
Surfant sur la vague croissante des manifestations étudiantes, le collectif Sauvons la recherche et l'équipe de L'Autre campagne diffusent depuis deux semaines, au fil des AG, des cinés débat et sur internet, le film : « Universités, le grand soir ».
Fort du succès remporté par son documentaire « Réfutations » lors de la présidentielle, le réalisateur Thomas Lacoste a conçu, avec Georges Debrégeas, physicien au CNRS et vice-président de Sauvons la recherche, ce nouvel opus qui rassemble dix intellectuels pour éclairer le débat sur l'université. L'idée : confronter la parole du pouvoir, souvent celle de Sarkozy, à celle du savoir.
Thomas Lacoste, le réalisateur, et Georges Debrégeas, le chercheur, reviennent pour Rue89 sur leur documentaire.
Comment est né « Universités, le grand soir ? “
Thomas Lacoste. Ce documentaire constitue véritablement le premier opus de ‘Réfutations’. Il s'inscrit ainsi dans la continuité d'une longue série à venir. Les futurs chantiers de l'ère Sarkozy, tels que l'immigration, le travail ou la culture, vont être soumis au regard d'experts par l'équipe de L'autre campagne. Notre souhait est de renouer avec la tradition du cinéma documentaire réflexif délaissé par les médias français.
La décision de nous attaquer à la réforme des universités est apparue assez rapidement. Dès juillet, alors que la loi était en discussion, nous avons réalisé et diffusé une version courte de ce documentaire : ‘Universités en danger’.
L'enjeu de la loi Pécresse est l'accès démocratique au savoir. Un thème fortement symbolique et facilement incompréhensible. Nous nous devions de proposer une contre-expertise au discours développé par le gouvernement et relayé par les médias. Avec Sauvons la recherche ! nous avons donc mobilisé les dix intervenants du film pour qu'ils nous apportent leurs regards éclairés et acérés sur cette réforme.
Quel rôle voulez-vous faire jouer à ce documentaire dans le mouvement étudiant ?
Georges Debrégeas. La vidéo a un effet d'entraînement plus fort que le texte. Ce film doit être projeté en assemblée générale pour susciter de façon cohérente et pédagogique le questionnement au sujet de cette réforme. En ce sens, ce film est conçu aussi bien pour donner des arguments solides aux convaincus des méfaits de la réforme que pour questionner ceux acquis aux orientations de la loi Pécresse.
Thomas Lacoste. Ce documentaire doit effectivement trouver sa place dans les universités. Mais comme tous les épisodes de ‘Réfutations’, il est destiné à l'ensemble des Français. J'ai très envie de passer les portes des campus avec ce film pour le proposer à différents espaces militants, culturels ou intellectuels. Il est aussi consultable à l'envie sur internet. Le principe phare de tous ces films restant le libre accès au plus grand nombre.
A ce sujet, l'équipe de L'autre campagne et de Sauvons la recherche auraient-elles eu un présage sur l'actuel mouvement étudiant ?
Thomas Lacoste. Pour ne rien vous cachez, nous l'appelions de nos vœux ! Georges Debrégeas. A Sauvons la recherche, nous avons surtout voulu anticiper ce discours très unanimiste que nous sert actuellement le gouvernement au sujet de la réforme. Sous l'apparence de l'évidence et du pragmatisme par le biais des thèmes qu'ils abordent, les propos tenus par les promoteurs de la loi doivent être réinterrogés.
Le mouvement étudiant reste très politisé, ne pensez-vous pas que la réforme est un prétexte pour manifester un rejet de Sarkozy ?
Georges Debrégeas. Mais les étudiants n'ont pas à s'en défendre ! Nous avons dans nos universités une génération d'étudiants très politisée et mobilisée. Beaucoup d'entre eux ont fait leurs premières armes contre la loi Fillon lorsqu'ils étaient lycéens. Les jeunes manifestants contre la loi Pécresse ne supportent pas l'idée de voir disparaître la démocratisation de l'enseignement supérieur qui a hissé nombre d'entre eux des milieux populaires ou modestes vers des professions parfois inespérées. Actons que ce mouvement soit politique et guidons enfin l'attention du public vers un réel débat de fond. Les vraies questions à se poser sont : qu'est-ce que le savoir ? De quelles universités rêve-t-on ? Thomas Lacoste. Avec ‘Réfutations’, nous tenons à combattre ce genre de détournement de débat. Je suis scandalisé par le traitement de cette réforme par certains journalistes et éditorialistes. En restant centré sur l'angle politique ou sur les problèmes de blocage des facs, les médias refusent au grand public une information de haut niveau. On est en train d'encadrer les comportements et les idées.
