
(De Casablanca) Inflation, mauvaise répartition des richesses, joug du pouvoir local, accès difficile à l'information : les soulèvements populaires se multiplient dans le Maroc profond.
Sefrou, petite ville du Moyen Atlas (200 km à l'est de Rabat) a soudainement été bousculée, le 23 septembre, par des affrontements sans précédent entre quelque 2 500 habitants et les forces de l'ordre, faisant au total plus de 300 blessés, et une quarantaine de prisonniers. Les images prises ce jour-là montrent des voitures incendiées, des bâtiments publics saccagés, des cris de colère couverts par les hurlements de sirènes. (Voir la vidéo.)
Tout avait pourtant commencé par un sit-in pacifique contre la cherté de la vie. Face à la colère populaire de Sefrou, le gouvernement marocain s'est d'ailleurs réuni en urgence pour annuler la hausse (de 30%) du prix du pain qui venait d'être décidée, au lendemain des élections législatives du 7 septembre et à la veille du mois de Ramadan.
La protestation enfle dans un pays qui revendique sa modernisation
En 1981 à Casablanca, puis à Marrakech et dans le Rif trois ans plus tard, c'est aussi le prix du pain qui avait fait descendre dans la rue des milliers de manifestants, parmi lesquels une sévère répression avait fait des centaines de morts.
On en est loin. Mais depuis près de trois ans, les cas de protestation populaire et de désobéissance civile se multiplient et se radicalisent dans le royaume. Des mouvements que le pouvoir au mieux ignore, au pire réprime violemment. Voilà qui fait tache sur l'image de bonne gouvernance, de modernité et de progrès social que le royaume s'efforce de mettre en avant.
Depuis peu, des habitants de Ben Smim, un village du Moyen Atlas, sont poursuivis pour avoir protesté contre la privatisation de la source d'eau locale. Auparavant, à Tamassint (près de Al Hoceima, dans le nord), une marche de protestation contre les conditions de vie après le tremblement de terre de février 2004 s'était heurtée à la matraque policière. Idem à Tata, où des étudiants se sont soulevés au nom de l'accès à la santé, ou encore à Mfassis, près de Khouribga, où quelques habitants qui dénonçaient l'expropriation des terres agricoles par le tout puissant Office chérifien des phosphates (OCP) ont été accusés d'« outrage aux forces publiques ».
Des conflits nouveaux, bien loin des luttes syndicales traditionnelles
Ben Smim, Tata, Mfassis, Tamassint, Bouaârfa… Des bleds perdus dans le » Maroc inutile » , sans tradition de lutte, » où un petit « cheikh » ou un « moqqadem » (représentants de l'autorité locale) peuvent calmer toute une ville » , témoigne Hicham Houdaïfa, auteur de nombreux reportages sur ces nouvelles luttes sociales pour Le Journal hebdomadaire.
» On y voit surgir des mouvements d'un genre nouveau, peu ou pas organisés, explique Khadija Ryadi, présidente de l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH), en première ligne pour relayer ces dissidences malmenées. Malgré nos 73 sections locales, on n'arrive pas à tout suivre » .

Différents des confits syndicaux traditionnels -dont les plus importants sont aussi durement » cassés » -, ces nouveaux soulèvements populaires semblent revêtir une dimension davantage existentielle. Il y a bien sûr l'« aggravation de la misère, la mauvaise répartition des richesses, le fossé qui s'agrandit entre Maroc “utile” et Maroc “inutile'. Il n'y a pas de vraies réformes, les gens ne sont pas dupes des effets d'annonce” , estime Khadija Ryadi :
“Certaines régions ont connu plusieurs années successives de sécheresse et la caisse étatique de compensation ne marche presque plus, complète Hicham Houdaïfa. Dans le Rif et l'Oriental, des tribus rebelles ont aussi subi les punitions collectives de l'ancien régime.”
» Ces soulèvements sont ceux de populations livrées à elles-mêmes face au Makhzen (le pouvoir marocain), témoigne Souad Guennoun, photographe et militante de Attac-Maroc. A Sefrou, ça a commencé à dégénérer quand une femme a été giflée par un flic » .
