Entretien

Les mauvais calculs de la réforme des retraites

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Invocation trompeuse de l'équité, faux-semblants de la pression démographique, exagérations : la réforme des retraites en général et des régimes spéciaux en particulier sont, selon l'économiste Arnaud Lechevalier, de l'Université de la Viadrina(Frankfort), en Allemagne, conduite au nom d'idées reçues qu'il est urgent de déconstruire.

Quelle est l'importance des régimes spéciaux ? Que faut-il en penser en termes d'équité ? Quel est l'usage politique et idéologique qui en est fait ?

Le coût des régimes spéciaux est négligeable. Il représente 6 % des dépenses de retraites, c'est-à-dire 0,7 point de PIB, aujourd'hui comme à long terme, et moins de 500 000 cotisants pour plus d'un million de retraités. Le rapport entre salariés et plus de 60 ans est dégradé car il concerne des professions en déclin (mineurs, pêcheurs, SNCF, etc….). Il est plaisant d'observer qu'au cours d'une récente visite présidentielle, Nicolas Sarkozy a rappelé aux pêcheurs que leur régime n'était pas concerné par la réforme. C'est donc que la pénibilité peut être reconnue… Mais c'est un enjeu symbolique, lourd de présupposés. Il y a depuis des années en France un débat confus et peu éclairé autour des notions d'égalité et d'équité. En l'occurrence, » l'équité » semble vouloir dire qu'il faut mettre tout le monde sous la même toise. C'est absolument contraire à l'idée même d'équité.

L'équité consiste à améliorer l'égalité une fois prises en compte les différences. Pour en rester ici à l'acception qu'en donnait Aristote dans l'Ethique de Nicomaque, l'équité intervient quand l'application d'une loi générale est manifestement injuste parce qu'il faut prendre en compte les circonstances particulières de son application.

En réalité, il n'est pas équitable que tous les travailleurs cotisent le même nombre d'années car il faut prendre en compte les conditions particulières d'exercice de certaines professions. La question de la santé et de l'usure au travail mériterait d'ailleurs de faire l'objet d'un débat national et d'une politique de grande ampleur. La bonne méthode eût été de définir au préalable des critères de pénibilité du travail valable dans le privé comme dans le public – ce qui n'est certes pas une mince affaire puisque les partenaires sociaux négocient depuis des mois sur le dossier de la pénibilité, sans succès. Il eût ensuite fallu, sur cette base, que les règles soient réajustées en fonction de ces critères, dans le secteur privé comme dans les régimes spéciaux, compte tenu des compromis sociaux dont ils sont l'héritage. Mais le gouvernement semble appeler de ses vœux une épreuve de force, et Nicolas Sarkozy vouloir montrer à son électorat qu'il ne cédera pas sur les principes. Si l'épreuve de force dure, on risque d'aboutir à un compromis où formellement la durée de cotisation sera de 40 ans, mais où par le jeu de bonifications ou de dispositifs particuliers, l'allongement de la durée effective d'activité pourraient être un peu moindre, tout au moins pour certains métiers « sensibles » relevant des régimes spéciaux. Une fois encore, le débat sur les retraites, sera passé à côté des questions essentielles. Il sera temps de les reformuler à l'occasion du rendez-vous prévu par la réforme Fillon en 2008.

L'INSEE a révisé ses projections démographiques concernant la population française dans les années à venir. En quoi consiste ce changement ? Quelle en est la portée ?

L'équilibre des régimes de retraites dépend, globalement, de deux facteurs : du taux de remplacement (le rapport entre les niveaux des pensions de retraite et les niveaux des revenus d'activité), et du rapport entre le nombre de retraités et de cotisants. Ce rapport entre retraités et cotisants dépend lui-même du rapport entre le nombre de personnes âgées et le nombre de personnes en âge de travailler. Ensuite, il faut introduire des variables économiques : taux d'activité et taux de chômage pour évaluer qui, parmi les personnes en âge de travailler, a effectivement un emploi et cotise.

