Et si les crises climatiques et les guerres étaient liées ? C'est la conclusion d'une étude publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.
La recherche est le fruit d'un travail international. Peter Brecke, chercheur en science politique du Georgia Institute of Technology d'Atlanta aux Etats-Uni a créé une base une base de données de 4500 conflits qui se sont produits à travers le monde entre 1400 et 1900. David Zhang, chercheur en géologie de l'université de Hong Kong a rassemblé des données climatiques. Des étudiants ont collecté des informations sur la production agricole et ses prix.
» En faisant nos premiers graphes, on voyait immédiatement une baisse du nombre des conflits au 18ème siècle » , nous raconte Peter Brecke. Ce siècle correspond à une période de climat plus doux. Après quoi les temperatures refroidissent à nouveau pendant la première moitié du 19ème siècle et les occurrences de conflits augmentent. » Le nombre de guerres par an pendant les siècles froids est presque deux fois supérieur à celui du 18ème siècle » , explique le chercheur.
Ces résultats ont confirmé ceux d'une première étude qu'avait conduite David Zhang sur 1000 ans de conflits en Chine : il avait remarqué que des grands froids avaient précédé 12 des 15 grandes dernières guerres de la période.
L'explication de Peter Brecke : » Lorsque les températures refroidissent, la production agricole chute, les prix augmentent. Cela provoque des famines, des tensions sociales, déstabilise les gouvernements. Cela génère des guerres et on enregistre des déclins de population » .
Il n'exclue pas qu'un réchauffement climatique puisse avoir les mêmes effets : » des températures plus élevées sont responsables de sécheresses qui peuvent avoir les mêmes effets : baisse des ressources naturelles et violences pour se les approprier » .





















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De Ponponbesogne
Plus on est de fous, moins il y a d... | 20H25 | 21/11/2007 |
Prêts à tout pour nous parler du changement climatique… Il y a 10 ans, tout le monde s'en tapait royalement et voilà que maintenant on a trouvé l'« explication des guerres » : miraculeux !
à Ponponbesogne
De
21H19 | 21/11/2007 |
Je trouve votre réaction fort curieuse. Il aurait pourtant été étrange qu'on ne trouve pas de corrélation entre raréfaction des ressources naturelles (évidemment induites par des conditions climatiques difficiles) et nombre de conflits. Ces études ne font que confirmer ce qui semble naturel. Mais personne ne dit qu'on a là une « explication des guerres ». C'est un facteur parmi d'autres.
Enfin, la prise de conscience du changement climatique, le fait d'appeller un chat un chat, sont récents, effectivement. Et alors ? Notre retard à l'allumage ne rend pas la menace moins sérieuse, au contraire.
De Ponponbesogne
Plus on est de fous, moins il y a d... | 21H37 | 21/11/2007 |
Oui d'accord c'est peut-être un facteur parmi d'autres, je ne l'ai pas nié mais le changement climatique est indéniablement mis à toutes les sauces aujourd'hui, et je ne partage pas cette tendance. C'est mon droit.
On en arriverait presque, si je vais dans l'extrême, à nous faire culpabiliser sur les guerres :
« Attention ! ! Vous faites couler l'eau du robinet pendant que vous vous brosser les dents, vous roulez en voiture etc. vous êtes la cause des guerres dans le monde ! ! »
à Ponponbesogne
De
21H55 | 21/11/2007 |
(même intervenant)
Je ne comprends pas plus cette réaction. Qui parle de vous ? Vous regardez trop votre nombril. Mais regardez donc ce qui va lui arriver à votre nombril. Demain vous serez septuagénaire et vous claquerez le gosier sec au milieu d'une bonne canicule.
Vous vous en fichez ? Moi aussi, je suis déjà âgé. Mais ma petite fille a cinq et je crains que l'avenir ne soit pas gai pour elle.
De Ponponbesogne
Plus on est de fous, moins il y a d... | 22H02 | 21/11/2007 |
Pourtant c'est simple à comprendre.
Il faudrait que je m'excuse de penser ce que je pense, c'est ça ? Non. Je ne regarde pas mon nombril, je donne mon avis alors arrêtez votre agressivité je vous prie.
