L'édito

Banlieue: les leçons oubliées de l'automne 2005

Parfois, l’histoire begaye. A l’automne 2005, on s’en souvient, la mort de deux jeunes fuyant la police en se cachant dans un transformateur électrique à Clichy sous bois avait provoqué une flambée d’émeutes sans précédent dans les cités des banlieues.

Depuis dimanche, c’est de nouveau la mort de deux adolescents dans le Val d’Oise qui fait ressurgir le spectre de la violence urbaine. Deux adolescents morts dans une rencontre tragique avec des policiers, un choc violent entre la moto des jeunes et une voiture de police.

Le fait que l’Inspection générale de la Police nationale ait, très vite, estimé que la responsabilité des policiers n’était pas engagée dans ce choc, a été accueillie avec incrédulité et colère par les jeunes de Villiers le Bel, la commune du Val d’Oise concernée. Signe du fossé entre une partie de la jeunesse et la police, cette enquête, rapidement menée, n’a pas empêché de nouveaux incidents d’éclater hier soir. Pas plus que les appels au calme du gouvernement, contrastant avec les rodomontades de 2005. Au contraire. En deux jours, le bilan des violences à Villiers le Bel est très lourd, et, de tous côtés, on fait des efforts pour éviter l’embrasement et la contagion que beaucoup redoutent.

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les émeutes de l’automne 2005 avaient amené un réveil douloureux dans une France qui avait fait l’autruche  : plus personne ne pouvait ignorer la situation sociale et humaine dégradée des quartiers des banlieues des grandes villes. Les plans d’urgence et les effets d’annonce ont suivi la flambée de violence, et on avait pu croire que la prise de conscience serait porteuse d’espoir pour les habitants des cités.

Hélas, les promesses non tenues ou trop timides, l’absence de changements palpables sur le terrain, les rapports toujours empreints de méfiance entre les jeunes et la police, ont eu raison des espoirs nés il y a deux ans. Sans oublier un discours négatif et un climat de suspiscion vis à vis des populations immigrées et de leurs descendances,

Cela ne justifie évidemment pas les violences et les destructions auxquelles on a de nouveau assisté depuis dimanche. Mais cela explique pourquoi le moindre incident met le feu aux poudres. En l’occurence, la mort de deux adolescents, même en faute puisqu’ils ne portaient pas de casques, c’est plus qu’un incident  : c’est une tragédie.

Faut-il une nouvelle fois tout reprendre à zéro  ? Assurément, il faut essayer, comme après les émeutes de 2005, de comprendre au-delà des émotions et des jugements de valeur ; Au-delà, aussi, du scepticisme et du cynisme. Et surtout, il faudra agir pour redonner espoir à ces quartiers car nul ne peut croire une seconde que c’est une simple affaire de maintien de l’ordre. Nicolas Sarkozy, dont l’image est encore trop marquée par le mot de "racaille" employé en 2005, devra montrer qu’il n’est plus le ministre de l’intérieur, mais bien le Président de la République.

Pierre Haski

► Edito diffusé mardi 27 novembre sur Europe1. Retrouvez l’édito de Pierre Haski tous les mardi et jeudi à 7h42 sur Europe1, et en podcast en cliquant ici.


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Eric citoyen | "Casse ta tv" c'est ta seule chance !
10H24 27/11/2007

Bonjour CA de 8 H 40,

Vous dites…

« Nous avons un Président de la République garant des institutions … qui doit réagir avec sang froid…
J’ai une idée que je communiquerai au Président car lui seul est en mesure de ramener le calme… »

Mais vous habitez où ?

C’est de l’humour bien sûr ?

Bésitos

Eric Bloggeur Mulhousien

http://monmulhouse.canalblog.com/

 
Ehim
22H10 28/11/2007
 
Domkishoot | Utopiste médiatique
12H32 27/11/2007

Mais que ne l’avez-vous pas dit plutôt !
C’est très impressionnant, je ne savais pas que cela pouvait être aussi simple, mais maintenant que vous le dite, tout devient lumineux.
Peut-être conviendrait-il néanmoins, d’ajouter une petite dose d’éducation, en complément de votre magistrale démonstration.
Chapeau bas !

