
La justice française va-t-elle enfin s’emparer du drame rwandais? Mardi 20 novembre, le TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda) a rendu sa première décision de transfert vers les juridictions françaises: un prêtre et un ancien préfet rwandais seront jugés à Paris pour des faits remontant au printemps 1994, à condition que le gouvernement créé enfin un service d’enquête digne de ce nom. Car la France reste le seul pays à ne pas avoir d’enquêteurs spécialisés dans les crimes contre l’humanité.
La « stratégie d’achèvement » oblige le TPIR à renvoyer ces cas vers la France
Le feuilleton a occupé la Chancellerie et la chambre d’Instruction du TGI de Paris tout l’été. Wenceslas Munyeshyaka -ancien prêtre de la paroisse de la Sainte-Famille à Kigali- et Laurent Bucyibaruta -ancien préfet de Gikongoro- allaient-ils, oui ou non, être expulsés vers Arusha (Tanzanie) où siège le TPIR?
Ils étaient en tout cas réclamés par le tribunal, avant que ce dernier ne décide de confier leur cas à la France. Mais le traitement judiciaire de ce dossier est complexe, comme l’explique Jeanne Sulzer, avocat représentant la Fédération internationale des droits de l’homme.
Cette décision est logique, car dans un mois la juridiction internationale clôt toutes ses enquêtes. Seuls les cas en appel continueront d’être examinés. Les magistrats ont appelé cela la « stratégie d’achèvement » du TPIR qui, après dix ans d’activité, a décidé de fixer une date butoir à ses recherches.
Après avoir été incarcérés à deux reprises, les deux hommes sont aujourd’hui en liberté sous contrôle judiciaire. Douze ans après les premières accusations lancées par leurs victimes, ils attendent… un improbable procès. Improbable, car depuis le génocide, la France ne s’est jamais donnée les moyens d’enquêter sérieusement sur les faits allégués. Pour Jeanne Sulzer, l’enjeu est désormais d’obtenir de la Chancellerie les moyens de mener cette enquête…
Problème: la France est le seul pays européen à ne pas avoir de cellule d’enquêteurs spécialisés dans les crimes contre l’humanité. Mieux: au printemps dernier, officiellement convié à une réunion européenne, Paris a tout simplement décliné l’invitation.
Cette réunion du groupe de contact était spécialement consacrée aux… procédures rwandaises, qui prospèrent dans toutes les capitales de l’Union. Ce refus de coopération est « incompréhensible » pour Jeanne Sulzer, avocat représentant la FIDH dans les procédures en cours.
Visiblement, les politiques français ont du mal à résoudre la quadrature du génocide. Accusés d’avoir été parmi les principaux soutiens du Gouvernement intérimaire rwandais (GIR), ils leur est délicat aujourd’hui de tourner la page par un acte d’autocritique. En particulier, s’il s’agit de mettre des moyens au service des victimes.
Au ministère de la Justice, on ne s’étonne pas de la situation actuelle. Pour son porte-parole, Guillaume Didier:
« La France a un dispositif qui permet de traiter les procédures de crimes contre l’humanité par deux éléments: un regroupement des procédures au sein du même tribunal, à Paris, et puis les magistrats instructeurs ont le choix des enquêteurs. »
David Servenay
Photo: manifestation à Londres lors de la comparution d’immigrés rwandais accusés de génocide et sous la menace d’une extradition, en janvier (L. MacGregor/Reuters).
Article suivi: Rwanda, deux suspects de génocide arrêtés en France






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Le gouvernement français de l’époque fut plus que vraisemblablement complice des génocidaires rwandais, l’opération Turquoise sous prétexte d’arrêter le génocide n’a en fait servi qu’à protéger les dirigeants criminels et les Interhamwhe et pire en protégeant leur retraite, à leur permettre de poursuivre leurs exactions. La France des « droits de l’homme » s’est déshonorée de manière incompréhensible dans ce drame, le déshonneur s’étant encore aggravé par la protection des criminels réfugiés sur son territoire. J’ai mal à la France.
De manière incompréhensible dites - vous, mais encore une fois, après 39 45, après Madagascar,après le Centre Afrique, leurs voisins, après l’Algérie, après le doux regard sur les Mladic et ses copains, après la lente mais inexorable lutte contre les minorités de l’Hexagone.
