Près d'un million de Parisiens poussent, chaque année, la porte de l'un des 18 bains-douches municipaux gratuits de la capitale. Qui sont-ils ? Reportage dans le bains douche de Buzenval, dans le XXe arrondissement.

De fortes effluves de parfum bon marché couvrent l'odeur fade qui flotte dans ces bains-douches publics de la rue des Haies. La porte de l'une des 60 cabines de douches s'ouvre. Une petite femme ronde s'en extrait. Le « clac, clac » de ses talons résonne fort. Emmitouflée dans son manteau beige, elle s'inspecte une dernière fois face au miroir placé dans la salle d'attente. Elle tourne alors les talons et s'en va. Ici, tout le monde est discret. Les échanges sont rares. Les après-midi se passent ainsi dans les bains-douches municipaux : un ballet silencieux orchestré par Ali, le responsable de l'établissement.
Un homme attend. « Celle-ci est libre », annonce Ali. Traînant ses béquilles, l'homme disparaît dans une cabine. Deux rangées de minuscules cabines de douches se font face. Ici, tout est plutôt terni. Propre mais usé. A l'intérieur des cabines, le minimum : des patères, un miroir, une assise en béton et un bouton pour faire couler l'eau. La maison ne fournit ni savon, ni serviette.

Enveloppés dans une chaleur tiédasse, les usagers de ces bains publics font vite. Ils disposent, en principe, de 20 minutes pour se laver. Sauf quand les bains sont vides. Ce samedi, comme tous les weekends, la salle d'attente ne désemplit pas. A l'exception de quelques raclements de gorge, on n'entend que l'eau couler.
Ceux qui se lavent ici sont quasiment tous précaires. Ce sont des femmes fatiguées qui dorment à l'hôtel. Des hommes sans maisons. Et parfois, comme François(1), des pragmatiques : « Je prend une douche avant de prendre le train. » Ce professeur de province est souvent de passage à Paris. Il a deux sacs en cuir à la main ; l'un pour ses dossiers, l'autre pour sa toilette.
« J'ai les yeux qui piquent ! “ Le gamin qui piaille a 4 ans. Il vient là trois fois par semaine avec son père, Hassan. Locataire d'une petite chambre dans un hôtel du quartier, Hassan a trois enfants mais pas de douche :
‘Je viens tous les jours avec un des petits. Je ne suis pas le seul dans ce cas. Toutes les familles de l'hôtel viennent là.’
Pressé de partir, il s'agace lorsque son fils entreprend de grimper sur le pèse-personne désuet qui traîne à l'entrée. Personne ne l'utilise, il est en panne.
Il est 15 heures. Le ballet est incessant. Une blonde étudiante semble débarquer. Une dame édentée réajuste longuement son bonnet face au miroir. Personne ne s'attarde. A l'exception d'un vieil homme qui reste là, assis sur les banquettes en bois de la salle d'attente. Ali travaille. Dans son pantalon bleu, il mène de front l'accueil et le nettoyage incessant du lieu. Accroché à son téléphone portable et à son balai-raclette, il ne s'interrompt que pour saluer ou indiquer les cabines libres.

Antre d'anonymat, les bains-douches municipaux brassent 900000 personnes par an. Dans le XXe arrondissement, il y en a trois. Celui de la rue des Haies ferme ses portes le dimanche après-midi et le lundi. Jérôme, quadragénaire soigné, est en galère depuis quelques semaines. Sa facture EDF étant impayée, il n'a plus d'eau chaude chez lui : ‘Il fait trop froid pour prendre des douches dans mon appartement.’ En jonglant avec les différents horaires des 19 bains municipaux gratuits de Paris, Jérôme parvient à une douche quotidienne. Parfois à l'heure du déjeuner. ‘L'heure de pointe, c'est vers midi et très tôt le matin. Le week-end, il y a énormément de monde. Des gens du quartier mais aussi des gens qui viennent de banlieue’, explique Ali. Il s'interrompt : ‘Monsieur, c'est à vous ! .
