Stations commerciales et opérateurs de téléphonie veulent imposer une coûteuse norme de diffusion. Le CSA doit trancher.

Préparez-vous à bazarder vos vieux transistors. L'année 2008 sera celle de la numérisation de la radio. Un progrès technologique incontestable mais dont les modalités, actuellement en discussion, risquent de mettre en péril la pluralité de ce média. Présentation d'un débat houleux.
Avec ses 6 000 fréquences, notre bande FM est largement saturée. La densité de couverture est l'une des plus fortes d'Europe, mais la diffusion analogique française maintient de grandes inégalités de réception entre les régions. Ainsi, si tous les contribuables paient leur redevance radio, ils sont seulement 75% à capter France Info.
Outre une meilleure couverture du territoire, le passage national à la diffusion numérique doit offrir de nombreux avantages : une meilleure qualité de son, un panel de programmes plus vaste, l'affichage de données associées sur les récepteurs, la possibilité de mettre en pause la diffusion d'une émission et de la reprendre plus tard.
Voulu avant la fin 2008 par Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, l'abandon de la bande FM se fera donc progressivement jusqu'en 2011. Reste à savoir dans quelles conditions.
Sur le poste, un écran LCD pour recevoir des données multimédia
Deux normes de diffusion sont disponibles : T-DMB et DAB+. C'est là où le bat blesse… Au-delà des aspects techniques, le choix sera primordial, puisqu'il aura des conséquences sur la diversité de ce média.
Le Groupement pour la radio numérique (GRN), qui réunit entre autre Radio France, Lagardère, RTL, NRJ… et revendique 90% de l'audience française, fait la promotion du T-DMB : cette technique permet de recevoir, sur un écran à cristaux liquides, un certain nombre de données multimédia, par exemple la photo de l'invité de l'émission, les références du livre présenté, des brèves, la pochette de CD de la chanson qui passe, une carte météo, le trafic routier…
Des fonctionnalités que n'offre pas le DAB+, la seconde technique, qui ne permet, elle, de diffuser que des textes. Mais ce format offre, à moindre coût, une même qualité d'écoute, et un panel de programme plus large, puisqu'il occupe une fréquence plus basse. Les radios associatives et indépendantes militent pour une diffusion « multinorme », pour que chaque antenne puisse choisir entre ces deux systèmes de diffusion. Une question de survie pour nombre d'entre elles.
Le GNR a tout d'abord prétexté qu'il n'était techniquement pas possible de faire fonctionner les deux normes en même temps. Or les récentes expérimentations, notamment celles menées par l'association DR France, prouvent le contraire, comme l'explique son président Samil Shalak sur le site :
« Il faut laisser à ceux qui souhaitent diffuser en T-DMB la faculté de le faire et à ceux qui entendent diffuser en DAB+ cette possibilité. Rien ne s'y oppose, ni dans les textes, ni du point de vue technique, les expérimentations le prouvent. »
Martin Ajdari, directeur général de Radio France avance cependant un autre argument en faveur du T-DMB seul. Pour lui, il faut privilégier une seule norme, pour éviter la confusion chez les auditeurs au moins au moment du lancement :
« Quand les parcs de récepteurs seront au point, on pourra diffuser sur une autre norme si certains le souhaitent. Les petites radios ne sont de toute façon pas en mesure financièrement de passer maintenant au numérique ».
Les trois quarts des petites radios seraient mises sur la touche
Avec les coûts de la T-DMB, dont l'encodage mais aussi des émetteurs et des antennes plus onéreux, la numérisation sera en effet financièrement hors de portée pour ces radios rurales et associatives, qui seront amenées à disparaître au moment de l'abandon de l'analogique.
Ce que dénonce le Syndicat national des radios libres (SNRL), qui va jusqu'à parler de « ségrégation ». Selon lui, 75 à 80% des radios rurales et associatives ne pourront pas tenir le choc. Il s'inquiète d'un paysage radiophonique appauvri, en contradiction avec les principes de la loi de 1986 sur le pluralisme des opérateurs. Le syndicat réclame donc une aide financière, dont le principe a d'ailleurs été accepté par le ministère de l'Industrie, mais qui reste à mettre en oeuvre.
