
La question n'est pas nouvelle : le livre électronique va-t-il tuer le livre papier ? Elle se pose de nouveau avec la présentation cette semaine, par Jeff Bezos du « Kindle », que le patron d'Amazon décrit, en bon marketing, comme l'équivalent de l'iPod musical pour la lecture.
Lancé à grand renfort de publicité (voir la cover de Newsweek ci-contre, ou voir la vidéo de présentation de l'engin par Amazon en cliquant ici), le Kindle permet de télécharger en wifi (contrairement au Reader de Sony qui doit être relié à un ordinateur) un livre entier à moins de dix dollars (ça se passe pour l'instant qu'aux Etats-Unis), d'en stocker jusqu'à 2000, de faire des recherches de mots ou de phrases sur tout le livre, de recevoir aussi son journal ou son blog favori, et le tout dans un confort de lecture et de navigation apparemment agréables. Francis Pisani, auteur du blog « transnet », qui l'a testé en Californie, semble ainsi séduit… D'entrée de jeu, Amazon offre un catalogue de 88000 titres, et a poussé les éditeurs américains à numériser tous leurs nouveaux livres.
S'agit-il seulement d'un beau gadget à 399 dollars opportunément lancé à la veille de Noël (Sony a déjà lancé son « Reader » à 299 dollars, moins performant semble-t-il) ? Ou bien s'agit-il réellement du début d'une révolution technologique qui, comme le mp3, va transformer tout un secteur, celui de l'édition, de la librairie, en un mot de la lecture ? Voire conduire à l'extinction de l'impression papier, comme le pronostiquent quelques gourous techno. Les avis sont partagés sur l'ampleur de cette révolution, mais personne ne prend le risque de pronostiquer l'échec de cette innovation, dont les premières tentatives, il y a une décennie, avaient pourtant échoué.
Les éditeurs français observent de loin ces évolutions. Peu d'entre eux ont encore une véritable réflexion sur le numérique, et certains ont même découvert le Kindle lorsque nous leur avons demandé leur avis. Ce n'est pas le cas de Laurent Beccaria, fondateur des éditions Les Arènes (et par ailleurs -disclaimer- actionnaire ami de Rue89), qui a depuis longtemps une réflexion sur le sujet. (Ecoutez le son.)
Pour le Pdg de Grasset, Olivier Nora, le papier restera pour de longues années encore le support privilégié de la littérature. Mais lui aussi prend acte de la technologie, même s'il reconnait que les initiatives, s'il y en a, se prendront au niveau de sa maison mère, le groupe Hachette, plutôt qu'à celui d'une PME comme Grasset. (Ecoutez le son.)
Guillaume Robert, éditeur chez Flammarion, trouve lui aussi ce projet » très intéressant » :
» il est complémentaire à l'objet livre. Autant l'E-book était un substitut, autant cette idée est un complément. D'autant qu'il exige la participation des éditeurs, apparemment. Nous n'avons encore rien décidé par rapport à cette étape, mais nous allons prendre en considération cette évolution.
Par contre, j'ai l'impression que cette idée sera un outil de travail pour les non-fiction, pas pour les romans. Ce projet touche le pratique. Un éditeur de fiction, comme moi, publiera au mieux les bonnes feuilles d'un livre, pas la totalité. La littérature pure ne me paraît pas concernée par l'idée.
Le seul danger, si on élargit le sujet et qu'on réfléchit à l'influence d'un tel projet, c'est que les écrivains en viennent à faire comme certains en musique (Radiohead par exemple) et s'auto-publient sur le Net, croyant y trouver un eldorado qui n'e serait qu'un leurre, car ça ne leur apporterait pas de visibilité. Il faudra toujours des éditeurs pour travailler un texte, le publier » .
Côté auteur, l'écrivain Ariel Kenig ( » Quitter la France » ) se montre positif et serein face à cete évolution technologique :
» La numérisation des livres est primordiale. Pour avoir téléchargé quelques classiques, j'ai été stupéfait de ce qu'elle facilitait dans une optique de recherche : détection d'occurences, relevé d'indices stylistiques, navigation accélérée à l'intérieur du texte… Et je n'ose pas imaginer, en termes d'intertextualité, ce qu'une bibliothèque numérique, intégrant au passage la production contemporaine, ouvrirait comme possibles. Pour une fois que la technologie se met au service de la littérature, je n'ai vraiment pas envie de cracher dessus.
Mais ceci pose effectivement problème, notamment dans le cas du roman. La littérature n'est ni divisible, ni » résumable » , de la même façon que les films, la musique ou le spectacle vivant ne le sont pas. Toutefois, qui s'indigne aujourd'hui du chapitrage des films en dvd ? Qui s'offusque du découpage d'un album en singles ?
