Arrêtons cette spirale infernale de guerre civile larvée tant qu'il est encore temps de le faire. Arrêtons de démolir des barres d'immeubles dans les quartiers difficiles, pour au contraire les rénover, et, avec deux appartements, en faire un vraiment beau.
Dans chaque immeuble laissons deux, trois, quatre, cinq appartements aux associations pour en faire des salles de réunions, de rencontres, d'animations, de formations. Arrêtons de compliquer la vie associative. Arrêtons de nous compliquer la vie tout court. Arrêtons de nous pourrir la vie.
Prêtons à toute personne au RMI en ville un bout de jardin pour lui permettre de cultiver quelques légumes, d'entretenir quelques arbres fruitiers et d'élever une ou deux poules et deux ou trois lapins.
On ne traite pas de racaille un marin ou un pompier en colère
Donnons un vrai salaire à tout chômeur qui accepte de suivre une formation professionnelle débouchant sur un emploi. Arrêtons de supprimer des postes d'infirmière scolaire, de psychologue scolaire, de médecin scolaire. Arrêtons de supprimer des lits d'hôpitaux.
Arrêtons de traiter une certaine partie de la population de notre pays de racaille. Que je sache on ne traite pas de racaille un Corse accusé d'avoir tué un préfet, ni un marin en colère qui met le feu au parlement de Bretagne, à Rennes, ni un pompier en colère qui lors d'une manifestation parisienne met le feu à un car de police.
Enfin, une dernière proposition, puisque l'Education nationale, c'est nul, nous dit-on, et que les fonctionnaires sont des nantis : ouvrons des écoles privées, des écoles « libres » dans les banlieues. Les solutions, de toute façon, on les trouvera tôt ou tard, et on les appliquera, car aucun de nous n'a envie de faire de notre pays un nouveau Liban ni de se lancer dans une nouvelle guerre d'Algérie.
Il faut du positif, de l'utile, du social, du concret
Il n'y a pas de problèmes sans solutions. Dans la paroisse où j'habite, lorsqu'ils ont fermé leur communauté, les Oblats de Marie ont vendu certains bâtiments paroissiaux à l'office HLM, qui les a transformés en logements sociaux. C'est du positif, de l'utile, du social, du concret. Ils ont mis en accord leurs idéaux et leurs actes. Dommage que les Oblats de Marie ne se présentent pas aux élections !




















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De
15H23 | 01/12/2007 |
MERCI pour ce post réconfortant, positif, comme on aimerait en lire plus souvent sur ce site, qui, avouons-le, devient parfois difficile à suivre (je parle des commentaires).
Pour essayer de continuer sur cette lancée, y-a-t-il des associations dynamiques et manquant de bras ou de finances qui pourraient communiquer sur leurs projets quelque part sur Rue89. Si l'Etat se désinvestit, on peut trouver d'autres biais…
A suivre.
Fran
De
08H44 | 02/12/2007 |
Bravo pour ce chef d'oeuvre de synthèse de l'indigence cérébrale ambiante ! Vous auriez pu « intituler “Défense et illustration de la philosophie bobo d'assistanat”. L'Etat doit rénover, l'Etat doit créer des emplois de ceci cela, l'Etat doit construire, l'Etat doit payer des salaires, létanaka etc. C'est le genre de crétinisme qui a fait passer l'économie française sous Chirac du 5ème au 8ème rang mondial. Continuez sur votre lancée, il y a encore 190 places à perdre sur la liste !
De
21H49 | 02/12/2007 |
Bravo à vous également. Que doit faire l'état selon vous ? « L'Etat doit rénover, l'Etat doit créer des emplois de ceci cela, l'Etat doit construire, l'Etat doit payer des salaires, létanaka etc. » Apparemment ne rien rénover, ne pas aider à la création d'emplois, ne rien construire et ne pas payer de salaires (même pas aux membres de notre bien-aimé gouvernement, idée qui me fait venir la larme à l'oeil…). Je vous rappelle certaine devise républicaine, monsieur, avant de vous laisser au vide arrogant de votre pensée : liberté, égalité, FRATERNITE… Là où l'état n'est plus, ce sont les plus bas instincts qui le remplacent.