Ce qui unit ces soulèvements isolés : « la “hogra”, ce mélange d'injustice et de mépris qui pousse des gens à sortir leur carte d'identité et la piétiner », témoigne Hicham Houdaïfa. A Bouaârfa, dans l'Oriental, voilà deux ans que les habitants menacent les autorités d'exode collectif vers l'Algérie, provocation sensible s'il en est.
Des révoltes, mais pas de révolution : le roi reste intouchable
« On se mobilise plus dans certains coins reculés que dans les grandes villes, où » les gens sont pieds et poings liés par le coût de la vie, croulent sous les crédits, ont perdu la notion de bien commun, craignent en tout gardien d'immeuble un flic potentiel et ne peuvent payer les transports pour aller manifester », avance Souad Guennoun. Peut-on pour autant parler d'une prise de conscience politique des masses ? « Disons d'une petite marge de parole, et de l'importance de la lutte commune », estime Khadija Ryadi.
Mais ces révoltes contre le système ne s'accompagnent pas de revendications politiques d'envergure, encore moins de velléités révolutionnaires. Surtout, le roi est invariablement considéré comme intouchable, loin au-dessus de la mêlée discréditée des partis, ministres, autorités locales et forces de l'ordre.
» Il est très respecté, perçu comme le seul détenteur du pouvoir mais surtout le protecteur. C'est « Sidna » (Notre Majesté, avec une connotation paternaliste), témoigne Hicham Houdaïfa. Dans chaque manifestation, les gens brandissent des portraits du roi » .
Un gage sincère de loyauté, mais aussi un » talisman » contre la répression, » un bouclier qui les préserverait contre les gourdins » , souligne le chroniqueur Khalid Jamaï dans Le Journal hebdomadaire (16 au 22 juin 2007).
Pourtant, les accusations de » lèse-majesté » servent souvent de prétexte à de lourdes peines : depuis la dispersion violente de manifestations de diplômés chômeurs le 1er mai, de nombreux » détenus d'opinion » purgent des peines allant jusqu'à quatre ans ferme pour » atteinte aux valeurs sacrées du Royaume » .



























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De
20H12 | 13/11/2007 |
Plus de fric pour ceux qui en ont deja trop, pour le peuple d'en bas Rien au mieux, la mort au pire.
Sarko, Rachida, Mühammed x meme motivation.
De
20H40 | 19/11/2007 |
Le Maroc est dans la bonne voie, il faut juste que le peuple patiente un peu et y mette du sien.
Puis les emeutes que vous voyez en video, c'est pas aussi dramatique que ca, ce n'est qu'une satisfaction d'un besoin ancré dans chaque ma marocain : foutre la merde.
Comme un suisse ressent une forte envie de faire du ski en hiver, un marocain ressent de fortes envies de foutre la merde, c'est comme ca.
De
20H51 | 13/11/2007 |
Ravi de voir que ça se bouge au Maroc. Et pourvu que ça continue à se bouger par tout le pays. Que les marocains reprennent à nos néo-colonialistes ploutocrades ce qu'ils leur ont volé de leurs murs, de leur histoire, de leur identité. Honte aux Delon, aux Strauss-Kahn, aux retraités européens gavés de thunes qui annexent les ryads pendant que les mômes marocains tendent la main à chaque coin de rue, et que les familles marocaines s'entassent dans des taudis.
De
22H07 | 13/11/2007 |
100 pour cent d'accord avec toi mon frere
il ne montre que ce qu'ils veulent maracheh ou casablanca, ou vont ces trou de balle de touristes de merdre, mais ils montrent pas nos freres qui souffrent et qui n'arrivent pas à joindrent les deux bouts salam mon frere
De
15H40 | 14/11/2007 |
Si les « trous de balle de touristes de merde » ne venaient pas claquer leur pognon dans ton pays ca serait le quart-monde, la-bas, et pas le tiers-monde. Alors ne crache pas dans la harira.
