Comment aller au-delà de la « photo-op », la « séance photo » dans le langage de la com » aux Etats-Unis ? La photo, il est vrai, sera belle, avec, pour la première fois depuis sept ans, la présence des dirigeants israéliens, palestiniens, du monde arabe, ainsi que les Américains, Européens, Chinois et Russes, et l'ONU, réunis au chevet du Proche Orient. Tout le monde est là… enfin presque : les Etats-Unis n'ont pas invité les islamistes du Hamas, ni, bien sûr l'Iran, dont on peut se demander s'il ne constitue pas l'enjeu caché de ce sommet.
Qu'il semble loin le temps des séances photo qui semblaient engager la région dans une autre voie. Septembre 1993 : Rabin-Pérès-Arafat-Clinton, sur la pelouse ensoleillée de la Maison Blanche, pour conclure les accords de paix d'Oslo, prévoyant l'autonomie palestinienne et la reconnaissance mutuelle. Un accord plein d'« ambiguïtés constructives » sur la suite des événements, dont les initiateurs espéraient que la confiance serait au rendez-vous pour les lever. Ce fut une illusion : le processus n'a pas résisté aux coups de butoir de ses nombreux détracteurs, de tous côtés.
Quatorze ans et beaucoup de sang et de larmes après, que peut-on attendre du rendez-vous de mardi à Annapolis ? Difficile d'être très optimiste, en fait, pour toute une série de raisons : -les invités : côté Israélien et Palestinien, deux leaders qui ne pèsent pas très lourd, et ont peu de chances de pouvoir faire accepter chez eux des décisions audacieuses. Ehud Olmert, le premier ministre israélien, affaibli par « sa » guerre du Liban l'an dernier, et par des scandales personnels, n'a pas la légitimité nécessaire pour un tel enjeu. Et Mahmoud Abbas, le président palestinien, a déjà perdu la bande de Gaza au profit du Hamas, et n'a ni l'autorité sur son propre camp, ni la légitimité, d'un Arafat lors des accords d'Oslo.
-l'absence de crédibilité américaine : Depuis son arrivée à la Maison Blanche en 2001, George Bush a voulu se démarquer de l'engagement de son prédecesseur Bill Clinton dans le processus de paix au Proche Orient. Le 11 septembre aidant, il s'est lancé dans la « guerre contre le terrorisme », s'embourbant en Irak et perdant toute capacité d'initiative. A un an de l'élection de son (ou sa) successeur, confronté à des défis comme le nucléaire iranien ou la crise pakistanaise, il tente un come back via le Proche Orient, par où il aurait sans doute dû commencer. Il compte sur la Secrétaire d'Etat Condoleezza Rice pour lui livrer au moins un succès diplomatique avant son départ…
-la situation sur le terrain : Avec le Hamas en contrôle de la bande de Gaza, un volcan social et politique en attente d'éruption, et une Cisjordanie minée par la colonisation et les divisions palestiniennes, le climat n'est guère à l'apaisement. Les Israéliens vivent dans l'illusion de l'acalmie, derrière le mur de séparation qu'ils ont bâti entre les deux entités, mais dont chacun sait qu'elle peut être rompue à tout moment. Y a-t-il aujourd'hui la base d'un accord permettant la naissance d'un Etat palestinien viable et prospère au côté d'un Etat hébreu en sécurité ? Il faut être très optimiste pour répondre positivement, en prenant en compte le sort des 267000 colons israéliens de Cisjordanie qu'aucun gouvernement n'a la force ni la volonté de déloger, le morcellement du territoire palestinien, la question non résolue de Jérusalem-Est, le sort des réfugiés…
-les ambiguités régionales : Tout le monde arabe est présent, mais dans quel état d'esprit ? La Syrie a été attirée par le fait que le Golan occupé depuis 1967 sera aussi sur la table, et en profite pour se réinsérer dans le processus sans pour autant se montrer plus coopérative au Liban, ni rompre avec Téhéran. L'Arabie saoudite, qui vient de rafler un énorme contrat d'armement américain, est plus intéressée par le sort de l'Irak et le front antiiranien que par l'avenir de la Palestine… Et l'Iran fait planer son ombre sur le sommet, ne serait-ce que parce que chacun sait que la crise risque de connaître son apogée avant le départ de Georges Bush. Sans compter les peuples de la région, sans illusions sur les hommes qui les représentent à Annapolis…
Bref, il faut plus que de l'habileté diplomatique pour faire sortir de ce maelstrom une perspective de paix, et en particulier un Etat palestinien. Selon les sondages d'opinion, Israéliens et Palestiniens eux-mêmes n'y croient pas dans leur majorité. Mais, parfois, une « photo op » réussie peut changer le cours des événements : il suffit de croire aux miracles.


























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De kalisher
12H36 | 27/11/2007 |
Pour vivre en Israel je confirme que les colons, même quand ils ne bénéficient pas de sympathie, ne sont pas pour autant ostracisés comme ils pouvaient l'être au moment du désengagement de Gaza.