Pour le président de ce syndicat, Emmanuel Boutterin, si l'enjeu paraît au premier abord uniquement technique, il est avant tout industriel et politique. « Les réseaux commerciaux souhaitent profiter de la numérisation pour rebondir économiquement et faire de la radiotélévision. » Un argument que Martin Ajdari réfute :
« La radio doit rester un média d'accompagnement. Mais rien n'empêche de jeter un coup d'oeil à l'écran pendant qu'on se rase. »
Les opérateurs téléphoniques entrent dans la danse
Le débat s'est compliqué quand les opérateurs de téléphonie se sont invités à la table des négociations. Profitant de l'ouverture de nouvelles fréquences, ils souhaitent les utiliser pour la télévision mobile. Les radios vont devoir défendre leur pré carré, si elles veulent éviter que leurs fréquences soient mises aux enchères face à ce puissant concurrent.
Le poids économique de ces nouveaux acteurs, associés aux radios commerciales, pourrait peser, pour le gouvernement et le CSA, en faveur du T-DMB. C'est en tout cas ainsi que Yannick André-Masse, directeur de l'opérateur de diffusion VDL, qui commercialise encodeurs et multiplexes essentiels à la numérisation, explique que le CSA ait privilégié dans un premier temps le T-DMB.
Pour lui, ce débat cache une opposition classique dans le monde radiophonique :
« Les radios associatives occupent une place équivalente aux radios commerciales sur la bande FM sans créer de la valeur ajoutée. Les unes prennent forcément le contre-pied des autres : les places sont chères. »
Au CSA de choisir la future norme, avant d'attribuer les fréquences
Le ministère de l'Industrie a demandé au CSA de statuer sur le choix d'une norme de diffusion. Tout d'abord opposé à une diffusion multinorme qui compliquerait administrativement le passage au numérique, le CSA a finalement accepté de recevoir début novembre les expertises réalisées pendant l'été par les deux camps.
Le régulateur audiovisuel est pris en étau entre ceux qui réclament que toutes les expérimentations soient réalisées avant qu'un décret ne soit adopté, et ceux qui souhaitent le passage au numérique le plus rapidement possible. Le CSA, que Rue89 n'a pu joindre, n'a pas communiqué la date à laquelle il rendrait publique sa décision.
Suivront des appels à candidature, une question tout aussi épineuse, puisque les procédures d'attribution de fréquence ne doivent exclure personne. Il existe en effet deux bandes de diffusion, la bande III, moins coûteuse et plus efficace en termes de couverture que la bande L. Le CSA attribuera en priorité les fréquences sur la première, mais il devra aussi avoir recours à la seconde, qui présente de nombreux désavantages.
Qui en sera victime ? Les radios associatives étant locales, il est possible qu'elles soient un temps reléguées sur la bande L, afin de libérer de la place sur la bande III pour les radios commerciales qui sont, elles, nationales ou régionales.
Bande III ou bande L, T-DMB ou DAB+, les appareils de radio actuels ne permettront pas de capter les nouvelles ondes numériques. Radio-réveil, autoradio, chaîne hi-fi : les amateurs devront donc renouveler tous leurs équipements pour profiter de la radio du futur.



















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De
14H06 | 14/11/2007 |
>« les amateurs devront donc renouveler tous leurs équipements pour profiter de la radio du futur »
Tous les récepteurs de radio des trente dernières années seront donc bons pour être mis à la poubelle… Quel coût écologique ! Y a-t-on pensé ?
De nahera
16H39 | 14/11/2007 |
Proprement scandaleux ! !
Mais ce n'est pas parce qu'ils ont fait un Grenelle de l'environnement qu'ils sont capables de « penser Environnement »
« Qui en sera la victime ? » : les petites radios et tous les auditeurs, bien sûr..
