sur le terrain 22/11/2007 à 19h01

AG à la SNCF : « Je croyais que c'était le début du grand soir »

Paul Meyer | Journaliste

(De Strasbourg) Ils sont contents de se retrouver, les cheminots, à l’occasion de leur huitième assemblée générale (AG) jeudi matin vers 11h, dans la cour de la direction régionale de la SNCF à Strasbourg. Même si ce jeudi matin, c’était pour suspendre la grève. Pour eux qui ne font que se croiser à cause de leurs horaires décalés, les occasions d’être ensemble sont rares. Il faut bien une grève. Et encore.

Car ce matin, les cheminots le constatent d’un coup d’oeil, il en manque. Ils ne sont guère plus d’une centaine à entrer sous le gymnase pour écouter les responsables syndicaux faire leurs rapports sur les négociations menées la veille. Quelques heures avant l’AG, la direction a lâché le nombre de grévistes en Alsace : 3,6%.

« Ceux qui sont encore ici aujourd’hui sont les plus radicaux », explique Xavier Ulrich, secrétaire régional de l’Unsa-Cheminot. Son syndicat a voté depuis lundi la suspension de la grève, mais reste attaché à l’unité syndicale : « C’est ainsi. Ceux qui sont contre la grève ne peuvent pas venir voter, puisqu’ils sont au travail », dit-il. Mais cette fois, c’est fini et tous les cheminots le savent, même si le responsable de la CGT, Pascal Wirsum, a du mal à trouver les mots pour le dire :


Dans l’assistance, les visages sont durs, les bras croisés. Beaucoup voudraient croire qu’après une semaine de blocage quasi-total, le résultat serait plus tangible qu’une promesse de négociations.

Denis Jacob, délégué régional de FO-Cheminots, prend la parole. Pour lui, « le gouvernement se paie les cheminots pour faire passer d’autres réformes auprès d’autres formations syndicales. » Il met en avant des points discutés pendant les négociations, quelques leviers qui restent aux syndicats, comme le mode de calcul de la future pension de retraite des cheminots, puis leur demande « de se déterminer librement » après les avoir remercié pour leur effort.

Seul Sud-Rail appelle clairement à continuer la grève ; mais précise que son syndicat « suivra la décision de l’assemblée générale ». Avant de passer au vote, quelques agents font part de leur amertume :


A l’heure du vote, aucune surprise : 31 cheminots veulent reconduire la grève, 72 veulent la « suspendre » et 22 s’abstiennent.


Pascal Will, contrôleur, a voté la reprise et s’explique.


Remarquant que les derniers mobilisés sont les roulants, il note que « la question de la pénibilité est au centre de ce conflit, elle n’a pourtant été que très peu abordée. Un jour où l’autre, il faudra bien la prendre en considération. »

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  • Anonyme

    C’est une ultra-minorité qui « fait la décision ». Dans les services publics de transport, la grève ne devrais être légale qu’avec une consultation préalable à bulletins secrets de tout le personnel concerné, entre le dépot du préavis et le jour du déclenchement de la grève.

    • Natha
      Natha
      comédien
      • Posté à 19h20 le 22/11/2007
      • Internaute 9517
        comédien

      S’il avait fallu systématiquement attendre une majorité agissante pour changer le monde, je crois que je serais quelque part dans une grotte à te ballourder des caltards afin que tu me rendes ma peau de bête.

    • Anonyme

      Pourquoi le droit de grève serait-il plus restreint dans le public que dans le privé ? Dans le privé il suffit d’être deux salariés de la même entreprise pour faire grève, et il n’y a aucune obligation de préavis.

    • Anonyme

      Les grandes évolutions de ce monde ont toujours été conduites au départ par des minorités.Loi sur l’avortement,contre la peine de mort,pour les congés payés...et GALILEE eut raison,seul contre tous.Ainsi va le monde,et la démocratie a aussi ses limites,surtout dans un pays ou tous les medias appartiennent au pouvoir de l’argent.

      • Anonyme

        être seul contre tous n’implique pas forcément d’avoir raison ! ! ! ! ! même si par fois t’a raison, je pense au référendum sur l’Europe ou le non l’a emporté (vote de la majorité des élécteurs) à cause des médias qui nous parlaient à longueurs de temps des ouvriers polonais qui envahissaient la France.
        PS : Donne moi un pays ou les médias n’appartiennent pas au pouvoir de l’argent à part la Corée du Nord, Cuba, la Birmanie,la Biélorussie, le Vénézuela...

