sur le terrain 18/11/2007 à 12h25

Yémen : pression des Etats-Unis pour enfermer Al-Badaoui



Jamal Al-Badaoui pendant son procès en 2004 (Khaled Abdullah/Reuters).

(De Sana’a, au Yémen) Sans cesser de mâchouiller du khat, ces feuilles d’arbuste aux effets excitants, Yasser peste contre les Américains. Pourquoi exigent-ils que Jamal Al-Badaoui, l’un des terroristes les plus recherchés de la planète, dont la tête est mise à prix 5 millions de dollars, retourne en prison ?

Ce Yéménite, ancien lieutenant d’Oussama Ben Laden, a participé activement à l’attentat commis le 12 octobre 2000, qui a éventré la frégate lance-missile Cole, dans le port d’Aden, tuant 17 militaires américains.

« Mais Jamal Al-Badaoui s’est rendu aux autorités au mois d’octobre, et il a juré sa loyauté au président du Yémen Ali Abdullah Saleh. Sa tribu s’est portée garante de lui. Que veulent de plus, les Américains ? “, s’indigne Yasser, 32 ans, chauffeur de taxi, barbe drue et jambyya, le poignard traditionnel yéménite, passé dans la ceinture.

L’un de ses collègues est un ancien djihadiste, mêlé à plusieurs attentats meurtriers. Depuis sa ‘repentance’ en 2005, les touristes occidentaux ne cessent de louer ses talents de chauffeur de taxi... D’ailleurs, six complices de Jamal Al-Badaoui dans l’attentat contre l’USS Cole ont déjà recouvré la liberté.

En représailles, les Etats-Unis retirent l’aide au développement prévue

Mais Jamal Al-Badaoui est un gros poisson, et les Américains ont refusé de fermer les yeux. ‘Cette personne devrait être derrière les barreaux. Il a participé activement à l’attentat contre le Cole’, a menacé Sean McCormack, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Dans le même temps, les Etats-Unis annonçaient qu’une somme de 20,6 millions de dollars en faveur du Yémen, dans le cadre d’une aide au développement Millenium Challenge Account, était ‘reportée’.

Le message a été immédiatement compris par les autorités de Sana’a. Le 30 octobre, Yemen Observer, l’un des principaux quotidiens anglophones du pays, titrait en Une : ‘Jamal Al-Badaoui est en prison’, précisant qu’il avait été enfermé à Aden, dans un établissement ‘relevant des services de la Sûreté de l’Etat’.

La réaction américaine ne fait pas l’unanimité dans les quelques ambassades européennes représentées à Sana’a, la capitale. Un diplomate arabophone explique :

‘Depuis plusieurs mois, la situation est mauvaise au Yémen. Le président Saleh se retrouve fragilisé. Quant une tribu promet qu’un de ses membres -même un ancien terroriste- se tiendra dorénavant tranquille, elle engage sa parole.’

En clair, au milieu des siens, Jamal Al-Badaoui n’aurait été qu’en liberté surveillée, empêché de nuire par sa tribu. Aujourd’hui, l’ancien responsable d’Al-Qaida se retrouve entre quatre murs, mais jusqu’à quand ? L’ancien lieutenent de Ben Laden s’est évadé en 2006

Condamné à mort en septembre 2004 pour l’attentat contre le navire de guerre américain au large du port d’Aden, Jamal Al-Badaoui avait vu sa peine commuée en quinze ans de prison par la justice yéménite. Mais il n’est pas resté très longtemps derrière les barreaux. En février 2006, l’ancien lieutenant d’Oussama Ben Laden s’évadait de la prison de Sana’a avec 22 autres membres d’Al-Qaida dans des conditions rocambolesques.

Sur la liste des états voyous après le 11 septembre 2001, le Yémen, l’un des pays les plus pauvres de la terre, a choisi de rejoindre le camp de la lutte antiterroriste. Mais la frontière est pour le moins poreuse entre les adversaires d’Al-Qaida (les Ben Laden sont originaires de l’Hadramaout, dans l’est du pays) et leurs partisans.

C’est un secret pour personne que le président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 1978, s’est largement appuyé sur les islamistes revenus d’Afghanistan durant la guerre qui a opposé en 1994 le Yémen du Nord (sorti vainqueur) à celui du Sud (ex-socialiste).

De très nombreux Arabes-Afghans occupent des postes de responsabilité dans l’armée et les services de sécurité. Quant à Islah, un parti islamiste, le principal mouvement d’opposition au Parlement, il soutient en fait activement le régime, officiellement pro-occidental.

Ali Abdallah Saleh a été l’un des premiers chef d’Etat arabe à venir saluer Nicolas Sarkozy à Paris, en juin, après sa victoire aux élections présidentielles (le premier a été l’émir du Qatar, le 29 mai). Le groupe Total, il est vrai, est le principal investisseur dans ce pays qui possède de petites réserves de pétrole et de gaz.


