Jamais un dirigeant étranger n'avait été jugé pour corruption. Les corrupteurs, dont TotalFinaElf, ont été « épargnés ».

Certains procès passent inaperçus. Le 7 novembre dernier, la 11e Chambre du tribunal correctionnel de Paris a rendu un jugement historique. Peu de médias l'ont relayé. Dommage, car cette décision marque un tournant dans notre approche judiciaire de la grande corruption internationale.
Jugez plutôt : à la barre (enfin, uniquement par l'entremise de son avocat), l'ancien ministre du Pétrole et des Ressources minérales du général Sani Abacha. Dan Etete, que la rumeur prétend réfugié au Royaume-Uni, a fait partie des intimes de l'ex-dictateur nigérian.
Il est poursuivi pour blanchiment aggravé : plus de 100 millions de dollars détournés en trois ans, du printemps 1995 au printemps 1998, lorsque Sani Abacha succomba à une crise cardiaque, après le plus important hold-up jamais réalisé sur les finances publiques d'un Etat africain. Au bas mot, quatre milliards de dollars détournés.
Comptes en Suisse, sociétés off-shore et bureaux à Paris…
L'histoire du Chief Dan Etete est extrêmement banale dans l'univers des majors de l'or noir. Dès qu'il arrive au pouvoir, le ministre ouvre une série de comptes en Suisse. Les deux principaux (l'un au nom de son frère, l'autre sous une fausse identité) sont ouverts à la banque Edouard Constant à Genève et à la Bank Hoffman AG à Zurich. Sous le même nom de code : « Papa ». Un intermédiaire franco-suisse, Richard Granier Deferre, a une procuration sur ce dernier compte. Pour l'avocat du Nigéria, maître Marc Bensimhon, cet intermédiaire a joué un rôle clef dans les montages financiers :
Parallèlement, Etete crée un réseau de sociétés off-shore : Mintabo SA à Genève, Volnay Investments Ltd et Moncaster Associated SA aux Iles Vierges britanniques. A Gibraltar, il peut compter sur d'autres relais bancaires, dont ceux offerts par le très efficace réseau du Crédit agricole Indosuez. La BNP SA (Suisse) de Genève, la Clariden Bank de Zurich et l'UBS à Londres font aussi partie de ce schéma de blanchiment. L'écran de Gibraltar s'exilera ensuite au Liban, lorsque la législation anti-blanchiment devient trop répressive.
Comme à chaque fois dans ce genre de mécanismes, les officines suisses servent de trous noirs, véritables boîtes à avaler les pots-de-vin. Les autres places financières servent, quant à elles, de lessiveuses : Londres d'abord, puis Paris, où Dan Etete a créé une petite entreprise très performante, Nour Developpment Corporation. Là aussi, une banque très spécialisée, la BGPI, filiale du Crédit agricole Indosuez, « oublie » de faire une déclaration de soupçon auprès de Tracfin. Or, entre juillet 1999 et mai 2000, la BGPI a mis à disposition de son client nigérian… 40 millions de francs.
Immeubles, hôtel particulier, château et yacht
Les bureaux de Nour developpment corporation sont situés au 11 boulevard de la Tour Maubourg, dans un bel immeuble de 829 m2 acheté rubis sur l'ongle, 12 millions de francs en 1999. Le ministre investit 16 millions dans cette entreprise qui gère plusieurs Sociétés civiles immobilières (SCI) : la première pour ses propres bureaux, la seconde pour un hôtel particulier à Neuilly-sur-Seine (28 millions de francs), la troisième pour le château de Boulay Morin dans l'Eure (7,5 millions de francs). Sans oublier une vedette rapide de 14 mètres, un yacht, le « King Amaran 1 », pour 3,8 millions de dollars, des objets d'art, des antiquités et des retraits en espèces évalués au minimum à 104 millions de francs.