De marv d_ar saout
19H03 | 03/12/2007 |
mon pôvre bonhomme, c'est marrant, des discours dans ton genre, c'est incroyable ce que j'en entends dans mon milieu professionnel (un navire est un microcosme) et tout d'un coup, hop, coup de pied dans la fourmilière…on nous sucre nos acquis sociaux et, tiens , c'est bizarre, des guignols dans ton genre se mettent à penser différemment d'un coup…si cela n'était pas si pitoyable, j'en rigolerais à gorge déployé. A toi le chantre (le chancre) de l'ultra liberalisme (ou de l'ultra liberté du renard dans le poulailler), je te souhaite de bouffer un peu de vache enragée quand tu seras jeté comme un mal propre après avoir été pressé comme un citron…
goute aux joie du chomage, des emmerdes et autres, on en reparlera…oui, je sais, t'es un surhomme, tu veux mieux que tous ces loosers…mais à tomber de très haut, on peut se faire très mal…
de la part d'un ancien cadre « très » supérieur…
à marv d_ar saout
De
19H59 | 03/12/2007 |
T'as l'air drôlement paumé. Même dans les « paradis socialistes », les vieux poivrots dans ton genre, on les fout à la casse !
De
20H36 | 03/12/2007 |
Qu'est ce que ca peut faire que la France soit descendue au 8 éme rang mondial, vous faites une compétition !
Si on commencait par oublier ces stupides considérations nationalistes du rayonnement mondiale de la France et patati ! Ca n'a jamais fait avancer ni les chômeurs, ni les sans abris de savoir que le rang économique de notre cher pays n'est plus ce qu'il était. Les banlieusards non plus ne pourrons pas voir leur situation s'améliorer (il n'y a cas voir l'état des banlieues aux USA 1er rang mondial, c'est déplorable, Sarcelle à coté des ghettos fait résidentiel ! )
Alors à bas ces discours d'économistes qui ressemble à des commentaires de foot !
8éme rang monial tu parles ! ! !
De Le Yéti
yetiblog.org | 11H09 | 02/12/2007 |
Réconfortant, le billet d'André Lugardon ? Je comprends et apprécie les motivations de cet enseignant. Mais je crains que le problème ne se situe pas au seul niveau des banlieues. Et que cette spirale de violence continue en s'amplifiant si l'on ne met pas un terme à la dérive suicidaire du système qui nous régit.
Une nouvelle fois, de quelque bord qu'on se trouve, qu'on explique la colère des jeunes de banlieues (en se pinçant le nez), ou qu'on cherche à se réfugier sans réfléchir derrière les véhicules meurtris de la police et de l'ordre, un seul mot pour qualifier l'explosion de violence : « inacceptable ! »
Osons émettre un avis différent : une réaction de survie.
Les violences des banlieues sont juste aveugles, vaines. Une énergie non canalisée qui éclate en pure perte, faute de buts et de perspectives pour la dépenser. Les buts et les perspectives ont été depuis longtemps cadenassés.
À défaut de pouvoir les justifier, on peut parfaitement comprendre ces inévitables violences du désespoir qui éclatent sporadiquement. Les tenir à l'écart en les qualifiant prudemment d'inexcusables ou en lançant des incantations stupides sur « la nécessaire rénovation de l'État » et « la grandeur nationale“(cf. celle du ‘courageux anonyme’ de 8h44), revient à repousser le problème en l'envenimant.
Gardons-nous de condamner la violence du désespoir, pas plus que la violence de résistance. Dites-moi un peu ce qui a été obtenu dans ce monde sans manifestations de violence ?
Ce qui est étonnant, c'est que les émeutes des banlieues soient encore restées cantonnées aux ‘quartiers’, qu'elles n'aient pas encore déferlées sur ceux, faussement paisibles, des masses dociles et des autruches repues. Quand cela se produira, celles-ci poseront une nouvelle fois aux victimes indignées et hurleront à l'insupportable.
