Temoignage

A l'AG des cheminots de Metz : « Les journalistes, foutez le camp ! »

 » Les journalistes, dehors ! Vous n'avez rien à foutre ici. Vous ne filmerez rien du tout ! Allez, foutez le camp ! »

Comme mots de bienvenu, nul doute, peut mieux faire. C'est pourtant de cette manière que j'ai été interpelé ce jeudi matin avec mon camarade, journaliste reporter d'image, lors de l'AG qui se déroulait sur le quai n°1 de la gare de Metz. Au micro, un leader de la CGT locale.

 » Vous n'êtes pas venus nous voir pendant neuf jours… Vous ne vous intéressez qu'aux commerçants qui n'arrivent pas à vendre
leurs croissants à la gare de Metz… Allez, dehors. »

Au milieu de 400 personnes qui commencent à reprendre en choeur ses paroles, je tente de m'expliquer. Difficile de se faire entendre et comprendre dans le brouhaha qui s'est installé. J'essaye néanmoins en haussant la voix.

 » Mais vous savez très bien que ce que vous dites est faux ? J'étais là samedi matin… J'ai déjà fait un reportage sur l'AG… »

Pas le temps de terminer. Je suis entouré par plusieurs cheminots qui commencent à me bousculer. Leurs slogans fusent :

 » Allez dehors les journalistes… dehors ! ! »

Je commence sérieusement à me demander ce qui m'arrive. Je dis à mon collègue de continuer à filmer. Des mains se collent sur son objectif. Incroyable ! La situation tourne au grotesque. La tension monte. Le responsable de l'inter-syndicale apparaît enfin et tente de calmer le jeu. Il demande à ses troupes de retrouver leur calme et de faire preuve de respect. Dans ces conditions, j'abandonne.

Comment essayer d'instaurer un dialogue avec des gens qui vous considèrent comme leurs ennemis ? Mieux vaut battre en retraite. Nous décidons de plier bagage. Tant pis s'ils nous prennent pour des lâches. De toute façon, à leurs yeux, nous sommes déjà des vendus. Des salauds de journalistes !

Mais oui, nous ne mettons pas dans nos sujets les bonnes images, les meilleures passages des interviews… Oui, nous truquons nos reportages sous la pression de nos rédacteurs en chef qui sont à la botte du pouvoir. Oui, nous ne sommes pas libres…

Un petit pan de démocratie écorné

Quelle méconnaissance ! Quelle ironie du sort de se retrouver ainsi pointé du doigt ! Aujourd'hui, c'est la première fois qu'on m'interdit de faire mon travail avec autant de violence. Certes, elle était latente. Je n'ai pas pris de coups mais c'est sans doute un petit pan de la démocratie qui a encore trinqué. Oui, on peut empêcher un journaliste de travailler en France…

Même sur un banal quai de gare. Samedi dernier, pour le même sujet, nous avions déjà été interpelés assez sèchement par quelques grévistes lors de l'AG :

 » Pour quelle chaîne vous travaillez…. La 3 ? Bon, ça va ! »

En quelques jours, on a franchi un sérieux cap. Cette année, nous n'irons pas plus loin. La tendance est à la reprise chez les cheminots.

105 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

  • Téléchargez votre photo sur votre page perso. Elle apparaitra à côté de vos réactions.
  • Merci de respecter la charte des commentaires, sans quoi nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
  • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
Portrait de Courageux anonyme

De

23H36 | 22/11/2007 | Permalien

Les médias, audiovisuels c'est l'évidence, de presse écrite dans leur majorité, ont fait le jeu du gouvernement dans leur couverture du conflit social dans les transports. Nous avons été gavés des « plaintes » et du « désespoir » des « travailleurs pris en otages ». Ne vous plaignez pas aujourd'hui de susciter la suspicion, voire le rejet.
Qui sème le vent, …

Portrait de Courageux anonyme

De

08H47 | 23/11/2007 | Permalien

Mon blog a été hacké, je répondrais donc ici…
Mardi a la suite de la manif à Grenoble, environs 1000 personnes ont décidé de continuer à manifester son une banderole « grève générale ». Mais l'état ne l'entendait pas ainsi.

