TRIBUNE 29/11/2007 à 20h51

Grenoble : Nous étudiants, dénonçons le comportement du directeur


Nous, étudiants de l’Institut d’études politiques de Grenoble, réunis en conseil extraordinaire des étudiants ce jeudi 29 novembre 2007 à 11h30, dénonçons les évènements survenus devant notre établissement ce matin.

Compte tenu des nombreux témoignages de personnes impliquées dans les faits ci-après relatés, nous tenons à ce que le récit le plus objectif possible des faits soit rendu public. Suite à l’application concrète de la mesure de blocage votée la veille en AG du campus, le blocage de l’IEPG a été effectif dès 7h00.

Dès 7h15, M.Ihl, directeur de l’IEPG, est sorti, refusant toute discussion avec les étudiants, et a démonté le matériel du blocage en menaçant les personnes présentes « de lâcher les chiens » (geste qu’il a effectué dans la minute) et d’appeler les forces de l’ordre. Lesdits chiens étaient ceux de la concierge, totalement inoffensifs.

En réaction, les étudiants se sont calmement regroupés, dans un climat tendu, pour reconstruire le blocage. Face à cela, M. Ihl s’est saisi de la structure métallique d’une poubelle s’en servant pour frapper un étudiant à plusieurs reprises sous les caméras de France 3 Alpes.


Cela s’ajoute à des menaces de sanctions quant à la poursuite de la scolarité de certains étudiants. Quelques minutes après, les forces de l’ordre sont intervenues et ont délogé violemment les étudiants regroupés pacifiquement. Les forces de l’ordre ont ensuite instauré un barage filtrant arbitraire à l’entrée de l’IEPG et ce jusqu’à 10h30.

Nous dénonçons le comportement inadmissible puis les propos diffamatoires tenus par M. Ihl aux journalistes de Libération et de France 3, ainsi que l’intervention des forces de l’ordre dans un lieu d’enseignement public. Nous demandons que vérité soit faite quant aux agissements du directeur de l’IEPG et que soient respectées les décisions prises en AG souveraine.

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  • G2G
    G2G
    • Posté à 21h13 le 29/11/2007
    • Internaute 17663

    Je crois que monsieur le directeur est sorti de sa reserve... Et c’est lui qui veut porter plainte ! ! !
    Je pense qu’il ne sait pas encore qu’il était filmé...
    C’est vrai que la haine semble définitivement du coté des anti bloquage.

    • Anonyme répond à G2G

      L’IEP grenoble c’est 0% d’admission à l’ENA et 0% aux concours du Quai d’Orsay ces cinq dernières années. On comprend maintenant pourquoi : les élèves sont plus attirés par la révolution mondiale que par le service public...

      • Anonyme

        le concours d’entrée à l’ENA n’est surement pas un critère décisif pour évaluer la « qualité » d’un IEP. Il est intéressant d’observer que les IEP sont chacun en train de se spécialiser dans des domaines particuliers, comme l’économie sociale ou la culture pour grenoble.
        Je ne suis pas en faveur des blocages, je connais M.IHL puisqu’il a été mon directeur (je ne comprends d’ailleurs pas comment il a pu en arriver là), mais je tenais juste à préciser qu’un IEP n’a pas pour seul objectif de former de futurs haut fonctionnaires.

    • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
      • Posté à 15h24 le 30/11/2007
      • Internaute 22426
        ....

      Je déplore que vous instrumentlisiez un si triste évènement a des fins politiques : est ce une cas général ? Comment associer ce fait particulier à l’idée générale que le coté des « anti blocages » est ds la « haine ». N’est ce pas un moyen pour vous de légitimer votre point de vue politique ?
      N’est il pas plus honnete de dire : ce directeur est un con ? La pupart des directeurs ne réagissent pas comme ca, ou alors vous avez des preuves que 95% des diecteurs sont des abrutis. Ce qui est un préjugé. Mais un préjugé utile pour vous...

      • Joseph Loiseau
        Joseph Loiseau répond à supprimé à la deande du riverain 14.01.10
        Etudiant en Histoire à Paris 7 (...)
        • Posté à 18h57 le 06/12/2007
        • Journaliste 22139
          Etudiant en Histoire à Paris 7 (...)

        C’est malheureux mais c’est un cas plus général qu’on ne le pense ...

        le directeur a ouvertement appelé les éléves non bloqueurs à forcer violemment le blocus et ne s’est pas géner pour encourager les anti-bloqueurs à persévérer ...
        un membre de l’administration a sorti un cutter ... mais ne s’en ai pas servi heureusement !
        jusquà nouvel ordre ceux qui sont frappé c’est les bloqueurs et pas la anti-bloqueurs ! que ce soit par les crs ou par les éléves voulant rentré..

        aprés je ne veux pas créer une dvision entre les lycéens, mais la politique de division (de sarkozy) de notre directeur commençe à fonctionner ...

  • Les Ln au carré
    Les Ln au carré
    démocrates sociales convaincues
    • Posté à 21h35 le 29/11/2007
    • Internaute 23203
      démocrates sociales convaincues

    Effectivement, avec de telles images, on voit mal comment Mr Ihl peut décemment tenir de tels propos...
    Par contre, il me semble qu’en tant qu’étudiants il faut prendre garde à ses avertissement. Quelqu’un qui utilise la démagogie à ce niveau est capable de tout ! Et suivant à qui il s’adresse pour « rendre justice » il peut arriver à ses fins...
    Nous n’avons en revanche pas le nombre de votants à votre AG, ni le décompte des voies et aucune idée de la représentativité (je ne parle pas du mode de vote : bulletin secret ?). La question de la démocratie est régulièrement mise en avant par les « anti-blocages » quand à la non-représentativité de vos AG... S’il est certain que sans ce moyen de pression, les bloqueurs seraient en cours pour la plupart, il reste important de rester « intègres » quand aux moyens d’action.