         
        • Anonyme

          Si tu pouvais nous expliquer plus clairement pourquoi tous les médias ont fait campagne pour le non.

          PS Aussi : Pour le venezuela tu devrais te renseigner un peu plus. Faut pas croire tout ce que dit RSF.

        1 autres commentaires
      • Anonyme

        comparer Galille a un cheminot Sud rail...

        on peut lire de tout ici ahahahahahahah

         
        • Anonyme

          Je suis d’accord avec toi. Simplement on peut dire aussi que ceux qui ne font rien ne mérite pas le respect

        1 autres commentaires
    • Anonyme

      Cobien de députés parfois à l’Assemblée pour voter des lois très importantes pour le sort de très nombreux Français ?

      azor

    • Anonyme

      Juste une remarque en passant...
      Mais ou est passé ce gros bavasseur d’Ehim ?
      C’est marrant mais là, après l’échec parfaitement prévisible de cette grève illégitime, les jeteurs d’huile sur le feu, les faiseurs d’illusions lyriques, les sophistes à dissertations pseudo-savantes ont tendance à aller voir ailleurs...
      Que le lectorat non militant de Rue89 en tire la leçon...

    • Anonyme

      Ce sont toujours les minorités qui ont fait avancer les choses et qui ont produit les avancées sociales. Les résistants de tout temps ont toujours été rares. D’autre part, ce qui est approuvé par la majorité n’est pas toujours vrai ,juste et bon. L’histoire regorge d’exemples..

  • Jonas2
    Jonas2
    Les mouches ne me trouveront (...)
    • Posté à 19h36 le 22/11/2007
    • Internaute 19359
      Les mouches ne me trouveront (...)

    Il faut vraiment être naïf pour penser que le bras de fer entre les cheminots et le gouvernement n’a d’autre objectif que celui de s’attaquer aux soi-disant privilèges des nantis de la SNCF.
    En partant d’un principe d’équité bafoué (40 annuités), sur lequel on sait que la majorité silencieuse est chatouilleuse, il s’agit pour le gouvernement de faire plier ce bastion des transports devenu une sorte de référence en matière de lutte sociale, pour bien camper l’image d’un pouvoir inflexible et juste.
    En d’autres termes le message à faire passer est simple.
    - « Voyez ! Même les durs de la SNCF ont plié devant notre détermination »
    Ce cap franchi, il ne reste plus qu’à engager le programme le plus réactionnaire qui soit à destination de toutes les catégories de salariés et dans tous les domaines.
    Tranquillité assurée.
    Le souvenir de la leçon infligée aux cheminots sera suffisamment cuisant et dissuasif pour rendre possible des réformes les plus rétrogrades. Et une fois lancé, il ne fera pas grève, ce train de réformes.

    • Anonyme répond à Jonas2

      Tout à fait d’accord avec ton analyse. C’est pourquoi ce soir j’ai le moral en berne. j’ai peur que l’on se dirige droit dans le mur : si les cheminots cèdent maintenant sur leur revendication essentielle : le maintien des régimes spéciaux, le gouvernement va avoir devant lui un boulevard pour continuer la casse de tous les services publics et de tous les acquis sociaux. Dans ce cas deux solutions : soit vous avez de la thune et vous commencez à épargner pour l’école de vos gamins, vos mutuelles santé, vos complémentaires retraite, soit vous quittez ce pays en voie d’américanisation : un petit tour au Vénézuéla, pourquoi pas ?

    • Anonyme répond à Jonas2

      Ça me parait plus compliqué que ça. Le gouvernement se garde de tout triomphalisme et les syndicats n’ont pas subi de défaite cuisante puisqu’ils ont imposé des négociations. Sarko et consorts ont quand même lâché du fric. Au final, il va falloir attendre ces négociations pour juger réellement de la portée de cette réforme. On peut toujours allonger la durée de cotisation des cheminots, mais si cela s’accompagne d’une révision significative de leur grille salariale, pas sur que cela aboutisse au final à des économies substantielles pour l’État... Et cela finalement pourrait bien reposait la question du pouvoir d’achat et donc du niveau des salaires en France.