Au bout de 800 m la manif est stoppée. 2 somations (et oui il manquait la troisième…) et la manif a été durement réprimée à la matraque.

Un peu plus tard après un autre matraquage en règle dans une coursive, 27 jeunes ont été interpelés.

Plus tard une centaine d'étudiants décident d'aller devant le commissariat, de nouveau une charge.

10 » plus tard dans une petite rue je vois 5 à 6 étudiants qui marchent paisiblement, une voiture de police arrive et leur barre le chemin. Je suis a vélo et je me rapproche. Là, stupéfaction, les policiers sortent de la voiture et lâchent leurs chiens sur les étudiants ! ! ! Je sort mon appareil photo, tout va très vite, un policier m'aperçois et panique, il hurle a ses collègues de rappeler les chiens. Je vois un étudiant blessé à la main.
Les policiers reculent et semblent un peu paniqué en me regardant, puis ils commencent a me hurler dessus. (toi, viens là ! ! ) Je me retourne et je suis seul, je suis terrorisé, comme je suis a vélo je décide de pédaler comme un malade !
Sortant de la rue, je me retrouve devant le commissariat où attendent 3 journalistes.
Je fonce vers eux, je leurs explique ce que je viens de voir et je leur demande de l'aide.
Fin de non recevoir, il me disent « ça ne nous intéressent pas » et s'éloigne de moi !
Plus loin un petit groupe de syndicaliste. C'est eux qui croiront à mon récit et qui me raccompagnerons…

Le mercredi, rien dans la presse. Ou plutôt si, des « usagers » pris en otage…
J'ai compris que le presse, en tout cas cette régionale, était complètement dépendante du pouvoir en place.

J'attends que les syndicalistes retrouvent l'étudiant blessé. S'il porte plainte j'irais témoigner de ce que j'ai vu !
Une grande partie de la presse est corrompu. C'est une dictature qui se met doucement en place. (répression, justice expéditive, contrôle de la presse…)

Et si tu l'ouvre un peu : les gens on votés, c'est la démocratie… ben voyons… Vous vous êtes des extrémistes, j'ai même entendu « khmers rouges » de la part d'un président d'université et sans aucune indignation.

Portrait de Courageux anonyme

De

00H50 | 24/11/2007 | Permalien

C'est dans l'isoloire qu'il fallait y penser, maintenant nous en avons pour cinq ans de dictature.

Portrait de Courageux anonyme

De

02H23 | 25/11/2007 | Permalien

> 5 à 6 étudiants […] marchent paisiblement, une
> voiture de police arrive […] [ils] sortent de la voiture
> et lâchent leurs chiens sur les étudiants.

Mets ta vidéo sur internet.
Peut-être cela intéresserait-il Rue89.
Sinon, il y a les supports vidéo classiques comme toitube, délimachin* et autres…

(Pour ce dernier support, « * », je ne sais pas ce qui se passe maintenant pour les contenus citoyens depuis que le responsable des contenus de cette boîte bosse pour Fillon et qu'il a été remplacé par un ancien collaborateur de Donnedieu de Vabres).
Ce serait d'ailleurs assez sympa qu'il y ait une petite enquête là-dessus.

Michèle.

Portrait de Courageux anonyme

De

18H45 | 25/11/2007 | Permalien

Je n'ai malheureusement pas de caméra, j'avais juste un appareil photo et j'étais à vélo.. j'ai six photos floues et difficilement exploitables.

Je n'ai donc que mon témoignage et ces photos… c'est aussi pour cela que je n'ai pas écris ou envoyé mes photos mais juste posté un commentaire sur l'indépendance d'une certaine presse…

Mais bon je les gardes quand même en attendant des hypothétiques nouvelles de l'étudiant.

Portrait de catpat95

De catpat95

13H25 | 23/11/2007 | Permalien

Bien sûr c'est vrai qu'une poignée de journalistes ont détourné la vérité. C'est qu'on a envie de leur rentrer dedant. Mais pour autant, faut-il se comporter comme le font les forces de « l'ordre », ou comme tous ces ministres.
Je comprends les cheminots mais rien ne justifie un acte de violence.