 
kamelya
13H21 27/11/2007

bien sûr que le prix à payer est d’autant plus élévé ques les années passent et que la situation s’aggrave. Mais a t’on chiffré le retour sur investissement, que ce soit au niveau productif, social et sécuritaire?… On peut lisser ces dépenses sur plusieurs années, mais commencer serait le signe d’une prise en compte et d’un début de solution qui aurait pour vertue d’apaiser les esprits…. On pourrait même imaginer peopoliser les réussites de terrain d’une telle politique…. plutôt que la signature de contrat mirobolant pour les industriels : contrat miraculeusement signés lors d’un déplacement officiel du président Sarkozy!!

 
caro | délinquante avérée
23H47 27/11/2007

bonsoir Philippe Reynaudon, je suis en grande partie d’accord avec vos commentaires. Je voudrais juste reprendre un phrase du 1er :

« Les jeunes issus des cités devront bénéficier de places réservées, au prorata de leur pourcentage au sein de la population nationale,… »

La très grande majorité de ces jeunes sont français et font donc partie de la population nationale. Ils ressentent d’autant plus le rejet et la discrimination dont ils sont victimes.

Au lieu de supprimer des postes dans l’enseignement, il faut donner les moyens à ces quariers et surtout donner un avenir autre que le chômage.

 
Venezuela | vit aux Pays-Bas
15H57 27/11/2007

…… de places réservées, au prorata de leur pourcentage au sein de la population nationale, dans les grandes écoles …..

Tout le monde est CAPABLE d’intégrer les grandes écoles ?

 
CTF
16H06 27/11/2007

Après avoir parcouru ces articles, et si je partage certaines idées, je voudrais mettre quelques bémols.

Soit « les gouvernements ont failli » en ce qui concerne le traitement de la banlieue, mais attention de ne pas confondre avec les problématiques des personnes étrangères ou d’origines étrangères avec celles de la banlieue. Les problématiques de la banlieue sont avant tout sociales. Les difficultés économiques et sociales qui touchent une majorité de cette population sont le fait des politiques néo-libérales : les riches sont de plus en plus riches et les pauvres toujours aussi pauvres (voir encore plus pour certains), et en plus la classe moyenne qui était une sorte de ciment se paupérise et tend à basculer dans le classe la plus pauvre. Si, il y a dans certaines zones, une forte population étrangère (ou d’origine) s’est en raison de son appartenance à une catégorie sociale (les étrangers riches vivent eux aussi dans les beaux quartiers!).

Attention également de ne pas refaire l’histoire de la banlieue, les HLM qui nous paraissent aujourd’hui si laids, ont un histoire, ils ont eu une raison d’être: loger la population après la seconde guerre mondiale en lui permettre de payer des loyers accessibles. Dans les années 50, 60, 70 les immeubles HLM offraient des appartements extrèmement modernes et confortables(avec par exemple des salles de bain….). En outre, les plus grands architectes mondiaux ont travaillé sur ce concept. Ce mouvement architetcural, parce que s’en est un, se nomme le brutalisme (nom d’origine, dont on peut dire aujourd’hui qu’il lui va bien). Soit il faut améliorer l’environnement de ces quartiers pour que la vie y soit plus agréable et pour que la population qui a des revenus corrects accèpte d’y vivre (dès qu’elle à les moyens la population quitte ces quartiers, quelques soit sont origine nationales et sa catégorie socio-professionnelle). Mais la réponse ne peut pas être simplement de construire des maisons individuelles, avec le risque de conduire les individus vers plus d’individualisme!

Le problème est que cette société produit des laissés pour compte! Et qu’en même temps, paradoxalement, elle l’est pousse à consommer toujours davantage…
Le problème est également celui de la parentalité et de l’éducation, apprendre les limites aux enfants et aux jeunes c’est leur permettre de devenir des citoyens et de se faire entendre, notamment en utilisant le vote pour défendre leur intérets (et l’intérêt collectif).

En ce qui concerne le RMI, soyons clairs: ce n’est pas une fin en soi! La question est de permettre à chacun d’avoir un emploi, un véritable emploi correctement payé. Le montant de la paye est d’autant plus légitime que ce sont les salariés qui produisent les richesses!Il est donc nécessaire de revaloriser l’ensemble des revenus quels qu’ils soient!

Par ailleurs, il est impératif de donner des moyens pour permettre aux bénéficiaires du RMI, aux exclus du travail en général d’aller vers une qualification « professionnelle ».

