Les réactions à la grève dans les transports continuent de tomber dans la boite mail de Rue89. Pour certains, la grève a des effets euphorisants, mais d'autres ont le moral en berne. La preuve avec deux témoignages.
AgateZeblues ne l'a pas, le blues :
« Ambiance du tonnerre à Paris, les jours de grève. Pour une fois qu'on se marre dans les transports en commun, je veux pas louper ça.“Jeudi soir, station Champs-Elysées, ligne 13. Le haut parleur répète en boucle que ‘le trafic est interrompu sur la ligne 13’. Pourtant des gens attendent sur le quai, des deux côtés. Je demande à des personnes qui sont là, pourquoi elles attendent puisqu'il n'y a pas de métro.
‘Elles m'expliquent, très zen, qu'il y a des métros, qu'il suffit d'attendre. Le haut parleur, c'est donc de l'intox, un truc pour décourager les voyageurs. Habituellement, la ligne 13 (en direction de Saint-Denis) est toujours bondée, alors en temps de grève… Cinq à dix minutes d'attente et effectivement la rame arrive, pas plus bondée que d'habitude.
Poussez, Madame, poussez, sinon vous allez pas y arriver’
Vendredi soir, ligne 2 (Barbès, Pigalle… les quartiers chauds comme j'aime). La rame arrive : il y a tellement de monde dans les voitures, que j'ai pas les mots pour dire à quel point les gens sont serrés les uns contre les autres. deux ou trois personnes descendent ; il y en a 30 qui veulent monter. Je me lance (la rame suivante est annoncée dans 30 minutes). Au moment de la sonnerie de fermeture des portes j'ai les trois quarts du corps à l'extérieur. Heureusement, des petits jeunes m'aident et m'encouragent : ‘Poussez Madame, sinon vous allez pas y arriver.’ Je suis dans une bonne rame : ‘La faute à Sarkozy ! , se marrent-ils. Tu m'étonnes ! A la station suivante, comme je suis près des portes, sur le passage de la sortie, ils me conseillent en rigolant : Descendez pas Madame, sinon vous allez pas pouvoir remonter.'
En prime, y a le contact body-to-body. C'est chaud, c'est chaud. Tu sais pas si ce que tu sens dans le bas de ton dos ou contre ta poitrine, c'est un sac à dos, une main, ou autre chose. Massage et chaleur garantis. Les haleines aussi tu les sens, mais y a pas de mal, c'est difficile de sentir la rose à 20 heures.
J'ai envie de faire du stop, mais on va plus vite à pied qu'en voiture’
‘En sortant du métro, j'ai bien envie de faire du stop. Mais faudrait vraiment que je veuille draguer, parce qu'à pied, on avance plus vite que les autos. Y a du monde sur les trottoirs.
Ça me rappelle le bon vieux temps, 1995 : une heure à une heure et demie de marche pour aller au taff. L'autostop, les femmes en tailleur avec des baskets. Et pour les feignants, les grèves, c'est aussi la bonne excuse pour pas aller bosser. C'est ce qu'a fait une copine. Et les employés du bureau de poste du quartier aussi. Ils ont collé un petit papier sur la porte : En raison des grèves de transport (patati, patata) le bureau ouvre à 9h30 et ferme à 17h.’ Tu m'étonnes, comme horaires, c'est plus cool que que 8h-19h.
Allez les gars, surtout ne lâchez rien ! ‘
En revanche, les mouvements sociaux dépriment Nutmeg :
Ce soir, sur le chemin du retour, j'ai eu un peu envie de pleurer… Ça doit être cette sensation tenace de vivre dans un pays de merde. Et l'envie de le quitter qui commence à poindre (bien sûr, je ne le peux pas dans l'immédiat, mais ça devient une option, si un jour une opportunité se profile).Peut-être qu'en fait, tout ce bazar pousse à l'égoïsme ? Quand ce n'est pas la politique de Sarkozy, c'est la stratégie jusqu'au-boutiste des syndicats. Je me sens aux antipodes des uns comme des autres. Faut-il vraiment choisir un camp ? N'existe-t-il plus que ces deux camps-là ? UMP ou LCR ? Morts aux privilégiés ? Lesquels ? Moi je n'ai pas de stock-options, je ne suis pas concerné par le bouclier fiscal, je cotiserai quarante-deux ans, et je suis emmerdé par la grève des cheminots.
