Decryptage

Réforme de l'université : pourquoi ça bloque

A l'université de Nanterre, pendant une AG (Audrey Cerdan/Rue89).

La grogne s'étend dans les facs. 43 universités étaient perturbées sur 85 vendredi, contre 13 la semaine précédente, d'après le décompte de l'AFP. Et ce n'est pas la rencontre jeudi dernier entre la ministre de l'Enseignement supérieur et les syndicats étudiants qui va faire perdre en intensité au mouvement. Déçu par cette entrevue, Bruno Julliard, président de l'Unef, a appelé « à poursuivre et à amplifier la mobilisation en participant massivement aux assemblées générales et en votant la grève ».

Objet du conflit : la loi LRU (Libertés et responsabilités des universités) promulguée le 10 août. Un texte qui permet aux universités d'accéder à une autonomie de gestion d'ici cinq ans. Priorité du candidat Sarkozy, la réforme avait été menée au pas de charge au coeur de l'été. Au pas de charge, mais pas sans concertation. Des négociations tumultueuses durant lesquelles Valérie Pécresse avait souvent soufflé le chaud et le froid, obligeant le chef de l'Etat à intervenir pour donner des gages aux organisations étudiantes.

La plupart d'entre elles étaient alors apparues soulagées. Ni augmentation des frais d'inscription ni sélection à l'entrée de l'université n'étaient inscrites au menu de la reforme. Et Nicolas Sarkozy promettait bien un budget d'un milliard d'euros supplémentaire pour 2008 (une augmentation de 9% par rapport à 2007), en guise de début de réalisation de sa promesse de campagne : augmenter de 50% en cinq ans les crédits alloués à l'université. Pour autant, les inquiétudes d'autres syndicats étudiants n'étaient pas entièrement levées. Elles se sont réveillées un mois à peine après la rentrée universitaire.

300 millions d'euros, et non un milliard, de dépenses nouvelles

A la tête de la principale organisation étudiante, Bruno Julliard accuse : « Le gouvernement n'a pas tenu ses promesses, notamment d'un point de vue budgétaire. » Selon lui, du milliard d'euros promis et voté, seuls 300 millions correspondent réellement à des dépenses nouvelles, le reste ne servant qu'à « rattraper des crédits qui n'avaient pas été payés les années précédentes ». Le président de l'Unef s'en est expliqué vendredi au micro de France Inter :

Les points d'achoppement entre les étudiants contestataires et leur ministre ne manquent pas. Sur le texte lui-même, sur les conséquences qu'il engendrerait ou sur l'évolution présumée de la politique du gouvernement, les critiques sont multiples :

« Un désengagement de l'Etat au profit des entreprises. » La loi donne la possibilité aux universités de créer des fondations afin de recueillir plus facilement des fonds privés, sans prévoir cependant une baisse d'autant du financement de l'Etat.

« Une toute puissance des présidents d'université. » La loi, au nom de l'autonomie, renforce leurs pouvoirs (engagement des enseignements, modulation des rémunérations…), alors que la représentation étudiante est amoindrie dans les conseils d'administration.

« Une sélection à l'entrée de la fac. » La loi indique qu'un dossier de pré-inscription devra être obligatoirement déposé par les futurs bacheliers, mais ils recevront en retour uniquement un avis consultatif.

« Des universités à deux vitesses. » La loi ne prévoit la suppression d'aucune filière et encore moins d'université, mais des étudiants craignent que l'Etat ne compense pas pour les voies délaissées par les entreprises (philosophie, sociologie…).

« Rien sur le logement étudiant et la réussite en licence. » La ministre reconnaît que les « deux chantiers sont en cours ».

« Une hausse des frais d'inscription. » Là encore, la loi est muette sur le sujet, mais d'aucuns ont peur que des entreprises partenaires ne l'imposent.

« Faux ! “, martèle Valérie Rosso-Debord, députée UMP en charge du budget de la loi LRU. Comment peut-on parler de désengagement de l'Etat ? Je crois qu'il faut être sérieux”, s'exclame-t-elle. Avant de réfuter “point par point” toutes les attaques à l'encontre du texte et de stigmatiser un mouvement “artificiel” et “dénué de fondement” :

Fillon : “Ne pas céder aux approximations des slogans”

Même tonalité du côté de Valérie Pécresse qui “demande aux syndicats étudiants de dire non aux blocages”, de “se refuser à les cautionner”, dans une interview publiée vendredi dans Le Figaro. La veille déjà, le Premier ministre avait interpellé les étudiants “hostiles à cette réforme” sur son blog :

“Chacun est libre de penser ce qu'il veut mais nul n'a le droit de bloquer ceux qui pensent autrement. J'appelle tous les étudiants à la responsabilité et au respect mutuel. Je les invite à examiner sereinement les faits afin de ne pas céder aux approximations des slogans.”

Le gouvernement entend tenir bon. Hors de question de céder, alors que la situation s'aggrave : deux tiers des étudiants français vont à la fac, et aucune université française ne figure pourtant dans le top 50 mondial. Seule concession accordée par le gouvernement depuis le début des blocages : une rallonge budgétaire de 11 millions d'euros pour les logements universitaires.

