enquete

Lyon : le Progrès censure pour ménager le syndicat du Livre

L'interview était retranscrite, prête, en attente de parution. Elle s'est retrouvée à la poubelle. Le 14 novembre, le journaliste Emmanuel Schwartzenberg était invité par l'université Jean-Monnet et le club de la presse de Saint-Etienne pour un débat. Un journaliste du quotidien régional La Tribune de Saint-Etienne-Le Progrès avait recueilli ses propos pour annoncer l'événement, avec l'accord de son chef de service.

Mais l'interview a été trappée sur décision de la rédaction en chef lyonnaise du Progrès. Explication : Emmanuel Schwartzenberg, ancien du Figaro et de LCI, est l'auteur de « Spéciale dernière » (Calmann-Lévy). Sous-titré « Qui veut la mort de la presse quotidienne française ? “, son livre désigne particulièrement un responsable : la très puissante et très redoutée Fédération des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication (Filpac-CGT), plus connue sous le nom de Syndicat du Livre.

Ceux qui fabriquent les journaux. Une catégorie de salariés que les patrons de presse français n'osent pas fâcher. Or, Le Progrès est en pleine négociation pour la fermeture de son imprimerie de Saint-Etienne, dont 90% des employés sont… encartés au Livre. A l'information, la direction du quotidien a donc préféré l'autocensure. Seul un entrefilet est paru pour annoncer le débat.

Même le Livre s'étonne de cette censure

Même les ouvriers du Livre de Saint-Etienne ne comprennent pas cette censure, sur laquelle la direction du journal ne souhaite pas s'exprimer. ‘Il y a un débat public, l'annoncer par une interview, c'est de l'information’, s'étonne Roger Chantre, délégué syndical Filpac-CGT de La Tribune et secrétaire du comité central d'entreprise du groupe Le Progrès. ‘Nous sommes pour la liberté de la presse’, ajoute-t-il.

Mais le quotidien lyonnais et sa déclinaison stéphanoise appartiennent désormais au groupe Ebra, un mastodonte de la presse régionale (propriété à 51% de L'Est Républicain et à 49% du Crédit Mutuel) qui possède la quasi-totalité des journaux de la façade orientale du pays, de la frontière belge à Avignon.

Beaucoup de journaux, c'est mathématique, ça signifie beaucoup d'ouvriers pour les fabriquer. En se concentrant, la presse régionale cherche à réduire ses coûts, notamment en supprimant une partie des imprimeries. Les coûts de fabrication sont une des plaies de la presse française, et les négociations avec ceux qui assurent cette fabrication, le principal cauchemar des patrons de presse. Car ces ouvriers possèdent le meilleur moyen de pression possible : s'ils le décident, le journal ne paraît pas.

C'est ce que relate Emmanuel Schwartzenberg dans son livre, qui pointe aussi les responsabilités du principal réseau de distribution des quotidiens nationaux (les NMPP, où le Livre est aussi présent) ou la lâcheté générale des patrons de presse -dont il était considéré comme proche au temps de son émission ‘La vie des médias’ sur TF1 et LCI.

Sa description du rôle du Livre est édifiante, ce qui explique sans doute -deuxième cas d'intervention dans cette histoire- que la direction nationale du syndicat ait interdit à sa section locale, qui était partante, de participer au débat avec Schwartzenberg.

Les ouvriers ‘collabos’ blanchis par le gouvernement

Pour mieux saisir les raisons de ces deux exemples de censure, voici quelques extraits du livre qui froisse le Livre. D'abord, sur le ‘péché originel’ des ouvriers imprimeurs : pendant la guerre, alors qu'une partie d'entre eux fabriquait les journaux de la Résistance au péril de leur vie, nombre d'autres imprimaient les journaux collaborationnistes.

En 1944, quelques mois avant la création du syndicat, le gouvernement provisoire leur donne pourtant à tous le monopole de la fabrication des journaux parisiens, en raison de leur savoir-faire. Cette catégorie professionnelle est donc, avec les cheminots, la seule à avoir globalement échappé à l'épuration :

‘Marcel Aymé, Paul Morand verront leur plume à jamais souillée pour l'avoir trempée dans l'encre de la collaboration. Les techniciens, eux, seront totalement blanchis, la compromission intellectuelle étant la seule jugée passible de sanctions.’

Quatre mille euros mensuels en salaire de base

Schwartzenberg lève aussi le voile sur les salaires des ouvriers :

‘Au 1er octobre 2006 (…), le salaire minimum de référence du rotativiste était (…) de 3 408 euros. Mais ce chiffre (…) est toujours majoré d'un certain nombre d'heures supplémentaires qui permettent à l'ouvrier rotativiste de percevoir au moins 4 000 euros par mois, et plus souvent 4 500.