Une vieille femme vient de libérer une cabine. Elle se dirige vers la salle d'attente en pestant : C'est un attrape-grippe.’ La fenêtre est, en effet, grande ouverte. Alia s'assoit sur une des banquettes. Cette Tunisienne de plus de 50 ans a le physique de l'endroit : visage ridé, grandes lunettes, joues tombantes, regard sans joie. Locataire d'une minuscule chambre de bonne Porte de Saint-Cloud (XVIe arrondissement), elle vient là une fois par semaine parce que le responsable est ‘gentil’. Avant, elle prenait sa douche à Boulogne, mais les responsables du bain-douche étaient ‘désagréables’.
Elle porte les stigmates d'une vie de misère : trente-cinq ans de ménages, des enfants installés à Tunis, un mari dont on ne saura pas s'il est mort ou simplement parti. Elle parle arabe en agitant beaucoup ses mains décorées au henné : elle fait signe à Ali. Il n'a pas beaucoup de temps mais en prend pour lui demander des nouvelles. Alia est sortie de la douche depuis maintenant une demie-heure. Elle reste quand même là. Elle attend que ses cheveux sèchent. Et un soupir, en forme d'aveu : ‘Je viens ici pour rester propre mais aussi pour parler un peu.’
(1) Certains prénoms ont été modifiés.




















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De Servais-Jean 4591
HS | 03H16 | 13/11/2007 |
Cet article me fait revenir cinquante ans en arrière lorsque je fréquentais les douches de Saint Paul à Lyon.
Ces gents vivent comme il y a ciquante ans,on peut imaginer que certains sont heureux comme je l'étais à l'époque !
à Servais-Jean
De romi45
découvre l'information | 10H10 | 13/11/2007 |
à Servais-Jean 03H16
Heureux ! ! ! !
j'espere que c'etait du second degré ! ! ! !
je suis pas certain que les gens en situation de precarité soitent heureux de leurs conditions.
Cdlt
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 03H27 | 13/11/2007 |
Zineb,
le lieu que tu as choisi pour ton sujet n'est vraisemblablement pas le pire, car il a été retapé ces dernières annés (il y a moins de dix ans, puisque j'ai quité ce secteur il y a 11 ans)…
je ne sais pas si tu as pu prendre le temps d'arpener les rues. Si le quartier de la Réunion a été refait (et ne ressemble plus à l'époque des premières occupations d'avant la création officielle du DAL), il reste encore des fontaines sur les trottoirs.
l'eau courante est certes courante, mais pas dans tous les immeubles. et c'est à deux pas de l'un des lieux touristiques de Paris, ville-lumière, le Père-Lachaise, sauf que les touristes ne rentrent jamais par le côté du Mur des Fédérés…
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
De
06H54 | 13/11/2007 |
Voire plus de cinquante ans en arrière. Ce pourrait être l'univers de Calaferte ou des vieux Nestor Burma. Ou, plus près de nous, la misère ordinaire que décrivait Bukowski dans la Los Angeles des années 70. Pardon ce cette aparté littéraire, je connais très peu Paris, j'habite un joli coin de planète où il fait beau et bon et où les gens, cependant, riches et pauvres, sont presque toujours de passage.
C'est ce qui m'intrigue le plus, dans tous les récits et témoignages de misère que je lis ici ou là : cette notion d'ancrage en un lieu, moche de surcroît, où rien n'a marché, où on se retrouve seul, où il n'est plus rien à attendre. Alors que le monde est si vaste. La ville m'était hostile ? Je l'ai quittée pour la campagne. Celle-ci était-elle stérile ? Je l'ai quittée pour une autre ville. Le temps de repartir vers une autre campagne, puis encore une autre. Où il y avait à faire parmi des gens positifs. Il y a toujours à faire quelque part, il y a toujours mieux, ailleurs, pour soi, et se lamenter sur soi ne sert qu'à s'enfoncer. Un studio pourri à Paris se loue au prix d'un trois pièces à Béziers, avec jardin et garage. J'exagère à peine. La misère en passe par l'immobilité et les habitudes, qui sont l'antichambre de l'ensevelissement. Beaucoup de miséreux sont des misérables, et tant de misérables sont des morts-vivants qui s'ignorent. Moi je suis pauvre, mais j'ai préféré être vivant. Et un vivant, eh bien ça bouge.