Cette toile de fond médiatique mène aussi à des propos délirants. Pour ne citer que cet exemple, je suis outré par le témoignage du Président de l'université Paris X, qui a assimilé, sur l'antenne de France culture, les étudiants bloqueurs à des milices nazies…
Nous entendons souvent dans les AG que les étudiants déplorent le manque de soutien de leurs enseignants…
Georges Debégeas. La mobilisation des étudiants palie effectivement la fatigue et le défaitisme des enseignants-chercheurs. Un certain désarroi existe parmi ces derniers, épuisés par vingt ans de réformes successives. La plupart d'entre nous ne cherchons malheureusement plus à inverser la tendance mais à sauver les meubles. C'est une erreur, rien n'est perdu. Pour ma part, je suis pour que les chercheurs participent aux AG.
Thomas Lacoste. Ce documentaire vise justement à amener des chercheurs renommés et spécialistes des questions que l'on se pose dans les endroits où on les voit peu. Il est difficile de réunir plusieurs sommités comme ce film le propose.
Les dix intervenants du film sont-ils représentatifs du discours de leurs pairs ?
Georges Debrégeas. Différents courants siègent évidemment au sein de la collectivité des chercheurs et enseignants-chercheurs. Néanmoins, ‘Universités, le grand soir’ montre qu'il existe une frange du corps universitaire frustrée par les conditions et les moyens qui leur sont alloués pour mener à bien leur mission. La grande part d'entre eux sont acquis à l'idée de réformer l'université mais pas de cette manière.
Dans le documentaire, vous semblez opposer ‘démocratisation’ et ‘professionnalisation’ des universités. En quoi est-ce incompatible ?
Georges Debrégeas. L'université française a connu un gonflement de ses effectifs estudiantins durant les années 1990. Lors de cette deuxième massification, l'université a absorbé les bacheliers issus des classes moyennes et populaires. La professionnalisation qu'on nous propose est guidée par l'idée que l'enseignement général dispensé par l'université française n'est pas utile pour ceux qui ne viennent pas du ‘gratin’. L'université a toutefois joué un grand rôle dans le combat contre les inégalités sociales. C'est pourquoi il faut continuer à promouvoir sa démocratisation aux dépens de sa professionnalisation.
Hormis Eric Herbert, le post-doctorant qui intervient au sujet du recrutement des futurs chercheurs et enseignants, le grand absent du documentaire n'est-il pas l'étudiant ?
Georges Debrégeas. Nous nous sommes évidemment questionnés à ce sujet. Nous voulions donner la parole à des experts. Nous tenions à ce qu'ils exposent des réflexions poussées et entamées de longues dates sur les grands enjeux que doit surmonter l'université française. La vie universitaire moyenne d'un étudiant est relativement courte. Il est de ce fait très difficile pour lui de s'exprimer sur un sujet aussi technique.
Thomas Lacoste. Nous ne pouvions pas non plus nous attaquer au thème des conditions de vie, de logement, de précarité des étudiants. Ce dernier constitue malheureusement un sujet de documentaire à part entière …
► ‘Universités, le grand soir’ est visible sur le site de l'Autre campagne.
► Le film sera projeté à l'Université Paris XIII Villetaneuse, le lundi 26 novembre à 12h00 à l'Amphi 4. Université Paris XIII, 99 Avenue Jean-Baptiste Clément 93430 Villetaneuse.
























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De
21H24 | 24/11/2007 |
J'ai visualisé les vidéos du site. Une vraie propagande pas plus. Tous les ingrédients d'une manipulation par l'image sans rentrer dans le détail des choses.
De Stepbystep
00H26 | 25/11/2007 |
Le propos du film est certes orienté mais il fait découvrir au grand public quelques vérités sur le monde universitaire.
Le recrutement, la multiplication des CDD, post-docs et autres contrats courts, la collaboration déjà existante avec les grandes entreprises. Docteur moi-même, je suis passé par là … et tout ce qui est dit est vrai (du moins sur ces points).
Il met aussi le doigt sur le changement de rôle de l'université. Il nous éclaire sur le pourquoi du malaise … donc c'est pas mal du tout.
Après, chacun crachera sur ce film selon ses convictions politiques personelles.