Les ouvriers débordent tous les jours leur journée de travail d'au moins une minute, ce qui leur permet de percevoir en intégralité une heure supplémentaire -toute heure supplémentaire étant due dès lors qu'elle est entamée. (…) Un cadre rotativiste (…) touchera 5 200 euros (…), le responsable d'une rotative, l'échelon encore supérieur (…), percevra (…) 6 400 euros par mois.

Ces salaires correspondent à trente-deux heures trente de travail hebdomadaire, auxquelles il convient de retrancher quelques demi-heures si le travail est effectué de nuit.’

On a du mal à croire que les ouvriers débordent systématiquement d'une minute pour gagner une heure de salaire en plus, mais Emmanuel Schwartzenberg maintient, et note qu'il a bénéficié de sources au sein même du syndicat.

Le Livre gère le bureau de placement des ouvriers, qui décide de qui travaille dans quelle imprimerie, et a érigé la cooptation et le népotisme en mode de fonctionnement. Citation de Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris longtemps en charge des questions de presse :

‘Les enfants, les cousins, les frères, les fils, les amis, tous ceux qui, de près ou de loin, ont un lien avec l'intéressé bénéficient d'un droit d'entrée automatique dans les imprimeries.’

Très fâcheux pour le Livre-CGT… Sollicité par Rue89, un représentant national du syndicat a exprimé avec une vindicte inouïe -mais ‘off the record- tout le mal qu'il pensait de l'ouvrage d'Emmanuel Schwartzenberg. Ce dernier, qui rappelle que son livre a été chroniqué dans de nombreux journaux -Le Monde, Le Parisien-Aujourd'hui, Le Canard Enchaîné, Les Echos…- imprimés par des adhérents du syndicat, remarque :

On peut reprocher beaucoup de choses au Livre dans sa gestion des quotidiens, mais à ma connaissance, il n'est jamais intervenu pour censurer un article.’

Au Progrès, quotidien de la deuxième ville de France qui fêtera dans deux ans son siècle et demi d'existence, ça n'a pas été nécessaire.

55 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

  • Téléchargez votre photo sur votre page perso. Elle apparaitra à côté de vos réactions.
  • Merci de respecter la charte des commentaires, sans quoi nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
  • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
Portrait de Courageux anonyme

De

17H37 | 30/11/2007 | Permalien

Nicolas Sarkozy ne se trompe pas quand il dit que les ouvriers sont des privilégiés, même les cadres ne gagnent pas autant ! Jean.

Portrait de Courageux anonyme

De Courageux anonyme

17H43 | 30/11/2007 | Permalien

Ce qu'il y a de bien avec les raccourcis, c'est que ça fait vraiment avancer le débat. Ca l'élève même.

Portrait de Courageux anonyme

De

17H43 | 30/11/2007 | Permalien

Monsieur Joffrin à Culture Matin s'empêchant de citer le Syndicat du Livre, tant il craint des mesures de rétorsion.

http://anthropia.blogg.org

Portrait de Courageux anonyme

De

18H50 | 30/11/2007 | Permalien

Le point essentiel, en l'occurrence, n'est pas le rôle du syndicat du Livre ni des salaires de ses ouvriers mais la censure qu'organise le Progrès. Et là, ce n'est qu'une confirmation, des pratiques de ce journal, qui pour abonder dans la ligne bien pensante des autorités en place, est devenu un journal sans « information », simplement le support de l'OL et du compte rendu de trottoir… Lisez le et vous l » « apprécierez »

Portrait de Courageux anonyme

De

11H45 | 02/12/2007 | Permalien

le progrés ,le journal de saone et loire ,les depeches de dijon ,tous ont les mémes edito les mémes faits divers
enfin du copié collé et on nous dit pluralisme ?

acheté les le méme jour et vous verrez.les redactions sont tenues par l actionnaire unique ! ! !
c est comme la télé pareil.

Portrait de Courageux anonyme

De

12H40 | 02/12/2007 | Permalien

Les rubriques locales et celles des chiens écrasés sont différentes. C'est ça la presse régionale.