Jugement du tribunal : trois ans de prison ferme pour l'ex-ministre, avec mandat d'arrêt international, assorti de 300000 euros d'amende. Dix-huit mois, dont six avec sursis, plus 150000 euros d'amende pour l'intermédiaire complice. Une première en matière de jurisprudence, car hormis le général Noriega, dictateur déchu du Panama, condamné pour blanchiment dans une affaire de stupéfiants, jamais un responsable politique étranger n'avait été jugé en France pour des faits de corruption. Maître Marc Bensimhon…
Au premier rang des corrupteurs, TotalFinaElf
Bizarrement, dans cette procédure, le corrupteur a disparu… Or, son identité et ses multiples alias sont connus : ils remplissent l'annuaire des multinationales et des intermédiaires du pétrole. Dans ce dossier spécifique, deux sociétés ont reconnu les pratiques corruptives du gouvernement Abacha. TotalFinaElf (aujourd'hui Total) d'abord, qui avoue sans vergogne avoir versé 20 millions de dollars de pots-de-vin pour continuer à travailler dans le delta nigérian. Jean-Luc Vermeulen, polytechnicien et directeur général exploration-production de TotalFinaElf livre ces détails au juge d'instruction :
« Je peux confirmer ce versement de 20 millions de dollars qui a été exigé par le ministère du Pétrole pour obtenir la reconduction de quatre licences d'exploitation en 1997 ou 1998… Ce paiement de 20 millions de dollars nous a été imposé par le ministre du pétrole. »
La suite est racontée par François Viaud, à l'époque directeur général d'Elf Nigéria :
« C'est monsieur Etete lui-même qui m'a communiqué les coordonnées de ce compte bancaire… Ce dossier était traité par le ministère du Pétrole en la personne du ministre… Le ministre m'a notifié qu'un bonus de 5 millions de dollars par permis devait être payé pour le renouvellement de ces permis. »
Richard Granier Deferre, directeur d'Addax, société basée au Nigéria, a chiffré à 10 millions de dollars le montant des commissions versées à Dan Etete pour obtenir des marchés pétroliers :
« Les Nigérians qui percevaient des commissions occultés sur les affaires pétrolières souhaitaient recevoir ces commissions sur des comptes en Europe notamment en Suisse. »
Et l'intermédiaire franco-suisse de mouiller aussi ses petits camarades :
« Toutes ces sociétés (Glencore, Vitol, Trafigura, Arcadia) étaient obligées de payer pour avoir accès à ces contrats. Addax a donc payé Dan Etete pour pouvoir obtenir ces contrats. C'était une pratique générale. »
Pour sa défense, Etete prétend avoir agi sur instruction du général Abacha, qui aurait demandé aux compagnies pétrolières « de contribuer à la constitution de fonds destinés à permettre au gouvernement de faire face à ses obligations ».
Dernier enjeu : comment récupérer les fonds détournés ?
Dans les mois qui suivent la mort du général Sani Abacha, le Nigéria lance toute une série de procédures judiciaires visant à récupérer les avoirs détournés par le clan du dictateur. Sur les quatre milliards subtilisés dans les caisses de l'Etat, la Suisse en rend 2,2 dans les six mois qui suivent la disparition d'Abacha.
Dans le cas de la France, Abuja a attendu d'avoir un premier résultat pénal pour enclencher une procédure civile. Là encore, le pays cherche à récupérer ses avoirs placés à l'étranger par l'entremise de son avocat, maître Marc Bensimhon :
Lors de l'audience, les avocats de la République du Nigéria ont réclamé la restitution des sommes correspondant aux détournements de Dan Etete : 16 millions d'euros. Les deux prévenus ont fait appel.

























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De Ponponbesogne
Plus on est de fous, moins il y a d... | 17H20 | 22/11/2007 |
Pas grand chose à dire, à part peut-être merci de nous informer de cela, car les autres médias ont l'air de faire passer cela en catimini.
à Ponponbesogne
De
19H40 | 22/11/2007 |
Le général Sani Abacha, quant à lui, a échappé à la justice : il est mort en juin 1998, probablement d'une overdose de viagra, trois prostituées libanaises à ses côtés dans son lit au palais présidentiel à Abuja…
De brogilo
in angulo | 21H23 | 22/11/2007 |
On aura plus grande joie à se souvenir de Fela Anikulapo Kuti, le génial créateur de l'Afro-beat, parti dix mois avant le sinistre Abacha mais qui eut le temps cependant d'écrire quelques couplets propres à assurer au tyran une « gloire éternelle ».