à Stepbystep
De Jess Feuillie
éudiant | 22H40 | 25/11/2007 |
Les CDD, c'est comme partout ailleurs. Je travaille (ts les week end acoté de mes atudes depuis 5 ans deux fois 12 heures)avec des femmes de 50 ans courbées par la vie à l'usine, qui sont en contrat intérim depuis parfois 10 ans. Ou sont les chercheurs pour le dénoncer ? Ne sont ils pas au contraire les promoteurs du nouveau monde : ils expliquent les nécessités de moderniser l'Etat porvidence de 1945 autour de lidée de flexsécurité (dérégulation contre formation continue), ce avec quoi l'on ne peut quetre daccord. Les institutions doivent sadapter, comme par exemple lage de la retraite quii doit reculer a mesure que lespérance de vie s'allonge (en plus du degré de pénibilité inclu). On peut dc se demander si la peur des chercheurs n'est pas avant liée avant tout a ce mot qui fait si peur, leur intérét personnel ! ! ! Et si les chercheurs devaient s'adapter eux aussi, affronter la ccrce de leur pair, produire du résultat… ? ? ? ? Attention, je ne dis pas qu'ils ne font rien, bien loin de moi ce préjugé contre ces intellectuels que j'admire ts les jours. Je dis simplement, ou plutot je me demande si le refus catégorique de certains des enseignants n'est pas lié au risque qu'introduit la rééforme pour leur propre position actuelle, souvent avantageuse (peu de compte a rendre, recrutement par piston…)
De ART MONIKA
00H58 | 25/11/2007 |
- Nous sommes quelques-uns, adhérents à SLR, à trouver effectivement que ce film est utile mais non dénué de défauts ; -) sur lesquels, par solidarité, je ne m'étendrai pas. Je vais copier ici un message que j'ai écrit dans une tribune d'à côté.
- Disons d'abord que certains chercheurs, enseignants-chercheurs, étudiants et personnels souhaitent une réforme profonde de la recherche et de l'université et ont des idées pour le faire. Nous savons depuis longtemps que le système présente de gros défauts. Mais le dispositif pensé par le Gouvernement, sur la base de projets depuis quelques années dans les tiroirs, va aggraver la situation au lieu de l'améliorer.
- Reconnaissons (pour répondre à un courrier juste et véhément sur ce site) que certains chercheurs, enseignants chercheurs et étudiants se mobilisent, mais que - comme souvent - nombreux restent silencieux, voire profitent des changements pour mieux avancer leurs pions. Dans mon Université, nous sommes très peu à être mobilisés et les statuts de la Loi sont déjà en train d'être appliqués.
- L'opposition entre recherche fondamentale et appliquée est valide dans certaines disciplines, moins dans d'autres. Travaillant sur les dysfonctionnements cognitifs, donc en prise direct avec les personnes souffrantes et le monde médical, je me refuse à opposer « appliquée » et « fondamentale ». Dans ma discipline, et je le regrette, l'optique « appliquée » a été durant longtemps refusée par le CNRS, ce qui a eu des effets négatifs sur les connaissances… et, de façon accessoire, sur ma « carrière ». Les chercheurs « fondamentalistes » qui prennent la pathologie comme un analyseur pour valider leurs « modèles » ont produit un savoir figé et contestable, alors que l'articulation entre les cliniciens et les chercheurs permet de faire avancer plus vite, plus humainement, et aussi plus humblement, le savoir.
- Cela étant dit, la « Loi Pécresse » sur les Universités est très contestable car elle s'inscrit dans un dispositif de démantèlement de la recherche en France, sous un pilotage politique exclusif qui s'attaque à ce qui devrait être l'apanage de nos métiers : l'indépendance de la pensée et de l'action. En tant que chercheurs, nous avons des comptes à rendre, nous sommes évalués par des Commissions d'élus : c'est plus que normal. Mais cela ne doit pas être fait sur des critères imposés par le politique et par des gens nommés par lui.
- Le démantèlement à visée politique réalisé par le Gouvernement actuel s'appuie sur (a) la mise en application de la loi LRU (qui donne tous les pouvoirs aux présidents d'université au détriment de la collégialité), (b) la montée en puissance de l'Agence Nationale de la Recherche (dont les membres sont nommés et non élus)qui va sélectionner et financer certains sujets de recherche ,(c) la mise en place de l'AERES (Agence d'évaluation de l'enseignement et de la recherche, dont les membres sont nommés et non élus) qui va évaluer les personnes et les équipes et (d) la suppression du CNRS dont les moyens diminuent au fur et à mesure que ceux de l'ANR augmentent.
==) Somme toute, la recherche va être quasiment guidée par les politiques qui, s'appuyant sur des relais choisis par eux et non élus par la Communauté, vont privilégier des thèmes, des approches, des secteurs. Comme si cela était de leur ressort.