Dans ce contexte, l'INSEE a revu la « variante centrale » de ses projections démographiques en 2006 - il faut rappeler que ces variantes sont soumises à une grande marge d'incertitude et que les choix faits par l'INSEE par le passé ont été presque systématiquement trop pessimistes et donc alarmistes. Le taux de fécondité a ainsi été modifié : le nombre d'enfants par femme dans le scénario central était de 1,8, il devient de 1, 9 – ce qui est sans doute là encore discutable, j'y reviendrai. Cela peut paraître insignifiant, mais sur 40 ou 50 ans, cela crée en réalité des différences. Le solde migratoire a aussi été révisé : l'INSEE, jusqu'au milieu des années 1980, retenait un solde de zéro, conforme à la position officielle de la France depuis le blocage de l'immigration en 1974, hors regroupement familial. Dans les années 1990, l'INSEE a consenti à un solde migratoire de 50 000 par an. Le solde retenu à présent est de 100 000, ce qui est plus conforme aux évolutions de ces dernières années – pour ce qu'on en sait. La révision des hypothèses sous-jacentes à la variante centrale change la donne. La population française métropolitaine atteindrait 70 millions de personnes en 2050, contre 64 millions dans les projections de 2002 et le rapport entre le nombre de personnes en âge actif et les plus de 60 ans, actuellement d'environ 2,5 atteindrait, non plus 1,28 en 2050 mais 1,45. A cela s'ajoute que la population active (les cotisants potentiels) devrait progresser de manière beaucoup plus dynamique qu'anticipé en 2002 : au lieu de diminuer de plus 2 millions de personnes par rapport à son niveau de 2001, elle progresserait de 2 millions pour atteindre 28,5 millions en 2050 dans le nouveau scénario central de l'INSEE. Cet écart est imputable à la fois à la révision des projections démographiques (pour 2,2 millions) et à la hausse des taux d'activité (1,4 millions). Il va bien y avoir une augmentation de la part des personnes de plus de 60 ans, qui devrait passer d'un peu plus de 20 % aujourd'hui à un peu moins d'un tiers en 2050, mais cela est lié à l'allongement de l'espérance de vie et à la vague du baby-boom, non pas à une fécondité déficiente, comme pourrait le suggérer une vieille tradition nataliste française. On ne peut, au demeurant, parler de « vieillissement » de la population que si l'on considère que les seuils d'âge ne varient pas à travers le temps. Or ce n'est évidemment pas la même chose d'avoir 60 ans en 1950, en 2000 ou en 2050. Comme le gain d'espérance de vie progressera d'environ 4 à 5 ans d'ici 2050, il faudrait en réalité comparer la part des plus de 60 ans aujourd'hui à celle des plus de 65 ans dans quatre décennies : or cette part va très peu augmenter… Reste qu'il existe un décalage entre les âges biologiques et les âges sociaux : c'est tout l'enjeu des débats autour de l'adaptation des pratiques et des rythmes sociaux aux gains d'espérance de vie.

Quelles conséquences la révision des projections démographiques a-t-elle sur la situation des régimes de retraite à long terme ?

A. L. : Logiquement, une réduction du besoin de financement de l'ensemble des régimes publics à long terme. En 2002, le Conseil d'Orientation des Retraites anticipait un déficit des régimes publics de l'ordre de 0, 9 point de PIB en 2020 (avec les hypothèses démographiques de 2002, et après la réforme Fillon de 2003) et de 3, 1 en 2050. Après la révision de la projection, peu de choses changent à l'horizon 2020. D'ici là, la principale chose qui importe, c'est la capacité de l'économie française à renouer avec le plein emploi. A cet horizon, la meilleure politique des retraites, c'est la politique de l'emploi. A plus long terme, à l'horizon 2050, les structures démographiques pèsent d'un plus grand poids. Avec les précédentes projections de 2002, le déficit prévu à cet horizon était de l'ordre de 3,1 points de PIB. Avec la nouvelle variante centrale des projections démographiques, il ne serait plus que de l'ordre de 1,7 point de PIB. Si l'on retient un scénario, jusqu'à présent plus crédible, de 2,1 enfants par femme, le déficit serait ramené à 0,7 points de PIB en 2050, c'est-à-dire à presque rien.