Faut t'en prendre aux promoteurs véreux et aux politiques achetés, pas aux ptits vieux qui se font arnaquer dans les souks avec des services à tajine made in china : -)
Gigi
De cooper59
pour la decroissance ! | 14H22 | 15/11/2007 |
petite reponse au C A de 22H07 , si le peuple marocain est dans la merde c'est exclusivement du a la corruption , au manque de democratie , et a l'amour immodéré des elites marocaines pour le pognon ! les retraites qui visitent le Maroc n'ont rien a voir la dedans , je vais au Maroc de temps en temps , je prends l'avion et apres je me debrouille sur place , pas de sejours , pas d'hotel luxueux ,je me promene en routard , en train ou en car , et là ou je vais il n'y a pas de touristes , donc ça ne me derangerais pas si les touristes allaient ailleurs , en tout cas , ce que je vois sur place , c'est des creves la faim qui cotoient les mercedes a vitres teintées ( et elle sont pas conduites par des touristes ), bref la misere d'un coté et le luxe de l'autre ! a mon avis le seul moyen de réequilibrer tout ça c'est une bonne revolution populaire , sinon vous y serez encore dans 50 ans , le reste c'est de la litterature ! voila c'est dit !
De
22H32 | 13/11/2007 |
Ne te trompe pas de cible en reprochant aux étrangers de dépenser leur argent au Maroc. Regarde plutôt du côté de certains marocains qui s'enrichissent grâce aux Bakchich et que cet argent manque cruellement pour éradiquer les taudis.
De lamichael
21H01 | 13/11/2007 |
la prochaine révolution ne sera pas française mais mondial.
comme toute révolution,elle prend son temps,elle se nourrit des avarices des clans dirigeants.
cela prendra encore des années avant que l'union mondial face voir son visage.
il ne faut pas perdre espoir de voir un jour ce monde changé pour le meilleur.
nous évoluons a chaque seconde vers un destin ou l'humain ne chercheras plus a abusé l'autre mais au contraire a l'aidé.
malheureusement il faut pour cela que des générations,des peuples se soulèvent et donnent leurs vies pour ceux qui viendront ensuite.
personnes ne peut dire ou,quand,comment cela commenceras,
mais cela arrivera
à lamichael
De
22H08 | 13/11/2007 |
Tout à fait d'accord avec toi ,cette révolution mondiale approche ,le miroir aux alouettes va bientôt se briser , tout le « monde “ ne peut devenir riche même en travaillant plus , on va bientôt atteindre les limites que la planete pourra supporter , pollution , changement climatique , pénurie de matières premières , gabegie des Yachts ,des avions A 380 privés etc . La descente ‘ sur terre est pour demain ; ce ne sera pas le Grand Soir mais tout d'abord un KO révolutionnaire mondiale
De
21H45 | 13/11/2007 |
Les armes de nos maîtres sont le mensonge et l'injustice : la révolte, même perdue d'avance, et déjà une victoire….
Et pendant ce temps, dans un petit village du monde, des connards de pauvres qui se montent les uns contre les autres…
De
21H48 | 13/11/2007 |
Toujours les mêmes arguments, les mêmes analyses pour expliquer le mal de l'afrique du nord, du maroc à la tunisie, la peur est omniprésente, la torture, la justice expéditive, les prisons secrètes. Vous n'avez pas idée, j'ai l'impression de revivre les mêmes discussions avec mes amies marocaines ou algériennes d'il y a 40 ans, c'est impressionnant. Toujours le roi au-dessus de tout, car si on s'attaque à lui : malheur sur vous et les vôtres, alors on fait semblant, on brandit son portrait. Ici au Maroc, le portrait du roi, en Syrie le portrait d'El-Assad, en Jordanie celui du roi et de la reine.
Voilà bien pourquoi Dati pour moi, c'était un peu de ce Maroc totalitaire qui se cache sous une belle apparence et dont je ne voulais pas en France. Car la petite dame n'est pas une démocrate, n'en doutez pas.
De
21H55 | 13/11/2007 |
A Mme Maréchaud
Le Maroc à un taux de croissance de 5,4% depuis 2001.Il se diversifie de plus en plus(aéronautique,textile,offshoring,automobile,électronique,tourisme).
