Parfois, l'histoire begaye. A l'automne 2005, on s'en souvient, la mort de deux jeunes fuyant la police en se cachant dans un transformateur électrique à Clichy sous bois avait provoqué une flambée d'émeutes sans précédent dans les cités des banlieues.
Depuis dimanche, c'est de nouveau la mort de deux adolescents dans le Val d'Oise qui fait ressurgir le spectre de la violence urbaine. Deux adolescents morts dans une rencontre tragique avec des policiers, un choc violent entre la moto des jeunes et une voiture de police.
Le fait que l'Inspection générale de la Police nationale ait, très vite, estimé que la responsabilité des policiers n'était pas engagée dans ce choc, a été accueillie avec incrédulité et colère par les jeunes de Villiers le Bel, la commune du Val d'Oise concernée. Signe du fossé entre une partie de la jeunesse et la police, cette enquête, rapidement menée, n'a pas empêché de nouveaux incidents d'éclater hier soir. Pas plus que les appels au calme du gouvernement, contrastant avec les rodomontades de 2005. Au contraire. En deux jours, le bilan des violences à Villiers le Bel est très lourd, et, de tous côtés, on fait des efforts pour éviter l'embrasement et la contagion que beaucoup redoutent.
Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les émeutes de l'automne 2005 avaient amené un réveil douloureux dans une France qui avait fait l'autruche : plus personne ne pouvait ignorer la situation sociale et humaine dégradée des quartiers des banlieues des grandes villes. Les plans d'urgence et les effets d'annonce ont suivi la flambée de violence, et on avait pu croire que la prise de conscience serait porteuse d'espoir pour les habitants des cités.
Hélas, les promesses non tenues ou trop timides, l'absence de changements palpables sur le terrain, les rapports toujours empreints de méfiance entre les jeunes et la police, ont eu raison des espoirs nés il y a deux ans. Sans oublier un discours négatif et un climat de suspiscion vis à vis des populations immigrées et de leurs descendances,
Cela ne justifie évidemment pas les violences et les destructions auxquelles on a de nouveau assisté depuis dimanche. Mais cela explique pourquoi le moindre incident met le feu aux poudres. En l'occurence, la mort de deux adolescents, même en faute puisqu'ils ne portaient pas de casques, c'est plus qu'un incident : c'est une tragédie.
Faut-il une nouvelle fois tout reprendre à zéro ? Assurément, il faut essayer, comme après les émeutes de 2005, de comprendre au-delà des émotions et des jugements de valeur ; Au-delà, aussi, du scepticisme et du cynisme. Et surtout, il faudra agir pour redonner espoir à ces quartiers car nul ne peut croire une seconde que c'est une simple affaire de maintien de l'ordre. Nicolas Sarkozy, dont l'image est encore trop marquée par le mot de « racaille » employé en 2005, devra montrer qu'il n'est plus le ministre de l'intérieur, mais bien le Président de la République.
Pierre Haski

► Edito diffusé mardi 27 novembre sur Europe1. Retrouvez l'édito de Pierre Haski tous les mardi et jeudi à 7h42 sur Europe1, et en podcast en cliquant ici.




















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De
08H40 | 27/11/2007 |
Comment dire, comment faire ?
Nous avons un Président de la République garant des institutions … qui doit réagir avec sang froid.
Du côté du simple citoyen allant de la femme du boulanger à l'avocat, de l'étudiant à la sage femme, du sdf au cadre d'une Pme, de l'enfant à la personne âgée, on assiste avec impuissance.
On attend mais tout le monde souhaite l'arrêt de la destruction, de la violence.
Tout cela est bien inutile et attristant.
J'ai une idée que je communiquerai au Président car lui seul est en mesure de ramener le calme.
De Eric citoyen
"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 09H24 | 27/11/2007 |
Bonjour CA de 8 H 40,
Vous dites…
« Nous avons un Président de la République garant des institutions … qui doit réagir avec sang froid…
J'ai une idée que je communiquerai au Président car lui seul est en mesure de ramener le calme… »
Mais vous habitez où ?