      Je te le concède, on est moins dans une bataille des symboles (le nombre d’annuités) que dans des comptes d’apothicaire.
      Il reste bien des combats à mener et des garanties collectives à reconquérir. Ce que nous n’obtenons pas là, nous l’arracherons ailleurs.
      Un syndicaliste cgt

      • Anonyme

        Le gouvernement n’a pas à remporter de victoires sur certains Français, il a appliquer la politique pour laquelle la majorité des Français l’ont élu.
        C’est la raison pour laquelle il se garde de tout triomphalisme.
        Il est regréttable que les agaents de la SNCF ne l’ai pas compris plus tôt.
        Il est vrai que quand on fait grève on n’est pas sur un quai de RER.

      • amandla
        • Posté à 09h24 le 23/11/2007
        • Internaute 15279

        salut,
        saches que je respecte la foi que tu as dans ton syndicat... Je préfère 1000 fois un salarié engagé, même si ce n’est pas dans le même syndicat que moi, qu’un collègue qui attend que l’on se batte à sa place.
        Tu as raison quand tu dis que la négociation va se jouer sur le pouvoir d’achat... Mais où sont les revendications communes clamées haut et fort par la base : pas d’allongement de cotisation, pas de casse des régimes spéciaux ?
        La CGT a sauvé la face et c’était bien là son principal objectif, face à une « réforme » qu’elle avait accepté à l’avance, et pour ne pas se faire déborder « sur sa gauche... »
        Mais alors, où est la place de la CGT aujourd’hui ? Terminé les 37,5 annuités de cotisation pour tous ? Terminé le combat contre le libéralisme ? On croit voir la CFDT pré-Notat... et sans trop se tromper, on peut se dire que l’attachement affectif (que j’ai connu) à ce syndicat repose sur des souvenirs jaunis qui ne sont plus d’actualité.
        Dans quels autres combats va-t-on gagner ? Avec quels objectifs ? Contrer ce gouvernement ou aménager ses réformes au moins pire, et tant pis pour l’avenir...
        la CGT cherche surtout à sauver sa structure face à la réforme de la représentativité syndicale ! Et préfère négocier main dans la main avec Chérèque qu’avec SUD... en acceptent ne plus lutter contre cette société.
        Dommage. Surtout pour nos enfants !

        Un chose est sûr : ne soyons pas dupes... ça sera au moins ça de sauvé !

        Il faut attendre le résultat des négociations. mais comme on dit en psy, jugeons les actes, pas les paroles !

         
        • yvonnick
          yvonnick répond à amandla
          éducateur & militant cgt
          • Posté à 10h14 le 23/11/2007
          • Internaute 22892
            éducateur & militant cgt

          Salut camarade ! !

          Qu’il y ait un courant réformiste au sein de la cgt, cela ne fait aucun doute. Personnellement, mais je suis loin d’être seul, je me bats pour conserver la cgt comme un véritable outil aux services des salariés et non comme une courroie de transmission des politiques rétrogrades. En bref, je reste attaché à la Charte d’Amiens.

          Le retour pour tous aux 37,5 annuités, je suis pour. Mais cette simple revendication ne suffit pas à regrouper autour de toi les salariés... On peut toujours enchérir dans ce type de revendication mais sans grande certitude sur les résultats enregistrés au final.

          Tout comme toi j’ai envie d’en découdre avec ce pouvoir obscène, de combattre la propagation de la vulgate néo-libérale, de réveiller les consciences endormies par le consumérisme et la production de masse.

          Mais le gauchisme n’a jamais apporté rien de bon à la cause....

        • Anonyme répond à amandla

          Marc, militant CGT.
          Chaque fois qu’un SUDiste s’exprime, c’est pour dénigrer la CGT. Aujourd’hui dans les médias on n’entend plus que ça.
          Est-ce leur seul but ?
          Ne doit-on pas, en priorité, combattre la politique ultra-libérale du gouvernement et des chefs d’entreprise ?
          Vous, SUDistes auriez plus à gagner en ré-orientant votre combat, plutôt que de perdre du temps à jeter du discrédit sur la CGT, sinon les gens associeront votre guéguerre à celle de SARKOZY = lutter contre la CGT.

        • Anonyme répond à amandla

          Bravo

          de la part d’un ancien élu CFDt passé à SUD RAIL ( et qui s’était fait draguer à l’époque par CGT, UNSA, etc) en raison de mes scores électoraux qui ferait pâlir d’envie un Chirac au deuxième tour de 2002. Vive SUD RAIL et tous les collègues de SUD.
          Drapeau haut

        3 autres commentaires
      • Talou
        • Posté à 23h26 le 23/11/2007
        • Internaute 18795

        au « courageux » anonyme syndicaliste cgt :
        Je souhaite que tu aies raison ! ...
        Mais... Qu’un gouvernement exige la reprise du travail pour daigner entammer des négociations.... je ne trouve pas ça « bon » ni normal ;
        Bientôt le service minimum va passer == suppression du droit de grève...