J'ajouterais en effet à ce très bon article qu'ici l'unanimité autour de l'échec de ce désengagement a succedé à l'unanimité autour de sa necessité qui prévalait en 2005.
De gauche comme de droite, tous les analystes s'accordent pour dire que ce désengagement a permis au Hamas de venir au pouvoir, et a limité l'efficacité face aux tirs de missiles (plus de 1400 encore cette année sur Israel).
La crainte principale ds l'opinion, et bien qu'une nette majorité sache que le retrait des colonies est inéluctable, est donc d'aboutir à la même situation en Cisjordanie voire à Jérusalem. En particulier, les analystes militaires soulignent que la seule chose qui empeche le Hamas de prendre aussi le pouvoir en Cisjordanie, c'est Tsahal. Le Fatah ne bénéficie pas en effet des ressources du Hamas, on l'a vu ds sa faible résistance lors du coup d'état, la plupart se rendant sans combattre. Et donc, quid si Tsahal se retire ?
Pour l'opinion israélienne (et encore, quelle que soit sa pensée à long terme des frontières), les retraits du Liban et de Gaza n'ont pas amené la paix mais ont favorisé l'émergence du Hamas et du Hezb. Que se passera t il si demain les roquettes ne sont plus balancées sur la région peu peuplée de sderot, mais sur Jerusalem ouest ?
Bref, à l'heure actuelle je suis aussi pessimiste que vous car si la morale va dans le sens de ce retrait, l'opinion publique semble penser que cela risquerait juste d'amener encore plus de chaos. D'ailleurs les partis nationalistes l'ont bien compris, et usent plus de l'argument sécuritaire (qui est fondé je pense) que de l'argument mystique sur « le Grand Israel »
à kalisher
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 21H38 | 27/11/2007 |
Même si je ne partage pas tous vos points de vue (et il s'en faut de beaucoup), je tiens à vous remercier pour la qualité de votre commentaire.
Je voudrais juste ajouter quelques remarques.
Je me rappelle qu'au moment du retrait de Gaza, ce qu'on reprochait pour l'essentiel à ce geste politique, c'est qu'il n'était pas concerté et, plus important encore, qu'il ne permettait pas à Abbas de prétendre qu'il s'agissait d'un gain obtenu par sa politique. De telle sorte que cela interdisait du même coup et simultanément à Sharon d'en tirer un profit politique.
Je continue de croire que cette erreur initiale est la cause principale de l'échec du retrait de Gaza.
Je ne suis en rien (ni politiquement, ni socialement, ni religieusement) sympathisant du Hamas.
Toutefois, je me demande si la peur du Hamas est aussi justifiée qu'on le pense couramment. Après tout, faire la paix avec son pire ennemi donne à cette paix une valeur plus grande.
Mais surtout, ce ne sont pas tant les ressources du Hamas qui surpassent celles du Fatah (lequel peut tout de même compter sur la bienveillance relative et les fournitures d'armes des Etats-Unis et du laisser-faire israélien). Ce par quoi le Hamas surpasse le Fatah, me semble-t-il, c'est qu'il n'est pas aussi démonétisé, sur le plan politique s'entend.
Ce que vous dites sur les partis nationalistes me parlent tout particulièrement parce que je crois que c'est là que se tient la malédiction des Israéliens tout autant que des Palestiniens : ils n'ont de partis QUE nationalistes. Tant que n'apparaîtront pas, de part et d'autre, des dirigeants capables de comprendre et faire comprendre que la paix passera par des sacrifices réels (pas des palinodies), cette guerre durera. Et ce n'est même pas inconcevable… Si ces dirigeants existent, nous ne les connaissons pas encore. Arafat (qui ne manquait certes pas de défauts) avait la carrure pour les faire avaler à son peuple. Abbas, j'ai des doutes…
à thierry reboud
De kalisher
23H59 | 27/11/2007 |
Le fait que le désengagement de Gaza n'ait pas été coordonné a sans doute joué de le déroulement des opérations. Mais cela est selon moi un point marginal. Le fait est que le Hamas était depuis longtemps en position de force, et que de toutes façons, toute concession par Israel est vu comme une défaite.
Personnellement je ne suis donc pas sûr que les données du problèmes auraient changé radicalement avec une meilleure coordination.
Par rapport au Hamas, j'ai moi aussi pensé en 2005 qu'on dramatisait par calcul politique leur capacité de nuisance. Sans doute une vision rapide de la situation pourrait laisser penser que finalement « ce n'est aps si terrible que ça ». Mais l'islamisme ne se réduit pas à sa composante terroriste type Al-Qaida. Ce que le Hamas construit patiemment depuis des années ne ressemblera sans doute pas à l'Afghanistant des Talibans : l'existence d'une intelligentsia, la forte médiatisation de la région, limiteront sans doute une dérive trop caricaturale.