C'est de l'humour bien sûr ?
Bésitos
Eric Bloggeur Mulhousien
http://monmulhouse.canalblog.com/
à Eric citoyen
De
12H19 | 27/11/2007 |
Je pense qu'il habite à Disneyland.
Pour répondre à l'article, de quelles leçons parlez-vous ? Personellement je ne vois que des erreurs et du mépris.
De Ehim
ehim.over-blog.com | 21H10 | 28/11/2007 |
Il pète le feu, notre Sarko :
http://images-d-immondes.over-blog.com/article-14185508.html
De
10H16 | 27/11/2007 |
Je suis entièrement d'accord avec l'article de Pierre Haski pour estimer que le gouvernement, tous les gouvernements, ont failli gravement à leur devoir à l'égard des populations des banlieues et des cités, qu'il s'agisse des immigrés récents ou des nouveaux Français plus anciens. Les terribles incidents de Villiers-le-Bel sont là pour nous rappeler les conditions inhumaines dans lesquelles vit près d'un dixième de la population de ce pays riche qu'est la France. Non contents d'avoir parqué ces populations dans des « hometowns » à la périphérie de nos grandes villes au dessein manifeste de créer des viviers de main d'oeuvre bon marché au service de nos grandes entreprises, nous les soumettons au quotidien au régime d'un arbitraire policier répressif et raciste. Rien n'a été fait suite aux émeutes de novembre 2005. Nos dirigeants sont restés sourds face au signal d'alarme et se sont contentés de discours lénifiants sans aucune suite pratique. Les solutions, on les connaît : d'une part, un effort d'amélioration de l'urbanisme des cités au niveau national avec la destruction des tours et des barres de HLM au profit de maisons individuelles avec une infrastructure prenant en compte les besoins sociaux, éducatifs, culturels et religieux de ces populations. D'autre part, un tel effort sera voué à l'échec s'il n'est pas accompagné parallèlement d'une nette amélioration du revenu des populations. Le RMI devra être réadapté en fonction de l'environnement et des besoins spécifiques de ces familles, les allocations familiales bénéficier d'un taux progressif (+50% au troisième enfant, 60% au quatrième etc.). Les jeunes issus des cités devront bénéficier de places réservées, au prorata de leur pourcentage au sein de la population nationale, dans les grandes écoles et de quotas selon le même calcul pour tous les postes dans la fonction publique, la police et les forces armées. Les coûts d'un tel programme (réalisable en 4 ou 5 ans) pourront être couverts par un train d'économies budgétaire, notamment au budget de la Défense, une taxe sur les biens immobiliers de haut standing et les résidences secondaires ainsi que par un impôt solidarité sur les revenus.
Il est puéril de croire que nous pourrons faire l'économie de telles mesures dans un avenir quasi immédiat. C'est le prix à payer pour éviter à notre pays une crise d'une gravité sans précédent. C'est la clé d'une société française plus juste et plus harmonieuse garante de l'avenir de tous nos enfants.
Philippe Reynaudon
De
11H12 | 27/11/2007 |
« Arbitraire policier répressif et raciste » ben voyons…
Il est vrai qu'il est normal apparemment, quant on est dans la misère (certes) de créer des émeutes au moindre incident (ou pire cette fois, un drame). La situation précaire n'explique pas tout, il faudrait aussi revoir toute l'éducation, à commencer par celle donnée par les parents ! Et, bizarrement, il n'y a jamais d'émeutes après une tournante dans ces caves glauques aux mains de ces petites frappes ou quand une jeune fille, étudiante il est vrai, est assassinée dans le RER, et bien évidemment, quand un membre des forces de l'ordre se fait agresser ou pire ! Alors stop à la victimisation de ces pauvres petits pour qui ce n'est qu'un jeu, pour ne pas dire une véritable entreprise de main-mise sur le quartier pour leurs petits trafics aussi nauséabonds que leur état d'esprit !
