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A la Sorbonne, un vrai débat, mais des arguments médiocres

Professeur d'histoire-géographie, je suis aussi étudiant à la Sorbonne. Ces derniers jours, la présence policière s'est intensifiée autour de l'université. Le quartier latin est devenu un parking annexe pour tous les types de véhicules destinés au maintien de l'ordre public, du bus aux grandes machines anti-émeutes. A l'angle de chaque rue, des petites grappes de gendarmes mobiles attendent le grand soir et s'ennuient ferme.

Ce jeudi matin, trois CRS campaient en face de l'entrée principale de mon université. Trois autres formaient la première barrière à franchir pour entrer, relayée par un rang de gardiens de l'université, secondés, sous le porche, par trois agents de la police nationale.

Il me fallut ensuite ouvrir mon sac et le présenter au second cordon de gardiens, avant d'accéder à la cour intérieure sous le regard indifférent de quatre agents de sécurité de la compagnie privée « Centaure », appelés en renfort au cas où.

J'ai assisté à la première partie de l'assemblée générale. Je ne peux pas dire que le débat y fut à proprement parler « pluraliste ». Les intervenants se réclamant de l'UMP ou adoptant une position anti-grève ont été copieusement hués par un auditoire discipliné mais capricieux.

Cette AG n'avait en revanche rien d'une opération contrôlée par une minorité trotskyste ou manipulée par les bloqueurs. La décision de l'université de n'accorder aucune légitimité aux délibérations des AG me semble à présent relever de la mauvaise foi.

Ce sont plus de 1 000 étudiants (l'amphi comporte 1énbsp ; 200 places, il était plein), authentiquement Sorbonnards, qui ont suivi avec patience et intérêt la progression des discussions durant plus de trois heures. Il y eut un véritable débat, malgré des argumentaires qui m'ont semblé médiocre dans l'ensemble, et le blocage a été voté par la majorité confortable d'un public représentatif.

J'ai pourtant trouvé vieillot le langage politique employé par les orateurs. Un manque d'ambition marquait une réflexion qui ne laissait aucune place à un contre-projet ou à une réflexion constructive sur l'avenir de la fac : on est dans la pure réaction à la loi de cet été.

Au final, tous les griefs et toutes les peurs suscitées par la loi LRU semblaient relever d'un élément commun à tous les intervenants : la peur du désengagement de l'Etat, perçu comme la seule et unique entité capable d'assurer l'égalité des chances, l'indépendance de la recherche et la qualité de la formation.

L'entreprise focalise les craintes. De ses mérites éventuels pour stimuler la recherche ou investir dans la formation, il ne fut jamais question. A la Sorbonne, le débat manifestait ainsi un attachement au modèle français et républicain de l'université, qu'une grande majorité d'étudiants, à tort ou à raison, sentent menacé. Un attachement intransigeant et crispé, obtus même, mais aussi affectif et très sincère.