Tout comme à Obasanjo et ses sbires qui, deux décennies plus tôt, avaient défenestré la mère de Fela, alors âgée de 82 ans, lors du saccage et de l'incendie de sa maison(elle succomba d'ailleurs à ses blessures)
N'oublions pas non plus l'éxécution de l'écrivain Ogoni Ken-Saro-Wiwa, ordonnée par le même Abacha.
(lorsque l'on sait à quel point les Ogonis sont aux premières loges quant à l'occupation et l'exploitation de leur territoires par les grands groupes pétroliers)
Ce sont des faits connus, mais qu'il est bon de rappeler, je crois.
Et puis lire aussi Wole Soyinka.
à brogilo
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 10H08 | 23/11/2007 |
Bien vu de rappeller la mémoire de Fela !
Sa musique est toujours vivante , son combat d'actualité.
Un de ses fils à repris le flambeau…
C'est vrai qu'il a une grande et multiple progéniture ,le bougre !
Mais pour un Fela…combien de Félons ?
à Charles Mouloud
De
11H07 | 23/11/2007 |
2 fils dans la musique ce bougre de Fela, et il y en a un (Sean) qui est tout aussi barjot que lui…
à Charles Mouloud
De brogilo
in angulo | 13H17 | 23/11/2007 |
Salut Charles,
Heureux d'apprendre que toi aussi tu aimes l'afro-beat. Cela dit, te connaissant un peu maintenant, le contraire m'eût fort étonné.
Oui, tu as raison, Femi a repris le flambeau et la flamme est haute et vive.
Maintenant, c'est son frère cadet Seun qui se lance dans la carrière avec une fougue pleine de promesses. Il y a peu, dans une interwiew, il a dit ceci, que même un monsieur Etêté peut comprendre :
« Le Nigeria est un pays très riche où l'on devrait vivre très bien. Mais ceux qui sont à des postes de responsabilité détruisent le pays. Le gouvernement ne fait rien alors qu'il y a beaucoup de souffrances. Il n'y a pas de démocratie ».
Entre autres très belles chansons de Femi, il en est une dont rien que le titre devrait ravir l'amateur de mot-valises Charles Mouloud, c'est« Démocrazy ».
Mais sans doute la connais-tu déjà…
A écouter également, en ces temps où tout s'achète et tout se vend : « Can't buy me ».
Oui, Seun s'est fait tatouer « Fela lives » entre les omoplates car, oui, bien sûr, ici, ailleurs, partout, the weapon continue.
Car, comme dirait notre Ségolène à nous (très dancefloor entre deux psalmodies*) : « Tout se tient ».
(*J'hésite entre psalmodie et palinodie, peux-tu m'aider à trancher ? … c'est trop de douleur.)
à brogilo
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 17H22 | 23/11/2007 |
Brogilo,
Cher ami , vous me posez là une grâve question.
J'ai consulté marabouts, éventré mille poulets et invoqué les enfers lucifériens,sacrifié une vierge prépubère et énucléé un borgne trinitéen,fais st Jaques de Compostelle en siège à porteur,et chanté l'internationale en breton…
Pithie à Pithie, la lumière s'est faite et je peux vous dire , non pas la Vérité, mais tout du moins mon idée sur la question.
Psalmodie ou palinodie ?
-La palinodie est un texte dans lequel on contredit ce qu'on avait affirmé avant.Bon jusque là cela peut convenir à Nd Dame de Melle !
A moins de le faire volontairement, ce qui implique une intention dialectique ( cf la palinodie de Socrate dans Phèdre de Platon….Et non pas …koi keu..le Phèdre à repasser de P.Dac ! ),
nous pouvons écarter cette option , concernant la Madone du Poitou , car invoquer Socrate et la maïeutique, pour définir la pensée de l'auteuse de « ma plus belle histoire , c'est vous » ne mettrait pas que Barbara dans l'embarras !
-La psalmodie est ce qu'on appelle un « plain-chant ».