    Le gouvernement joue le pourrissement de votre mouvement, et avec une loi qui donne autant de pouvoirs aux présidents d’universités, il est logique qu’ils interviennent de la sorte. En revanche, ils ne discréditent qu’eux-même. S’ils sont soutenus par le gouvernement, NS et assimilés les montreront toujours du doigt pour se dédouaner de toute implication.
    Je serais vous, je me servirais des réactions de vos présidents comme PREUVE de l’énorme risque que comporte cette loi quand aux « diminutions de paperasseries administratives », remplacées par la « parole d’or » de personnes NON DÉMOCRATIQUES... (si vous ne le faites pas déjà...)

    • Edukator
      Edukator répond à Les Ln au carré
      étudiant à Eichstätt (Allemagne (...)
      • Posté à 01h41 le 30/11/2007
      • Internaute 3268
        étudiant à Eichstätt (Allemagne (...)

      Et bien, je ne m’avancerai pas sur les modalités de vote des AG grenobloises, mais nous, à l’IEP de Rennes, il y a deux ans, lors du mouvement contre le CPE, nous avions opéré de la manière suivante : obligation de publicité (affichage, mails groupés) avant les AG, élection en début de séance d’un bureau de 5 personnes, « représentatif » (3 pour le mouvement, 2 contre, ou l’inverse, selon les AG), vote par bulletin secret avec émargement sur les listes et présentation de la carte d’étudiant, acceptation des procurations dans la limite d’une procuration par votant, puis dépouillement public... Le directeur a également été assez surpris par le mouvement, notamment le premier jour de blocage, mais heureusement, a préféré rétorquer par voie d’affichage plutôt qu’à coup de mobilier urbain...
      Soutien aux étudiants de l’IEP Grenoble (je vois mal comment votre « directeur » pourrait rester bien longtemps à son poste après de tels actes...), et rendez-vous au crit...

    • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
      • Posté à 15h28 le 30/11/2007
      • Internaute 22426
        ....

      Les Ln ne se montrent que pour les nobles causes a des fins politiques. Ce triste évènement signifie til que les directeurs sont de diaboliques personnages ? Vous etes ds le symolique plutt que ds réalité.
      Vous vous servez du fait pour aboutir en fins d’argumentation, au fait qie les directeurs sont des dicateurs. En lisant les dix premiers mot du texte, on deviene le retse.
      Cet acte est tout a l’honneur des étudiants. Le directeur est un con, indubitablement. Maintenant nest il pas plus intéressant de parler des risques, des apports, des points négatifs de la loi ?

  • Anonyme

    Et vos méthodes ne sont-elle pas condamnables ? ? ? Pourquoi n’avez vous pas demander à ce qu’un vote éléctronique soit réalisé ? Changez vous méthodes cela évitera l’intervention justifiée des CRS, dans une telle situation. Merci, pour l’image que vous donnez de l’IEP.
    Ensuite, j’ai pas l’impression que vous connaissiez le contenu de la loi sur l’université. Vous trouvez normal que les universités françaises ne figurent pas dans les classements mondiaux ? La concurrence entre les universités est mondiale et c’est un fait, que vous le vouliez ou non. En vous opposant à cette loi vous accentuez la médiocrité de la formation universitaire française. Les université doivent s’adapter à la nouvelle donne, cette loi renforcera l’éfficacité de gestion et participera à la revalorisation les diplômes de l’université.
    Donc arrêtez d’être idéalistes et de vous battre pour des principes dépassés.

    François.M, 4ème année IEP

    • gsourima
      • Posté à 01h50 le 30/11/2007
      • Internaute 23224

      Bonsoir,

      Juste un petit commentaire pour la forme :

      « Vous trouvez normal que les universités françaises ne figurent pas dans les classements mondiaux ? »

      Oui, quand on considère les critères évalués dans les-dits classements. L’enseignement par exemple est sous-évalué par rapport aux nombres et types de publications, ce qui est un peu paradoxal pour des établissements d’enseignement, non ?

      Ce qui n’empêche pas que cette loi est en train de pourrir l’enseignement et la recherche des universités françaises...

      *sight*

      Cordialement

    • machinchose
      • Posté à 09h24 le 30/11/2007
      • Internaute 8651

      en 4ème année de quoi ? Non parce qu’à ce niveau de raisonnement effectivement on peut s’inquiéter des universités françaises. D’autant plus que l’excellence ne se décide pas avec la loi.

      (au fait dans un système -et je ne parle pas de la loi mais de l’esprit réel qui anime le legislateur actuel- par selection, de concurence pour avoir seulement les meilleurs etc. êtes vous bien certain que vous auriez eu accès à l’université ?)

      • machinchose
        • Posté à 09h49 le 30/11/2007
        • Internaute 8651

        Je viens de relire votre signature !

        4ème année d’IEP ! !

        eh bé... je croyais que ça servait à apprendre à reflechir de manière un peu globale.

        Donc vous avez vécu la selection à l’entrée, vous vivez le systeme du classement de votre IEP tout ça... voilà ! ! content d’être parmis les élus, vous expliquez à tous qu’ils n’ont qu’à faire comme vous... à il serait bon le systeme fait uniquement pour les rois du bachotage, l’empire des bons élèves qui savent plaire aux profs, qui achètent les livres « réussissez le concours de culture générale » parce qu’ils n’ont plus le temps de se la faire la culture gé en question...

        mouais.

        je suis pas convaincu.

        et ceci dit je suis bien certain qu’il faut la réformer l’université, je suis bien certain même qu’il faut lui donner de l’autonomie, mais je suis certain que je ne veux pas que ce soit fait comme ça, et pas par ces dirigeants là.