    • Anonyme répond à Jonas2

      tout a fait d’accord,il a commencé avec les routiers en les menaçant de leur envoyer les flics leur piquer leur permis ! elle est belle la democratie ! une pute au service du nabot !

      • Anonyme

        Je suppose que vous préférez ecouter le petit air de flute du facteur joufflu ?
        Mais si vous savez bien : le hamster trotskyste...monsieur gendre...
        Celui dont le visage ressemble à un fessier...
        Nulle ce genre d’allusion au physique...

    • Anonyme répond à Jonas2

      C’est bien pour cela qu’il ne fallait pas gaspiller nos forces en s’arqueboutant sur l’indéfendable (des régimes spéciaux) tout en sachant que cet entêtement fragilisait la solidarité entre le public et le privé...
      Il aurait fallu dire : on fait un jour de grève (massive et carrée) pour montrer notre force et maintenant on négocie serré pour obtenir des compensations justifiées (salaires, conditions de travail) Les salariés du privé qui eux aussi souffrent au niveau du pouvoir d’achat ne se seraient pas montés contre les grévistes.
      C’était affirmer un front fort et un message fort à Sarko : OK on ne va pas se focaliser sur les régimes spéciaux : on se met tous à égalité au niveau des anuités... mais attention tous unis et tous dans la même situation au niveau des anuités : on vous dit attention stop, n’allez pas trop loin car le peuple uni (privé et public) n’acceptera pas de se laisser lessiver par une politique sociale au service des nantis.

    • Servais-Jean
      Servais-Jean répond à Jonas2
      43
      • Posté à 02h56 le 23/11/2007
      • Internaute 4591
        43

      @ Jonas2

      Bien vu pour l’analyse !

      Le défaut des syndicats c’est le manque d’informations données au niveau nationnal.

      Pour tout le monde les grèves récentes sont faites pour défendre les « privilèges » de quelques uns alors qu’elles sont faites pour défendre une certaine idée de la société.

      Ces idées sont pourtant simples à expliquer,elles découlent toutes des luttes qui se sont déroulées tout au long des deux siècles précédents. Elles étaient menées par les ouvriers,les paysans,les employés qui étaient exploités par une frange de la population.

      Les acquis de ces luttes sont les congés payés,les retraites,l’assurance maladie,l’école gratuite...

      L’évolution de la société devait conduire à l’évolution de ces acquis,plus de congés,plus de retraite,moins de travail,une meilleure répartition des richesses...

      Les 35 heures sont le dernier en date de ces acquis et devaient être étendus à tous,mais la résistance de ceux qui veulent « tout » a été la plus forte car l’opinion n’était pas prète à concevoir le futur qui se dessinait.

      Les classes moyennes ou qui se croient tels, commerçants, artisans,professions libérales,petits et moyens paysans...ont pensé y perdre et ont freiné des quatre fers pour s’y opposer.

      Mais ces gens là se rendent compte que tout doucement ils glissent vers le bas de la société comportant tous ceux qui par leur travail la font fonctionner.

      France d’en bas,France d’en haut,cherchez où vous êtes.

      • Anonyme répond à Servais-Jean

        Dans un monde global et concurrentiel, et ou nous ne sommes plus une référence dans le domaine économique.

         
        • Anonyme

          Mais comme nous n´avons ni les atouts ni les mêmes méthodes politiques que les pays réfèrences dans le domaine économique - et encore que le fait que nous n´en fassions plus partie est discutable- pourquoi les imiter sottement plutôt que de créer un modèle particulier ?

          Le mieux est l´ennemi du bien.

        1 autres commentaires
      • Talou
        Talou répond à Servais-Jean
        • Posté à 23h32 le 23/11/2007
        • Internaute 18795

        Moi je crains pour le droit de grève (comme répondu plus haut à un « courageux » anonyme de la CGT ; je crains aussi pour les 35 heures, vu les déclarations de la patronne des patrons ! (du style : « bien que vous pouvez gagner plus : les 35 heures ne sont pas une loi inamovible »....)