Je ne nie pas les réalités écologiques, je dit non à la culpabilisation collective, c'est tout.
Oui, c'est mon avis INDIVIDUEL je ne vous demande pas de le partager.
à Ponponbesogne
De
07H34 | 22/11/2007 |
Cher Ponponbesogne
je vous trouve très agressif face à une situation « fort simple » les réalités écologiques : vous dites non à la culpabilisation collective pourquoi ?
Le problème n'est pas économique mais biologique ; donc responsabilsation collective,c'est comme pour l'immigration si vous allez à la superette du coin en bas de chez vous et qu'il n'y a plus de pain vous allez migrer vers une autre superette
De
13H04 | 22/11/2007 |
Certes, mais peut être que j'éviterai de faire quinze gosses au nom de ma religion, étant pour lors sûr qu'ils manqueront de pain. 700M d'européens, 300 millions d'états-uniens, « populations stabilisées ». La terre compte 7 Milliard d'habitant chercher l'erreur.
Si tout les continents et pays stabilisaient leur population, la terre serait vivable.
Il n'y a pas de progrès écologique global possible avec une démographie galopante. Un africain qui avait du mal à vivre dans son milieu naturel en 1970, n'a aucune chance de voir le sort de ses enfants s'améliorer si il en fait quinze et si modernité oblige ils survivent, et si eu même feront quinze enfants.
De
15H13 | 22/11/2007 |
Vous oubliez une composante essentielle : si la planète est à ce point polluée, c'est à cause du mode de vie occidental et non à cause des africains, même s'ils ont 15 enfants. Donc c'eset ce mode de vie occidental qu'il faut revoir.
De
19H14 | 22/11/2007 |
J'ai un peu l'impression qu'eux-mêmes et leurs 15 enfants souhaitent arriver à vivre comme nous
De framboaz
artiste peintre, entre autre | 18H52 | 22/11/2007 |
Quand la population ne mange pas à sa faim, que l'eau est rare et que l'éducation et la santé sont un luxe, comment s'offrir une contraception ?
Le contrôle des naissance à un coût avant d'être un problème culturel.
D'ailleurs même en France, il n'y a pas si longtemps, les familles était plus nombreuses et pourtant les conditions de vie étaient plus difficiles, seulement la pilule n'existait pas.
En ce qui concerne le réchauffement climatique, il suffit, à notre niveau, de changer nos petites habitudes, c'est pas forcément la mer à boire.
Par contre, les changements fondamentaux sont entre les mains des décideurs politiques, industriels et financiers internationaux.
Culpabiliser, c'est puéril et ça ne sert à rien. Ce n'est pas le but de la campagne d'information.
De
19H09 | 22/11/2007 |
On peut faire aussi « 15 gosses au nom d'aucune religion » comme je le disais un peu plus haut le problème n'est pas économique mais biologique vous en êtes une preuve vivante.
De
16H46 | 23/11/2007 |
Ce que vous dîtes démontre une inculture totale. La population se stabilise, comme vous dîtes, au terme d'un processus qui s'appelle la transition démographique, et qui a frappé avec des décalages tous les pays du monde.
Les africains, desquels vous parlez avec un mépris qui me stupéfie, connaissent depuis dix ans la dernière phase de cette transition, avec en particulier une baisse très rapide de la natalité, contrairement à ce que vous écrivez…
Documentez-vous un peu !
HVG
De
13H07 | 22/11/2007 |
Certes, mais peut être que j'éviterai de faire quinze gosses au nom de ma religion, étant pour lors sûr qu'ils manqueront de pain. 700M d'européens, 300 millions d'états-uniens, « populations stabilisées ». La terre compte 7 Milliard d'habitant chercher l'erreur.
Si tout les continents et pays stabilisaient leur population, la terre serait vivable.
Il n'y a pas de progrès écologique global possible avec une démographie galopante. Un africain qui avait du mal à vivre dans son milieu naturel en 1970, n'a aucune chance de voir le sort de ses enfants s'améliorer si il en fait quinze et si modernité oblige ils survivent, et si eux même feront quinze enfants.