De
11H18 | 27/11/2007 |
« Arbitraire policier répressif et raciste » ben voyons…
Il est vrai qu'il est normal apparemment, quant on est dans la misère (certes) de créer des émeutes au moindre incident (ou pire cette fois, un drame). La situation précaire n'explique pas tout, il faudrait aussi revoir toute l'éducation, à commencer par celle donnée par les parents ! Et, bizarrement, il n'y a jamais d'émeutes après une tournante dans ces caves glauques aux mains de ces petites frappes ou quand une jeune fille, étudiante il est vrai, est assassinée dans le RER, et bien évidemment, quand un membre des forces de l'ordre se fait agresser ou pire ! Alors stop à la victimisation de ces pauvres petits pour qui ce n'est qu'un jeu, pour ne pas dire une véritable entreprise de main-mise sur le quartier pour leurs petits trafics aussi nauséabonds que leur état d'esprit !
De Domkishoot
Utopiste médiatique | 11H32 | 27/11/2007 |
Mais que ne l'avez-vous pas dit plutôt !
C'est très impressionnant, je ne savais pas que cela pouvait être aussi simple, mais maintenant que vous le dite, tout devient lumineux.
Peut-être conviendrait-il néanmoins, d'ajouter une petite dose d'éducation, en complément de votre magistrale démonstration.
Chapeau bas !
à Domkishoot
De
11H49 | 27/11/2007 |
Pas si simple en termes budgétaires : au bas mot, 15% du PIB national c'est-à-dire un effort réel de la part de chacun d'entre avec des conséquences profondes sur notre mode de vie. C'est le prix à payer pour le salut de notre société.
De kamelya
12H21 | 27/11/2007 |
bien sûr que le prix à payer est d'autant plus élévé ques les années passent et que la situation s'aggrave. Mais a t'on chiffré le retour sur investissement, que ce soit au niveau productif, social et sécuritaire ? … On peut lisser ces dépenses sur plusieurs années, mais commencer serait le signe d'une prise en compte et d'un début de solution qui aurait pour vertue d'apaiser les esprits…. On pourrait même imaginer peopoliser les réussites de terrain d'une telle politique…. plutôt que la signature de contrat mirobolant pour les industriels : contrat miraculeusement signés lors d'un déplacement officiel du président Sarkozy ! !
à kamelya
De
13H44 | 27/11/2007 |
Au départ, ce n'est pas en termes de profits économiques que j'envisage ce plan mais uniquement dans ses dimensions sociales. Un éventuel retour sur investissement sera consacré à l'intégration de nouvelles vagues d'immigration. Ainsi se créera une sorte de dynamique où l'immigration jouera un rôle moteur dans l'expansion de l'activité économique.
Concernant la « peopolisation », c'est parfaitement envisageable dans le cadre de la promotion de ce projet.
Philippe Reynaudon
De caro
délinquante avérée | 22H47 | 27/11/2007 |
bonsoir Philippe Reynaudon, je suis en grande partie d'accord avec vos commentaires. Je voudrais juste reprendre un phrase du 1er :
« Les jeunes issus des cités devront bénéficier de places réservées, au prorata de leur pourcentage au sein de la population nationale,… »
La très grande majorité de ces jeunes sont français et font donc partie de la population nationale. Ils ressentent d'autant plus le rejet et la discrimination dont ils sont victimes.
Au lieu de supprimer des postes dans l'enseignement, il faut donner les moyens à ces quariers et surtout donner un avenir autre que le chômage.
De
14H03 | 27/11/2007 |
La politique spectacle pratiquée par notre Président ne fera qu'aggraver les problèmes ; pour ma part je pense qu'il faut réellement prendre à bras le corps cette situation , et surtout que l'amélioration des revenus de ces populations passe d'abord par un travail dignement rétribué et qui rend sa dignité à chacun , beaucoup mieux qu'un RMI et des allocations ; le chômage est la pire des plaies de notre société , trop de jeunes n'ont jamais vu leurs parents partir au travail : quand des cités entières sont en grande majorité « assistées » (attention je ne refuse pas ces aides devenues nécessaires , mais me révolte qu'ellles soient ainsi nécessaires ) : elles culpabilisent et se sentent diminées, honteuses et c'est la révolte qui prend le dessus ;
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 14H57 | 27/11/2007 |
…… de places réservées, au prorata de leur pourcentage au sein de la population nationale, dans les grandes écoles …..