Car le cout économique ne me semble pas négligeable non plus : remplacer toutes les radios qu'on peut avoir dans tous les coins (vu la durée de vie d'une radio, moi j'en ai une dans chaque pièce, plus voiture, plus baladeur, plus bureau…). Hors de question de remplacer tout ça ! !
A moins que ce soit un truc pour doper la croissance……….
Et vu du côté des radios, combien d'auditeurs vont'elles perdre dans la bataille ?
Parce que si je comprends bien :
il est inutile à partir de maintenant d'acheter un appareil quelconque comportant un tuner FM. Donc autant acheter un baladeur uniquement mp3, un auto radio uniquement lecteur CD, une chaine hifi sans tuner,….etc. Je suppose d'ailleurs qu'une étiquette va être apposée sur tous les appareils en vente pour Noël : « Attention obsolète dans un an »…..
Et quand on sera bien habitué à vivre sans radio,…et bien on s'en passera ! !
De Marine 2012
Hymen troué par neuf hymen refait à... | 15H11 | 14/11/2007 |
S'il s'agit de radios comme Radio J ou des radios de gauche, il va falloir penser au retraitement des déchêts. Pour le reste je m'en fiche, il reste toujours Internet : http://www.frontnational.com/multimedia_radios.php
à Marine 2012
De
15H22 | 14/11/2007 |
Pour vous pas de problème en revanche avec Radio Maryja, n'est-ce pas ?
à Marine 2012
De
17H40 | 14/11/2007 |
Il est vrai que de tous temps, les fascistes se sont rejouis du controle des voies d'expression. Le FN est bien une vermine a eradiquer.
De
10H58 | 19/11/2007 |
Bravo pour votre article, pas un seul grand quotidien n'a été capable d » expliquer la problématique aussi bien que vous.
La mission première du CSA est d'assurer le respect du pluralisme et de la diversité : plusieurs normes aujourd'hui sont possibles pour que toutes les radios, petites, grosses et nouvelles puissent accéder à la diffusion numérique.
Les pretextes invoqués par le GRN, qui représente tous ceux qui n'ont aucune envie de voir débarquer de nouvelles radios :
-1/ le pauvre consommateur va être perdu. Pas vraiment puisque c'est transparent pour l'auditeur d'ecouter via l'un ou l'autre format sur un poste mutistandard.
- 2/ L'industrie des fabricants a besoin d'une norme unique . Pas vraiment , les atermoiements auxquels on assiste ne sont pas de nature a encourager les achats de recepteurs, et à créer la confiance.
Au final, le CSA et le Gouvernement qui sont censés défendre l'Intérêt Public ( mission de service public ? ) font passer les intérêts du puissant Lobby Radiophonique après ceux des consommateurs- citoyens ( nous tous quoi ! )
Alors la Culture , le CSA , l'Industrie devraient y refléchir à deux fois, avant de nous rejouer l'exception culturelle française mais à l'envers .
De
10H58 | 19/11/2007 |
Bravo pour votre article, pas un seul grand quotidien n'a été capable d » expliquer la problématique aussi bien que vous.
La mission première du CSA est d'assurer le respect du pluralisme et de la diversité : plusieurs normes aujourd'hui sont possibles pour que toutes les radios, petites, grosses et nouvelles puissent accéder à la diffusion numérique.
Les pretextes invoqués par le GRN, qui représente tous ceux qui n'ont aucune envie de voir débarquer de nouvelles radios :
-1/ le pauvre consommateur va être perdu. Pas vraiment puisque c'est transparent pour l'auditeur d'ecouter via l'un ou l'autre format sur un poste mutistandard.
- 2/ L'industrie des fabricants a besoin d'une norme unique . Pas vraiment , les atermoiements auxquels on assiste ne sont pas de nature a encourager les achats de recepteurs, et à créer la confiance.