Ceci étant, l'islamisme politique n'en obstrue pas moins toute perspective d'évolution : évolution de la societé civile (et développement économique), aspiration à la paix. Ce que le Hamas est en train de construire, c'est l'assurance « toutes choses égales par ailleurs » de ne voir aucune paix, même froide, émerger pour plusieurs générations : l'éducation à la haine (taper donc « farfour » sur youtube, c'est instructif), le soutien de l'Iran, le refus idéologique de reconnaitre Israel, le lancement systématique de roquettes sur Israel (alors qu'il n'y a aucun contentieux territorial de ce coté, à moins qu'on ne souhaite détruite Israel ! ) sont en train de créer un pôle d'arriération, alors que la Palestine était plutôt en avance sur pas mal de ses voisins. Comment expliquer qu'au lieu de profiter de leur totale autonomie sur ce territoire, et le développer, « pour montrer ce dont ils sont capables », le leadership du Hamas n'ait pour seul objectif le conflit armé, encore et toujours ? N'y a t il pas plus urgent à faire pour sa population que de passer des milliers d'armes et de roquettes, d'armer tous les jours des terroristes pour se faire sauter à Erez ?
Pour en revenir à la situation politique israélienne, je dirais que ces colonies sont un exemple typique de la paralysie du système israélien : ds les années 70 (et jusqu'au milieu des années 80) certains grands blocs de colonie ont été construits (au passage légalement, c'est à dire que les cas de spoliation de proprieté palestinienne sont extremememnt rares) car finalement tout le monde y trouvait son compte : les religieux mystiques retrouvaient le berceau d'Israel, et l'état major militaire sécurisait par ces avant postes l'intérieur d'Israel. Mais depuis, cette expansion n'a pas cessé. Mais ce qui est cocasse, c'est ce que cette dernière n'a jamais été voulue ni planifiée par le pouvoir politique. Elle est le résultat de ce système de coalition propre à la politique israélienne qui oblige systématiquement à des alliances a priori contre nature afin de sauver son gouvernement.
Ce que je veux dire c'est que depuis les années 90, ces nouvelles colonies sont essentiellement motivées par de petits groupes minoritaires surfant habilement sur les divisions politiques. Ces constructions étant la majeure partie du temps légale, il aurait fallu un courage politique pr empêcher cela qu'aucun dirigeant israélien n'a eu.
Mais, et cela sera un désaccord majeur entre nous, je pense que ces colonies ont un fort impact émotionnel (rien que le mot de « colonie »), mais que l'impact sur le processus de paix est mince.
In fine, il n'y a pas de contentieux territorial sur le devenir des colonies. Depuis Camp David, tout le monde sait où seront les frontières. Barak avait proposé l'échange des principales colonies contre des terres actuellement en Israel (à un ratio de 1km^2 de colonie contre 3 en Israel si ma mémoire est bonne) : cela se fera ainsi, tout le monde l'a accepté. A l'exception de Jerusalem (et encore), il n'y a pas de contentieux territorial. Les postes les plus avancés seront démantelés.
Quant M Haski parle de 200 000 colons, il pourrait préciser en effet qu'une majorité d'entre eux se situent ds qqs gds blocs qui sont de fait la banlieue de Jerusalem.
Bref, si ces colonies ont un fort impact symbolique, chacun sait lesquelles seront détruites et lesquelles seront échangées. Donc je ne pense pas qu'on puisse dire qu'elles sont un obstacle majeure à la concrétisation d'un accord.
70% des gens en Israel sont d'accord sur cette vision à long terme. La question c'est plutot de se demander ce qu'il faut céder maintenant et quelle assurance on obtient en retour. C'est ça le « core issue » coté israélien, pas le démantèlement des colonies. C'est là desuss que les avis divergent essentiellement. Faut il tout donner et espérer que la Paix et l'Amour vont apparaitre miraculeusement ? Mais sinon, comment donner son feu vert à la création d'un Etat sur lequel Abbas n'aura aucun controle et qui mettra des bailleurs de fond du terrorisme (Hamas, Iran) à la frontière immédiate de jérusalem et de Tel-Aviv ? Mais alors si on ne donne libère pas la Cisjordanie, quel geste faire pr quand même laisser la porte ouverte aux modérés ?
Ce sont ça les vrais dilemmes ici.
à kalisher
De
05H55 | 28/11/2007 |
merci pour tous vos commentaires, très intéressants, vus de l'intérieur, toujours très calmes et explicatifs
De
08H42 | 28/11/2007 |
la propagande tente de vous rouler dans la farine
à kalisher
De
08H41 | 28/11/2007 |
dans ce discours aux aspects raisonnables émerge toute l'hypocrisie.
« les colonies ont un impact symbolique »
menteur.
le symboles ce sont les 580 check-points qui empêchent les déplacments, ce sont les routes réservées aux colons, ce sont les terres et les puits volés, les personnes empêchées de se rendre dans des hôpitaux,dans leurs champs, à l'école.
vous êtes un propagandiste sionniste, une honte de l'humanité
à kalisher
De
08H44 | 28/11/2007 |
AUCUNE COLONIE N'EST LEGALE AU REGARD DU DROIT INTERNATIONAL
vous êtes un menteur
à kalisher
De
19H45 | 30/11/2007 |
CHER Kalischer
Les Arabes ont pratiqué l'art de la ruse et de la fourberie dans les négociations pendant plus de 2000 ans. Ils possèdent en outre une maîtrise parfaite des mots et des mines inépuisables de patience. Les Israéliens (et les Occidentaux en général) en revanche, désirent des résultats rapides et concrets. Dans cette partie du monde, cela ne marche pas : l'impatient est toujours le perdant.