    • Anonyme

      Vous proposez d’être réaliste dans le but dites vous de valoriser vos diplômes sur l’échiquier international. Très bien. Permettez de dire que ces classements sont hautement politiques comme chacun sait tout dépend les critères... mais bon admettons. Alors je propose qu’on pousse votre renoncement à son terme et que vous vous endettiez désormais pour payer vos études au prix qu’elle méritent comme aux USA. Je ne voie vraiment pas pourquoi je paie des impôts pour financer les études de parfaits égoistes doublés de crétins qui n’arrivent même pas à apprécier la valeur d’un système scolaire fondé sur l’apprentissage du penser par soi-même. Allez donc passer vos examens en cochant des cases et en répondant à des questions réponses dix lignes ... si encore les firmes sponsors trouvent quelques intérêts aux sujets qui vous préoccupent. Car demain vous n’étudierez que si vous en avez les moyens et si ça les intéresse. Et si ce n’est pas le cas, ce sera très « réalistement » tanpis pour vous. Et encore plus dommage pour les domaines et savoirs inexplotables, non rentables, non sans retour économique prévisible.

      Il est triste qu’un étudiant d’IEP en soit à ce niveau d’envergure morale... et intellectuelle. Aucune réflexion d’ensemble.

    • Anonyme

      Justifier cette nouvelle loi par le positionnement concurrentiel des établissements d’enseignement supérieurs français n’a aucun sens. Aucune entité invisible ne préjuge de la qualité d’un diplôme, mais elle tient davantage à ce que l’étudiant en fait.
      Chacun ses choix de carrière, de vie, de manière de construire son avenir. Certes, les temps sont difficiles -préfèreriez-vous descendre dans la mine à 14ans ? -, cela doit inciter à remonter les manches.
      Plutôt donner aux étudiants des moyens professionnels pour devenir entrepreneurs de leur réussite (mais cela devrait évidemment être entrepris bien avant la fac), quel que soit leur milieu d’origine, leur bagage académique, leur sexe, leurs craintes.... A Prendre des risques, cultiver la réussite (pas comme dans les années Tapie, please), minimiser l’échec.

    • Network 23
      Network 23
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 17h35 le 30/11/2007
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Le fameux Classement Shanghai n’est pas un classement des universités, ni de la valeur pédagogique des professeurs, mais un classement des chercheurs (articles publiés, etc.) Du coup, certaines universités embauchent des Prix Nobel juste pour améliorer leur classement - et si ces Nobel n’en ont rien à faire de leurs cours (espérons que ce n’est pas le cas !) et préfère se concentrer uniquement sur la recherche (parfaitement légitime par ailleurs), cela ne changera rien au classement de la fac.

      En 5e année d’IEP, tu pourrais peut-être te renseigner avant de propager ton ignorance...

      Lien (Reportage sur Les Universités)

  • Anonyme

    pour un étudiant en 4 ème année, vous maitrisez bien mal l’orthographe ! !
    je n’ai pas de doutes quand à vos aspirations ... vous devriez émigrer au USA !

  • Anonyme

    Quelle est la légitimité de cette AG ? Question maintes fois posée, sans que l’ombre d’une réponse lui soit jamais fournie.

    Pour qu’une assemblée dispose d’une quelconque légitimité, il est nécessaire que les personnes responsables à qui elle prétend imposer ses décisions en aient accepté la règle.

    De quel droit imposez-vous cela à d’autres citoyens ? Ces citoyens se soumettent déjà aux décisions de la représentation nationale, en échange de quoi ils attendent protection contre toute agression arbitraire telle que les contraintes que vous voulez leur imposer. Il est naturel, et conforme au contrat social le plus élémentaire, que les décisions prises lors de cette AG soient combattues.

  • Anonyme

    ...entre les « dénonciations“(voir le titre de l’article) et l’‘occupation’ de l’université,on a du mal à vous croire de gauche ! - ce sont plutôt des termes du ‘national socialisme’...bouh,ça fait froid dans le dos ! ...mais il ne reste plus qu’à ‘collaborer’,pour une sortie de la crise...ah ! ah ! ah ! ...les comiques ont de beaux jours devant eux...

  • machinchose
    • Posté à 07h59 le 30/11/2007
    • Internaute 8651

    J’ai déjà posé la question sans avoir de réponse. Mais pourtant comme pour tout il me semble qu’on ne peut pas comprendre un problème sans en avoir tous les éléments.

    On a beaucocup entendu les anti-blocage nous faire de très convaincantes leçons sur la démocratie et la dictature de la minorité tout ça mais à chaque fois je me disais : ok on enlève le blocage : qu’est ce qu’il reste ?

    Je pose la question parce que je ne connais pas la réponse. que ce soit bien clair. Mais j’ai surtout l’impression q’une fois que les cours auront repris eh bien les grevistes seront dans un coin derrière une table avec des tracts et que très vite ils verront que la vie continue sans eux et bon... Bonjour la motivation quand vous voyez les collègues qui avancent en cours, et que vous ne dérangez plus personne, vous pouvez faire grève 10 ans sans que personne ne s’en rende compte non ?
    en gros est ce que le blocage, un peu comme pour tout type de grève n’est pas une condition de la grève ?

    J’aimerais qu’on m’explique, vraiment, parce que sans ça je ne peux pas comprendre. Je veux dire on pourra me faire toutes les leçons du monde, si je n’ai pas d’info sur ce qui fonde une grève je ne peux pas réellement comprendre.

    • Anonyme répond à machinchose

      Eh bien quand un mouvement de grève est vraiment fédérateur (cela arrive puisque c’était le cas quand j’étais étudiant de 2ème année il y a environ 10 ans), on se rend compte qu’il y a grève car les salles de cours sont vides, et ce, sans que les grèvistes n’en soient à mettre des coups de pieds à ceux qui veulent aller en cours (cf la vidéo ci-dessus)...
      Pour ce qui est de l’AG de Grenoble, des bloqueurs eux-même reconnaissent que le vote n’était pas très propre. Et aujourd’hui vendredi il parait qu’un nouveau vote est prévu. Je dis il parait car justement il n’y pas de vraie communication autour de ce vote.

