L'utilisation par les Medef territoriaux des caisses de la médecine du travail n'est « pas avérée, pas démontrée ». Laurence Parisot, présidente du Medef, a contesté, jeudi sur LCI, l'enquête conjointe de Rue89 et France Inter. Si elle s'oppose, elle ne dément toutefois aucune des informations précises publiées dans le cadre de cette enquête. Elle poursuit d'ailleurs en ajoutant : « S'il y a des pratiques qu'il faut abandonner, on va les abandonner. » (Voir la vidéo.)
L'unique démonstration de fond de la patronne des patrons réside dans l'absence de liens entre le Medef national et les Medef territoriaux, qui ne sont que des « adhérents ». La même justification que pour l'affaire de l'UIMM, l'autre scandale qui secoue actuellement le Medef. Sont donc accusés de dérives des Medef territoriaux (on en dénombre 155 en France) et la plus importante fédération du Medef, mais la présidente de l'organisation nationale n'est au courant de rien…
A l'instar des fédérations, si les Medef territoriaux sont bien des adhérents qui ont une personnalité juridique différente de celle du Medef national, « il y a évidemment un lien entre le Medef national et les Medef territoriaux, via les cotisations », expose en revanche à Rue89 Anne Valachs, secrétaire générale du Medef national. Les comptes patronaux publiés sur le site du Medef l'attestent : en 2006, les Medef territoriaux ont versé 1,86 million d'euros de cotisations au Medef national.
« J'ai souvent eu des plaintes en ce sens. C'est vrai. »
Un autre lien, cette fois indirect, entre le Medef national et les Medef territoriaux explique le manque de ressources des organisations locales et leur recours à l'argent de la médecine du travail. Les Medef territoriaux se plaignent de voir le Medef national capter les cotisations des grandes entreprises, par le biais des fédérations. Désireuses de centraliser le paiement de leurs cotisations en un seul endroit, certaines sociétés importantes et leurs filiales ne payent leurs cotisations qu'auprès de leur fédération et non des Medef territoriaux. Fédérations qui représentent le principal poste de ressources du Medef national : elles lui ont versé 19,28 millions d'euros de cotisations en 2006.
Des allégations que confirme à Rue89 Hugues-Arnaud Meyer, président de la commission du développement des territoires du Medef :
« Effectivement, les grands groupes payent beaucoup plus aux fédérations qu'aux Medef territoriaux. J'ai souvent eu des plaintes en ce sens. C'est vrai. J'ai d'ailleurs alerté Laurence [Parisot, ndlr] à ce sujet. »
Laurence Parisot n'est cependant pas la seule à réagir aux révélations de Rue89 et France Inter. Trois des Medef territoriaux désignés ont répondu par communiqué. Le Medef du Var, d'abord, donne nombre de détails sur son fonctionnement, mais sans rapport avec l'accusation contenue dans l'enquête : le président de l'Association interprofessionnelle de santé au travail du Var (AIST 83), également promoteur immobilier, a fait voter en comité d'entreprise la décision de s'attribuer un salaire. Une pratique bannie ailleurs.
Le Medef de Pau, quant à lui, confirme nos informations. A savoir, selon leur communiqué, qu'« en 1999 la justice a condamné la comptable de la médecine du travail de l'époque pour des détournements de fonds ». Nous ne disions rien d'autre. Idem concernant le Medef des Hauts-de-Seine Sud, organisation dont nous dénoncions les pratiques et qui est passée sous l'égide de la CGPME depuis 2005. Là encore, le communiqué ne dit pas autre chose :
« Le Medef Hauts-de-Seine, ayant pris connaissance de l'enquête menée par Rue89.com et France Inter, désavoue totalement les pratiques relevées à Issy-les-Moulineaux en 2001 et tient à rappeler que l'association visée, Medef Hauts-de-Seine Sud, a été exclue en 2005 du réseau Medef par le Medef Hauts-de-Seine, avec l'aval du Medef national. Cette association n'exerce plus son activité dans le cadre du Medef, qui lui a enjoint de cesser d'utiliser son nom et son sigle. »
Une démonstration qui est donc contraire à ce qu'a affirmé Laurence Parisot sur LCI : « Ces trois Medef territoriaux ont démentis formellement ce qui a été révélé par un site d'information sur Internet. » Avant d'ajouter : « Qui n'a d'ailleurs pas enquêté sérieusement auprès des Medef territoriaux concernés. Point. » Au passage, France Inter est (sciemment ? ) oubliée. Aux yeux de la chantre de la « modernisation », l'information délivrée par des journalistes serait-elle moins crédible sur Internet ? « Oui, il peut parfois y avoir confusion des genres. »
Rue89 a évidemment cherché à être éclairé tant sur la forme que sur le contenu des déclarations de la présidente du Medef. Nous l'avons sollicitée à de multiples reprises depuis mardi. En vain, malgré une dizaine de contacts téléphoniques et presque autant de promesses d'interviews, de la part de son assistante, ces deux derniers jours.
