Rue89 a tenté de savoir pourquoi les passions se déchainent systématiquement lorsque l'on parle du leader bolivarien.

Hugo Chavez est-il (cochez la case) un dictateur ou un sauveur ? Un diable ou un dieu ? L'ami du peuple ou l'ennemi des libertés ? Le président du Venezuela, en visite à Paris, est devenu une telle icone, ou un tel épouvantail, qu'il est difficile d'en parler dans la nuance. A peine s'y risque-t-on (et nous l'avons fait à plusieurs reprises) que l'on récolte une nuée de noms d'oiseaux.
Pour Renaud Girard, grand reporter au Figaro de retour du Venezuela où il a interviewé Hugo Chavez, c'est un peu une polarisation qu'on retrouve dans le conflit israélo-palestinien :
En raison de cette polarisation et du sens de la provocation de Chavez, la couverture de son action est sans commune mesure avec le poids géopolitique de son pays. Quoi qu'il en soit, sa venue déclenche de nouveau, sur le Web ou dans la presse, des bouffées contradictoires d'adulation et de diabolisation.
L'accusation
Les personnalités politiques républicaines, attachées à la démocratie » devraient toutes dénoncer les abus dont sont victimes les médias d’opposition et le peuple vénézuélien , s'enflamme Laurent Guédon, qui se définit comme un social démocrate de la Goutte d'or et dénonce les dérives totalitaires » ou dictatoriales du président vénézuelien :
Rappelons que le président du Venezuela a refusé le renouvellement de la concession hertzienne de la première chaîne du pays, Radio Caracas Televisión, ce qui est une attaque directe contre la liberté d’opinion et d’information. Rappelons également qu’il a également annoncé l’abolition prochaine de la limitation du nombre de mandats présidentiels et qu’il a élargi ses compétences en autorisant la légifération par décrets et sans débat.
Dans Libération, un collectif d'intellectuels (parmi lesquels Bernard-Henri Lévy, Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, et André Glucksmann) tire à vue dans un texte titré l'opportunisme humanitaire de Chavez :
La visite du Président Chávez à Paris intervient douze jours avant le référendum sur une nouvelle Constitution, projet de réforme rédigé sans consultation et sans respecter la procédure établie par la Constitution en vigueur. Rejeté par la majorité des Vénézuéliens, et à l’intérieur même du camp du Président, ce nouveau texte constitutionnel propose la réélection indéfinie du Président. Il entend supprimer tout contrôle des pouvoirs de l’État sur les actions de l’exécutif. Il constitue une véritable entorse aux principes fondamentaux de la démocratie et de l’État de droit. »
Les signataires dénoncent par ailleurs une course aux armements que rien ne justifie, mettant en péril la paix et la sécurité du pays et de la région , et la dérive antidémocratique du régime, à la manière cubaine.
La défense
Sur Marianne2, deux altermondialistes, Christophe Ventura et Gaël Brustier, dénoncent la campagne internationale de dénigrement » orchestrée contre un Président démocratiquement élu . Ils comparent cette campagne à celle qui avait frappé le Président Allende au début des années 1970 avant que celui-ci ne soit victime du putsch du pénéral Pinochet .
Tout y passe ! 'Dérive dictatoriale', Ahmadinejad, 'fermeture' autoritaire d'une télévision, 'répression' de manifestations étudiantes sans oublier la plus ignoble mais pas la moins ridicule de toutes les accusations : celle d'antisémitisme… »
Selon eux, la version révisée de la constitution que Chavez vient de proposer aux électeurs en décembre prochain s'inscrit pleinement dans la tradition démocratique . La réforme qui renforce les pouvoirs du Président a été critiquée : il pourra être élu indéfiniment pour des périodes de sept ans et aura l'initiative constitutionnelle, ce qui lui permettra de modifier facilement la constitution. Mais nos deux auteurs constatent que l'opposition existe au Venezuela :
On peut se demander, quand on connait le Venezuela, pourquoi les dénonciateurs de Chavez s'appuient exclusivement sur l'argumentaire de la frange d'extrême droite de l'opposition qui a toujours rêvé de prolonger le rêve colonial des anciennes élites…
Mais s'ils restent, pendant plusieurs paragraphes, dans le registre de la démonstration argumentée, ils ne cachent pas leur admiration pour la personnalité de leur héros :
Chavez est un homme du Sud. Il n'accepte pas que le Roi d'Espagne lui demande de 'la boucler' pas plus qu'il ne tolère qu'on lui dicte sa conscience. L'homme a du caractère, est démonstratif et a sans doute le sens de la provocation. »
Sous le charme, ils ne tombent quand même pas dans le culte. Lorsque les fans en parlent, en revanche, c'est souvent une machine à remonter le temps qui se déclenche.
Des sites comme grand soir.info, ou La Riposte ont ainsi relayé le message de la campagne Pas touche au Venezuela . Message rédigé avec une encre révolutionnaire un peu surannée, et qui invite les lecteurs à accueillir dignement le héros Chavez :
Venez accueillir le président de la République bolivarienne du Venezuela et exprimer votre solidarité avec la révolution vénézuélienne ! Apportez drapeaux et pancartes !