Que sait -on au juste? Des bribes ici et là, quelques documentaires filmés, quelques moutons noirs qui dénoncent. Il y a l’image des’ Droits de l’homme ‘et la réalité sombre et terrible.
Je crois que vous projetez sur Turquoise des vertus qu’il n’a jamais question qu’elle eût.
C’était un sanctuaire au limites des frontières, pour tous, sans tri distinctif. Ses objectifs clairs avaient été acceptés par l’Onu.
Ni l’Union africaine, ni l’Union européenne, ni les Etats-Unis (à l’époque le « nouvel ordre mondial » qui ont mis 2 mois à parler de génocide) ni la Chine n’ont envisagés d’intervenir au Ruanda pour aller arrêter les génocidaires, individuellement, au sein même de la population. A cette époque la guérilla y entrait et des massacres de hutus eurent lieu.
Il n’a jamais été question que l’armée Francaise entre en guerre au Ruanda. Si ca avait été le cas, que diriez-vous aujourd’hui ?
Lorsque vous dites la France, vous feriez mieux de préciser, le gouvernement français, parce que nous pauvres citoyens sous informés nous n’avons su ce qui s’était passé au Ruanda qu’en faisant des recherches sur des sites d’organisations internationales ou grâce à certains journalistes exclus des cercles médiatiques sponsorisés qui ont préféré respecter la déontologie démocratique de leur beau métier plutôt que de penser à leur carrière et à leur avancement.
(Merci à rue 89 d’évoquer ce sujet tabou).
Les gouvernements de la France ont commencé à s’occuper du Ruanda sous Giscard, avec Chirac premier ministre, et a connu son apogée sous Mitterrand avec un génocide qui a coûté la vie à presque un million d’êtres humain.
C’est pour cette raison que nos politiques essayent toujours d’éviter le sujet et de retarder le plus possible les procès.
Il faut surtout empêcher que le bon peuple découvre que nous avons parmi notre élite dirigeante, des individus qui devraient être condamnés au minimum pour complicité pour un des plus grands crimes contre l’humanité commis durant ces dernières décennies, qui au hit parade de l’ horreur se trouve en seconde position après celui commis par les américains et des khmers rouges au Cambodge.
Nous savons certes que les militaires français n’ont pas directement commis ce génocide, mais qu’en obéissant aux cellules spéciales de l’Elysée qui conseillaient les ministères concernés, ils ont soutenu et armé ceux qui l’ont mis en pratique, alors que les intentions génocidaire de leurs protégés étaient sous les yeux de tous, et que durant la mission ONU auquel ils ont participé dans un second temps, ils ont facilité la fuite des criminels responsables de ces massacres.
Il est en train de se passer la même chose au Tchad, où l’ancien aide de camps du sanguinaire, Hissène Habré mis au pouvoir grâce aux services secret français (en attente de jugement au tribunal international pour crimes contre l’humanité au moins 40 000 morts ), M. Idriss Déby Itno bénéficie actuellement des soutiens logistiques de l’armée française pour ses petits massacres des populations dans le sud du pays.
Bravo!
Votre exposé est parfaitement clair et j´en partage toutes les conclusions.
La France est impliquée directement ou indirectement dans le génocide Rwandais.Il est temps de se regarder dans la glace.Jusqu’à quand cette fuite et cette tendance à vouloir tout justifier pour donner l’impression que tout est réfléchi et résulte d’une étude ou d’une action murement calculée.La France a toujours été culturellement et socialement la nation des droits de l’Homme .Politiquement,sa pratique déçoit:Rwanda,Tchad,Coted’Ivoire,Kosovo,Algérie,Palestine…Le politique français,la réalité le décrit comme raciste,xénophobe,mercantile,intégriste sous une toge de laic,le prince de Machiavel perdrait son latin devant lui.
Perso, j’ai plutôt l’impression que la France est un peu trop rester à se regarder dans la glace depuis le génocide rwandais. Je suis pas sûr qu’elle est même réalisée que la chute de Mobutu avait été suivi de la mort de plusieurs millions de morts
Il ne faut plus s’inquiéter, ce sont maintenant les Etats-Unis qui controlent entièrement la région.
D’ailleurs ces histoires d’armes de destruction massive livrés par la France au Rwanda pour perpétrer un génocide et la chute du dictateur en deux temps , trois mouvements par une armée spécialiste des frappes chirurgicales (ils ont tué du monde ??) devraient rappeler quelques chose.