La seule violence qui soit inacceptable, condamnable, c'est la violence oppressive, celle qui cadenasse et enferme. Dans nos démocraties dites représentatives, elle n'est même pas seulement le fait des puissants, ceux qui ont été élus pour représenter la population. Elle est celle, anesthésiante et faux-cul, de ces masses molles qui les ont portées au pouvoir. Faut-il s'étonner que ces masses prudemment silencieuses aient les puissants qu'elles méritent ? Faut-il s'étonner que dans ce système essouflé qui les mène au précipice, les peuples aient porté à leur tête des malades à l'image de leur société, relevant au propre comme au figuré de la psychiatrie ? Qui sème le vent…
Terminons par une citation de Georges Bernanos, ce chrétien insoumis :
‘Je pense depuis longtemps que, si un jour les méthodes de destruction de plus en plus efficaces finissent par rayer notre espèce de la planète, ce ne sera pas la cruauté qui sera la cause de notre extinction, (…) mais la docilité, l'absence de responsabilité de l'homme moderne, son acceptation vile et servile du moindre décret publié.’
Et cette autre, de l'auteur suisse Max Frisch :
‘Il y a pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles.’
à Le Yéti
De
12H22 | 02/12/2007 |
Ce que vous écrivez fait étrangement écho à un texte de Raymond Deiss dans le N° 1 de Pantagruel, journal de la résistance, paru en octobre 1940. Loin de moi l'idée d'établir un parallèle entre cette époque et la notre. Mais la persistance du comportement de certains Français me laisse songeur.
« Vous, Français inertes et veules, …/ retournez …jouir de nouveau médiocrement de richesses misérables… et à vos satisfactions dérisoires dont, de toutes façons, vous ne jouirez plus longtemps. Elles vous ont privé de la divine flamme de l'enthousiasme et plongé dans une torpeur dont rien ne saurait plus vous tirer. De vous aussi on dira un jour : »…ils vécurent sans mériter le mépris, ni sans mériter la louange ; le monde n'en a gardé aucun souvenir… ». Le néant a déjà commencé pour vous »
à Le Yéti
De
19H36 | 02/12/2007 |
J'ai pu constater jeune homme à mon premier mariage avec la petite fille d'un républicain espagnol anarchiste qu'il y avait eu du monde en Espagne pour suivre Franco. J'ai assisté impuissant à la chute de Salvador Allende. Il y a eu du monde pour soutenir Pinochet. Aujourd'hui il y a du monde qui soutient Sarko. Je suis pantouflard, je suis mou je le reconnais et dans mon métier je sais le poids des masses, des foules. Mais si le mal répond au mal quand s'arrêtera donc le mal ? Si la violence répond à la violence quand s'arrêtera donc la violence ? Par témpérament, par éducation, par foi en l'homme et en Dieu (enfin pour la foi en Dieu j'essaye mais j'ai du mal ) , j'essaye d'éviter la violence même si je reconnais qu'hélas c'est souvent par la violence que des progrès s'obtiennent. J'arrête là car je ne vais pas vous convaincre en quelques lignes. Je vais terminer en vous disant que je connaissais le texte de Bernanos. Je l'avais oublié. Ce texte est effectivement très important. Je vais le mettre sur mon blog et le faire circuler à nouveau. Je vais noter aussi la phrase de Max Frish et je vais aller chercher sur internet qui sait. Je ne pensais pas que mon texte provoquerait tant de réactions. Tout de même il y a du monde qui vit rncore dans les masses molles de notre pays ! ! !
De
23H16 | 04/12/2007 |
Je n'ai pas de recettes toutes faites mais dans mon HLM encore« résidenciel » le Bailleur et les services publics ne remplissent plus leur Rôle ! ! !
C'est aux locataires de faire les travaux d'entretien du logement sous peine d'être logé dans un taudis : moquettes de trente ans d'âge, ballon d'eau chaude qui éclatent sous l'usure, 5(au moins) avant que la Palulos soit mis en place ! ! ! ! fuites des tuyaux non réparés jusqu'au dégats des eaux pour que cela soit à la charge des assurances , place d'handicapés relégués au bout des parking : motif« on va pas s'embêter pour une seule personne » ! ! ! trottoirs suroccupés : pour ne pas s'embêter avec un créneau, police qui laisse des voitures garées tout un week end sur des stop, places de parking vides (au moins 50)car les voitures se garent sur les espaces verts et devant les entrées d'immeubles : tant pis si les fauteuil roulants ne peuvent pas sortir et si les ambulances et les pompiers n'ont pas d'accès ! ! ne parlons des personnes qui ont besoin de déposer des objets lourds ! ! locataires qui sont poursuivis en justice s'ils ont deux mois de retard de loyer, Bailleur dit« social“qui fait tous les ans des bénéfices et qui distribue une prime à ses employés de façon inversement proportionnel aux travaux engagés dans l'année(prime aux mérites, pas d'entretien, + de rétributions ! ! )
espace vert pas entrenu : on laisse les arbres s'abbattrent sur les jeux des enfants : de toute façon s'il y a danger, il ne faut pas les utiliser ! ! !