Parti pris journalistique
Chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques, Jean-Jacques Kourliandsky estime que cette polarisation est à l'image de la situation vénézuélienne :
Selon lui, les journalistes couvrent généralement le sujet avec plus de partis pris que de professionnalisme :
Cependant, le chercheur s'étonne que la visite actuelle de Chavez ne déchaîne pas autant de passions que d'habitude :
Finalement, comme le remarque Georges Couffignal, Professeur de sciences politiques à l’université Paris 3, sur telos, Chavez n'est ni dieu ni diable :
Gardons-nous de prédire tous les maux au Venezuela, ou d’être béats devant un 'socialisme' du XXIe siècle très flou en devenir, c’est-à-dire de l’observer avec notre regard européo-centré toujours prompt à se focaliser sur des ailleurs. Chavez n’a rien d’un dictateur à la mode hélas courante des pays d’Asie ou du proche et Moyen Orient avec lesquelles nous commerçons sans états d’âme. Il a redonné sa dignité à une partie de son peuple mais il n’a rien d’un prophète et ses politiques publiques internes ou externes sont de portée limitée. Il est un dirigeant parmi d’autres en Amérique latine, un dirigeant qui n’est certainement pas celui qui compte le plus si l’on projette l’avenir de cette région dans le futur…
Pascal Riché et Augustin Scalbert












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Chavez porte l’espoir parce qu’il est un Castro avec du pétrole et qu’il est une occasion de faire reculer un peu vers sa niche le molosse USA qui s’est rendu odieux à toute l’humanité civilisée.
http://nouvellesociete.org/5149.html
Pierre JC Allard
Bravo, vous avez atteint le point Godwin au bout du 4e commentaire !
Le point Godwin n’a rien à voir avec la remarque faite (et il est d’ailleurs assez facilement sorti par les personnes en manque d’argument): la remarque faite signale que plein de monde, y compris des grands dictateurs ont été élus démocratiquement. Dire que parce qu’il est élu, Chavez n’est pas un dictateur est donc un argument simpliste. Castro est élu si je me souviens, et Poutine a gagné toutes ses élections. L’argument n’est pas de dire que Chavez est un nazi. Bien relire et réfléchir avant d’écrire…
Poutine en est à sa deuxième élection gagnée et il s’organise pour en gagner une troisième par procuration… Est-ce un démocrate?
Je cite : » Message rédigé avec une encre révolutionnaire un peu surannée ».
Bien sûr, la lutte des classes, véritable enjeu de ce « débat », est concept un peu surrané, on peut le constater tous les jours, avec, depuis les années 80, la tentative (jusque là réussie, il faut bien l’avouer) du libéralisme économique de reprendre « le monde en main » et de nous replonger, telle une machine à remonter le temps, directement au 19eme siècle, siècle du marxisme naissant…et ce n’est pas pour rien.
Pour information, beaucoup de dictateurs ont commencé en étant démocratiquement élus, à commencer par un certain Adolphe… même si je ne veux pas comparer ce qui n’est pas comparable.
Par ailleurs, sans connaître la politique vénézuelienne, quelqu’un qui sympathise et dit le plus grand bien de l’actuel fou dangereux au pouvoir en Iran m’inquiète franchement…
Je vous conseille de lire l’article mis en lien dans l’article sur Télos. C’est un des plus pondéré mais aussi un des plus objectif que j’ai pu lire. S’il met en avant les efforts fait par Chavez vers les pauvres, il montre aussi le peu d’investissement, une logique rentière plus que de travail: en clair, Chavez peut faire ce qu’il fait parce qu’il est assis sur un puit de pétrole et prépare assez peu l’avenir. Il caresse dans le sens du poil les plus pauvres mais ne met pas son pays en ordre de marche pour autre chose que d’encaisser les dividendes du pétrole. Ni glorieux, ni honteux, c’est juste un constat plus objectif que les diatribes pro ou anti Chavez.
PS: si on interdisait en France les revues, radio etc… qui appelle à la révolution, que dirait l’extrême gauche? Je ne dis pas que c’est bien ce qu’a fait cette télé, mais ceux qui soutiennent son interdiction au Vénézuela sont les premiers à faire la même chose en France (sauf qu’ils n’ont pas d’écho).
Il FAIT quelque chose et il est habile…
http://nouvellesociete.org/5136.html
Pierre JC allard
il suffit que BHL ou finkelkrault voue Chavez aux gémonies pour que celui-ci devienne instantanément, logiquement et visiblement ce qu’il est essentiellement: un héros.
Que Sarkosy refuse la licence d’émettre à TF1, qui criera à l’atteinte à la liberté ?
Chavez est un exemple.
Vive Chavez, À bas Bush, Sarkosy, et tous les suppôts du capitalisme sauvage.
la télé publique squattée par chavez??? »allo presidente » n’a pas le dixieme de l’audience des chaines de télé privées ( à la tf1)qui tiennent des discours de droite et ^pro américaiN
les postes à responsabilité sont detenus par des cubains??, à vous lire, on a l’impression que c’est mal..mais connaissez vous le peuple cubain?? en matiere de generosité et de solidarité, je pense qu’ils ont beaucoup de choses à nous apprendre
et alors? No te entiendo…
En lisant l’article en diagonale j’ai cru un instant que l’équipe de bras cassés de philosophes (Bernard-Henri Lévy, Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, et André Glucksmann)s’opposaient à la nouvelle constitution européenne et trouvaient antidémocratique son mode de vote en ne faisant pas de référendum.Je reconnais j’ai pouffé de rire et j’ai décidé de vous en faire part…
« le président du Venezuela a refusé le renouvellement de la concession hertzienne de la première chaîne du pays, Radio Caracas Televisión, »
qui continue d’émettre sur le cable !
Cette chaine appelle régulièrement à l’assassinat de Chavez, après avoir été très active dans la tentative de coup d’état de 2002. J’ai du mal à penser qu’une chaine qui appellerait à tuer notre président le ferait en toute impunité !
« l’abolition prochaine de la limitation du nombre de mandats présidentiels »
comme en France.
« autorisant la légifération par décrets et sans débat »
décision votée par l’assemblée valable sur une durée limitée et restreinte à des domaines très spécifiques comme la nationalisation des ressources pétrolières.