La paix, même signée sur le « papier », ne serait pas si évidente à se voir traduire dans les faits sur le terrain. Les efforts des israéliens pour une cohabitation et l'espérance d'une issue à ce conflit ne résident pas uniquement en un chèque aussi important soit-il. L'espérance réside, et nous le savons bien, en un changement de perspective dans le monde arabe et sur un regard nouveau sur Israël.
Ftouh Souhail de Tunis,
Ami du Peuple juif
souhailftouh@hotmail.com
De
12H44 | 27/11/2007 |
VOUI VOUI, merci Georges on y croit (sic) ! ET SURTOUT pense à te casser à la fin de ton mandat !
http://www.travailleravecdescons.com
Kerku
De grabouillie
13H30 | 27/11/2007 |
Monsieur Bush cherche une petite sortie honorable pour sa fin de mandat…..quelque chose qui fasse moins tache que la guerre en Irak…….pessimiste vous avez dit ? oui.
De
13H48 | 27/11/2007 |
C'est le Nième réunion inutile (j'aurais préféré une réunion Typerware)…
Ce que m'amuse c'est de voir jusqu'où nos dirigeants arabes vont baisser leurs pantalons !
Oussama (Zürich)
De
14H02 | 27/11/2007 |
Zürich ? Vous êtes sûr… ? ? ?
De
16H09 | 27/11/2007 |
Rassurez-vous, mon interrogation portait sur le fond de votre argumentation, peu conforme à la modération généralement d'usage en la douce Helvétie, et pas le moins du monde sur votre prénom, quelle que soit la notoriété qu'il ait pu acquérir ces dernières années pour des raisons indépendantes de votre volonté.
De
16H31 | 27/11/2007 |
Vous essayez de trouver une belle sortie, mais c'est raté ! Vous aviez pu commenter directement mes propos et pas où je suis par rapport à mon prénom ! Rassurez-vous, je suis aussi Français, le franc-parler je l'ai appris à Paris et je ne le change pour rien au monde…
Oussama (Zürich)
De
13H56 | 27/11/2007 |
l'argument sécuritaire d'Israel….
c'est ce que l'on nous répète tout le temps.
est-il fondé ? sans doute, OUI. Mais d'ici à le prendre comme le seul argument qui vale, il y a un pas à ne pas franchir.
car il faut se demander, à la base, pourquoi la sécurité d'Israel est menacée ? n'est ce pas faute de conclure un accord de paix, et de se retirer des territoires occupées, et de cesser les assasinats, incursions, invasions et autres opérations de démantellement de tout accord de paix ?
Le seul moyen efficace de combattre Hamas et Iran, et d'arrêter les atteintes à la sécurité d'Israel est qu'Isarel arrête de porter atteinte à la sécurité des autres et aux décisions du Conseil de sécurité et d'arrêter de bafouer le droit international (occupation, colonies sauvages ou non, et le mur).
Qu'on ne nous parle pas du fanatisme religieux musulmans de Hamas, les fanatiques religieux juifs sont aussi légion, et même à la vice-présidence du Gouvernement.
il est impossible de traiter le problème de l'insécurité d'Israel sans traiter ses racines où Israel porte une lourde responsabilité. C'est en admettant cela, et en travaillant à une coopération constructive et négociée avec les palestiniens, que ce problème pourra être réglé un jour…. mais, y-a-t-il une vraie volonté de paix ?
De ZAD
16H00 | 27/11/2007 |
Bonjour à tous,
Sans être un spécialiste du proche-orient, car ne connaissant pas les « vrais » origines du conflit, je reste très pessimiste quand à sa résolution et cela sans même tenir compte de la politique, de ses aberrations ou de l'intervention de tiers qui viennent généralement compliquer la chose plus que ne la régler.
Je ne suis pas pessimiste sur le fait que les politiciens ne vont pas trouver un accord à terme, la « politique » est là pour cela, mais simplement que cet accord ne tiendra pas longtemps le « jugement de la rue », ne survivra pas longtemps à « la vie quotidienne ».
Nous sommes dans une situation qui dure depuis maintenant trop longtemps et ou chaque famille, de chaque camps, a un proche ou une connaissance qui fut tuer, blesser, torturer ou est prisonnier, par l'autre camps.
Chaque famille a un « compte personnel » à régler avec l'adversaire et je pense aussi que personne n'a envie d'avoir comme voisin celui qu'il considère comme l'assassin de son fils, de sa fille, de son père ou de sa mère… Des fois seul une rue, une route, un mur…sépare les deux camps.
Chacun considère, profondément, être légitime dans sa lutte et donc considère l'autre comme des assassins, des terroristes et en plus, éduque généralement sa jeunesse dans se sens.
Dans cette situation je ne vois vraiment pas comment ils pourraient cohabiter ensemble dans la sérénité et la confiance dans les années avenir, même si accord il y avait.