Un geste loin d'être suffisant pour les organisations étudiantes qui veulent continuer le mouvement. Qu'elles exigent l'abrogation du texte ou son simple aménagement, qu'elles soutiennent les blocages ou les condamnent. La coordination étudiante, réunie pour la troisième fois ce week-end à Tours, a appelé les étudiants à manifester mardi avec les fonctionnaires, et les lycéens à les “rejoindre dans la lutte à travers des débrayages, des blocages, comme durant le CPE” pour une nouvelle journée de grève jeudi.

Lire aussi : La carte de France des facs en grève

Devant la fac de Nanterre le 3 novembre (Audrey Cerdan/Rue89).

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De Jess Feuillie

liberté et vérité | 22H05 | 19/11/2007 | Permalien

Tachons de répondre point par point. D'abord, vs essayer de mettre tout le monde de votre coté (Les trois quart tombent ds le panneau) en évoquant le « choc » avec les CRS. Omettre le contexte a bien entendu des visées idéologiques. Pourtant, les bloqueurs ne sont pas ds la légalité et n'ont aucune légitimité puisque l'élection présidentielle a rendu son verdict (le PS aurait fait l'autonomie aussi). Il ne suffit pas de réunir une bande de mécontents ds une AG, de voter, et de décréter la légalité. Ca, ca s'appelle une mascarade et, justement, c'est anti démocratique. La démocratie ne s'analyse par par des grandes idées (sauf si on est ds la tradition francaise a la Rousseau ou Sartre) mais par ses institutions (Aron, Tocqueville, Montesquieu). Le peule gouverne via les mandataires qu'il désigne pour le faire. Ce que vs faites est tres dangereux, c'est la tyrannie de l'opinion : sous couvert de l'intérét général, vs tentez de modeler les actions gouvernementales selon votre intérét. Ca s'appelle du populisme. Vs n'avez dc pas a vs réclamer d'une quelconque légitimité démocratique. Ensuite, vs assimilez autonomie, financement privé, rentabilité et entreprise. Facile de démontrer qu'un tout autre point de vue peut etre défendu. L'autonomie ne signifie pas le désengagement de l'Etat. Les lycées ont connu un mouvement similaire d'autonomisation sans que des hordes de lycéens s'yopposent. Les filieres se sont elles transformées en usines a cadres Coca cola ? Les USA ou la Chine, et meme la plupart des pays ont ce rapprochement de la fac et de l'entreprise ; institution fondamentale de notre société. La sociologie a t-elle disparu des USA ? Et ou êtes vous quand Bill Gates donne des millions pour des causes humanitaires. Peut-être a t-il coller un autollant Microsoft sur les seringues pour vaccins ? Votre propos me parait carricatural. Le probleme est de répondre au manque d'efficaciité de l'université francaise : de l'argent est investi mais le tx d'échec en 1ere année est monstrueux et l'écart entre les formations et les besoins du marché du travail trop grand. « TRrop grand » ne veut pas dire que la fac va devenir un super marché bon sang ! ! ! Ce n'est pas l'argent qui résoudra seul les soucis de la fac, et particulierement le tx d'échec. Voila un parfait exemple de ce que Tocqueville nommait la tyrannie égalitaire. Et attention, car si vs n'avez pas plu Tocqueville, je sens que vs pourriez me décrétez dictateur afin de vs débarasser de ma subjective argumentation. Votre chaine causale entre autonomie/fric privé/rentabilité est hors sujet. L'Etat, qui est un investisseur, n'a pas intérêt à ce gaspillage financier de la premiere année. Pourquoi, par exemple n'évoquez vous pas cette question ds votre raisonnement. Et ou cette population qui se casse les dents en premiere année ds votre raisonnement. Il me semble que vs n'utilisez que les éléments qui vs intéresse, soi en d'autre terme qu'a des fins politiques, vs placez vos conclusions en début de démonstration. Enfin, chez nos chers amis américains les conditions pour étudier sont bien meilleures. Certes, les frais d'inscription sont exorbitant. Mais la encore, a des fins politiques, vs omettez de dire que le systeme des bourse est bien plus large et plus important que chez nous. Il me parait plus sain d'avoir un systeme a frais plus élevé et aux bourses plus généreuses. Les locaux, les rapports avec les professeurs seront bien meilleurs. Et les étuiants en seront bénéficiaires. L'école pour pauvre existe déja mon cher, c'est l'Université, et particulierment les SHS. L'homogamie sociale s'est renforcée depuis ces 30 eres années, en raison du maintien du statut quo. Les plus riches (culturellement et pas only économiquement) ne vont meme plus a la fac en 1er cycle. Il ya donc un souci a ce niveau non ? Pouruqoi omettre cette dimension s votre argumentaire (pardon, point de vue politique). Pourquoi ne pas souligner que la fac que vs défendez est tres mal en point ? Ds ces conditions, l'autonomisation fera souffler un vent nouveau sur l'Université : elles cesseront, comme en Russie, d'être Université d'Etat. Elles ne seront plus que des lieux de formation plus a l'image de la réalité sociale. Il y aura de la conccurence pour le recrutement des profs (avant c'était du piston), pour le recrutement des élèves (mais a la fac, cela surtout symbolique), entre les établissements. Je vous rappelle que chaque jour nous sommes plongés ds un marché de la ccrce bien avantageux pour le consommateur. Et attention, cela ne signifie pas que la socio disparaitra, idem pour la philo…Les formations seront professionnelles, et aussi théoriques. Il y aura plus de passerelles entre les disciplines des SHS et l'entreprise, ds notre intérét ! L'école primaire est finie depuis longtemps, cher ami, il serait tant de grandir un peu !