Portrait de Courageux anonyme

De

23H43 | 22/11/2007 | Permalien

Journalistes du terrain,vous etes pris entre le marteau et l'enclume.Ceux qui décident des images et des commantaires qui passent à l'écran,sont confortablement installés dans les salles de rédactions,ils font leurs montages et rétablissent « leurs » vérités sur les évènements .La crédibilité des média
du Sevice public est nulle ,ne parlons pas du privé c'est encore pire.
Rue 89 ( et d'autres) apporte une petite lueur différente sur l'actualité mais pour combien de temps ?
L'expérience des radios libres peut servir d'exemple

Portrait de Courageux anonyme

De

00H25 | 23/11/2007 | Permalien

Mon pauvre monsieur ! !
C'est dur, non ? d'être méprisé à son tour ! ! ! Mais de quoi vous étonnez-vous ?
Je crois que vous venez de faire connaissance avec ce qu'on appelle la lutte des classes (attention : gros mot). Contact un peu rugueux entre le monde ouvrier et celui tellement plus présentable des journeaux télévisés. Certes, vous payez pour d'autres et ce n'est pas juste. Mais votre réaction ne dépasse pas celle du petit rédac-chef vexé. Vous auriez pu prendre position en dénonçant le nauséeux bourrage de crâne anti-grève et anti-ouvrier des chaines télés, vous auriez pu reconnaître qu'au fond les cheminots n'ont pas tort, même si vous futes leur victime directe et malheureuse. Mais non, rien : vous ne pensez qu'à vous !
« L'information » n'est jamais objective, même produite par des individus honnêtes : elle choisit toujours son camp.

Portrait de Courageux anonyme

De

12H23 | 23/11/2007 | Permalien

Il n'est pas question de mépris dans le billet. Et puis, c'est quoi un petit rédac chef vexé ? Au nom de quoi vous pouvez vous permettre d'affirmer que je viens de faire connaissance avec « la lutte des classes » ? A vous lire, il y a le camps des gentils et celui des méchants. je vais finir par croire que vous vivez à Disneyland ?

Portrait de Courageux anonyme

De

16H45 | 23/11/2007 | Permalien

Réponse à venir.
Pas le temps dans l'immédiat.
Le même.

Portrait de Courageux anonyme

De

23H23 | 23/11/2007 | Permalien

Le mépris n'est effectivement pas dans votre billet, mais précisément dans les rédactions télévisuelles de par l'orientation qu'elle donnent massivement à la présentation des faits sociaux.
Vous parlez de démocratie et c'est louable, mais on nous bourre le mou depuis des années avec des problèmes qui n'en sont pas (ex. : les travailleurs étrangers, les Sans-papiers…) ; on déforme les réalités quotidiennes des gens (pauvres, fonctionnaires (ouh ! ! ), profs, syndicalistes, artistes, intellectuels, tous soit-disant profiteurs ou nantis) et on en arrive finalement à une société et un gouvernement pré-fascistes, nourris par la Peur et la Haine. Grâce à la télévision, pour une bonne part. Allumez donc une chaine au hasard.. (Tenez, les plus regardées : TF1 ou France 2..)
Ensuite, je n'ai rien contre vous et je ne me réjouis aucunement de votre agression. Je constate simplement que votre position est, au-delà d'une douleur et d'une plainte légitimes, la position d'un corps de métier inféodé à cet Etat. Ce qui pointe au fond dans votre billet est que les cheminots ont fait fi de la figure sacrée du journaliste, et que c'est ce qui vous choque.
Pour finir, je relève que la majorité des commentaires se rejoignent : il n'y a personne pour se réjouir de votre mésaventure ; par contre les réactions sont cinglantes en ce qui concerne votre métier. C'est pour cela, je crois, que j'ai parlé de lutte des classes et d'un journalisme qui choisit son camp.
Je n'ai parlé ni de gentils ni de méchants.
Bien à vous.