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Portrait de Jess Feuillie

De Jess Feuillie

liberté et vérité | 15H26 | 17/11/2007 | Permalien

Mais bon Dieu, un peu de maturité que diable ! ! ! Vous n'avez aucune légitimité. N'oubliez jamais que même des gens cultivés comme Sartre ou Bourdieu ont dit des conneries sur l'orrdre politique. Lisez un peu Aron ou Tocqueville avant de vous exprimez si ridiculement. Connaissez vous le concept weberien d'etique de responsabilité ? Vous cherchez l'opposition avec l'Etat, comme un enfant avec son frère qu'il jalouse….Quelle légitimité peut-avoir un mouvement si minime, même pas élu ni représentatif. Il est facile de faire voter des gens d'accord avec soi et de décréter que la société est d'accord. La politique n'est pas une mise en scène de soi. La réforme est nécessaire, même le PS l'a soutien d'ailleurs. Certains médias comme Libération, certains intellectuels avides de gloire sont coupables d'entretenir le mouvement à demi-mot parce qu'ils ont peur d'être mal jugé par le peuple… Pathétique. Lisez, cultivez vous politiquement un peu. Les étudiants de 1968 réclamaient l'autonomie. Vous confondez autonnomie et privatisation. L'Etat ne se désengagera pas voyons, soutenez vous que la réforme l'affirme ? Il est nécessaire que l'Université se rapproche de la réalité du champ économique. Croyez vous que tout le monde soit destiné à devenir chercheur. Pouvez vous vous satisfaire d'un tel tx d'échec en 1ere année ? Personne n'aborde cette question dasn les AG parce que les révolutionnaires de pacotille (Marx les qualifierait sans doute de la sorte) s'en tape, ils défendent leur intérét personnel ! ! ! Une analyse politique doitêtre comparative, à la fois dans le temps et l'espace. Vous êtes comme Bush et voyez la réalité de manière binaire. Vous prenez une photo et décrétez ce qui est bien et mal. Or une mesure est bonne en politique lorsqu'elle ses effets négatifs sont les moins importants possibles (Aron). Savez vous réellement ce qu'est une société ? Croyez vous qu'il soit sein de maintenir le statut quo ? Votre démarche est politique : vs ne cherchez qu'a vs opposez a Sarko. Grandissez un peu que diable ! ! ! A moins que jsutement, vs ne le vouliez pas ! ! ! Les arguments étudiants des AG sont pathétiques, c'est grave. N'importe quel expert vs dira que le mouvement étudiant est pathétique. Les présidents d'Université, les intellectuels honnêtes, les médias sérieux…Le porblème c'est que beaucoup n'osent pas le dire. La France aime à vivre sur le mythe de la Révolution : se montrer contre le peuple, c'est être de droite en France. C'est pourtant faux. Et puis, le peuple a til touours raison ? ? ? ? Je ne crois pas. Vous feriez bien de le croire aussi, monsieur le professeur démagogue. Lisez, apprenez la politique plutot que de placer vos conclusions en début démonstration. Lisez Tocqueville, cela vous ferait le plus grand bien. Lisez D'Irribarne, il vous permettrait de comprendre d'où vous parlez. Lisez Sirinelli, il vous apprendrait que votre position, loin d'être révolutionnaire, est bien au contraire consensuelle et conservatrice. Cette réforme s'impose car elle est de bon sens, et non pas car elle est « bien » ou « mal »…

Portrait de Courageux anonyme

à Jess Feuillie Portrait de Jess Feuillie De

16H39 | 17/11/2007 | Permalien

Etudiant de la sorbonne, en grève.

Bonjour,

Lisez lisez lisez…certes.
mais avez vous sorti un peu le nez de vos lectures ?

Vos lectures, et les auteurs résumés rapidement ne sauraient être une caution pour le commentaire démagogique que vous laissez.

L'affirmation de Aron (qui était de droite par ailleurs) me parait juste, mais en quoi est-elle utile ici ?

Non, je n'ai pas lu D'Irribarne ou Sirinelli, c'est vrai. Mais est-ce que ça fait de moi un imbécile ?
Et ce n'est vraiment pas parce que l'on lis Tocqueville ou Aron que l'on est cultivé.

Je suis cultivé politiquement et le fait que le PS soit favorable à cette réforme ne m'impressionne pas. Bouffé par les guerres intestines et le manque de toute initiative politique, le PS n'est pas (plus ? ) un mouvement socialiste crédible.

Le mouvement n'est pas à mon humble avis, minime, du moins plus maintenant. Comment se fait-il que toutes les information sur plus de la moitié des facs mobilisées en France n'apparaissent pas au JT ?

Nous ne sommes pas des « révolutionnaires de pacotille » mais des étudiants inquiets pour leur futur et celui de ceux à venir.
Nous voulons une réforme, mais pas celle ci.

Et puisque vous aimez Tocqueville, je me permet de vous rappeler une de ses phrase : « Pourquoi la règle qui est applicable à un homme ne le serait-elle pas également à tous les autres ? »
Augmentez mon SMIC de 140, 172 ou 205%, et après, peut-être, j'accepterai de vivre avec votre mépris.

