Vendredi 16 novembre 2007, sur les ondes de France Info :
Nicolas Beytout : » Ecoutez, si l'avenir de nos enfants dépend du malaise de ceux qui ont choisi psychosociologie et qui bloquent à 50 des facs où il y a 15 000 étudiants, alors c'est un vrai grave problème ! »
Laurent Joffrin : » C'est une caricature ! »
Nicolas Beytout : » Non ce n'est pas une caricature ! »
C'est ainsi que le directeur de la rédaction du Figaro décrivait les étudiants ayant fait le choix de la mobilisation pour défendre une cause politique lors de son débat radiophonique avec son homologue du quotidien Libération, Laurent Joffrin.
Au-delà des qualificatifs méprisants attribués par Monsieur Beytout aux étudiants grévistes, nous pouvons nous demander si le directeur de Figaro opérait là une figure de rhétorique. Effectuait-il une métaphore ou une comparaison ?
Autrement dit, s'agissait-il d'une transposition de sens par substitution analogique visant à attribuer aux étudiants grévistes des traits des étudiants en psychosociologie ? Ou alors réalisait-il une comparaison, en exprimant explicitement une assimilation entre deux idées, ici deux groupe ?
Allons un peu plus loin. Qu'est-ce qui amène le directeur de Figaro à parler ainsi des » étudiants en psychosociologie » ? A-t-il des raisons spécifiques qui l'amènent à utiliser ce point de comparaison et à défendre sa plausibilité, voir sa véracité ? A-t-il lui-même fait des études de psychologie sociale ? A-t-il suivi des enseignements qui lui ont laissé un goût amer ?
Étant, depuis quelques années, enseignants-chercheurs en psychologie sociale il est tout à fait compréhensible que l'on éprouve un certain étonnement, une certaine aporie, voire une curiosité. D'où les questionnements suivants adressés au (futur ex) directeur de la rédaction du Figaro : Savez-vous, Monsieur Beytout, par exemple,
- que l'Institut français d'opinion publique (Ifop) (dont la présidente actuelle est Laurence Parisot…) a été fondé en 1938 par un psychologue social, Jean Stoetzel, et a donné une impulsion immense en France aux études sur l'opinion publique ?
- que la psychologie sociale a bénéficié dès l'après-guerre d'un formidable investissement humain et matériel, y compris par la Fondation Ford, pour développer ses réseaux et ses écoles de pensée en Europe ?
- qu'un autre psychologue social, protagoniste de cette histoire, Serge moscovici, hormis ses écrits prémonitoires sur l'écologie politique, a contribué grâce aux théories sur l'innovation des minorités et sur les représentations sociales à fonder une psychologie sociale européenne largement enseignée et pratiquée en France ?
- que la psychologie sociale est enseignée actuellement dans une bonne quarantaine d'universités françaises ?
- qu'elle bénéficie d'une très large diffusion internationale (Europe, États-Unis, Amérique latine, Asie) ?
- que très fréquemment la psychologie sociale est enseignée de concert en France avec la psychologie du travail ou la psychologie de la santé, dont l'association correspond à un des taux d'insertion professionnelle les plus élevés ?
- que les » focus groups » , cette technique que vous devez sans doute connaître de nom, est issue du courant psychosocial de la dynamique des groupes, initié par Kurt Lewin, et qu'on l'enseigne, entre autre, à nos étudiants ?
- que le directeur de l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur, Jean-Marc Monteil, est un psychologue social ?
Nous tentons sans malaise et avec les moyens insuffisants de l'université française d'aiguiser un regard psychosocial critique à nos étudiants pour saisir l'importance de la pensée et des représentations sociales, de l'alterité, sous toutes ses formes ; pour comprendre (et déconstruire) les stéréotypes, le racisme, la discrimination ; pour mettre en évidence les déterminants psychosociaux des nouvelles formes de précarité qui touchent de plus en plus le tissu social ; pour étudier la mémoire collective, l'influence sociale, la mixité à l'école, le non recours à la justice, et on en passe.
Sommes-nous en train de former des étudiants » subversifs » menaçant l'avenir de » vos » enfants ? N'est-ce pas là plutôt un oxymore, Monsieur Beytout ?
