sur le terrain

Elections au Kosovo : la jeunesse attend un avenir

Des Kosovares en route pour un bureau de vote de Pristina (Nikola Solic/Reuters).

(De Glogovac, Pristina et Gracanica, au Kosovo) « Non à la négociation. L'indépendance. » « Jo Negociata, Vetëvendosje », en kosovar. Les trois mots s'étalent en lettres rouge sang sur le mur immaculé du centre commercial de Glogovac. C'est là que se donne rendez-vous la jeunesse désoeuvrée de ce gros bourg perdu dans laplaine agricole de la Drenica, le bastion historique de l'UCK, l'armée de libération du Kosovo.

Arber, 18 ans, lit à haute voix le slogan du mouvement Vetëvendosj », qui appelle à l'indépendance de la province séparatiste serbe, sous administration de l'ONU depuis la guerre de 1999. Les bombes de l'OTAN avaient chassé les troupes de Belgrade, et laissé le champ libre aux indépendantistes albanais, ultra-majoritaires sur ce bout de terre coincé entre l'Albanie, le Monténégro, la Macédoine et la Serbie.

L'ado, blond, au visage boutonneux, hausse les épaules et sourit. « Je sais que nos dirigeants négocient ces jours-ci avec les Serbes pour notre indépendance. Mais je m'en moque. Ce que je veux, c'est un avenir », déclare Arber, qui est venu passer son vendredi après-midi avec sa petite amie Besa, 18 ans, dans le seul bâtiment de la ville construit après la guerre :

« Le problème, c'est qu'ici, il n'y a rien. Dès que j'aurai fini l'école en juin, je partirai en Allemagne. J'y ai de la famille. Elle m'aidera. »

A ses côtés, Besa opine du chef. « Je ne vais pas rester.J'ai des cousins en Suisse. Ils me trouveront un emploi. Ici, tout est pourri. Corrompu », déplore la jeune femme, au maquillage prononcé et à la jupe très courte, alors qu'une nuées de filles et de garçons tournent en rond entre les cafés, les restaurants et les boutiques du centre commercial.

L'explication est simple : « Il n'y a pas assez de place à l'école. Alors on est obligé d'étudier à tour de rôle », souligne Arber, qui rigole en pensant que la Minuk (la mission d'administration de l'ONU) a investi plus de trois milliards d'euros pour reconstruire le pays. « Pas dans les écoles en tout cas… »

Ni d'ailleurs dans le réseau électrique, coupé plusieurs heures par jour, dans le système d'eau potable, à sec la majorité du temps, ou dans les routes, véritables champs de nids de poule. « Dans ces conditions, tu comprends pourquoi je ne voterai pas le 17 novembre », tranche Arber. « Nos politiciens n'ont rien fait. Tout ce qui les intéresse, c'est de s'en mettre plein les poches. » Le Kosovo vote ce samedi pour des élections générales et locales.

Les politiciens kosovars sons assis sur « une vraie bombe sociale »

Mais ce qui chagrine le plus Besa et Arber, c'est que la majorité des jeunes du coin n'ont pas d'emploi. Un cas à part, Glogovac ? Pas vraiment. Ce tableau sinistre est le même dans toute la province. La majorité des moins de 30 ans, qui représente 70% de la population (2,2 millions d'habitants) est en rade. Le taux de chômage dépasse 60% pour cette classe d'âge.

« Une vraie bombe sociale », résume Enver, qui sirote un café sur la terrasse du Strip Depo, un bar à la mode de Pristina, capitale bruyante et polluée de cet état en gestation :

« Si tous ces jeunes descendaient dans la rue, ça serait la guerre civile. Et les hommes de la Kfor [Force armée multinationale de l'Otan, ndlr] n'y pourraient rien. »

Animateur dans une radio privée de Pristina et étudiant en droit, Enver admet être un privilégié au sein de la « génération perdue » du Kosovo. Il gagne l'équivalent de 365 euros par mois, « le double du salaire moyen », insiste le jeune musulman au nez de boxeur. Et à la différence de Besa et Arber, Enver votera samedi. « C'est mon devoir. Mais je le fais sans enthousiasme. Il y a trop de mafia », admet-il en prenant la main d'Hana, sa petite amie, une catholique qui étudie la sociologie.

Reste que pour Enver, ce ne sont pas les législatives qui changeront la situation de son pays, mais l'indépendance. Le mot magique dans le pays. « J'espère que notre sort sera fixé avant le 10 décembre. » C'est la date butoir choisie par l'ONU pour un accord entre Belgrade et Pristina sur le statut du Kosovo.