200 000 emplois par an ont été créer depuis 2002.il y'a des contrats programmes dans les domaines de l'industrie(plan émergence),du commerce(plan rawaj),du tourisme(vision 2010 qui marche)et dans l'artisanat.De plus,le secteur des télécommunications est en pleine croissance(+20% de chiffres d'affaires pour maroc télécom).De cela,pas un mot dans votre papier fait de parti-pris discutable.De plus,je réprouve les peines de prisons pour les émeutiers,mais soyons honnête,ils sont très peu.Quand à la liberté de la presse,lisez l'avant-dernier numéro de tel-quel consacré au porno,il n'a pas été interdit que je sache,donc cessez vos caricatures.Le maroc n'est assurément pas une dictature mais de la à en faire une birmanie bis,je dis non.C'est un régime semi-autoritaire où le gouvernement change la loi quand il y'a des émeutes(prix du pain)où négocient avec des syndicats grévistes(transport,taxi).
PS : merci de me répondre et cessez de mépriser le maroc.
Said Sellali,français d'origine marocaine agacé des caricatures.
De
23H39 | 13/11/2007 |
Je voulais écrire à la fin de mon propos,le maroc n'est pas une démocratie mais ce n'est pas la birmanie.
De Adicie
www.adicie.com | 01H02 | 14/11/2007 |
J'ai délocalisé une partie de mon activité à Casablanca où je passe beaucoup de temps depuis 1 an et j'ai appris à admirer l'essor du Maroc.
C'est sûr que tout n'est pas parfait, mais je suis d'accord avec toi pour dire que cet article est caricatural.
Les distorsions entre très riches et très pauvres sont les mêmes que partout ailleurs. N'y a t'il pas des gens qui vivent sur les bords du périphérique parisien ? Leurs tentes me rappellent justement les baraques de tôles de certains quartiers casablancais.
Finalement, entre ma première visite il y a 10 ans et maintenant où je suis implanté, j'ai vraiment observé une évolution positive du Maroc. Dans le même temps, j'ai plutôt noté une énorme régression en France.
Les pays émergeants vont-ils supplanter l'ancienne garde de l'Europe qui se meurt ?
Quand à la démocratie, je ne suis pas sûr que cela soit le meilleur système pour les pays à dominance religieuse islamique.
à Adicie
De
02H08 | 14/11/2007 |
Je suis marocain et l'honnêteté me pousse à intervenir pour ne pas laisser certains apparemment poussés par leurs intérêts mesquins à fausser la réalité de mon pays et de mon peuple qui souffre. Je suis certain que c'est votre intervention qui est caricaturale. L'article décrit minutieusement la situation sociale au bord de l'exposition.
Quand à vous monsieur le délocalisateur, je vous dis profite bien avant que le peuple marocain ne se réveille en colère ! C'est sûr qu'un Maroc démocratique ne laissera pas un jour les gens comme vous exploiter le peuple et ses ressources…
à Adicie
De
10H45 | 14/11/2007 |
« les distorsions entre très riche et très pauvres sont les memes que partout ailleurs » je ne pense pas que qu'il y en ai une telle dans les pays scandinaves .la misère en france te fait relativiser la misere au maroc mais ou qu'elle soit elle est intolerable au xxi siecle.
la democratie dans les pays musulmans je ne vois pas pourquoi cela n'est pas possible peut tu expliquer pourquoi .
De
14H31 | 14/11/2007 |
pour répondre à la question la démocratie pourquoi ne serait elle pas possible en pays musulman,je réponds que la religion y gére tout et que c'est un frein à la démocratie
De
01H05 | 14/11/2007 |
BONNSOIR MONSIEUR
VOUS PARLEZ COMME SI VOUS AVIEZ DEJA VECU AU MAROC..LE NUMERO SUR LE SEX O MAROC DE TEL QUEL NE TOUCHE PAS AUX RESPONSABLES NI A LA POLITIQUE…LES IN DICATEURS ECONOMIQUES QUE VOUS NE SORTEZ NE REFLETENT PAS LA REALITE DE LA SOCIETE MAROCAINE..
De Adicie
www.adicie.com | 01H12 | 14/11/2007 |
Encore une fois, les problèmes liés au sexe, corruption et autres abus ne sont pas propres au Maroc. Partout dans le monde se retrouvent les mêmes schémas. Par contre, tout le monde focalise sur ces problèmes puisque cela procure une attirance malsaine.
