Depuis la réception à l’Elysée du Premier ministre du gouvernement birman en exil, le 26 septembre, la direction de Total se répand dans les medias pour y asséner "ses" vérités, qui sont parfois fort éloignées de la réalité.
Mieux, ou pire, Christophe de Margerie, patron de Total, a réitéré, le 16 octobre devant les membres de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, les mêmes contre-vérités qu’il avait infligées aux lecteurs du Monde le 6 octobre précédent.
M. de Margerie répète qu’en cas de retrait de Birmanie, Total serait immédiatement remplacé par des compagnies chinoises, indiennes, sud-coréennes ou japonaises. Il s’avère que la réalité est autre.
En effet, depuis que le pétrolier américain Chevron a racheté en 2005 Unocal, le partenaire historique de Total dans le projet Yadana, les Américains cherchent à se retirer du guêpier birman et n’y parviennent pas. Pour une raison soigneusement occultée par les porte-parole de Total. D’abord, si Chinois, Indiens, etc sont avides de gaz birman, c’est pour approvisionner leurs propres marchés fortement demandeurs d’énergie. Or, le gisement de Yadana ne peut qu’approvisionner que la seule Thailande, par le gazoduc existant.
D’autre part, le contrat liant Total, Unocal et le thailandais PTT à la Moge, l’émanation pétrolière de la junte birmane, prévoit des clauses de sortie du consortium assez léonines, si aucun des partenaires ne souhaite reprendre la part du partant, ce qui est le cas. En fait, un départ de Total de Birmanie coûterait cher et cela, le pétrolier le refuse.
M. De Margerie prétend, en le répétant, que l’opposition démocratique birmane n’a jamais demandé le départ de Total. Pourtant, les démocrates birmans n’ont jamais varié. Dès la signature du contrat Yadana, en 1992, ils ont demandé à Total de renoncer à son projet. Lors de la pose du tronçon terrestre du gazoduc entre 1995 et 1998, ils ont dit et répété au pétrolier de stopper sa collaboration avec un régime illégal, qui, associant étroitement Total aux militaires, en faisait le complice obligatoire de travail forcé et autres graves violations des droits de l’Homme.
Depuis la mise en service du gazoduc, en 2000, les démocrates birmans ne cessent de réclamer l’interruption de la perfusion financière que représente pour la junte l’exportation du gaz de Yadana. Pour eux, Total est le principal artisan du passage de la junte du statut de narcodictaure à celui de gazodictature, sans que les généraux birmans aient en quoi que ce soit modifié leur comportement ubuesque, ou songé à consacrer même une infime portion de la manne gazière –plus de 3 milliards de dollars en sept ans- à la santé, à l’éducation d’une population désormais guettée par la famine.
Toutes ces évidences n’empêchent pas M. Lassalle, responsable de la communication de Total, d’affirmer, comme il vient de le faire sur l’antenne de Public-Sénat, le 10 novembre, que le pétrolier a soigneusement choisi ses sous-traitants pour qu’il n’y ait aucun risque de travail forcé sur son chantier birman.
Il oublie sans doute que le principal sous-traitant -en effectifs- est l’armée birmane, qui, partout où elle opère, recourt systématiquement à ces pratiques d’un autre âge. C’est d’ailleurs en idemnisant en 2006 huit victimes de ces mauvais traitements que Total a mis fin à une procédure instruite contre lui au tribunal de Nanterre pour crime de séquestration, la qualification en droit français du travail forcé.










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La veritable question est la suivante: ceux qui s’insurgent contre la presence de Total en Birmanie ne sont-ils pas les memes que ceux qui denoncent l’embargo sur Cuba?
à Courageux anonyme 14H03
une petition pour faire suater des serveurs????!!!!!
n’importe quel site de hack c’est faire ca mais pas une petition officiel.
Et si tu savais comment fonctionne un serveur mail, tu serais que si tu envoie plus d’un message (meme entete meme corp meme caracteristique) au serveur il les supprime.
Cdlt
Le patron de Total a déclaré sur RTL que sa société était en Birmanie « le dernier rempart de la démocratie »…
Et un rempart ne fait que « rempartiser » sans prendre parti … Il protège aussi bien les deux protagonistes.
Chlore
Cela me rapelle l’histoire de ce chanteur qui dit avoir construit un mur anti-cons autour de chez lui et du coup ne peut plus sortir…
Le dernier rempart que la democratie ne peut surmonter. Ils ne manques pas d’humour au moins.
Pour un grammai-rien c’est vraiment décomplexé.
Malheureusement ils ne gagnent pas leur argent qu’à la pompe.
Sur le plan local, c’est le même pétrole qui va dans toutes les pompes.
Donc en achetant ailleurs tu peux les engraisser quand même.
Le seul moyen, c’est de boycotter l’essence.
Mais qui est prêt à le faire ?
Lorsque l’on a l’honneur d’être choisi comme enquêteur sur la réalité des relations entre les birmans martyrisés et TOTAL, on devrait avoir la décence de refuser tout paiement d’honoraires.
Kouchner, hélas n’est pas fait de ce bois là. Cela jette une première ombre sur sa personnalité et sur ses engagements. Son ambition sans frein dévoilée par son ralliement à Sarko, confirme que l’individu n’était pas celui que l’on croyait.
La légende du French-doctor n’est-elle en définitive qu’une légende batie par ses amis du show-bizeness-médiatique?
Ce n’est pas vraiment une surprise. Etre pour l’intervention américaine en Irak, c’est approuver d’avance les massacres collatéraux de centaines de milliers de civils innocents. L’Histoire a montré, de Dresde à Hannoi en passant par Tokyo le goût des bombardements massifs à haute altitude des courageux cow-boys volants de l’oncle Sam.
Qu’un tel homme est pu se faire passer pour ce qu’il n’est pas et faire illusion si longtemps, montrent bien le pouvoir de désinformation des groupes média-militaro-industriels qui nous tiennent sous leur coupe.
C’est incroyable qu’ils sont toujours là…
Comment pourrait-on réagir en tant que citoyens?