      • machinchose
        • Posté à 09h38 le 30/11/2007
        • Internaute 8651

        donc si 35 % des profs veulent faire grève contre la majorité des étudiants eux auront la possibilité d’être entendus. Si 35 % des étudiants, sans profs veulent faire grève la sacro-sainte « démocratie » leur interdira d’avoir la moindre chance d’être entendue ?

        mais si 35 % des étudiants plus 35 % des profs font grèves là ils pourront être entendu parce que les cours seront impossibles... c’est ça ?

        à partir de combien d’étudiant juge t on qu’on doit les écouter ? Si par exemple 20 % des étudiants ne viennent pas... (ce qui est le cas en temps normal) parce qu’ils font grève jugera t on qu’il faut les écouter et ne pas mettre leur année en péril ou jugera t on que 20 % on en a rien à foutre et qu’ils paieront avec leurs exam’ ratés ? forcément ça donne pas envie de se mobiliser non ?

         
        • Anonyme répond à machinchose

          « donc si 35 % des profs veulent faire grève contre la majorité des étudiants eux auront la possibilité d’être entendus. »

          Les profs ne font pas grève « contre les étudiants », mais sont simplement des salariés disposant du droit de grève. Tout comme les agents RATP ne font pas grève contre les usagers.

          « mais si 35 % des étudiants plus 35 % des profs font grèves là ils pourront être entendu parce que les cours seront impossibles... c’est ça ? »

          Non, ce n’est pas ça. Dans ce cas, 35% des cours n’auront pas lieu.

          « parce qu’ils font grève jugera t on qu’il faut les écouter et ne pas mettre leur année en péril ou jugera t on que 20 % on en a rien à foutre et qu’ils paieront avec leurs exam’ ratés ? »

          En admettant qu’une grève étudiante puisse avoir un sens, vous noterez que la notion de grève requiert que les grévistes subissent un préjudice (généralement, la perte de leur salaire). Vous militez pour la grève gratuite, i.e. sans préjudice pour les grévistes ?

          • machinchose
            • Posté à 10h39 le 30/11/2007
            • Internaute 8651

            vous m’avez mal lu.

            35 % des cours qui sautent impliquent une forme de gène qui implique qu’on sera obligé d’écouter les revendication. Ne serait ce que parce qu’on ne peut pas boucler une année sans ces cours là.

            quand je parle de « contre » c’est pour reprendre cette idée de la représentativité et montrer qu’il y a des « groupes » qui sont sur d’être entendu malgrè leur caractère minoritaire et dans un mouvement que personne ne leur reprochera à moins de revendiquer l’interdiction du droit de grève et d’autres... qui pourraient ne jamais être entendus.

            et je ne vois pas d’où vous tirez que je milite pour la grève sans préjudice .
            vous manquez singulièrement de rigueur dans votre analyse.

            • Anonyme répond à machinchose

              « quand je parle de “contre” c’est pour reprendre cette idée de la représentativité et montrer qu’il y a des “groupes” qui sont sur d’être entendu malgrè leur caractère minoritaire et dans un mouvement que personne ne leur reprochera à moins de revendiquer l’interdiction du droit de grève et d’autres... qui pourraient ne jamais être entendus. »

              C’est simplement que vous commencez à réaliser que la situation n’est pas symétrique. Les enseignants sont des salariés. Une grève de leur côté peut handicaper les usagers, c’est une conséquence acceptée (dans une certaine mesure) par la société, puisque le droit de grève existe.

              « parce qu’ils font grève jugera t on qu’il faut les écouter et ne pas mettre leur année en péril ou jugera t on que 20 % on en a rien à foutre et qu’ils paieront avec leurs exam’ ratés ? »

              « et je ne vois pas d’où vous tirez que je milite pour la grève sans préjudice . »

              Voilà ce dont je parlais : on n’en a pas « rien à foutre », du fait qu’ils paient avec leurs examens ratés. Mais si ces risques d’examens ratés vous choquent, c’est que vous considérez comme anormal que soit retiré à des grévistes ce qu’ils auraient gagné s’ils n’avaient pas fait grève. En général, il s’agit de leur salaire, ici, de leurs cours, avec les conséquences qui suivent naturellement, tout comme les retenues sur salaire ont des conséquences sur la qualité de vie des grévistes.

              • machinchose
                • Posté à 11h49 le 30/11/2007
                • Internaute 8651

                eh bien non, c’est vous que ne voulez pas comprendre : on a pas à « punir » une grève, la grève c’est le sacrifie de quelque chose, comme par exemple du temps travaillé (pour les étudiants) ainsi si je fais grève deux semaines je vais devoir redoubler d’effort pour ne pas redoubler (précisemment). ce n’est pas parce que le greviste n’est pas salarié qu’il doit sanctionner sa « grève » par l’échec. L’échec c’estle risque assumé mais ça n’a pas à être le corollaire.

                • Anonyme répond à machinchose

                  « on a pas à “punir” une grève »

                  Certes, on n’a pas à punir une grève.

                  « la grève c’est le sacrifie de quelque chose, comme par exemple du temps travaillé (pour les étudiants) »

                  Exactement.

                  « ainsi si je fais grève deux semaines je vais devoir redoubler d’effort pour ne pas redoubler (précisemment). »

                  Exactement.

                  « L’échec c’est le risque assumé mais ça n’a pas à être le corollaire. »

                  Exactement. Le gréviste doit assumer l’augmentation du risque d’examen raté, et comme vous le dites, il ne s’agit pas d’empêcher le gréviste de passer son examen.

                  En revanche, bloquer la fac, c’est justement ne pas assumer l’augmentation de ce risque (comme vous l’aviez bien compris, vu votre question « on n’en a rien à foutre qu’ils ratent leurs examens ? »).

                  « ce n’est pas parce que le greviste n’est pas salarié qu’il doit sanctionner sa grève par l’échec. »

                  Le fait que le gréviste ne soit pas salarié fait se demander si le terme de grève a bien un sens ici. Ca n’a pas de rapport avec quelque sanction que ce soit.