Certains sont prêts à prendre les armes : « On veut être les maîtres chez nous »

« Nous n'attendons que cela. On en a marre. On ne sait pas où on va », assène Enver :

« Après l'indépendance, on pourra demander de l'argent à la Banque mondiale pour relancer la croissance, pour construire les routes défoncées, pour lutter contre la corruption et pour créer des emplois. »

Même son de cloche de la part de Ferida, jolie étudiante en économie rencontrée à Pristina :

« Les investissements étrangers, notamment ceuxde la diaspora, afflueront. Notre sous-sol est riche en nickel et encharbon. Dès que nous aurons notre Etat, leur argent coulera à flot. »

Les jeunes du Kosovo espèrent aussi voyager plus facilement. « Avec nos passeports de l'ONU, nous ne pouvons pas obtenir des visas », déplore Ferida, qui veut faire carrière dans le milieu bancaire, à Londres.

Et si la Russie et la Serbie empêchent la naissance d'un Kosovo indépendant ? Le discours se radicalise. Les jeunes sont prêts à défendre leur pays. Une nouvelle guérilla, l'Armée nationale albanaise, recruterait d'ailleurs à tour de bras. « Pendant la guerre, les policiers serbes m'ont cassé le nez parce que j'étais albanais », confie Enver, en baissant la voix. « Chaque matin, devant mon miroir,je me dis que cela ne se reproduira pas. On veut être les maîtres chez nous. »

Un Suisse veut « gérer le Kosovo comme une grande entreprise »

Ses affiches vantant les mérites de Mabetex, sa société de construction établie à Lugano, couvrent les murs de Pristina. Impossible de les manquer. Nouveau venu sur la scène politique du Kosovo, l'helvéto-kosovar Behgjet Pacolli veut frapper un grand coup : gagner les élections législatives de samedi en battant la LDK (Ligue démocratique) et le PDK (Parti démocratique) de l'ancien hérosmilitaire Hashim Thaci.

Et pour y arriver, le milliardaire d'une cinquantaine d'années, chef de l'AKR (Alliance pour un nouveau Kosovo) a investi plusieurs centaines de milliers d'euros. « Si je suis élu au poste de premier ministre, je gérerai le Kosovo comme une grande entreprise », a-t-il promis en s'engageant à restructurer un gouvernement « corrompu » et à payer lui-même ses ministres.

Des arguments qui font mouche ? « Nos politiciens sont un peu tous les mêmes », répond la Kosovare Nurije, traductrice. « Mauvais et ripoux. Avec Pacolli, on est au moins sûr d'une chose. Il ne piquera pas dans la caisse. Il est déjà assez riche. Alors pourquoi pas. »

Cette fortune, Pacolli l'a bâtie à la force du poignet après son arrivée au Tessin dans les années 80. A sa création en 1990, sa société Mabetex comptait sept employés contre plus 10 000 aujourd'hui. Mais Pacolli traîne aussi derrière lui un passé sulfureux. L'homme aurait trempé dans le scandale de corruption dit « Russiagate », qui a mis en cause l'ancien président russe Eltsine, aujourd'hui décédé.

Il avait fini dans le collimateur de Carla del Ponte, à l'époque procureur de la Confédération. Mais l'enquête contre lui n'avait finalement rien donné, même si son entreprise était accusée d'arroser des politiciens véreux.

Reste que c'est justement sa connivence avec les Russes, fervents opposants à l'indépendance kosovare, que la presse de Pristina reproche au politicien « suisse ». N'était-il pas l'homme de Belgrade à la fin des années 90 ? L'homme qui a tenté, à la demande de Eltsine, de convaincre les Kosovars d'accepter l'autonomie proposée par Slobodan Milosevic, l'homme de la Grande Serbie aujourd'hui décédé ? Paccoli, qui admet avoir gagné beaucoup d'argent en Russie, se défend d'avoir trahi la cause en expliquant qu'il a toujours travaillé pour le bien du pays. Il a financé notamment des campagnes de lobbying en faveur du Kosovo dans le monde. Verdict dans deux jours.

« Je me sens Kosovare et mon pays, c'est la Serbie »

Milena vit à quelques kilomètres de Pristina. Mais cette jeune femme, cheveux coupés court, au visage rond, ne parle pas un mot d'albanais. « A l'école, on n'apprend que l'anglais et le russe », semble-t-elle s'excuser. Milena, 22 ans, serbe, étudiante en pédagogie est un visage connu dans la région. Elle est présentatrice à la TV publique RTK dont les bureaux se trouvent au coeur de Pristina.