Au final, le CSA et le Gouvernement qui sont censés défendre l'Intérêt Public ( mission de service public ? ) font passer les intérêts du puissant Lobby Radiophonique après ceux des consommateurs- citoyens ( nous tous quoi ! )
Alors la Culture , le CSA , l'Industrie devraient y refléchir à deux fois, avant de nous rejouer l'exception culturelle française mais à l'envers .
De
14H16 | 14/11/2007 |
Putain,il va falloir changer d'auto-radio ! ! !
De
14H28 | 14/11/2007 |
Pas de problème, il suffit de changer de voiture !
De
14H58 | 14/11/2007 |
Ne tolérez plus que l'on vous dise que « techniquement ce n'est pas possible » car maintenant c'est toujours un mensonge.
De
14H58 | 14/11/2007 |
quel bon moyen de faire consommer et de relancer la croissance ! ! ! ….
Pas sûr cependant que cela améliore le pouvoir d'achat.
De
15H13 | 14/11/2007 |
Attention : Numérique ne veux pas dire meilleure qualité. Tout dépend du débit, de l'échantillonnage, de la compression etc…
Va-t-il y avoir des DRM ?
C'est sur le but c'est de faire consommer. Voir la situation de la télévision numérique gratuite par satellite qui s'organise pour faire changer tout le matériel de réception numérique existant.
Pauvre planète et pauvre consommateur ! ! ! !
Consommateur achète ton graveur de DVD disque dur de salon. A mince oui mais maintenant c'est du HD-DVD donc il en faut un autre. Tu as pris un crédit pour ton écran plat. Zut ce n'est pas compatible HD-Ready. Donc il en faut un autre. Oh c'est bete le HD-ready c'est pas le full-HD. Tu vas perdre en qualité. Il te faut un écran full HD. ………….
De Succédané
| 15H15 | 14/11/2007 |
Posséder une radio qui fait un peu TV avec son écran est ce bien utile ? le numérique améliorera t il significativement le confort d'écoute par rapport à la bande FM actuelle ? pourquoi est il nécessaire d'abandonner totalement la bande FM ?
Laissez ce numérique pour les téléphones qui font tout et accessoirement téléphone et laissez nous la bande FM avec nos petites stations favorites
à Succédané
De
15H37 | 14/11/2007 |
C'est d'autant plus curieux que la TNT, honnêtement, c'est plutôt mauvais dès qu'on reçoit mal… image saccadée, etc.
Ca va donner quoi avec la radio numérique ? L'avantage de la FM, c'est que lorsqu'on reçoit mal, on reçoit quand même.
De
15H27 | 14/11/2007 |
En moyenne, le nombre de poste par foyer est légèrement supérieur à 6, donc vu que les prix des transistors numériques oscilleront entre 40 et 150 euros selon les fonctionnalités, on est pas près de renouveller le parc…
mais pas d'inquiétudes, avant que le signal analogique ne soit coupé, il se passera entre 5 et 15 ans selon le CSA… donc tout ça se passera très progressivement…
mais du coup, quelle que soit la norme, les radios devant supporter les frais de diffusion en analogique et en numérique pendant plusieurs années, cela va doubler leurs coûts techniques… leur rentabilité va fortement se dégrader…
De
16H18 | 14/11/2007 |
c'est pas grave, c'est surtout les radios associatives qui pourront pas tenir la route ! Elles ne font pas d'argent de toutes façons..
beeeerk
De
15H28 | 14/11/2007 |
On est bien en France, plutot que de se demander quelle est la norme majoritairement utilisée, on se casse la tête pour s'isoler. Comme ça, un appareil devra etre créé spécialement pour la France et donc on ne verra rien de compatible. L'histoire se repète encore et encore (qu'est ce qu'il était bien notre minitel ! ).
JCB
De
07H10 | 15/11/2007 |
Et notre SECAM !
De
15H50 | 14/11/2007 |
Après l'interdiction de Zalea de la TNT, on peut s'attendre au pire pour le paysage radiophique numérique.