                  • machinchose
                    • Posté à 12h19 le 30/11/2007
                    • Internaute 8651

                    bloquer une fac à ma connaissance n’ajoute pas du temps au temps qui va manquer.

                    Ma question n’était pas là.

                    Puisque nous sommes d’accord sur les principes revenons y s’il vous plait.

                    Ma question était : comment un mouvement (ne l’appelons pas grève si le terme vous dérange) a t il la moindre chance d’être entendu sans une gène ? Et y a t il une alternative au blocage ?

                    Reprenons nos exemples chiffrés : 51 % des étudiants sont contre la réforme X. Les profs sont indifferents à la réformes X, le gouvernement est pour la réforme X, les dirigeants d’universités aussi et les médias aussi.... bon

                    c’est une hypothèse hein ?

                    bon, donc 51 ù des étudiants disent : nous n’irons plus en cours.

                    les dirigeants constatent que les profs s’en foutent et disent : ben nous on est contre le blocage qui est une négation du droit de ceux qui ne sont pas d’accord avec vous de continuer à travailler donc les cours continuent.

                    et 51 % des grévistes deviennent vite 10 % parce que simplement au bout d’une semaine tout le monde s’en fout de leur mouvement qui ne change rien et que leur parents leur disent « je comprends ta révolte mais heu tu ne déranges personne le gouvernement s’en fout donc ne prends pas trop de retard »...

                    est ce que vous comprenez mieux ma question initiale ?

                    • Anonyme répond à machinchose

                      « comment un mouvement (ne l’appelons pas grève si le terme vous dérange) a t il la moindre chance d’être entendu sans une gène ? »

                      Comme je l’expliquais dans un autre message, les citoyens sont soumis aux décisions prises par la représentation nationale. C’est une contrainte forte, qui implique notamment d’accepter des décisions avec lesquelles on n’est pas d’accord. Cette gène est acceptable parce qu’existe un contrat social, qui garantit aux citoyens que dans ces conditions, ils seront protégés contre les autres gènes possibles, qu’on n’a pas le droit de leur faire subir. C’est pour cette raison que les moyens de protestation tolérés (tels que le droit de grève) sont clairement encadrés par la loi. S’abstraire de ce cadre légal, et restreindre plus les libertés d’autrui, c’est obliger la société à réagir contre soi, par tous les moyens légalement disponibles, pour rétablir cette protection. Faute de quoi, les citoyens ne croiront plus la société capable de protéger leurs libertés, et tout l’équilibre social se verra remis en cause.

                      Pour un mouvement, le moyen légitime et accepté par la société, pour être entendu, est de former un groupe politique.

                      • machinchose
                        • Posté à 17h23 le 30/11/2007
                        • Internaute 8651

                        sur le principe je ne suis pas en désaccord sauf que vous savez fort bien que nous ne sommes pas en démocratie representative, que nos dirigeant ne font pas ce pour quoi ils ont été élus, qu’une majorité non concernés peut voter contre les intérets d’une minorité directement concernée. Vous savez aussi que par essence le statut étudiant est provisoire ce qui implique une difficulté à s’organiser. Il n’y a qu’à voir le ridicule des groupes étudiant, qui sont tellement rapidement récupérés tant leurs dirigeants comprennent vite ce qu’ils peuvent en retiré pour leur avenir pro.

                        Il y a des formes de luttes légitimes qui doivent se réinventer toujours. Encore une fois le blocage ne me convainc pas nécéssairement mais les arguments des fanatiques de l’anti-blocage sentent autant le réchauffé UMp que certains hysteriques de la lutte « armée » du blocage sentent le réchauffé « LCR »

        8 autres commentaires
  • Anonyme

    Parlons-en, j’ai rarement vu autant de gens parler à tord et à travers de la même chose !
    Je suis personnellement opposé au principe de blocage pour plusieurs raisons même si je suis grèviste et absolument opposé aux principes qui fondent l’énoncé de la loi LRU. Etudiant à Grenoble, j’étais à cette AG de mercredi comme à celle de la semaine précédente et les choses ont été fait tout à fait dans les règles :
    La semaine dernière, un ordre du jour préliminaire avait mis tout le monde au courrant dès le départ que les votes seraient en fin de séance. Aussi après quelques annonces sur la situation locale et nationale et un débat certe un peu long, trois votes ont eu lieu :

    • le premier concernant le principe de grêve,

    • le second concernant la mise à disposition de locaux pour les grevistes par les universités,
    • le troisième concernant le blocage.

    Les deux premiers ont été approuvés par ce qu’ils appellent vote territorial, c’est à dire répartition géographique des votants sur l’esplanade où avait lieu l’AG. Un au moins représentant de mouvement anti-blocage est même monté à la tribune pour constater que l’écart était suffisemment claire pour que ce scrutin soit validé.
    Comme le troisième était à priori plus serré, un vote a été effectué par passage sous des portiques : Ils ont fait passer les étudiants un par un sous trois portiques (pour-contre-blanc) correctement signalés, une croix étant faite sur la main gauche de tous ceux qui passaient pour ne pas qu’ils tentent de voter plusieurs fois.
    Le vote a été compté de façon serieuse et les résultats affichés sur les sites des universités (Lien par exemple). Le problème est que comme toujours, la légitimité n’est jamais reconnue unanimement, aussi certains ont assurés qu’il n’était pas difficile d’effacer sa croix pour voter une deuxième fois. C’est pourquoi la semaine suivante, les comités d’organisation des AG, qui ne disposaient toujours pas d’un lieu fermé ont pris la décision de faire d’abord un vote territorial même pour ce qui est du blocage, un vote par portique pouvant être effectué en cas de litige.
    En l’occurence, les gens avaient l’air beaucoup moins interessés que précedemment et manifestement une grande part des gens rassemblés n’attendaient malheureusement que le moment de voter. Comme ils avaient fait la queue longuement la semaine précédente, une grande portion d’étudiants se sont rués sur les portiques dès le début des votes (se désinteressant complètement des deux premiers votes territoriaux d’ailleurs) et lorsque le vote pour le blocage a été annoncé, la tribune a eu beau attendre un quart d’heure et envoyer des gens prévenir que le vote se ferait sur l’esplanade, le syndrôme consumériste de « la place dans la queue » a fait qu’un petit groupe (à l’échelle des milliers d’étudiants rassemblés) est resté invariablement vers les portiques et n’a donc pas participé au vote territorial.