Je suis le premier à regretter cette atomisation de l'art. Dans notre société liquide, nos » livres brisés » (pour reprendre Serge Doubrovsky) sont des grumeaux. Jusqu'alors, malgré les raccourcis, les citations et les pitchs, malgré sa propre fragmentation (qui n'est qu'un signe des temps), le roman demeurait une forme relativement résistante au zapping. Il est très probable qu'elle ne le soit plus. Mais peu importe. Ce n'est pas mon problème.
Je continuerai à défendre la littérature comme rempart nécessaire à la société de la vitesse et des flux. Dans la mesure des forces et des faiblesses de mon écriture, je m'évertuerai à garantir l'autonomie de mes romans, leur continuité, leur valeur » .
Le débat est lancé : vous êtes lecteur, libraire, auteur ou éditeur, comment accueillez vous ce saut du livre dans le numérique ? Etes vous prêt à lire Guerre et Paix sur un « Kindle » ou ses probables concurrents à venir ? Quel avenir pour le livre papier ? Donnez-nous votre avis.
Hubert Artus et Pierre Haski


























199
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De
16H41 | 25/11/2007 |
« S'agit-il seulement d'un beau gadget à 399 dollars (près de 600 euros) »
Tiens l'euro s'est écroulé et personne n'en a parlé
De Yaumegui_from_Paris
Sur mon fauteuil. | 17H50 | 25/11/2007 |
Allez faire de l'essence tout de suite, avec un $ aussi fort, les prix à la pompe vont exploser ! Mais que fait le gouvernement ? !
à Yaumegui_from_Paris
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 07H26 | 26/11/2007 |
Avant la revente aux pompes à essence,
le pétrole est acheté en euros et non pas en dollars.
De ce fait, il est plus stable. Et grâce à l'euro, l'augmentation
que l'on connaît actuellement est fortement limitée. Merci l'euro !
Mais quel rapport avec cet e-Book ?
De
18H50 | 25/11/2007 |
pour 600 euros, j'en aurai 3 ! !
De marabbeh
19H41 | 25/11/2007 |
2 pas plus… $399 donnent 266€ (avec 1€ = $1,50). Le journaliste a multiplié par 1,5 au lieu de diviser par 1,5.
à marabbeh
De Pierre Haski
9
Rue89 | 21H38 | 25/11/2007 |
Bon d'accord, j'ai jamais été bon en maths ! J'ai effectivement multiplié au lieu de diviser… Le lecteur aura rectifié de lui-même comme on dit !
à Pierre Haski
De Lemmy_Nothor
Penguin In Bondage | 12H25 | 26/11/2007 |
Vous êtes pas si mauvais que ça en math……..la preuve, vous avez du répondre a la question……….5+2…avant de poster votre reponse.
A moins que les journaliste de Rue 89 n'ait pas à répondre a la question de math ? ?
Je ne suis pas un automate………
à Pierre Haski
De Nonna
17H00 | 30/11/2007 |
Mon propos n'est pas de de participer à cette version virtuelle de la guerre des anciens et des modernes, mais de parler des écrivains. Pour moi, la question du support n'est pas anodine mais elle est quand même très secondaire. Plutôt que d'échanger à l'infini sur le prix de pétrole, si nous parlions plutôt des livres ? C'est un peu triste quand les pages « littéraires » des journaux (papier ou en ligne peu importe) parlent d'autre chose ou volent au secours du succès. A ce sujet j'étais très heureuse de découvrir dans le dernier « Réforme » (en ligne) la page consacrée aux livres où le critique prenait le temps de faire partager ses impressions et, à côté d'ouvrages primés (le dernier Goncourt) et de livres d'auteurs connus, il faisait de la place à un roman qui est pourtant sans doute le plus original de la rentrée : « Portrait de soulesme » d'Olivier de Pierrebourg.
à marabbeh
De
14H09 | 27/11/2007 |
Je possede un millier de livres qui occupent 4 grandes bibliothèques dans mon minuscule studio.
Je rêve donc d'avoir Kindle disponible en Europe, je l'acheterai et j'acheterai tous mes prochains livres au format numérique ! Que d'espace gagné, et que de démenagements facilités !
De
18H12 | 28/11/2007 |
je ne suis pas d'accord avec vous.
bon c'est vrai j'avoue je suis une jeune bibliothécaire, et je voue un véritable amour au livre papier.
c'est quand même beau non une bibliothèque bien fournie ?
alors que ces petits gadgets sont pas mal j'avoue, mais entre mon ipod, mon pcket pc et mon smartphone, je vais me perdre ! !
vraiment, si un tel objet se démocratise, que va devenir la petite bibliothécaire que je suis ?
je trouve que nous avons à faire à uène société de plus en plus individualiste, qui ne sort plus de chez elle, c'est bien dommage.