Bonne journée à tous.
JP Baissac
De Eric citoyen
"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 09H41 | 13/11/2007 |
Bonjour à toutes et tous,
On peut voir les choses de plusieurs façons :
être heureux aux bains douches et le vivre comme une chance.
être honteux aux bains douches et le vivre comme un malheur.
A la lecture de l'article , je ne trouve pas de trace du bonheur.
Dans notre pays certains vivent encore comme il y a cinquante ans et même pire dans d'autres cas.
C'est l'échec total des gouvernements depuis 50 ans « d'après moi ».
On prétend vivre dans une république démocratique, 7 em Puissance économique du monde… c'est n'importe quoi !
Cela me révolte.
Bésitos
Luttons - Résistons
Eric Bloggeur Mulhousien
http://monmulhouse.canalblog.com/
De
10H40 | 13/11/2007 |
Mais à quelques mères de là les choix ont été de construire des bureaux, de commencer une bibliothèque pour enfants dont les travaux sont arrêtés depuis si longtemps qu'on a oublié qu'il devait y avoir une bibliothèque, de réhabiliter ou de construire de beaux immeubles pour bobo ravis d'habiter le paris authentique ; à quelques mètres de là il y a les hôtels réunis où les conditions de logement sont indignes. Mais tout ceci vous le savez, puisque vous profitez de beaux locaux dans cette même rue où il y a encore pas si longtemps les fontaines étaient sur le trottoir, où les promoteurs muraient et chassaient la population pour exciper la pauvreté hors de la ville lumière. Dites-nous plutôt où en est la lutte des familles sans papiers de la rue, où sont aujourd'hui les habitants chassés il y a peu plutôt que d'essayer de nous faire pleurer sur la population des bains douches que vous contribuez à écarter de Paris.
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 10H45 | 17/11/2007 |
Tu oublies de dire que les coupures de courant sont fréquentes aux Hôtels Réunis… et qu'il faut aller en délégation pour avoir le courant dans l'heure.
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
De
10H56 | 13/11/2007 |
Il est très bien écrit cet article. Merci
De compte supprimé 24
| 16H53 | 13/11/2007 |
Oui, c'est du joli clavier qui ravit les mirettes… et puis ça raconte bien ce qu'est devenu ce quartier (où j'ai vécu huit ans dans les années 80) : un amalgame hétéroclite de petits nantis claquemurés dans leurs immeubles laids et neufs, et de misère accrue et tritoune.
www.blogacyp.fr
De
11H06 | 13/11/2007 |
J'ai moi même profité des bains douche quand je suis arrivée à Paris il y a quelques mois car je n'avais pas prévu qu'il fallait 15 jours pour avoir du gaz… D'abord étonnée par la gratuité, j'ai été agréablement surprise de la gentillesse des personnes qui nous accueillent. Cela m'a effectivement rassurée pour tous ceux qui vivent dans la précarité, ils peuvent être propres sans devoir fournir des preuves de pauvreté ou d'exclusion. Car il faut préciser qu'à aucun moment on ne nous demande de s'identifier, ce qui est particulièrement rare pour pouvoir profiter d'un service gratuit en France. Pourtant, c'est ce que tente de faire cet article, d'identifier les personnes qui s'y rendent comme obligatoirement précaires… Cela confirme le fait que la mixité sociale est de plus en plus impossible… Alors qu'on pourrait tout à fait imaginer une famille bourgeoise venir aux bains car leur salle de bain en marbre est en train d'être refaite ! Pour moi, il s'agit d'un service pour tous les parisiens car nous pouvons tous avoir des problèmes de salle de bain sans être automatiquement vu comme de « sales pauvres » !
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 19H36 | 13/11/2007 |
Courageuse Anonyme de 11h06,
tu dis avoir « profité »… c'est un service pour tous.
c'est comme, lorsqu'en terme administratifs, on parle de « bénéficiaires » du RMI.
si le terme est techniquement juste, il est quelque peu déplacé.
tu en avais besoin, tu y es allée. et c'était bien lorsque, à deux pas de là se trouvait un restau associaitf ! aujourd'hui, avec la spéculation, c'est une pizzeria avec livraisons… la classe, tu parles.