- Ce qui est privilégié au plan des emplois, c'est évidemment les CDD puisqu'il faut diminuer le nombre de salariés statutaires du Service public. Donc, on ne crée pas de postes, mais des emplois précaires. Le CNRS ne recrutera plus ; dans les Universités, le Président sera habilité à créer des CDD pour des personnes de haut grade ; et les ANR permettent déjà de rétribuer des vacataires. Le système est donc très bien verrouillé, et n'offre plus guère de perspectives aux jeunes, qui se détournent déjà depuis plusieurs années de la recherche en France (et pour cause ! )
De
21H48 | 24/11/2007 |
ils font pitie les etudiants ! ! ! ils peuvent aller se coucher ok ! ! on s'en brl de leur etats d'ames si ils sont pas contents qu'ils aillent voir dans les autres pays : les frontieres sont ouvertes en europe ! chose que nous n'avions pas ds les annees 80 !
De
11H58 | 26/11/2007 |
alors toi t'es constructif
De Rascadillac
22H06 | 26/11/2007 |
« dans les autres pays » « paraît même qu'ils vendent des cerveaux, tu devrais aller y faire un tour …. ?
De
22H22 | 24/11/2007 |
Mes universités,
C'était pas Jussieu, c'était pas Censier, c'était pas Nanterre
Mes universités
C'était le pavé, le pavé d'Paris, le Paris d'la guerre
On parlait peu d'marxisme
Encore moins d'maoïsme
Le seul système, c'était le système D
D comme débrouille-toi
D comme démerde-toi
Pour trouver d'quoi
Bouffer et t'réchauffer
Mes universités
C'était pas la peine d'être bachelier
Pour pouvoir y entrer
Mes universités
T'avais pas d'diplômes
Mais t'étais un homme
Quand tu en sortais
Nous quand on contestait
C'était contre les casqués
Qui défilaient sur nos Champs-Elysées
Quand on écoutait Londres
Dans nos planques sur les ondes
C'était pas les Beatles qui nous parlaient.
Mes universités,
C'était pas Jussieu, c'était pas Censier, c'était pas Nanterre
Mes universités
C'était le pavé, le pavé d'Paris, le Paris d'la guerre
Pourtant on tenait l'coup
Bien des fois entre nous
On rigolait comme avant ou après
Mais quand ça tournait mal
Fallait garder l'moral
Car y avait pas de came pour oublier
Mes universités
C'était mes vingt ans pas toujours marrants,
Mais c'était l'bon temps
Mes universités
Si j'en ai bavé je m'f'rais pas prier
Pour y retourner
Bien sûr l'monde a changé
Tout ça c'est du passé
Mais ce passé faut pas vous étonner
Il est tellement présent
Qu'on n'comprend plus maint'nant
C'qui n'tourne plus rond dans vos universités.
Philippe Clay
De
22H34 | 24/11/2007 |
Merci internaute pour la chanson de Philippe Clay.
Dommage même sur France Inter on ne l'entend pas.
Sophie
De Maria Rosa
22H56 | 24/11/2007 |
Ils ont bien raison de refuser la privatisation de l'université, car l'argent ou le profit sont de très mauvais régulateurs dans ce domaine, comme dans celui de la recherche et de la santé. Les études les plus rentables, les recherches les plus rentables, les maladies les plus rentables … il faut vraiment être aveugle pour ne pas se rendre compte du danger que cela représente ! Aller à l'étranger, oui, pour voir des étudiants qui doivent payer des droits énormes pour lesquels ils s'endettent pendant très longtemps, à moins d'être « fils de … », pour voir aussi, à coté des universités d'élite, des universités très pauvres, pour les pauvres, etc…
à Maria Rosa
De Jess Feuillie
éudiant | 17H51 | 25/11/2007 |
- Je ne comprends pas pourquoi certains font l'amalgame entre privatisation et autonomisation. Une fac privatisée serait dirigée par, par exemple, un patron d'entreprise qui aurait tt pouvoir sur le contenu des programmes. Est ce que prévoit la loi ? Pourquoi carricaturer ainsi ?
- La question est celle des moyens de financement de la recherche. L'Etat ne se désengagera pas, on le sait. Le chercheur est libre de mener sa recherche comme il l'entend. S'il a recours a des fonds privés, j'imagine qu'il se posera des questions sur ces riques. Est ce que recourrir aux fonds privés implique une instrumentalisation de la recherche. Un journal comme le Monde, ou meme le Figaro, ou meme Télérama sont aux mains de puissants. Ont-ils fait de ces papiers des armes de communication ?
- La socio, la philo, les sciences humaines et sociales ont elles disparu des pays ou les fonds privés existent ? Les prix nobels ont ils disparu de ces pays (presque tous) ?