Pour bien situer les choses, il faut rappeler que le déficit actuel annuel de l'Etat correspond depuis plusieurs années à peu près à 3 points de PIB. Il faut en outre rappeler qu'il s'agit là de projections à plus de 40 ans : il suffit de se retourner en arrière – nous sommes alors en 1967 – pour mesurer les bouleversement du monde intervenus depuis lors. Il faut noter au passage qu'au cours des 40 dernières années la part des retraites dans le PIB a augmenté… de 6 points. Les projections ne sont pas inutiles si elles sont bien faites et dessinent des scénarios contrastés qui permettent de nourrir le débat social. Mais tout indique que le rythme des transformations du monde n'est pas prêt de se ralentir et que les incertitudes auxquelles nous avons à faire face ne seront pas moindres… De ce point de vue, il est important de conserver des régimes publics très importants car ils sont seuls à mêmes de mutualiser les « chocs » à venir à l'échelle de la collectivité nationale toute entière et parce qu'ils permettent de multiples arbitrages politiques (entre générations comme entre catégories sociales) ; arbitrages que les retraites privées, reposant sur l'épargne, confient aux marchés financiers…

Quelle(s) réforme(s), quelle politique publique, ces nouvelles statistiques impliquent-elles ?

A. L. : L'argument majeur de toutes les réformes, c'est la volonté de ne pas augmenter le coût du travail. Mais en fait, à long terme ce ne sont pas les employeurs mais les salariés qui paient les cotisations sociales. Quand ces dernières augmentent, la part des salaires dans la valeur ajoutée n'augmente pas, ce qui s'explique par le fait que l'augmentation des cotisations est » absorbée » mais avec une moindre progression des salaires nets. A terme, la question est donc de savoir quelle part de leurs revenus les citoyens veulent consacrer à terme aux retraites versées par les régimes publics, en d'autres termes quelle part de leur revenu ils souhaitent voir socialisée (soumis à des mécanismes de redistribution collectifs). C'est l'arbitrage central, qui devrait être explicitement posé et qui en recouvre un autre : celui du partage souhaitable à l'avenir des gains d'espérance de vie. Veut-on les voir affectés à une augmentation de la durée d'activité ou à une augmentation de la durée de retraite, et dans quelles proportions ? Les questions ne sont jamais publiquement posées en ces termes, et pourtant la réforme Fillon a tranché : 2/3 des gains d'espérance de vie doivent se traduire par une augmentation de la durée de l'activité.

Reposer le problème des retraites, c'est aussi reposer le problème de leur niveau à terme. C'est une question compliquée car il y a une grande diversité de cas. Un salarié moyen des années 1990 partait avec 85 % de son salaire net ; après les diverses réformes des régimes de base (1993 et 2003) et des régimes complémentaires, cet ordre de grandeur serait plutôt de deux tiers pour les salariés nés dans les années 60, soit une baisse de vingt points du taux de remplacement. Ces taux de remplacement seront bien inférieurs pour tous ceux qui ont subi la crise de l'emploi depuis leur entrée sur le marché du travail et qui n'auront pas des carrières linéaires et complètes. Quels moyens met-on en oeuvre pour permettre à ceux qui le peuvent de rester plus longtemps en emploi ? Aujourd'hui, bien plus d'un salarié sur deux – surtout les plus précaires – n'est plus en emploi au moment de liquider ses droits à la retraite et l'âge moyen de cessation d'activité est de 57,5 ans. La disposition de la réforme Fillon, négociée par la CFDT en échange de sa signature, qui permet aux salariés ayant commencé a travailler très tôt, 14 ou 15 ans, de partir en retraite à taux plein après 40 ans de cotisation -avant d'avoir atteint l'âge légal de la retraite- a suscité un appel d'air considérable (environ 110 000 personnes en ont fait usage chaque année depuis 2004) qui explique une bonne partie des déficits actuels des régimes d'assurance vieillesse. On mesure l'ampleur du problème.

On ne peut pas améliorer le taux d'emploi des personnels de plus de 55 ans si on ne fait pas des efforts massifs en matière de formation, et des transformations majeures en matière de gestion de la main-d'œuvre dans les entreprises. De ce point de vue le discours patronal consiste toujours et encore à préconiser un report de l'âge légal de la retraite alors même que les employeurs n'ont de cesse » d'externaliser » sur la collectivité le coût des licenciements des » seniors » . Cela oblige à repenser la gestion de l'ensemble des carrières salariales et à inventer de nouveaux dispositifs de transition entre l'emploi et la retraite, comme l'avait fait le rapport du Conseil d'Analyse Economique rédigé par Dominique Taddéi. Cette réflexion devrait s'inscrire dans le cadre des projets actuels de sécurité sociale professionnelle qui doivent permettre des mobilités tout au long du cycle professionnel.