Quant à la discrimination positive, c’est un concept qui peut être légitime dans d’autres sociétés occidentales d’un point de vue historique (notamment aux Etats-unis inventeurs de ce concept.) Elle paraît inacceptable en France. Les jeunes gens des quartiers populaires, difficiles ou sensibles…ont le droit de réussir selon les mêmes cheminements que les autres, c’est cela l’égalité des chances! Pour leur permettre cette réussite il est urgent de leur accorder des moyens notamment en terme d’éducation nationale et d’instruction. Ce dont les quartiers ont besoins c’est de la solidarité nationale, c’est à dire que les zones les plus riches, que les revenus les plus riches (auquels on vient de faire cadeau de 15 milliards d’euros)soient solidaires avec les plus pauvres, démunis, défavorisés…Surtout qu’ils ne sont, sans doute pas, à quelques milliards près! Cessons de croire des inépties que l’on nous raconte sur le PIB, la fuite des capitaux et le reste… la France est un pays riche et l’Ile de France est la région la plus riche de France et la 2e région plus riche d’Europe derrière Londres), il y a des moyens! L’impôt solidaire oui, mais pas pour n’importe qui, car appauvrir la classe moyenne ne règlera pas les problèmes des plus pauvres! Taxer les résidences secondaires paraît hallucinant (je n’en ai pas), car il faudrait tout de même se rendre compte que nombre de propriétaires de ces « résidences » sont également locataires en HLM (en tout cas dans le 93, qui n’est pas réputé comme étant l’un ou la population est la plus riche!)

Arrêtons d’être hypocrites, le néo-libéralisme n’a pas pour objectif d’être plus juste!

Taxons la spéculation, privilégions l’investissement dans la production, cela permettra pour un temps, au moins de trouver les ressources nécessaires au développement des services publics. Services publics dont l’objectif n’est pas d’être rentables mais de permettre, en répondant à des besoins individuels, de privilégier l’intérêt collectif.

Enfin, soyons ambitieux, il ne s’agit pas pas seulement de l’avenir de nos enfants, mais bien du présent des jeunes gens, c’est aujourd’hui que les moyens sont nécessaires, pas demain!

 
Mésange
16H59 27/11/2007

Bonjour, je suis moi aussi d’accord avec l’article de Pierre Haski; en ce qui concerne vos propositions pour améliorer le sort des jeunes de banlieue, s’il me semble indispensable de repenser leur cadre de vie afin de le rendre plus décent et plus humain, il faudrait surtout mettre fin à la ghetthoïsation dont ces populations sont victimes -mais est-ce temps encore? la vie dans les cités est désormais tellement structurée à partir de cette triste réalité…La notion de quota quant à elle me gène, car elle me paraît aller dans le sens de ce que nous déplorons. Je m’explique : je crois qu’il faut être prudent avec la notion de discrimination positive car elle me semble davantage entériner un état de fait, cette ghettoïsation déplorable - une population stigmatisée, en l’occurence, ici, « jeune de banlieue », sous-entendu « magghrébin »- que manifester une volonté de faire bouger les choses. Elle va dans un seul sens : l’intégration dans le système dominant. Pourquoi ne pas inciter aussi à un brassage de population dans l’autre sens, en favorisant par exemple la création d’ entreprises, de services ou de commerces, dans ces banlieues, dont on aurait amélioré l’environnement en collaboration avec les habitants et qui par-là même constitueraient un réservoir d’emplois locaux? Ce serait quand même plus stimulant et valorisant que d’augmenter le RMI ou les allocations familiales! Il faudrait vraiment que la population concernée soit partie prenante et qu’elle ait son mot à dire.

 
caro | délinquante avérée
23H54 27/11/2007

pourquoi un piège grossier ? vous êtes ridicule ! pourquoi ne pas envisager que les populations des quartiers vivent en maisons individuelles ? N’est-ce pas Alphonse Allais qui voulait mettre les villes à la campagnes ? Et alors ? on peut rêver d’une intégration par le logement ?

Vous n’avez pas tendu un piège, votre dernier post montre plutôt votre racisme envers la population des « quartiers »

 
Marc
10H35 27/11/2007

rien à changer ou si peu… ah oui on a un nouveau président…
J’entendais ce matin un jeune : « ce ne sont pas des voitures qui brulent mais la haine »… ni cautionné, ni diabolisé peut être agir ?