Portrait de Courageux anonyme

De

23H04 | 18/11/2007 | Permalien

Les étudiants ont raison d'avoir peur, l'avenir est incertain, mais ils ont tort de toujours tout bloquer : toute réforme qui leur est proposée est violemment rejetée, ils se comportent en conservateurs d'un système obsolète. Exemple, la sélection. Actuellement, elle se fait par l'échec : de 50 à 75% des étudiants quittent la Fac après une année de L1, immense gâchis, temps et argent perdus pour tout le monde, et surtout, des dizaines de milliers de jeunes adultes écoeurés, découragés, qui doivent se reconstruire chaque année. Dans TOUS les pays du monde, la sélection existe ; quand on dit à l'étranger qu'il n'y en a pas en France, on ouvre des yeux ronds : « comment faites-vous ? ». Notre système de sélection par l'échec est difficile à expliquer et à défendre. La sélection existe en médecine depuis très longtemps, personne ne veut revenir en arrière, surtout pas les étudiants en médecine.

Portrait de Brownie

De Brownie

23H56 | 19/11/2007 | Permalien

Mais c'est scandaleux la sélection par l'échec ! Qu'attends le gouvernement pour procéder à une modification de la constitution pour rendre l'échec anticonstitutionnel ! D'ailleurs on l'a pratiquement déjà fait dans la réalité pour le bac … pourquoi pas pour les diplomes universitares ? C'est une discrimination scandaleuse … Allez on bloque les facs tant que les diplômes ne seront pas donnés. Au fait, si on les donne, pourquoi on se ferait chier à étudier. Allez, il faut supprimer les universités. Vous imaginez le coup de génie … on résout en même temps le problème du déficit budgétaire et de l'endettement ! !
Mais on va tous devenir des chomeurs ! Et alors, comme cela on sera tous égaux et l'essentiel n'est il pas de supprimer les inégalités. On est géniaux ! ! ! ! Quel gloire, la France fait à nouveau don d'un modèle social à la planète
On vous l'avait bien dit qu'on était les plus intelligents et qu'il n'était pas besoin d'aller voir ailleurs s'il y avait de bonnes idées à prendre. (qui a parlé de benchmark dans un post, ce mot obscène car inventé par les américains, honte à lui ! )

Portrait de Jess Feuillie

De Jess Feuillie

liberté et vérité | 12H52 | 20/11/2007 | Permalien

Bien joué mon bon ami, l'exemple de médecine suffit a casser en mille morceaux l'argument de la monstruosité morale de la sélection. C'est comme ds les AG, pour se défendre ils disent qu'il y a des débats. Mais parler 2 minutes, c'est juste le temps de donner son point de vue sans argumentaire sérieux, c'est juste donner a voir une sorte de vitrine idéologique. On ne refait pas le monde comme ca, ou alors tres mal, comme c'est le cas, avec populisme et démagogie. Parlons débat : messieurs les bloqueurs, que pensez vous e l'exemple de médecine ? ? ? J'attends évidemment une réponsé précise ? Pourquoi ne vs offusquez vs pas de cette situation, faudrait savoir a la fin ! !

Portrait de poincarré

De poincarré

23H05 | 18/11/2007 | Permalien

personnellement, je ne peut qu'envier le mouvement des etudiants , je suis etudiante en algerie , dans une univérsité technique en, ou les étudiants ne croient plus aux etudes et en rien d'ailleurs, et c'est pas la joie avec des cons comme doyens et directeurs ,(nous on a même pas de biblio digne de ce nom a l'université on a un souk,et c sensé être une grande université , la plus grande d'Afrique) , j'envie alors ce que offre la france a ses universités ,biblio respectable,wifi partout, conditions plus que acceptable,eseignement de pointe ,je pense que ces gens qui font gréve n'ont aucune idée de ce que d'autres étudiants avec leurs méme programme endure,
personnellement je me serai assise a une table et discuter avec le gouv , ça serai un juste retour des choses.

Portrait de Courageux anonyme

De

23H14 | 18/11/2007 | Permalien

Les bloqueurs ne sont que des nazis, usant de l'intimidation pour imposer leurs idées aux autres, comme les SA en leur temps. En se faisant passer ensuite pour des victimes, comme Hitler en son temps. Annulant des votes démocratiques ensuite, comme le reischtag avait été incendié en son temps. Il est important que les pouvoir public protègent nos libertés et notre démocratie, non seulement en évacuant les facs bloquées, masi aussi en poursuivant ces fachos des temps modernes. Il fauit dire la vérité sur ces sinistres personnages avant qu'ils ne gangrennent la société et qu'ils fassent s'effondrer ce que l'on a mis deux siècles à construire, avec des gens qui sont morts pour que nous puissions avoir nos libertés.