Une sorte de « mantra » qui convient bien au ton et au fameux et illustre « tube » de campagne de Ségo et ses gogos dancers : « Gagnant,gagnant ! ! ! »
Pour la psalmodie, il est signalé qu'il est cependant rare qu'une lecture se fasse sur un « recto tono » strict ! !
Ce que l'on peut traduire que l'entubage peut être polymorphe ! …ou Sarkocompatible !
J'opterai donc pour la deuxième définition, mais cela est selon les goûts et les couleurs… ( du jaune au rouge et au noir ! )
à Charles Mouloud
De brogilo
in angulo | 20H27 | 23/11/2007 |
Merci Charles, c'est très au-delà de toutes mes espérances…
Tiens-toi le pour dit, la seule qui me reste (d'espérance) est en toi.
Sans tes « saillies », aussi impromptues que roboratrices, les commentaires sur Rue ne seraient parfois qu'un long filet d'eau tiède.
(Putain, j'ai bu du rhum Charette avec un ami chinois. Ou va la France ? Ou vont les chinois ? (Je demande instamment l'aide du major de Thomas Gredat…))
PS : Charles, do you know Lagbaja ? J'ai juste un album dont le titre est : « WE before ME ». En ces temps sarkosisto-compatibles, je t'en enverrai volontiers une copie à la poste restante de ton choix. C'est dans la digne tradition de Mister Fela : Le chanteur est masqué, genre Yoruba, et sa femme a une voix je ne te dis pas…
Vive l'Afrique.
Sus aux cons et aux bourgeois.
à Ponponbesogne
De
21H25 | 22/11/2007 |
Cette affaire n'est pas s'en rappeler l'enquete preliminaire ouverte en juin dernier contre Sassou, Bongo et consorts pour recel de détournements de fonds publics… une plainte déposée par des ONG dont Survie et Sherpa qui visent notamment les luxueuses propriétés des dirigeants africains en France …
www.cellulefrancafrique.org
La probable future restitution des fonds détournées par l'ex ministre du pétrole nigerian est une première en France, pays qui a longtemps tardé à mettre en pratique ces belles paroles …
voir le rapport du CCFD sur les procédures de restitution en France et à l'étranger : « biens mal acquis profitent trop souvent » :
http://www.ccfd.asso.fr/ewb_pages/i/info_999.php
De
08H58 | 23/11/2007 |
Le Nigéria, c'est l'anti-Françafrique : ancienne colonie britannique et donc hors du « pré carré », la France n'y bénéficiait d'aucune position privilégiée au départ. Au contraire, le jeu des alliances régionales avec nos anciennes colonies nous ayant incités à soutenir activement la rebellion du Biafra fin des années 60, notre diplomatie dut s'activer pendant plus d'une décennie pour réparer les dégats dans nos relations avec Lagos. C'était un sérieux handicap au départ pour conquérir des parts du pactole pétrolier et plus généralement de marché dans ce pays qui devait se hisser au 5ème rang des producteurs mondiaux, face à nos concurrents (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Italie puis récemment Afrique du Sud et Chine). Grâce à la pugnacité d'entreprises comme Elf ou Peugeot et à la vénalité des régimes dictatoriaux qui se sont succédés au pouvoir à Lagos (puis à Abuja), la France a largement refait son handicap au Nigéria. A tel point que depuis bientôt une dizaine d'années, le volume de l'investissement français dans ce pays dépasse le total de nos investissements dans les 14 ex-colonies françaises d'Afrique noire réunies.Une prouesse de notre politique africaine dont on parle peu…
De
09H47 | 23/11/2007 |
Par contre, l'aventure du Biafra a été le plus grand échec de la politique africaine de De Gaulle. Sous l'influence de Foccart et d'Houphouët autant que de vieilles rancoeurs à l'égard des Britanniques, de Gaulle estimait que le Nigéria, en tant que puissance régionale, menaçait la stabilité des anciennes colonies françaises (et par là même les intérêts français) en Afrique de l'Ouest et que ce pays aux dimensions gigantesques devait être divisé. D'autre part, la sécession du Biafra devait conférer à la société Elf nouvellement créée le contrôle de l'essentiel de la production pétrolière dans le delta du Niger aux mains des Biafrais et assurer pour des décennies l'approvisionnement énergétique de la France. Un beau plan, mais qui ne prit pas suffisamment en compte l'appui déterminé des Britanniques et des Soviétiques au gouvernement fédéral et qui provoqua dans son échec la tragédie que l'on sait au sein des populations ibos. 40 ans ont passé et nous nous posons aujourd'hui en juges intègres des magouilles pétrolières au Nigéria dont nous sommes nous-mêmes largement à l'origine…
De
09H17 | 23/11/2007 |
Comme disait la comtesse : « l'Afrique est bonne hôtesse » !