« Bernard-Henri Lévy » pas besoin de voir ses propos, la seule vue du nom me suffit …
mais quand même :
« une course aux armements que rien ne justifie, mettant en péril la paix et la sécurité du pays et de la région »
Ils vont être contents les vénézueliens de savoir qu’ils n’ont plus rien à craindre des USA (comme en 2002). et ça grâce à BHL !
Et puis c’est vrai que l’Amérique Latine n’a jamais eu à craindre les interventions des USA !
J’ai de la famille qui vit en Bolivie et je puis vous dire que ce qui se passe en Amérique Latine et particulièrement au Vénézuela et en Bolivie provoque un immense espoir
adolf aussi avait été élu démocratiquement. Lui aussi avait aménagé les institutions à sa convenance, il ne brulait pas les radios mais incendiait le parlement. Dommage qu’on ne l’ai pas arrété à temps. On aurait sans doute pas son héritier dans ce rôle de clown pitoyable
Hitler avait tenté un coup d’état dans les années 20. Ses SA entretenaient le désordre et l’agitation, sans compter les nombreux assassinats. Tout ça avant la nomination de Hitler comme chancelier. Rien à voir avec ce que fait Chavez. Après 33, ça a été l’instauration du parti unique et l’envoi des opposants dans des camps ou leur élimination physique, la politique contre les juifs, etc. Vous connaissez la suite… Toujours rien à voir avec Chavez.
Loin de moi de considérer Chavez comme un héros. Déjà son émission « Allo presidente ! » ne passe pas. Mais il faut voir le contexte dans lequel il doit gouverner : une opposition qui a plusieurs fois tenté de le renverser par des méthodes non démocratiques, aidée par les Etats-Unis, la majorité des chaînes télé aux mains de cette opposition conservatrice…
Donc vous voulez qu’il parte ? Mais en face, ils sont encore moins démocratiques.
Il me semble que Chavez a lui aussi tenté un coup d’état, donc évite de trop prendre le contre exemple Adolf, il pourrait se retourner contre toi ;-)
y tu mama tambien!
Cette façon de s’exprimer dans une langue étrangère ici me parrait très semblable à une fuite. Du moins, c’est la fuite d’une discussion constructive.
De plus, on y ressent (sans parler du contenu), une sorte de mépris puisque vous vous protégez derrière un langage qui met de la distance avec votre interlocuteur et les lecteurs en général.
Voila un commentaire digne de nos philosphes socialistes neoliberaux. L’argumentation est bien amenee et le propos merite reflexion. Une place pour l’auteur au futur ministere sarkoziste (ministre: BHL) de la Recuperation et de la Revision Politique dont le programme sera d’emanciper les citoyens francais en leur apprenant la liberte d’expression debarassee de la culture et de la pensee. TF1 pourra etre renationalisee… et Finkelkraut survivra a Koh Lanta.
oui mais voila, nos penseurs neoliberaux de gauche ne sont pas au courant: l’information n’est pas passee sur les infos de TF1.
Mais nous on le sait bien. On devrait poursuivre TF1 en justice de toute facon pour non assistance a personne en danger: une etude scientifique permettrait d’evaluer a quel stade la connerie devient criminelle et a quelle stade elle devient mortelle par arret subit des fonctions vitales auto regulees, autrement dit apres combien d’heures d’ecoute de TF1 risque-t-on de bastonner a mort son voisin homosexuel ou de clamser par overdose de coca.
Chavez n’a pas « fermé » la chaîne. C’est l’équivalent local du CSA qui n’a pas renouvelé la conscession, pour des motifs très valables puisque la chaîne respectait encore moins ses obligations culturelles que TF1 ici. TF1 dont à mon avis le CSA aurait du couper la concession il y a des années, d’ailleurs.
On se garde de dire que c’est lui qui est à l’origine de l’actuelle constitution vénézuélienne, et qu’il y a introduit la possibilité pour le peuple de destituer à tout moment n’importe quel dirigeant administratif, ou élu, y compris le président lui-même. Même en France où nous pensons être des exemples, nous n’avons pas ça.
D’ailleurs, l’opposition avait réussi à faire appliquer cette procédure de destitution, mais Chavez fut plébicité par le peuple.
Chavez est la nouvelle grande figure charismatique d’un socialisme moderne, en phase avec son époque dont il comprend bien les enjeux politiques. Même si la CI A le fait assassiner d’ici peu, il restera une image forte dans les espérances de la gauche socialiste internationale. Je pense qu’il est appelé à marquer autant que Che Guevarra.
L’opposition « démocratique » n’a pas hésité à tirer sur le peuple pour discréditer Chavez, lors du coup d’état.
Je ne dis que la vérité.
Je suis désolé de blesser vos petits esprits d’occidentaux.
Ces « démocrates » laissaient crever de faim les Vénézuéliens dans les bidonvilles, sans accès à la santé, pendant qu’ils s’occupaient de leurs petites affaires.
Je ne suis pas chaviste.
Je suis contre toute idéologie.
La seule valeur ayant un sens à mes yeux est la dignité et chavez a rendu la dignité à son peuple.
Un président qui s’agite plus qu’il n’agit, qui décrète plus qu’il ne discute, qui a une conception égocentrique du pouvoir. Je me demande où est ce que j’ai déjà pu voir ça avant…
Noooon, ne partez pas… Regardez, on a aussi plein de sujets sur l’Irak:
http://rue89.com/irak
ou sur l’Afghanistan:
http://rue89.com/afghanistan
ou sur l’Afrique:
http://rue89.com/afrique
etc.
