Rue89 a tenté de savoir pourquoi les passions se déchainent systématiquement lorsque l'on parle du leader bolivarien.

Hugo Chavez est-il (cochez la case) un dictateur ou un sauveur ? Un diable ou un dieu ? L'ami du peuple ou l'ennemi des libertés ? Le président du Venezuela, en visite à Paris, est devenu une telle icone, ou un tel épouvantail, qu'il est difficile d'en parler dans la nuance. A peine s'y risque-t-on (et nous l'avons fait à plusieurs reprises) que l'on récolte une nuée de noms d'oiseaux.
Pour Renaud Girard, grand reporter au Figaro de retour du Venezuela où il a interviewé Hugo Chavez, » c'est un peu une polarisation qu'on retrouve dans le conflit israélo-palestinien » :
En raison de cette polarisation et du » sens de la provocation » de Chavez, la couverture de son action est sans commune mesure avec le poids géopolitique de son pays. Quoi qu'il en soit, sa venue déclenche de nouveau, sur le Web ou dans la presse, des bouffées contradictoires d'adulation et de diabolisation.
L'accusation
Les personnalités politiques » républicaines, attachées à la démocratie » devraient toutes » dénoncer les abus dont sont victimes les médias d'opposition et le peuple vénézuélien » , s'enflamme Laurent Guédon, qui se définit comme un » social démocrate de la Goutte d'or » et dénonce les » dérives totalitaires » ou » dictatoriales » du président vénézuelien :
» Rappelons que le président du Venezuela a refusé le renouvellement de la concession hertzienne de la première chaîne du pays, Radio Caracas Televisión, ce qui est une attaque directe contre la liberté d'opinion et d'information. Rappelons également qu'il a également annoncé l'abolition prochaine de la limitation du nombre de mandats présidentiels et qu'il a élargi ses compétences en autorisant la légifération par décrets et sans débat. »
Dans Libération, un collectif d'intellectuels (parmi lesquels Bernard-Henri Lévy, Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, et André Glucksmann) tire à vue dans un texte titré l'opportunisme humanitaire de Chavez :
» La visite du Président Chávez à Paris intervient douze jours avant le référendum sur une nouvelle Constitution, projet de réforme rédigé sans consultation et sans respecter la procédure établie par la Constitution en vigueur. Rejeté par la majorité des Vénézuéliens, et à l'intérieur même du camp du Président, ce nouveau texte constitutionnel propose la réélection indéfinie du Président. Il entend supprimer tout contrôle des pouvoirs de l'État sur les actions de l'exécutif. Il constitue une véritable entorse aux principes fondamentaux de la démocratie et de l'État de droit. »
Les signataires dénoncent par ailleurs » une course aux armements que rien ne justifie, mettant en péril la paix et la sécurité du pays et de la région » , et » la dérive antidémocratique » du régime, à la manière cubaine.
La défense
Sur Marianne2, deux altermondialistes, Christophe Ventura et Gaël Brustier, dénoncent la » campagne internationale de dénigrement » orchestrée contre » un Président démocratiquement élu » . Ils comparent cette campagne à celle » qui avait frappé le Président Allende au début des années 1970 avant que celui-ci ne soit victime du putsch du pénéral Pinochet » .
» Tout y passe ! « Dérive dictatoriale », Ahmadinejad, « fermeture » autoritaire d'une télévision, « répression » de manifestations étudiantes sans oublier la plus ignoble mais pas la moins ridicule de toutes les accusations : celle d'antisémitisme… »
Selon eux, la version révisée de la constitution que Chavez vient de proposer aux électeurs en décembre prochain » s'inscrit pleinement dans la tradition démocratique » . La réforme qui renforce les pouvoirs du Président a été critiquée : il pourra être élu indéfiniment pour des périodes de sept ans et aura l'initiative constitutionnelle, ce qui lui permettra de modifier facilement la constitution. Mais nos deux auteurs constatent que l'opposition existe au Venezuela :
» On peut se demander, quand on connait le Venezuela, pourquoi les dénonciateurs de Chavez s'appuient exclusivement sur l'argumentaire de la frange d'extrême droite de l'opposition qui a toujours rêvé de prolonger le rêve colonial des anciennes élites… »
Mais s'ils restent, pendant plusieurs paragraphes, dans le registre de la démonstration argumentée, ils ne cachent pas leur admiration pour la personnalité de leur héros :
» Chavez est un homme du Sud. Il n'accepte pas que le Roi d'Espagne lui demande de « la boucler » pas plus qu'il ne tolère qu'on lui dicte sa conscience. L'homme a du caractère, est démonstratif et a sans doute le sens de la provocation. »
Sous le charme, ils ne tombent quand même pas dans le culte. Lorsque les fans en parlent, en revanche, c'est souvent une machine à remonter le temps qui se déclenche.