Tout le monde est CAPABLE d'intégrer les grandes écoles ?
De CTF
15H06 | 27/11/2007 |
Après avoir parcouru ces articles, et si je partage certaines idées, je voudrais mettre quelques bémols.
Soit « les gouvernements ont failli » en ce qui concerne le traitement de la banlieue, mais attention de ne pas confondre avec les problématiques des personnes étrangères ou d'origines étrangères avec celles de la banlieue. Les problématiques de la banlieue sont avant tout sociales. Les difficultés économiques et sociales qui touchent une majorité de cette population sont le fait des politiques néo-libérales : les riches sont de plus en plus riches et les pauvres toujours aussi pauvres (voir encore plus pour certains), et en plus la classe moyenne qui était une sorte de ciment se paupérise et tend à basculer dans le classe la plus pauvre. Si, il y a dans certaines zones, une forte population étrangère (ou d'origine) s'est en raison de son appartenance à une catégorie sociale (les étrangers riches vivent eux aussi dans les beaux quartiers ! ).
Attention également de ne pas refaire l'histoire de la banlieue, les HLM qui nous paraissent aujourd'hui si laids, ont un histoire, ils ont eu une raison d'être : loger la population après la seconde guerre mondiale en lui permettre de payer des loyers accessibles. Dans les années 50, 60, 70 les immeubles HLM offraient des appartements extrèmement modernes et confortables(avec par exemple des salles de bain….). En outre, les plus grands architectes mondiaux ont travaillé sur ce concept. Ce mouvement architetcural, parce que s'en est un, se nomme le brutalisme (nom d'origine, dont on peut dire aujourd'hui qu'il lui va bien). Soit il faut améliorer l'environnement de ces quartiers pour que la vie y soit plus agréable et pour que la population qui a des revenus corrects accèpte d'y vivre (dès qu'elle à les moyens la population quitte ces quartiers, quelques soit sont origine nationales et sa catégorie socio-professionnelle). Mais la réponse ne peut pas être simplement de construire des maisons individuelles, avec le risque de conduire les individus vers plus d'individualisme !
Le problème est que cette société produit des laissés pour compte ! Et qu'en même temps, paradoxalement, elle l'est pousse à consommer toujours davantage…
Le problème est également celui de la parentalité et de l'éducation, apprendre les limites aux enfants et aux jeunes c'est leur permettre de devenir des citoyens et de se faire entendre, notamment en utilisant le vote pour défendre leur intérets (et l'intérêt collectif).
En ce qui concerne le RMI, soyons clairs : ce n'est pas une fin en soi ! La question est de permettre à chacun d'avoir un emploi, un véritable emploi correctement payé. Le montant de la paye est d'autant plus légitime que ce sont les salariés qui produisent les richesses ! Il est donc nécessaire de revaloriser l'ensemble des revenus quels qu'ils soient !
Par ailleurs, il est impératif de donner des moyens pour permettre aux bénéficiaires du RMI, aux exclus du travail en général d'aller vers une qualification « professionnelle ».
Quant à la discrimination positive, c'est un concept qui peut être légitime dans d'autres sociétés occidentales d'un point de vue historique (notamment aux Etats-unis inventeurs de ce concept.) Elle paraît inacceptable en France. Les jeunes gens des quartiers populaires, difficiles ou sensibles…ont le droit de réussir selon les mêmes cheminements que les autres, c'est cela l'égalité des chances ! Pour leur permettre cette réussite il est urgent de leur accorder des moyens notamment en terme d'éducation nationale et d'instruction. Ce dont les quartiers ont besoins c'est de la solidarité nationale, c'est à dire que les zones les plus riches, que les revenus les plus riches (auquels on vient de faire cadeau de 15 milliards d'euros)soient solidaires avec les plus pauvres, démunis, défavorisés…Surtout qu'ils ne sont, sans doute pas, à quelques milliards près ! Cessons de croire des inépties que l'on nous raconte sur le PIB, la fuite des capitaux et le reste… la France est un pays riche et l'Ile de France est la région la plus riche de France et la 2e région plus riche d'Europe derrière Londres), il y a des moyens ! L'impôt solidaire oui, mais pas pour n'importe qui, car appauvrir la classe moyenne ne règlera pas les problèmes des plus pauvres ! Taxer les résidences secondaires paraît hallucinant (je n'en ai pas), car il faudrait tout de même se rendre compte que nombre de propriétaires de ces « résidences » sont également locataires en HLM (en tout cas dans le 93, qui n'est pas réputé comme étant l'un ou la population est la plus riche ! )
Arrêtons d'être hypocrites, le néo-libéralisme n'a pas pour objectif d'être plus juste !