C’etait en 2005 : http://marc.vasseur.over-blog.com/article-1168804.html

 
tvargentine
10H27 27/11/2007

Comme des centaines de milliers de franciliens nous habitons dans les banlieues et d’avoir eu autant de tolérance pour les voyoux (qu’ils roulent comme des
fous sans casques en mettant la vie des personnes en
danger ou qu’ils vendent de la drogue) il ne doit pas
y avoir de tolérance.

L’Etat de droit est une priorité dans certain quartier
livré a eux mêmes et aux clans.

Les différentes municipalités (généralement de gauche)
ont apporté bien souvent des mesures en déphasages complêt avec les véritables raisons de cette violence
et c’est pour cela que Nicolas Sarkozy a été élu.

Il ne peut exister dans notre pays des zones de non droit ou des voyoux font ce qu’ils veulent.

La place des voyoux est en prison

PS : Mon commentaire de la veille à été censuré ?

RUE89.COM sera t-il une pale copie d’un libé en faillite avec sa pensée bobo ?

 
eben
13H43 27/11/2007

A Agenteuil on a un maire de droite et ca n’empeche pas les jeunes de faire de la moto sans permis, jamais poursuivi par la police qui est trop occupée à faire son quota de controle d’identité.
J’en ai souvent parler avec mes voisins de ces fameuses motos, sans parler du bruit qu’elles font, elles mettent en danger la vie des gens qui traversent la rue ou meme celles des pilotes. Mais je vois mal une voiture leur rouler aprés pour les arreter, c est quasiement impossible.
L’accident de Villiers ne m’a pas choqué, ca devait surement arriver depuis le temps. Le probleme comme toujours ca a été l’enquete baclée derriere cette affaire. Sur Chirac qui vole de l’argent on enquéte 10ans, sur la mort de 2 gamins qui comme par hasard percutent une voiture de police, on a eu la reponse en 2h (je dis pas que la police a fait exprés de leur rentrer dedans, je trouve juste que le hasard fait bizarrement bien les choses).
Et contrairement à d’autres, je ne pense pas que les gouvernements n’ont rien fait pour ces jeunes là, je pense qu’ils n’ont jamais rien fait pour TOUS les jeunes de france. On entend beaucoup plus ceux des banlieues parcequ en plus d’etre rarement ou mal aidé, ils vivent dans des taudis. Mais la france n’a jamais su aider ses jeunes en général, ca a été le cas dans beaucoup de pays, mais ici c’est devenu une institution. Je pensais qu’avec le rajeunissement des politiciens ca changerait, mais pour l’instant je vois le contraire. Esperons…
Pis il faudrait arreter ce manichéisme, la droite et la gauche ont toujours servi la meme soupe s’agissant de ces problemes d’insécurité. A mon sens la plus grosse erreur est venue de la disparition de la police de proximité, qui en plus de donner une image de la police moins repressive, pouvait savoir qui fesait quoi dans la cité. Ce qui devait surement aider à avoir des renseignements en cas d’incidents. Mais je ne reve pas, si Sarkozy ne les avait pas virer, un autre l’aurait fait. Parce qu’il est plus facile de gueuler contre des jeunes galeriens qui presentent mal a la télé plutot que de gueuler contre des politiciens payer a ne rien foutre avec notre argent. Au moins les jeunes, on sait que la justice s’en occupera, ce qui n’est jamais vrai pour les politiciens…
J’attend vivement un rapport sur les banlieues de la part du patron de Taser ou du futur maire de Neuilly, vu qu’apparement c’est la mode d’utiliser des partis prix.

 
Eric citoyen | "Casse ta tv" c'est ta seule chance !
10H37 27/11/2007

Bonjour à toutes et tous,

Ainsi la spirale de la violence est de retour !

Devons nous , nous étonner de cela ?

Les promesses non tenues ?

Nicolas Sarkozy Président de la république ?

C’est la meilleure de la l’année heureusement elle est bientôt fini !

La république à force d’utiliser les banlieues comme une prison a fini par rendre fou les gens qui y vivent.

A chaque fois c’est la violence qui parle « verbal ou physique » mais si la violence était la solution alors ce n’est un karcher qu’il faudrai employer mais c’est l’armé qu’il faudrai envoyer !

Et finalement… cela finira par se produire !

Notre seule chance pour vivre enfin ensemble c’est de changer dans notre pays les responsables politiques !

Prenons le pouvoir !