Je n'ai voté ni pour Sarkozy, ni pour Besancenot’
‘Je ne regarde ni TF1, ni LCI (je regarde très peu la télé en fait), je n'ai pas voté pour Nicolas Sarkozy en mai (bon j'avoue, je n'ai pas voté Olivier Besancenot non plus). Je commence à me sentir étranger dans mon pays car je ne me reconnais pas, mais alors pas du tout, dans les seuls courants de pensée audibles dans le débat actuel, tous deux injustes et radicaux.
Bon allez, pour fêter ça, un petit apéro.
Voilà. N'envoyez pas le Samu, ça va me passer. C'est juste une réaction à chaud, après un long trajet à froid.’
La grève, faut-il en rire ou en pleurer ? A vous d'en débattre.





















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De
14H19 | 17/11/2007 |
En 1968, j'avais 11 ans, à cette époque de toute façon, ma mère m'aurait mis une mandale si j'avais osé lui réclamer des tickets de bus : « à pieds ma fille, j'ai connu la guerre moi, et les privations ! ». Bon bah à pieds alors, 45 mn, le froid c'est pas vraiment marrant mais ça endurcit.
Puis j'ai connu la grève de 1974, j'avais 17 ans, j'étais toujours à pieds, bien que j'aurais pu prendre le métro. Mais encore eut-il fallu que mes parents eussent pu me le payer chaque semaine. Si bien que je trottinais encore mes 50 mn aller+retour banlieue-Paris 4 fois par jour. Oui pas de sous non plus pour la cantoche, donc mieux valait faire misère à la maison sans que ça se voit.
En 1986, j'ai encore connu la grève en hiver. Ah quel pied, enfin les 2, dans la neige, des congères comme à la campagne. Quel bonheur ! 1 mois quand même. Allez banlieue à banlieue quand on connait le chemin, il ne fait pas moins froid, mais ça parait presque moins long en se fixant des repères, le pont, le lampadaire, l'abri-bus, la rue qui remonte, la placette etc.
En 1988, j'étais précaire. Banlieue-Paris. Etant payée à l'heure, je m'en fichais de la grève, j'avais prévu de ne pas aller travailler et j'ai prévenu mes collègues, « je viens si j'ai la force quitte à ce que ma mission s'arrête comme ça mais la grève c'est la grève ». Personne n'a mouffeté mais toutes m'ont fait signe « bravo » avec le pouce.
En 1995, j'ai connu la grève. 1 mois en hiver dans un froid à faire éclater les pierres, et la neige euh gaine. 1 heure et demi aller, 1 heure et demi retour, toujours à pieds. Ca remodèle les cuisses c'est inoui et ça t'affine les genoux, je te recommande en cas de régimes infructueux, une bonne grève dure.
Moi, les grèves, même pas mal. Mes parents m'ont élevée à la dure. Je suis du privé. Et même depuis 20 ans je suis payée à l'heure. Alors c'est dire à quel point les petits égoïsmes de bobos ventrus qui s'imaginent que tout ce dont ils bénéficiens a été gagné sans effort, je m'en fiche et je les méprise.
Je veux l'abrogation de la loi Fillon 2003, voyez à quel point « même pas mal ». Il parait que Sarko a des sondages confidentiels, il croit que les Français ne sont pas solidaires des grévistes. Il se le met profond, dans l'oeil bien sûr. Perso, j'adore marcher.