Des sites comme grand soir.info, ou La Riposte ont ainsi relayé le message de la campagne » Pas touche au Venezuela » . Message rédigé avec une encre révolutionnaire un peu surannée, et qui invite les lecteurs à accueillir dignement le héros Chavez :
» Venez accueillir le président de la République bolivarienne du Venezuela et exprimer votre solidarité avec la révolution vénézuélienne ! Apportez drapeaux et pancartes ! »
Parti pris journalistique
Chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques, Jean-Jacques Kourliandsky estime que cette polarisation est » à l'image de la situation vénézuélienne » :
Selon lui, les journalistes couvrent généralement le sujet avec plus de partis pris que de professionnalisme :
Cependant, le chercheur s'étonne que la visite actuelle de Chavez ne déchaîne pas autant de passions que d'habitude :
Finalement, comme le remarque Georges Couffignal, Professeur de sciences politiques à l'université Paris 3, sur telos, Chavez n'est ni dieu ni diable :
« Gardons-nous de prédire tous les maux au Venezuela, ou d'être béats devant un “socialisme” du XXIe siècle très flou en devenir, c'est-à-dire de l'observer avec notre regard européo-centré toujours prompt à se focaliser sur des ailleurs. Chavez n'a rien d'un dictateur à la mode hélas courante des pays d'Asie ou du proche et Moyen Orient avec lesquelles nous commerçons sans états d'âme. Il a redonné sa dignité à une partie de son peuple mais il n'a rien d'un prophète et ses politiques publiques internes ou externes sont de portée limitée. Il est un dirigeant parmi d'autres en Amérique latine, un dirigeant qui n'est certainement pas celui qui compte le plus si l'on projette l'avenir de cette région dans le futur… »
Pascal Riché et Augustin Scalbert


























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De
22H10 | 20/11/2007 |
Chavez loin d'être un dieu, c'est certain, personne ne l'est.
Mais il faut lui reconnaitre quelque chose d'extraodinaire par rapport aux autres dirigeants politiques :
- Il a eu le courage de dire non à aux USA et de risquer les foudres de la part du Bush. Et cela est extrêmement encourageant pour une amérique latine qui sort à peine d'une période de néo-colonisation orchestrée par les nords américains et illustrée par la Doctrine Monero à partir du 1854.
- De plus est, contrairement à n'importe quel régime qui se sent menacé (menaces de la part de GW Bush, coup d'Etat manqué en 2002, etc…) ses actions sociales se sont accentuées (grace aux pétrole) et il n'a pas porté d'atteintes graves aux libertés publiques contrairement à ce que certains prétendent.
Bien entendu, nous l'avons dit, ce personnage n'est pas parfais, en effet, cette révision constitutionnelle renforce les pouvoirs du président.
Je trouve cela dérengeant, mais ça n'efface pas pour autant, tout ce qu'il a accomplit.
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 22H24 | 20/11/2007 |
Chavez porte l'espoir parce qu'il est un Castro avec du pétrole et qu'il est une occasion de faire reculer un peu vers sa niche le molosse USA qui s'est rendu odieux à toute l'humanité civilisée.
http://nouvellesociete.org/5149.html
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De
16H36 | 21/11/2007 |
le Chavezistan est le nouveau pays revé
ceux la meme qui idolatrent Chavez trouvent normal qu'un Fidel Castro soit au pouvoir depuis 1959
oui 1959
vous avez bien lu
Chavez president jusqu'en en 2047
De
00H04 | 21/11/2007 |
Il est loin d'être un Dieu, mais comment pourrait-il être un dictateur puisqu'il est démocratiquement élu !