Signataires : enseignants-chercheurs en psychologie sociale :
KALAMPALIKIS Nikos (Univ. Lyon 2),
HAAS Valérie (Univ. Lyon 2),
MOULIN Pierre (Univ. de Metz),
DELOUVEE Sylvain (Univ. de Rennes 2),
SCHARNITZKY Patrick (Univ. de Picardie),
MILLAND Laurent (Univ. de Poitiers), Ferrière Séverine (IUFM Lyon), Fraisse Christelle (Univ. de Brest), Fouquet Arnaud (Univ. de Picardie), Roussiau Nicolas (Univ. de Nantes), Morin Christine (IUFM Lyon), Joulain Michèle (Univ. de Tours)LE BLANC Alexis (Univ. de Toulouse), APOSTOLIDIS Thémis (Université d'Aix-en-Provence), RAYMOND Adeline (Univ. de Bretagne occidentale), FIEULAINE Nicolas (Univ. Lyon 2)etc.





















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De
16H27 | 19/11/2007 |
En vous lisant attentivement, je me pose la question suivante : « A quoi ça peut bien servir de savoir déconstruire la réalité avec un regard psycho sociologique ? »
A moins que ce ne soit pour la reconstruire de manière différente…
De
19H26 | 19/11/2007 |
Déconstruire la réalité d'un point de vue psychosociologique ne signifie pas qu'on la transforme.
Cette déconstruction permet de mettre en évidence le fait que cette réalité, les phénomènes qui la composent,ne relèvent pas du simple « bon sens » mais obéissent à des mécanismes souvent complexes qu'il convient de mettre en évidence si l'on veut (par exemple) comprendre le pourquoi du comment de certains comportements.
De
09H10 | 20/11/2007 |
ce qui confirme ce que je disais plus haut a quoi sert de déconstruire et donc de comprendre si ce n'est pour proposer une alternative…
Dsl, si mon message n'était pas aussi clair que je l'aurais souhaité.
De
18H51 | 21/11/2007 |
j'étais étudiant en 1986 pour lutter contre la réforme DEVAQUET . les étudiants, nous, avons gagné. résultat des courses, 21 plus tard, l'université en est au même point , submergée par des étudiants toujours plus nombreux et médiocres (au dire de mes amis profs de lycée). ils s'inscrivent en masse dans le filières des sciences humaines faute de pouvoir construire leur avenir ailleurs. les moyens de l'université se retrouvent atomisés, dispersés et trop souvent inutiles.
diplomé bac + 5 en sciences éco et gestion, créateur d'entreprise, je suis consterné de voir des fonds publics répandus dans les sables de l'inutile, alors même que le déficit public menace notre pouvoir d'achat et celui de nos enfants.
il y a besoin de psycho sociologues, mais de combien. pourquoi envoyer des milliers de jeunes sur une voie qui leur amènera en très grande majorité chômage et frustration.
bonne soirée
De
18H24 | 23/11/2007 |
C'est certains que le débat par en sucette : une belle discussion de comptoir. « Ma grand-mère a vu à la télé que les “spychologues-sociaux” s'insèrent mal professionnellement, donc c'est vrai. »
DV
De
19H11 | 22/11/2007 |
Je me pose aussi la question suivante :
C'est qui les autres signataires ? Etc.
De
10H07 | 23/11/2007 |
c'est marqué ce sont des enseignants chercheurs donc qui essaient de montrer que leur discipline n'est pas inutile dans le monde de l'entreprise…
De
12H51 | 25/11/2007 |
Il doit s'agir d'une transposition de sens par substitution analogique…
comprends qui doit (ou qui peux) : -)
De
19H05 | 24/11/2007 |
Aux nombreux signataires de cette lettre… les silencieux « etc »
A quoi bon publier une lettre sur un forum, si vous ne répondez pas aux commentaires parfois déplacés certes, mais parfois fort juste de ceux qui prennent la peine de réagir et qui ne connaissent pas votre travail.
Vous risquer de contribuer au stéréotype des « sciences humanistes » 'glandeurs, futurs chômeurs'
qui ne dit mot consent…
Que doit-on penser de cette attitude pour des intellectuels ?