- Notre systeme fonctionne til bien, ya til aujourdhui démocratisation de l'enseigenemnt ? Il ne faut pas confondre massification et démocratisation : le tx d'échec en 1ere année, largement du a des erreurs dorientation (et non a des causes financieres qui empecherait els étudiants de réussir), frappe de plein fouet les populaires classes. La sélection se fait par l'échec, et du coup engendre un sentiment aux conséuqences désastreuz, la dévalorisation de soi (j'ai beaucoup d'amis qui ont faiit deux ou 3 1ere années et qui sortent de la fac avec le dégout des études et qui trouvent a s'embocher avec un niveau bac souvent comme agent de production). L'abscence de sélection favorise a la fac (surtout en sc humaines) la venue d'étudiants ne maitrisant pas les regles du chp scolaires, qui, effet pervers, ignore du coup des filieres a sélection du style IUT ou BTS ou les chances sont meilleures en terme d'ascension sociale. L'abscence de sélection n'est elle pas en fait un moyen pour les plus favorisés culturellement de réussir sans culpabiliser du sort des autres ?
à Jess Feuillie
De Ferdinand.Bardamu
13H50 | 26/11/2007 |
Je cite : « Un journal comme le Monde, ou meme le Figaro, ou meme Télérama sont aux mains de puissants. Ont-ils fait de ces papiers des armes de communication ? »
Y en a vraiment qui ont de la m…. dans les yeux, ou du fromage blanc dans le crane, au choix. Voila ce que cette « réflexion » m'inspire.
à Ferdinand.Bardamu
De
14H31 | 27/11/2007 |
Aux mains des puissants ! encore une de ces fables. Il est bien connu que tous les journaux, même lorsqu'ila appartiennent à des financiers tiennent un discours de gauche. D'ailleurs, tous les journalistes sont de gauche ; voir le traitement réservé à Sarkozy. Le même phénomène existe aussi en Italie. Les journalistes de la presse Berlusconi sont tous de gauche. Alors assez de ces affirlations grotesques !
à Ferdinand.Bardamu
De
12H59 | 29/11/2007 |
Y'en a aussi qui ne doivent pas acheter souvent le journal ou même le consulter sur le net.
Le Monde, la veille du second tour de l'élection, a pris position de manière très officielle pour Royal alors que son proprio est pote à Sarko.
De Ferdinand.Bardamu
22H58 | 30/11/2007 |
Tout cela pour éviter que Bayrou passe le premier tour (tous les sondages donnaient Bayrou vainqueur en cas de duel Bayrou/Sarko au 2eme tour)…faut voir un petit plus loin que le bout de son nez.. : -)
à Maria Rosa
De
21H29 | 25/11/2007 |
Qui connait un peu le monde universitaire ne peut qu'être amusé de votre naïve ignorance.
A l'étranger, les gens s'endettent pour se payer leur diplôme, mais peuvent emprunter de l'argent à la banque pour financer leurs études. Car avec leur diplôme, ils sont assurés de trouver un emploi bien payé, et sont donc très solvables. En France, rien à voir.
Les entreprises sont déjà présentes dans les mastères, dans les labos de recherche (au moins en sciences), et personne ne s'en plaint. A contrario, c'est quand elles sont totalement absentes que ca sent mauvais. Ce n'est souvent pas une gêne dans la mesure où les entreprises ne s'investissent pas dans les programmes de formation, mais plutôt dans une relation de confiance par rapport à un bon niveau global. Dans les labos, les entreprises ramènent certains financements que l'état refuse de verser autrement. Et si effectivement les chercheurs travaillent parfois sur des thématiques « sur commande », ils sont libres de refuser et ne font pas que ca. En général, l'entreprise s'intéresse aux applications pratiques des travaux fondamentaux librement menés.
Tout n'est pas noir. Le système américain nous montre clairement des possibilités de dérive, mais il reste nettement supérieur au notre. Là-bas, n'importe quelle fac de province est nettement mieux dotée que nos meilleures facs. Alors, pouet-pouet les commentateurs…
geniealpages@yahoo.fr
De Jess Feuillie
éudiant | 22H25 | 25/11/2007 |
Ok avec vous mister pouet pouet. C'est claair : la LRU est rejetée car la vision du texte est carricaturale. Bon nombre de chercheurs la refusent car ils ont peur pour leur statut, comme les ouvriers avec la mondialisation. Le truc comique c'est que beaucoup de ces chercheurs disent et vantent les biefaits qu'on peut tirer d'une flexsécurité a la francaise (flexibilité mais formation continue). Bon nombre d'étudiants la refuse car l'entrerise fait peur, les responsabilités aussi. C'est pourtant ds notre intérét, d'autant que, comme vs dites, lenrteprise ninflu pas sur le contenu du programme tel un satan démoniaque ! ! Enfin, les investissments universitaiars ds les pays émergents ne se fait que si l'autonomisation existe : car elle est le moyen, poar une organisation rationnellle, pour que l'argent investi soit fécond. La mondialisation met tt en ccrnce kon le veuille ou non. Si lautonmie nest pas, nos facs seront de petits ilots de gens persuadés davoir raison contre tous. Mais nos diplomes seront encore plus dévalués…
Un étudiant de socio ouvrier le week end depuis des lustres, fils d'ouvrier.