Quelles valeurs sont transmises, les gens les plus soucieux du bien être de la communauté n'ont qu'à s'emmerder ! ! et les plus indélicats sont confortés dans leurs incivismes ! ! ! ils se battent même pour‘leur place’ de squat en incendiant les véhicules de ceux qui osent se garer ‘à leur place’ devant les portes d'immeuble, à menacer les personnes autour (de mort de préférence : de toute façon la police ne fait rien)
les squats sont aussi régulièrement le lieu d'incendie
les associations ou groupe de locataires mis en place ne sont que des personnes qui ont des appointances politiques : on arrose la liste de leur candidat et ils se taisent et abondent dans le sens du Bailleur, après vous êtes obligé de faire intervenir la SDIS pour que
le minimum de sécurité ‘légale’ soit respecté
Quand un quartier estrelégué àce point, les gens qui y logent ont-ils des limites…etest-ce quecela ne met pas en colère ! ! Bieb sûr ce n'estpas une Banlieu, c'est un quartier avec une qualité de vie rare pour un HlM ! ! ! Alors pour les autres….
De
15H49 | 01/12/2007 |
Je respecte votre cri d'alarme. Je partage la fraternité qui le sous-tend. Mais je pense qu'il n'y a souvent rien de plus faux qu'une évidence. Et les fausses évidences fleurissent dans vos propositions.
Vous dites par exemple : « Donnons un vrai salaire à tout chômeur qui accepte de suivre une formation professionnelle débouchant sur un emploi. » Oui. Le problème c'est qu'il y a du travail mais pas d'emploi. Autrement dit, un emploi pour quelqu'un de formé doit être payé correctement avec charges à l'appui et l'on préfère recourir au noir pour faire le travail . Reconnaissons aussi qu'entretenir un certain volet de chômage a un effet plus que bénéfique sur la soumission du personnel.
Vous ajoutez : « Prêtons à toute personne au RMI en ville un bout de jardin pour lui permettre de cultiver quelques légumes, d'entretenir quelques arbres fruitiers et d'élever une ou deux poules et deux ou trois lapins. » C'est vrai qu'il n'y a pas de spéculation foncière et que la mesure va aller bon train.
Vous dites plus loin : « ouvrons des écoles privées, des écoles “libres” dans les banlieues ». Si les écoles libres sont implantées dans les quartiers « sans problèmes » ce n'est sûrement pas par hasard. Connaissez-vous des parents prêts à accepter une certaine promiscuité entre leurs rejetons et les cailleras.
En résumé : ça marchera si les employeurs ne trichent pas, si les spéculateurs fonciers renoncent à leurs combines et les parents à leur égoïsme frileux. Autant dire que ce n'est pas gagné car l'exemple ne vient pas d'en haut.
De
09H52 | 02/12/2007 |
« Prêtons à toute personne au RMI en ville un bout de jardin pour lui permettre de cultiver quelques légumes, d'entretenir quelques arbres fruitiers et d'élever une ou deux poules et deux ou trois lapins. » :
Une idée géniale, sauf que le pois chiche, le mil et le manioc poussent difficilement sous le climat de la Seine-Saint-Denis, de même que la datte, la pastèque ou la banane. La lapin ne fait généralement pas partie du menu des populations immigrées et il faudra des surfaces beaucoup plus vastes que celles de vos jardins ouvriers pour élever les races appropriées de moutons et de zébus qui font leur ordinaire habituel.
De marv d_ar saout
21H46 | 03/12/2007 |
ca de 0952
ne parle pas de nourriture, tes propos sont déjà à vomir…
De
19H59 | 02/12/2007 |
1.Je ne connais pas la situation en banlieu, je ne la vois qu'à tavers les médias, je vis en campagne lot et garonnaise et il y a du travail qui reste sans travailleur prêt à le faire et formé pour le faire sans doute parce que trop dur et mal payé : carreleurs, plâtriers, plombiers, boulangers, charpentiers, menuisiers, saisonniers agricoles, conducteurs d'engins de travaux publics. Sans parler des emplois dans le domaine de la santé publique.