Propos recueillis par Najate Zouggari

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Portrait de Courageux anonyme

De

12H11 | 15/11/2007 | Permalien

comme quoi pour avoir un avis éclairé et sain il faut sortir de nos frontières !
En tout cas très bonne analyse à mon humble avis, merci de vos lumières !

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De Ehim

ehim.over-blog.com | 13H33 | 15/11/2007 | Permalien

N'est-il pas affligeant de voir dans les médias complaisants à l'égard du pouvoir, c'est-à-dire presque tous, une avalanche de témoignages de moutons qui, non contents d'être livrés aux prédateurs qui les dévorent et de se faire tondre par leurs bergers, ne trouvent rien de mieux que de critiquer les seuls qui ont le courage de se défendre.

Après s'être fait sucrer leurs retraites sans réagir par Fillon il y a quelques années, et bien qu'ils passent leur temps à pleurnicher sur la baisse, mois après mois, de leur pouvoir d'achat, qu'ils voient l'argent de leurs impôts distribué aux contribuables les plus riches du pays, ces esclaves s'en prennent à ceux qui, au lieu de se laisser plumer comme des pigeons, ont le courage de résister.

Mais où en est donc ce peuple d'avachis prêts à tout accepter pourvu qu'on leur organise une coupe du monde de foot de temps en temps, qu'on leur laisse de quoi s'acheter un 4x4 d'occasion, un écran plasma fabriqué en Chine par des esclaves moins payés qu'eux, des fringues « de marque “ fabriquées en Inde par des gamins qui bossent 16 heures par jour, et surtout de belles vacances organisées en troupeaux pour aller jouer les riches dans les pays pauvres ?

Pendant ce temps-là, leurs parlementaires se paient des retraites de luxe où chaque année de cotisation compte double, leur président s'augmente de 206%, et leurs enfants étudiants, aussi veules et minables qu'eux, applaudissent quand les CRS chargent ceux qui bloquent les facs.

Triste destin pour un peuple qui, le 4 août 1789, avait eu le courage de se débarrasser de ceux qui prétendaient ne justifier leurs privilèges que par leur hérédité.

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15H03 | 15/11/2007 | Permalien

L'interprétation du facteur démographique est largement sujette à controverse, pour ne pas dire franchement fantaisiste. L'INSEE envisage en effet dans ses projections une immigration à caractère purement économique, c'est-à-dire que chaque immigrant serait pris en compte comme facteur contribuant au PIB. Or il n'en est rien : la France connaît depuis une trentaine d'années une immigration d'assistanat avec des apports de populations qui majoritairement ne contribuent pas à la création de richesses au sein de l'économie nationale mais qui, au contraire, alourdissent le fardeau de la dette intérieure. Plus d'un immigrant sur deux non seulement ne contribuera pas au paiement de vos retraites le moment venu mais bénéficiera lui même d'un régime d'aides sociales dès son arrivée en France et durant toute son existence.

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De

16H01 | 15/11/2007 | Permalien

d'où sors-tu ce chiffre d'un immigré sur deux ne travaillant pas ?
par exemple les chiffres INSEE sur la région lanquedoc-Roussillon donnent pour les 15 et plus :
- 49,9 % d'activité pour l'ensemble de la population
- 43,8 % d'activité pour les immigrés
(http://www.immigration-lr.org/forma/forma1_grafodef.htm)
je trouve un peu exagéré de parler d'immigration « d'assistanat » pour un écart de 5%……
Tim.

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De Ehim

ehim.over-blog.com | 21H43 | 15/11/2007 | Permalien

Parmi les dérives sémantiques les plus utilisées par les médias, les termes « otage » et « galère » sont ceux qui, en ces jours de grève, ont le plus de succès parmi ceux qu'on nous présente comme des « victimes ».
Qui n'a pas entendu, au moins une fois, dans un micro-trottoir, un « témoin » se plaindre d'être « pris en otage » par les grévistes et de vivre une vraie « galère ».

Pour redonner aux mots leur vrai sens, il faudrait peut-être demander à ceux qui ont été, ou qui sont encore des « vrais » otages - ou à leurs proches - de donner leur avis sur la question : Florence Aubenas, Ingrid Betancourt, Myriam Seurat, Normandin, Rochot, Pearl … bref, tous ceux que nous n'oublions pas parce qu'ils ont été de « vrais » otages et qu'ils doivent souffrir – eux ou leurs proches- de se voir ravalés au rang du commun, c'est-à-dire d'un usager des transports du même nom.