L’énorme faute des français est d’avoir sous-estimé la redistribution des cartes qui suivait la guerre froide. Ils ont perdu trop de temps avec leur histoire de droits de l’homme et de démocratie. L’heure était venue pour l’instauration d’une dictature bien plus efficace, plus high-tech que celle moyen-âgeuse d’Habyarimana, et pas pour un partage du pouvoir basé sur les accords d’Arusha.
C’était le boom technologique (pentium, win95, portables, internet, etc…), les ressources minières devaient se mettre à cracher.
Il faut se rappeler que des 4 coins de la planète, des enfants n’auront pas de play station au Noël 1999 par pénurie de Coltan (minerai dont Paul Kagame controle le trafic).
Enfin, c’est ce que je pense parce que ces histoires de racismes me paraissent un peu trop justes pour justifier tout ça. Je n’imagine pas un Mitterrand planifier le génocide de tutsis, en pleine cohabition alors que les ethnies croates, bosniaques et serbes font parler d’elles à quelques heures de Paris, ainsi que les GIA…
Ce n’est malheureusement pas le premier génocide, mais ce serait bien le premier où les génocidiaires plient aussi rapidement les gaules sans y être délogés par une armée au moins équivalente. Or si on nous parle depuis longtemps de l’appui français à l’armée rwandaise et aux milices, le sujet de l’aide dont a bénéficié le FPR reste un quasi-tabou. Pourquoi ne pas se vanter d’avoir aider les libérateurs?
Et puis l’histoire de la veuve qui fait tuer son mari, donc le père de ses enfants, pour devoir quitter le pays aussitôt… Si encore on lui avait attribué un amant…
Une fois de plus il est démontré que certains états peuvent être les hauteurs confirmés de génocides et se soustraires aux sanctions. Plus de 800.000 morts rwandais à cause des militaires français. Imaginez une situation similaire en France « l’ensemble de la population française réclamerait justice ». Pour le rwanda, ce sont des noirs donc des êtres sans valeurs.
Le 17 janvier 1961 au Congo Patrice Hemery Lumumnba fût assassiné après son investiture en tant que 1er Ministre. Les auteurs de se crime se vantent en vidéo sur Youtube et Dailymotion depuis que Julienne Lumumba demande que soit traduis au TPI ces criminels, toutes les vidéos disparaissent des sites de partages mais laissent des traces « vérifiezé. En votre qualité journaliste je demande à Rue 89 de vérifier mes dires. Maintenants vous allez lire ci-après ce que l’un des criminels avoue à l’AFP en mai dernier.
« J’ai découpé et dissous dans l’acide le corps de Lumumba »
BRUGES (Belgique), 15 mai (AFP) - Près de quarante ans après l’assassinat de Patrice Lumumba, le Belge Gerard Soete vient enfin de se défaire d’un lourd secret : une nuit de janvier 1961, dans une puanteur d’acide sulfurique et de cadavres écartelés, il fit disparaître le corps du martyr congolais.
« Est-ce que la législation me le permettait ? », se demande-t-il aujourd’hui, à 80 ans et en bonne santé, dans son pavillon d’un faubourg résidentiel de Bruges (nord-ouest) où l’AFP l’a rencontré.
« Pour sauver des milliers de personnes et maintenir le calme dans une situation explosive, je pense que nous avons bienfait », ajoute-t-il, en dépit de « la crise morale » qu’il doit avoir traversée après cette nuit « atroce.
Journaliste de Rue 89 le 17 janvier 2008 il y aura 46 ans que Patrice Hemery Lumumba à payé de sa vie sans que ces criminels encore vivant ne soient punis pour que des états comme la France, la Belgique et les Etats-Unis pillent le congo après avoir mis en place le dictateur Mobutu. je vous demande en hommage à Patrice Hemery Lumumba, à sa famille, aux congolais qui souffrent depuis cet horrible assassinat couvrir cette horrible affaire.
Quel rapport avec le génocide des Tutsi au Rwanda? L’assassinant de Patrice Lumumba fut certe une horrible affaire, mais cela n’a rien avoir avec le crime des crimes: le génocide.
« Plus de 800.000 morts rwandais à cause des militaires français. »
Alors ça y est, la France est a commis un génocide au Ruanda. Voilà où on en arrive.