Taxons la spéculation, privilégions l'investissement dans la production, cela permettra pour un temps, au moins de trouver les ressources nécessaires au développement des services publics. Services publics dont l'objectif n'est pas d'être rentables mais de permettre, en répondant à des besoins individuels, de privilégier l'intérêt collectif.
Enfin, soyons ambitieux, il ne s'agit pas pas seulement de l'avenir de nos enfants, mais bien du présent des jeunes gens, c'est aujourd'hui que les moyens sont nécessaires, pas demain !
à CTF
De
16H03 | 27/11/2007 |
Merci, CTF, pour ton commentaire. Il est réconfortant de lire des commentaires réfléchis et explicatifs et non des échanges verbaux du style « j'suis l'plus beau et le plus intelligent et t'es le plus nul » : commentaires que j'ai lus depuis que je suis connectée sur ce site suite aux grèves.
Si nous pouvions simplement remettre le bon sens au coeur de toutes ces querelles de clochers, réapprendre le respect de soi et de l'autre, notre pays irait beaucoup mieux.
De
16H17 | 27/11/2007 |
Devant ces paroles d'apaisement je n'ai qu'une chose à dire… J'en ai rien à carrer que « le pays aille mieux », ou la Nation, ce qui m'intéresse c'est que les gens qui y vivent aillent bien.
De Mésange
15H59 | 27/11/2007 |
Bonjour, je suis moi aussi d'accord avec l'article de Pierre Haski ; en ce qui concerne vos propositions pour améliorer le sort des jeunes de banlieue, s'il me semble indispensable de repenser leur cadre de vie afin de le rendre plus décent et plus humain, il faudrait surtout mettre fin à la ghetthoïsation dont ces populations sont victimes -mais est-ce temps encore ? la vie dans les cités est désormais tellement structurée à partir de cette triste réalité…La notion de quota quant à elle me gène, car elle me paraît aller dans le sens de ce que nous déplorons. Je m'explique : je crois qu'il faut être prudent avec la notion de discrimination positive car elle me semble davantage entériner un état de fait, cette ghettoïsation déplorable - une population stigmatisée, en l'occurence, ici, « jeune de banlieue », sous-entendu « magghrébin“- que manifester une volonté de faire bouger les choses. Elle va dans un seul sens : l'intégration dans le système dominant. Pourquoi ne pas inciter aussi à un brassage de population dans l'autre sens, en favorisant par exemple la création d” entreprises, de services ou de commerces, dans ces banlieues, dont on aurait amélioré l'environnement en collaboration avec les habitants et qui par-là même constitueraient un réservoir d'emplois locaux ? Ce serait quand même plus stimulant et valorisant que d'augmenter le RMI ou les allocations familiales ! Il faudrait vraiment que la population concernée soit partie prenante et qu'elle ait son mot à dire.
De
21H57 | 27/11/2007 |
Il vous a plu mon plan quinquennal de 300 milliards d'euros pour reloger les familles immigrées en maisons individuelles avec piscines, tout en réadaptant le RMI et les allocs selon leurs besoins ? En tout cas j'ai fait un carton : 10 votes positifs, 4 points de moyenne ! Et mon plan de relogement des émigrés en centre ville résidentiel (le post un peu plus bas), encore mieux !
Tous mes regrets à ceux qui se sont rués la tête la première dans mon piège à blaireaux ! L'expérience est en tout cas concluante : vous êtes un beau troupeau de brebis bélantes dénuées du moindre sens critique. Plus le piège est grossier, mieux ça fonctionne !