Ah oui? et bien explique moi comment, j’ai bien essaye mais sans succes… Ou alors j’ai bien une idee: interdire Fox TV aux us et TF1 en France.
Et quand bien meme, tu les remplace par qui? Tiens, je vote « naze » (une pastille) sur ton post, parce que j’en ai marre de l’alibi democratique qui vous permet de dormir bien tranquille sans vous demander une seule fois dans votre vie ce que la vraie democratie exige de la part de citoyens responsables.
Déjà le titre est ridicule. Il caricature complètement le débat. bien sur que la réponse est entre les deux. Mais en faisant comme ça vous exacerbez tout.
Enfin bon.. on va voir le texte
» Enfin bon.. on va voir le texte «
Vous auriez pu commencer par là, non?
ah bon ? parce que vous quand vous ouvrez un journal vous commencez par le texte ? quand vous choisissez un journal vous ne regardez pas le titre ? Pourquoi selon vous un titre a t il de l’importance ?
Justement je parle du titre parce qu’invariablement c’est précisemment par là qu’on commence et ça donne le ton.
il me semble de la plus haute importance (contrairement au discours ambiant)de se baser sur l’historicisme pour expliquer l’oprobe que le Président Vénézuélien doit essuyer… En effet toute l’histoire de l’Amérique Latine est jonchée de tentatives de résistance aux systèmes oligarchiques (héritage de l’époque coloniale): A commencer par les derniers Etats à s’être libéré du joug colonial à la fin du XIXème siècle (Cuba et Haiti). Rappelons que la figure emblématique de ces guerres d’Indépendance est José Marti,un révolutionnaire dont se réclame Hugo Chavez, déjà J.Marti en 1890 dénonçait la menace que représentaient les Etats Unis pour la Souveraineté Nationale et l’indépendance économique des pays Latino-Américains.
La méthode employée pour lutter contre les régimes en place fut de prendre les armes( ce qu’a fait chavez en 1992)tout simplement car les « Etats militaires » furent et sont largement appuyés par les gouvernements Etats-uniens et que toute élection étaient « truquée »..
Cependant c’est bien par les urnes que Chavez a été elu par 80% des vénézuéliens…
Quant à la réforme constitutionnelle qui fait tant polémique.. elle consiste seulement à mettre en place le même type de constitution que nous avons en France..la possibilité d’un renouvellement du mandat présidentiel
Une fois de plus l’information en France perd de sonimpartialité et c’est le même MATRAQUAGE médiatique qui diabolise Chavez, celui-ci, pourtant, par des mesures sociales très concrètes rend peu à peu à son peuple sa dignité et des conditions de vie acceptables et « surhumanise » Sarkozy qui par des réformes ultras-libérales plonge les Français dans une situation de plus en plus critique…
En outre, comparer Chavez à Fidel Castro sans remettre la révolution cubaine dans son contexte relève soit d’une ignorance excusable, soit d’une volonté d’intoxication intolérable…
tout est une histoire de plumage, en politique politicienne comme ailleurs..dans la société du paraître, de la flatterie…ne sont dupés par l’image que les pigeons et ceux qui ne veulent pas voir…mais les indiens et leur symbole l’oiseau de feu est sans doute semblable aux princes des nuées, ses ailes de géant…l’aident à rêver..
Dans aucun pays du tiers monde, il est facile de changer une situation où se sont accumulés des retards monstres dans tous les domaines de la société. Dans le domaine économique, dans le domaine de la santé, dans le domaine de l’éducation, dans le domaine des infrastrucutures générales et finalement dans le domaine du progrès général, d’où ces retards qui ont affaibli jusque l’exténuation tous ces peuples. Des retards dûs principalement aux pillages et à l’hégémonie des puissances occidentales. Le Venezuela comme tous les pays d’Amérique Latine ont été pillés, d’abord par les espagnols et les portugais et ensuite par les américains du nord.Ceux de l’empire.
Aujourd’hui, ils continuent à l’être de nouveau par les mêmes espagnols, qui ont retrouvé leur appétit d’atan, de Cortes et de Pizarro, par les européens et bien entendu par les mêmes de l’Empire. Pour ce qui concerne l’Amérique Latine, aucun mouvement, aucun dirigeant, aucune idée qui revendique la dignité de ces peuples n’a jamais été reçue autrement par que des balles assassines.
Ça remonte à très loin dans l’histoire. De Zapata à Tupac Amaro en passant par Fidel Castro et Ernesto Che Guevara jusqu’à Evo Morales, Rafel Correa, Daniel Ortega ou Hugo Chavez, tous sont toujours présentés, par les mêmes puissants, comme des populistes, des démagogues dans les meilleurs des cas sinon ils sont, tout simplement, liquidés physiquement et leur pays envahi sous les prétextes qu’on connaît très bien.
Ceci dit aujourd’hui tout ce que fait Hugo Chavez relève, selon les espagnols, les européens et l’Empire, de la folie de la démagogie et du populisme etc. et en plus on l’accuse de tous les vices inhérents à l’esprit prédateur de l’Occident comme la corruption. Non seulement on l’accuse, mais on fait tout pour faire échouer tous ses projets de construction pour récupérer tous ces retards.
Depuis l’arrivée d’Hugo Chavez au pouvoir, l’immense majorité de la population au Venezuela se rend compte pour la première fois dans l’histoire de son existence. Avant Chavez elle n’existait tout simplement nulle part. Pour la première fois dans l’histoire cette population se voit un projet dans la vie. Elle est soignée, elle logée, elle est éduquée, elle est laborieuse et enfin de compte elle existe.