Certes, ce commentaire n’a rien à voir avec le génocide des Tutsi, mais il
focalise notre attention sur l’assassinat de Patrice Lumumba en janvier 1961
qui n’est pas sans rapport avec ce qui s’est passé au Rwanda de 1959 à 1994. Le
livre de Ludo de Witte « L’assassinat de Lumumba » (Karthala) décrit comment le
commissaire de police belge Gérard de Soethe et son frère ont le 21 janvier
1961 déterré les corps de Lumumba, Mpolo et Okito, exécutés le 17 janvier sur
les ordres du commissaire de police Verscheure et du capitaine Gat, ils les ont
découpés en morceaux et dissous dans l’acide.
Que des commissaires de police se livrent à de tels actes criminels, nous
plonge dans le contexte du génocide de 1994.
Que ce crime soit décidé dans une capitale européenne nous renvoie aussi au
génocide des Tutsi qui n’aurait pu se faire si Bruxelles en 1959 n’avait pas
donné son feu vert à la révolution hutu et si Paris, fin 1990, n’avait pas pris
le relais des Belges dans le soutien aux Hutu décidés à liquider ces Tutsi «
féodaux » qui prétendaient rentrer au pays.
L’engagement de la France au Rwanda trouve son explication dans ce Congo trop
riche en uranium, cuivre, argent, coltan, etc. Depuis De Gaulle et Foccart, la
France cherche à s’y substituer à la Belgique. La France veut aussi éliminer
Lumumba. Le colonel belge Marlière, qui a bénéficié des cours de guerre contre
révolutionnaire à Arzew, opère depuis Brazzaville pour faire disparaître
Patrice Lumumba, de juillet 1960 à janvier 1961, avec l’assentiment de l’abbé
Fulbert Youlou donc de la France. Voyez aussi les confessions du Belge Paul
Heureux, Souvenirs du Congo, L’Harmattan, 2005. C’est ce même Marlière qui en novembre 1959 vient donner un coup de main au Rwanda au colonel Logiest pour
organiser sa « révolution sociale ». Logiest deviendra conseiller de Mobutu et
restera le parrain de la « république hutu » du Rwanda.
La France envoie le colonel Trinquier, le second de Massu, auprès de Tshombé
pour tenter de remplacer les Belges qui ne se laisseront pas faire. Suivra
l’épopée de ces mercenaires, «les Affreux» dont Bob Denard, qui viendront
chercher plus tard refuge au Rwanda de Kayibanda. De Witte décrit quels
artifices ont été déployés pour cacher l’assassinat de Lumumba perpétré par un
pays si civilisé et chrétien. Des efforts encore plus grands sont faits pour
cacher le soutien des dirigeants français aux auteurs du génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda.
C’est pour cela que nous attendrons longtemps que la justice française mène
jusqu’au bout les procès contre des criminels rwandais tant que la
responsabilité des dirigeants français ne sera pas mise à jour. Quand donc la
lettre du président intérimaire Théodore Sindikubwabo, celui qui a déclenché le
génocide à Butare, à François Mitterrand, du 21 mai 1994, en plein
génocide, dans laquelle il le remercie de son aide jusqu’à ce jour,
quand donc sera-t-elle publiée dans les journaux ?
comment peut-on la lire svp?
C’est quand même fou lorsque la population noire s’entretue pour des raisons tribales et ethniques,il y ait toujours besoin d’y voir une cause étrangère.
Certes la France n’a rien fait comme les 190 autres nations du monde.
Mais si, mais si, la France a fait beaucoup.
Elle a soutenu de régime Habyarimana, formé son armée et ses milices, fourni les armes, fourni la théorie (développée en Indochine et paufinée en Algérie) de la guerre contre-révolutionnaire qui a été mise en œuvre pour perpétrer le génocide, elle a abrité les familles des génocidaires, et elle a envoyé ses soldats sauver les meubles quand il a été évident que le FPR allait prendre le pouvoir.
Il ne s’agit nullement d’un massacre « tribal » ou « ethnique » mais d’une opération politique et militaire planifiée et exécutée avec des moyens fournis par la France.
tout juste Hippopotable !
d’ailleurs je suis absolument sûr que
l’intervenant à qui vous avez répondu
n’ignore rien sur le rôle du complexe
politico-médiato-militaro-industriel français
dans le génocide.
la tactique de la manipulation consiste toujours
à présenter les faits de façon brut
sans s’intéresser à leurs origines
ni aux conséquences.