« Vous rendez-vous compte ? Il restait des médias libres et accessibles… ! Heureusement que le CSA va nous censurer tout ça, Nabot 1er ne peut pas connaître tous les patrons des radios associatives, ma bonne dame… »
Quelle pitié !
Heureusement qu'il reste internet pour la libre expression.
De
16H51 | 14/11/2007 |
Ah ca ira ca ira….
Une fois de plus la sélection se fait par le fric :
* pour les radios associatives
* pour les auditeurs
Plus que jamais les « requins » ne supportent pas la liberté, meme les plus petits espaces qu'il faut défendre becs et ongles
la encore il va falloir se battre
les militants de la radio ont encore du pain sur la planche
Pierrot
Radio Campus Lille
De
11H56 | 15/11/2007 |
Le passage au numérique menace, s'il est imposé de cette façon,encore un peu plus,la libeté d'expression et accentuera la fracture numérique qui est un réel problême.
Une personne avec peu de moyens peut encore s'offrir ou offrir un récepteur analogique.
Il est façile à un bricoleur moyen de réparer un récepteur analogique de récupération pour faire plaisir à quelqu'un qui n'aurai pas de quoi se l'offrir.
Oui au numérique,
mais pas en imposant la suppression de l'analogique et en nous obligeant à jeter encore plus rapidement notre matériel périmé à la poubelle.
La cohabitation est possible,elle existe déjà dans de nombreux pays : Allemagne,Angleterre,States etc…ou de nombreux émetteurs FM de petite puissance existent par exemple sur les campus et où de três nombreux émetteurs AM locaux permettent de couvrir de vastes étendues.
En ondes courtes on peu encore capter de nombreux pays qui émettent en modulation d'amplitude et ce même avec un poste à galène comme récepteur.
En ondes courtes et même en petites ondes où en grandes ondes existent des émissions de radio numériques internationales ou locales avec un systême dit D R M,
ou Digital Radio Mondiale, dérivé du mpeg4 et qui se reçoit avec des récepteurs et des logiciels libres sur PC ou avec des récepteurs autonomes (encore peu répandus il est vrai).
Sinon,je vais ressortir mon émetteur pirate en FM et en AM et on rejouera au chat et à la souris comme en 39/45 ou comme avant 1981 …
Et on émettra aussi sur internet.
Et on prendra le maquis ou la mer (vive Radio-Caroline)
Nostalgie (je ne l » ai presque pas fait exprês)quand tu nous tiens !
J'espêre que là encore nos décideurs feront le choix technique d'une norme pas uniquement Franco-Française :
Exemple, le SECAM, le mpeg2 actuellement pour la TNT, alors que le mpeg4 est seul adapté à la TV Haute définition et que les adaptateurs courants seront dans peu de temps déjà périmés…
Et la « fracture numérique “ va encore s'accentuer, car les zones de couverture, voir l'exemple de l'ADSL et de l'actuelle TNT sont encore trop limitées.
Je ne parle pas de l'accès à la TNT, par satellite, qui été confié (sur appel d'offre)au seul opérateur satellite (C+) qui a récemment dévoré son concurrent et impose des décodeurs spéciaux, loin d'être techniquement satisfaisants.
Sachant aussi que cet opérateur unique ( eh l'Europe ? et ta belle notion de concurrence où es-tu ? )ne diffuse même pas les programmes de la TNT avec les normes du CSA …
(voir revues TELE-CABLE SATELLITE-NUMERIQUE en kiosque ou sur le net) et je n” ai pas d » actions chez eux ! !
Pardon pour les détails techniques, mais le sujet me tiens à coeur, car l'accès à l'info, à la distraction (même si parfois il y beaucoup de commerçial et de politique) et pourquoi pas à la culture me semblent primordiaux.
De
23H10 | 17/11/2007 |
Ce qu'il ya de bien avec la radio, c'est qu'on peut ne pas l'écouter du tout. Alors qu'elle soit analogique ou numérique…
Pour la télé, pareil.