Quant au terme « galère », il a été galvaudé, dans le monde artistique, par ceux qui voulaient faire croire qu'ils avaient déployé des efforts surhumains pour se faire connaître. Moyennant quoi, il a été repris ensuite, peut-être plus judicieusement et plus sincèrement, par les exclus de la Société qui essayaient, et essaient encore aujourd'hui, de retrouver une vie « normale ».
Mais la réalité du terme n'est pas celle des médias ou du show-bizz. Une galère était un navire dans lequel ceux qui ramaient étaient des esclaves qui, à fond de cale, étaient fouettés pour faire avancer un bateau en se chiant les uns sur les autres, au sens propre. C'était une peine qu'on risquait, du temps de la monarchie, en n'exprimant rien de plus qu'une opposition au roi ou à la religion d'Etat.

Donc, vouloir nous faire croire que les utilisateurs des transports en communs sont des « otages » dans une « galère » est une insulte à tous les êtres humains qui, hier comme aujourd'hui, ont réellement eu à subir ces outrages.

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07H09 | 16/11/2007 | Permalien

Avec des raisonnements pareils, vous donnez raison aux garcons-boucher qui se sont indignés de l'emploi du mot « boucherie » concernant l'Irak…Je ne compte d'ailleurs plus les « victimes » du gouvernement Sarkozy qui étalent leur malheur à longueur de fora (et qui ne sont certainement pas des « exclus de la société »).
Ceci dit, à proférer une telle indignation sémantique, je serais curieux de savoir si vous êtes usager des transports publics pour vous rendre à votre travail quotidien. Moi je le suis. Et je me sens effectivement pris en otage par un combat qui n'est pas le mien. Si vous avez un meilleur terme faites le moi savoir ca m'interresse.

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à zorbek Portrait de zorbek De gerard2

flicaillon retraité | 08H58 | 16/11/2007 | Permalien

C'est à vous de le trouver, car , que je sache, votre vie n'est pas en danger… Pas plus que votre intégrité physique… Au fond c'est dommage, car celà justifierai l'usage de ces mots…

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à zorbek Portrait de zorbek De

14H50 | 16/11/2007 | Permalien

Vous n'êtes pas un otage vous êtes une victime collatérale. Un otage est pris de force et ne peut pas s'échapper ; vous, vous n'êtes pas obligé de prendre les transports en commun ou vous pouvez prendre un autre moyen de transport. Quant à la galère,c'était un bateau sur lequel il fallait ramer pour avancer ; alors que là vous ramez virtuellement pour ne pas bouger.

Portrait de Humain

à zorbek Portrait de zorbek De Humain

11H10 | 17/11/2007 | Permalien

Le problème dans ce combat qui n'est pas « le votre » est que justement, c'est « le votre » ! !
Que vous ne vouliez pas le savoir est une autre chose.

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à Ehim Portrait de Ehim De

12H54 | 20/11/2007 | Permalien

Magnifique papier qui laisse à penser que Voltaire n'est pas mort…lui (comme toi, cher internaute,) défendait les vrais victimes et non les loups, modèle « Mére-grand-du-petit-chaperon rouge ».Le Chevalier de la Barre troublait une procession en ne se découvrant pas : Voltaire a choisi le provocateur aristocrate et non le bon peuple moutonnier. Les « victimes » des grèves commencent à me casser les oreilles de leurs jérémiades bèlantes…

Portrait de Courageux anonyme

De

16H59 | 15/11/2007 | Permalien

L'immigration est majoritairement d'assistanat ! ?
Pouvez-vous fournir des chiffres avérés le prouvant.

De l'autre côté, le très intéressant dossier « Immigration en France » édité par l'INSEE en 2004 suite au recensement indique que le taux de chomage chez les immigrés est le double de celui national.

Environ 20%, donc. On est loin, très loin du 50% que votre « majoritairement » laisse entendre.

Soutenez-vous que parmi ces 80%, tous sont à la retraite ! ?
La réalité c'est que 80% sont actifs. Ils payent donc des impôts sur leur revenus, cotisent au régime d'aides sociales, de retraites. Il semble parfaitement logique en l'occurence qu'ils puissent donc en bénéficier le cas échéant.
Enfin, ils contribuent plus que la moyenne à la natalité forte de notre pays. Ce qui participera dans le futur à soutenir notre régime de retraites.