Portrait de Courageux anonyme

De

15H24 | 23/11/2007 | Permalien

j'adhère entièrement. Continuez a vous regarder le nombril et surtout continuez à ne pas vous poser de
questions

Portrait de Paul Simon

De Paul Simon

18H47 | 26/11/2007 | Permalien

Par pitié, ne répétez pas « vous avez fait le jeu du gouvernement » à des journalistes qui viennent justement couvrir une AG de la CGT ! C'est l'occasion rêvée pour un syndicat d'exprimer ses revendications, de montrer la mobilisation, de mettre la pression sur l'autre camp (celui dont on a pas le droit de parler). C'est sûr, si les journalistes sont pris à partie quand ils arrivent, le point de vue de la CGT ne pourra pas être pris en compte… Et on accusera, en vrac, le grand capital et ses suppôts au gouvernement.

PS : et si les journalistes en question étaient syndiqués CGT, on faisait quoi ?

Portrait de Courageux anonyme

De

00H30 | 23/11/2007 | Permalien

Pourquoi n'y a t'il pas dans votre texte la moindre reflexion sur le pourquoi de cette réaction des grèvistes ? Certe elle est excessive et condamnable mais pourquoi a-t elle lieu ?
Une piste ?
La notion de conflit violent entre les gens qui ne partagent pas le même avis n'est elle pas induite, provoquée, incitée par le comportement de celui qui nous dirige ? (on ne peut pas appeler ça gouverner)
Pourquoi jamais un mot sur la méthode du gouvernement ?
Ca n'excuse pas mais à mon sens ça explique.

Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean 4591

Hi-Han | 00H41 | 23/11/2007 | Permalien

Vu que tout le monde est contre tout le monde comment s'étonner des réactions des grévistes ?

Tout à été bien préparé au niveau gouvernemental et depuis longtemps, depuis la campagne éléctorale.Chacun y avait son rôle et certains comme Valérie Pécresse en sont encore à dire qu'il ne reprendront les négociations que lorsque les grèves seront finies.

Les grévistes voient tous ceux qui travaillent comme des ennemis potentiels et ils n'ont pas tout à fait tord.

Concernant les journalistes de terrain comme ceux de FR3 qui ont pour but de montrer ce qui se passe dans les AG,les agents SNCF devraient les reçevoir correctement mais peut-on leur en vouloir de ne pas le faire ?

Messieurs les journalistes mettez un peu votre mouchoir sur votre susceptibilité en essayant de comprendre ces gens qui ont huit jours de grève dans les pattes et un quart de salaire en moins à la fin du mois.

Portrait de Alexad

De Alexad

00H43 | 23/11/2007 | Permalien

Il faut bien dire que la confiance ne peut pas régner ! ! ! Comme le précise CA 23h43, Les patrons envoient leurs journalistes de terrain faire leur marché, procèdent au tri très sélectif, des sujets, des images, etc….
Puis, ils confient leur bonne parole aux têtes d'affiche des JT : Labordes, Pujadas, Lucet et consors (qui n'hésitent pas à donner leur opinion au passage), sans oublier les Piquet dont le ton est celui de quelqu'un qui s'adresse toujours à des débiles profonds !
La dernière de Pujadas s'adressant à E. Beart indignée « vous rendez-vous compte de l'impact de votre engagement sur votre image ? »
Yeux écarquillés de la dame …« pardon de mon image ? ? ? »

Portrait de machinchose

à Alexad Portrait de Alexad De machinchose

08H19 | 23/11/2007 | Permalien

ET dites monsieur le journaliste ça vous choque pas quand un journal découpe le mot « meute » dans l'article de Béart pour ne pas déplaire à Mme Boutin ? ? ça ne la met pas en danger ça la démocratie ? ? et bien plus que quand des gens que vous méprisez à l'évidence vous rudoyent un peu.