Pour ma part, je préfère noter les fantastiques projets tel que Tanger-Med ou Casashore.
Personne ne pourra stopper le vice humain, mais c'est l'aspect global des choses qu'il faut privilégier. En considérant la globalité, je persiste à dire que la Maroc est certainement sur la bonne voie au niveau économique et social.
à Adicie
De
15H03 | 14/11/2007 |
EUH…..Vous avez déjà mis les pieds au Maroc ? ? ?
De
17H11 | 14/11/2007 |
C'est difficile de parler du Maroc sans tomber dans la caricature.
Le Maroc est un pays ultra contrasté. L'article parle de Maroc « utile » et « inutile », c'est tout à fait çà. A Casa, d'un quartier à l'autre on se croit soit dans une ville de province française, soit au fin fond du bled (et dans certains quartiers de villas c'est carrément Beverly Hills). A Tanger, l'été, il y a plus de plaques européennes que de marocaines, et dans toutes les villes les Porshe Cayenne cotoient les vieilles R12 et les charettes à bras.
Le Maroc, c'est à la fois des jeunes Marocains qui vont claquer 1000 dirhams (ou plus) dans une soirée, et un gardien de voiture qui vous remercie quand vous lui donnez 2 ou 3 dirhams au lieu du dirham habituel. (et c'est aussi le flic que vous pouvez acheter pour 20 dirhams pour qu'il ferme les yeux sur votre excès de vitesse)
Le Maroc est un pays qui bouge, à toute vitesse. C'est porteur de plein d'espoir, en même temps c'est porteur de difficultés. La question est de savoir si cela va passer ou casser. Espérons que le système saura se remettre profondément en question pour que çà passe.
De
13H33 | 14/11/2007 |
Pourriez vous nous préciser de combien de panneaux solaires dispose le Maroc ?
De
22H51 | 13/11/2007 |
Le surnom « le roi des pauvres » que certains médias français complaisants ont donné à Mohamed 6 s'avère véridique. Ce roi, selon le dernier classement du magazine Forbes est la 7ème fortune royale au monde avec plus d'une centaine de palais et résidences au Maroc et à l'étranger et il contrôle l'économie marocaine par l'intermédiaire du groupe financier l'ONA et autres entreprises qui monopolisent les denrées alimentaires de base l'huile, le sucre,…et l'ensembles des supermarchés et hypermarchés au Maroc ! ! ! ! Ce roi des pauvres bénéficie des milliards annuellement du budget de l'Etat pour lui, son cabinet et ses palais, alors que le peuple vit dans la misère la plus totale ! Ce roi préside la plus grande association soi-disant caritative et privée qui mobilisent tous les services publiques pour collecter des fonds au profit soi-disant des démunis (qu'aucune autre association ne peut se le permettre) et mobilisent tous les médias étatiques que comptent le Maroc pour lancer des appels aux donateurs et surtout pour couvrir la propagande et les activités de Sa Majesté au sein de cette association. Alors que notre Majesté dépense des milliards de l'argent des marocains dans ses palais puisés directement dans la trésorerie de l'Etat. Pourquoi ce roi des pauvres ne puise pas directement dans les caisses de la holding Siger ONA au moins pour ses dépenses faramineuses et pour financer son association caritative ?
De
22H56 | 13/11/2007 |
Question à Cerise Marechaud :
Question simple mais : pourquoi cette info MAINTENANT ?
Plus d'un mois aprés ? Le Maroc est-il un pays si lointain ? Merci de m'expliquer votre cheminement journalistique pour cette info (qui est d'ailleurs intéressante).
De
23H34 | 13/11/2007 |
Vous ne pouvez pas TOUT demander au roi, lui aussi heritier d'un système qu'il ne peux balayer d'un revers de la main. Le Maroc avance, doucement mais sûrement. Ceux qui attendent que tous les marocains sortent de la misère d'un coup de baguette magique serons deçus. Le gouvernement ne peux pas tout, les matières premières ont très fortement augmentées pour tout le monde (petrole ET céréales), il faut faire avec (et pour l'idiot qui qualifie les tourismes de trou de balle, ils te ramènent aussi indirectement à bouffer). Ceci dit, les gens ont raison de crier leurs faim, c'est humain et c'est tout ce qu'il leurs reste.