Portrait de Jess Feuillie

De Jess Feuillie

liberté et vérité | 17H37 | 17/11/2007 | Permalien

Pour le SMIC, cela serait impossible, a moins de vivre ds un monde idéal. Ignorez vous les contraintes de l'économie ? Ensuite, ce n'est pas car le nombre de rebelles augmentent qu'ils ont raison, ainsi que Tocqueville le montra en forgeant son concept de tyrannie de la majorité. L'Université franciase va tres mal. On dépense beaucoup pour le systeme et le tx déchec est énorme en premiere année. Peut on se satisfaire de ca ? Une autre réforme, la belle, la vraie, le plan B (comme pour la constitution) est impossible, sauf dans le monde idéal de ceux qui conçoivent l'action politique selon l'étique de conviction. Une fac a un budget et raisonne comme une entreprise, que vous le vouliez ou non. Les investisseurs institutionnels n'y injecteront pas de fric tant que le tx déchec sera si important et que le rapprochement avec le monde de l'entreprise ne se sera pas fait. N'ignorez pas le principe d'utilité, il fait partie de notre vie quotidienne que vs le vouliez ou non. Il faut un compromis, non une opposition frontale.Quel mal ya til a cela, n'est elle pas une institution de la société ? Pensez vous que le seul fait d'injecter du fric a la fac acroissera le tx de réussite objectivement ? D'autre part autonomie n'est pas privatisation. L'Etat ne se désengagera pas, bien au contraire. Un papier de Renaud (prof a paris 1) du jour (lemonde) l'explique très bien. Marcel Gauchet également, ainsi qu'une grande partie du corps des chercheurs et des présidents d'Université. Qu'appelez vous le vrai socialisme ? Tenez vous compte de la réalité telle qu'elle existe lorsque vous l'évoquez, c'est a dire en tenant compte d'une perspective comparative et historique ? Pourquoi le PS francais est-il encore aujourd'hui le seul qui soit encore si démagogique en matiere économique ? Fouillez dans les poubelles de l'Histoire et vous verrez que notre histoire peut aider a nous émanciper des allégeances que réclame notre norme culturelle. Je ne me prétends pas supérieur a vous, je suis juste excédé par ces blaireaux d'AG (vendrdi dernier a la sorbonne) qui censurent toute opinion différente, et surtout quand elle est argumentée.Et puis le mouvement est bien sur minoritaire puqiue lorsque tous les étudiants votent a bulletin secret, tous s'opposent au blocage et au radicalisme de cette horde de gauchistes persuadés, tels Lénine, d'être à la tête du prolétariat. Marx les qualifierait d'ailleurs d'utopiques puisqu'il refusait cette idée léniniste. Je précise que je suis ouvrier (en plus dtere étudiant) car bien souvent on me rétorque que je suis un bourgeois dans un pareil cas. Alor oui, cette réforme est raisonnable. Il est bon de voir l'entreprise et l'Université se rapprocher. J'ai souvent soutenu les mouvements étudiants, mais celui-ci est
d'arrière-garde et pitoyable. L'université a besoin d'une impulsion.
Quiconque la fréquente ne peut que constater l'étendue de ses
dysfonctionnements. L'autonomie des lycées n'a pas, que je sache,
fait basculer notre système scolaire dans la subordination aux
entreprises. Par ailleurs, l'université américaine, souvent pointée
du doigt pour sa privatisation, est aussi celle au monde où il y a le
plus de loisir studieux et de niches de savoirs rares. Il faut
admettre que la qualité, qu'on dénie aujourd'hui à l'université,
passe par un certain nombre de révisions : amélioration du statut de
l'étudiant, logement, etc.., sélection d'une manière ou d'une autre,
augmentation du budget alloué par étudiant qui est aujourd'hui
largement inférieur à celui d'un lycéen. Il n'y a qu'à s'informer sur
ce qui se passe actuellement dans certains pays émergents d'Asie et
leur vie universitaire (très gros investissements sur les étudiants)
pour redouter de laisser passer un train avec de lourdes
conséquences.. Il faut miser sur l'université, mais accepter qu'elle
se réforme en profondeur. C'est pour le bien des étudiants.

Portrait de yomgui

à Jess Feuillie Portrait de Jess Feuillie De yomgui

23H08 | 18/11/2007 | Permalien

Je partage votre sentiment face à ces AG où l'on écoute ceux qui pensent pareil, et où l'on censure les autres. Vive la contradiction ! Mais globalement, votre belle dissertation me laisse songeur…

Côté contradiction, justement : vous dites à la fois « il faut un compromis », et « une autre réforme est impossible ». Mais passons.

Songeur, je disais :
- Le taux d'échec en première année (au premier semestre, même) indique-t-il un mauvais fonctionnement de la fac, ou un décalage entre le niveau du bac et celui attendu à l'université ?
- Peut-on faire confiance à un état qui promet de ne pas se désengager, quand on connaît son besoin vital de faire des économies ? Et quand on observe l'évolution du budget aux cours des dernières années, sous la même majorité ?
- Peut-on évoquer les spectaculaires moyens des universités américaines sans rappeler qu'elles sont financées par l'argent public, les entreprises… et les étudiants ?

J'en connais qui remboursent encore leurs frais d'inscription, des années après. D'autres qui commencent à économiser pour les études de leurs enfants, encore en maternelle.
Ah bin tiens ! En voila au moins un, de plan B.

Portrait de yomgui

à Jess Feuillie Portrait de Jess Feuillie De yomgui

22H11 | 18/11/2007 | Permalien

Si j'en crois vos explications ultérieures, vous avez écrit ce message sans lire l'article, et pour vous défouler.

Je peux comprendre. Et je goûte l'ironie qui consiste à dispenser des conseils de lecture quand on n'a pas lu l'article auquel on est censé réagir.