Laurent, pas du tout en phase avec la politique de Sarko mais attaché à la liberté avant tout.

Portrait de Courageux anonyme

De

00H04 | 19/11/2007 | Permalien

Autant je suis du côté de ceux qui encouragent les crs à charger contres les branleurs qui bloquent (voire de charger également), autant sortir ce genre comparaison foireuses avec les nazis j'ai un peu de mal. Franchement si tu veux aider à faire comprendre que ceux qui bloquent sont demeurés, abstiens toi poster des trucs débiles qui décrédibilisent tout. Merci

Portrait de Courageux anonyme

De

17H05 | 19/11/2007 | Permalien

C'est vrai, j'ai un peu trop tendance à considérer ces gens là comme de grandes personnes. Je ne les qualifierai donc pas de nazis mais plutôt de nazillons.

Portrait de Courageux anonyme

De

17H14 | 19/11/2007 | Permalien

Au moins là c'est plus crédible.

Portrait de ART MONIKA

De ART MONIKA

23H36 | 18/11/2007 | Permalien

Le problème est que tout le monde entend bien changer l'Université, mais avec des objectifs et des méthodes très différents. D'où l'impression de grande confusion que l'on a aujourd'hui.
Le Gouvernement aurait dû réunir les différents protagonistes, au lieu de lancer une Loi en plein été. Une Loi que la plupart des présidents d'Université soutiennent - elle renforce leur pouvoir - mais qui inquiète certains étudiants, enseignants et chercheurs.
Il y a plusieurs volets dans cette inquiétude, et on ne peut tous les aborder d'un coup. Un « Grenelle de l'Université et de la Recherche » aurait été utile, mais évidemment on n'aurait pas vu Al Gore et Nicolas Hulot y chanter les louanges de notre Immense Président.
Les étudiants se posent la question de la qualité de leur formation, de leurs conditions de vie, et surtout de leur avenir. Certains ici sans doute s'exprimeront sur ce sujet mieux que moi.
Une autre inquiétude vient de ce que la Loi Pécresse ne concerne pas que l'Université, mais également la Recherche.
Le Gouvernement a comme objectif de supprimer le CNRS (un vieux projet dont on entend parler depuis des lustres) et de laisser à l'Université le soin d'organiser la Recherche. Pour cela, on a déjà créé une ANR (Agence Nationale de la recherche) et une AERES (Agence d'évaluation de la recherche) dont les membres sont NOMMES et non ELUS. Cela peut nous inquiéter à juste titre, puisque les influences, copinages… pourront s'exercer avec encore plus d'arbitraire qu'aujourd'hui (le système est déjà fort bancale).Certains projets ou chercheurs « à la mode » sont privilégiés au détriment d'autres.On peut donc craindre beaucoup pour les disciplines les moins « rentables » comme les sciences humaines, ou certaines recherches qui contrarient des lobbys puissants (par exemple les recherches sur les OGM).
Donner à l'Université la double mission d'Enseignement et de Recherche ne serait pas inquiétant, si elle était FORTE, réellement autonome (c'est-à-dire non assujettie à certains pouvoirs économiques et politiques) et si on y injectait des MOYENS TRES IMPORTANTS. Mais, à l'heure actuelle, l'Université française se porte mal et le Gouvernement lui donne des moyens dérisoires. La dotation pour le logement étudiant donnée par Pécresse a été, semble-t-il, prélevée sur le budget prévu pour le désamientage de Jussieu.
Sarkozy, contrairement à Royal, n'a pas vraiment privilégié durant sa campagne ce dossier.Et, avec son idéologie, il est certain que ce « repaire de gauchistes » que sont les Facs n'est pas sa priorité. On peut donc s'attendre à une casse encore plus grande d'un système déjà mis à mal, aussi bien par la Gauche - merci Jospin qui a augmenté les heures d'enseignement des profs d'université - que par la Droite.
Donc, pour l'heure, une chose s'impose : des grands Etats généraux de l'Université et de la Recherche, avec une concertation REELLE entre toutes les personnes qui, y travaillant, ont beaucoup d'idées sur la façon de réformer le système.

Portrait de Courageux anonyme

à ART MONIKA Portrait de ART MONIKA De

08H00 | 19/11/2007 | Permalien

Je suis d'accord !
Mais il faut surtout diminuer la bureaucratie et augmenter la réactivité dans les universités, sur les aspects marchés publics, sur l'embauche de personnel.

Le gouvernement qui favorise les très riches, les héritiers et les rentiers à longueur de journée, est discrédité pour parler d'équité. Le RPR puis l'UMP nous ont fondé, depuis 25 ans, a faire des « procès d'intention » sur les vraies raisons des réformes et à tenter de deviner les coups d'après et agir plutôt que réagir.