Bien sûr que les richesses du pays y sont pour quelque chose dans cette brusque amélioration générale. Et où étaient-elles ces richesses avant Chavez ? – Dans les comptes des mêmes pilleurs et éventuellement des membres de cette minorité complice qu’on trouve dans tous les pays qui continuent à être dominés par les mêmes puissants.
Et puisqu’il s’agit de pétrole, que se passe-t-il avec le pétrole dans le premier pays producteur du monde, « l’Arabie Saoudite » ?- Ce pays produit presque dix millions de barrils de pétrole par jour. Au prix actuel du barril, il y a presque 1 milliard de dollars par jour. Et ça été toujours ainsi par rapport au contexte du moment. Des sommes astronomiques se volatisent dans les comptes des 18.000 émirs ou fils et petits-fils de Saoud 1er. L’un d’eux vient d’acquérir chez EADS, pour son usage privé, un Airbus- 380, pour la bagatelle de 325 millions de dollars. 500 m2 d’espace habitable dans cet avion. Un authentique palais volant.
Pourtant le peuple qui n’est même pas recensé et qu’on estime à quelques 30 millions vit dans les bidonvilles et la précarité totale. Personne, aucun journal, aucun media n’en parle d’une telle horreur qu’on ne peut cataloguer dans aucune dictature parmi les plus sinstres de toute l’histoire humaine.
Au fait le Venezuela s’appelait, avant l’arrivée de Chavez, « l’Arabie Saoudite » de l’Amérique Latine.
Enfin de compte Chavez contrairement au souhait du roi d’Espagne et de l’Empéreur en exercice et consorts, a tous les droits, les droits de cinq siècles au moins, de parler haut et fort, tout en construisant une nouvelle société au Venezuela qui consolide l’existence de l’écrasante majorité de la population.
Il n’y a aucun autre moyen de sortir des griffes des puissants et de tous leurs instruments létaux, qui s’appellent l’OMC, la FMI, la BM etc. Et ça sans parler des arsenaux militaires qui entrent en scène quand tous les autres échouent.
Chavez n’est pas Dieu, c’est sûr, mais il a le courage et la lucidité pour faire face aux diables, petits,grands et surtout à leur chef,et, à tous en même temps.
N.B : La photo qui illustre l’article, qui est manipulée à escient, diaboliquement certes, ne porte aucune signature. La même est reproduite par plusieurs médias de la sphère occidentale. Il n’est point exclu qu’elle soit l’œuvre d’un service occidental bien déterminé. C’est le moindre mal pour le moment pour Chavez et pour tous ceux qui s’opposent farouchement à cette domination occidentale cauchemardesque dans sa version Soft et souvent génocidaire dans sa version Hard.
Attention aux théories du complot, ça fait mal à la tête.
La Photo est de Jorge Silva. Le « crédit » apparaît quand vous passez votre curseur sur elle.
Jorge Silva est le photographe de Reuters accédité auprès de Chavez.
Il a pris bien des photos de lui, dont celle-ci avec Morales, marrante. Et celle-ci aussi.
J’aime bien la photo avec Morales. C’est quand même autre chose que celle là:
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1c/Evomorales.jpg/…
Il reste néanmoins une chose qui s’appelle le language photographique et qui n’est pas neutre. On ne vit guère un tel cadrage de Sarkozy en couverture de l’Express ou du Point pendant la campagne présidentielle. J’en déduis que cette notion de language photographique est bien comprise de ceux qui publient ces images, et qu’il y a des desseins différents selon la personne que l’on montre. Ce qui inclue Rue89, à priori pas plus bête que l’Express ou le Point, si ?
De même, le titre, « Dictateur ou Dieu », fait sous l’apparence d’une polarité équitable alterner deux termes à connotation négative. Il y a vraiment une école d’écriture qui m’épate derrière tout ça, puisque je ne peux croire que ceci résulte d’un manque d’application à la rédaction de votre part…
Etonnant comme une tendance « alter mondo diplomatique » perd son calme dès que l’on ose exprimer quelques doutes sur Chavez… Ce qui est amusant c’est leur capacité à faire passer la France pour un régime quasi dictatorial et à trouver toutes sortes d’excuses à Chavez(qui ne peut pas totalement être -encore-assimilé à un dictateur, mais qui prend des décisions qui pourraient être soumise à une critique minimale). Il y a 2 jours l’intervention d’un journaliste du monde diplo sur France inter était impressionante de mauvaise foi, d’une langue de bois absolument admirable…
Bravo Mizaanoun. Voilà un article clair, documenté et raisonnable. Pascal Riché et Augustin Scalbert se sont mis à 2 pour nous pondre un article qui se veut impartial mais qui n’est que piteux. Qu’ils en prennent de la graine…
Quant au courageux anonyme de 22h17, il a perdu une occasion de garder fermée une bouche qui empeste le bonapartisme sarkosien.
Je peux voir Rue89 danser sur des oeufs avec Chavez. D’un coté, l’envie de nuire, au delà de la simple information : titre et photo tandancieuse, conclusion minimisant le poids politique de Chavez alors qu’il menace d’abandonner le dollars pour ses ventes de pétrole, ce qui achèvera d’amener les US dans la panade. Et l’enjeu idéologique à voir une révolution socialiste qui marche, pas vraiment négligeable.
D’un autre coté, il y a des efforts pour sortir des rails diabolisant Chavez, notament la mention du ridicule de l’accusation d’antisémitisme. Evidement, pour être complètement droit dans ses bottes ce serait mieux que ce soit de la plume de Pierre Haski, un des principaux relais de cette propagande en France.