En tout cas cela explique le décalage entre vos propos et l'article, qui est sobre et nuancé. Mais malheureusement, votre contribution ne fait pas beacoup avancer la discussion. Votre cinglant « vous n'avez aucune légitimité » s'adressait donc à qui, au final ?

Portrait de Jess Feuillie

à yomgui Portrait de yomgui De Jess Feuillie

liberté et vérité | 23H14 | 18/11/2007 | Permalien

Aux bloqueurs mon ami ! ! ! !

Portrait de Courageux anonyme

De

16H31 | 17/11/2007 | Permalien

2 minutes de video valent mieux que de longs discours :

http://www.hns-info.net/article.php3 ? id_article=12635

Bonne lutte aux étudiants !

Portrait de Courageux anonyme

De

17H11 | 17/11/2007 | Permalien

Bonjour Jess,
Vous vous défoulez, et vous me faites un faux procès. Je suis donc surpris de vous voir me faire le reproche d'un manque de nuances.
Vous me faites dire, à tort, des choses que je ne dis pas. Je ne crois pas avoir pris de « position » d'approbation ou de désapprobation du mouvement étudiant. Je n'ai pas non plus défendu une « opposition frontale » à Sarkozy, personnage parfaitement hors-sujet pour le problème qui nous concerne.
Je ne crois pas que ce mouvement soit « révolutionnaire », au contraire je souligne dans mon article son caractère conservateur, lié à une peur irrationnelle du désengagement de l'Etat. Disant cela, je ne dis pas que la loi établit elle-même ce désengagement.
Je ne dis pas que tout le monde soit « destiné à devenir chercheur », au contraire, je souligne l'absence d'une réflexion élémentaire des étudiants grévistes quand au rôle de l'université.
« Vous confondez autonomie et privatisation » me dites-vous. Je n'ai employé aucun de ces deux mots. Je n'aborde pas ce sujet, car je ne commente pas la loi elle-même.
Mon article se veut informatif : contrairement à ce que certains médias racontent, ce n'est pas à une infime minorité trotskyste qu'il convient d'attribuer un discours d'opposition frontale et suicidaire à la loi Pécresse, mais à un ensemble bien plus large d'étudiants, constat qui, dans votre optique comme dans la mienne, suscite une inquiétude.
Je ne revendique aucune des positions que vous m'attribuez artificiellement.
Une chose peut-être : Il est manifeste que je considère comme légitime que des étudiants fassent grève. Cela ne me dérange pas. L'abrogation de la LRU est bien-entendu une revendication stupide.
Sachez enfin que « le statut quo » dans l'université n'est pas pour moi une option possible. Mon opinion sur la LRU : une loi qui accorde l'autonomie, c'est bien, c'est un point essentiel et il me suffit à approuver cette loi. La LRU a le mérite de ménager des espaces d'ouverture pour l'université, espaces qui restent peu définis dans leurs formes, ce qui fait tout l'intérêt du texte. Malheureusement ces « ouvertures » sont surinterprétées par un bon quart d'étudiants (ce qui n'est pas négligeable) en termes de privatisation et de politique de désengagement. Ils voient ainsi dans ce texte la manifestation d'un projet politique marqué à droite, là où, précisément, le texte ne fait qu'accorder plus de libertés aux universités.
Je tiens donc cette réforme pour absolument nécessaire, mais contrairement à vous, Jesse, je n'ai pas de difficultés à gérer la contradiction. Ce quart d'étudiants « gauchistes » existe et, si erronées que soient ses positions, elle doivent être discutées pour être combattues. J'ajoute que ces étudiants stagnent dans leurs formes d'expression également en raison de la nullité du débat public au sein de l'université, dépourvu de structures, nullité dont ces « rouges » ne sont pas les seuls responsables.
Enfin, vous m'indiquez beaucoup d'auteurs (que je connais, je suis licencié en philosophie), c'est gentil. J'espère que vous les avez lus avec profit, mais j'en doute : votre réaction à mon article montre une certaine incapacité à une lecture rigoureuse, s'il est vrai que vous m'attribuez ex nihilo une dizaine de propositions qui ne sont absolument pas les miennes.
M.D.