De
17H48 | 17/11/2007 |
Bravo !
http://rolwax.hautetfort.com/
De Ehim
ehim.over-blog.com | 08H28 | 19/11/2007 |
Après nous avoir matraqués avec les termes « otages » et « galère », les médias complaisants vis-à-vis du gouvernement utilisent maintenant un terme qui montre l'orientation que le pouvoir en place souhaite donner au conflit.
En effet, on entend maintenant qualifier la situation des usagers de « parcours du combattant ». Ce qui leur indique clairement la voie à suivre : « Ne vous laissez pas faire, battez-vous ! »
On leur conseille de ne pas subir la situation mais de s'engager contre les grévistes. La manifestation anti-grève qui a été organisée est là pour montrer qu'il s'agit bien d'une stratégie délibérée d'affrontement entre Français et particulièrement entre les diverses catégories de salariés.
Cela prouve bien, si c'était nécessaire, que pour mieux diviser ceux qui subissent sa politique inégalitaire et briser définitivement les derniers pôles de résistance, le pouvoir politico-économico-médiatique détenu par les plus favorisés de ce pays n'hésite pas, à pousser les citoyens des classes moyennes ou défavorisées à s'affronter entre eux.
C'est ça, une politique « de rupture ».
http://ehim.over-blog.com
à Ehim
De
05H35 | 20/11/2007 |
Pourriez vous nous épargner, l'étalage récurrent de votre cuistrerie ?
Merci d'avance
De FREDERIC 67
18H16 | 17/11/2007 |
merci vous m'avez fait du bien
vous avez et c'est extrêmemnt rare le ton juste
De valiha
18H42 | 17/11/2007 |
Quel plaisir de lire votre post ..
Génial votre récit…..
J'en ris encore et n'arrête pas d'y revenir entre des avis par trop grincheux ! ! !
Merci et bon dimanche au chaud
De Scott-Free
20H23 | 17/11/2007 |
Quel plaisir de vous lire ,ça remonte le moral de voir que la totalité de mes concitoyens ne sont pas encore lobotomisés par les médias .Je suis cheminot, conducteur et gréviste et comme la majorité de mes collègues , je le suis ( gréviste^^) tout simplement parce qu'on ne change pas les règles du jeu en cours de route , on a tous signé et la SNCF s'est engagée sur un départ à 50 ans ( aussi injuste que ce soit ) nos vies sont basées sur ce contrat ( baraque , enfants etc ) et il est révoltant de voir que dans ce pays certains sont capables de broyer des vies uniquement pour satisfaire des sondages . Bien à vous , Scott
à Scott-Free
De
06H30 | 18/11/2007 |
Mais c'est le lot commun de tous les Français.
Quand ça s'améliore personne ne s'en étonne ! ! !
La situation économique change et rien n'évoluerait ?
On vit de plus en plus vieux et vous et vous seuls continueriez à partir en retraite, comme avant, au frais des autres ?
Mais de quel droit ?
De Scott-Free
14H30 | 18/11/2007 |
Merci de m'avoir répondu
« C'est le lot de tous les français “, malheureusement ,dirais je .La situation économique change mais en mal et nos sommes les derniers ‘ ouvriers’ à pouvoir faire grève sans crainte grâce à la sécurité de nos emplois , ça aussi c'est injuste, mais je suis rentré dans cette boite aussi pour ça .Quant au financement c'est une histoire de balance qui se remettra à l'équilibre un jour , nous sommes en sous effectif partout , et les retraités de la SNCF meurent comme les autres . Nous sommes 165000 et payons les retraites de 400000(à vérifier) anciens de la boite .A force de faire des coupes sombres dans les effectifs ,ils ont péter un système qui pouvait rester autonome . Voilà . Bien à vous . Scott.
à Scott-Free
De fmr03
08H44 | 18/11/2007 |
difficile effectivement, M. Scott d'accepter la remise en cause d'un contrat en cours d'éxecution, je partage votre avis sur ce point.