Avec ses parents, elle vit à Gracanica, une enclave protégée par les hommes de la Kfor. La ville est connue pour son monastère orthodoxe du XIIIe siècle. Elle a aussi accueilli les Serbes qui n'avaient pas pu quitter la province après la guerre de 1999 -faute de moyens financiers la plupart du temps- et qui avaient été chassés des villages de la région par les Albanais.

Gracanica, c'est un bout de Serbie dans une terre musulmane. Tout y est écrit en cyrillique. Les drapeaux et les plaques des voitures sont serbes. Les journaux et les magasines viennent de Belgrade. Comme les salaires. Et leravitaillement.

« La vie est agréable ici », confirme Milena. « Mes amis vivent ici. Le soir venu on regarde ensemble des DVD. » Et sort-elle à Pristina, dont la vie nocturne est renommée loin à la ronde grâce à la forte présence des soldats de la Kfor et des expatriés de l'ONU ? « Non, jamais. Je ne connais personne là-bas. Et puis je ne parle pas la langue. »

Milena explique également qu'il n'y a pas d'escorte de sécurité en soirée, et que ça serait trop dangereux pour une jeune Serbe d'aller se promener en zone albanaise. Vraiment ?

« Je ne serais en tout cas pas à l'aise. La peur est toujours là. La méfiance aussi, même si en journée, je fréquente les cafés de Pristina. »

Comment appréhende-t-elle l'indépendance souhaitée par la majorité albanaise, et qui pourrait bien intervenir avant la fin de l'année ?

« Je me sens kosovare, et mon pays est la Serbie. Mais si le Kosovo devient indépendant, on fera avec. Je n'ai pas le choix. Je suis d'ici. De toute manière, nous, les jeunes serbes, n'avons pas notre mot à dire. Tout se décide à Washington, Moscou ou Belgrade. »

Tout juste, le jeune femme avoue-t-elle que sa vie n'est pas normale et qu'elle n'a qu'un rêve : fonder une famille et vivre heureuse avec des enfants et un emploi stable :

« Je me dis aussi que cela serait plus simple si la Serbie et le Kosovo entraient dans l'Union européenne. Ça serait la solution. On vivrait tous ensemble enpaix. Les gens ici sont fatigués de la guerre. »

Pas tous, visiblement. Depuis quelques semaines, la « garde du saint empereur Lazar », un groupe d'ultranationalistes et de vétérans serbes, menace de déclencher des actions militaires pour empêcher le Kosovo d'accéder à l'indépendance. Et dernièrement, des affiches demandant le retour de l'ancienne armée yougoslave ont été placardées sur les murs des maisons et sur les magasins de Gracanica.

« Je suis optimiste », répète la jeune femme. « Les murs sont dans nos têtes. Dès qu'on en saura plus sur notre statut, ils disparaîtront. » Mais Milena ne sait pas si elle votera samedi. « Belgrade nous conseille de ne pas le faire. Nos leaders sont plus mitigés. Mais peut-être que ce sera un premier pas. »

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Portrait de Courageux anonyme

De

20H16 | 17/11/2007 | Permalien

« Gracanica, c'est un bout de Serbie dans une terre musulmane »… Le Kosovo est le coeur de la Nation serbe de même que l'Ile-de-France est le coeur de la Nation française. L'implantation de populations albanaises musulmanes sous le joug de l'Empire ottoman ne change rien à cette réalité historique. C'est comme si vous disiez : Epinay-sur-Seine, c'est un bout de France dans une terre musulmane (le 93) » !

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De

20H39 | 17/11/2007 | Permalien

La Russie de Poutine, fidèle au panslavisme, ne permettra jamais la création d'un Kosovo indépendant. Préparez-vous à une nouvelle crise grave en Europe.

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De

21H43 | 17/11/2007 | Permalien

Alors que chez nous tous les bien-pensants, de gauche comme de droite, se rallient aux appels des imams de banlieue pour un Kosovo indépendant !

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De

06H22 | 18/11/2007 | Permalien

L'indépendance du Kosovo est un objectif de la politique de Bush, à laquelle il a contraint les Européens à se rallier.

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De

19H41 | 19/11/2007 | Permalien

Normal, Est ce que si vous preter votre jardin au gents venue d'ailleur pour leurs sauver les vies et qu'elle ce multiplies avec pluisieurs femmes par chef de famille,ils deviens tros nombeux,la majorite dans votre propre propriete,vous leur laisserer votre jardin pour qu'ils impose leurs lois ? ?