Hum! Et tout ça pourquoi? Le Rouanda, qui sait où cela se trouve? En Afrique, c’est un peu vague.
Actuellement la France, comme d’autres pays, forme ou contribue à former plusieurs gendarmeries et armées de par le monde, dont notamment en Afghanistan, Palestine etc. Semblez-vous évoquer ces accords comme quelque chose de honteux ? pourquoi ?
La France a clairement été dans le camp opposé au communisme pendant la Guerre froide, et après la guerre d’Algérie une flopée de mercenaires ex OAS ont proposé leur services aux Pinochet et autres. Les techniques anti guerrilla dont vous faites allusion concernent la lutte contre les mouvements communistes sud américains dans les années 60 et 70. Elle servirent à réprimer les gauches chilienne et argentine dans son ensemble. Je ne vois pas ce que ça à voir avec le Ruanda.
Juvénal Habyarimana bénéficiait de l’appui des occidentaux qui le voyaient comme un « dictateur éclairé » et un modéré — à vous de juger. Sur leurs insistances, dont celle de la France (discours de La Baule), Habyarimana changea la constitution en 1990 pour diriger le Ruanda vers la démocratie. Le multipartisme fut ré-instauré. L’armée française se retira fin 1993, conformément aux accords d’Arusha, pour laisser la place à l’ONU (Minuar). Après, effectivement, ça s’est gâté. Et il convient d’examiner le rôle de tous les protagonistes impliqués, de manière non sélective.
Il n’y a pas d’Etat sans armée ni police, que cela vous plaise ou non.
bien cordialement
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_Rwanda
http://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_de_la_baule
La doctrine française anti-guerrilla a été mise directement en application par les hutus durant le génocide, et ce sont les français qui leur ont enseigné. Il ne s’agit pas du tout ici de former la gendamerie ou l’armée d’un pays au maintient de l’ordre ou à une guerre classique, mais de donner à un régime déjà connu pour ses options racistes des outils théoriques (quadrillage géographique, établissement de listes d’opposants et de tutsis, armement et implication massive de la population civile) qui ont été inventés théorisés par l’armée française. Et en effet également enseignés aux régimes totalitaires d’Amérique latine et aux USA pendant la guerre du Vietnam.
Le brevet français est depuis longtemps tombé dans le domaine public…
Laissons les africains érire leur histoire comme nous avons écrit la nôtre : » du sang, de la sueur, des larmes « .
Pourquoi n’auraient-ils pas leur Robespierre et consorts ?
Cessons de donner des cours de » droit-de-l’hommisme « !
mais ils les ont, et ils ont une histoire ! n’en dépaise à Sarkozy
Inadmissible, la France seule pays Européens à ne pas avoir de cellules d’enquêteurs dans les crimes contre l’humanité ; et on se dit le PAYS DES DROITS DE L’HOMME ? La justice doit exister pour tous.
Pour répondre à de courageux anonymes, sans que la France en tant que telle intervienne dans d’autres pays, il me semble qu’il serait bon de pourvoir envoyer les casques bleus pour protéger les civils qui bien souvent n’y sont pour rien et ne demande qu’à vivre en paix.
Tiens? Ce serait un belge qui a assassiné Lumumba ?
Vous devez être déçus : d’habitude c’était le France qu’on accusait de cela!
Vous êtes sûrs que ce belge ne travaillait pas pour la DGSE ? Demandez donc à Colette BREACKMANN, je suis certain quelle va vous le démontrer…
Et en plus, vous allez le croire dur comme fer! Pensez donc, un si beau crime, il ne faut laisser passer l’occasion d’avoir « mal à sa France »!
genocidaire?
Je ne comprends pas pourquoi la France serait saisi de cette affaire…Quelqu’un peut m’expliquer svp?
J’attire votre attention sur le rôle également scandaleux joué par l’eglise catholique à laquelle j’appartiens. Je suis croyant mais j’ai honte de ces dzaiines de prêtres et religieuse (dont certains français)qui ont torturés et participé au génocide rwandais.Honte également des dirigeant de l’Eglise de France qui protègent des criminels.
Pour avoir des informations précises et sans langue de bois à ce sujet, je vous invite à consulter le site de la rédaction de Golias dont le directeur a mené de nombreuses enquêtes sur le terrain au Rwanda.
http://www.golias.fr
Bien à vous. Alexinho