Sans rancunes,
Willheim von Troll (alias Philippe Reynaudon)
De caro
délinquante avérée | 22H54 | 27/11/2007 |
pourquoi un piège grossier ? vous êtes ridicule ! pourquoi ne pas envisager que les populations des quartiers vivent en maisons individuelles ? N'est-ce pas Alphonse Allais qui voulait mettre les villes à la campagnes ? Et alors ? on peut rêver d'une intégration par le logement ?
Vous n'avez pas tendu un piège, votre dernier post montre plutôt votre racisme envers la population des « quartiers »
à caro
De
03H04 | 28/11/2007 |
Oui, c'est ça, raccroche-toi aux branches, toi qui a été la plus ridicule parmi tous les apprentis-démagogues qui m'ont répondu !
Racisme ? Ca y est, l'injure suprême est lâchée ! Oui, peut-être, mais c'est uniquement du racisme anti-cons !
Wilheim
De
09H30 | 28/11/2007 |
Ri-di-cu-le. Vous faites avancer le débat, Wilheim. Merci pour votre apport intellectuel qui décidément éclaire Rue89. Que serait devenu ce forum sans votre agressivité, votre manque de reflexion et vos attaques mesquines ?
De
10H03 | 01/12/2007 |
Personellement, j'habite dans la banlieue depuis 24 ans, en considérant que votre idée (plan) parte d'un bon sentiment je dirait juste que ce n'est vraiment pas la meilleure chose à faire. Pourquois ? Premièrement, parce que réserver des places dans les grandes écoles et les administrations signifie que nous ne sommes pas capables d'y arriver par nous même ce qui est faux, et augmentrais le sentiment de rejet et de haine envers ces « privilégiés » par les « non-privilégiés » car ne pouvant y accéder non pas à cause de leurs compétences mais à cause de leur mauvaise origine ethnique (ça me rappelle un truc ça) suprimez plutot les discriminations à l'embauche ou à la sélection (quelle utopie) et vous verrez le résultat.
Deuxièmement, razer les cités c'est bien beau mais les gens vont habiter où ? Travailler où ? Et surtout comment ils vont aller au travail (posséder une voiture est beaucoup plus cher que prendre les transports en commun) ? Et si c'est pour raser les cités et construire des pavillons individuels genre model américain c'est encore plus stupide, il faudrait plutot encourager la mixité sociale.
Enfin, augmenter le RMI, pourquois faire ? Pour que ceux qui n'en bénéficient pas crachent encore plus sur ceux qui en bénéficient (ou en profitent, j'en connais), croyez moi, peux de personnes preferent vivre sur le dos de l'état plutot que d'avoir un emploi.
De ce que j'ai vu depuis que j'habite dans ma banlieue (c'est à dire toute ma vie), si certains volent, braquent ou vendent tout ce qui raporte ce n'est pour pour le plaisir de défier la loi, c'est parce que comme tout le monde pour vivre il faut manger. Et quand le marché de l'emploi ne veut pas de vous, où que le recruteur en face de vous pense que vous n'avez pas besoin d'autant d'argent par mois pour vivre que celui qui n'est pas d'origine étrangère ou n'habite pas en banlieue les solutions pour gagner sa vie net d'impôts sont faciles à trouver.
Mat
De
17H08 | 27/11/2007 |
C'est toi, Jack BAUER ?
De
08H41 | 27/11/2007 |
De nos jours, ce qu'il importe pour les dirigeants (état, grandes entreprises, etc…), ce n'est pas d'anticiper les problèmes, ce n'est pas de gérer sur du long terme, mais de plus en plus démontrer (ou tenter de démontrer…) une capacité à gérer la crise : c'est plus parlant, plus voyant, plus payant pour l'opinion publique.
Combien de fois, entend-t-on un ministre ou un député défendre une loi en disant « un sondage a montré sur les Français sont d'accord… » ?
Etouffer une crise de banlieue tous les 2 ans rapporte plus que de débloquer des fonds sur du long terme…
Malheureusement…
Mais, jusqu'à quand ?