    J’ignore s’ils ont sciemment fait en sorte de délégitimer le vote ou s’il y a réellement eu un problème de communication, mais toujours est-il que le résultat était suffisemment claire dans le « vote territorial » pour que ce soit un tribun hostile au blocage qui fasse l’annonce de la promulgation d’une nouvelle semaine de blocage.
    Immédiatement, une fraction d’étudiants ont pris la direction des transport en commun suffisemment rares en periode de grêve pour qu’on ne s’attarde pas trop, aussi était-il difficile de trouver davantage de légitimiter dans un vote ulterieur à ce départ que dans celui qui l’avait précédé. C’est pourquoi les organisateurs de l’AG ont pris la décision de fixer une nouvelle AG anticipé Lundi et de tenir compte du vote « officiel » des étudiants.
    Quoi qu’il en soit, c’est la parole des représentants anti-blocage qui a été retenue par les présidents d’universités, ils ont considérés le vote comme illégitime et ont fait en sorte (par des moyens diverses, comme ceux présentés par la vidéo ci-dessus) de réouvrir le lendemain.

    Encore une fois, je suis contre le principe de blocage et plus encore s’il n’a pas été légitimé par un vote représentatif des étudiants concernés. Cependant les méthodes de ceux qui partage cette vision des choses ne peuvent que me décevoir, comme d’ailleurs l’opinion générale qui émane des représentants anti-bloqueurs, alors même que ce n’est pas forcément représentatif (Lien).

    Gilles
    L2 Physique-Chimie

    • machinchose
      • Posté à 10h43 le 30/11/2007
      • Internaute 8651

      Pouvez vous s’il vous plait m’expliquer, ma demande est sincère, je ne comprends pas cet aspect des choses, au delà des votes et au delà des AG et de tous ces problèmes comment un mouvement non massif peut espérer faire savoir sa « grève » sans blocage ? et quelles sont les alternatives ? (j’ai posé et developpé mieux la question juste au dessus de votre réaction)

      je précise que je ne suis pas particulièrement pour les blocages j’aimerais juste comprendre.

      d’avance merci.

      • Anonyme répond à machinchose

        « comment un mouvement non massif peut espérer faire savoir sa “grève” sans blocage ? »

        Il ne le peut pas, de la même façon qu’un étudiant seul aura (à juste titre) bien du mal à « faire savoir sa “grève” ».

        Mais en quoi cela justifie-t-il un blocage ? La société ne nous autorise pas à faire par tous les moyens ce que d’autres, avec d’autres moyens ou une autre légitimité, parviennent à faire. A cette aune-là, il serait acceptable qu’une poignée d’usagers mécontents bloquent les transports en commun (« grève » des usagers, pourquoi pas, au point où vous en êtes), parce que c’est le seul moyen pour eux de « faire savoir leur “grève” ».

         
        • machinchose
          • Posté à 11h23 le 30/11/2007
          • Internaute 8651

          je n’ai pas dit « un » étudiant, j’ai dit un mouvement non massif... ça n’a rien à voir.

          si demain TROIS profs font grève on va devoir les écouter non ?

          J’ai developpé mon propos au dessus, vous en comprendrez mieux la logique si vous le lisez.

          Et je n’ai jamais dit que ça « justifiait » quoique ce soit. Je pose des questions.

          c’est dingue, le raisonnement binaire est vraiment la nouvelle norme. Si je ne m’oppose pas d’office c’est que je suis pour... n’importe quoi !

          • Anonyme répond à machinchose

            « je n’ai pas dit “un” étudiant, j’ai dit un mouvement non massif... ça n’a rien à voir. »

            Mais bien sûr que ça a à voir ! Un mouvement non massif, comme vous dites, n’a pas plus de légitimité qu’un étudiant seul.

            « si demain TROIS profs font grève on va devoir les écouter non ? »

            Non.

            « Et je n’ai jamais dit que ça “justifiait” quoique ce soit. Je pose des questions. »

            Posez, posez...

            • machinchose
              • Posté à 12h20 le 30/11/2007
              • Internaute 8651

              et à l’évidence vous avez du mal à répondre.

              avec votre raisonnement ce pays n’aurait connu aucune avancée sociale. La plupart des luttes sont d’abord le fait d’une minorité. Non pas, le plus souvent, parce que la majorité est contre mais parce que, le plus souvent, une grande partie est apathique. Dans les cas étudiant c’est flagrant la plupart de ceux qui sont contre la grève sont surtout pour pouvoir continuer à bosser sans se poser de question surtout qu’il ne se sentent pas directement concernés puisque ça concernera surtout leurs successeurs...

              Le droit lui même en matière fait justement la distinction entre le groupe et le « seul »... parce que précisemment ça change tout.

              Un exemple qui n’a rien à voir avec l’actualité directe :

              si je suis un étudiant boursier, une reforme vient à modifer scandaleusement mes conditions. Mes collègues et moi trouvons que cette réforme remet en cause le principe d’égalité devant les études et donc un principe fondamental, nous faisons grève. Nos collègues, non boursiers, aidés par papa et maman, se disent que bon ils ne sont pas vraiment concerné, wè c’est vrai ça craint mais ce qui craint surtout c’est de planter l’exemen.