Al-Ribat, le village d’origine de la famille Ben Laden (Ian Hamel).

De nombreuses publications consacrées au terrorisme affirment que les portraits d’Oussama Ben Laden fleurissent sur les murs du Yémen. Mohamed Awad, le père d’Oussama, est né en 1903 à Al-Ribat, un village au fond du Wadi Do’an, dans l’Hadramaout, région aride et vide comme une surface lunaire, à l’Ouest du pays.

Parti en Arabie Saoudite dans les années 30 en Arabie Saoudite, au moment où des compagnies anglo-saxonnes découvraient du pétrole, Mohamed Awad Ben Laden s’est lié au roi Abdul Aziz Al-Saoud et a fait fortune dans les travaux publics. Oussama est l’un de ses 55 enfants.

Mais contrairement aux autres familles yéménites, qui se sont enrichies en Arabie Saoudite, les Ben Laden ne sont pas revenus dans leur village, construire école, mosquée et dispensaire. Leur maison, que j’ai pu voir à Al-Ribat, est fermée et serait abandonnée depuis au moins trois ans.

Circulant pendant deux semaines au Nord, au Sud et à l’Ouest du Yémen, je n’ai jamais trouvé de posters ou de T-shirts à l’effigie d’Oussama Ben Laden, alors qu’ils fleurissent dans les bazars de nombreux pays musulmans.

‘La pendaison de Saddam Hussein a été vécue comme un drame ici’

En revanche, beaucoup d’échoppes, de gargotes, exhibent sur les murs des portraits de Saddam Hussein. L’ancien dictateur irakien est proposé en images, en pin’s, sur des briquets. En appuyant d’un côté, vous obtenez du feu, de l’autre, vous projetez sur le mur la tête souriante de l’ancien tyran...

Lors de la première guerre du Golfe en 1991, le Yémen avait pris le parti de Bagdad. Ce choix devait lui coûter très extrêmement cher : aussitôt l’Arabie Saoudite et les Emirats expulsaient un million de travailleurs yéménites émigrés.

Malgré tout, Saddam Hussein est resté très populaire dans l’extrême sud-ouest de la péninsule Arabique. ‘Sa pendaison a été vécue comme un véritable drame ici, d’autant qu’une partie de sa famille est installée au Yémen’, souligne un chercheur français établi à Sana’a. A défaut d’Oussama, un peu trop voyant, les Yéménites agitent la photo de Saddam, histoire de bien montrer leur hostilité vis-à-vis des Américains.


Dans les rues d’Al-Ribat, le village d’origine de la famille Ben Laden (Ian Hamel).

Rectfié le 18/11/2007 à 13h15 : C’est l’émir du Qatar, pas le président du Yémen, qui a été le premier chef d’Etat arabe à rencontrer Nicolas Sarkozy. Merci à l’internaute qui a signalé l’erreur.

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  • Anonyme

    Il me semble que le 1er chef d’état arabe reçu par Nicolas Sarkozy après son investiture est l’émir du Qatar.

    • Pierre Haski
      Pierre Haski
      Cofondateur Rue89
      • Posté à 13h28 le 18/11/2007
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Exact, merci de nous l’avoir signalé, c’est rectifié !

    • Anonyme

      Oui, c’est vrai. L’Emir fait manger les travailleurs et les travailleuses de chez Airbus.
      Ségo aussi aurait reçu cet Emir et les « autres “.
      La France a un traité d’assistance militaire avec le
      Quatar et peut soutenir ce pays sans mandat de l’O.N.U.
      en cas d’invasion par un autre Etat.

      • Anonyme

        Simultanément à la « Une » de Rue89 aujourd’hui : Jamal al-Badaoui (al Qaeda), Carlos (FPLP), Elias Khoury (Fatah). S’agit-il d’une saine émulation face au Réseau Voltaire ? La nostalgie n’est plus ce qu’elle était !

  • Anonyme

    article assez confus où l’on passe en revue plusieurs éléments sans aller au bout d’aucun.
    Une confirmation : les étatsuniens sont incultes et ne respectent pas les traditions des autres peuples. Si une tribu engage sa parole, alors elle la respectera quel qu’en soit le prix.

    • thierry reboud
      • Posté à 13h59 le 18/11/2007
      • Internaute 20923

      Vous ne manquez pas d’air !
      Balancer un jugement aussi péremptoire pour, au final, nous infliger un avis à l’emporte-pièce sur les Etats-Unis et une redite de l’article pour ce que vaut l’engagement des tribus... Vous me la coupez !
      Un mot quant à la confusion de l’article : l’avez-vous lu attentivement ?