Portrait de Courageux anonyme

De

18H54 | 30/11/2007 | Permalien

D'expérience, hormis la trop caricaturale minute supplémentaire, ce que raconte M. Schwartzenberg est peu ou prou vrai. D'où les cassages de gueules des pauvres types qui distribuaient les gratuits au moment de leur apparition, au nom de la défense du travail des ouvriers, c'est-à-dire l'obligation pour ces « éditeurs » (Bolloré and co) de sous-presse de faire rouler leurs torchons dans des « imprimeries de presse » et non de labeur (c'est pas les mêmes tarifs, c'est pas les mêmes salaires)…
Pouvoirs publics (dont les largesses du futur ministre de l'Intérieur Sarkozy, en son temps [cf « La Face karchère de Sarkozy]), patronat et ouvriers du livre trouvent toujours, et fort discrètement, un terrain d'entente. Sur les régimes spéciaux et le changement de statut de certains d'entre eux, c'est wouaich wouaich (silence radio)…
Ceci dit, les rotativistes forment “l'élite” la plus BOF , la plus riche et la plus violente du Livre (ce qui ne les distingue pas d'une certaine f(r)ange de la société).
Par ailleurs, le système de “cooptation-népotique” qui prévaut dans ce groupe en voie de disparition ne le distingue en rien du reste de la société.
Si on trouve chez eux un nombre étonnant de boeufs adeptes de Thorez, d'autres sont des intellectuels de valeur de la cause des travailleurs…
Après, leur imputer toute la responsabilité de la crise de la presse me semble un peu gonflé, finalement malgré leur diktat, les gratuits se multiplient…
…et l'espace public se raréfie, qui se scandalise du scandale que constitue l'accaparement de la parole publique par une clique de journalistes, chefs de service (rédac chef, “plumes ? ”, fils de…), économistes, producteurs, chroniqueurs, experts, éditorialistes, auteurs, éditeurs, prof à Sciences-po (Paris), hôtes et hôtes des mêmes, invitant toujours les mêmes en rond et parfois en famille (pourquoi pas ? )…
Outre ce scandale, qui se demande quel est le prix du plat de lentille auquel volontiers se sont v(r-)endus ces gens, chiens de garde du pouvoir et de leur statut, et qui s'en émeut, puisque leur satisfaite présence est le critère de la valeur de leurs propos. il faut bien vivre, après tout…
Question : en-deçà d'un certain salaire a-t-on le droit de parler de la société, voire même de sa situation (sa vie), sauf à avoir été violé par des multi-récidivistes terroristes ou(et) des pédophiles ou(et) des tortionnaires de chats ou(et) — folle hypothèse— des héros ou(et) victimes,
Pourtant nombres de journalistes sont souvent mal payés (c'est déjà ça, quand ils le sont un peu) et précaires à un point quasi-inimaginable dans d'autres professions…
Enfin, qui peut juger des moyens dont usent les uns ou les autres pour défendre leur gagne-pain ou leur existence ?

Portrait de mmarvin

De mmarvin

socialiste tendace coup-de-pied-au-... | 20H15 | 30/11/2007 | Permalien

Après le financement occulte par une partie du patronat et l'opacité totale qui règne sur les comptes de certains syndicats, cette petite affaire n'est pas faite pour arranger l'image du syndicalisme français qui a toujours été très faible en nombre et inféodé politiquement.

En ce qui concerne les ouvriers du livre, leur niveau de rémunération (s'il est correct) ne leur permet pas que l'on pleure sur leur sort.

Le progrès technique est heureusement la pour mettre fin à une corporation népotique. Bientôt les journaux en papier électronique mettront en grande partie fin au règne de l'encre et de l'arbre abattu. je n'ai d'ailleurs plus qu'un seul journal reçu chez moi en papier. Tout le reste est en pdf et bientot je pourrai les lire bien au chaud sous la couette…

Portrait de Courageux anonyme

De

21H50 | 30/11/2007 | Permalien

Et vous savez pourquoi à Rue89, ils se permettent de faire un bras d'honneur au syndicat du livre ?

ZERO PAPIER !

Portrait de Courageux anonyme

De

23H38 | 30/11/2007 | Permalien

BON ALLONS Y

indemnités a regler aux victimes

etat français : les ordres
sncf : transport
syndicat du livre : edités les lois vichyste
les ptts : les lettres de denonciations
ect…….

vous croyez que dans mille génération la note
sera réglée ?

Portrait de Courageux anonyme

De

02H20 | 01/12/2007 | Permalien

Sachant qu'un quotidien comme Le Monde tire aujourd'hui a environ 450 000 exemplaires et qu'il faut environ trois heures pour l'imprimer. Affirmer que les ouvriers terminent volontairement une minute après le temps imparti reviendrai à calculer à la minute près, l'heure a laquelle on arrive sur un trajet de trois heures. Si l'on compte deux ou trois pannes obligatoire, oui, le papier reste fragile et casse régulièrement. Un calcul comme celui ci est proprement impossible.