Portrait de Courageux anonyme

à machinchose Portrait de machinchose De Jean-Christophe Panek

14H36 | 23/11/2007 | Permalien

Je ne méprise pas les cheminots. Relisez bien le billet à tête reposée… Tranquillement. Encore une fois, ne confondez pas tout. Je ne vois pas ce que Béart vient faire ici ! ? (JCP)

Portrait de machinchose

De machinchose

17H15 | 23/11/2007 | Permalien

Béart cher monsieur, c'est la dernière de la série des grands manquement de la presse à ses devoirs les plus élémentaires. Dans le cas Béart il s'agit de la censure par le Monde du mot « meute ». à la télévision c'est un présentateur « journaliste » qui ne lui oppose qu'un mépris consterné. On le sent moins « rebelle » face à Johnny non ?

et ça a totalement à voir et je suis sidéré que vous ne vous en rendiez pas compte.

ça a voir parce que ce sont tous ces manquements qui font qu'arrive un moment où les gens n'ont plus du tout confiance en la presse.
puis finissent même par ne plus la respecter.

Je condamne le fait de rejeter un journaliste mais les journalistes doivent aussi apprendre à se remettre en question.

et j'adore ça : « Relisez bien le billet à tête reposée… Tranquillement. Encore une fois, ne confondez pas tout. “

Ahhh le journaliste dans toute sa splendeur ! il ne déplorera pas le fait qu'il pourrait avoir mal rédigé, s'être mal fait comprendre ou quoique ce soit de cet ordre… non non c'est le lecteur qu'est un con.

Portrait de Courageux anonyme

à machinchose Portrait de machinchose De

18H02 | 23/11/2007 | Permalien

« non non c'est le lecteur qu'est un con »

C'est exactement ce que je ressens depuis que je lis les réponses formulées par ce monsieur « journaliste ». Ses réponses sont pour le moins méprisantes.

Portrait de Courageux anonyme

De

17H59 | 23/11/2007 | Permalien

C'est bien venu au contraire : juste pour montrer la connerie dont font preuve parfois les journalistes.

Portrait de Courageux anonyme

à Alexad Portrait de Alexad De

17H57 | 23/11/2007 | Permalien

Pujadas il ne faut pas trop lui en demander aussi. Je pense qu'il a cru, pendant une fraction de seconde, être intelligent avec sa question (ceux qui défendent les salauds de pauvres sont cons et ceux qui aiment la politique sarkosienne sont intelligents). L'air interloqué d'E Béart m'a fait rire et c'est rare que le jt me fasse rire.

Portrait de Courageux anonyme

De

00H59 | 23/11/2007 | Permalien

Pôv journaleux ! Y en a un peu marre de votre tendance à vous prendre pour LA Démocratie. Ben non, en regardant la télé, en écoutant la radio, en lisant les journaux, et en allant sur le net, la quantité et la qualité de faits informatifs (ou d'analyses) est misérablement insuffisante, comparée aux couplets sur les usagers otages (tiens on parle d'usager et pas de client pendant les grèves ? ).
Bien sûr qu'un bon nombre de gens est convaincu de connaître le camp « d'où vous parlez » ; et quand vous participez à une lutte, ce n'est que pour votre intérêt corpo, enveloppé de considérations démocrates à usage interne à la profession !

Portrait de Courageux anonyme

De

01H04 | 23/11/2007 | Permalien

Petit détail intéressant, selon moi révélateur du fond de la pensée de l'article : vous parlez (à propos de votre mésaventure), d'un « banal quai de gare ».
Or je ne pense pas qu'un quai de gare pendant une grève des cheminots soit quelque chose de banal.
C'est le lieu d'une lutte. C'est un lieu occupé, ré-approprié par ceux qui y travaillent, un sité qui émerge justement de la banalité consummériste et télévisuelle parce que cette lutte lui donne tout à coup un sens qui contredit l'ordre général.
Et comme la télé fait partie de cet ordre-là, il est inévitable qu'elle soit contestée sur ce lieu-même.

Portrait de Courageux anonyme

De

01H16 | 23/11/2007 | Permalien

il me fait grand plaisir de lire les commentaires des internautes qui recardrent judicieusement votre article à la limite du nauséabon…

Quelle lumiere vous faites sur le probleme. Ne pensez vous pas qu'il serait temps de faire votre introspection de commencer à parler de ce REEL probleme qu'il y a entre la population et les médias.
Il suffit de lire acrimed de temps pour réaliser à quel point l'information est à la bote du pouvoir en place.