D'autant plus que c'est contraire à toute idée de droit, pire, à quoi bon signer un accord si il peut être remis en cause par une seule des parties quand et comme elle le souhaite. Autant les supprimer totalement.
Pourtant quand on a modifié le contrat retraite de millions de travailleurs, je n'ai entendu personne ni vous ni nos chers syndicats pour s'élever contre cela.
Ils avaient aussi des vies, comme vous, avec maison et enfants.
De plus, dans les termes de votre contrat, Monsieur, certains ont été modifiés sans que cela ne vous émeuve, dès lors que ces modifications vous étaient favorables.
Votre régime spécial de retraite était une contre partie à des salaires beaucoup plus pas que dans le public, or cela fait longtemps que cela n'est plus le cas.
Vos salaires sont maintenant plus élevés que dans le privé (à l'exclusion des plus hauts dirigeants)……
Il eût été simple et logique d'accepter que les nouveaux entrants est un contrat différent ; mais votre corporation n'a pas voulu (et ne veut toujours pas d'ailleurs)
Cela s'est pourtant fait ainsi dans ma société sans que les syndicats -ils sont tous représentés- n'y aient trouvé quoique ce soit à redire.
Bonne journée.
à fmr03
De Scott-Free
14H56 | 18/11/2007 |
Merci de votre réponse
Vous touchez du doigt » LE « problème ! Je n'aime pas plus les syndicats que nos micros cadres liberaloplanqués . Je me souviens que les syndicats ont appeler à la grève lors de la loi Fillon sur les retraites , presque personne n'a suivi , c'est “la base” qui n'a pas voulu suivre et perdre de l'argent pour une majorité de gens qui nous crachent leur fiel à longueur de temps . Triste constat .Et je ne me souviens pas avoir une amélioration dans les clauses du contrat passé entre la SNCF et moi ( que du pire comme tout le monde ) mais ,on oublie parfois le mieux c'est humain . Quand au salaires ,difficile de juger , ce boulot est unique donc pas de comparaison possible ,pour ma part c'est 2300 € pour un mois plein avec les contraintes que tout le monde connait . Bien à vous . Scott .
De
00H21 | 18/11/2007 |
Je n'ai pas été élevée « à la dure », loin de là ! Mais on m'a appris qu'il fallait travailler pour gagner son pain, à moins d'être rentier.
1986, j'entre sur le marché du travail. 1er boulot, 1ère grève. Aucun arrangement possible avec mon employeur pour un aménagement provisoire d'horaires. Je mettais alors 3 h matin et autant le soir, en voiture, pour aller bosser. J'habitais, et j'habite toujours, à 45 km de Paris. Mon CDD qui devait se transformer en CDI ne l'a pas été. Dommage. Mais je soutiens les grévistes !
1995, 2ème grève. Mon employeur est plus conciliant. Aménagement horaire. Je vais travailler en voiture. 3 h par jour. Moitié moins. Je soutiens toujours les grévistes !
2007, 3ème grève. En CDD depuis quelques mois. Je fais du mieux pour respecter mes horaires de boulot. 3 à 4 h de voiture matin et autant le soir. Reste peu de temps pour dormir. Dommage, j'aime bien mon lit. Je soutiens encore les grévistes ! ! Continuez votre combat ! Ne laissez pas vos acquis disparaître ! Non, vous n'êtes pas des privilégiés !
Et j'ajouterai, comme vous madame : « les grèves, même pas mal ».
Je suis salariée du privé. Je ne boucle pas mes fins de mois, comme beaucoup malheureusement. Je partirai en retraite à 62 ans, ou plus tard, voire pas du tout. Je ne me plains pas, ne croyez pas ça. Je suis juste très très en colère contre notre gouvernement.
Je confirme : une grande majorité de personnes, du privé je précise, bien plus qu'on voudrait nous faire croire, soutient les grévistes !