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
De
11H20 | 13/11/2007 |
Vous auriez pu vous fendre de quelques informations plus générales. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais les bains douches ne semblent pas bénéficier de la même couverture médiatique que le velib'. Or il apparait, à vous lire, qu'il y a comme un déficit de bain douche à Paris. On aimerait en savoir plus. Car franchement c'est le genre d'investissement pas vraiment lourd pour une ville comme Paris, qui peut changer singulièrement la vie des « précaires ». Il est possible, cependant, que si Paris décidait de mettre le paquet sur les bains douches, les policiers ne descendent dans la rue au nom de l'inégalité de traitement…
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 19H15 | 13/11/2007 |
Les bains sont une institution, le Vélib » est nouveau.
Les bains, hélas, on connaît, surtout dans le 20e, le 15e, et le 13 (les autres sont moins fréquentés).
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
De
11H34 | 13/11/2007 |
J'ai l'impression que le chiffre avancé dans l'article (900 000) correspond plutôt aux nombres de douches prises dans les bains-douches. Quel est donc le nombre réel de personnes étant obligés de se rendre aux bains-douches ?
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 23H15 | 13/11/2007 |
Je ne me suis jamais penché sur les chiffres (et n'ai bossé qu'un an et demi aux services socaux parisiens), mais je sais que, deux ans après le début de la gratuité, la fréquentation était en hausse de 50 %.
Je pense que 900 000 correspond à la consommation de douches, et non au nombre d'habitants, car cela voudrait dire preque un Parisien sur deux ! Mais ce chiffre ne me semble pas plus disproportionné que le nombre d'utilisations (et non d'utilisateurs) de Vélib'…
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
De
12H01 | 13/11/2007 |
citation : « Heureux ! ! ! ! j'espere que c'etait du second degré ! ! ! ! »
Parce que les pauvres sont obligatoirement malheureux ? IL ne reste pas en vous des souvenirs de galère où vous étiez heureux ? UN petit voyage de jeune a dormir a la belle et a chaparder des tomates sur le marché. Fauché comme trois, sans diplôme, sans avenir concret, mais heureux de vivre.
Misère, que le misérabilisme du petit bourgeois bien pensant.
De
13H36 | 13/11/2007 |
Sauf que dans ce cas là, ce n'est pas à autrui de s'en glorifier.
De
14H07 | 13/11/2007 |
En effet, les « pauvres » peuvent être effectivement heureux lorsqu'ils sont entre eux et cela s'appelle la solidarité, alors que la richesse ne peut généralement être pleinement vécue quand dans l'appauvrissement d'autrui.
Car à quoi cela sert- il d'étre riche et de le monter, si votre voisin l'est aussi ?
De
18H38 | 13/11/2007 |
Solidarité entre les pauvres ? ? ? Voyez-vous ça ! Vous n'avez pas dû en connaître beaucoup, sans vouloir vous contrarier. Le monde des pauvres est à l'image de celui des riches. Ce monde-là s'appelle l'humanité, ce qui n'a rien à voir avec l'illusion humaniste. Chez les pauvres on s'épie, se scrute, se jalouse et s'envie, et par-dessus le marché on se déteste cordialement.
Quant à penser que la richesse ne peut être que pleinement vécue au travers de l'appauvrissement d'autrui, c'est là une vue de l'esprit. Le riche jouit de ce que lui apporte l'opulence, point barre. S'il cherche quelque reconnaissance populaire, il feindra de s'intéresser au sort des pauvres. Autrement il vivra pleinement sa richesse dans l'entre-soi artificiel qu'il se sera créé, constitué de semblables recrutés au sein de clubs voulus fermés et d'élites mensongères et d'une cour parasitaire hantée de filles vénales et de crétins entretenus, toutes choses qui lui tiendront lieu de miroir de Narcisse. Mais il est rare qu'il soit dupe, le riche, de l'existence qu'il mène. Il en sera même rapidement blasé. C'est en cela qu'il diffère du pauvre, qui lui est toujours dupe. Le pauvre a la foi, il garde la foi, il veut vouloir croire à toutes sortes de choses qui n'arriveront jamais, y compris la solidarité des siens, fut-ce dans la plus sordide adversité. C'est la crédulité qui caractérise le pauvre et qui, paradoxalement, le sauve du gouffre tout en l'entretenant dans le désarroi.
