« Je n'ai croisé que des gens qui me disaient bon courage »
A écouter les radios ce matin, Paris était bouché, les usagers des transports sur les dents, l'insulte à la bouche contre ces grévistes qui nous prennent en otage...
Eh bien, je travaillais sur Paris, j'y suis allée et, oui, j'ai marché, durant deux heures. Je n'ai croisé que des gens qui, sans me connaître me souriaient et disaient « bon courage », j'ai pris la ligne 6 et j'ai longuement discuté avec une jeune femme qui croyait que ce serait terrible, j'ai eu une correspondance à Nation sur la ligne 9 au bout d'une minute d'attente -certes, la rame suivante était prévue vingt-cinq minutes plus tard.
Je me suis dit que bien des gens devraient juste faire l'expérience d'un trajet en car aux Antilles, par 37°C au soleil, pour arrêter de se plaindre au moindre petit inconvénient, qui me semble tout à fait supportable.
Et puis, finalement, j'attends le réveil lorsque tous les acquis de tous auront été rognés et que les vieux pleureront sur leur boîtes de médicaments non remboursées, que les très vieux, devront, comme aux Etats-Unis -notre modèle ? - travailler dans les supermarchés à mettre des courses en sachets pour arrondir leur retraite... Là, on reparlera des grévistes empêcheurs de s'empâter en rond.
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Oui, les hommes et femmes de ce pays ne sont pas toujours l'image que veut bien nous dessiner la presse aux bottes du pouvoir. La solidarité existe, les gens se rendent bien compte que le plus dur sera pour bientôt, pour dans un an, avec 41 an de cotisation et plus tarde de 42, etc... etc... ; et ce toujours pompé sur les salariés... Bon courage, ne lachez rien. Un vieux anar de 68.




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