à ZAD
De
23H26 | 27/11/2007 |
c'est bien pour cela (manque de confiance) qu'il faut créer un état palestinien au côté de l'état israélien. Chacun son état et non un état bi-national, ce qui n'empêchera pas les palestiniens israéliens de continuer à vivre en Israël et les Israéliens, installés en Cisjordanie par ex, de continuer à vivre dans la future Palestine.
Les Français et les Allemands ont réussi à vivre en pais. Pourquoi n'en serait-il pas de même entre Israéliens et Palestiniens ? Je précise, pour les antisionistes qui viennent sur ce site, que ma phrase ne veut absolument pas comparer les Israéliens aux Allemands (nazis), c'est juste l'exemple de 2 populations ennemies devenues amies.
De ZAD
11H13 | 28/11/2007 |
Bonjour CA 23h26
Je pense qu'on ne peut pas comparer ces deux conflits, pour diverses raisons.
Premièrement par la durée. Le conflit au moyen-orient dure maintenant depuis plus de 50 ans. Plusieurs générations y participent. Par sa durée, je pense que ce conflit est entrée dans les « histoires familiales » et on peu dire que ces histoires se construisent maintenant autour et « grâce » au conflit, que cela est maintenant un élément qui entre clairement dans la construction de son identité même. Plus le conflit est long, plus on marque les histoires familiales et plus la blessures est profonde mais surtout, et c'est pour moi le plus inquiétant, inter-générationnelle.
Il suffit pour cela d'analyser nos rapports avec l'Angleterre pour ce rendre compte que la guerre de 100 ans, qui je le rappel c'est terminé en 1453….et nous sommes en 2007, a encore une incidence sur nos rapports aujourd'hui, infime c'est vrai, mais réelle, c'est incroyable je trouve.
Deuxièmement par sa nature. La seconde guerre fut un conflit « classique », dans le sens ou deux nations se sont déclarés la guerre « officiellement » et c'est deux armées de « métiers » qui se sont rencontrés sur le champs de bataille. Bien sur on peut et on a de bonne raison pour nuancer, mais dans les grandes lignes c'est un peu ça.
Au proche-orient c'est une guerre entre population, l'armée intervient mais ce n'est pas une guerre « classique », je ne crois pas, ou je ne suis pas au courant, qu'Israël ou la Palestine est « officiellement » déclaré la guerre à l'autre. C'est plutôt, à mes yeux, une série d'escarmouches, de vengeances, d'expéditions punitive, plutôt qu'une guerre « symétrique » comme on aime dire dans les états majors.
Troisièmement par sa dimension religieuse ou mystique comme je l'ai lu sur un commentaire. Car c'est aussi, ou plutôt c'est devenu, un conflit religieux et pas seulement une histoire de territoire ou d'eau.
Quatrièmement par la proximité des populations. Car pendant des centaines d'années, si ce n'est plus, elles ont vécus ensemble, mangés le même pain, fait indifféremment par des boulangers arabes ou juifs (c'est un exemple).
Puis enfin par l'intervention d'un tiers, car ce n'est pas ces deux nations qui ont choisis le découpage de leur territoire, il a était imposé par d'autre. Pour être objectif il faudrait que les tiers participant n'est aucun intérêt dans cette région (religieux, économique ou territorial) ce qui n'est pas vrai aujourd'hui, ni hier d'ailleurs.
Au travers de ces exemples on peut dire que ce n'est pas une guerre comme les autres, c'est plutôt un conflit d'usure, une guerre cachée, masquée, et ou chaque concession est impossible car elle est tout de suite considérée comme une humiliation par son propre camps.
Je ne vois vraiment pas comment ils vont faire pour régler ce conflit, vraiment pas, je suis très pessimiste sur ce point.
De
21H22 | 27/11/2007 |
L'important : la paix.
Annapolis ne fera pas la paix. Ce n'est qu'une étape de plus vers un avenir toujours aussi sombre.
Rien ne sortira de cette réunion.
Ce n'est pas en ignorant une partie des Palestiniens (Gaza) qu'on aboutira à quoi que ce soit. Cette division a été voulue, favorisée, et c'était une erreur… une de plus.
De
23H30 | 27/11/2007 |
dommage votre postà été replié par des gens barbares favorables à la guerre.
ils vont l'avoir : Israel va attaquer Gaza…
De
08H51 | 28/11/2007 |
bonjour Rue89
vous avez recruté des sinistres sionistes.
il se permet de déclarer
< certains grands blocs de colonie ont été construits (au passage légalement, c'est à dire que les cas de spoliation de proprieté palestinienne sont extremememnt rares) car finalement tout le monde y trouvait son compte : les religieux mystiques retrouvaient le berceau d'Israel, et l'état major militaire sécurisait par ces avant postes l'intérieur d'Israel>
PROPAGANDE ! les colonies TOUTES les colonies sont illégales
et je doute qu'il vive dans son « pays de rêve » caril saurait comment se passent les expulsions de Palestiniens pour créer une colonie.
De wilhemh
09H18 | 28/11/2007 |
Guy Millière résume très bien la situation dans son livre « Houdna ». Abbas, Hamas, même combat.
http://youtube.com/watch ? v=aGNBeFU-Ps4
http://www.underbahn.net/0977422461.html
De
16H01 | 28/11/2007 |
Bonjour
Articles et commentaires intéressants.
