comme vous voulez, mais quand un électeur choisi de ne pas voter lui même il permet illico à d’autres de le faire à sa place. Et dans le cas precis dont nous causons un vote en moins pour Royal = un vote en plus Sarkozy.
FAUX !!
un vote en moins pour royal = un vote en moins pour royal !
un vote en moins pour sarkozy = un vote en moins pour sarkozy !
accessoirement:
un vote pour royal = un vote en moins pour sarkozy
un vote pour sarkozy = un vote en moins pour royal
Bravo.
C’est exactement ça. La logique même.
Mademoiselle Jo
« Préférences intimes » ? Comme vous y allez !!
Il ne s’agit pas de préférences intimes, ni de sympathie d’ailleurs, Madame Concombre, mais d’engagement et de convictions politiques. On ne vote pas pour quelqu’un parce qu’il est moins pire que l’autre. Apporter sa voix à quelqu’un représente une action qui n’est ni neutre, ni légère.
Quant à votre formule finale, Madame Concombre, il me semble que quelques heures de rattrapage en calcul, ou au cours du soir seraient les bien venues…
Bien le bonsoir, Madame Concombre.
Mademoiselle Jo
Désolée de vous l’apprendre, Mademoiselle Jo, on vote toujours pour le moins pire. Sauf erreur de ma part le petit Jesus ne s’est pas presenté depuis un certain temps. Or, tout les candidats ont leurs forces et leurs faiblesses, comme tout les partis.
Le vote n’est pas un acte de communion profonde ou je ne sais quoi mais un instrument de participation citoyenne.
Ne pas voter c’est dire - en toute gravité - demerdez vous. C’est une posture irresponsable, voila tout.
Et - pour revenir a Michel Onfray - il était bien clair, que le fait que ce soit lui qui prône le vote nul devait forcement nuire plus a la candidate de la gauche qu’à celui de la droite, c’est indubitable.
Ou pensez vous sérieusement que les électeurs de droite droite se soit senti touché de savoir que pour Onfray Ségolène Royal n’était pas « digne » de son vote.
Sr ceci, je vous souhaite une bonne nuit et de jolis reves.
Le Concombrevert - de rage.
Le petit Jésus est certainement une de vos connaissances, mais pas des miennes.
Nous ne disons pas que nous ne voterons que pour un candidat parfait, sans faille ni faiblesse.
Mais n’est-il pas capital d’être en accord avec les propositions du candicat choisi ? Car c’est de cela que je tente de vous parler sans succès, apparemment.
J’ai tenté de vous expliquer la différence entre l’abstention et le vote blanc, mais votre cervelle n’imprime pas, à ce que je constate.
Michel Onfray n’a rien prôné d’une part, car ce n’est jamais sa démarche : il dit ce qu’il pense, il ne dit pas ce qu’il faut penser.
D’autre part il se fout totalement de ce que les électeurs de droite ont pensé de sa décision de voter blanc : il ne l’a pas fait pour ça.
Quant à la notion d’irresponsabilité, il me semble que ceux qui ont parachuté Ségolène Royal dans cette bataille en ont fait une belle illustration. Elle fut la parfaite candidate de la gauche caviar, et c’est pour cela que les électeurs en espérance de vraie gauche n’ont pas pu voter pour elle.
Mademoiselle Jo
Puisque je vous dis que cela fait un certain temps qu’il n’a plus trainé ici bas, ce cher petit, moi non plus, je ne le compte pas non plus parmi mes amis les plus proches.
Mais, et vous l’avez bien compris à ce que je vois, ce n’était qu’une façon de dire que le candidat parfait ne saurait exister. Autant attendre le jugement dernier pour voter.
Par contre, il est évidemment capital d’être en accord avec les propositions du candidat choisi - dans la mesure du possible, vu le choix qui se présente. Donc, puisque la plus part du temps aucun candidat presente des propositions qui conviennent à 100 % à plus d’un électeur, voter implique toujours un minimum d’indulgence et un minimum de pragmatisme de la part de l’électeur. Ce qui nous conduit au vote pour le « moins pire ».
Tentez toujours de m’explicer la différence entre l’abstention et le vote nul - vous n’y arriverais pas, car objectivement l’un et l’autre revient au même resultat: le « moins pire » ne reçoit pas un vote que VOUS auriez pu lui donner - c’est donc un vote en moins pour le « moins pire » et une chance de plus pour le « plus pire ». Appeler cela « vote blanc » fait plus jolie, presque noble, c’est vrai. Moi, j’appele ça irresponsable.
Ma cervelle « n’imprime pas » les élubrications de votre grand esprit, c’est vrai. Vous devriez vous porter candidate à l’Académie Française.
Quand on s’exprime publiquement - sur un blog, qui est relayé par le site d’un grand journal politique - sur son choix politique on doit être conscient du fait que on risque de convaincre d’autres dans le même sens. C’est le but de tout débat politique, non ? J’appele cela « prôner », mais vous êtes libre de trouver un autre terme si cela vous chante. (Vous devez être drôlement proche de Onfray pour connaitre ses intentions.)
La « gauche Caviar », il ne manquait plus que ça pour tout expliquer.
À votre avis les Français doivent donc subir 5 ans de Sarkozy au rênes du pouvoir en échange de votre « espérance de vraie gauche ».