      • Anonyme répond à thierry reboud

        Ah nous avons un nouveau Monsieur je sais tout et je fais la police de la pensée !

        je persiste à dire que l’article est confus - après l’avoir lu de bout en bout - et qu’il ne nous dit rien de plus que tous les artciles traitant de Jamal Al Badawi, datant du mois d’octobre.

        Maintenant c’est à vous de me prouvez que je me suis trompé et en quoi cet article n’est pas confus.

         
        • thierry reboud
          • Posté à 14h32 le 18/11/2007
          • Internaute 20923

          ...parce que je ne vais pas non plus y passer le carême.

          Vous écrivez, à 14h19, que cet article n’apprend rien sur Jamal al-Badaoui.
          Je vous invite donc à le relire. Peut-être finirez-vous par percevoir que l’article porte en fait sur l’attitude des Etats-Unis envers la pratique yéménite, et sur la réaction de certains Yéménites face à cette ingérence. Cet article-là précisément ne traite pas de Jamal al-Badaoui.

          Je vous répète donc ma question : êtes-vous tout à fait certain que ce n’est pas votre lecture qui est confuse ?

          Une dernière précision, à toutes fins utiles : je ne fais certes pas la police de la pensée et, pour ce qui me concerne, vous êtes tout à fait libre d’écrire n’importe quoi (vous ne vous en privez du reste pas, selon moi).
          Je suis également tout à fait libre d’observer que votre message manque, selon moi, de pertinence.
          Par ailleurs, il est tout à fait possible que je me trompe, mais ce n’est certainement pas vous qui me le démontrez.

          • Anonyme répond à thierry reboud

            on y parle d’Oussama, du papa, de son histoire, du Cole, de badawi, de sa reddition, de son évasion et de son auto livraison et aussi des EU. Tiens je ne m’étais donc pas trompé ils sont bien là aec leur ingérence et leur incompréhenson de ce monde.
            mais j’écris n’importe quoi, je ne m’en prive pas, monsieur est bien bon de m’y autoriser lui qui n’a pas de temps à perdre mais le perd quand même à répondre à un petit comme moi qui ne suis rien à son regard.

            • thierry reboud
              • Posté à 16h48 le 18/11/2007
              • Internaute 20923

              Le truc écrit en caractères gras, tout en haut (Yémen : pression des Etats-Unis pour enfermer Al-Badaoui) s’appelle un titre.
              L’usage veut que le titre indique le sujet de l’article. Par exemple, si on met en titre : « Al-Badaoui condamné à manger des sucres d’orge », on sera en droit de supposer que M. Al-Badaoui a commis un délit ou un crime et qu’il a été condamné pour cela.

              I. Hamel ne revient sur le parcours d’Al-Badaoui que pour contextualiser son propos, lequel (après relecture) me paraît bel et bien concerner les pressions des Etats-Unis sur la justice yéménite et l’irritation de personnes privées, ainsi que les inquiétudes d’ordre politico-social dont lui font part ses interlocuteurs.

              • Anonyme répond à thierry reboud

                merci à rue89 d’avoir censuré ma réponse qui purtant respectait la charte.

        4 autres commentaires
  • Anonyme

    Une fois c’est « Al-Badaoui », une autre « Al-Badawi », en mot clé c’est Al-Abdaoui »... Vous avez dû ramener un gros stock de khat de ce reportage !
    C’est le président Harry Truman qui disait « peu importe ce qu’on écrit sur vous dans les journaux, du moment qu’on épelle votre nom correctement ! ».
    Le pauvre Al-Badawi va finir par croire que cet article relève lui aussi de l’acharnement américain à son égard !

    • Anonyme

      Voyons, puisque Monsieur Reboud nous affirme que ce n’est pas confus...
      il n’a pas lu (ou pas su lire)

    • thierry reboud
      • Posté à 14h37 le 18/11/2007
      • Internaute 20923

      Cette remarque, pour juste qu’elle soit, tient plus à un problème d’édition ou de relecture que de rédaction.
      « Badawi » est la transcription anglophone de l’arabe, « Badaoui » la transcription francophone. Puisque l’auteur de l’article se nomme Ian Hamel, peut-être tient-on là l’explication.

    • Yann Guégan
      Yann Guégan
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 18h25 le 18/11/2007
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      C’est uniformisé. Merci pour votre vigilance.

      • Anonyme répond à Yann Guégan

        « Al-Abdaoui » figure toujours en mot clé. C’est fâcheux pour les chercheurs de demain (ou dans deux siècles) !