Mais on attends vos chiffres de l'INSEE prouvant qu'une majorité des imigrés ne travaillent pas, ne cotissent pas, ne payent pas d'impôts. Merci de citer vos sources, également.

Portrait de Courageux anonyme

De

17H19 | 15/11/2007 | Permalien

Votre dogmatisme vous fait sombrer dans le crétinisme le plus absolu ! Depuis quand l'INSEE recense-t-il les illégaux ? C'est l'élément clé de l'équation de la crise de notre pays, une variable : 400.000 selon le gouvernement, 1,5 millions selon d'autres estimations, le trou noir pour l'extrême gauche !
Un immigré en situation irrégulière reçoit, directement ou par des voies détournées, des aides de l'Etat, des municipalités, de la Sécu etc. mais il ne figure pas sur les statistiques de l'INSEE.
Allez faire un tour dans les cités, là où le taux de chomage dépasse souvent 50%. Vous nous en direz des nouvelles !

Portrait de Courageux anonyme

De

19H13 | 15/11/2007 | Permalien

Les « clandestins » travaillent, je peux vous l'assurer !

Pourquoi, parce qu'ils ont souvent de faux papiers. Donc ils se font embaucher, c'est eux qui cueillent les pommes , cerises, radis, concombres etc… que vous mangez, pas les français.

Comme ils travaillent, ils cotisent, mais pour vous, car , comme leurs papiers sont faux, ils ne toucheront jamais leurs pensions de retraite !

ALors vos a priori racistes, vous pouvez vous les garder !

Ben.

Portrait de Courageux anonyme

De

21H09 | 15/11/2007 | Permalien

C'est sûr, il y a tellement de clandestins partout que Hortefeux n'arrive même pas à en trouver 25 000 à expulser…pff ! ! ! fantasme typique de l'extrème-droite ! ! !

Portrait de geubeul1

De geubeul1

edité sur fils2prof.over-blog.com | 21H36 | 15/11/2007 | Permalien

le travail clandestin existe c'est grace à cela que les actionnaires du BTP font fortune !
les sans papiers gènent par cequ'ils souhaitent sortir de la clandestinité et ce sont eux que notre ami brice cherchent à expulser et pas les clandestins d'ateliers cachés dans des caves.
http://fils2prof.over-blog.com/article-11840456.html

sinon le collectif d'usagers soutiens des cheminots ont distribuer leur tract ce soir à lille avec un accueil très positif d'usagers eux aussi plutôt solidiares malgrè la campagne diffamatoire d'UMPistes relayer par les médias
http://fils2prof.over-blog.com/article-13765600.html

Portrait de Courageux anonyme

De

17H33 | 15/11/2007 | Permalien

Tant qu'on ne voudrait pas savoir que Sarko applique la méthode Thatcher, truque tous les chiffres (du trou de la sécu, du coût des rtraites), qu'il dit que le vieillissement est inéluctacle (pourquoi donc ne pas faire venir des immigrés comme le suggère une député PS), tant qu'on ne voudra pas savoir que Sarko aménage la France comme terre d'accueil des IRP (Instituts de Retraite Professionnelle) selon les termes de la directive 2003/41, qui précise les activité et les régles de ces instituts de retraites, énormes entreprises financières qui, en 2003, jouissaient déjà d'un marché de 2500 MILLIARDS D EUROs, tant que l'on ne voudra pas voir que comme par hasard c'est l'Angleterre, dont les syndicats furent cassés par Thatcherqui est le pays le plus consommateur de retraite et d'assurances santé privés (avec l'Irlande et les Pays Bas), tant qu'on ne saura pas que l'Europe, c'est un clone parfait de l'Amérique, on ne comprendra pas l'acharnement de Sarko, la campagne médiatique lancée depuis quelques années sur le trou de la sécu (magouillé, menti : les fonds de la sécu servant à autre chose qu'à sa mission première, étant détournés), tant qu'on ne comprendra cette coincidence dans les dates : la directive 2003/41 est applicable à partir de 2005, et ainsi on nous bassine les oreilles avec des chiffres catastrophiques, on ne pourra pas s'opposer à Sarko avec des arguments solides.
Il veut une Europe financière, il veut avantager ses copains qui faire du fric avec du fric.
L'europe telle que pensée par les mecs qui la gèrent depuis des décennies est une abomination, un clone des Etats-Unis. Il faut refuser le vote de décembre, exiger un référendum en expliquant vraiment que l'Europe sera l'Amérique des super riches et des hypers pauvres.
Allez lire les directives européennes sur le site dae la commision européenne, tout le programme de Sarko y est. Sauf son augmentation de salaire et le cadeau fiscal parce que même le pire des butés des technocrates de droite a compris que ce n'était pas très malin. Quand on veut faire subir une injustice énorme aux gens, leur faire perdre leurs droits sociaux, il vaut mieux la jouer profil bas.