à Maria Rosa
De
12H55 | 29/11/2007 |
Privatiser l'université ? mais enfin ça devient fatiguant, arrêtez de mentir au sujet de la loi LRU, je dis bien mentir et pas « se tromper », car affirmer que la loi LRU va provoquer la privatisation des universités, c'est vraiment dénué de sens comme jamais.
C'est comme si je manifestais ma désaprobation à la loi sur les 35 heures sous pretexte qu'elle va provoquer l'entrée en guerre du Costa Rica contre le Lesotho. C'est aussi stupide que ça !
De
22H58 | 24/11/2007 |
Comme tout sujet politique la question de l'université est complexe et mérite qu'on prenne du temps (68min) pour la comprendre, la débattre…
à voir.
http://argumentons.blogspot.com
*
De Maria Rosa
23H04 | 24/11/2007 |
vous n'avez pas trouvé plus ringard que philippe clay ? quand la chanson est sortie, il y a quelques décennies, elle faisait déjà rire ! ! son programme, si je comprends bien, c'est la fermeture des universités … ça ferait combien de chomeurs ?
à Maria Rosa
De
00H53 | 25/11/2007 |
Mais ce passé faut pas vous étonner
Il est tellement présent
Qu'on n'comprend plus maint'nant
C'qui n'tourne plus rond dans vos universités
…
c la meilleure réponse du passé au présent et à ton incompréhension de cette pensée. Si seulement elle arrivait à ouvrir ta pensée : hélas je crois que ce serait trop demandé.
De quetzal3
23H59 | 24/11/2007 |
Il ne s'agit absolument pas d'une propagande…avancer des « non-arguments » pareils ça ressemble à s'y méprendre à de la bêtise, en fait c'est simple, il s'agit d'informer sur le contenu exacte de la LRU, ce qu'elle signifie pour l'avenir de l'école dans ce pays, les conséquences seront désastreuses pour l'ensemble du système scolaire. En plus de l'université à deux vitesses c'est l » accès même des « classes les moins favorisées » (enfin des plus pauvres pour parler clair) à l'enseignement supérieur qui est en danger…
La disparition des filières non-rentables (essentiellement les sciences humaines)serait une catastrophe pour l'ensemble de la culture et de la recherche.
D'autre part, s'il est vrai que le système tel qu'il existe n'est pas parfait, la lru consiste non pas ày remédier mais à donner le coup de grâce à la formation de la pensée… cette réforme implique en outre une autonomie financière des universités et c'est bien là que le bât blesse… nous nous rendons bien compte que les 3/4 des etudiants n'arrivent pas à voir plus loin que leur nez, plus loin que leur année et quelque soit les moyens, même les plus frontaux, sont important pour leur faire lever un peu la tête et voir la triste réalité contre laquelle ON PEUT FAIRE QUELQUE CHOSE ! ! !
C'est maintenant ou jamais qu'il faut agir…c'est le dernier sursaut avant trépas.
à quetzal3
De Jess Feuillie
éudiant | 22H53 | 25/11/2007 |
Salut Quetzal 3
-L'université a deux vitesses existe déja. Les établissments ne se valent pas. Ensuite, certes, on a massifié l'enseignement, mais le tx d'chec est hardcore en 1ere année. Cette réforme c'est expliciter cette vérité et s'adapter pour lutter contre elle. La refuser, c'est continuer notre aveuglement au nom de la mystique universaliste républicaine franciase, qui nous impose de taire tout ce qui s'écarte de la divine égalité sociale (idée généreuse qui, hélas, ne se traduit pas ds les faits).
-« La disparition des filieres non rentables », cela releve du mythe égaklement. Rien ds le texte de la réofmre ne n'évoque cela. C'est votre peur de lentreprise qui tend a vous faire croire quelle spoliera la fac et imposera ses programmes. Mais c'est impossible. D'abord lEtat ne se désengage pas. Enusite parce que les porgrammes ne sont pas fé par les patrons. Ceux ci, les entreprises sont plutot ds une logique d'alliance, de compléemntarité d'avec le savoir plus théorique. En ces conditions, la pensée ne mouura pas puique la théorie ne mourrera pas. Vous allez trop loin. Le USA ont ils sombré ds la décadence intellectuelle ? Avons nous davantgae de prix nobels queux ? Autonomie fincanciere ne signifie pas le retrait de l'Etat. C'est une interprétation a vous ca, mais qui n'est pas la vérité.