2. Il y a quelques années de ça le conseil général de Gironde a payé des formations d'aide soignant(e ) à des personnes en grandes difficultés sociales. Tous ont obtenu leur diplôme. Tous ont eu du travail ensuite. Sur une promo de plus de 20 seulement deux personnes ont eu à nouveau des difficultés d'emploi.
3.Je sais qu'il y a des associations dans notre pays qui se bagarrent pour empêcher la disparition des jardins ouvriers qui existent encore et pour défendre l'idée qu'il faut en créer de nouveaux. Le résultat dépendra du rapport de force.
3.Pour ce qui est des écoles privées c'était un peu par provocation que je l'ai écrit.
A.L
De
10H14 | 03/12/2007 |
Comme le CA précédent j'ai un doute sur l'ouverture d'écoles privées : je constate que là où elles existent, elles drainent les enfants des parents au milieu socio-culturel élevé - OU, ce n'est pas toujours la même chose, qui ont un peu plus la possibilité/l'envie de suivre les études de leur progéniture - alors que les établissements sectoriels accueillent le tout-venant. résultat : non pas tant une absence de tête de classe dans le public, qu'une absence de mobilisation des parents d'élèves, pour défendre les intérêts des bambins en cas de suppression de poste, vacance prolongée, déficit de moyens, etc.
Pour ce qui est des parcelles pour RMIstes, malgré la spéculation c'est en partie possible. Les Verts à Paris le proposent avec les jardins partagés, qu'ils ont déjà ouverts dans plusieurs arrondissements, même si les critères d'attribution ne sont pas seulement sociaux.
De skalpa
actif et militant ? | 16H02 | 01/12/2007 |
tout à fait d'accord avec le début de l'article…
le tissu associatif agira là où l'état se désengage mais malheureusement les assos ont besoin de l'état, triste constat lorsqu'on voit l'état de l'éducation populaire…
quant à la fin de l'article,
ce ne sont pas les écoles privées qui résoudront le problème, si ce n'est créer encore différents niveaux, mais plutôt une école publique laïque et libre forte
et puis laissons les oblats, où ils sont.
sinon merci pour re-situer les « émeutes » de pompier et de marins, voir d'agriculteurs qui sont juste en colère, tandis que d'autres ne sont que des voyoucrates ! ! !
http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 17H18 | 01/12/2007 |
Ibid. Je ne sais pas à quoi est dûe cette attaque en règle contre l'Education nationale et en faveur des « écoles libres » (privées, ça s'appelle ! L'école libre, c'est l'école laïque et gratuite ! )… C'est précisément en désertant les écoles publiques et en faisant l'apologie des écoles religieuses privées qu'on va préparer « un nouveau Liban »…
Vu les moyens dont dispose l'Education nationale, ni les écoles, ni les facs ne font aussi mal que ce qu'on prétend :
« Quelques points noirs toutefois, comme les dépenses publiques d'éducation en pourcentage du PIB, qui sont, en France, loin derrière celles de la Norvège, et même celles des Etats-Unis -10,9% en France, 16,6% en Norvège, 15,3% aux Etats-Unis-, une donnée qui n'est pas indifférente dans le débat actuel sur la réforme des universités. » (Rapport du PNUD)
http://www.rue89.com/2007/11/29/developpement-humain-le-danger-dun-apart…
« Ecoles libres… » Et pourquoi pas rétablir la séparation des sexes dans les écoles, pendant qu'on y est ? ? ! ! !
à Network 23
De DBL8
Retraité | 09H22 | 02/12/2007 |
Encore faudrait-il que l'école laïque est des proff. qui fasse leur travail correctement. tous ne le font pas n'importe comment, mais trop ! !
Dans une école privé, lorsqu'il y a un proff abscent il est remplacé le jour même, grosse diff.
Les heures de cours ne font pas pour certains jours, 1 ou 2 h. ect…
Ils y a des ouvriers qui ce PRIVENT pour y envoyer leurs enfants, je l'ai fais et ne le regrette pas du tout, malgré les privations.
Quant à mettre dans le privé 2 3 ou 4 apprt. aux assoc., les futurs proprio n'iront pas ! Il ne faut pas rêver ; qui iraient actuellement habiter dans ses cités sans y être obligés ? Pas moi en tou cas !