Portrait de Courageux anonyme

De

00H19 | 21/11/2007 | Permalien

« Enfin, ils contribuent plus que la moyenne à la natalité forte de notre pays. Ce qui participera dans le futur à soutenir notre régime de retraites. »

Ou dans l'autre sens participe au déclient d'un autre systéme social qui n'est autre que les allocations familliale…

Vous n'avez pas l'impression que le serpent ce mord la queu ?

Portrait de Courageux anonyme

De

21H55 | 15/11/2007 | Permalien

Toutes ces assertions ont été balayées par les études sérieuse menées sur ce sujet. Elle ont même prouvé le contraire. L'arrivée d'immigrants a été bénéfique pour notre économie et ils ont occupé des emplois que tu n'aurais jamais occupé.

Portrait de Courageux anonyme

De

08H13 | 16/11/2007 | Permalien

Comme cela ils vont faire un boulot que certain feraient volontier si il y avait un vrai salaire au bout. l'arrivée d'immigrés est surtout bonne pour permettre à certaines categories d'entreprises de garder une main d'oeuvre mal payé…et les études sérieuses sont faites par des gens qui ne le sont pas vraiment.
rr

Portrait de Courageux anonyme

De

10H09 | 16/11/2007 | Permalien

Tout à fait d´accord !

Mais le mensonge sur l´immigration est en France le même qu´aux USA, qui créent une image de rigueur pour l´immigration avec les cartes vertes.
Pendant ce temps, la Californie ne pourrait pas être le cellier américain sans la présence massive d´immigrés clandestins travaillant dans l´agriculture.
C´est juste une question de pognon qui trompe son monde en fait.
Les déclarer reviendrait à les payer plus, les expulser mettrait les US par terre.

Les humains sont gérés comme des animaux de traite, sans aucune humanité réelle.

Portrait de Alice77

De Alice77

13H15 | 16/11/2007 | Permalien

Je le crois pas. C'est très important de savoir ça ! Allez tous sur le site dela Commission europeenne lire les synthèse des directives. Tout y est !
Sinon on n'ira jamais à l'un des fonds du problème. Il y a plusieurs fonds. De fait.

Portrait de Alice77

De Alice77

13H16 | 16/11/2007 | Permalien

Je le crois pas. C'est très important de savoir ça ! Allez tous sur le site dela Commission europeenne lire les synthèse des directives. Tout y est !
Sinon on n'ira jamais à l'un des fonds du problème. Il y a plusieurs fonds. De fait.

Portrait de Courageux anonyme

à Ehim Portrait de Ehim De

15H10 | 15/11/2007 | Permalien

Excellent article qui nous sort d'un faux-débat entre gens du même avis , et savoureux commentaire de Ehim !
Merci aux 2
D.Martin

Portrait de Courageux anonyme

à Ehim Portrait de Ehim De

15H54 | 15/11/2007 | Permalien

Salut Ehim,

Memes Observations de ma part concernant ton Post.Moi non plus je passe mon temps à me demander, comment avec la baisse du pouvoir d'achat, le cynisme du pouvoir qui s'octroie des privilèges et demande auxmoins aisés de se serrer la ceinture, et renoncer à leur acquis que je considère comme des avancées gagnés par de hautes luttes, les ciotyens de baisser les bras et se laisser plumer par ces gens qui nous gouvernent et qui nous promettaient la Fracture sociale et maintenant La Rupture tranquille, et puis Rien, Nada, les français ont quand meme voté pour eux tout en sachant qui ils sont….. là je ne comprends plus. Monsieur Sarkosy qui a trahi son Père « adoptif » a le culot de s'dresser aux peuple pour dire qu'il a changé
et qu'il ne décevra pas la confiance qu'on lui accorde, Ben c'est bien parti on va en chier pour qu'il tienne ses promesses. Et ses socialistes en mal de pouvoir et de paillettes n'ont aucune honte d'aller àla soupe Pauvre France j'ai mal pour mes enfants à qui j'apprends le sens de la loyauté, solidarité la justice ,comment leur dire que ce sont les valeurs respectueuses de l'etre humain et qu'ils voient en face des gens qui trichent qui trahissent et se trahissent et des imbéciles heureux qui les supportent….. Pauvre FRANCE.