à Ponponbesogne
De palliet
12H54 | 22/11/2007 |
Je ne vois pas pourquoi vous venez donner votre avis ici si votre démarche est individualiste.
Il faut s'attendre à susciter des réactions quand on s'exprime sur une place publique.
Pour revenir sur le fond de votre remarque, je ne comprend pas plus pourquoi vous vous sentez culpabilisé par la relation qui est faite entre changement climatique et guerres.
C'est un fait, pas un argument, que changement climatique = baisse de la production de nourriture = famine = violence.
C'est même tout le problème de la question du réchauffement : les conséquences sociales qui en découle.
De là à en voir un motif de culpabilisation… Surtout que l'on peut aussi y lire le contraire : c'est déculpabilisant dans la mesure où tous les changements climatiques intervenus jusqu'à maintenant ne sont pas le fait de l'activité humaine.
De palliet
16H01 | 22/11/2007 |
Pas de justification qui ne tienne. Une explication à la rigueur…
à palliet
De Ponponbesogne
Plus on est de fous, moins il y a d... | 16H25 | 22/11/2007 |
Je n'ai pas dit cela : l'exemple que j'ai donné était fait pour expliquer que l'on pourrait, à l'extrême, l'interpréter comme cela. Vous l'interprétez comme vous le souhaiter.
à Ponponbesogne
De
00H59 | 22/11/2007 |
Là où l'article est rigolo, c'est que quand ça refroidit, on a moins à manger, donc on va piquer le blé du voisin, mais le savant n'exclut pas, à tout hasard, on ne sait jamais, que si ça se réchauffait, on soit dans le même cas.
Vous avez entièrement raison : l'indéniable réchauffement climatique est utilisé comme une arnaque, dont les protagonistes ne seront jamais jugés : ils jouent sur du velours.
à Ponponbesogne
De
09H19 | 22/11/2007 |
« C'est mon droit ! » … non c'est votre opinion, rien de plus. Ce n'est pas votre droit.
Ou bien vous avez aussi le droit de penser que la Terre est plate, que le soleil lui tourne autour, que les femmes n'ont pas d'âme, qu'il faut brûler les sorcières qui flottent et noyer les autres.
Bref on a effectivement le droit d'être con.
De Ponponbesogne
Plus on est de fous, moins il y a d... | 16H32 | 22/11/2007 |
« Bref on a effectivement le droit d'être con. »
Désolé pour vous.
De
11H47 | 22/11/2007 |
On a tendance a dire que pour comprendre les mécanismes complqués il faut d'abord comprendre les plus petits élèments. Il est bien sur évident que les faibles conditions de ressources des populations induisent des conflits, seulement voila établir une carte de compréhension de ce mécanisme est quelque chose de très complexe. En effet l'enjeux de cette étude est l'anticipation a VENIR des « glissements » de climats et donc l'anticipation sur la localisation de futur zones géographiques inhabituellement touchées par des difficultés climatiques. On ne peut prevoir cela sans regarder derriere nous et sans l'analyser. pourquoi ? parce que il est fort probable que les futurs changements climatiques vont induir, postérieurement aux conflits, des migrations de populations, elle même soumise a certaines logiques géographiques et culturelles.
Cet article n'a donc rien de curieux. Il me semble d'ailleurs que les services américains de protection intérieur travaillent beaucoup a ce sujet… cela n'a rien d'étrange.
De
13H48 | 22/11/2007 |
Oui, curieux mais intéressant.
J'espère que l'influence n'est pas trop importante quand même car vu les dérèglements climatiques que nous connaissons de plus en plus, ça pourrait alors créer un pétage de plomb général et une guerre mondiale..
Aude
http://www.nectardunet.com/
De
15H45 | 22/11/2007 |
Surtout avec un président hyper nerveux comme le nôtre !
De
13H49 | 22/11/2007 |
Oui, curieux mais intéressant.
J'espère que l'influence n'est pas trop importante quand même car vu les dérèglements climatiques que nous connaissons de plus en plus, ça pourrait alors créer un pétage de plomb général et une guerre mondiale..
