Je suis le Président de la Médecine du travail de la région paloise (AHIRP). Je suis un bénévole, comme tous mes administrateurs, qu’ils soient issus d’organisations patronales ou salariées et comme eux , je suis outré par l’amalgame pratiqué dans ce reportage qui a été relayé par les médias nationaux.
Instrumentaliser les déclarations d’un médecin du travail palois concernant un fait divers, en l’occurrence un détournement de fonds datant de 1999, dont la responsable a été condamnée par la justice pour accréditer la thèse selon laquelle le Medef local ou les responsables de l’asso cherchent à "piocher dans les fonds" de cette asso, n’est pas digne de votre mission d’information.
Quel rapport avec le Medef ou les bénévoles de l’association ? C’est inadmissible ! Laisser entendre dans ce reportage que l’on ne sait pas où va l’argent de l’association est inacceptable.
C’est mettre en cause la probité et l’honnêteté de ses gestionnaires. Nos comptes annuels sont vérifiés et certifiés par un expert comptable et un commissaire aux comptes. Ces comptes sont produits et examinés par l’assemblée générale annuelle.
Ce médecin, comme les autres, y est invité. Je regrette très fortement que vous n’ayez pas songé, par simple réflexe professionnel à nous questionner, ou à interroger un autre membre du personnel pour valider "vos informations" avant de les publier.
Ce qui est regrettable dans cette affaire, c’est que les bénévoles qui consacrent beaucoup de temps à la gestion et à la promotion de ces asso auprès des entreprises, de leur personnel et du grand public, voient leurs efforts réduits à néant et leur travail discrédité par un reportage d’opinion présenté comme une véritable enquête journalistique.
II en est de même pour les personnels de l’AHIRP, qui oeuvrent pour promouvoir leur service.










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Les comptes presentés à l’AG, sont préparés par le Directeur ou la Directrice. Ce qui est interessant à comprendre ce sont les frais: les frais du Directeur ou de la Directrice, déclarés pour le service, sont parfois des frais utilisés pour des affaires perso, ou pour des repas ou voyages MEDEF.
J’ai connu ça dans un service et nous avons été plusieurs médecins à démissionner en raison de tels abus.
Plus il y a d’argent dans une entrprise, plus on peut « jouer » avec. Il en rentre beaucop, de l’argent, dans les services de santé au travail. Alors cet argent, on peut le faire travailler, avec prise d’interêts, ou placements immobiliers. Qui récupère les interêts? La caise du MEDEF ou la caisse des dirigeants (directrice du service et président du CA)
Juste, un petit tour de passe passe…
Cher Monsieur le président bénévole.Quelle belle indignation vertueuse et ringarde. Si réellement vous êtes outragé, déposez donc une plainte au procureur pour obtenir réparation au lieu de fustiger des journalistes qui font,eux leur boulot.Et si par hasard vous souhaitez être mis au courant de pratiques similaires dans d’autres domaines, penchez vous avec curiosité sur d’autres organisations para médicales présidées toutes bénévolement par des bénévoles trés permanents, désinteressés, jamais de note de frais, de repas, de voyage d’études,et bien entendu pas de proximité d’intêrets entre les activités associatives et professionelles.
Entièrement d’accord avec vous Erbeddie. Et puis, quand l’épouse est banquière, on choisit sa banque pour y placer l’argent du service de santé au travail. Le directeur part en congrès médical en Italie, avec Madame et quelques amis ainsi que leurs épouses (frais de congrès pour la santé au travail) Il revient de ce congrès et a le culot de dire qu’il a dormi, car les publications étaient en anglais: ça coûte cher aux adhérents, cette petite sieste en Italie!
Les comptes préparés pour l’AG, en dehors des frais sont largement truquables. On les présente sur des diapos qui passent à toute vitesse. Ils sont grossiers. Il faut un oeil d’expert financier pour y relever des anomalies. A l’AG, sont présents des médecins (connaissnet pas les subtilités comptables) des memebres du CA, qui parfois en croquent largement. Les représentants des salariés sont sous représentés.
A l’AG, on fait ce qu’on veut avec les comptes: il serait nécessaire d’avaoir une vraie instance tutéllaire, n’ayant aucun intérêt avec le service, qui
étudie de façon professionnelle toute la compta.
De toute façon, la quantité d’argent qui rentre dans un service de santé au travail est édifiante: ce qu’on en fait vraiment est tout aussi édifiant: il n’y a pas que les caisses noires du MEDEF qui en profitent. C’est parfois tout simplement le directeur ou la directrice en complicité avec le président du CA, qui se préparent un bon matelas pour l’hiver! Aux frais des TPE. Les grosses entreprises sont plus protégées.
Et si les maître d’Ouvrage et les entrepreneurs respectaient simplement le code du travail?
Il n’est pas rare, par exemple, qu’un chantier de construction commence alors que ni l’eau, ni l’électricité, ni le tout à l’égout ne soient branchés.
La Loi de 1976 oblige les maitre d’ouvrage à faire réaliser ces branchements, ainsi que les voies de circulation, avant tout début de la construction d’un ouvrage.
Dans les faits, c’est « tolérance 100% » et il n’y a pas de sanction, ni d’arrêt de chantier (seule sanction réellement efficace)
Comment, dans ces conditions, voulez-vous assurer un minimum d’hygiène et de confort aux salariés?
Quel homme censé, s’il a le choix, accepterait de travailler pour des entreprises respectant si peu la dignité humaine alors qu’il lui faudrait en plus subir la pénibilité, les risques, la poussière, le bruit, le pluie et le froid de l’hiver et la chaleur de l’été?