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De

01H34 | 18/11/2007 | Permalien

Et pour la Croatie, c'est le joug de l'empire Austro-Hongrois qui a fait implanter des populations catholiques en Yougoslavie ? Et la Bosnie aussi c'est une terre musulmane qui appartenait à la Yougoslavie. Et puis tant que vous y etes la Serbie ce ne serait pas l'empire Russe qui y aurait implanté des populations orthodoxes ? Au lieu de dire des trucs aussi betes, vous feriez mieux de vous demander comment ont été découpées les frontières quand on a créé la Yougoslavie.
En plus ne comparez pas le Kosovo à l'Ile-de-France puisque Belgrade n'est pas au Kosovo ! Vous feriez mieux de comparer avec la Corse, ce serait plus logique.

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De

06H16 | 18/11/2007 | Permalien

Comparer le Kosovo avec la Corse ? Pourquoi pas avec Wallis et Futuna pendant que vous y êtes ! L'Ile-de-France est au coeur de la Nation française sans que Paris soit dans le 93 !
Pour vous, en ex-Yougoslavie, les catholiques et les orthodoxes seraient les pièces rapportées au regard de l'histoire ? Pas les musulmans ? Quels sont les peuples qui ont été convertis de force dans cette région ?

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De

15H42 | 18/11/2007 | Permalien

Bravo !
Si demain la Seine Saint Denis musulmane demande son indépendance, que se passera-t-il ? Les américains viendront-ils bombarder Paris et soutenir le FLN93 ?
Les bonnes consciences mondiale soutiendront-elles les séparatistes musulmans de Seine Saint Denis ?
Le Kosovo c'est la Seine Saint Denis des Serbes, le berceau de leur nation.
Si rien ne se passe, ce qui arrive aux Serbes aujourd'hui arivera aux français demain.

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De

08H07 | 19/11/2007 | Permalien

Tout a fait d'accord !

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De

23H37 | 19/11/2007 | Permalien

« Kosovo est le coeur de la Nation serbe de même que l'Ile-de-France est le coeur de la Nation française.L'implantation de populations albanaises musulmanes sous le joug de l'Empire ottoman ne change rien à cette réalité historique. »

Si la région parisienne etait albanaise depuis 1389 on pourrait difficilement la considerer comme le « coeur de la nation francaise »

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De

20H29 | 17/11/2007 | Permalien

Curieux comme « La Liberté », le quotidien catholique intégriste de Fribourg, caresse les Kosovars dans le sens du poil. Ah, cette haine tenace de l'Opus Dei contre l'Eglise orthodoxe !

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De

20H44 | 17/11/2007 | Permalien

C'est vrai, et en dépit du fait que les Albanais du Kosovo émigrés en Suisse ont fait bondir le taux de criminalité et représentent aujourd'hui la majorité de la population carcérale…

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De

22H38 | 17/11/2007 | Permalien

T'es un gros comique, toi… Et ça se voit que tu ne connais rien à la presse suisse. Si La Liberté est un titre lié à l'Opus Dei, le Figaro est un journal communiste. Tout ce qui reste de catho dans ce canard, c'est la parole du saint du jour. Trois lignes en dernière page. Donc, arrête avec cet argument débile. La Liberté est aussi un des huit titres de référence en Suisse. Intéresse-toi plutôt à ce que disent ces Kosovars et tire pas sur le messager.

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De

06H08 | 18/11/2007 | Permalien

Ah bon ? Pas catho, et j'insiste, INTEGRISTE, La Liberté ? Qui en sont les propriétaires, pourriez-vous nous le préciser ? Vous voulez nous faire avaler des grenouilles (de bénitier) ! ! !

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De

06H50 | 18/11/2007 | Permalien

Y'aurait comme une nuée de corbeaux au dessus du site !

(le petit père Combes)

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De

12H54 | 18/11/2007 | Permalien

Encore un truc avant de clore ce débat inutile (et anti-catho primaire…), ouvre « La Liberté » de samedi et tu trouveras en page 12 un article sur le témoignage d'une jeune femme qui a écrit un livre sur l'enfer de l'Opus Dei. L'article occupe le haut de la page « Religions » avec « s » et il ne cache pas la m… au chat ! C'est dire l'indépendance rédactionnelle de « La Liberté ». Ceci dit, si tu n'aimes pas les catho, c'est ton problème, mon frère ! ! !

Portrait de Courageux anonyme

De

07H03 | 18/11/2007 | Permalien

A lire en particulier sur cette feuille paroissiale, les éditoriaux dits « du Vendredi Saint » de François Gross et de Louis Ruffieux. La Une d'aujourd'hui :
« Le Tribunal fédéral casse l'impôt paroissial » :

http://www.laliberte.ch/

Portrait de Pascal Riché

De Pascal Riché

Rue89 | 22H18 | 18/11/2007 | Permalien

Bonjour, Courageux anonyme de 20H29,

La Liberté, journal intégriste ? Vous n'avez manifestement pas très bien suivi l'évolution de « La Liberté ». C'est un peu comme si vous disiez que Libération est un brûlot maoïste (et c'est aussi drôle).