à DBL8
De Jackpot
10H28 | 04/12/2007 |
Evitez les fautes d'orthographe. L'école privée est une escarre dans le monde de l'enseignement.
Là ou une école privée s'installe, s'installe aussi la ségrégation de l'enseignement par l'argent, s'installe aussi l'appauvrissement de l'école pour tous appelée aussi école publique.e
JP
à skalpa
De
19H47 | 02/12/2007 |
Les écoles privées dans mon texte c'était un peu de la provocation plus qu'une conviction profonde encore qu'en tant qu'instit de l'EN j'ai parfois rêvé de travailler dans une école laïque gratuite non obligatoire et libre…. Mais c'est un autre sujet…
De
16H13 | 01/12/2007 |
oui, arrêtons de dire n'importe quoi. de faire de l'angélisme, de dire c'est la faute à l'autre donc j'attends qu'il m'aide.
arrêtez !
De Julie_64000
lycéenne dans le 64 | 16H53 | 01/12/2007 |
Il faudrait peut-être aussi que notre président arrête de dire n'importe quoi sur ces banlieues où beaucoup de gens bien vivent et qu'« il reconaisse enfin que c'est aussi un pb social au lieu de faire de la démagogie pour reconqurérir son électora de droite en réssitant son discours avt-élection.
Qu'est-ce que les politiciens croient ?
Que se sont tous les banlieusards qui brûlent les voitures, ou que c'est juste une minorité ?
Nous en avons marre de nous faire manipuler par les médias que nous montre des images faussées, et prises ds l'urgence pk ? pour faire grimper l'audience ! ! !
Ou sont donc passés les gens honnêtes qui informent vraiment le peuple sur les problèmes de la France ?
Quand aurons-nous de vrai propositions et de vrai solutions aux pb des banlieues ?
Toutes cette médiatisation ne serait-elle pas aussi un moyen de détourner l'intention des Français sur d'autres problèmes de le France ?
Ce n'est que moin avis et après tt je n'ai que 15 ans mais je en, pense pas pour autant avoir totalement tord.
à Julie_64000
De
22H44 | 01/12/2007 |
Je vous dirais aussi que cela a l´avantage de permettre un foncier à bas prix pour les rois de la construction.
Comme par enchantement Mr Bouigues est le patron de TF1…
Ne vous inquiétez pas, lorsque l´on parlera bien de votre quartier, c´est qu´il sera déjà vendu !
La France, reine du Commerce !
De
17H03 | 02/12/2007 |
Mince, j'osais pas le dire. Figurez-vous que j'ai pensé la même chose. Mais mon esprit m'a fait dire : non, tu délires, ils n'oseraient pas …
Et puis au final, Paris est devenu tellement cher, il va bien falloir agrandir et reculer de plus en plus loin les « pôvres ». Villiers le Bel, c'est pas mal pour une banlieue chic !
De
17H18 | 01/12/2007 |
oui, il est vrai qu'espèrer est une bonne chose, et qu'il est effectivement indécent de penser que, à force d'habiter entre deux bretelles d'autoroute, dans des immeubles mal construits, qui conduisent à une promiscuité intenable, on ne finit pas par devenir fou, ou bien enragé, sinon désespéré. il est pragmatique de penser que de réduire la pression peut arranger les choses : moins d'appartements, et de meilleure qualité dans un ensemble, semble une solution moins couteuse, et plus rapide à mettre en place, que de celle sui consiste à détruire systématiquement les barres d'immeubles pour construire autrechose. réhabiliter les alentours de ces barres aidera aussi. couvrir les autoroutes, par exemple, et développer des espaces verts, peut-être en engageant les inactifs à s'inscrire dans ce mouvement, pour leur redonner une raison d'être. pour apprendre le respect à ceux qui ont oublié, il faut d'abord qu'ils puissent se respecter eux-mêmes, et c'est vers cela qu'il faut tendre. alors, la violence baissera, car il y aura une envie de construire, qui peu à peu remplacera celle de détruire.
mais il faut une initiative politique, pas nécessairement gouvernementale, mais certainement politique.