De
16H52 | 14/11/2007 |
« Les radios associatives occupent une place équivalente aux radios commerciales sur la bande FM sans créer de la valeur ajoutée. »
est ce que quelqu'un pourrait traduire ca : « sans créer de la valeur ajoutée. » ? ca veut dire quoi ?
De
17H26 | 14/11/2007 |
Le Grand Requin (celui qui a des $$ à la place des yeux) te répondra que la radio associative ne rapporte rien à personne… Pas d'argent = pas de valeur.
Bon, manifestement l'auteur de ces mots aura oublié de parler des apports culturels (mais qu'est-ce que c'est ? ? ? ), sociaux (ouh le vilain mot), et humains de ces radios.
--
GP
De futur retraite
21H02 | 14/11/2007 |
ça veut dire qu'elles ne produisent pas de dividendes pour les actionnaires.point.
De futur retraite
21H03 | 14/11/2007 |
ça veut dire qu'elles ne produisent pas de dividendes pour les actionnaires.point.
à futur retraite
De
03H04 | 15/11/2007 |
le csa est charge de defendre les actionnaires ?
De
17H00 | 14/11/2007 |
Il est techniquement possible de garder la fm !
De
17H42 | 14/11/2007 |
On parle de T-DMB (qui arrange plutôt les réseaux et radios historiques : RTL, Europe 1, RMC, NRJ…)
Puis il y a le DAB+ qui peu à moindre coût être déployé et assurer l'arrivée des « petites » radio en numérique.
Enfin, il y a le DRM, qui peut permettre aux radios diffusées en grandes ondes et en ondes moyennes d'arriver en numérique. Là dessus on entend guère Radio France qui au lieu de donner l'exemple en se comportant comme un service public, se renge aux côté de NRJ et consorts pour pousser la norme T-DMB.
Reste la voie atypique. J'ai eu vent d'un projet indépendant de radio numérique en Bretagne, leur travail est colossal. A voir là : http://littoralinfo.over-blog.com/
Et si la radio numérique prenait des chemins alternatifs ? Z'ont peut-être pas prévus ça les grands groupes !
LD
De
18H11 | 14/11/2007 |
Article intéressant mais qui ne pose pas la vrai question qui a été posée lors d'un conférence de presse du Président de DR France MR Samil SHALAK :
-la radio c'est pour faire quoi ? diffuser du son ?
Aujourd'hui avec le T-DMB, on veut fait une sorte de radio-télé (pas très différent des essais des dix derniers années sur le DAB).
Comment regarder l'écran de sa radio sous la douche, en prenant son petit déjeuner, en conduisant sa voiture ?
Veut-on, comme c'est hélas la coutume en France (SECAM, Concorde, Rafale…) adopter une norme que l'Europe n'adoptera pas.
Il faut savoir que la radio numérique existe en ANGLETERRE et en ALLEMAGNE et comme c'est curieux la norme T-DMB n'est pas celle adoptée dans ces pays.
Pire, nos amis anglais ont fait savoir à la COMMISSION EUROPEENNE leur opposition à l'adoption par la France de cette norme, ce qui a retardé la signature de l'arrété ministériel français sur la norme de radio numérique.
Pour se résumer, on ne peut pas faire cavalier seul pour l'adoption d'une norme car nous sommes tenus par notre appartenance à l'Europe et par la disponibilité de matériel de réception sur le marché.
Ceux-ci ne seront pas fabriqués pour le seul marché français mais pour au moins le marché européen.
Enfin , une piste qui pourrait permettre aux grandes radios (ex-périphériques)d'émettre en numérique sans écraser les radios associatives c'est la DIGITAL RADIO MONDIALE (numérisation des ondes émises en modulation d'amplitude avec une portée continentale ! ! ! ! ) qui aujourd'hui est opérationnelle tant en Europe qu'en France.
Problème, il n'existe sur le marché d'un seul récepteur fabriqué…..à Hong Kong…. ! ! ! !
A suivre sur le NET ….et non à l'écoute de votre radio préférée