Le journal appartient toujours à l'imprimerie d'une congrégation religieuse, les soeurs de l'Oeuvre de Saint-Paul mais le journals'est complètement laïcisé. Cela s'est passé en plusieurs temps : d'abord très conservateur, il a pris un virage réformiste/tiermondiste dans le sillage de Vatican II. Ce virage est accentué sous la direction de sous la direction de François Gross, qui en fait un quotidien très incisif. La Liberté perd peu à peu son caractère religieux (le lien avec l'église est rompu dans la charte du journal en 1996) pour n'être aujourd'hui qu'un quotidien de centre gauche.

Ce qui fait son originalité, c'est qu'il a de très bons journalistes, et qu'il refuse de remplir ses pages avec des dépêches d'agence, comme le font tant de quotidiens régionaux. Notamment pour les pages internationales.

La Liberté envoie ses journalistes en reportage, ou bien publie des articles de correspondants d'autres journaux, surtout Libération. A noter, ce qui est rare dans le paysage de la presse écrite, que sa diffusion augmente. Rue89 est ravi de l'avoir pour partenaire.

Si vous voulez en savoir plus, voici quelques liens :

Le Courrier.

Courrier international

Objectif réussir

Portrait de Courageux anonyme

à Pascal Riché Portrait de Pascal Riché De

07H55 | 19/11/2007 | Permalien

In nomine patri et filii et spiriti sanctum, amen !

Portrait de Courageux anonyme

à Pascal Riché Portrait de Pascal Riché De

08H10 | 19/11/2007 | Permalien

« Les soeurs de l'Oeuvre de Saint-Paul »… Enfin, bravo ! Voilà ce que nous voulions vous entendre dire !
Que la paix du Seigneur soit avec vous et avec tous les lecteurs de Rue89 !

Portrait de Courageux anonyme

De

06H26 | 18/11/2007 | Permalien

On ne peut que constater avec tristesse que les vélléités indépendantistes des Kossovars sont le triomphe post-mortem de Milosevic, nous sommes dans de la purification ethnique dont les Serbes sont les victimes cette fois.
Il faut être clair sur quelque chose : il ne s'agit pas de savoir qui était arrivé le premier au Kossovo…
ce sont les Serbes mais ça n'a aucune importance…
Ce qui a de l'importance, c'est que si le Kossovo est déclaré indépendant par l'ONU, il n'y aura plus aucune, AUCUNE, raison qu'une partie de Kossovo ne soit rattachée à la Serbie, une partie de la Macédoine au Kossovo indépendant, une partie de la Bosnie à la Serbie, une autre à la Croatie… ! ! !
C'est d'une tristesse tout ça…merci les Ottomans et merci Tito ! ! !

Portrait de marabbeh

De marabbeh

10H46 | 18/11/2007 | Permalien

On déraille complètement ici. Lorsqu'un pays envoie son armée pour massacrer une de ses communautés, il est normal que la communauté internationale propose à cette dernière si elle veut disposer d'elle-même, cad être indépendante. C'est ce qui s'est passé avec les Serbes envers les Kossovars.

Et ridicules aussi les rèves de Grande Serbie. Comme Al-kaïda qui revendique une Espagne musulmane, alors que les arabes en ont été chassés il y a plus de 5 siècles.

Portrait de Courageux anonyme

à marabbeh Portrait de marabbeh De

10H20 | 19/11/2007 | Permalien

ou vous voyez des kosovars ?

dites plutot des albanais du kosovo……….

Portrait de Courageux anonyme

De

12H12 | 18/11/2007 | Permalien

Ce qui me fait rire, c'est qu'une majorité d'européens veulent-soutiennent-acceptent que le kosovo soit indépendant en se cachant derrière la banniere de la démocratie et de la paix… mais en meme temps ils veulent une europe fédérale qui est le meme modele que la yougoslavie : un gouvernement central, les meme lois pour tous, et petit a petit un effacement de la langue, de la culture et du style de vie ! On a vu qu'au bout de quelques années ce mode de fonctionnement basé sur un ensemble de nations TOTALEMENT différentes conduisait a des guerres d'indépendances ! ! !

Donc le Kosovo indépendant : NON
La reformation d'une Yougoslavie : OUI

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