Marc
Enseignant-chercheur
A fond dans les ANR etc…

Portrait de Jess Feuillie

à ART MONIKA Portrait de ART MONIKA De Jess Feuillie

liberté et vérité | 22H21 | 19/11/2007 | Permalien

Bonjour,
permettez moi d'exposer un autre point de vue. Vs parlez de l'idéologie de Sarko, mais développez également un propos idéologique et vs ancrez ds une tradition de pensée le politique tres francaise, par le haut, avec des grands principes. Beaucoup d'Etat généraux, de parlottes mais peu d'action. Des parlottes de ce genre on en fait depuis des lustres. Les rapports trs bons pleuvent. Suffisent-ils ? Appliquer est tjrs plus difficile que dire (Weber, le savant et le politique, les étiques de responsabilité et de conviction, Aron, Tocqueville, Machiavel, Montesqieu). Ensuite, en l'Etat actuel, l'Etat a t-il inétéret a investir ds lUniversité ? Le tx d'échec en 1ere année est monstrueux, un immense gachis humain et finanicer, le déclaage entre le diplome et les besoins du marché trop grand (il doit rétrécir, sans pour antant disparaitre, attention je n'ai pas dit autre chose). Aron écrivait qu'on ne peut pas à la fois refusr la sélection, la professionnalisation et a la fin, se plaindre du manque de débouchés. Il avait tout a fait raison. Il faisait ce constat ds les 60's, rendez vs compte de la longue date de ce dépérissmeent ! ! ! Je considere que cette réforme est un préalable a une réforme plus ambitieuse qui permettra de remttre els Universités francaises a niveau. Ds une perspective comparative, dailleurs, les autres pays, les autres investisseurs institutionnels sont plus généreux a cause de cette ancrage de la faculté ds le monde réel. Et attention, cela ne veut pas dire que la théorie va disparaitre, c'eest un raccourci. Personnelement, je fais le paris quapres cette réforme, a plus ou moins long terme, d'autres mesures pourront suivre, les investisseurs institutionnels et autres reviendront à la fac….

Portrait de Courageux anonyme

De

23H54 | 18/11/2007 | Permalien

Ce qui pose probleme dans cette loi, c'est qu'elle ait été votée au mois d'aout, en vitesse, et que l'on a guere eu le temps d'en evaluer les effets.
Mais nous assistons très certainement, avec l'entrée de fonds privés, à un classement des universités.
Une maitrise à Paris sera plus prisée qu'à Lyon, sur le marché du travail ?
Il est prevu qu'un certain nombre d'universités disparaissent, faute de moyens. D'autres situées dans des regions où le tissu economique est important, auront plus de moyens, seront donc plus recherchées, et seront bien obligées de faire une selection à l'entrée.
J'ai bien peur que cela n'aide en rien les etudiants.
On parle d'un taux d'echec important, certe, mais c'est la seule filiere sup qui ne fait pas de selection à l'entrée, et qui laissait une chance à ceux qui ont plus ou moins glandouiller, et ont eu leur bac de justesse.
Pour ma part, il aurait été plus urgent de renover les filieres professionnelles, les BEP et CAP, completement devalorisées.
Quant à l'université, je pense qu'il faut malgre tout une réforme.Inutile de former des bataillons d'historiens, de sociologues,ethnologues etc… dont un tout petit nombre seulement trouvera une ouverture professionnelle.
Idem sur le fait que 50% seulement sortent avec un diplome.
Par contre, plus de reactivité sur les contenus des programmes pour mieux coller au monde du travail,creation de passerelles…
Moins de lourdeur administrative, et evidement, encore et toujours plus de moyens.
Et arretons de comparer avec les autres pays.
Nous n'avons pas la meme culture. Aux US, les universités comptent deux fois plus de personnel qu'en France.
Pour info, les droits universitaires ont augmenté de plus de 5% cette année aux US. Un quart des etudiants sont endettés pour financer leurs etudes.
On s'en fout du classement de Shangai, la plupart des français resterons en France.
Faut-il encore choisir comme modele la competition,
alors que la France avait choisi les memes chances pour tous. Je trouve dommage que l'on perde peu à peu, toutes les valeurs pour lesquelles ce peuple s'est battu.

Portrait de Jess Feuillie

De Jess Feuillie

liberté et vérité | 22H27 | 19/11/2007 | Permalien

Le peuple s'est battu pour ce tx d'échec en 1ere année ? Le problème, avec les belles idées, c'est qu'elles cachent souvent autre chose….La sélection ne dit pas son nom en France, elle se fait par l'échec. Les perdants de cette compétition se sentent dévalorisés et sortent apres deux ou trois ans d'échec pour trouver a s'embaucher ss diplome alors que bien souvent, avec une autre filier, leur chance d'ascension sociale aurait été plus importantes. Je considere, comme Aron que la démocratie ne s'analyse pas avec les principes mais avec ses institutions. La réalité est toujours plus difficile a avaler non,surtout pour le francais universaliste.