              Alors voilà on est là 20 % a ne pas aller en cours, tout le monde s’en balance, et la réforme passe, et en plus on rate notre année.

              • Anonyme répond à machinchose

                Salut ! Un article intéressant, qui t’aidera peut être à répondre à ta question :
                Lien

                • machinchose
                  • Posté à 19h34 le 02/12/2007
                  • Internaute 8651

                  ben non pas vraiment, il reprend lourdement ce dont mon CA contradicteur et moi même débattons ici depuis quelques jours.Et ci vous êtes ce CA que suis je censé trouvé dans ce complaisant article de plus ?

                  mais merci pour le lien.

        5 autres commentaires
  • BRISEIS
    • Posté à 14h40 le 30/11/2007
    • Internaute 22778

    Quand on manipule le feu il ne faut pas se plaindre de se bruler. J’approuve tout à fait l’attitude de ce directeur. Dommage que les chiens n’aient pas été des mpolosses

    • Anonyme répond à BRISEIS

      Quand on est un adulte, de surcroit en charge d’autres personnes, l’on garde ses nerfs.
      Pour vous, Briseis, si le silence est d’or, la parole est d’argent

  • Anonyme

    petit rappel il y aura que 10 grandes universités en france, poser la question à attali ! ! ! !

    alors la loi pégresse c’est du vent

  • Anonyme

    Le directeur le dit, il est 7h du matin, il n’en peut plus, il a très peu dormi ou pas du tout. Ceci explique cela, il est énervé, lui, il a le droit, puisqu’il dit qu’il va porter plainte contre lui-même puisque c’est lui le méchant, c’est lui le violent, même les merdias ont montrés les images. ON T-AS VUS, TU ES PRIS.

    Après la jeunesse des quartiers, on s’attaque à l’autre jeunesse.Une solution : que les étudiants et les professeurs s’unissent dans le combat, qu’ils arrêtent de vouloir à tous prix empêcher les fayots de la République, à entrer dans leur mouroir, qu’ils fassent cours en lieu et place publique, car demain ils savent que c’est dans la rue qu’ils se retrouveront et peut-être parmi les SDF. Organisez-vous, c’est possible, des profs courageux il y en a, faites cours sur la pelouse et laissez les rentrer dans leur tombeau.Une maman qui a peur....pour vous les enfants.

  • Anonyme

    Le directeur le dit, il est 7h du matin, il n’en peut plus, il a très peu dormi ou pas du tout. Ceci explique cela, il est énervé, lui, il a le droit, puisqu’il dit qu’il va porter plainte contre lui-même puisque c’est lui le méchant, c’est lui le violent, même les merdias ont montrés les images. ON T-AS VU, TU ES PRIS.
    Après la jeunesse des quartiers, on s’attaque à l’autre jeunesse.Une solution : que les étudiants et les professeurs s’unissent dans le combat, qu’ils arrêtent de vouloir à tous prix empêcher les fayots de la République, qu’ils fassent cours en lieu et place publique, car demain ils savent que c’est dans la rue qu’ils se retrouveront et peut-être parmi les SDF. Organisez-vous, c’est possible, des profs courageux il y en a, faites cours sur la pelouse et laissez les rentrer dans leur tombeau.

  • Anonyme

    Le directeur le dit, il est 7h du matin, il n’en peut plus, il a très peu dormi ou pas du tout. Ceci explique cela, il est énervé, lui, il a le droit, puisqu’il dit qu’il va porter plainte contre lui-même puisque c’est lui le méchant, c’est lui le violent, même les merdias ont montrés les images. ON T-AS VU, TU ES PRIS.
    Après la jeunesse des quartiers, on s’attaque à l’autre jeunesse.Une solution : que les étudiants et les professeurs s’unissent dans le combat, qu’ils arrêtent de vouloir à tous prix empêcher les fayots de la République, qu’ils fassent cours en lieu et place publique, car demain ils savent que c’est dans la rue qu’ils se retrouveront et peut-être parmi les SDF. Organisez-vous, c’est possible, des profs courageux il y en a, faites cours sur la pelouse et laissez les rentrer dans leur tombeau.

    • éternellerebelle
      éternellerebelle
      enragée !
      • Posté à 16h57 le 30/11/2007
      • Internaute 22982
        enragée !

      réponse à courageux anonyme de 16h29

      Bonsoir ,

      Je trouve ton commentaire super ,il donne la péche ,trés bonne proposition d’ACTION ,solidarité profs étudiants,faire les cours en place publique ,au lieu de focaliser sur les votes journaliers qui doivent etre épuisants ! !
      Bon courage

  • éternellerebelle
    éternellerebelle
    enragée !
    • Posté à 16h45 le 30/11/2007
    • Internaute 22982
      enragée !

    Réponse à BRISEIS,
    Monsieur ,soit disant enseignant ,votre réponse haineuse

    est indigne ,

    Ce serait l honneur des profs d’étre aux cotés des

    étudiants quand ceux ci subissent une répression tout à

    fait disproportionnée face à leur action de blocages ,

    ceux ci ont toujours existé ,dans ttes les gréves ,et se

    nommaient : piquets de gréve ! !

    De plus ,je ne vois pas par quel miracle les mouvements

    sans blocage pourraient avoir un quelconque impact ,oui

    ttes les luttes qu’elles soient ouvriéres ou étudiantes

    sont au départgénérées par des minoritaires ,ce n’est qu’à la victoire

    que cette minorité se tranforme en majorité ,qui bénéfi

    cie sans complexe,des acquis .

    Toute ma solidarité aux étudiants ,profs ,chercheurs

    qui résistent,qu’ils ne se laissent pas enfermer ds une

    problematique de votes constants ,et surtout pas à bulle

    tins secrets,car c’est le meilleur moyen de stopper un

    mouvement(voir + haut question minorité)

    Il fut un temps ou les universités ,les

    églises étaient des refuges ,interdits aux crs et autres

    policiers ,à présent les responsables d’universités

    appellent la police ,tout comme ce pouvoir ,ils sont

    DÉCOMPLEXÉS ,c’était un temps ou la solidarité faisait

    rempart contre la répression....