De
17H19 | 01/12/2007 |
J'ai une meilleure idée : pourquoi est-ce qu'on ne récupererais pas tous les biens de l'église, car ils ont été aquis sur le dos du peuple, et transformons les en logements sociaux ?
Combien est-ce que ces locaux ont été vendus pour rire ?
De
19H13 | 02/12/2007 |
Quelle bonne idée ! ! ! ! ! Enfin une idée de génie
De
18H05 | 01/12/2007 |
Merci, vous lire me redonne du baume au coeur, bien sur qu'il ne faut surtout pas se décourager, gageons que le bon sens et l'humanitude primeront sur l'incohérence et la servitude. Oui, des solutions moi, je ne vois que ça, et je dis « vive » et vivent les obstacles et les difficultés car ils nous aident à chercher et à trouver.
Chercher, trouver, essayer, se tromper,analyser pour mieux recommencer. LA VIE QUOI. Merci encore, tous ensemble et nous sommes nombreux, nous allons construire ou reconstruite le monde de demain, pour nos enfants et leurs enfants, oui, un autre monde est possible et les possibles sont en cours.
De
18H49 | 01/12/2007 |
Je ne sais pas si toutes vos propositions sont viables, mais au moins vous lancez des pistes. Et vous rappelez l'essentiel : ce n'est pas en jetant de l'huile sur le feu, comme on est en train de le faire, que l'on va résoudre le problème. Et ce dernier devient de plus en plus inextricable, car il tourne au rapport de forces, dans lequel chaque camp veut imposer sa loi et refuse de céder. L'attitude irresponsable de Sarkozy, qui fustige les « racailles » pour des raisons bassement électoralistes, compliquant le problème.
La seule prévention, sans fermeté, n'apporte aucune solution. C'est de l'angélisme. La seule répression non plus. C'est de la rage, et de la bêtise. Les deux excès enveniment la situation. Or, à la lâcheté d'hier, favorisée par l'angélisme et l'absence de convictions, succède la rigidité, soutenue par des arrière-pensées politiciennes, d'aujourd'hui.
Je crains qu'il ne faille attendre que le problème ne tourne à la guerre civile pour qu'on se décide enfin à trouver des solutions appropriées et équitables. Je pense que ça finira par se faire, mais que ce n'est pas pour demain, et qu'il n'y aura aucune réelle volonté politique de s'attaquer à la question tant que la France n'aura pas vécu un traumatisme.
Ceci dit, j'espère me tromper sur toute la ligne.
Mais vous avez raison : il est encore temps. Cependant, il y a un moment où il sera trop tard.
Thomas GREDAT
De
21H14 | 01/12/2007 |
Comme toujours, Monsieur Gredat, vous vous mettez le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Les émeutes dans les banlieues ne sont pas d'origine sociale mais de caractère ethnique et religieux. C'est véritablement un conflit de civilisations. Je rigole quand je vois ceux qui défendaient l'immigration massive (« chance pour la France ! ») et la « culture banlieue » (Rap, tag, haine de la France, c'est une culture pour certains gogos mondains). 25 ans qu'ils « niquent la France ». Parce que s'ils ne foutent rien à l'école, s'ils préfèrent vendre du shit et magouiller des portables, s'ils préfèrent raqueter que de bosser pour réussir, c'est à cause de la « société ». Ce n'est pas du tout à cause de leurs parents, par exemple, qui laissent des gamins de 13 ans errer dans la rue pour se friter avec les flics (ces « privilégiés » qui gagnent 1200 € par mois ! ). La « culture banlieue », encencée pendant 20 ans par les bourgeois de Canal+ et de Skyrock, confortant les « jeunes » dans des poses délinquantes et victimaires (comme si les 2 pouvaient aller ensemble ! ), voilà qui a ruiné les chance d'intégration dont ces exclus, qui touchent le RMI, les Assédic, qui bénéficient de l'école gratuite, de la CMU… Non, jamais aucune remise en cause de leur propres dérives, de leurs propres lâchetés, de leur propres renoncements. S'ils crament des voitures, des écoles, des bibliothèques, c'est à cause des profs, des flics, de l'Etat en général, mais de leur propre responsabilité, de celle de leurs parents, jamais ! « Wesh wesh la vie de ma mère j'te nique ta race wesh ! ». Mais non, c'est bien connu, en banlieue, il n'y a que des Bac+5 exclus par l'immonde France raciste !
Muriel