Bernard
De
16H28 | 19/11/2007 |
Personne ne remet en cause les études de psychosociologie. Par contre, de la même façon que pour les étudiants en STAPS, il s'agit de savoir si le nombre de diplômés est en adéquation avec les postes disponibles.
De
10H17 | 20/11/2007 |
Quoi on nous aurait menti… Il n'y a pas de débouché STAPS ?
Pourquoi donc ?
De
10H00 | 21/11/2007 |
les STAPS ne servent pas à rien si l'on en croit les résultats de l'enquête menée par le CEREQ en effet :
« On y apprend :
- que 3 ans après leur sortie de STAPS, le taux de chômage d'une génération est en moyenne de 8 %. »
l'intervalle de temps entre le taux de chomage rapporté et la sortie des études STAPS correspond parfaitement à une la durée d'une formation courte (3ans).
« - Que prés de la moitié des sortants STAPS accède en moins de trois mois à un premier emploi qui dure plus d'un an »
On ne dit pas ici si cet emploi est en rapport avec leurs études, ce qui me semble serait plus pertinent
« - que 14 % des jeunes issus de la filière STAPS travaillent dans les entreprises du secteur privé de plus de 200 salariés »
la non plus on ne sait aucunement si ce travail est en rapport avec leur étude
« - que un tiers des jeunes issus de la filière STAPS exerce son premier emploi dans une entreprise qui relève du secteur de l'éducation, de la santé ou de l'action sociale. »
C'est bien un sur trois en gros travaille dans le secteur pour lequel ils ont été formé…
« - que les jeunes diplômés d'une licence ou maîtrise éducation motricité sont 70 % à travailler dans le secteur public lors de leur premier emploi. »
ce qui prouverait que l'étudiant sortant de STAPS (éducation motricité) n'a d'autre alternative que de postuler au concours de recrutement de professeur des écoles ou de travailler en temps que larbin de l'éducation nationale (aucune description du type de contrat)
« - Que les sortants du second cycle management du sport sont 19 % à travailler dans les collectivités territoriales lors de leur premier emploi. »
1/5 réussirait donc le concours du professorat de sport ou est ce des emplois complètement différents de ce pourquoi ils ont été formé (animateur sportif ? ? ? )
« - Que les diplômés de troisième cycle après trois années de vie active gagnent en moyenne 1410 € par mois »
Les diplomés du troisième cycle sont normalement titulaire d'un DEA ou d'un Doctorat. Y a t il beaucoup de formations qui après 5 à 8ans d'étude post bac ouvre des perspectives de rémunération d'emploi à hauteur de 1410 euros (net ou brut ? ? ? on sait pas) ? ? ?
Conclusion : Pourquoi les STAPS existent ils encore sachant qu'ils n'y a pratiquement plus de poste de professeur d'EPS offert au concours et qu'il n'existe apparemment pas d'autres débouchés ?
De Tophee
en haut a gauche | 16H36 | 19/11/2007 |
Oh-la-la, je crain qu'il y ait trop de mot compliques pour le lecteur - voire redacteur - moyen du Figaro.
Ceci dit, c'est bien envoye. Malheuresement, de nos jours, qui se soucis des faits ? L'important, c'est comment on peu les simplifier a l'extremes pour manipuler les esprits.
à Tophee
De
17H18 | 19/11/2007 |
en déconstruisant ce qui déplait à des zozos en mal de révolution et en reformatant les esprits dans le sens qui vous convient
à Tophee
De
17H32 | 19/11/2007 |
pensez maintenant à l'orthographe, les mots que vous utilisez ne sont pas si « compliqués'
4 fautes en 4 lignes je doute de votre compréhension
à Tophee
De
15H21 | 22/11/2007 |
Simplifier à l'extrême pour manipuler les esprits c'est bien souvent le travail des psychologues sociaux.
Leurs présence dans les sphères du pouvoir en est le symptôme.