  • Anonyme

    Les gens qui ne seront pas contents le feront savoir dans 5 ans lors des élections. C’est fait pour ça non ? (et le Président actuel a été élu pour ces réformes)

    • Anonyme

      Vous exprimez là une idée pitoyable de la démocratie. Pourquoi attendre 5 ans ? (complètement idiot)
      Les élections sont pour vous l’occasion d’exprimer votre mécontentement (c’est ce que vous écrivez) ? (idée encore plus idiote)
      Le président actuel n’a pas été voté pour ses réformes. Les électeurs ne comprennent rien aux réformes, ils sont aveugles, bornés, et pour la plupart (les sondages sont des réalités) racistes et xénophobes, illettrés et violents à l’égard de leurs femmes. Je fais donc la nique à la majorité des Français.

      • Anonyme

        Heureusement que vous êtes là pour nous dire ce qui est intelligent, moral, progressiste.
        Pour faire notre bien, sans nous et si c’est nécessaire contre nous ! ! !

         
        • Anonyme

          Cela n’a rien avoir avec la morale, ni avec faire le bien de qui que ce soit. C’est écrit noir sur blanc. Après vous imaginez ce que vous voulez.

          • Anonyme

            Voilà une remarque encourageante...merci de votre sollicitude...

        2 autres commentaires
    • Anonyme

      Juste un petit problème...dans 5 ans comme c’est le cas actuellement,les medias seront toujours aux mains des grands patrons...et l’élection faussée par manque de démocratie.La pensée unique,stalinienne,a de bons jours devant elle.

    • Leprivilégié
      Leprivilégié
      Nous sommes tous le connard de (...)
      • Posté à 20h25 le 22/11/2007
      • Internaute 20644
        Nous sommes tous le connard de (...)

      Je sais, j’exagère peut-être et puis non.
      Mais la véritable démocratie (démos= peuple, cratos=pouvoir) n’aura t-elle pas fini d’exister dans ce monde libéral dans 5 ans ? Dans les dictatures, il y a des élections aussi (par exemple, en Tunisie - paradis des français en vacances mais pas de la majorité des autochtones- avec plus de 94 %, le président a été élu). En 1940, la France est passée facilement de la 3éme république à l’état français, elle s’était alignée sur la forme du fascisme d’alors.

      • Anonyme répond à Leprivilégié

        1)La Tunisie c’est le problème des Tunisiens, si les touristes dérangent ils peuvent aller ailleurs.
        2)La guerre est finie.

         
        • Anonyme

          C’est fort cet argument : « la Tunisie c’est l’affaire des tunisiens ». On peut continuer : « Gaza, c’est l’affaire des ...israëliens, palestiniens...choisissez ? »...les droits de l’homme en Chine, c’est l’affaire des chinois. Et puis c’est quoi les droits de l’Homme ? Chacun chez soi et dieu pour tous. Ce courageux anonyme est contre le Tribunal Pénal International, contre la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et quand on fait du « chacun chez soi », disons le, il est pour l’Etat Français, la conception paternaliste de Tzar Ko en Afrique et en dernière analyse, contre la Démocratie (puisqu’après tout, Hitler avait été élu démocratiquement en 1933 et que...C’était l’affaire des allemands !)
          Pauvre tare !

          • Anonyme

            Je dois reconnaitre que je n’ai pas d’atomes crochus avec les enfants, petits enfants, arrière petits-enfants de ZOE ! ! !

          • Anonyme

            bien répondu à cette autruche !
            salut

        3 autres commentaires
  • Anonyme

    Eh oui pendant ce temps là les députés, ah l’UMP a la classe, se tape un régime spécial lui aussi de retraite avec 22 annuités et tous les privilèges de la fonction.

    Au passage, les sabotages de TGV c’est vraiment de la propagande anti syndicats. Je parie que certains personnages très connus sont au courant. Et c’est assez étrange je trouve que Sarko dise qu’il faut dépêcher « les meilleurs enquêteurs de la police » pour ces actes mineurs, que Fillon dise carrément que ce sont des grévistes (à l’Assemblée cette semaine) et que tous deux disent que les responsables seront punis très sévèrement. On croit rêver, on est plus en démocratie, c’est la dictature des petits fafs de droite qui croient que la justice judiciaire est aux mains des politiques. C’est à gerber de connerie de leur part, mais j’en attendais pas tant de Sarko notamment qui ne sait pas parler (« agueu et heu » aux pêcheurs bien caché par les médias propagandistes fascistes), qui arrive bourrer au G8 et j’en passe (propos xénophobes au ministre irlandais etc.).