Comme le souligne judicieusement un internaute vous avez payé pour d'autres. Mais on attendait de vous et qui plus est de Rue89 de plus de recul.
A vous lire on croirait lire un enfant vexé dans son orgueil, c'est consternant.

Ne pourriez vous pas à juste titre vous posez la question du POURQUOI ?

vous frolez le ridicule avec cette phrase
« Je n'ai pas pris de coups mais c'est sans doute un petit pan de la démocratie qui a encore trinqué. Oui, on peut empêcher un journaliste de travailler en France… »

On croirait lire un journaliste lambda sorti du CFJ.. je croyais que Rue89 avait un tout autre esprit.

Rangez votre mouchoir et faites votre introsecption et ARRETEZ de SORTIR le REFRAIN de la démocratie des que les choses ne vont pas DANS VOTRE SENS.

c'est honteux .

ps : je lis quotidiennement Rue89 et j'apprécie nombreux de vos articles pour justement cette liberté dont vous faite part dans l'ambiance médiatique actuelle. Mais là cet article me surprend vraiment au plus haut point .

Portrait de Le Yéti

De Le Yéti

yetiblog.org | 08H12 | 23/11/2007 | Permalien

Si, cet article est parfaitement à sa place ici, il permet aux lecteurs d'y répliquer - enfin - avec la fermeté qui convient.

Portrait de Courageux anonyme

De Jean-Christophe Panek

14H52 | 23/11/2007 | Permalien

Reportez-vous aux faits ! ! Si le combat pour la liberté de la presse n'est pas un bon combat, qui êtes vous ? ? N'en vous déplaise, c'est le combat pour la démocratie. Et pourquoi est-ce si honteux de lire un tel billet sur rue 89 ? ? Le mot « pluralisme », vous connaissez ? ? (JCP)

Portrait de Courageux anonyme

De

18H05 | 23/11/2007 | Permalien

Non vous le savez bien on est trop cons pour connaître ce mot. Nous on est là juste pour vous lire et dire amen…

Portrait de Quinine

De Quinine

traducteur et amoureux des chats | 04H30 | 23/11/2007 | Permalien

Votre article est à vomir : votre mépris des travailleurs manuels, votre faux étonnement devant la réaction de gens que vous accusez de tous les maux, vous et la majorité de vos confrères, depuis des jours et des jours, vos propos de Café du Commerce sur la démocratie et, surtout, vos considérations sur les malheureux journalistes que l'on empêche de travailler… Est-ce une allusion à ceux qui se font censurer à tour de bras par leurs patrons pour plaire à M.Sarkozy ? Cela m'étonnerait. Compte tenu du ton général de votre petite bafouille, je penserais plutôt que, pour vous, les journalistes qui travaillent sont ceux qui servent la soupe au même Sarkozy et à ses copains (ils sont légion en France, pour l'instant, et ils s'acquittent de leur tâche avec un zèle incomparable). Un dernier mot : les cheminots font sans doute mieux leur boulot que vous, parce que, franchement, un journaliste pas fichu d'écrire « bienvenue » sans se tromper, par ignorance ou par négligence, je trouve que ça la fout un peu mal…

Portrait de Le Yéti

De Le Yéti

yetiblog.org | 08H08 | 23/11/2007 | Permalien

Le « journaliste de base » en « usager outragé », fallait l'oser !

Monsieur Panek, vous ne récoltez que ce que les médias du cénacle (auxquels vous appartenez bel et bien) n'ont sacrément pas volé. Sachez que les grévistes ne sont pas les seuls à avoir le coup de pied aux fesses qui les démangent.

La position de « journaliste de terrain » n'est en rien une excuse. Chacun son côté du trottoir, si vous voulez bien. Et arrêtez de vous ridiculiser en pleurnichant ainsi la liberté « bafouée » de VOTRE triste presse.

Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89

Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)

Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)

En savoir plus

Accrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.

123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque

Connectez-vous pour entrer votre code