De Marine 2012
Hymen troué par neuf hymen refait à... | 00H41 | 26/11/2007 |
La mort du livre papier ? Qui s'en plaindrait ? Ce sont les arbres qui vont être contents. Et puis les lecteurs car les livres au format électronique (PDF, CHM, HTML) sont moins chers (quand ils sont payants), ils ne se dégradent pas au fil du temps, ils sont copiables (ordinateur de bureau au travail, laptop à la maison, etc…), pas besoin de les transporter sous le bras dans les transports en commun, ils tiennent sur une clé USB (50 grammes au lieu de 3 kg), et puis ils sont livrés instantanéments en téléchargement immédiat (au lieu d'attendre une à deux semaines).
Voici un site qui propose des livres aux formats papier et électronique : http://www.oreilly.fr/catalogue/284177340X - Ma dernière commande au format papier remonte à 2006. Depuis je favorise le format électronique. Je commence à me monter ma petite bibliothèque électronique : -)
Le livre au format papier est mort, vive le livre 2.0 !
à Marine 2012
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 02H59 | 26/11/2007 |
Un livre sur papier n'a plus sa place depuis des années que dans un Musée du livre, avec les incunables… Il va durer comme objet d'art, mais pour transmettre un contenu… ridicule. Vous vous voyez répondre à ce commentaire par une lettre… ? : -))
http://nouvellesociete.org/703.html
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 14H47 | 26/11/2007 |
Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour ces facéties honteuses et qui ne faisaient rire que moi ! Il est possible que vous n'ayez pas rencontré ma toute première réaction éméchée. Vous envisagiez que l'on réponde à votre commentaire par une letttre. J'avais réagi par un « X » à savoir la première et seule « lettre » qui me venait à l'esprit. J'ai constaté depuis que le service de nettoyage avait fait son œuvre ce dont je le remercie et ce qui me rassure. La honte !
à Claude PELLETIER
De Marine 2012
Hymen troué par neuf hymen refait à... | 16H29 | 26/11/2007 |
Transmission de pensée ? Quand le mec a dit qu'il n'imaginait pas répondre à ce message par une lettre, j'ai tout de suite pensé répondre par la lettre « Y » (Yes).
à pierrejcallard
De
00H49 | 27/11/2007 |
Ami des ordinateurs et des nouvelles technologies sortez un peu la tête de votre écran plasma et allez faire un tour au salon du livre de Montreuil cette semaine, vous constaterez la superiorité du papier sur votre barda electronique…
bon courage
De
13H16 | 27/11/2007 |
Bien vrai longue vie à ce salon !
à pierrejcallard
De
13H14 | 27/11/2007 |
SANS COMMENTAIRE
à pierrejcallard
De
09H47 | 28/11/2007 |
Un livre sur papier n'a plus sa place depuis des années que dans un Musée du livre, avec les incunables… Il va durer comme objet d'art, mais pour transmettre un contenu… ridicule. Vous vous voyez répondre à ce commentaire par une lettre… ? : -))
http://nouvellesociete.org/703.html
Pierre JC Allard
reponse
bien sur…
tout le monde a cet argent pour lire un livre en mode multimedia. de plus lire en multimedia est une autre facon de lecture.
enfin , pourquoi pas bruler les bibliotheques , l acces a tous a la culture
rien de tel le contact du livre , et le prix est nettement plus raisonnable et plus ecologique
vive le modele americain, le livre n a plus sa place dans ce mode de societe - voyant les incultes (demander a un americain ou se trouve la france…)
mais votre produit est fait avec quelle matiere du petrole - ca brule bien, le petrole, plus que du papier. bientot au prix du petrole c est cet objet qui sera dans un musee…
à Marine 2012
De
05H41 | 26/11/2007 |
Un livre fait de papier, c'est aussi une couverture, une odeur, une texture … Tout un univers intime, un rapport charnel, relation sensuelle, au texte et à la pensée d'autrui, que la lecture sur écran n'offrent pas.
Il me semble qu'on ne s'approprie pas un document word etc… comme une feuille en main.
On objectera que l'intimité se reporte sur le support ipod ou kindle. Chacun aura son Kindle…
Il y a néanmoins une différence : le kindle est sur-narcissisant… Moi, moi et moi avec mon cellulaire, mon ipod, mon kindle… tous ces prolongements de moi-même, après ma voiture, ma télé, ma maison, ma femme et mes enfants…
Comment expliquer une intuition imprécise ?