Ce qui n'est pas le cas de Ben Ali, Musharraf, Kadhafi, Omar Bongo, la famille royale saoudienne,… qu'aucun de nos « intellectuels » de BHL à Finkelkraut n'osent critiquer.
Il faut le dire : ce qui dérange chez Chavez, ce n'est pas son contrôle des médias (Sarkozy et Poutine font pire), ce n'est pas son autoritarisme (des tas des régimes sont 100 fois pires et soutenus par la France), son régime constitutionnel (mandats illimités, pouvoirs du président renforcés : c'est la 5ème république de De Gaulle), ce qui dérange c'est qu'il s'oppose à Bush et qu'il se permet de distribuer les richesses aux plus pauvres. Pour nos intellectuels, c'est de la démagogie. Comment ca, pourquoi ce ne sont pas les riches qui s'enrichissent le plus au Vénézuela, comme partout ailleurs ? Quelle aberration !
De
09H17 | 21/11/2007 |
il me semble pourtant qu'Adolf Hitler a été élu démocratiquement par des millions de gens…
De
11H42 | 21/11/2007 |
arrêtez avec ces images ! trouvez des choses intelligentes et personnelles !
De marabbeh
16H27 | 21/11/2007 |
Bravo, vous avez atteint le point Godwin au bout du 4e commentaire !
à marabbeh
De Patrick_C
20H07 | 21/11/2007 |
Le point Godwin n'a rien à voir avec la remarque faite (et il est d'ailleurs assez facilement sorti par les personnes en manque d'argument) : la remarque faite signale que plein de monde, y compris des grands dictateurs ont été élus démocratiquement. Dire que parce qu'il est élu, Chavez n'est pas un dictateur est donc un argument simpliste. Castro est élu si je me souviens, et Poutine a gagné toutes ses élections. L'argument n'est pas de dire que Chavez est un nazi. Bien relire et réfléchir avant d'écrire…
à Patrick_C
De
20H21 | 21/11/2007 |
Ouais mais il faut prendre en compte le système.
Qu'il soit rééligible indéfiniment, cela ne porte pas en soit atteinte à la démocratie.
Ce qui poserais probleme, c'est qu'il fasse un référendum pour savoir s'il doit rester président à vie.
Ce n'est absolument pas dans l'esprit de la constitution qu'il a lui même proclamé.
Les élections au Venezuela sont plus régulières encore qu'en France.
Il a introduit des procédés de démocratie directe permettant aux citoyens de faire des pétitions afin de destituer un éventuel président dont ils ne voudraient pas.
De
10H21 | 22/11/2007 |
Idée reçue et ignorance.
Hitler n'a pas été élu au suffrage universel direct, mais il a su tirer parti des faiblesses du systeme démocratique allemand de l'entre deux guerres.
Et comparer Chavez à Hitler relève plus du fantasme que d'une réalité.
De
09H20 | 21/11/2007 |
Adolf Hitler a été élu démocratiquement par des millions de gens…
De
09H20 | 21/11/2007 |
Adolf Hitler a été élu démocratiquement par des millions de gens…
De
15H33 | 21/11/2007 |
nicolas sarkozy a ete elu par des millions de gens
De
10H52 | 21/11/2007 |
il est facile de dire que Chavez n'est pas un dictateur du fait de son élection « démocratique “, je tiens cependant à rappeler qu'un certain Hitler a lui aussi été élu démocratiquement ! ! Il est certain qu'il n'est de commune mesure entre ces deux hommes mais néanmoins, le critère de l'élection ne me semble pas avoir une valeur suffisante, surtout quand on voit ce qu'il en fait ! ! !
De
17H23 | 21/11/2007 |
Hitler n'a pas été REELU démocratiquement…
De Patrick_C
20H09 | 21/11/2007 |
Poutine en est à sa deuxième élection gagnée et il s'organise pour en gagner une troisième par procuration… Est-ce un démocrate ?