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Je ne pense pas qu'il y ait une volonté internationale pour résoudre ce conflit.
La paix au moyen orient reste une utopie.
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La situation quotidienne dans cette région est ignorée voir oubliée par la communauté internationale.
Les états unis ne sont pas porteur de message de paix, ils sont avant tout fabricant et vendeur d'armes.
Peut être que c'est une démocratie, mais quand il s'agit de leur politique étrangère, on ne peut que constater un mépris total pour la nation arabe (sa culture et sa religion)
**
Pour aller plus vite : Je ne pense pas que les américains (le gouvernement américain) sont les mieux placés pour mener une réflexion en vue des négociations pour la paix, ils ne sont pas crédibles.
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Commençons d'abord par appliquer les résolutions des nations unies.
**
Proposition : Il serait intéressant de demander à tout homme politique qui souhaite parler de ce problème israélo-palestinien d'effectuer un séjour d'une semaine avec la population palestinienne et une semaine avec la population israélienne, il serait alors autorisé de parler du sujet.
**
Mohamed ..(Madrid)
De
16H07 | 28/11/2007 |
Plus facile de faire une photo que de résoudre les difficultés accumulées depuis 60 ans : le soutien permanent d'israêl par les états-unis en armes et finance,la poursuite des implantations de colonies sur le territoire de ce qui devrait être le futur état palestinien au risque de le transformer en état« confetti »,la poursuite de l'édification du mur dit « de séparation »,le non respect systématique par israêl des résolutions de l'ONU le concernant,sans parler de l'élimination physique des opposants politiques à la statégie israêlienne..Un contentieux lourd,ancien,et qui augure mal des espoir de paix dont la région et ses peuples saoulés de guerres ont pourtant tant besoin..
De
19H41 | 30/11/2007 |
Annapolis : une Diplomatie Arabe hypocrite à la recherche de la Paix !
Ftouh Souhail de Tunis :
La Conférence d'Annapolis prend fin et elle nous révèle , une fois de plus, que lorsqu » il s'agit d'aboutir à une paix durable basée sur la reconnaissance d'un Etat juif et la garantie de sa sécurité , les responsables palestiniens « les plus courageux soient t-ils » trouveront toujours cette « paix » comme une situation embarrassante à l'heure de la vérité.
L'attitude des négociateurs palestiniens à Annapolis était si claire ; ils se sont comportés avec perfidie en donnant de jolies promesses sur l'acceptation de la solution de deux Etats qui cohabiterons ensemble .Mais en faites, ils parlent de deux futures Etats arabes et non pas d'un Etat juif et un Etat palestinien. Le refus arabe de reconnaître Israël comme un Etat juif, a dévoilé rapidement l'hypocrisie des négociateurs palestiniens qui jouent habilement la carte de ceux qui cherchent la paix !
En rentrant à Ramallah, ils trouveront, comme d'habitude, d'autres moyens subterfuges et des échappatoires pour se désengager du reste de ce qu'ils ont promis au su et au vu de la communauté internationale.
L'obstination de la délégation palestinienne à reconnaître l'identité juive de l'Etat d'Israël durant les pourparlers d'Annapolis, revient donc à réserver aux hypothétiques futures accords de 2008 (qui suivront cette Conférence) le même sort que celui des accords d'Oslo.
En refusant d'accepter Israël comme une patrie pour tous les juives, les palestiniens se sont comportés d'une façon sournoise qui a sans doute frustré les israéliens.
Les arabes recommenceront après Annapolis la même « comédie de la paix » pour prouver encore que leur signature ne valait pas le papier sur lequel elle avait été apposée et qu'on ne pouvait accorder aucune foi à leur parole. Comme pour chaque conférence qui devait lui succéder, Israël serait décontenancé en constatant que ses concessions s'étaient transformées en point de départ pour de nouvelles revendications arabes.
Dans le conflit avec les palestiniens , les traités ne seront jamais maintenus parce qu'ils sont signés par deux partis, mais dans l'application c'est Israël seule qui se trouve toujours obligé de payer le prix de ce qui a été signé. De surcroît, dans la diplomatie israélo-arabe, les deux parties ne parlent pas de la même marchandise. Les Israéliens souhaitent obtenir une paix fondée sur l'acceptation d'Israël comme État juif par le monde arabe musulman. L'objectif des palestiniens consiste à annihiler l'État juif, à le remplacer par un État arabe et à se débarrasser des Juifs.
Pour atteindre cet objectif, les palestiniens ont tenté leur chance tantôt sur le champ de bataille, tantôt sur le terrain de la diplomatie de la paix. Dans ce type de diplomatie, la règle principale est fort simple : si le vendeur sait que vous désirez acheter une certaine marchandise, il fait monter les enchères. La marchandise en question est la « paix », les palestiniens donnent l'impression qu'ils la possèdent et enflent le prix, alors qu'en réalité elle ne se trouve pas du tout entre leurs mains.