Le texte téléchargé comme le morceau musical, devient un parfait objet. Une sorte d'inversion s'opère : là où le livre est objet et son contenu de l'esprit, là où il y a l'investissement affectif se réalise de manière équilibrée entre le support et le contenu, avec kindle, l'appareil devient hyper-affectif, surinvesti, et le contenu perd de ses humeurs, froid, investissable. Morceau. Partie. Légo. Vide.. Fini les passages que je souligne entre la poire et le chocolat, la goutte de café sur la page écornée et mille fois relue. Il n'y a aucune trace sur l'écran des émotions que j'ai ressenties en lisant ce texte, pas même de dates, encore moins de dédicaces…
La pensée d'autrui devient un pur objet. Réifiée. Et non pas une matière vivante réinséminée de mes propres fantasmes. Ce sont des phrases comme des tranches de gigot froid. Morceaux désarticulés qu'on articule soi plutôt que le monde d'autrui à prendre et à plonger. Je ne sais pas.
Le livre lui est la proposition déclinée par autrui. Quand je lis un livre sur papier, je sors de moi-même… j'habite ailleurs.
Difficile à expliquer.
Conclusion : oui lire un article, voire un dossier de 6 pages sur kindle ok, mais difficilement tout un roman comme le souligne Guillaume Robert dans le papier.
De Marine 2012
Hymen troué par neuf hymen refait à... | 16H32 | 26/11/2007 |
Je vois que Monsieur est un intellectuel de gauche. Malheureusement je n'ai jamais eu de relation d'amour platonique avec aucun livre, je ne peux donc pas y comprendre grand chose. Je n'ai jamais renversé de café sur les pages d'un livre, je n'ai jamais non plus relu un livre.
Pour moi un livre n'est qu'un moyen de transmission de connaissances. De même que la disquette 3¼ a été remplacée par la clé USB, j'ai remplacé le livre papier par le livre électronique, sans aucun sentiment de culpabilité.
Chapeau, sinon, pour la qualité de votre texte. Je n'apprécie pas la prose car je n'apprécie pas l'art mais je reconnais que pour la masturbation intellectuelle vous avez un certain don.
à Marine 2012
De
16H55 | 26/11/2007 |
Faites gaffe, Marinette, « de gauche » est inutile, ici ! Savez-vous qu'il existe des intellectuels de droite ? Et que nombre d'entre eux (sans doute fort conservateurs), renâclent à l'idée d'abandonner leurs chers volumes reliés ?
Il y en a, il faut vraiment tout leur apprendre…
Irène Delse
http://www.irenedelse.com
De Marine 2012
Hymen troué par neuf hymen refait à... | 19H34 | 26/11/2007 |
« Savez-vous qu'il existe des intellectuels de droite »
Non, ça n'existe pas. D'ailleurs le terme « intellectuel de droite » est un oxymore. Demandez sur Rue 89 ou sur le forum de Libé si ça existe un « intellectuel de droite », ils vont vous dire que les gens intelligents sont tous de gauche et qu'à droite ce sont tous des abrutis et des incultes.
à Marine 2012
De
19H46 | 26/11/2007 |
Ben regardez l'Académie française, rigolez un bon coup et puis jugez vous-même si un intellectuel de droite ça existe ! lol
Hélène, je m'appelle Hélène…
à Marine 2012
De
22H00 | 26/11/2007 |
Ma pauvre… la parano vous a envahi…
à Marine 2012
De A.A.A
02H27 | 27/11/2007 |
En même temps, vous ne faites rien pour prouver le contraire….
(traiter de salaud d'intellectuel de gauche un type qui explique aimer le papier ne me rassure pas sur les ressources intellectuelles de la droite)
à Marine 2012
De
22H32 | 27/11/2007 |
Marine, vous me terrifiez,
chacun de vos commentaires que ce soit sur ce sujet ou sur un autre (le banlieues) empeste le mépris et l'agressivité à plein nez…
De Grégory
12H33 | 26/11/2007 |
Il y avait déjà des gens pour dire la même chose des lettres écrites par opposition aux emails il y a quinze ans.
Quand j'y pense, j'en ris encore…
De
14H35 | 26/11/2007 |
Je propose qu'on revienne aux inscriptions sur pierre !
Ca n'a rien de sur-narcissisant : « moi et mon livre, moi et ma bibliothèque, moi et ma charrette… », avec la pierre, c'est fini tout ça !
Tout les passants pourront lire la stèle. Ca n'a rien d'une propriété privée.
Comme la goutte de café sur la page, ce sera la goutte d'urine d'un promeneur de passage. C'est un détail qui a un certain charme, vous ne trouvez pas ? ; )
Quand je lis un texte sur un stèle, je serais sur d'être hors de chez moi, à moins que je me suis amusé à déplacer un bloc de 2 tonnes à la maison…
Allez ! Back to the trees ! ! !
De
16H47 | 27/11/2007 |
Stèles.
Victor Segalen.
Bonne lecture.
De
00H44 | 28/11/2007 |
Je suis le CA à qui vous avez répondu.
Le texte intégral est sur le web et le graphisme du site est plutôt joli : http://www.steles.net/
Merci bien pour la référence ! : )