JP Baissac
De
22H52 | 13/11/2007 |
Bravo pour tout ce que vous venez d'écrire ! Vous avez résumé ce que je pense depuis longtemps ! Je suis pauvre et je n'aime pas les pauvres !
Gina
De romi45
découvre l'information | 14H31 | 13/11/2007 |
à Courageux anonyme 12H01
Desole mais revivre une nuit de galere et vivre en galere pendant des annees oui pour moi c'est totalement different.
petit bourgeois je sais pas mais je m'en suis sorti et non je ne voudrais pas vivre en galere sans savoir si je boufferais les 10 derniers jours du mois et sans avoir d'eau chaude pour moi et mes enfants car plus d'argent pour payer EDF !
De soffi
là bas, trés loin... | 14H13 | 13/11/2007 |
Riche de ne rien posséder !
à soffi
De
18H22 | 13/11/2007 |
et toi la livreuse d'algues, t'as l'eau chaude chez toi ? ? ? une douche ? ou ptet meme une belle baignoire.. avec des algues et des sels…
De soffi
là bas, trés loin... | 20H13 | 13/11/2007 |
Et vous, le courageux, vous passez du temps à discuter avec ces hommes de la rue, vous passez du temps à écouter leurs parcours de vie, vous les regardez au moins ?
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 15H22 | 13/11/2007 |
Afin de satidfaire à la fois à mes lecteurs et aux attentes de Eric le Mulhousien et d'autres, j'ai fait une brève ici :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2007/11/un-tour-aux-bai.html
où vous trouverez le sujet de Zineb remis dans son contexte géographique et historique.
Je comprends fort bien que cela puise paraître étrange aux yeux de certains. J'ai quitté cette parcelle du 20e fin 1996 pour aller dans le bas-ménilmontant, aujourd'hui embourgoisé, limite boboisé mais qui à l'époque ne valait même pas ce que Zineb décrit. Les règlements de comptes allaient bon train…
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De
16H04 | 13/11/2007 |
plus je vous lis plus je sais pourquoi vous avez été mis au placard : vous êtes tout simplement mauvais journaliste et, cerise sur le gâteau, trés prétentieux…
m'enfin, ça n'engage que moi, courageuse anonyme que je suis…
De
17H10 | 13/11/2007 |
bien dit !
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 19H45 | 13/11/2007 |
Personne n'est obligé de lire.
Et à quoi juge-t-on que quelqu'un est bon ou pas ? est-ce parce que, depuis 1945, j'ai été le premier à être condamné à de la prison ferme pour mes publications dans LeMonde en 1986 ? Ou est-ce parce que, avec des courageux (non anonymes) comme Gunther Kieffer, j'ai participé au démantèlement de l'affaire Pechiney-Triangle ?
Ou parce qu'en juillet 1985 les flics de tous les services avaient pour mot d'ordre, alors que je me faisais tabasser en plein jour sous leurs yeux, de ne pas intervenir ?
A l'époque, on pouvait faire du journalisme, mais à ses risques et périls.
Non seulement lorsqu'on ne sait pas de quoi on parle, il est préférable de la fermer, mais en sus je n'oblige personne à lire ce que j'écris !
Je pensais cet espace plus ouvert…
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
De
20H53 | 13/11/2007 |
ah ? ! un ami à vous ? …ce soir c'est concours de M.Patate ?
De
20H52 | 13/11/2007 |
alors vous trouvez qu'il écrit mal ? ! …mouais…moi je trouve ses sujets plutôt bien ficellés et pertinents….dites plutôt que c'est trop intelligent pour vous !
cours Forrest, cours ! !