    Français têtes de niais.

    • Anonyme

      Français tetes de niais ! ! !
      Je pense que vous parlez des 52/53% des votants de mai 2006 ?
      N’oubliez pas qu’il reste 47 voir 48% de Français, soit presque la moitié qui ont eu l’intelligence de voir le vrai visage de ce Hongrois, et de ne pas y adhérer. Ils ne sont pas tous comme ces députés déculottés.Pour eux la dragée est amaire.

      • Anonyme

        Ce qui est surtout amer, c’est la qualité de votre orthographe...

    • yoyo49
      • Posté à 22h56 le 22/11/2007
      • Internaute 22899

      N’utilise pas le mot fascistes n’importe comment, tu insultes les victimes des grandes dictatures de l’histoire (communiste, nazi, ...), va voir en Birmanie et reviens me dire si la France c’est vraiment l’enfer. En Birmanie tu serais déja en prison pour de tel propos

  • amandla
    • Posté à 20h13 le 22/11/2007
    • Internaute 15279

    Bien sûr que ce bastion est un barrage qui risque d’exploser dans les prochains jour et on va toutes et tous être noyé(e)s sous des réformes + rétrogrades pour le salariat les unes que les autres...
    le dynamitage du code du travail est pratiquement bouclé, les lois se succèdent pour soulager le patronat de tout contrôle et de toute obligation. Parallèlement, les salarié(e)s deviennent chaque jour davantage de la chair à profit.
    Je suis militant SUD, mais je reconnais que sans la CGT, rien n’est possible dans ce pays. Et cette fois-ci comme en 2003 pour le régime général des retraites, tout le poids de ce syndicat n’a pas été mis dans la balance.
    Je ne crache dans aucune soupe intersyndicale mais je fais un constat. Si la CGT a duré dans ce conflit, c’est sous la pression de la base... En 2003, quand SUD rail faisait voter des grèves reconductibles, la CGT passait derrière pour signifier que les cheminots n’étaient pas concernés...
    Je bosse à l’hosto et je n’ai pas réussi à passer le message de la solidarité de lutte à mes collègues.
    De toute évidence, nous restons le seul syndicat à ne pas vouloir aménager le capitalisme, mais le combattre sous toutes ses formes.
    Les cheminots vont passer à 40 ans de cotisations, nous à 41 ou 42, pour l’instant...
    Faut-il s’avouer vaincus ou se résigner ? Pour ma part, c’est non ! Mais il va falloir toujours s’habituer à se faire couilloner par des gens, qui semblent être nos alliés, qui ont comme priorité de gérer leur outil et leur institution au lieu de le mettre au service d’un lutte de société.
    Les militants CGT vont maintenant recevoir des argumentaires (j’étais représentant national CGT dans le temps...) qui va leur expliquer que le mieux est négocié, que c’est grâce à eux, que la grève n’est que suspendue, et tout le tintouin.
    Il y aura peut-être une petite grève pour sauver la face et les élections, et basta !
    Pauvres salarié(e)s que nous sommes !
    Mais la lutte continue. Là où il y a la volonté, il y a un chemin !

    Ps : pour répondre au message + haut, si les résistants en 3-45 avaient du attendre d’être majoritaires pour résister aux nazis, tu serais allemand, ducon !

    • choupat
      choupat répond à amandla
      • Posté à 21h02 le 22/11/2007
      • Internaute 22886

      Tout à fait d’accord avec vous, je suis enseignante et j’ai participé aux grandes grèves de 2003. Nous les profs nous étions prêts pour la première fois à aller jusqu’au bout pour préserver nos droits, jusqu’au boycott des examens. La C.G.T et les autres syndicats ont tout fait capoter en retirant les cheminots du mouvement. On leur avait promis, à l’époque, de ne pas toucher à leurs régimes spéciaux. C’était couru d’avance, on voit le résultat aujourd’hui. Les profs et autres fonctionnaires se sont retrouvés bradés par les syndicats, on est passé à 40 sans aucune compensation d’aucune sorte. Le droit de grève a été modifié et est toujours d’actualité, désormais, tout fonctionnaire faisant grève le vendredi et le lundi se verra retirer son samedi, idem pour le mercredi. Aucun jour de grève n’a été payé et les profs sont restés traumatisés encore aujourd’hui. Et ce n’est pas fini, puisque déjà on annonce l’allongement de la durée de cotisations, l’augmentation des cotisations et la baisse des pensions de retraite. Sûrement les 3 à la fois. Là aussi les syndicats trahissent leur base, sans avoir vraiment de garantie sur les résultats. Je suis à la CGT Sud’Educ, à la base, les gars sont motivés, sur le terrain, mais que se passe-t-il au sommet ? Pour que les leaders se couchent si facilement.
      Moi non plus je ne me résigne pas, et j’ai de très grandes craintes sur l’avenir de notre pays. Quand les « gogos » se réveilleront-ils ?