De
06H32 | 18/11/2007 |
Allez donc demain matin vous promener sur un quai de métro, ça vous remettra les idées en place…
De thdu
14H05 | 18/11/2007 |
>>Aucun arrangement possible avec mon employeur pour un aménagement provisoire d'horaires… Mon CDD qui devait se transformer en CDI ne l'a pas été.
voilà un employeur comme on les aime , à moins que vous ne méritiez ni les arrangements ni le cdi …
@+
http://l.i.b.e.r.t.e.free.fr/
De Bebert Cassandre
11H00 | 18/11/2007 |
A Ouessant, s'il faut en croire les sondages, 63% des personnes interrogées désapprouveraient la grève à la RATP et à la SNCF. A Molène un peu moins. Comme quoi, d'une île à l'autre….
De
16H39 | 18/11/2007 |
Bravo ! mais en 68 il faisait même pas froid !
De
20H46 | 18/11/2007 |
Et je me le rappelle d'autant mieux qu'en mai il faisait même beau, mais les « débats » avaient commencé largement avant mai 1968.
De
22H45 | 19/11/2007 |
Bravo à nouveau, et même pas mal aussi ! !
De
22H54 | 19/11/2007 |
Sarko se tait et compte sur ses amis « 54% »,en les matraquants d'intox grace à ses potes qui tiennent les médias et ainsi leur donner une mauvaise opinion des grévistes…
Mais p'tit nain facho, on est tient le coup, on veut juste te voir baisser ton froc, comme la dernière fois avec les pêcheurs…Enculé ! Ouais t'as bien entendu, mais t'as bafouiller…
T'as pas su tenir ta femmme et tu veux tenir un pays ?
Sarkozy cocu !
le peuple aura ton cul !
Sarko facho…
( vous connaissez la suite…)
De syga
21H39 | 22/11/2007 |
Un témoignage comme le votre me donne à penser que la France n'est pas encore devenue « le SARKOLAND » comme nous montre TF1. Félicitations. c'est un leçon d'espoir pour notre futur.MERCI
De patou14
14H55 | 17/11/2007 |
Je viens de voir Mr Fillon prendre la parole, et nous dire, enfin….. dire aux cheminots en grêve de reprendre le travail , les réunions tri-partis négociées par mr Thibaut ne pourraient commencer qu'à cette condition : que le travail reprennent.
Mais bien sûr si Fillon le dit comment ne pas le croire ! ! !
Alors messieurs les cheminots ne jouaient plus avec les grands de ce monde ! On vous a dit de reprendre le travail ! ! Ce on n'est pas n'importe qui : c'est notre premier ministre ! ! Heu précision En france nous avons
un Président - le super président que tous les pays nous envient -
un premier ministre ( quand le notre président veut bien lui laisser la main )
et des ministres (eux aussi quand le président veut bien…..)
Alors qu'ils en profitent pour prendre la parole, et nous la donner leur belle parole ; notre président doit être sur un yacht en vacances de prolétaire …..
Sinon pourquoi ne le voit- on plus !
Hein pourquoi ? ? ? ? ? ? ?
Mais oui il a la bonté d'âme , que dis-je la grandeur de partager le pouvoir….
Alors messieurs les cheminots, reprennaient le travail c'est le remplacant temporaire de sarko qui l'a dit ….
Au fait c'est celui là même qui a dit quelques jours avant la hausse si respectable de salaire de notre président que la france etait en faillite ! ! ! !
Mais alors que dois- je en penser…
Les cheminots n'ont ils pas raison de continuer le mouvement tant que ces maudites réunions tri- partis
ne sont ni commencées et donc encore moins abouties
qu'en est il ressorti ? ?
Ne l'aurons l'ils pas profond si ils reprennent…..
Aidez moi je n'y comprend plus rien
De
15H14 | 17/11/2007 |
NS est en train..de pauffiner un gros plan de communication l ump est en ordre de marche ! rires et pleurs : NOTRE ZORRO s en tape.Il prepare SES vacances.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 17H44 | 17/11/2007 |
Y aussi les salariés privilégiés qu'on entend pas et qu » on ne voit jamais ni à la télé , ni dans des journaux .