à Patrick_C
De
22H54 | 21/11/2007 |
Oui, la preuve c'est qu'il est vomi par Finkelkraut, BHL et toute la presse française aux ordres.
De
10H12 | 22/11/2007 |
« surtout quand on voit ce qu'il en fait ! ! ! »
Ah oui ? ! Et que fait il qui mérite selon vous une comparaison à Hitler.
Jusqu'à maintenant ce qu'on lui reproche c'est la réappropriation du pétrole pour son pays et d'avoir résisté au coup d'état organisé par les nantis et financé par les USA.
De
12H20 | 21/11/2007 |
Je suis parfaitement d'accord. Qu'est devenu notre gauche officielle (PS et affiliés) lorsqu'elle déclare que mettre en oeuvre des idées est de la démagogie ? Il est effectivement temps de dénoncer un centre droit qui se dit à gauche (PS, Travaillistes, démocrates et autres social-démocrates) marginalisant de fait les vrais concepts de gauche comme l'égalité ou la solidarité. Si la démocrate moderne, selon nos grands intellectuels, doit se résumer à une opposition droite dure / droite molle on craindre une large désaffection de la politique puisque les idées de gauche n'y sont plus représenteés.
Effectivement si nos grands penseurs considèrent les concepts de gauche comme utopiques et conduisant irrémédiablement à la dictature (comme si le pouvoir pour les riches par les riches n'était pas une forme de dictature)Nous sommes loin d'atteindre d'un équilibre Nord/Sud.
SlyWest
De Ferdinand.Bardamu
17H23 | 21/11/2007 |
Je cite : « Message rédigé avec une encre révolutionnaire un peu surannée ».
Bien sûr, la lutte des classes, véritable enjeu de ce « débat », est concept un peu surrané, on peut le constater tous les jours, avec, depuis les années 80, la tentative (jusque là réussie, il faut bien l'avouer) du libéralisme économique de reprendre « le monde en main » et de nous replonger, telle une machine à remonter le temps, directement au 19eme siècle, siècle du marxisme naissant…et ce n'est pas pour rien.
De adrienviipm
16H05 | 21/11/2007 |
Pour information, beaucoup de dictateurs ont commencé en étant démocratiquement élus, à commencer par un certain Adolphe… même si je ne veux pas comparer ce qui n'est pas comparable.
Par ailleurs, sans connaître la politique vénézuelienne, quelqu'un qui sympathise et dit le plus grand bien de l'actuel fou dangereux au pouvoir en Iran m'inquiète franchement…
à adrienviipm
De
10H52 | 22/11/2007 |
Je comprend l'inquiétude mais est-ce moins inquiétant que de voir Sarkozy copain comme cochon avec G.W. Bush ?
Comment juge t-on qui est fréquentable et qui ne l'est pas ? Au nombre de morts ? A la débilité du discours ? A l'infamie du gouvernement en place ?
Que je sache Ahmadinejad n'a encore persécuté aucun peuple, n'a envahit aucun état souverain.
Ca ne fait pas de lui un saint, certes, mais il est tout de même bizarre de noter comment l'autorité morale collective se hâte de tirer des conclusions au sujet d'un gouvernement.
Etre ami avec un état dont l'arsenal nucléaire est 4 fois supérieur à l'arsenal mondial, engagé dans 2 guerres motivé par l'argent, ayant entrainé des centaines de milliers de morts est moins choquant que de se rapprocher d'un état dont on ne sait même pas si le programme nucléaire est militaire ou civile et dont les seuls fait d'armes sont des phrases acerbes relayer dans nos médias à coup de traductions approximatives. Affligeant !