Portrait de Courageux anonyme

De

01H29 | 20/11/2007 | Permalien

« Mais nous assistons très certainement, avec l'entrée de fonds privés, à un classement des universités.
Une maitrise à Paris sera plus prisée qu'à Lyon, sur le marché du travail ? »

On croit rever…Bien sûr qu'il y a une cote des diplomes. Dans n'importe quelle boite du tertiaire s'appuyant sur la matière grise de ses salariés il est fréquent de trouver une grille par école (les facs ont disparues de ces grilles… je n'ai jamais bossé avec un universitaire dans les boites ou je suis passé). On pourrait discuter le caractère injuste des progressions salariales (c'est souvent le cas) mais là n'est pas mon sujet.
Ce genre de boites représente l'avantage comparatif d'un pays développé (économiquement j'entends)du fait de la qualité intellectuelle de sa « main d'oeuvre ». Suis maintenant en Asie et je constate qu'effectivement nous avons une bonne longueur d'avance en terme d'ouverture d'esprit, d'autonomie et de capacité à l'innovation (« thinking out the box » comme disent ces méchants « anglo-saxons », bouh ! ). Pour autant les asiatiques ont bien compris ou cela allait se jouer, les familles à peine parvenues au statut de classe moyenne font des sacrifices énormes pour envoyer leurs enfants étudier à l'étranger.le capitalisme, ca leur va, a eux.
Donc, ces classements vont continuer, que les 60 millions de Francais le veuillent ou non. Le monde s'en fout, ils représentent moins de 1% de la population mondiale. Plus vite les francais cesseront de penser en colons ethnocentristes, surs de leur supériorité intellectuelle, mieux ils pourront réaliser que leurs avantages (qualité des infrastructures, services publics, exigence à tous les niveaux) devraient leur permettre de faire bcp mieux dans la mondialisation en cours, et qu'ils n'ont franchement rien à y perdre s'ils cessent de se comporter en gaulois braillards, au contraire.

Portrait de Jess Feuillie

De Jess Feuillie

liberté et vérité | 12H48 | 20/11/2007 | Permalien

Cela est bien la mentalité francaise, ignorer la réalité, y piocher que ce qui permet de se légitimer. Bien sur que les classements existent déja pardi, les universités ne se valent pas, la diférence, comme pour le tx d'échec enn 1ere année (sélection par l'échec mais bien SÉLECTION), c'est que chut, chut, faut pas le dire. Arretez la naiveté mon Dieu, messieurs les beaux parleurs.

Portrait de Manu86

De Manu86

Etudiant en Droit Public des Affair... | 23H55 | 18/11/2007 | Permalien

Perso,

Les Crs c'est un moindre mal… Comment aurait-on fait pour les virer sinon ? En leur achetant des fleurs et en parlant poliment ?
La Veille a Nanterre plusiseurs gendarmes mobiles furent bléssés par des bloqueurs a coups de barre de fer ! !
A Rennes ils ont menacé avec bate et tout l'attirail le president de la fac alors qu'il avait derriere lui un vote a bulletin secret contre le blocage !

Apres ca il faut savoir ce qu'on veut ? Si on veut etudier, malheureusement le seul moyen pour degager les bloqueurs c'est les CRS, si quelqu'un connait un autre moyen allons y ! !
Si on veut en rester aux belles paroles et qu'on prefere donner raison a 150 personnes qui bloquent un batiment sur une dizaine et pas a la majorité des etudiants qui souhaitent etudier en paix !

En plus pour le coup Pecresse a negocier, la loi a été voté depuis 3 mois… C'est ridicule ! On se ridiculise

Portrait de Courageux anonyme

à Manu86 Portrait de Manu86 De

01H43 | 19/11/2007 | Permalien

toi surtout.

Portrait de Courageux anonyme

De

14H02 | 19/11/2007 | Permalien

ouaw….

Portrait de Courageux anonyme

De

23H58 | 18/11/2007 | Permalien

vous êtes bien fatiguants tous autant que vous êtes… les étudiants bloqueurs sont des fachos, des nazis, des chieurs ambulants qui ne pensent qu'à contester toutes les belles avancées démocratiques que leur propose un gentil gouvernement démocratiquement (lui) élu, bêtes sauvages qu'ils sont enfermés dans un conservatisme contestataire ? vraiment c'est bien là ce que les Français pensent ? Mais où est la liberté d'expression alors si ce n'est sans la liebeté de contestation ? mieux vaut se taire ? croyez vous que ça fasse plaisir aux étudiants de bloquer, de rater leurs cours, de gueuler sans arrêt ? Ne croyez-vous pas qu'eux aussi ils voudraent étudier tranquilles sans qu'on vienne toujours les attaqués ? Pensez-vous réellemnt qu'une manifestation un dimanche matin ou pendant les vacances aurait fait sortir Mme Pécresse de son mutisme intransigeant ? Les gens se sont toujours battus pour leurs droits, personne ne leur a donné de bon coeur et il faut tjrs se méfier de qui veut les restreindre. 1789 ce n'était pas la majorité loin de là, et pourtant c'était nécessaire, de Gaulle il était tt seul en Angleterre et pourtant c'est la fierté de la France, les résistants, ils ont fait peur à tt le monde, et peu ont eu le courage des les suivre de se décider à leur donner du crédit et pourtant, grâce à eux la France peut se regarder en face… Je ne dis pas que les minorités « éclairées » ont tjrs raison, ms de quel droit ne les écouterait-on pas ? De quel droit les traite-t-on d'illégitimes ces gens qui se battent, pourquoi faut-il tjrs se taire, en quoi le fait d'être élu est-il un passe-droit, pourquoi la contestation est-elle tjrs un vice ?