Ceux qui habitent à coté de leur travail , bien sur , mais aussi tous ceux qui habitent et travaillent à Paris et se deplacent comme d » habitude en scooter ou en vélo .
Y a un peu plus de circulation, mais les agents ne verbalisent plus les motos dans les voies de bus et les vélos sur les trottoirs ou en sens interdit . C'est super !
Ce qu » il y a , c'est que dans les bureaux on ne la ramene pas ! On fait semblant d » ecouter avec empathie les aventures terrifiantes mais souvent extremement ennuyeuses des banlieusards..
Alors qu » on pense tres fort :
TENEZ BON, A LA SNCF ET LA RATP ! On est AVEC VOUS !
De
18H33 | 17/11/2007 |
Passé de la gauche prolétarienne à la vice-présidence du Medef , Denis Kessler, actuellement PDG du Groupe Scor, claironne sans rougir que le programme des réformes entamées par Nicolas Sarkozy visant à faire entrer la France dans la mondialisation se résume par la destruction méthodique du programme du CNR ! Dans un article de Challenges N°94 du 4 octobre 2007 « Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde ! », il écrit :
« Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d'importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de la retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme…
A de regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »
Ce programme écrit Kessler s'est « traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l'importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d'être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc. »
« Cette “architecture” singulière a tenu bien que mal pendant plus d'un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l'histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l'évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s'adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. »
De
18H36 | 17/11/2007 |
« Je ne regarde ni TF1, ni LCI (je regarde très peu la télé en fait), je n'ai pas voté pour Nicolas Sarkozy en mai (bon j'avoue, je n'ai pas voté Olivier Besancenot non plus). Je commence à me sentir étranger dans mon pays car je ne me reconnais pas, mais alors pas du tout, dans les seuls courants de pensée audibles dans le débat actuel, tous deux injustes et radicaux. »
Ben voilà, aujourd'hui j'ai regardé les offres d'emploi à l'étranger, je croyais être la seule à déprimer, à me sentir pas à ma place dans mon pays. Toujours trop favorisé pour les uns, méprisé par les autres parce que l'argent ne me parait pas être un but principal dans la vie (ni la retraite, je l'avoue, mais ça, ça fait partie du premier point), je ne vois plus très bien à quelle société les Français aspirent. La violence de ce qu'on entend ou lit m'inquiète beaucoup et je sens une fracture qui ne va pas se résorber très vite (ou jamais). Je pense que ce gouvernement désire cette fracture, ça lui parait un bon terreau pour faire ce qu'il veut et il va gagner. Alors c'est clair, je suis dans ceux qui dépriment. Fran
De deecurl
| 17H43 | 18/11/2007 |
moi aussi le deuxième extrait de blog m'a interpellée…moi qui n'était déjà pas fan de bosser en IDF je regarde pour ma part les offres en province : p mais c'est plus pour le rêve…(tout premier emploi commencé il y a deux mois)
en tout cas ravie de voir qu'on est plusieurs…j'ai pas été à cette manif anti grève de culs pincés, mais mon train pour mon petit Noël en famille je voudrais bien le prendre
oui c'est petit bras, petit bourgeois, pourtant toute cette semaine j'ai gardé le sourire dans les métros surbondés, je comprenais (un peu). nouvelle embauchée j'ai deux jours de vacances pour Noël, je reviens au boulot le 27 alors comprenez moi aussi (un peu ? ).
De
18H57 | 17/11/2007 |
Mouais, mais à la fin de quoi parle t'on ?
Il y a un tiers de grévistes à la SNCF et à la RATP, ce qui veut dire que les deux tiers des employés de ces deux entreprises travaillent…
Alors au nom de quoi, 100 000 personnes imposeraient-elles au reste de la population le droit de payer pour qu'ils puissent partir plus tôt qu'eux en retraite ?
Les gens parlent du programme du CNR pour justifier cet état de fait, mais les temps ont changés.