De
13H49 | 24/11/2007 |
Enfin, j'ai compris : « La trique est bonne aux … » ! Pas mal !
à Ponponbesogne
De Daniel R
Visiteur d'entreprise | 23H15 | 22/11/2007 |
Pas grand chose à dire sur les ministres étrangers du Nigéria ou d'ailleurs mais il tout à dire sur les notres. Il est tout à fait rare qu'un ministre français soit jugé.
Alors faute de grives blanche, on mange du merle noir ?
La France a le budget de la justice le plus réduit d'Europe, alors même que l'administration pénitentiaire est comprise dans cette minuscule enveloppe. Pourquoi ?
Parce que les politiques craignent les juges. Rappelons-nous les ravages rapides du Pole financier (Eva Joly notamment) dans ce milieu malgré les moyens dérisoires mis à sa disposition. Heureusement pour les délinquants, les incorruptibles ont été dégouté et découragé par l'attitude cynique des plus hautes sphères.
On se demande pourquoi puisque les rares maladroits qui se font prendre les doigts dans la confiture s'en tirent toujours avec du sursis et certains sont même réelus dans la foulée par des électeurs masochistes.
Il serait juste que l'on envoie certains anciens ministres, premiers ministres et Président faire un tour au Nigéria. S'ils sont innocents, ils n'ont rien à craindre.
De
17H28 | 22/11/2007 |
C'est une nouvelle encourageante,il faut qu'il y'ait une justice impartiale pour se saisir de ses dossiers politiques, trop d'impunité pousse les dirigeants africains a refugiés les biens mal acquis en europe.Il faut allez au bout de procedure et que les dirigeants de Total répondent également de ces actes, le pétrole cause plus de mal que de bien en Afrique.
http://steveloemba.unblog.fr/
De
17H40 | 22/11/2007 |
Si la France se met à juger tous les dirigeants corrompus Africains, les tribunaux vont être complètement summergés ! !
Mon-AL
De
17H54 | 22/11/2007 |
Si la France se met à juger tous les dirigeants corrompus Africains,…
Corrompus par qui ? ? ? ? ? ?
De
18H36 | 22/11/2007 |
C'est justement aux tribunaux de le dire ! Eh, eh, gros malin !
Mon-Al
De
17H53 | 22/11/2007 |
Pas mieux que cet ancien ministre nigerian du pétrole qu'on retrouva drogué dans une caisse en partance pour Lagos à l'aéroport d'Heathrow. Il détenait un petit cinquième des placements de la City, et était devenu gênant pour les uns, un magot à saisir pour ceux qui le rapatriaient dans son pays.
Une constante qui honore ceux qui les corrompent : on apprend toujours trop tard ce genre de dérives monstrueuses, une fois que le principal responsable est mort ou a disparu.
De
17H55 | 22/11/2007 |
work in progress
quid désormais de l'affaire technip-Halliburton au Nigeria que suivait van ruymbeke et qui impliquait dick the dirty trick cheney ?
De janpoleroy
19H09 | 22/11/2007 |
On ne va pas remuer la boue où patauge le fleuron français de l'ingénierie pétrolière, Technip ! La mise à l'écart de Van Ruymbeke arrive à point nommé pour étouffer -ou du moins ralentir- cette affaire douloureuse. Mais quoi ? les AFFAIRES ne sont-elles pas une constante de notre 5° République ?