Bésitos

Eric Bloggeur Mulhousien ancienne racaille & républicain Français

http://monmulhouse.canalblog.com/

 
Di | mère déchaînée
10H53 27/11/2007

Cela me fait penser au temps où plusieurs haut-placés de l’UMP critiquaient les Socialistes avec leur « police de proximité » et disaient: « Nous, on ne veux pas payer des flics pour jouer au foot avec les mômes de banlieue.. » Vous souvenez-vous? Sarkozy était même chef de ligne pour dire cela.
Pourtant, cette police de proximité, c’était une bien meilleure idée que la politique de répression actuelle.

Espérons que Fadela Amara va pouvoir enfin justifier le salaire qu’on lui paie… Nous ne l’avons pas encore vue s’exprimer… Où est-elle?

 
Pibole | auteur
11H29 27/11/2007

Depuis deux ans, la pauvreté est montée d’un cran, les contrôles sont encore plus rudes, et la chasse à l’enfant de sans papier est ouverte.
Ne manquait qu’une allumette pour enflammer le tout.
Pour fréquenter les collèges et écoles de ZEP, je suis aterrée par le manque de mixité sociale, le manque de moyens, et la pauvreté de ces gens. La tyrannie des marques, on en n’est plus là, croyez-moi.
Ils sont pauvres, et parfois, même… ils ont faim.

On ne peut faire que des voeux pour qu’il n’y ait pas de morts dans ces affrontements.
Que le pouvoir donne des indications de sa compréhension, qu’il console les familles endeuillées, qu’il accroisse le programme d’information dans les collèges sur le danger de la conduite sans casques, et des mini motos, qu’il fasse toute la lumière sur l’accident.
Ces gens sont souvent désespérés. Le racisme ambiant n’aide pas.
http://20six.fr/pibole/

 
Pibole | auteur
13H20 27/11/2007

Quel rapport????

 
pacos
11H33 27/11/2007

La voici la véritable EPREUVE que devra peut-être affronter notre cher président, celle qui le fait sûrement plus flipper que les grèves!!! On connait sa crainte des bavures policières et après s’être fait tirer dessus cette nuit les flics doivent commencer à être plutôt nerveux… Si l’embrasement devait se généraliser à la région voire même aux grandes villes de France Sarko aurait je crois du souci à se faire.

 
pacos
11H51 27/11/2007

Bien sûr, ils sont sûrement responsables, ces jeunes, mais là n’est pas la question. C’est juste un prétexte pour tout faire cramer parce que des types pensent qu’on y « déverse » suffisament d’argent. La France n’a pas fait grand chose (du moins pas les bonnes) pour ces quartiers pauvres, et ce depuis qu’ils existent. Vous leur faites porter la responsabilité de leur misère.
Pourquoi? Ce sont des fainéants? Des imbéciles incapables de quitter leur cité pour s’acheter un pavillon à Neuilly? Désolé je ne comprends pas.
Mais c’est typiquement ce genre de réactions qui mène au spectacle affligeant auquel on assite depuis deux jours!

 
lavandula
13H28 27/11/2007

En 2005, des jeunes collégiens bien tranquilles quittent le stade pour rentrer chez eux. La police est là comme à l’accoutumée, elle patrouille comme à l’accoutumée, elle connait les jeunes du quartier pour les controler en permanence;elle sait les habitudes, les jeunes ont cours le lendemain ils se pressent sur le retour, la police les suit, les jeunes ont peur, ils courent, ils veulent rentrer chez eux, la famille les attend, ils savent que s’ils se font controler cela peut durer une nuit de garde à vue; ils courent, les policiers les voient,et que font-ils? On connait la suite…
2007 deux jeunes dans leur cité, faisant sans doute les imbéciles, c’est la journée, personne pour leur retirer la moto, leur dire que cela suffit, non personne, sauf la police, qui elle, était là, comme à l’accoutumé et c’est le drame.

Après 2005, on s’était dit PLUS JAMAIS CA.

le flot d’argent déversée dans les banlieues est versée aux associations comme mi pute mi soumise, dont on connaitra bientot par la cour des comptes son utilisation. ces associations sont chapautées par les politiques de la ville.

Le rmi est le même pour tous, nul besoin d’habiter dans une cité dortoir pour le percevoir. NON, je connais de riches propriétaires terriens qui le perçoive. et oui! alors pour le profit de certains heum….

les statistiques sont formels, les enfants issus de l’immigration on moins d’enfants que leurs parents, ils se situent dans la moyenne nationale soit 1.9 par famille, je crois.

lorqu’une association émerge, les politiques lui tombent dessus, et si ces membres ne jouent par la politique du maire, on vous détruit.