Courage rue 89! La moitié du chemin est fait.
peut-etre, peut-etre pas… verremos bien
Encore une sortie grandiose de notre BHL qui refonde le socialisme francais dans une chambre du Georges V. Son programme: barre a tribord toute. Ce super bourgeois ferait bien de la fermer un peu, lui que degomment depuis 30 ans tous les professeurs du college de France lorsqu’il charabie, sociologie et philosophe a la petite semaine, usant de l’indignation et de l’insulte en guise de demonstration, a defaut d’argumenter et de construire une vraie pensee politique, chose dont il est manifestement incapable. Minable petite chose surmediatisee a des fins politiques bien basses, bourgeois obscene qui pratique la charite (au moins dans ses livres) pour se donner bonne conscience en meme temps que des airs de gauche.
Chavez est de gauche. BHL ne l’est pas. BHL participe de la gigantesque operation mediatique et politique destinee a faire taire une fois pour toute les voix populaires. Plus de parti communiste, plus de parti socialiste: qui reste-il pour denoncer le smic a 960 euros, pour defendre ces privilegies de rmistes et autres balieusards, immigres ou meteques? Surtout au moment ou l’on renegocie les regimes speciaux, je suis sur que ca passerait mieux avec un smic a 1500 euros. Ne serait-ce pas la le vrai boulot d’un parti socialiste que de lutter pour son camp. Oui mais voila, la gauche socialiste s’est fait rouler dans les farines OGM, eblouir par les fastes des barons des l’industrie, corrompre par le caviar et le strass des soirees parisiennes de la jetset. Honte a ces traitres, bien francais, bien collabos, bien laches, bien decides a laisser tomber les prolos. Ils aiment le pognon autant que les sarkozistes. Qu’il meure, ce parti socialiste indigne et qu’on n’en parle plus.
Alors foutons un peu la paix a Chavez, laissons le etre de gauche, oeuvrer a gauche en touchant du bois pour qu’effectivement il n’y ait pas de derive et qu’un jour la gauche francaise puisse s’inspirer de ce qui se passe en Amerique du Sud pour defendre le tiers-monde europeen.
Quand a cette histoire de Radio Caracas, si TF1 avait appele le peuple a contester et a revoquer un president elu en France, les instigateurs auraient comparu pour haute trahison: la democratie passe par l’ethique des journalistes.
Regarder ce blog je crois que ça en dis plus de la réalité du Vénézuela que quoi que ce soit que l’on puisse lire venant de la France …
http://venezuelatina.com/
Aujourd’hui la seule chose que Chavez ait à faire pour devenir un géant de la politque sud-américaine, c’est de lacher le pouvoir… Bien sur il n’en fera rien il y est bien trop attaché. Sa révolution risque de devenir aussi pitoyable que celle de Castro.
Porter Chavez aux nues serait contraire à sa façon de voir les choses. C’est tout simplement un homme de son pays qui a osé penser à ses concitoyens, particulièrement les plus démunis, avant d’aider les puissants à s’emplir les poches. Ce faisant, il se mettait bien entendu à dos les Etats-Unis et ceux qui ne jurent que par eux. C’est donc un homme courageux! Le reste n’est que propagande malsaine, dans un sens ou dans un autre.
On ne les a pas beaucoup entendu quand Sarkozy est allé voir Poutine, a rampé devant poutine et s’est fait ridiculisé par Poutine… On ne les a pas entendu quand leur copine Carrère d’encausse expliquait que tous les noirs étaient polygames qu’ils nous faisaient honte et qu’ils étaient la raison des émeutes. On ne les a pas beaucoup entendu quand Sarkozy est intervenu 1000 fois pour controler et vérouiller les médias mieux que Chavez n’y arrivera jamais. On ne les entend que de loin pour s’offusquer avec vigueur de la reception en visite d’état du chef terroriste Khadafi.
Alors leur pauvre petite réaction de quartier relayée par le pauvre Libération qui n’en peut plus de ne plus se trouver est juste consternante. Ils auraient plus de poids s’ils n’avaient soutenu électoralement (hop on sort BHL ici) un programme qui instrumentalise le racisme et piétinne nos valeurs républicaine.
sinon pour faire suite à ma remarque sur le titre je trouve qu’avec le contenue vous vous en sortez bien voire très bien.
vous avez oublié juste de parler du monde qui est complétement fanatisé dans un anti-chavisme proprement ridicule régulièrement et jubilatoirement retourné par le par ailleurs un peu trop chaviste à mon goût Fontenelle.
Senores:
Cuando una nacion, cuando un gobierno, cuando una familia por intereses propios, toman como rehen el futuro de, reducen 40 millones de personas a la imagen de una sola, yo llamo este acto imperialismo.
Por principio, yo prefiero ser amigo de la « Concierge de mon immeuble » que del primer ministro, y el « affaire Betancourt » es esto, el poder manipulado para generar, guardar el poder y ustedes los periodistas calleron en esta trampa, la familia Betancourt.
Digo que prefiero ser amigo de la « concierge de mon immeuble », porque con ella yo conozco los verdaderos problemas del Hombre, siempre ignorados por el poder.
Seria muy bueno saber quienes son los nuevos amigos de Colombia: primero los nietos de « Leopold » Rey de los belgas, grandes democratas en Europa, pero sanguinarios y exterminadores en Africa, y los Nietos de Jules Ferry, padre de la escuela publica en Francia, gran democrata en Europa, pero sanguinario y colonisador en Africa del Norte, seria muy bueno que cada vez que Europa nos dicte sus condiciones, como en el « Affaire Betancourt », ustedes los periodistas, los poderosos de nuestro pais tuvieran muy presente esta historia reciente que si la miramos de mas cerca nos damos cuenta que los horrores que hicieron los Pinochet en nombre de la dictadura en America Latina, lo hicieron los Europeos en nombre de la Civilizacion, de la democracia, en Africa, en Asia.