Pour finir sur ce thème, j’ajouterai que tous les entrepreneurs ne sont pas indifférents au sort de leurs salariés. Certains ont parfaitement compris que c’était le bon moyen d’attirer et de garder les salariés les plus qualifiés et les plus dynamiques.
Heureusement que l’on dénonce les abus. Le MEDEF se charge de dénoncer tous ces chômeurs et salariés en maladie qui profitent et en profitent pour « se la couler douce ».Pourquoi ne pourrait-on pas renvoyer l’ascenseur à tous ces dirigeants exploiteurs de la »France d’en bas ».C’est une bien mince consolation. Ce serait dommage de ne pouvoir se l’offrir.
Bonjour,
Lisez,
Faites pipi,
Touchez vos pieds…
Vous êtes apte,
Au revoir…
120€, moi je trouve ça cher !…
Moi aussi!! En tant que Médecin du travail, je trouve cela scandaleux!! Mais je ne comprends pas que les salariés ne se plaignent pas plus: vous avez droit à la parole, unissez vous.
Vous n’êtes pas cher du tout. Avant j’étais dans un service piloté par le MEDEF: une SMR, par exemple le bruit, c’était 140 euros hors taxe. On vous met cinq minutes un casque sur la tête, puis le médecin vous dit si vous êtes un peu sourd ou pas: il vous conseille de porter les EPI, qui sont difficiles à tolérer. Ce qui serait plus finaud, ce serait d’utiliser cet argent pour diminuer le bruit à la source (il y a toujours des solutions)
Dans mon service actuel, la cotis est à 85 euros hors taxe pour les non SMR, sauf qu’ils ne sont pas vus…du tout.Ca se passe dans les TPE à 1 ou 2 salariés. L’employeur se dit que s’il a payé sa cotis, il est tranquille vis à vis de l’inspection du travail. Il ne se doute pas, que tout ça engraisse la mafia dirigeante.
Cher CA de 16h15,
Si je partage votre souci de la nuance (ne pas mettre tout le monde dans le même panier), je diverge sur l’appréciation de la teinte.
Malheureusement, les liens troubles, pour ne pas dire parfois carrément illégaux entre certains comités territoriaux du Medef et certains services de médecine du travail ne relèvent pas du « gris très très clair ».
Après enquête (mais celle-ci se poursuit, je vous rassure), je dirais plutôt que nous sommes là dans le gris foncé, voire franchement obscur.
Alors, bien sûr, vous pouvez nous reprocher de vivre des trains qui n’arrivent pas à l’heure. Mais s’agissant d’enjeux aussi importants que le dialogue social, la santé des travailleurs et la bonne marche de notre système démocratique, je crois que Rue89 est là dans son rôle: dénoncer une situation opaque qui perdure depuis des années, au vu et au su de l’administration, de certains partenaires sociaux, mais pas de monsieur et madame tout le monde.
Or, nous sommes tous des cotisants à la médecine du travail, par le biais de notre entreprise. C’est donc bien notre affaire à tous, qu’il convient de rendre la plus claire possible.
Si, c’est très souvent ripoux. Parfois le Directeur ou la directrice se contente d’un petit salaire et ne roule pas en gros 4x4 de fonction: je connais des services comme cela. Mais le CA, lui se sert largement.
Quand on assiste à des réunions de CA en tant que médecin, on est affolé de voir que les memebres connaissent peu de choses à le médecine du travail: comment prendre des décisions importantes, quand on a pas tout compris? J’ai rencontré un président de CA qui dirigeait une grosse entreprise. Il dorlotait son capital humain, ses salariés à lui: EPI nickel, kine qui passait posturer ses salariés, chariots automoteurs avec siège amorti, etc.. Par contre les nombreux intérimaires qui bossainet pour lui n’avaient strictement rien en dehors de chaussures de sécurité à vomir. Il étaiat au CA pour choisir un médecin vendu qui fermait les lieux là dessus. Il avait d’autres interêts plus compliqués, à être président du CA..
Jusqu’à présent je n’ai jamais entendu un responsable de quoi que ce soit reconnaitre des faits avérés.
En lisant cet article je pensais à l’ancien président de l’ARC, Crozemarie, qui disait a peu près les mêmes choses.
Mais de dire aux journalistes de rue89 et de France-inter qu’ils font mal leur travail est un peu gonflé à mon humble avis.
Il faut dénoncer fortement la collusion entre MEDEF et Médecine du Travail. Le gouvernement prévoit un décret autorisant les médecins du travail envoyés par un employeur visiter un salarié en arrêt maladie. Si le médecin juge le salarié apte à reprendre, il peut demander l’arrêt des indemnités journalières. C’est tout bénéf pour l’employeur et avec quelques pressions …
Faut surtout pas accepter ça: c’est la catastrophe.Le Médecin du Travail doit rester indépendant à tout prix.
j’espère que tous les médecins du travail réagiront comme vous. Ceux à qui j’ai eu à faire jusqu’à maintenant ce sont toujours montrés corrects, et l’un m’a même donné des conseils pour mon dossier aux Prud’hommes lors d’un licenciement abusif ;)
Il me semble qu’il existe parfois quelques officines privées, payées par les employeurs, où les médecins oublient le serment d’Hypocrate qu’ils ont prononcé à la fin de leurs études …
Même, les médecins du travail. Même les médecins d’autres spe. Le serment? Bof, bof!
qui va couler, à votre avis ?
Les deux, mon Capitaine.