Aude
http://www.nectardunet.com/
à Ponponbesogne
De
23H29 | 21/11/2007 |
Tout d'abord, il ne s'agit pas d'une théorie mathématique et prévisible : les auteurs ne font que pointer un état de fait, et concluent en disant que les changements climatiques augmentent la probabilité de conflits. Probabilité, pas certitude.
A ce sujet, le titre choisi par l'article est mauvais : il devrait être « les changements de climat sont-ils responsables de guerres ? » et pas « des », qui impliquerait qu'on aurait trouvé l'explication définitive, ce qui est stupide, comme vous le dites.
Ensuite, les autres commentaires ci-dessous mélangent tout : avant de parler de l'homme méchant qui n'aime rien tant que s'entretuer (quel profondeur d'esprit), lisez donc Montesquieu et sa théorie des climats (certes contestable, mais qui témoigne de la recherche d'un lien entre climat et comportement depuis le XVIIIe siècle), Bouthoul et sa polémologie pour une réelle étude sur les causes et conséquences des guerres, Brecher et sa compilation de données sur les guerres, bref un peu d'ouvrages traitant de la guerre et des relations internationales, avant de critiquer l'article sous prétexte que vous y voyez la trace d'une quelconque référence à l'écologie.
De Ponponbesogne
Plus on est de fous, moins il y a d... | 16H42 | 22/11/2007 |
Vous avez tout à fait raison. Mais il est vrai que pour Michael Brecher et Gaston Bouthoul les recherches sont moins contestables que pour Montesquieu. Ce dernier est aujourd'hui interprété comme raciste, ce qui est largement défendable car sa théorie des climats lui sert partiellement à nous expliquer que l'Europe, du fait de son climat tempéré, est le lieu le plus propice à la paix, la démocratie et le développement des qualités intellectuelles, ce qui est, vous me l'accorderez, assez ethnocentrique comme point de vue. Quand on voit ce qu'il pense des autres climats, on regarde avec méfiance les liens faits entre guerres et climats.
à Ponponbesogne
De
09H04 | 22/11/2007 |
Mais c'est une évidence !
moi même au bureau quand le temps est à l'orage je suis d'une humeur… et quand il fait du vent alors là je vous en parle pas.
Il est logique et physiologique que la nature humaine soit liée à la nature climatique.
pourquoi pas ?
à Ponponbesogne
De aton
10H12 | 22/11/2007 |
tous les pretextes sont bon pour certains hommes avides
de cupidité aigüe et maladif ! ! ! ! ! ! !
De
20H39 | 21/11/2007 |
Pourrait-on dire à nos deux compères « bush et Sarko » que les temps est au beau fixe et qu'il n'y a aucun dérèglements… Car avec deux guerriers comme ça qui se croient maitres du monde on est mal barrés
De Tita
oiseau | 20H39 | 21/11/2007 |
La corrélation est amusante, tout comme celle qui affirme que plus il y a de cigognes en alsace plus il y a de naissances de bébés humains ; mais vais-je penser que les cigognes sont responsables des naissances ?
Le problème d'une corrélation, c'est qu'on ne sait pas vraiment qui (ou quoi) est la cause de quoi. Je reste donc sceptique sur les interpretations de ce monsieur Peter Brecke…
à Tita
De
00H03 | 22/11/2007 |
« Le problème d'une corrélation, c'est qu'on ne sait pas vraiment qui (ou quoi) est la cause de quoi. »
Sous-entendriez vous que dans ce cas précis, les guerres puissent être la cause des changements climatiques qui les précèdent ? Il s'agit là d'une théorie scientifique audacieuse, qui a le mérite de remettre en cause toutes les connaissances humaines non seulement en sociologie, mais aussi les bases les plus établies en matière de … causalité ; -)
Vous confondez corrélation immédiate et causalité. Constater qu'on dénombre plus de chutes à vélo dans les heures qui suivent une averse ne peut que signifier que la pluie augmente (directement ET/OU indirectement, et c'est cette question qui est au coeur de ces études), les risques de chutes, et en aucun cas que les chutes à vélo entraînent cause la tombée de la pluie dans les heures précédentes.