A bon entendeur, salut !
à Jess Feuillie
De Skohl
Etudiant à Lyon | 02H04 | 26/11/2007 |
Cher(e) Jess Feuillie
Le fait que l'université à deux vitesses existe déjà ne légitime pas qu'on fasse tout pour que la situation s'aggrave.
Le taux d'échec en première année ? Elle est bien bonne celle-là, ça ne résoudra pas le problème, tout au mieux ça le déplacera. J'ai eu mon bac en 2001, avec 11,2 de moyenne ou quelque chose comme ça. Alors si on s'était déjà mis à parler de sélection à l'entrée à ce moment là, qui sait si je n'aurais pas dû faire une croix dessus, sur mes études en arts du spectacle. Pourtant, j'ai fait tout mon premier cycle sans redoubler, sans session de septembre. J'ai écrit en deux ans mon mémoire de maîtrise, et j'ai eu ma première année de master avec mention bien. Avec une sélection à l'entrée de la fac, je ne jurerais pas que c'eût été aussi simple.
L'année dernière, j'étais en Allemagne, je pensais poursuivre mes études à Berlin. Finalement, j'ai décidé de finir à Lyon. Ceci dit, j'ai envoyé ma candidature à Berlin, et elle a quand même été retenue.
Ce que les chiffres que j'ai vus pour cette université ayant pour chaque section un numerus clausus, et une selection en première année en fonction des résultats, c'est que si j'avais tenté immédiatement après mon bac, ce n'était pas trop la peine d'y penser. L'université Libre de Berlin n'aurait pas voulu de moi en premier cycle, mais m'a accueilli à bras ouverts en second cycle. Pourquoi ? Parce que manifestement, mon parcours jusque là les avait convaincus, pas forcément comment j'avais commencé l'université, mais tout du moins comment je l'ai finie.
Le taux d'échec en première année est élevé, pourquoi ? Parce que l'université française, au lieu de trier à priori ses étudiants, leur donne une chance de montrer de quoi ils sont capables. Alors ils sont nombreux à échouer, certes, parce que le fait qu'ils aient eu des notes globalement moyennes au bac ne veut pas dire qu'ils ne sont pas capables de briller dans une discipline qui les intéresse.
Mon meilleur ami a eu son bac avec 11 et quelques, il s'est inscrit en histoire, et il a fini sa licence avec mention bien, maintenant il envisage de devenir professeur d'université. Je ne jurerais pas, si brillant qu'il soit, que la sélection à l'entrée lui aurait laissé cette chance dont il a su tirer profit. Actuellement en master 2, j'envisage moi aussi de faire un doctorat. Pourtant lorsque j'ai eu mon bac, mes notes n'étaient pas tellement différentes de celles de certains copains qui, eux se sont plantés ou ont laissé tomber, alors une sélection à l'entrée sur la seule foi des notes du bac ou d'un bon dossier, comme le font les universités allemandes, ça ne me paraît pas souhaitable, parce que ça bride les perspectives de étudiants pour leurs études supérieures. Au fait, puisqu'on parle de sélection à l'entrée des universités comme solution à l'échec en première année, je vais vous donner l'exemple des universités japonaises, qui ont cru que les concours d'entrée aux universités seraient une solution. Plus d'un étudiant japonais sur deux a été sans université avant d'être admis quelque part, et pendant ce temps là, ils suivaient des cours de soutien, financés par des fonds privés, et souvent très chers. Demandez-vous, puisque le taux d'échec est souvent plus fort chez les jeunes de milieux pauvres, si le modèle que je viens de vous citer est une solution face à l'échec des jeunes en université. Demandez-vous aussi si le problème de l'équité sociale ne va pas ressortir aggravé en plus d'un problème de taux d'échec global chez les jeunes qui n'en ressortira pas amélioré le moins du monde.
L'égalité sociale n'est pas dans les faits, mais plutôt que de ne rien faire pour en prétextant que c'est un idéal impossible à atteindre, est-ce que ça ne justifierait pas au contraire de redoubler d'efforts pour que cette égalité soit effective, même en sachant que ce ne sera jamais parfait ?
Un peu plus tard, vous avez dit que nous avions peur de l'entreprise. Vous avez parfaitement raison, mais vous savez que l'entreprise, en l'état actuel des choses, ne fait pas grand-chose pour qu'on lui fasse confiance. Je ne vous apprends rien en vous parlant du taux de chômage désastreux de la France. Tandis que Sarkozy supprime plus de postes de fonctionnaires que les entreprises n'en créent dans le privé. Vous appelez ça une politique pour l'emploi ?