Bernard
De Valentin_B
17H01 | 19/11/2007 |
L'intêrêt de la psychologie sociale n'est pas remis (et à remettre) en cause. A mon avis, ce qu'évoque Nicolas Beytout avec une évidente maladresse, c'est le nombre trop important d'étudiants en « psychosociologie » si l'on tient compte du peu de débouchés que ces filières offrent, et du taux élevé d'échecs en 1ere année.
Evidemment, cela n'est pas spécifique à la psycho ou la socio, mais il faut constater que ces filières attirent un certain nombre d'indécis et de dilettantes. D'où l'idée d'une réforme des conditions d'inscriptions à l'université, ou d'une meilleure orientation en fin de lycée pour ceux dont on sait qu'ils ne seront pas capable d'assumer le (non)rythme de la fac, ou de trouver un emploi avec leur diplome en main.
à Valentin_B
De
22H21 | 19/11/2007 |
Je vois que le discours des Sarko et autres Le pen porte bien. Faites plus attention aux chiffres concernant les débouchés en comparant notamment avec des filières plus sciences dures et on en reparle…
De Valentin_B
22H36 | 19/11/2007 |
Si l'on peut m'expliquer le rapport avec Le Pen, j'ai pas tout compris.
à Valentin_B
De
08H44 | 20/11/2007 |
Le lien avec Le Pen est simple : il fait partie de ces politiques qui prennent souvent le même exemple pour parler des filières qui ne débouchent sur rien, c'est-à-dire la psychologie. Pendant la campagne, on a pu l'entendre dire que le pays n'avait pas besoin d'autant de psychologues. Le problème, c'est que comme le souligne le texte auquel nous réagissons, les métiers de la psychologie ne se limitent pas aux métiers liés à la psychologie clinique, ce qui explique que le niveau d'embauche des étudiants sortant de psychologie est loin d'être parmis les pires.
à Valentin_B
De
22H42 | 19/11/2007 |
Je ne sais pas si cet article a été aussi clair qu'il se le voulait.
La Psychologie sociale est l'un des enseignements fondamentaux proposés aux étudiants inscrits en Psychologie.
Dès votre première année en psycho vous faites un max de Biologie, de statistiques (des maths…et oui c'est indispensable), vous étudiez la psychopathologie (du Freud et du Lacan, mais aussi du Dolto, ça dépend de votre Fac ! ), vous étudiez la psycho cognitive, la psycho différentielle, la psychologie sociale…
Bref, les études de Psycho, durant les 3 premières années sont comme toute les études universitaires : elles sont très généralistes ! En résumé, il vaut mieux être un littéraire-scientifique, si l'on souhaite réussir ses exams.
La plupart des gens et des étudiants, imaginent qu'il s'agit d'une discipline qui ne s'intéresse qu'à l'impalpable, à l'inconscient ; ils la réduisent au divan (il n'y a pas que Freud dans la Psycho ! ). Et , forcément, ils se trompent…d'où le taux d'échec dès la première année, d'où l'idée que ces études n'offrent aucun débouchés…
Les spécialistes en orientation scolaire et professionnelle, sont des Psychologues.
La personne qui vous reçoit dans un Cabinet de recrutement pour gens TIP-TOP, est (souvent, même si ce n'est pas écrit sur sa carte) un Psychologue.
Les campagnes publicitaires-marketting-communication sont toutes basées sur des études…psychologiques.
Lorsqu'un site internet, utilise un mode de présentation, il se sert de quoi ? Des études effectuées en Psychologie cognitive pous déterminer quel type, quelle taille de caractères sont susceptibles de « retenir l'attention“(idem, pour la musique qu'il vaut mieux vous faire écouter lorsque vous patientez au standard d'une administration).
Lorsque votre grand-mère commence à perdre la tête, qui peut évaluer son statut cognitif, et aider au diagnostic d'une pathologie ‘organique’ ? Un Psychologue.
Les débouchés dès lors que l'on s'engage dans cette filière sont (très) nombreux…et, si j'en crois ce que certains de nos jeunes profs nous ont affirmé, ils n'ont su que tardivement (à l'issue de leur troisième année généraliste), quel domaine les passionnait vraiment dans les vastes champs d'étude que constitue ‘la’ Psycho.