Portrait de Courageux anonyme

De

09H55 | 16/11/2007 | Permalien

Entièrement d'accord.
Le pouvoir et les médias entretiennent l'antagonisme entre les sois-disant privilégiés et la sois-disant majorité silencieuse. Il fut un temps ou la majorité silencieuse se réjouissait des avancées sociales dans la Fonction publique ou les entreprises publiques car elle savait que ces avancées tiraient l'ensemble des salariés vers le haut (on parlait alors de grève par procuration pour les salariés du privé). Maintenant le troupeau de moutons manipulé crie haro sur les gens qui se battent pour garder, non pas leurs privilèges, mais leur statut social.

Portrait de Courageux anonyme

à Ehim Portrait de Ehim De

20H40 | 15/11/2007 | Permalien

Excellent, je n'aurais pas dit mieux.
Cela dit, c'est vrai que le pays est cabossé, c'est la prise de pouvoir de la majorité « silencieuse », silencieuse car elle a trouille du chef et est toujours prête à dénoncer le voisin, c'est la France de Vichy, on comprend mieux la censure du « Chagrin et la pitié », la France c'est aussi ça.

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à Ehim Portrait de Ehim De patrice06

23H13 | 15/11/2007 | Permalien

Félicitations pour cette analyse. Je crois au réveil des Français. Ils sont en train d'hiberner mais cela va s'arranger dans les mois à venir, le réveil va être trés dur !
Pour réparer les dégats par contre, il y aura du pain sur la planche.

Portrait de Courageux anonyme

à patrice06 Portrait de patrice06 De

11H34 | 17/11/2007 | Permalien

La foi soulève des montagnes, mon fils… Mais as-tu déjà vu voler des montagnes ? Moi ça fait des années que j'entends parler de réveil des français, mais des barricades je n'en vois pas beaucoup se lever, des agences immobilières je n'en vois pas plastiquées, des préfectures je n'en vois pas investies, démolies, occupées, et nos ministères qui respirent l'opulence, et qui ne demande qu'à être pillés, je ne les vois toujours pas cernés de communards le couteau entre les dents. Combien de Vel Satis noires piégées ces derniers temps ? Combien de ministres de la république traqués par le petit laser rouge d'un fusil à longue portée ? Descends de ton petit nuage, Patrice, et fais comme les copains, n'attend que de toi, rien des autres. Le peuple de France, un jour il a baissé le froc et tendu le cul au plus offrant… qui est trop heureux de se vider les c… à l'oeil. Le peuple de France il morfle ce qu'il mérite, et c'est pas fini. C'est peut-être ça qu'on appelle la méritocratie ?
Pauvres cons.

Portrait de Courageux anonyme

à Ehim Portrait de Ehim De

23H29 | 15/11/2007 | Permalien

Tout a fait d'accord avec vos propos Ehim. Malheureusement je crois que la plupart des lecteurs de rue89 pense comme vous. C'est plutôt les électeurs de NS qu'il faut convaincre, pas ceux qui sont des privilégiés et qui pensent que, de toute façon, les classes moyennes sont effectivement des moutons et que les classes populaires sont des ploucs, mais cette majorité d'électeur qu'un discours simpliste, démagogique et réducteur a séduit car leur cerveau est lobotomisé par les médias. Je suis très pessimiste pour les années qui viennent, la France va devenir un pays d'égoiste et d'individualiste qui se refermera sur lui même. En plus, comme NS va échouer durant son quinquennat, c'est le Front National qu'on va avoir dans 5 ans. A moins que l'UMP ne devienne la vitrine respectable de l'extrème droite (cf. la décision de l'UMP pour l'investiture à Marignane…).

Hervé, Paris

Portrait de Courageux anonyme

De

11H24 | 17/11/2007 | Permalien

La classe politique française dans son entier est une engeance de gangsters au service de la pègre des technocrates de l'UE, qui eux mêmes sont à la botte des mafias multinationales. Et le peuple français, dans sa grande lâcheté, dans son infinie veulerie, non seulement se laisse entuber, mais il fournit la vaseline.
Cessons de le plaindre : il n'a pas fini de prendre son panard.

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