De
18H44 | 21/11/2007 |
Les français connaissent mal le Venezuela et sa situation.Il ya des articles et des documentaires sur ce qui se passe.Alors les commentaires stupides de la classe politique française sont étranges.Connaissez vous les missions qui alphabetisent les quartiers pauvres,qui envoient des medecins certes cubains mais des medecins qui visitent pour la première fois ces quartiers favellas,ces missions qui maisons par maison ont cadastré et donné des certificats de propriété,ces missions qui ont donné une identité,vous avez bien lu,les habitants de ces quartiers n'avaient pas d'identité,des sans papiers,sans droits.Toutes ces actions comme la reforme agraire sont financées par le ministere du petrole.La Radio privée sucrée ah quelle histoire.Il faut comprendre que cette radio a participé au coup d'Etat pour renverser Chavez.Il a été jusqu'au bout de la concession.C'est normal qu'il ne fasse pas de cadeau au cheval de Troie de ceux qui ont profité du pétrole pour s'enrichir en laissant les pauvres devenir plus pauvres.Dans les quartiers chicos de Caracas, Chavez est le Diable,comme la démocratie.Chavez a ses défauts mais les défauts de ses prédecesseurs les voulez vous en France ? Non alors observez,renseignez vous et pas d'intox.
De Patrick_C
20H21 | 21/11/2007 |
Je vous conseille de lire l'article mis en lien dans l'article sur Télos. C'est un des plus pondéré mais aussi un des plus objectif que j'ai pu lire. S'il met en avant les efforts fait par Chavez vers les pauvres, il montre aussi le peu d'investissement, une logique rentière plus que de travail : en clair, Chavez peut faire ce qu'il fait parce qu'il est assis sur un puit de pétrole et prépare assez peu l'avenir. Il caresse dans le sens du poil les plus pauvres mais ne met pas son pays en ordre de marche pour autre chose que d'encaisser les dividendes du pétrole. Ni glorieux, ni honteux, c'est juste un constat plus objectif que les diatribes pro ou anti Chavez.
PS : si on interdisait en France les revues, radio etc… qui appelle à la révolution, que dirait l'extrême gauche ? Je ne dis pas que c'est bien ce qu'a fait cette télé, mais ceux qui soutiennent son interdiction au Vénézuela sont les premiers à faire la même chose en France (sauf qu'ils n'ont pas d'écho).
à Patrick_C
De
10H19 | 22/11/2007 |
« Il caresse dans le sens du poil les plus pauvres mais ne met pas son pays en ordre de marche pour autre chose que d'encaisser les dividendes du pétrole. »
Et ses prédecesseurs et ses opposants, et l'argent du pétrole il revenait à qui avant ?
Si une radio dans n'importe quel démocratie actuelle avait appelé au coup d'état et au meurtre d'une manière aussi sérieuse, elle n'aurait pas fait long feu non plus…
De
10H58 | 22/11/2007 |
On ne peut plus d'accord !
De
12H52 | 22/11/2007 |
Tout a fait d'accord. Chavez n'est sûrement pas parfait, un brin démagogue et peu conforme à l'habit démocratique des vielles nations européennes. En tout cas il aime la provocation mais nul ne peut dire à l'heure actuelle comment se soldera son bolivarisme. Est-ce pour autant un dictateur ? Je dirai qu'il l'est autant qu'une majorité de dirigeants qui s'accrochent au pouvoir. La contrepartie c'est qu'il a entrerpis des vraies réformes dans son pays et qu'il fait bouger les lignes comme on dit chez nous. Je suis toujours étonné d'entendre nos intellectuels français fraie l'apologie d'un Massoud, ce « chef de guerre poète » et brocarder un dirigeant certe populiste mais socialiste avant toute chose. Je pense que les gens critique envers Chavez ne le juge pas sur ses actes mais sur son style.
De
19H04 | 21/11/2007 |
« mais comment pourrait-il être un dictateur puisqu'il est démocratiquement élu »
Heu… Hitler, il me semble, a bien été élu démocratiquement aussi…
Cette argument n'est donc pas valable…
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 02H19 | 22/11/2007 |
Il FAIT quelque chose et il est habile…
http://nouvellesociete.org/5136.html
Pierre JC allard
De g-e. d.
00H42 | 21/11/2007 |
il suffit que BHL ou finkelkrault voue Chavez aux gémonies pour que celui-ci devienne instantanément, logiquement et visiblement ce qu'il est essentiellement : un héros.
Que Sarkosy refuse la licence d'émettre à TF1, qui criera à l'atteinte à la liberté ?
Chavez est un exemple.
Vive Chavez, À bas Bush, Sarkosy, et tous les suppôts du capitalisme sauvage.