De Valentin_B
01H31 | 20/11/2007 |
Merci pour cet éclairage ; )
De Etileflo
11H35 | 20/11/2007 |
Les débouchés … sont très nombreux ?
Oui, mais comme les candidats sont encore dix fois plus nombreux, ça ne change pas grand chose au problème.
La sélection est impitoyable : grosso modo 50% d'échec chaque année.
Faites le calcul, au terme de la cinquème année, qui commence à donner un look présentable sur le marché du travail, seulement 4% de ceux qui s'étaient présentés en première année. Où sont passé les autres : crs, contrôle du stationnement, assistante maternelle ?
De
16H34 | 20/11/2007 |
> Où sont passé les autres : crs, contrôle du stationnement, assistante maternelle ?
Ces trois metiers sont censés représenter un échec ?
De
21H52 | 21/11/2007 |
L'échec en Psycho existe (s'il a lieu dès la première année, voire la deuxième année, il n'est pas fatal : on peut se réorienter).
La sélection est impitoyable si l'on envisage que tous les étudiants inscrits en psycho visaient tous l'obtention d'un Master2 (DESS ou DEA couplé à un stage), qui seul donne le titre de psychologue.
En réalité, un certain nombre d'étudiants en psycho qui décrochent en 2ème ou 3ème année, « abandonnent » souvent parce qu'ils ont réussi aux concours d'éduc » spé », des écoles d'infirmière, de l'IUFM, de CPE, etc, etc…La formation Psycho leur permet (je pense aux éducateurs et aux infirmières en particulier), d'être admis dans une formation difficilement accessible lorsqu'on est tout juste bachelier.
Les « abandons » en Psycho, ne sont pas toujours signes d'échec.
De Chou marin
kiné | 16H26 | 20/11/2007 |
Merci en effet !
De
13H09 | 25/11/2007 |
En tout cas les profs qui t'ont affirmé que les débouchés étaient nombreux sont tous : profs (par définition). En plus il y a pas mal des domaines dont tu parle ou ce n'est pas forcément des psychologues qui interviennent (recrutement, orientation, santé, marketing)
les drh peuvent êtres de toute origines professionnelles ça dépends des boites, l'orientation peut être faite par toute sorte d'acteurs, les bilans neurologiques aussi (neurologue, orthophoniste, psychiatre etc…) Quant au marketing les commerciaux de tout poils s'en occupent, la plupart du temps ( ils n'ont pas tous fait psycho, loin de là), enfin même la musique d'ascenseur peux être pensée par des architectes ou des musicologues. Enfin les sites internet alors là, y a du monde (infographie, web designer…etc).
C'est bien de faire des généralistes mais du coup ils sont en concurrences avec les autres généralistes (et les spécialistes).
C'est dommage de balancer ces lieux communs sur les débouchés à des étudiants alors que les professionnels des secteurs concernés savent bien ce qu'il en est en réalité. Du coup les psychologues débarquent ici pour se réorienter.
un conseiller d'orientation
à Valentin_B
De
06H17 | 22/11/2007 |
Comment faites-vous pour faire une sélection à l'entrée à l'université ? Voir si les étudiants en psycho sont bons en psycho ? Ils n'en ont jamais fait… Il y a déjà une sélection, cela s'appelle le bac. On va me répondre que le bac de nos jours ne veut plus rien dire (opinion à nuancer toutefois dans un autre débat), donc ce n'est pas l'université qu'il faut réformer, mais comme d'habitude, le secondaire, du moins le bac ! Néanmoins, les réformes envisagées de nos jours (tronc commun, etc.)vont plutôt dans e sens d'une diminution des exigences en matière de savoir et de savoir-faire (moins d'épreuves e tutti)pour les sacro-saints 80%… faudrait savoir ce qu'on veut !
G.A.
De
17H30 | 19/11/2007 |
magnifique avant dernier alinéa Une phrase de huit lignes qui, fort heureusement se termine par « on en passe » ! !
De
17H43 | 19/11/2007 |
Qu'eut-ce été s'il n'en avait pas passé, en effet….
Même si le propos de Beytout est maladroit, je crains que ce ne soit pas avec un tel article que l'on puisse se ralier à la cause des psychosociologues de tous poils