Et pour réussir dans ce pays, il faut s’appeler Rachida ou Fadéla. Je connais des enfants d’immigrés bardés de diplomes qui ont fui la France pour l’Angleterre, je connais des enfants d’immigrés exclus très tôt du système scolaire qui glandent dans la cité toute la journée.LA FAUTE A QUI? sans doute à leurs parents, venus défendre la France, et travailler comme esclave pour elle. C’est nous les Africains nous revenons de loin…… pour sauver notre mère patrie. ELLE EST OU LA MERE PATRIE????

 
Les Ln au carré | démocrates sociales convaincues
22H00 27/11/2007

« Ces jeunes n’ont plus rien à perdre »… « ce ne sont pas des voitures qui brulent mais la haine »… Les banlieues brûlent, les universités sont en grèves, les lycées aussi… Depuis combien de temps? Si ma mémoire est bonne plus de 2 ans et tous les 6 mois (sauf au moment des élections et encore). A chaque fois des jeunes en colère… et des « pansements » pour les faire rentrer dans le rang. Mais à chaque fois c’est plus dûr. Les CRS et les gardes mobiles ne suffisent plus à faire rentrer les étudiants. Un accident (car c’en est un, qu’importe à qui la faute) suffit à embraser les banlieues…

Le constat est édifiant.

Ma réflexion est simple. La jeunesse crie son mal-être mais personne n’écoute. Qui devra travailler 42 ou 45 ans pour espérer avoir peut-être une retraite mais ne trouve pas de travail car les plus vieux sont priés de travailler plus longtemps? Qui devra changer radicalement son mode de vie pour que la planète survive? C’est nous, les jeunes.
Mais nos ainés ne nous écoutent pas, ne proposent pas de solutions durables. Nous avons tout essayé : les grèves, les manifs, les votes et les révoltes.

Que nous reste-t-il? Rien, ah si un peu d’espoir que cette fois-ci on nous écoutera, que les choses changeront…
Parce que sinon les étudiants serait déjà retourner à leur cours.
Parce que sinon les jeunes des banlieues ne feraient pas d’émeutes…
Moi je garde cet espoir, comme beaucoup de jeunes…

Mais une chose est sûr : nous ne seront pas les seuls à payer car après tout nous ne sommes pas les seuls fautifs.

 
berbère
12H26 27/11/2007

la grande Fadhela Amara une naïve énamourée de Sarko -elle a exprimé publiquement combien elle le trouvait drôle et séduisant-, a viré de bord et son nouveau seigneur et maître l’a envoyée conter les mille et nuits 15 e version aux beurs blackboulés de nos banlieues où ils ont remplacé la ZONE du passé. Bel effet d’annonce. Tant qu‘« ON » n’aura pas compris qu’il s’agit plus d’effet de différences de classe sociale que de différences culturelles et de communautarisme que l’on s’emploie à maintenir, tant qu’on ne changera pas les mentalités à ce sujet et qu’on ne mettra pas en place les moyens de logement d’éducation de formation professionnelle, d’accession au travail etc, ça perdurera?
C’est comme dans le conflit israëlo paestinien, où l »ON » a intérêt à maintenir l’état de guerre en dépitdes OSLOPOLIS

 
mathieu-s2
23H50 27/11/2007

Le papier « Banlieue, les leçons oubliées… » est tout simplement démagogique…

Il n’y a aucune expression d’un quelconque malaise social dans le fait de conduire une mini-moto sans casque et sans respecter aucune règle du code la circulation.

Il s’agit d’une conduite dangereuse pour soi-même et autrui que l’auteur de l’article a bien tort de transformer en « expression d’un malaise social ».

Cette moto a été achetée par quelqu’un, avec de l’argent qui n’est pas venu de nulle part

Si ces gamins étaient sur cette moto, c’est qu’on les a mis là… Plutôt que de les inciter à troubler l’ordre public, leur bailleur de fonds aurait pu les inciter à préparer leur avenir.

Mais non, il fallait exhiber la toute puissance issue de l’économie parallèle.

Les caïds du quartier sont les assassins de ces gamins.

Ils sont aussi ceux qui tireront tous les bénéfices de l’insécurité induite pendant quelques temps.
Ce sont les bons petits travailleurs du sarkosisme.