El grupito de belgas y franceses que buscan la liberacion de Ingrid, 150 personas desfilaron el 18 de noviembre, en el Paris historico viven 3 millones, siguen pensando como Jules Ferry: « ……… las razas superiores tienen un derecho frente a las razas inferiores (…) Repito que las razas superiores tienen un derecho, porque tienen un deber. Tienen el deber de civilizar las razas Inferiores”, esta es la actitud hacia Colombia de este grupito de personas y de la familia franco-colombiana Betancourt que nos cerraron todas las puertas de la Paz en Colombia.
Si, senor director, tal vez porque yo tengo un sueno:
I have a dream, that one day, India y China callen al arrogante occidente,
tal vez por este sueno yo quisiera que ustedes los periodistas se dieran cuenta que hay otros colombianos con problemas que buscamos la Paz en Colombia y que la liberacion de Ingrid nos la aleja cada dia mas.
Me gustaria terminar con dos frases que resumen la situacion actual, la primera de Victor Hugo en su carta « Histoire de deux bandits »escrita al capitan Butler del ejercito frances quien le habia preguntado lo que pensaba de la expedicion anglo-francesa de 1860 y la destruccion del palacio de verano o Yuan ming yuan:
« Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France. L’autre s’appellera l’Angletterre. Mais je proteste, et je vous remercie de m’en donner l’occasion : les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les gouvernements sont quelquefois les bandits, les peuples jamais »
« Ante la historia, uno de los dos bandidos se llamara Francia. El otros se llamara Inglaterra. Pero protesto y le agradezco que me de la ocasion: los crimenes de los que dirigen no son la culpa de los dirigidos; los gobiernos son algunas veces los bandidos, los pueblos jamas ».
La otra frase fue pronunciada por Phan Boi Chau a sus companeros que le pedian que se rindiera ante el ejercito frances, para salvar la vida de su hermano prisionero:
« Depuis que je suis dans notre mouvement, j’ai oublié les problèmes de ma famille, ou de mon village. Car je n’ai qu’une seule tombe, très grande, à défendre, celle de mon pays, la terre du Vietnam. Et mon frère en danger, ce sont mes vingt millions de concitoyens. Si je sauve mon frère, qui donc sauvera les autres ?
« Desde que estoy en nuestro movimiento, se me olvidaron los problemas de mi familia, o de mi pueblo. Por que yo no tengo sino una sola tumba, muy grande, para defender, la de mi pais, la tierra de Vietnam. Y mi hermano en peligro, son mis 20 millones de compatriotas. Si yo salvo mi hermano, quien salvara los otros?
Que bueno que las familias que busca la liberacion de Ingrid y de sus seres queridos pensaran como Phan Boi Chau.
Vietnam caera y Francia dominara Indochina, secuestrara su cultura, su pueblo durante 100 anos, como sucedio con Algeria colonisada, exterminada, durante 135 anos.
Si, ahora que toco el tema de Algeria, y le aseguro senor director que terminare aqui, me molesta enormemente ver como los paises del primer mundo, entre ellos Francia, nos exigen que nosotros, los del tercer mundo condenemos nuestros crimineles, nuestras masacres (con lo que estoy completamente de acuerdo), pero ellos, cuando han vivido la misma situacion, nunca pero nunca lo han hecho, dejando que sea la historia la que juzgue.
Si le pregunto, al presidente frances, cuantas personas fueron condenadas por la masacre del 17 de octubre de 1961, cuando el nazi Papon, jefe de la policia de Paris, asesino y ahogo en el Sena cientos de Algerinos que manifestaban pacificamente por la independencia de su pais, la respuesta seria NADIE.
Me despido de ustedes, con la esperanza que algun dia seamos libres e independientes:
Jacinto Lopera
Découvrez pourquoi Hugo Chavez est venu voir Nicolas Sarkozy à Paris dans mon dernier dessin de presse:
http://www.bornetobewild.com/article-13963008.html
Bonne journée!
Gib.
Auteur Illustrateur
Je trouve ce commentaire particulièrement pertinent.
Bien des commentaires à l’article laisse transparaitre des prises de position péremptoires, adoptées par des personnes qui ne connaissent pas le Vénézuela.
Transposer nos références locales à la réalité Vénézuelienne, c’est faire peu de cas des différences culturelles, économiques et sociales.
Ce n’est pas si facile de comprendre le résultat des élections dans notre propre pays.
Quelle est la légitimité des intellectuels d’un pays dont l’histoire a été marquée par des gouvernements autoritaires, qui a collaboré un régime étranger coupable des pires crimes contre l’humanité, pour juger un chef d’état étranger démocratiquement élu ? (Le point de vue est caricatural, mais guère plus que la plupart des éloges ou des critiques). Certes, l’homme est un provocateur, et il a lui même été à l’origine d’une tentative de coup d’état.
Le Vénézuela est un grand pays, celui de l’arepa, des hallacas, du meilleur ceviche d’Amérique Latine, de Maltin Polar, de 5 miss monde et 4 miss univers, de chichiriviche, de Canaima, De Romulo Gallegos, que sais-je… Jugeons les dirigeants occidentaux d’abord, ce ne sera pas un mauvais départ.
en même temps antisémite c’est le nouveau truc contre la gauche trop à gauche. Sur culture on nous fait régulièrement le coup de l’antisemitisme de Bourdieu par exemple.