JPL
De
17H58 | 22/11/2007 |
L'arbre Abacha cache le baobab Obasanjo : nombres de licences ont été sous ses deux mandats tout autant monayées à Abuja moyennant pots de vin…mais bon, obj a dealé avec le nouveau chef de l'état, et poulain, umaru Yar Udua pour jouir tranquille des quatres ans qui précéderont son retour aux affaires de l'état nigerian…
De grabouillie
18H03 | 22/11/2007 |
Si la France se met à juger tous les dirigeants africains corrompus, dictateurs, assassins…..que nous avons nous mêmes hébergé, aidé, à qui nous avons vendu bien des châteaux…….et qui nous ont rendu bien des services…alors oui, les tribunaux seront complètement submergés (et non summergés mon al), d'autant plus que les tribunaux sont en voie de disparition…..
Ceux là, on pourra les choper assez facilement…..beaucoup plus difficile que les voyous qui blanchissent allègrement via des comptes (Monaco par exemple) l'argent de la drogue ou d'autres petits commerces illicites. Prenons une certaine banque luxembourgeoise appelée Cleartsream et allons voir les jolis comptes de gentils patrons (français)…..alors là, il y aurait un progrès sérieux…..bon, et puis à priori pour l'instant il a l'air un peu seul le gugusse non ? Le prochain sur la liste nous le verrons peut être dans 3 ou 4 ans…10 ou 15 ? Génial, c'est un réel progrès.
De staccato
18H07 | 22/11/2007 |
Des dirigeants africains corrompus, certes, mais qui sont à bonne école.
Des banques vraiment pas regardantes et pour qui l'argent sent toujours bon.
Des exploitants de pétrole ( de bois, de café, de cacao, d'or, de diamants,d'antiquités … a vous de continuer la litanie) prêts à tout pour avoir les marchés si lucratifs :
On aimerait tant qu'enfin cesse ce dépeçage.
AFRIQUE, DEBOUT !
à staccato
De brogilo
in angulo | 18H39 | 22/11/2007 |
Proverbe Bini interprétable comme suit :
« You don't wash your face with spittle when you live by the riverbank ».
De janpoleroy
18H56 | 22/11/2007 |
Des dirigeants africains archi-corrompus, on connaît. Des multinationales occidentales corruptrices à l'excès, on connaît. Des banques bien peu curieuses sur la provenance des milliards déposés, on connaît.
Bref, rien de bien nouveau hélas ! Si ce n'est qu'encore une fois, on ne punit que le plus faible (c'est relatif) d'entre eux : un ancien ministre africain démis de ses fonctions… et qui n'apportera donc plus sa manne financière.
Quid des poursuites contre les corrupteurs, toujours les mêmes (on n'en finit plus d'entendre parler de TotalFinaElf) ?
Quid des mesures contre ces banques qui épongent allègrement et sans moufter toutes les malversations qui passent à leur portée, et toujours les mêmes (les éternelles « banques suisses » ramasse-tout, Crédit Agricole, etc…) ?
Qu'en est-il enfin de ces paradis fiscaux européens (Suisse, Luxembourg, Monaco et autres principautés, îles anglo-normandes,…) si « utiles » aux corrupteurs/corrompus de toutes natures et de toutes origines ?
On n'en finit plus d'en entendre parler… et toujours pareil : rien ne change. Cette situation arrange tant de monde !
JPL
De nitch
19H03 | 22/11/2007 |
Et la suisse dans tout ça ?
Curieux quand même qu'on ne puisse pas parler de receleur d'argent volé et détourné ! ! ! .
Si la misère subsiste en afrique, c'est bien parcequ'ELF la France, la suisse et consores etc…..éxistent !
De
19H06 | 22/11/2007 |
Il y a quelques années, suite à un coup d'Etat, le nouveau gouvernement Nigérian avait confisqué les passeports d'un certain nombre de ressortissants Français travaillant sur un projet de construction de métro pour cause de corruption.
Finalement, ils avaient été épargnés par la justice locale…
De janpoleroy
19H12 | 22/11/2007 |
Par le justice locale ou par l'intervention des politiques français (avec sans doute moult pots-de-vin à la clé) ?
JPL
à janpoleroy
De janpoleroy
21H25 | 22/11/2007 |
Mon intervention précédente supposait naturellement que les ressortissants en question étaient des Responsables et non de simples employés en détachement.
JPL