Portrait de Manu86

De Manu86

Etudiant en Droit Public des Affair... | 00H59 | 19/11/2007 | Permalien

Mais de quel dorit empecher vous les autres etudiants de travailler au nom de quoi ? de quel prinicpe ? Au nom de quoi pour vous faire entendre il faut que vous insultiez les autre etudiants ? Faire des AG en empechant les etudiants de rentrer ? Au nom de quoi vous vous traitez de Petainiste ce qui souhaite etudier ?
Vous parlez de liberté d'expression mais quelle liberté ? Celle qui vous permet de faire des AG a 1000 etudiants alors que la fac a 30000 étudiants ? Ou celle qui vous autorise a utiliser la menace physique pour empecher les etudiants d'acceder a leurs enceintes ?
Dites moi sérieusement ce qu'il y a dans la loi Pecresse qui peut vous permettre de vous comparez un tant soit peu avec les mouvements que vous citez ? La loi Pecresse a été négocié par vos leaders cet été : Pas de Selection en M1, Meme droit d'inscription, meme financement de l'etat pour les universités ! Je croyais que vous aviez eu gain de cause ? ? ? ? N'est pas ce que chantiez en Juin ? Il faut arreter les cours de facs ont commencé début Octobre et vous vous reveillez debut novembre ? (je parle pas des blocages)
Il est marrant de voir comment vous invoquez la liberté d'expression, l'heritage des grandes revoltes mais comment vous etes incapable d'entendre de simples etudiants qui aimeraient juste pouvoir travailler, comment tout de suit vous nous assimilez a ceux qui etaient contre la resistance !

Le jour ou une vraie reforme va intervenir, avec une vraie mise en danger du systeme universitaire, quel gouvernement va vouloir negocier avec nous ? Si meme quand on negocie et qu'on signe un texte on bloque les facs derriere ? Ca rime a quoi ? A force de bloquer vous faites de ce moyen exceptionel quelque chose de banal de regulier qui n'a plus le sens qu'il avait meme pendant le CPE ! Voila aujourd'hui l'UNI parade, et le reste des etudiants passent pour des conservateurs incapable d'accepter la moindre reforme !

Il y a quand meme plein de chose pour lesquels se battrent, laisser tranquille la loi pecresse et servez vous de votre force de frappe pour denoncer l absence de logements etudiants, le manque d'orientation ! ! La loi pecresse n'est qu'un leurre, un leurre qui decridibilise tout le monde, et quand on aura bien fini de passer pour des gens anti democratique, ils vont arriver avec une loi bien liberale sans negocier puisque nous montrons en ce moment qu'on ne peut pas negocier !

Portrait de Courageux anonyme

à Manu86 Portrait de Manu86 De

06H16 | 19/11/2007 | Permalien

je ne suis plus étudiant depuis quelques temps, mais je me pose une question : si l'état ne change pas ses financements et que des entreprises financent certaines universités, il y aura forcément un décalage entre le financement des université, non ?

que les entreprises puissent financer les université ne me pose aucun problème si les montants sont redistribués de manière équitable entre les universités, or cela n'est pas le cas

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De

06H31 | 19/11/2007 | Permalien

Oui et c'est tout le problème…il faut savoir si l'Université veut continuer à former des psychologues, des sociologues etc… dont le seul débouché est le chomage…
Après tout pourquoi pas mais dans ce cas on assume…
L'arbitrage du privé me parait une très bonne chose, il faudra se fatiguer un peu pour avoir des fonds mais qu'est-ce qu'il se passe pour chaque salarié ?

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De

10H33 | 19/11/2007 | Permalien

Les études de sociologies et/ou de psycho servent notamment à passer des concoure : infirmières, assistantes sociales, éducateurs (spé, ou non), professeurs des écoles… Elles offrent par ailleurs des filières professionnalisantes (licences pro), des master 2 professionnels.
Par ailleurs, la meilleure façon de limiter les inscriptions en fac (notamment dans les filières de sciences sociales, ce sont celles que je connais), c'est de créer de l'emploi. Dans les années de redressement économique, le nombre d'étudiants de ces filières chute tout de suite.
Si une sélection se met en place, que faire des recalés ?

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16H56 | 19/11/2007 | Permalien

Sciences humaines voie de garage ? Pourtant avez-vous vu la pub sur la depression ? Plus de 3 millions en sont atteint. Paradoxal non, quand on sait que la psychologie est une filiere bouchée. Se pose t-on les vrai question, veux-t-on vraiment inserer ces étudiants au détriment des profits de certains(ex : groupe pharmaceutique qui inonde le français de xannax)..A mediter

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De

10H07 | 19/11/2007 | Permalien

Un financement privé pourrait aider, comme dans beaucoup d'écoles d'ingénieurs à l'heure actuelle, à ouvrir une filière. En plus de celles proposés par contrat avec l'éducation nationale…

Si un industriel X des instituts de sondage veut ouvrir un Master de sociologie orientée analyses marketing, qu'il apporte les sous pour le faire tourner, c'est tout bénéfice pour les étudiants et l'université.