Votre « vraie gauche » m’a l’air d’être un sacré phantasme, puisque même Besancenot et Arlette ont appellé à voter Royal. Qu’es qu’il vous faut !
Moi je n’oublie pas que Madame Royal défendait un programme auquel elle n’adhérait pas, et puis oui la philo sert à ça, à ne pas être un mouton! j’aimerais bien pouvoir voter pour quelque chose et non pas par défaut. Et pour moi quand le paysage politique est si pitoyable il vaut mieux s’abstenir.
Pourquoi être obligé de choisir entre la peste et le choléra ?
Je n’ai pas voté, parce qu’il n’y avait tout simplement PERSONNE . Finalement, que l’un ou l’autre gagne, Ségo ou Sarko, même chaos . On n’est pas dans le même cas de figure qu’avec Chirac et Le Pen . Et on a le droit de temps en temps de préférer garder son intégrité et sa dignité intérieure .
Bonjour,
Je ne suis pas d’accord avec vous.
La philosophie sert, en autre, à se faire une idée claire du monde.
Les idées de Onfray ne sont pas réprésentées par Sarkozy ni royale. Donc il ne vote pour aucun des deux.
Regardons la politique menée par les socialistes depuis 1982: privatisations, libéralisation financière,…
Abandont officiel de l’intérêt porté aux plus démunis, acceptation de l’économie de marché.
Qt au programme de Royal il ressemble à un programme du RPR des années 80.
Ce sont des faits irréfutables, ils ne procèdent pas de la philosophie à proprement parlé mais de l’histoire
La philosophie peut servir à être libre, et la liberté ce n’est pas le choix entre un Napoléon ou une Ségolène Royale.
Bonne soirée
Vous dites:
« Regardons la politique menée par les socialistes depuis 1982: privatisations, libéralisation financière,…
Abandont officiel de l’intérêt porté aux plus démunis, acceptation de l’économie de marché.
Qt au programme de Royal il ressemble à un programme du RPR des années 80.
Ce sont des faits irréfutables, ils ne procèdent pas de la philosophie à proprement parlé mais de l’histoire »
Contrairement à vous j’ai vecu la politique des socialistes depuis 1982. Je ne sais pas danc quel tract vous avez lu tout ça, mais on vous a menti.
Non! Michel Onfray a voté Besancenot (d’après ce qu’il écrivait sur son blog) et non un vote nul au 2ème tour car il refusait de suivre Ségolène Royal qui voulait s’allier avec Bayrou.
Eh bien, j’en sais rien. Mais si il a voté Besancenot aux deux tours c’est qu’un des deux votes était un vote nul. Devienez lequel !
Le commentaire de Machinchose ne portait pas tant sur la qualité de nos représentants politiques que sur la fulgurance d’analyse d’Onfray en cette occasion. Et sur ce point précis…
Tu a tout a fait raison. On ne peut pas en vouloir à ce philosophe de s’être rallié à la Ligue Communiste Révolutionnaire plutôt que de voter pour le parti socialiste. En effet, il aurait fallu que les socialistes, pour qu’ils fussent crédibles, proposassent une alternative au projet de l’U.M.P. au lieu de critiquer celui-ci. La gauche de la gauche a au moins le mérite de vouloir tenter de changer la société.
Tu a tout à fait raison. On ne peut pas en vouloir à ce philosophe de s’être rallié à la Ligue Communiste Révolutionnaire plutôt que de voter pour le Parti Socialiste. En effet, il aurait fallu que les socialistes, pour qu’ils fussent crédibles, proposassent une alternative au projet de l’U.M.P. au lieu de se contenter de critiquer celui-ci. La gauche de la gauche a au moins le mérite de vouloir changer la société.
pour la bétise oui , mais bon je ne l’a vois pas tout à fait au même endroit..je dirais surtout qu’il a mis des mois à comprendre que royal n’était pas vraiment de gauche et quil s’est mis à la critiquer 1mois avant l’éléction, au moment où il fallait serrer les rangs de toutes façons ..tout ça pour nous expliquer entre les 2 tours quil allait voter blanc! ce qui ne m’a pas vraiment étonné vu la complaisance avec laquelle il avait accepté de rencontrer et de s’entretenir avec sarkozy en dépolitisant totalement le truc et en entretenant une sorte de fascination malsaine sur la personnalité du bonhomme en nous apportant ce scoop ultime: alala c’est fou ce quil a soif de pouvoir et quil est vide…
alors il doit être bien petit….
Mais tout nos présidents ont un égo,c’est dailleurs obligatoire en politique..Leur égo on s’en fout,c’est sur ce qu’ils peuvent nous apporter qu’ils faut les juger et les élire,ou les éviter.A tout prendre,avec Ségo on ne serait surement pas dans cette merde innommable!
J’ai fait un copier/coller d’un article de Pierre Hillard ci -dessus. Je ne sais pas si c’est « permis ». Si vous voulez le lire, il est sur mon blog (perline 2007) ainsi qu’un article sur Yvonne Bollman, et le désir ppuissant, depuis les années 40 de bâtir un empire européen que certains amis n’hésitent pas à nommer le 4eme Reich. Bien. J’ai parlé de cette confidentielle revue EUROPA, très ancienne, qui fait des cartes de géographie… qui refond l’Europe. Bien des gens savent tout cela mais…silence sur les ondes.
Aux journalistes en général : ravie d’avoir google, c’est mon meilleur allié pour pallier à l’absence totale d’information.