Retraites : manifestation sans débordement ni enthousiasme
Elle est partie de la gare Montparnasse, en début d’après-midi, pour rejoindre à la gare d’Austerlitz peu après 17h00. La manifestation parisienne pour le maintien des régimes spéciaux a défilé pendant deux heures et demi dans le calme, à bonne distance des CRS.
En tête, la CGT, avec une large banderole sur laquelle on pouvait lire :
« Ensemble pour salaires, emploi, retraites, protection sociale, service public. »
Derrière ce cortège, un groupe mêlant tous les syndicats des fédérations de cheminots. La délégation Sud-Rail, quant elle, était au milieu du mouvement, à quelques minutes de là. Des représentants EDF et GDF étaient aussi présents, ainsi qu’un groupe de l’Opéra de Paris, dont le personnel bénéficie d’un régime spécial de retraite.
Entre 5000 et 25000 manifestants se sont déplacés, selon les estimations respectives de la police et des organisateurs. Une fourchette particulièrement large car, si la file était longue, elle était peu compacte et parfois décousue entre syndicats, et donc difficile à évaluer.
Quelques étudiants étaient venus en renfort, mais il y avait assez peu de jeunes dans la foule. Moins en tous cas que que de barbes poivre et sel. Côté ambiance, Force Ouvrière battait la mesure à coups de « 37 et demi pour tous, public/privé dans l’unité » ou encore « Nos retraites, elles ont à nous, on s’est battu pour les gagner et on se bat pour les garder ».
Arrivé à la gare d’Austerlitz, la CGT a annoncé que la grève se poursuivrait jeudi. Puis les manifestants se sont dispersés. La moitié d’entre eux ont enfourché leur vélo, qui ne les avait pas quitté de la marche ; quelques autres sont repartis... en Vélib’.
► Diaporama : Philippe Leroyer
► Vidéos : Ophélie Neiman
- 3316 visites
- 51 réactions













3






43
43
Merci pour ce court article.
J’entends enfin les syndicats qui avec leur 37 ans et demie essaient de faire comprendre aux non grévistes qu’ils se battent aussi pour eux.
Les gens du privé qui travaillent dans une petite entreprise ne peuvent pas faire la grève ni s’exprimer. D’autre part étant déconnectés des luttes sociales ils ne comprennent pas ces « nantis » du public qui en veulent encore plus.
C’est aux syndicats, aux médiats (le peu qui reste libre du Capital) et à tous ceux qui comprennent de leur expliquer le fonctionnement de cette société.




Partager