De plus, ce ne sont pas d'heures supplémentaires dont il faudrait parler mais de demi-heures, information que l'auteur ignore malgré ses soit disant contacts « haut placés ».

Ces salaires sont également du n'importe quoi, pourquoi pas 20 000 euros par mois, ben oui les ouvriers gagnent autant que le président, il y aurait bien des gens pour le croire.

Enfin selon l'auteur les patrons de presse « pourraient faire tourner leurs imprimeries avec un quart des affectifs actuels ». Or sur une équipe de cinq, faudrait venir voir sur place pour se faire une idée de la faisabilité de la chose. Pour info, une rotative mesure en gros la taille d'un immeuble de trois étages.

Pour paraphraser un mec, quand on se prétend expert et qu'on en sait pas plus que ça, on devrait avoir le droit de fermer sa gueule !

Portrait de Courageux anonyme

De

07H11 | 01/12/2007 | Permalien

A cette époque, toute ma famille travaillait dans la presse. Typo chez Larousse, lino au Parisien Libéré, retouche photo à France Soir.
Je ne sais pas comment ça se passe aujourd'hui, mais à l'époque ils étaient grassement payés. Et c'est justement ce qui fait la force de ce syndicat. Durant les nombreuses grèves, je crois que c'était souvent contre le groupe Hersant, si ma mémoire est bonne, tous les employés de tous les autres journeaux cotisaient de manière à ce que les grévistes touchent leur salaire. Moi je vois cela comme une assurance contre certains abus de pouvoir.
Y'a t'il des abus ? Certainement. Mais ni plus ni moins que dans tout autre milieu.
D'ailleurs, le syndicat de la presse a apparu peu de temps après que Gutenberg eut inventé la presse. Lorsque les imprimeurs publiaent des textes controversés, les foules avaient la facheuse habitude d'attaquer les auteurs, mais aussi les imprimeurs et l'imprimerie elle même. Ils furent parmi les premiers, parmi la population « civile » a avoir le droit de porter l'épée, en dehors des aristos, policiers et militaires.

Portrait de Courageux anonyme

De

08H39 | 01/12/2007 | Permalien

je confirme, mon père a été de cette grève d'un autre âge, impensable aujourd'hui, du parisien contre Amaury, une histoire de délocalisation déjà, 2 ans et demi, sans salaire et d'une lutte aussi physique que morale, conflit rendu possible grâce à la solidarité financière des autres camarades qui eux bossaient et reversaient un pourcentage de leur salaire tous les mois. ce n'est pas très moderne mais pour ma part j'admire cette solidarité qui de fait existe de moins en moins.

Portrait de Courageux anonyme

De

12H52 | 01/12/2007 | Permalien

Au total, un journaliste du Figaro et de LCI (genre de média ultra-orienté) reproche à des membres du monde ouvriers d'employer les mêmes méthodes que ceux qu'il défend : le patronat. Il leur reproche d'essayer de gagner le plus possible (comme ceux d'en face) avec le seul point fort qu'ils possèdent !

C'est cela que vous voulez dénoncer ? J'ai bien compris ? !

Portrait de Dr Stange

De Dr Stange

13H02 | 01/12/2007 | Permalien

pendant ce mème temps les ouvrier qui travaillent dans les grands groupe de distribution de presse sont payè 6e30net de l'heure sans 13em mois ! ! quant a l'argent des encarts payè par les journaux qui me dira un jours ou il va…. ?

Portrait de Courageux anonyme

De

15H46 | 01/12/2007 | Permalien

Je suis un peu surpris par les déclarations citées. Je ne nie pas les droits sociaux réels des salariés du livre, ni l'existence de corruption et magouilles au sein d'organisations ouvrières (syndicats, C.E., mutuelles etc.). Cependant, il ne faut pas généraliser. Mon père était correcteur, syndicaliste et a été quelques années secrétaire national du syndicat des correcteurs CGT du livre et ni mes frères et sœurs ni moi ne sommes dans la presse et n'y avons jamais travaillé même pendant nos études (j'ai été surveillant d'externat et je suis enseignant). Les seuls « avantages » dont on ait bénéficiés restent très courants : 50% des cotisations sportives remboursées et l'arbre de noël du C.E… Pas de quoi crier au scandale ?