La pénibilité n'est plus la même à la SNCF.
La durée de vie s'est allongée.
Il est illusoire d'imaginer qu'on puisse avoir un régime de retaite avec un cotisant pour deux retraités et de vouloir qu'il se pérénnise…
Et il ne faut pas se faire d'illusion, la gauche aurait mené une même politique, la méthode aurait (peut être) été différente mais le résultat exactement le même.
Personne, aucun gouvernement n'a envie de se lancer dans des complications, quand il le fait c'est qu'il ne peut pas faire autrement.
Rappelez vous Rocard et sa phrase sur le fait que le problème des retraites à de quoi faire sauter trois gouvernements…Moyennant quoi il avait…ouvert des chantiers ! ! !
De
20H56 | 17/11/2007 |
« On nous empêche de travailler ! »
Non. Il n'y a pas de piquet de grève devant chaque entreprise. Personne n'est empêché de travailler. Simplement il faut nous démerder tous seuls pour nous déplacer, sans les cheminot-e-s et les traminot-e-s. Au passage, la situation illustre l'absurdité totale de l'aménagement du territoire qui consiste à loger les travailleurs et travailleuses à l'est de Paris et à placer leurs entreprises à l'ouest. Si habitation et travail étaient plus harmonieusement organisés, les transports ne poseraient pas tant de problème.
« Supprimer les régimes spéciaux, c'est une question d'équité »
Non. C'est une question de dumping social. L'équité, ce n'est pas aligner sur le pire régime, mais sur ce qu'on peut faire de meilleur pour le plus grand nombre. Et l'équité n'est pas non plus à géométrie variable. Si la préoccupation réelle du gouvernement Sarkozy était l'équité, il instaurerait un salaire unique. Puisque tou-te-s les travailleurs/euses sont sensés cotiser le même temps pour leur retraite, pourquoi donc ont-ils et elles des salaires différents ? ! Voilà pour le coup qui est bien inéquitable ! Allez, hop, tout le monde aligné sur le salaire moyen (1903 euros par mois en 2005), y compris le président de la République qui vient de se tripler son salaire pour gagner 10 fois ce salaire moyen !
« La mondialisation oblige à supprimer les régimes spéciaux »
Non. Ceux et celles qui pensent ça sont donc prêt-e-s immédiatement à toucher un salaire chinois ou indien, puisqu'« avec la mondialisation on n'a pas le choix » ? Bonne nouvelle pour leurs collègues qui vont pouvoir se partager la différence ! La mondialisation n'est qu'un prétexte pour cacher des choix purement idéologiques.
« Avec l'allongement de la vie, il faut bien travailler plus longtemps »
Non. La productivité augmente plus vite que l'espérance de vie. Donc la richesse existe pour financer largement cet allongement de l'espérance de vie. Simplement il y a un choix politique idéologique : laisser les capitalistes, les actionnaires, les possédants, accaparer cette richesse supplémentaire au lieu de la distribuer à ceux et celles qui ont contribué à la produire.
« C'était une promesse de campagne, être contre est anti-démocratique »
Non. La démocratie, ce n'est pas tout est à prendre ou à laisser. La démocratie, c'est l'élaboration collective du fonctionnement de la société. Il n'y a pas de débat sur cette question, mais un passage en force du fait d'une lubie d'un seul homme. La démocratie, ce n'est pas un chèque en blanc.
« L'opinion publique est contre cette grève, les sondages le prouvent »
Non. Un sondage n'a jamais rien prouvé. Tout dépend de la manière dont on pose la question. Demandons si vous pensez normal de travailler plus pour gagner moins. 99% de Non ! Donc 99% de gens contre la contre-réforme des retraites de Sarkozy.
http://al.lyon.free.fr/spip.php ? article352
De
09H07 | 18/11/2007 |
« On nous empêche de travailler ! »
Il n'y a pas de piquet de grève devant chaque entreprise. Personne n'est empêché de travailler. »
Voilà quelque chose qu'il convient d'expliquer à ceux qui demain matin vont se trouver sur un quai de métro ou de train, avec la clé une perte de revenu ou de jours de congé.