Portrait de Jess Feuillie

De Jess Feuillie

liberté et vérité | 17H53 | 17/11/2007 | Permalien

Buenos dias ! ! !
Je suis tt a fait dacoord quel plaisir. Je viens de lire votre artilce. En fait, excédé par tant d'idéologie, je me suis inscrit sur ce site tout à l'heure et j'ai cliqué sur le premier article venu, sans le lire (cela ne m'intéressait alors pas) afin de m'épancher un peu voyez vous. Les tenants dune position modérée, dont vs etes apparmeent, se font tellement malrraités en AG qu'il me fallait m'exprimer ! ! ! C'est dc une sorte de quiproquo comme dirait Moliere. La est la raison de cette incapacité rigoureuse ! ! Je vous assure que vendrdi dernier, les arguments étaient tellement pathétiques et les modérés tellements hués… Il faut répondre point par point, à la manire d'un Aron, afin de détruire l'attque adverse vous avez raison. Mais ca fait du bien ds un premeir tps de les envoyer chier putain ! ! ! Une étudiante montrait sa carte et affirmait que le sigle BNP n'avait rien a y faire (super), un autre que les cheminots étaient des branleurs incapables de s'allier aux étudiants, un autre que désormai on allait produire des diplomes groupama…Quel con ahahha, excusez mon empressement. Ils sont intolérants, il démontrent une fois de plus que loin d'etre démocrate, ils sont autoritaire, sur d'eux et dominateurs comme dirait Aron, qui réfutait le fait detre cklassé a droite d'ailleurs. Il surfait sur ces catégorisations afin de préserver l'unic chose ki compte, son intégrité. Parce que rétrospectivement, il n'est pas besoin d'avoir fait une licence pour observer les aberrations du programme commun. Enfin bref je m'égare. Oui a la réforme car el es raiosonnable. L'autonomisation suffit a mon bohneur. Good bye ! ! ! !

Exusé lé photes je vé vite et suis naz avc loutil informatic

Portrait de Jess Feuillie

De Jess Feuillie

liberté et vérité | 17H59 | 17/11/2007 | Permalien

Aron, 1968

« La plupart des enseignants, tout le mouvement étudiant, rejette le
principe de la sélection. Or la séléction signifie simplement que
l'Etat n'est pas tenu d'accorder des crédits illimités pour ouvrir
aux garcons et aux filles l'accès des facultés. Aux USA,
l'enseignement supérieur est payant, avec des bourses très
généreuses, méthode bien préféable à la gratuité française. Que le
fils de PDG fasse gratuitement ses études en faculté, répond,
parait-il, aux exigences de la démocratie.(…). La sélection à
l'entrée de l'Université soustrait les enseignants du supérieur à
l'obligation de la sélection par l'échec aux examens. »

« Le but du pouvoir étudiant est de politiser l'Université et
d'ultiliser la politisation de l'Université afin de bouleverser lla
société. Il s'agit d'une machine de guerre pour détruire
l'Université en tant que lieu d'enseignement et, à la faveur de
cette destruction, s'attaquer à l'ordre social tout entier. »

« Si vraiment nos scientifik sinquiètent, c'est que la formation
donnée ne répond pas aux exigences de l'économie. A quoi les
révolutionnairs objectent quadapter la formation donnée aux besoins
du régime capitaliste, c'est accepter une université
technocratique, mais, à la fin des fins, on ne peut pas
simulténaément refuser la sélection à l'entrée des universités,
refuser l'adaptation de la formation donnée aux besoins
professionnels et dénoncer ensuite l'absence de débouchés. Aussi
lgtps que tous les bacheliers entreront librement dans les
universités, ils doivent comprendre qu'un supplément de culture
constitue un bien en soi et n'offre pas une garantie d'emploi. Si
l'université veut ignorer les besoins professionnels du milieu,
alors, que les familles ne se plaignent pas du manque de débouchés. »

« Les chantres de la révolution croient dépasser le marxisme. Dans
la mesure où ils ont des idées, ils reviennent au prémarxisme, au
socialisme utopique, ils oublient un siècle d'Histoire et ils
ignorent els contraintes de l'entreprise et de l'économie. »

« Les intellectuels qui dénoncent avec le plus d'indignation la société de consommation ne e priveraient pas de ce qu'elle seule
rend possible : des conditions de vie décente pour le plus grd
nombre, des centaines de miliers d'étudiants. Ils dénoncent
d'ailleurs, avec la meme passion, les inégalités et les injustices,
tout en sachant qu'avant l'ère industrielle, le poduit national
était réparti de manière plus inique encore,. Ils s'indignent, non
sans motif, contre la réticence des pays riches à contrribuer au
développement des pays pauvres. La société de consommation devient
le monstre à combattre pour ceux-la mêmes qui en possèdent les
bienfaits. »

« Cette espèce de fraternité juvénile semi délinquante, c'est la
surcompensation de la solitude ds laquelle vivent ordinairement les
étudiants francais. »

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