C'est là toute la philosophie de la « diplomatie de la paix », et si vous êtes suffisamment astucieux, vous pouvez vendre du vent et le faire payer cher. Les palestiniens vendent des mots, ils signent des accords et ils font le commerce de vagues promesses ; toutefois, avec les avides clients qui leur font face, ils sont assurés de recevoir de généreux acomptes. Au bazar, seul un acheteur écervelé paye pour quelque chose qu'il n'a jamais vu.
Il existe une autre règle qui s'applique aussi bien au marché qu'à la table des négociations : celui qui présente le premier ses conditions sera le perdant, car l'autre côté prépare son prochain coup en utilisant les cartes étalées par son adversaire comme nouveau point de départ.
Dans toutes ses négociations avec les Palestiniens, Israël s'est toujours précipité pour exposer sa volonté de voir établir un Etat palestinien et a été à chaque fois surpris de découvrir qu'à peine un accord « pré- conclu », il était devenu la base de revendications supplémentaires.
Il est donc facile, de saisir l'absence d'une volonté palestinienne d'accepter Israël comme un Etat juif, avant de s'aventurer dans l'arène de la diplomatie de la paix.
Et pour cela, faut t-il se souvenir de cet adage romain : « Si vous désirez la paix, préparez-vous pour la guerre ! ». Ne vous présentez jamais à la table des négociations en position de faiblesse. Votre adversaire doit toujours être assuré de votre puissance, il doit savoir que vous êtes prêt pour la guerre mieux encore que pour la paix.
Dans le contexte actuel au Moyen-Orient, à court et à moyen terme, la « paix » n'est qu'un vain mot. Israël devrait cesser d'en parler et même effacer le mot « paix » de son vocabulaire, ainsi que les expressions « le prix de la paix » ou « les territoires contre la paix ». Pendant 60 ans, les Juifs ont supplié les palestiniens de leur vendre la paix, disposés à payer n'importe quel prix. Ils n'ont rien obtenu parce que les Arabes n'ont pas de paix à vendre ; cependant, ils ont payé un prix élevé pour ce néant. Il faut être juste et reconnaître que les palestiniens n'ont jamais caché que ce qu'ils entendaient par le mot « paix » n'était qu'un cessez-le-feu provisoire !
Israël devrait déclarer ouvertement que la paix ne constitue pas une option dans le conflit israélo-arabe tant que ses voisins négocient la paix avec les armes en mains. Créant une nouvelle donne au Moyen-Orient, l'Etat d'Israël devrait forcer les arabes à demander la paix et à payer pour elle, car contrairement à ses adversaires, Israël possède la vraie marchandise de la paix. Par conséquent, lorsqu'une des parties arabes parle de paix, Israël devrait en exiger le plein tarif.
Si la Syrie désire la paix, comme elle le clame actuellement, cette paix a un prix qu'Israël doit percevoir au lieu de payer lui-même. Une fois l'équation présentée de cette façon, il apparaîtra aussitôt que la Syrie n'offre pas vraiment la paix mais cherche à améliorer sa position stratégique en vue de la prochaine guerre.
Dès aujourd'hui, Israël doit se présenter comme le côté qui réclame un paiement contre la paix. Si les Arabes veulent la paix, Israël doit fixer son prix en termes réels : s'ils parviennent à la conclusion qu'Israël est tellement puissant qu'ils ne peuvent le détruire, il sera versé. Le pouvoir de dissuasion d'Israël est donc un élément crucial de l'équation.
Par conséquent, si une conférence internationale, comme celle d'Annapolis, propose une initiative mal calculée pour fonder aussi vite un Etat palestinien ; la réponse israélienne doit être négative. Il n'y » à pas de concessions systématiques pour un Etat palestinien tant qui il y » a cette vocation essentielle pour détruire Israël .En fait , il n'y pas de pourparlers qui voudrait aboutir sur l » anéantissement de l'Etat juif .
Si le côté palestinien souhaite négocier , qu'il présente d'abord ses plans et ses idées pour la lutte contre le terrorisme .Et au cas où des propositions seraient faites, la première réaction israélienne devrait être invariablement : « Inacceptable ! Essayez de faire mieux »
Quand les Arabes auront complètement perdu l'espoir d'anéantir l'État juif, de véritables négociations pourront être entamées pour un Etat palestinien. Ce jour-là, il faudra observer les dix règles d'actions suivantes :
-Ne soyez jamais le premier à faire une suggestion à l'autre côté. Ne manifestez jamais le moindre empressement à « conclure un marché ». Laissez l'adversaire présenter ses suggestions le premier. Dans ce cas de figure, Israël ne devait pas facilite la proposition d'un futur Etat palestinien, avant de voir une vraie reconnaissance arabe qu'Israël sera pour toujours un Etat juif et seulement pour les juifs !
-Rejetez les offres, formulez toujours des objections. Utilisez l'expression : « Ce papier ne satisfait pas les exigences minimales. ».Quittez la table des négociations, même cent fois. Le client coriace obtient le meilleur prix. Ce cas de figure est valable pour les conditions sécuritaires que les palestiniens n'ont pas encore remplies. Les palestiniens devront déposer les armes avant de leur formuler une offre d'un Etat palestinien.