Quant à votre question si les USA ont sombré dans la décadence intellectuelle, je n'irai pas aussi loin. Je n'oublierai quelques brillants universitaires américains tels que Noam Chomsky et Angela Davis (respectivement anarchiste et communiste, au fait saviez-vous que ce sont les deux idéologies principales qu'on retrouve dans le mouvement ? ). Mais ce qu'il ne faudrait pas oublier, c'est que dégager une élite, revient indirectement à considérer les autres comme des ratés. Je ne dis pas que les choses sont aussi simples.
Alors certes, nous n'avons peut-être pas autant de Prix Nobel qu'eux, mais croyez-vous vraiment que cela soit représentatif du niveau intellectuel global ? Vous êtes au courant du taux d'illétrisme catastrophique des USA ? Ceux que cela concerne ne pourraient même pas mettre les pieds dans une université française, parce qu'il y a une sélection à l'entrée qui existe déjà, on appelle ça le bac, et il y a quand même un minium de prérequis pour l'avoir. Aujourd'hui 80% des jeunes en France ont leur bac, ce qui veut quand même dire qu'il y a au moins 80% de la population que l'illetrisme ne concerne pas, plus en supposant à juste titre qu'il y a aussi des gens qui savent lire même s'ils n'ont pas le bac. Alors arrêtez avec les prix Nobel et cette fumisterie de classification de Shanghai, ça ne représente absolument pas le niveau de savoir global d'un pays. Quelques prix Nobel chaque année, mais vous savez qu'il y a aussi quelques très grands intellectuels qui n'en verront jamais la couleur. Est-ce que ça veut dire qu'ils ne valent rien ?
Salutations d'un étudiant qui rêve d'un avenir où ce ne seront plus les entreprises qui donnent le la.
De
00H03 | 25/11/2007 |
Le documentaire a très bien cerné le problème que pose cette loi et au delà de celle-ci, l'orientation prise par le pouvoir politique concernant la mission et le rôle des universités.
Cette loi promet un accroissement de l'autonomie des universités mais comme il est expliqué dans le documentaire, c'est totalement l'inverse qui risque de se passer. L'autonomie et l'indépendance pédagogique vont de pair avec une organisation collégiale alors que la loi LRU propose de restreindre cette organisation en conférant aux présidents d'universités plus de pouvoirs notamment dans la gestion du personnel. De plus la privatisation des universités n'est pas un spectre agité et exhibé par de dangeureux étudiants gauchistes, avec cette loi c'est une réalité.
Il est indispensable et salutaire de défendre l'idée d'une université lieu de transmission du savoir contre un lieu de formatage assujetti à une logique de rentabilité, de productivité à court terme. Il en va du pacte républicain.
Antoine.
De Jess Feuillie
éudiant | 23H03 | 25/11/2007 |
Je me pose plusieurs qestions pour arriver a me faire un avis tranché sur la question.
Quel sera le role concret du président ds au conseil ? Pourra til vraiment sopposer a la liberté pédégogique ? Voudra til seulement le faire ? Est ce que sa domination n'est elle pas souhaitable puique la LRU c'est lintrodcution de la culture dentreprise dans luniversité (en ce sens dune organisation selon la rationnalité en finalité) ? . Les autres membres, des contre pouvoir, ne peuvent ils pas sopposer au président sil devient tyrannique ? Et meme si ce dernier s'impose, la transparence démocratique ne vient elle pas rappeler au Président que sa marge de manoeurvre, telle celle du Louis 14 de Norbert Elias, est faible ? Est ce quon ninterprete pas mal cette position du président ? Est ce que l'oganisation collégiale nest elle pas impossible ds le cadre dune organisation rationnalisée, car producrtice de « consensus mous » (ca ne v rappel rien ? ) ?
TOUS LES AVIS SONT LE BIENVENU, IL FAUT QU'ILS SOIENT LE PLUS VARIÉ POSSIBLE ET PAS HOMOGENES ! ! ! ! ! !
De peredespeuples
00H08 | 25/11/2007 |
Je ne connaissais pas cette chanson de Phillippe Clay. Elle n'est pas seulement ringarde, elle est totalement réactionnaire et a manifestement été composée dans un grand élan gaulliste anti mai 68. beuark.
à peredespeuples
De
00H57 | 25/11/2007 |
Tu as du perdre ton dentier le perdspeuples ! ! car pour mordre faut avoir de bonnes dents phhhhhhhhh
De
00H12 | 25/11/2007 |
Merci rue89 de donner une audience supplémentaire à ce documentaire exceptionnel. L'information est essentielle. Nous manquons cruellement de journalistes dans les médias traditionnels…
De
12H01 | 25/11/2007 |
moi je suis pas étudiant. Où peut on voir ce film ?