    Courage à tous les résistants ,la roue tournera ,je l’espére...

  • Anonyme

    Salut a tous
    Je trouve aberrant de voir de tels gestes provenant d’un homme avec de telles fonctions ( directeur d’université de surcroît )...
    Que vous soyez étudiants(es) bloqueurs(euses) ou bloqués(ées), moi je suis un simple éducateur qui essaye de faire comprendre à des jeunes mineurs délinquants de changer leurs modes de fonctionnement ( réagir différement face à des situations : de colère,de frustration, gérer ses émotions, gérer sa propre violence)Par ce travail, je me dois de répondre aux choix de cette société ( même si je ne suis pas d’accord avec tout) composer avec pour essayer d’améliorer avec eux le quotidien de la vie qu’ils vont devoir construire ; . et voir de telles images mettant en scène une personne qui à un poste important au sein de notre société ( qui aussi d’être garant de la sécurité de son personnel MAIS EGALEMENT des étudiants qui fréquentent son établissement)_structure de notre état, de notre république fondée entre autre sur l’échange, le partage du savoir, afin de permettre aux étudiants de pouvoir aussi construire leurs propres avenir. c’est un scandale parmi d’autres et une veritable aberration, ce directeur n’as pas le droit de craquer c’est une faute grave, « faute professionnelle » je suis outré de lire certains commentaires qui pourraient lui trouver des excuses si moi je me bat de ma place de simple éducateur pour maintenir les tensions sociales alors ce monsieur devrait revoir les bases de sa fonction
    après la cause politique des grèves est un autre débat

  • Anonyme

    J’ai passé il y a déjà pas mal d’années, le concours d’entrée à l’IEP Grenoble. Déjà adulte, j’avais voulu suivre ce cursus par envie personnelle, sans en attendre une amélioration quelconque de ma vie professionnelle, alors interrompue...Ce concours m’a semblé assez difficile, et toute contente d’avoir été acceptée, j’ai commencé les cours : 15 jours après le début, GREVE ! ! ! ! Ces étudiants, non contents de mettre leur année scolaire en péril (en fait, la grêve a duré 3 semaines !) ont donc passé ce concours pour quoi faire ? Ce n’était pas nécessaire de le passer pour apprendre à faire la grêve ! ! ! Il leur suffisait pour celà de s’asseoir devant la préfecture de Grenoble et de regarder : ils ne seront jamais déçus : là les cours de grêve et de manifs sont gratuits, ouverts à tous et bie encadrés ! ! ! ! Bien entendu, je immédiatement allée m’inscrire en fac de langues où j’ai tranquillement passé un DEUG, sans problème. Ces jeunes gens ne comprennent même pas la chance qu’ils ont de pouvoir suivre un cursus normal, sans avoir envie de se lancer en « politique » avant même d’en avoir la plus objective base.

    Mon-Al

    • machinchose
      • Posté à 19h07 le 30/11/2007
      • Internaute 8651

      surtout, jeune, ne te mèles pas de ce qui te regarde. Conseil affligeant que vous livrez là.

  • Srgvlt
    Srgvlt
    Twitter @srgvlt
    • Posté à 02h08 le 02/12/2007
    • Internaute 23660
      Twitter @srgvlt

    Ni vraiment pour ni vraiment contre les blocages (mais plutôt pour, à vrai dire), je dois dire être un peu étonné du conflit à tous les étages qu’il y a dans les grèves depuis pas mal d’années. Au sein des étudiants, entre étudiants et profs, etc. etc., verticalement et horizontalement.

    Après bien sûr les syndicats finissent par signer quelque chose et puis voilà. Le CPE, essentiellement ? Quelques magazines télé sur les précaires ! Super... Et maintenant, pour celle-là, qu’aura-t-on ? Les journalistes vont devoir chercher pour trouver un « sujet de société »...

    Ce qui m’étonne, c’est que chacun parle des autres, ah ça ça marche, et puis de manière un peu énervée, tant qu’à faire, mais jamais de soi.

    Je suis peut-être bête, mais j’avais compris que la meilleure manière de procéder était, pour chacun, de faire la liste de ses besoins, de ses revendications : faire la liste de ses intérêts, en somme. Ensuite, de se regrouper en fonction de ses intérêts, comprendre, accessoirement, ceux des autres après avoir compris les siens. Puis, pourquoi pas, une remontée de ces listes par le biais de syndicats, et une négociation d’autant plus âpre qu’elle repose sur quelque chose...

    Une méthode à l’ancienne, en somme. Mais ce sont sur nos intérêts qu’il faut mettre l’accent, autrement dit sur notre liberté plutôt que sur notre asservissement, car comme dirait La Boétie, seuls des hommes libres à qui certains veulent enlever leur liberté se battront bien et jusqu’au bout.

    Mais dans ce pays, on joue à être dominé, et puis on fait bien la gueule à tout le monde.

    Même les surréalistes et les situs, ils les oubliés ; le drapeau de l’URSS n’est pas loin de flotter (entendu dans des mots, déjà !), comme seul alternative à la corruption syndicale et au clientélisme universitaire, entre autres, n’est-ce pas profondément ridicule ?

    Pour les plus politiquement corrects : Olivier Ihl, ami de Montebourg et de Destot, fait partie du PS, ça laisse songeur non ?

    On dirait que ça les arrangerait bien, en haut, que tous les étudiants soient des erasmus. C’est gentil et ça fait pas de vague, ces bêtes-là (puis ça enfloue les caisses des commerçants, aussi).

    Programme pour la suite, je vous propose : cent façon parler chinois.

  • Anonyme

    Comment il fait trop moche a Grenoble. Moi aussi j’aurais envie de tout casser avec une poubelle.

    A Aix au moins y a le soleil...

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