De
09H10 | 27/11/2007 |
Sarkozy pourra à présent envoyer Dati en robe Dior pour karchériser la racaille de la banlieue.
Et on entend pas Fadela à ce sujet ?
Un gouvernement dont le souci primaire a été de distribuer de l'argent à ceux qui en ont tant qu'ils ne pourront jamais le dépenser en une vie, ne doit pas s'étonner qu'avec la précarité de plus en plus croissante, le moindre incident, si malheureux soit-il, mette le feu aux poudres.
Et qui casque ? une fois encore les plus modestes qui vivent dans un environnement explosif, les pompiers et les forces de l'ordre qui se font tirer dessus.
D'ailleurs le silence du gouvernement et des Médias est éloquent au sujet des incidents réguliers, des voitures qui brûlent, alors que le lancement de la campagne Sarkozy s'accompagnait régulièrement de ce genre de faits pour en faire l'homme indispensable à la nation.
De
11H21 | 27/11/2007 |
Ce que je voudrais savoir c'est :
1) Qui a pu déplacer le voiture (cela a été évoqué hier soir)
2) comment la dite voiture a-t-elle pu être ainsi détériorée « après »… L'at-t-on laissée sur place sans surveillance alors que c'est une pièce à conviction
3) Est-ce par « esprit de corps » que les pompiers affirment avoir trouvé les policiers sur place quand ils sont arrivés. Des témoins l'affirment aussi. Au fait qui a appelé les pompiers : la police ? Et pourquoi pas le SAMU ?
4) l'impact s'est fait de face et même si lamoto ,n'avait pas allumé son phare, ceux de la police devaient l'être… c'est vrai que ce n'est pas facile d'éviter un véhicule qui arrive face à vous… le conducteur avait-il son permis depuis longtemps car il me semble qu'il aurait peut-être été possible de déporter la voiture sur sa gauche (la chaussée était libre) pour éviter le choc ?
Pourquoi affirme-t-on déjà que les policiers ne peuvent être mis en cause ? Même si c'est vrai, on aurait pu attendre quelques heures avant d'émettre cette déclaration. J'aimerais avoir votre avis - y compris celui d'autres « lecteurs » de la rue 89 - Merci d'avance. Suzb.
P.S. Je suis désolée d'écrire en C.A. mais je n'ai pas réussi à me faire « enregistrer ».
De Marc
09H35 | 27/11/2007 |
rien à changer ou si peu… ah oui on a un nouveau président…
J'entendais ce matin un jeune : « ce ne sont pas des voitures qui brulent mais la haine »… ni cautionné, ni diabolisé peut être agir ?
C'etait en 2005 : http://marc.vasseur.over-blog.com/article-1168804.html
De
09H23 | 27/11/2007 |
Qu'y a t il de différent par rapport a 2005 ? rien ! ! . La situation sociale est la même.
Ah si ! !
des déclaration de l'ancien ministre de l'intérieur (on va vous débarasser des racailles au karcher)
la nomination de mme Amara Fadela
Les violences n'ont jamais cessées on en parlait moins c'est tout (combien de voitures brulees ? )
Comme pour les péripatéticiennes le problème n'existe plus car il a été réglé par notre matamor national
De tvargentine
09H27 | 27/11/2007 |
Comme des centaines de milliers de franciliens nous habitons dans les banlieues et d'avoir eu autant de tolérance pour les voyoux (qu'ils roulent comme des
fous sans casques en mettant la vie des personnes en
danger ou qu'ils vendent de la drogue) il ne doit pas
y avoir de tolérance.
L'Etat de droit est une priorité dans certain quartier
livré a eux mêmes et aux clans.
Les différentes municipalités (généralement de gauche)
ont apporté bien souvent des mesures en déphasages complêt avec les véritables raisons de cette violence
et c'est pour cela que Nicolas Sarkozy a été élu.
Il ne peut exister dans notre pays des zones de non droit ou des voyoux font ce qu'ils veulent.
La place des voyoux est en prison
PS : Mon commentaire de la veille à été censuré ?
RUE89.COM sera t-il une pale copie d'un libé en faillite avec sa pensée bobo ?