Mais ça ne peut se faire qu'en collaboration étroite avec une direction, une équipe pédagogique, il faut que le financier puisse avoir confiance… à la manière de la taxe d'apprentissage qu'une entreprise peut décider de verser à un établissement en particulier.

Et si une Université refuse cette aide, alors elle n'ouvrira pas de formations en plus, ne profitera pas de matériel en plus, mais elle pourra toujours accueillir les étudiants de la même manière.

Les universités volontaires et innovantes ne doivent pas être pénalisées parce que d'autres refuseront d'évoluer.

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11H46 | 19/11/2007 | Permalien

seulement vous avez oublié que la réforme ne doit pas se faire au profit des universités mais à celui des étudiants

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12H23 | 19/11/2007 | Permalien

En effet un tel master pourrait s'ouvrir, sur des critères financiers. Mais les sociologues préfèrent peut-être décrire le monde tel qu'il est que réfléchir à qui vendre une crème anti-ride ou l'impact de la dissimulation des graisses hydrogénées dans des listes d'ingrédients affichées de produits alimentaires. Il y a un, souvent, un fort conflit de valeurs entre les universitaires et une bonne partie du monde du business. En tant qu'universitaire des technologies de l'information, je suis sollicité dans des ANR pour faire de l'espionnage de vos conversations sur internet (sous couvert de sécurité anti-terroriste, vous l'aurez deviné), mettre TF1 sur votre mobile, automatiser le tri de CV et profilage psychologique informatisé des candidats et autres choses techniquement intéressantes mais plus au service de gros lobbys très écoutés à l'ANR, plutôt que du citoyen. Et si je refuse ce genre de projet, j'ai pas un rond pour mon équipe de recherche.
Certes je parle recherche et vous parlez enseignement, mais les situations sont analogues.
Si les entreprises ont la main sur les cursus, il nous sera interdit de médire (même de manière argumentée) de ceci ou cela. Apprendre aux étudiants à tromper des clients ou développer des services futiles (mais vendeurs) va à l'encontre des valeurs universitaires.

Accessoirement, les industriels ont souvent envie de faire faire leur sous-traitance R&D par les universités ; certes, ces dernières doivent avoir un impact économique, mais la cohérence de leur parcours scientifique leur interdit de faire cette sous-traitance. Il doit s'agir de partenariat équilibrés. Avec les PME, ça se passe souvent mieux parce qu'elles n'ont pas la grosse tête comme certaines multinationales.

Croyez bien que je ne suis pas borné, j'ai été industriel, j'ai travaillé dans les coopérations académiques-industrie des deux côtés, et je crois à leur grande importance.

Marc

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02H22 | 20/11/2007 | Permalien

Contribution intéressante… Marc, que pensez vous de l'affirmation suivante : plus d'autonomie (au sens de liberté contractuelle) ne vous permettrait pas de choisir vous meme, dans votre equipe, les PME avec lesquelles vous souhaitez bosser, une partie du cash recupéré allant à l'université dont vous dépendez, l'autre dans des participations ? De cette facon vous ne seriez pas (ou moins) contraint de choisir des projets allant à l'encontre de votre éthique, au contraire. Par ailleurs il est clair que les industriels devront apprendre à travailler avec les facs (ou les UR) et à ne pas se méprendre sur leur rôle. A mon avis la priorité est plutot les PME, qui ont besoin de votre savoir si elles veulent exporter (elles concentrent en général le travail sur le territoire national, l'impact en terme d'emploi serait plus important que pour une multinationale).
Une petite remarque de forme : les sociologues ne décrivent pas le monde « tel qu'il est » mais assument leur subjectivité tout en maintenant une approche empirique basée sur l'observation des faits, c'est cela qui fait la beauté des sciences « molles » : des divergences fécondes.

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De

02H04 | 20/11/2007 | Permalien

Vous avez tout compris : il y aura des décalages entre les universités. Mais y aura-t-il des décalages entre les filieres d'une meme université ? Cela reste à voir, mais c'est envisageable.
Mais j'ai envie de vous dire, de facon un peu provocante : Est-ce grave ? Si les formations universitaires ne correspondent pas suffisemment aux besoins des boites (il ne s'agit pas de faire des abrutis automatisés, ce n'est pas de ca dont les boites ont besoin dans cette économie ! ), les débouchés continueront d'être réduits, et les boites iront embaucher ailleurs. Que les universités incapables de se bouger pour trouver des moyens supplémentaires aient moins de fonds que les autres,c'est inégalitaire, mais c'est équitable. Si les facs dont les chercheurs ne publient pas disparaissent, ce n'est pas bien grave. Paris VI est un des leaders mondiaux dans les publications en math, je ne me fais pas de soucis pour eux. La fac de Pau n'a aucune valeur ajoutée en éco(à peu pres 0 publication par an, mais qu'est-ce qu'ils foutent ? ), il n'y aura donc plus d'éco à Pau, et je crois que ce ne sera mauvais pour personne. Quand des millions d'Asiatiques traversent le Pacifique pour aller étudier, je crois que les palois qui veulent faire de l'éco pourront bien faire 200 bornes pour aller à Toulouse…ils y gagneront car leur diplome sera de bien meilleure qualité (Toulouse dispose d'équipes tres réputées en Europe dans cette discipline)

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