Rue 89 : Pourquoi cette info maintenant c'est vrai ?
De Larbi.org
23H43 | 13/11/2007 |
Désolé pour ce tag (je sais que ça ne se fait pas) mais juste pour compléter l'article par un autre aspect : les cadeaux fiscaux que le gouvernement marocain vient de faire à Vivendi, Lafarge… dans le contexte que vous avez décrit :
- 450 millions de dirhams/an de cadeaux fiscaux pour Maroc Telecom (Filiale de Vivendi) . Soit 2.5 milliards de dirhams sur cinq ans. La moitié sera rapatriée en France au profit des actionnaires de Vivendi sous forme de dividendes.
- 40 millions de dirhams/an de cadeaux fiscaux pour Lafarge . Soit 200 millions sur cinq ans l'essentiel sera rapatrié en France sous forme de dividendes
http://www.larbi.org/index.php ? 2007/11/13/478-les-cadeaux-fiscaux-nos-am…
De
02H19 | 14/11/2007 |
Il me semble que les Américains auraient proposé 36 « F-16 » fabriqués par Lockheed Martin pour environ de 2 milliards de dollars juste après ces émeutes.
c'est là que va l'investissement !
quel investissement pour l'avenir de la jeunesse ?
De
18H29 | 14/11/2007 |
en meme temps les américains ont subventionné des projets à heuteur de 700 millions de dollars au maroc . mnt je me pose cette question : si c'est dassault qui a décroché le contrat , t'aurai dit la meme chose ? ?
De
08H36 | 14/11/2007 |
HO LES(E)S DE 20H51 ET 22H07 QUI INSULTENT LES TOURISTES ,QUE FAIT VOUS EN FRANCE ? ALLEZ VOIR » EL MOUMINE « IL VA VOUS APPRENDRE A ETRE CORRECT AVEC CEUX QUI VOUS DONNENT LE PAIN ! ! ! ! SI NOUS EUROPEENS NOUS NE SOMMES PAS AU MAROC CE SERAIT LA GRANDE DEBANDADE SANS NOS DEVISES ET VOS COMPATRIOTES ENVOIENT PAR WESTERN UNION PLUS DE 10 MILLIARDS D'EURO PAR AN INGRAT QUE VOUS ETES.HEUREUSEMENT QU'IL Y DES VRAIS MAROCAIN(E)S QUI EUX RECONNAISSENT QUE LES EUROPEENS SONT LA ET ONT LE PLUS GRAND RESPECT POUR NOUS(RESPECT CHERCHEZ DANS LE DICO) ARIOUL QUE VOUS ETES .VOTRE HAINE GARDEZ LA POUR VOUS.ONT PEUT AVOIR LA CRITIQUE MAIS PAS LES INSULTES.
A BON ENTENDEUR SALUT.
SALAM MES “FRERES”
De
11H08 | 14/11/2007 |
Curioso.
Il est vrai que le timing de l'article laisse songeur.
Une « actualité » qui a plus d'un mois et qui revient bizarrement en première page…
Ensuite, vous dites que les prix ont augmenté, la colère aussi, les coups de matraque avec. L'impression que dans un réflexe sadique, le gouvernement marocain se fait plaisir en donnant des coups à ses concitoyens. De maintien de l'ordre et de la sécurité pour les populations et leurs biens, foin d'allusions ! Du prix du baril de pétrole à 100 dollars qu'un pays comme le Maroc accablé par ses déficits doit régler, aucune indication, de la sécheresse qui devient structurelle et qui grève encore plus le budget de l'état, bien sûr pas un mot. Et malgré tout cela, le Maroc maintient la caisse de compensation et investit dans de méga projets de développement ! La pauvreté existe, la richesse aussi, mais plus que tout il y a la VOLONTE du Maroc de s'en sortir. Et ca, les cassandres n'y pourront rien.
La sécurité est la première des libertés.Le premier des droits humains. Les casseurs doivent en être convaincus. Maintenant, traiter les gens dignement et leur expliquer encore et toujours est une nécessité.