  • Anonyme

    C’est effectivement une erreur de ma part de ne pas m’être tenu à une seule orthographe. Les connaisseurs du monde arabe savent que les transcriptions varient. Les anglophones écrivent Al-Badawi (c’est la langue que je pratiquai au Yémen), les francophones Al-Badaoui (c’est la langue utilisée pour cet article).
    Avec mes excuses.
    Ian Hamel

  • Anonyme

    Ah bah si après avoir tué quelques américains il s’est repenti et a dit qu’il arrêtait, tout va bien, pas besoin de l’envoyer en prison.
    Et si en plus les tribus se portent garantes, tout va bien.

    (ce sont les mêmes tribus qui prennent des touristes en otages, ou d’autres ?)

  • Buzhidao
    Buzhidao
    Carte de presse n°343-F (oui, (...)
    • Posté à 18h21 le 18/11/2007
    • Internaute 8529
      Carte de presse n°343-F (oui, (...)

    il faudrait corriger :
    « Parti en Arabie Saoudite dans les années 30 en Arabie Saoudite »
    « Quant une tribu »
    et « C’est un secret pour personne » qui meriterait deuxb lettres et une apostrophe de plus.

  • François-Xavier Trégan
    • Posté à 07h07 le 19/11/2007
    • Journaliste 12453
      Journaliste

    Quelques précisions avec votre permission...

    Le Yemen Observer est un bi-heddomadaire, et non un quotidien, proche du gouvernement ; son responsable est également conseiller presse du Président.

    Badawi s’était déjà évadé une première fois en 2003.

    Faire de l’Islah un soutien du gouvernement me paraît un peu court ; la situation est plus nuancée et complexe que cela, notamment dans le cadre de la coalition des partis d’opposition au Yémen, formule originale qui concentre ses attaques sur le parti au pouvoir, le Congrés Général du Peuple.

    Les Etats-Unis craignent en effet, surtout, que Badawi ne retrouve la liberté après sa reddition ; de fait, plusieurs agences de presse avaient relayé que des témoins l’avaient vu à Aden, en liberté, quelques jours après s’être rendu. Est en jeu bien sûr le rôle des tribus, en charge depuis de longs mois d’une médiation avec le gouvernement concernant ces fugitifs qui, pour beaucoup, ont trouvé refuge dans le nord du pays. La stabilité du pouvoir doit beaucoup à ce jeu d’équilibre entre pouvoir central et pouvoirs régionaux ; le droit de l’Etat passe en second...Un accord conclu ne saurait être remis en question. D’ailleurs Sanaa a bien confirmé que Badawi ne serait pas extradé....Alors qu’au même moment est annoncé qu’un important groupe de prisonniers yéménites de Guantanamo pourrait regagner le Yémen d’ici la fin de l’année.

  • Anonyme

    Je suis Jordano-française et je peine à trouver des articles neutres en Français sur le monde arabo-musulman . Je remercie vivement mon amie qui m’a conseillée de vous lire, et vous remercie pour cette approche moins biasée de l’actualité ! Shokran !

  • Anonyme

    Attaquer un navire de guerre Américain, c’est du terrorisme.
    Envoyer un missile dans un mariage, c’est un dommage collatéral.

  • Anonyme

    Pendant une guerre, oui.
    Je n’ai pas souvenir que les USA bmbardait le Yemene et tuaient des enfants à l’époque de l’attentat.

  • Anonyme

    C’est vraiment plein de fautes d’orthographes, de mots collés, de mots à double...

    Ce serait pas mal de relire un peu plus sérieusement : S

  • Anonyme

    Suivre le chemin droit le chemin de l islam
    Mécréant et autre suivez le droit chemin de l islam

  • Anonyme

    Alors moi j’y étais au stade de france,j’ai travaillé là bas.. C’est le match le plus difficile que j’ai fais pour l’instant, avec de vrais moments effrayants..sans blaguer. Un public détestable. Peut etre que les gens ont un message à faire passer, mais c’était pas la peine de venir malmener la sécurité et surtout les femmes qui travaillaient là bas, les insulter, se frotter contre elles ou carrément les attraper, les embrouiller et même tenter de les frapper.. c’était extremement difficile, c’est la premiere fois que j’ai eu peur dans un stade.. Le sport était où ? ? sur les maillots marocains ? (et j’en ai vu des dizaines) inscrits de « Marocain jusqu’à la Mort » en français dans le dos et en marocain devant, avec de jolies lettres qui se finissaient en forme de sabres.. si c’est pas du tee-shirt à caractère violent.. les supporters venus à l’heure étaient assez positifs, mais les autres.. j’ai jamais vu des supporters aussi cons (et je dis pas ça parcequ’ils sont marocains.. hein) Mais c’était la honte ce match, et ça je vais en decevoir certains mais on ne pourra jamais stopper cette violence là dans les stades. Jamais. La connerie ça s’éradique pas. C’est footu !