c’est drole parce que tous ces gens qui gueulent étaient bien plus indulgent avec Barre, antisemite notoire. Mais lui tout le monde lui trouvait plein d’excuses…
Hugo Chávez par Ignacio Ramonet - Monde Diplomatique
http://www.monde-diplomatique.fr/2007/08/RAMONET/15003
août 2007 - Page 1
Peu de gouvernants au monde font l’objet de campagnes de démolition aussi haineuses que M. Hugo Chávez, président du Venezuela. Ses ennemis n’ont hésité devant rien : coup d’Etat, grève pétrolière, exode de capitaux, tentatives d’attentat… On n’avait pas vu un tel acharnement en Amérique latine depuis les attaques de Washington contre M. Fidel Castro. Les calomnies les plus misérables sont colportées contre M. Chávez, conçues par les nouvelles officines de propagande – National Endowment for Democracy (NED), Freedom House, etc. – financées par l’administration du président des Etats-Unis George W. Bush. Dotée de moyens financiers illimités, cette machine à diffamer manipule des relais médiatiques (dont des journaux de référence) et des organisations de défense des droits humains, enrôlés à leur tour au service de ténébreux desseins. Il arrive aussi, ruine du socialisme, qu’une partie de la gauche sociale-démocrate ajoute sa voix à cette chorale de diffamateurs.
Pourquoi tant de haine ? Parce que, à l’heure où la social-démocratie connaît une crise d’identité en Europe, les circonstances historiques semblent avoir confié à M. Chávez la responsabilité de prendre la tête, à l’échelle internationale, de la réinvention de la gauche. Alors que, sur le Vieux continent, la construction européenne a eu pour effet de rendre pratiquement impossible toute alternative au néolibéralisme (lire, dans ce numéro, les articles de Jean Bricmont et Denis Duclos), au Brésil, en Argentine, en Bolivie et en Equateur, inspirées par l’exemple vénézuélien, les expériences se succèdent qui maintiennent vivant l’espoir de réaliser l’émancipation des plus humbles.
A cet égard, le bilan de M. Chávez est spectaculaire. On comprend que, dans des dizaines de pays pauvres, il soit devenu une référence obligée. Dans le respect scrupuleux de la démocratie et de toutes les libertés (1), n’a-t-il pas refondé la nation vénézuélienne sur une base neuve, légitimée par une nouvelle Constitution qui garantit l’implication populaire dans le changement social ? N’a-t-il pas rendu leur dignité de citoyens à quelque cinq millions de marginalisés (dont les indigènes) dépourvus de documents d’identité ? N’a-t-il pas repris en main la compagnie publique Petróleos de Venezuela SA (PDVSA) ? N’a-t-il pas déprivatisé et rendu au service public la principale entreprise de télécommunication du pays ainsi que la compagnie d’électricité de Caracas ? N’a-t-il pas nationalisé les champs pétrolifères de l’Orénoque ? Enfin, n’a-t-il pas consacré une part de la rente pétrolière à acquérir une autonomie effective face aux institutions financières internationales, et une autre au financement de programmes sociaux ?
Trois millions d’hectares de terre ont été distribués aux paysans. Des millions d’adultes et d’enfants ont été alphabétisés. Des milliers de dispensaires médicaux ont été installés dans les quartiers populaires. Des dizaines de milliers de personnes sans ressources, atteintes d’affections oculaires, ont été gratuitement opérées. Les produits alimentaires de base sont subventionnés et proposés aux plus démunis à des prix inférieurs de 42 % à ceux du marché. La durée de travail hebdomadaire est passée de 44 heures à 36 heures, tandis que le salaire minimum montait à 204 euros par mois (le plus élevé d’Amérique latine après le Costa Rica).
Résultats de toutes ces mesures : entre 1999 et 2005, la pauvreté a baissé de 42,8 % à 37,9 % (2), tandis que la population vivant de l’économie informelle chutait de 53 % à 40 %. Ces reculs de la pauvreté ont permis de soutenir fortement la croissance, qui, au cours des trois dernières années, a été en moyenne de 12 %, parmi les plus élevées du monde, stimulée aussi par une consommation qui a progressé de 18 % par an (3).
Devant de tels succès, sans parler de ceux obtenus en politique internationale, faut il s’étonner que le président Chávez soit devenu, pour les maîtres du monde et leurs affidés, un homme à abattre ?
(1) Les mensonges à propos de Radio Caracas Televisión viennent d’être démentis, cette chaîne ayant repris, depuis le 16 juillet dernier, ses émissions sur le câble et par satellite.
(2) Mark Weisbrot, Luis Sandoval et David Rosnick. Poverty Rates in Venezuela : Getting the Numbers Right, Center for Economic and Policy Research, Washington, DC, mai 2006.
(3) Lire le dossier « Chávez, not so bad for business », Business Week, New York, 21 juin 2007.
par Cercle Bolivarien de Paris publié dans : La Revolution Bolivarienne
Sans entrer dans la polémique, on a besoin d’un Chavez sur la scène internationale, pour bousculer un peu les choses, et pourquoi pas donner des idées à d’autres.
Ceci dit, pour avoir des amis vénézueliens en Norvège ici où j’étudie, on peut pas dire qu’il fasse l’unanimité. S’ils ne le considèrent pas comme un dictateur, ils lui reprochent cependant ses dérives autoritaires visant à faire taire tous ceux qui critiqueraient sa politique -les étudiants en particulier.
Chavez est un grand mégalo, changeant jusqu’au nom de son pays (devenu République « Bolivarienne » du Vénézuela), et rajoutant une étoile au drapeau, en l’honneur paraît-il de Simon Bolivar, père de la révolution (mais ça me fait surtout penser au treizième apôtre qu’Houphouët-Boigny avait décidé de dessiner sur le vitrail de la cathédrale de Yamoussoukro, la plus grande au monde, le représentant lui).
Bref bref, problème probablement beaucoup plus complexe que « Chavez, c’est bien » ou « Chavez, c’est pas bien ».