- Ne vous dépêchez pas de faire des contre- offres : il sera toujours temps pour cela. Laissez l'autre côté procéder à des amendements, sous la pression de votre « déception » totale. Patience et longueur de temps : voilà la clé du succès !
-Ayez votre propre plan prêt, parfaitement élaboré dans ses moindres détails, avec des lignes rouges bien définies. Toutefois, ne montrez jamais ce plan à une tierce partie car il parviendra à votre adversaire plus vite que vous ne l'imaginez. Confrontez les suggestions de l'autre côté avec votre plan.
-Ne modifiez jamais votre plan afin de couper la poire en deux. Souvenez-vous qu'il n'y a pas de « mi-chemin ». (Ce cas de figure est valable pour l'indivisibilité de Jérusalem qui est la capitale unique de l'Etat d'Israël) .L'autre côté possède également un plan directeur. Soyez prêt à quitter la table des négociations quand vous vous heurtez à l'entêtement de l'adversaire.
-Ne laissez jamais les choses dans le vague .Evitez les formulations ou idées « créatives », véritable aubaine pour vos adversaires. Souvenez-vous que les palestiniens sont passés maîtres dans l'art de tirer avantage des ressources du langage, jouer avec les mots est leur sport national. Au marché comme à la table des négociations, restez fermes et précis sur tous les points, même les plus petits.
-Gardez à l'esprit que l'autre côté tentera de vous faire tomber dans le panneau en présentant des questions essentielles comme des détails insignifiants. Considérez chaque détail comme s'il était d'une importance vitale. Ne remettez pas la résolution d'un problème à une « autre occasion », vous en sortiriez perdant. Souvenez-vous que votre adversaire n'est que trop heureux de trouver un motif pour ne pas honorer ses engagements.
-Les émotions n'ont leur place ni au marché ni à la table des négociations. Amabilités, poignées de mains, embrassades et accolades ne doivent pas être interprétées comme des gestes d'un quelconque changement de l'attitude palestinienne.
-N'ajoutez aucune foi aux promesses perfides des palestiniens. Vous avez en Israël tous fait pour avancer les questions négociées. Ne vous laissez pas tenter par des paroles ou des gestes uniquement parce qu'on vous a dit que les palestiniens veulent vraiment une paix durable et globale. Si le côté arabe découvre que vous êtes sur le point de faire plus de concessions, il en profitera pour demander plus.
-Souvenez-vous que l'objectif des négociations est d'en tirer profit. Vous devez vous efforcer à obtenir le plus grand gain réel. Tout gain constitue un avantage pour l'avenir, car il y aura toujours « une autre manche ».
Ajoutez à ces dix règles une onzième :
-N'acceptez jamais de négocier avec plus d'une partie à la fois comme ça était le cas à Annapolis. Les Arabes tenteront de faire venir de nombreux participants à la table des pourparlers afin de vous mettre en position inférieure. N'acceptez même pas la présence de participants « amicaux », car cela n'existe pas. Chaque participant possède son propre ordre du jour, qui ne peut en aucun cas coïncider avec le vôtre, car il est destiné à promouvoir uniquement ses intérêts. Par conséquent, ne vous laissez surtout pas inviter à une « Conférence » organisée pour négocier tous les sujets à la fois, car vous vous retrouverez à coup sûr du côté perdant.
Les Arabes ont pratiqué l'art de la ruse et de la fourberie dans les négociations pendant plus de 2000 ans. Ils possèdent en outre une maîtrise parfaite des mots et des mines inépuisables de patience. Les Israéliens (et les Occidentaux en général) en revanche, désirent des résultats rapides et concrets. Dans cette partie du monde, cela ne marche pas : l'impatient est toujours le perdant.
La paix, même signée sur le « papier », ne serait pas si évidente à se voir traduire dans les faits sur le terrain. Les efforts des israéliens pour une cohabitation et l'espérance d'une issue à ce conflit ne résident pas uniquement en un chèque aussi important soit-il. L'espérance réside, et nous le savons bien, en un changement de perspective dans le monde arabe et sur un regard nouveau sur Israël.
Ftouh Souhail de Tunis,
Ami du Peuple juif
souhailftouh@hotmail.com
De
20H59 | 03/12/2007 |
Tout le monde parle de paix.
Personne ne parle de vol prémédité conçu dès le 19ème sècle par une minorité de sionistes.
La solution se fera dans l'histoire et la dissolution d'une entité créée par la terreur, le vol, le viol, le nettoyage ethnique se fera dans l'histoire.
Il n'y a pas de fait accompli dans l'histoire. L'Espagne a été musulmane 6 siècles durant. L'Algérie française plus d'un siècle.
Ceux qui justifient leur « retour » après disent-ils 2000 ans veulent que les palestiniens tournent la page après 60 ans ? ? ?
Au nom de quelle logique si ce n'est raciste des gens venus d'Europe s'octroient plus de droits que ceux nés en Palestine ?
Les Palestiniens finiront par retrouver toute la Palestine n'en déplaise aux sionistes qui feraient mieux, dès maintenant, d'installer leur Etat for jews-only en Alaska.
Un Etat juif et démocratique c'est une absurdité totale !