      • comtesse aux pieds nus
        • Posté à 19h20 le 23/11/2007
        • Internaute 22960

        oui choupat tu as parfaitement raison.je suis moi même enseignante, c’est vrai que ces grêves de 2003 ont été un très rude coup, je déplore vivement que les cheminots ne se soient pas mobilises à ce moment. Ils auraient dû anticiper ce qui leur arrive maintenant, s’ils nous avaient soutenus, nous n’en serions probablement pas là. Devant cette droite dure , aristocratie d’un autre temps, il faut dépasser les clivages et les égoismes corporatistes , tous se rassembler et se soutenir dans nos luttes. La stratégie de la division tant prisée par le pouvoir en place doit échouer.Cest une poignée de vrais privilégiés d’ancien régime qui en récoltera le fruit certainement pas la masse des salariés de notre pays.Mais je te l’avoue, moi aussi je nourris de grandes craintes sur l’avenir.

    • Anonyme répond à amandla

      Tout a fait d’accord avec vous Amandla.
      aujourd’hui ,j’ai une amertume ,la nausée,à la pensée de tous ces militants et cheminots qui eux ont résisté de toutes leur force au rouleau compresseur ,des médias valets du pouvoir,qui jour aprés jour rabachaient la bonne parole,aux pooovres usagers SOUMIS.Fortement aidés par des petits cheffaillons syndicaux et autres permanents.
      Cela fait des lustres que la C G T trompe les travailleurs ,en n appelant a la gréve .que contrainte par la base ,pour ensuite saboter par des manoeuvres indignes ,l’organisation et la convergence des luttes.
      67ans,retraitée des hopitaux,depuis 10ans,de toutes les luttes menées ,j’ai toujours le souvenir ,de la méme stratégie infernale de la CGT ,combien ,de fois ai je entendu : la masse n’est pas préte,suspendons la gréve ,les permanents débarquant pour saboter l’union dans les comités de gréve ,et coordinations ! ! ! bon ,il ne faut pas désespérer ,CHÉRÉQUE est à présent démasqué et la CFDT BIEN FLUIDIFIÉE,s’est deshonorée depuis des années,mais ce qui m’étonne c’est que la CGT ait encore des adeptes aprés tant d’années de compromissions ,certes ce syndicat est plus subtil dans ces trahisons mais à mon avis bien FLUDIFIÉ
      également par les pouvoirs
      Aprésent ,il reste l’espoir ,que les gré vistes de la base ,ne ressortent pas trop démoralisés ,et qu’aux prochaines élections syndicales ils boycottent les syndicats quise sont couchés devant le pouvoir.
      Il y aura d’autres luttes ,et d’autres résistances.RESPECT ET SOLIDARITÉ àla base gréviste
      Danielle ,rebelle,encore en forme

      • Anonyme

        merci....pour ton message. C’est vrai qu’on reprend le boulot avec pas mal d’amertume. Nous connaissons bien à la SNCF toutes les stratégies de la CGT à la SNCF pour casser les grèves les plus fortes. L’espoir qu’il nous reste c’est que les jeunes sont très nombreux dans les AG et s’aperçoivent de plus en plus de toutes ces ficelles. Le combat continue malgré tout
        un syndicaliste SUD Rail

         
        • sup à la demande du riverain
          • Posté à 18h53 le 23/11/2007
          • Internaute 22866

          Ne baissez pas les bras et n’oubliez pas qu’en 2008 il y a les elections prud’hommales ! J’espère que les grévistes (et non grévistes solidaires du mouvement) s’en souviendront et ne voteront pas pour la CFDT OU LA CGT.lA SEULE FACON DE PRENDRE NS A SON PROPRE PIEGE EST DE VOTER MASSIVEMENT POUR SUD RAIL.

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