« Au passage, la situation illustre l'absurdité totale de l'aménagement du territoire qui consiste à loger les travailleurs et travailleuses à l'est de Paris et à placer leurs entreprises à l'ouest ».
Il existe un marché de l'immobilier et les Entreprises s'implantent ou elle le souhaitent en fonction de leurs besoins et non de ceux des travailleurs-travailleuses.
« C'est une question de dumping social. L'équité, ce n'est pas aligner sur le pire régime, mais sur ce qu'on peut faire de meilleur pour le plus grand nombre. »
Simplement nous sommes dans une économie modiale, alors on peut réver du modèle économique que constituait l'Albanie d'Enver Hodja, mais c'est à l'appréciation de chacun.
« Si la préoccupation réelle du gouvernement Sarkozy était l'équité, il instaurerait un salaire unique. Puisque tou-te-s les travailleurs/euses sont sensés cotiser le même temps pour leur retraite, pourquoi donc ont-ils et elles des salaires différents »
Simplement parce qu'il n'ont ni la même qualification ni les mêmes compétences, ni les mêmes talents…Un tel système a déjà été essayé dans les Kolkhozes avec les résultats qu'on connait, qui a entendu parler de pénurie de produits alimentaires dans la Russie actuelle ?
« Allez, hop, tout le monde aligné sur le salaire moyen (1903 euros par mois en 2005), y compris le président de la République qui vient de se tripler son salaire pour gagner 10 fois ce salaire moyen »
Démagogie teintée d'anti-parlementarisme du type extrème droite…
« La mondialisation n'est qu'un prétexte pour cacher des choix purement idéologiques. »
Faites nous une démonstration allez vendre à l'étranger à des prix qui ne sont pas ceux du marché…Allez acheter du pétrole à des cours qui ne soit pas des cours mondiaux…
« La productivité augmente plus vite que l'espérance de vie. Donc la richesse existe pour financer largement cet allongement de l'espérance de vie. Simplement il y a un choix politique idéologique : laisser les capitalistes, les actionnaires, les possédants, accaparer cette richesse supplémentaire au lieu de la distribuer à ceux et celles qui ont contribué à la produire ».
C'est du petit Marx illustré, revisité « école de cadres » années soixantes…La productivité augmente mais celles de nos concurrents internationaux encore davantage ! ! !
D'ailleurs à la fin les entreprises Françaises sont-elles les plus rentables du monde ? Ce devrait être le cas à vous lire…
« La démocratie, ce n'est pas un chèque en blanc ».
Ce n'est pas non plus le happening permanent en fonction des intérets catégoriels du moment…
« L'opinion publique est contre cette grève, les sondages le prouvent »
Non. Un sondage n'a jamais rien prouvé. »
Vous avez oublié d'ajouter « quand il ne va pas dans votre sens » ! ! ! Il en est de même des votes, il n'y a qu'à regarder ce qui se passe dans les facultés à l'heure actuelle.
« Donc 99% de gens contre la contre-réforme des retraites de Sarkozy »
Ah bon ? et ou sont-ils ces gens là ? allez donc faire un petit tour demain matin dans le métro, montez sur un banc et lancez vous dans ce type de proclamation vous verrez bien la suite.
De
15H11 | 18/11/2007 |
merci de tous vos sophismes et syllogismes (eh non, les amis de mes ennemis ne sont pas forcément mes amis).
ils servent comme d'habitude les idées de la droite cynique et amorale, ils font prendre du faux pour du vrai dans des raccourcis bien connus. si vous souhaitez soumettre les êtres humains au marché (qui court vers son autodesruction croissante), ce qui est une position partagée par ceux qui y touvent un intêtet financier immédiat et mortifère, le seul intêtret qui leur vaille, dites le franchement. votre rhéthorique est inutile. vous avez la main … pour l'instant.