Portrait de Antonin Sabot

De Antonin Sabot

Journaliste | 19H07 | 01/12/2007 | Permalien

salaire moyen des techniciens à La tribune le Progrès à Saint-Etienne : 2000 euros net

Portrait de Antonin Sabot

De Antonin Sabot

Journaliste | 19H08 | 01/12/2007 | Permalien

Pardon mon clavier a fourché : 2500 net

Portrait de Courageux anonyme

De

19H55 | 01/12/2007 | Permalien

bonjour je suis rotativiste ds une entreprise de presse quotidienne regionale ( convention spqr) , les salaires ne sont pas les memes que dans la presse quotidienne nationale mais loin tres loin de ce qu'il est cité . 2000 Euros net a peu pres tous les mois , avec travail deux apres midi en semaine et trois nuit le week end ….. vous apprecierez vos 8H17H du lundi au vendredi …..

effectivement nous avons de bons( decents) salaires … ce qui devrait etre la norme et non pas l'exception , ce n'est que le fruit de luttes seculaires , et du rapport de force avec le patronat ….
parfois certaines luttes peuvent sembler inutiles .. mais ce n'est pas en subissant , ou en etant passif que l'on fait avancer les conditions de travail et de salaire .

pour info je ne suis plus au syndicat du Livre . Mais participe quand meme aux mouvements quand il y en a en TOUTE liberte

merci

Portrait de Courageux anonyme

De

23H25 | 01/12/2007 | Permalien

l'auteur journaliste pourrait aussi de certains secteurs économiques ou les gens sont « exploités », je ne citerai pas de secteurs, mais dans certains secteurs les heures supplémentaires ne sont pas payés, mais malheureusement parler de « privilèges » est un excellent moyen de faire diversion en ne parlant pas des problèmes socio-professionnels

Portrait de Courageux anonyme

De

04H31 | 02/12/2007 | Permalien

On peut écrire l'histoire comme ça : qui veut la peau du Syndicat du livre ? D'ailleurs ça fait longtemps qu« ils » essayent de l'avoir le Livre CGT.

Portrait de Courageux anonyme

De

08H57 | 02/12/2007 | Permalien

Pour rue 89, le syndicalisme à la SNCF, c'est la CFDT (mort de rire), et le syndicalisme à l'impression, c'est des affreux népotistes.
Le journalisme à rue 89, c'est margaret tatcher déguisé en punk !

Portrait de Courageux anonyme

De

22H29 | 02/12/2007 | Permalien

dans un systéme libéral, pour quelles raisons le marché qui est tellement faussé ne pourrait il pas etre favorable aux salariés.
le salaire annoncé en début de carriére est stupéfiant mais d autres professions abusent bien plus. Du coté de certains praticiens libéraux par exemple.

Portrait de Courageux anonyme

De

17H46 | 03/12/2007 | Permalien

Comme de nombreux journalistes, j'ai lu l'ouvrage d'Emmanuel Schartzenberg. Pour moi, il est la vérité même de ce qui se passe dans les journaux et surtout au syndicat du Livre.
Pour avoir vécu l'épisode du Parisien, alors « Libéré », le narrateur est pleinement entré dans le sujet. Nous en avions discuté à Paris, lors de la présentation de ce livre au Club de la Presse, en présence du tout puissant Roger Lancry le patron du syndicat du Livre.
Ce livre est très fort et surtout très courageux.

Marie-Hélène DELAHAYE-PORRI

Portrait de Courageux anonyme

De

22H40 | 04/12/2007 | Permalien

On ne parle jamais de certaines categories de salariés dans la presse, ce sont les gens qui, horreur, vendent la publicité qui sert à financer en grande partie le train de vie de ces mêmes journaux . Les gens de la pub sont malgré des horaires à rallonge ( ici pas d'heures sup ), beaucoup moins bien payés que les rotativistes.
( je sais de quoi je parle ) et subissent de plein fouet les greves puisque pas de parution, pas de pub, pas content le client, plus de pub etc, le fameux cercle vicieux….pas de com, moins de salaire etc.

Pour info, le 13 ème mois est très souvent absent dans les regies pub, les avantages quasi inexistants. et le salaire d'un chef de pub dans une grosse régie pub de PQR est plus souvent aux alentours de 2000 euros par mois à objectif atteint. Alors de quoi se plaint on ? tout va bien. ET je tiens à préciser que je suis un fervent defenseur du social et de la repartition des richesses sauf quand elles ne profitent qu'à certains ( parce que là on est plus dans le social mais dans le privilège …)

Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89

Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)

Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)

En savoir plus

Accrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.

123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque

Connectez-vous pour entrer votre code