Après Rue89 et France Inter, plusieurs médias ont depuis travaillé sur le sujet. Eric Revel, l'intervieweur de la présidente du Medef sur LCI, affirme dans l'extrait vidéo diffusé ci-dessus : « Moi, j'ai passé des coups de téléphone auprès de présidents de Medef territoriaux, qui m'ont dit : “Oui, il peut parfois y avoir confusion des genres.” Je cite ! “
Le quotidien Le Monde rapporte les explications de Parisot, et écrit : ‘Ces précisions n'épuisent pas les questions soulevées par Rue89 et France Inter.’ Puis continue en apportant de nouveaux témoignages qui tendent à prouver que ‘les dysfonctionnement persistent’.
De nombreux autres témoins nous ont parlé, mais ne souhaitent pas être cités. Des témoins dont on peut aisément comprendre l'appréhension. L'un des médecins du travail, joint au cours de notre enquête, nous a fait savoir qu'il avait été convoqué pour s'expliquer devant le bureau du conseil d'administration de la médecine du travail de sa ville.
Julien Martin et David Servenay
Articles suivis :
► Caisse noire du Medef : syndicats et artisans montent au créneau
► Médecine du travail : l'autre caisse noire du Medef


























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De
02H59 | 10/11/2007 |
Je constate, qu'au début des révélations des caisses noires du MEDEF, on nous parlait d'une somme de 5 millions d'euros, après 1 mois, on nous informe que c'est une somme de 1 milliard d'euros ! Demain 2, 3, 4 milliards d'euros ? ? ? Et depuis combien d'années, ces caisses noires existent elles ? ? ?
Parisot « s'il y a des pratiques (sous entendu, illicites) qu'il faut abandonner, on va les abandonner » Bah ! voyons !
Que Parisot, Seillière, Gattaz, s'expliquent devant une juridiction, avec des arguments convaincants.
De
06H58 | 10/11/2007 |
D'une marginalité il ne faut pas en faire une généralité. La réalité est que les Services de Santé au Travail dans leur très grande majorité sont gérés avec rigueur. Leurs dirigeants sont de véritables professionnels issus des Ecoles de Commerce, Universités BAC+5 et dont un grand nombre ont acquis de solides expériences en entreprise. Leur gestion est d'ailleurs soumise à la censure de commissaires aux comptes. De surcroît ils sont soumis à la tutelle du Ministère du Travail dont ils doivent obtenir un agrément ; lequel agrément n'est valable que cinq ans et doit donc être renouvelés.
De
08H10 | 10/11/2007 |
Très grande rigueur dans la gestion, en effet : cotisation annuelle par salarié : 75 € … une visite médicale tous les deux ans, ce qui fait la visite du généraliste à 150€ ! ! ! Des marges plus que confortables…
De
13H48 | 10/11/2007 |
Il y aurait donc des patrons voyous ?
Non, pas en France, voyons ! C'est cela la fameuse « exception française » ? ! ! ! ; -)))
Plus sérieusement, quand est-ce qu'un juge se saisit de l'affaire ? A partir de votre enquête, ils peuvent et doivent ouvrir une information judiciaire.
Charles.
http://charles.hautetfort.com
De
14H42 | 10/11/2007 |
Avez-vous remarquer que mot « délinquant » est connoté d'une manière différente selon qu'on se trouve en banlieue (e.g. « arabe et noir ») ou dans le XVIè (e.g. « col-blanc ») ? Tout est dans la couleur et seul le blanc est dépénalisable. Comment appelle-t-on les « arabes et noirs » d'EADS ?
De brad
17H18 | 13/11/2007 |
Bien sûr, il faut une procédure judiciaire ! Sinon, nous assisterons à un simple « débarquement » de nos directeurs ripoux. Ils seront débarqués, mais ce seront tellement enrichis, qu'après tout, ça ne leur sera pas trop préjudiciable… Procédure judiciaire avec enquête, procès, remboursement des sommes détournés aux services qui rembourserons les adhérents floués. Ah, non, là je rêve…Sauf, si les médeins et les secrétaires lâchent le morceau : allons, amis et amies médecins du travail, un peu de cran.
De
12H00 | 10/11/2007 |
Post 05H58
Je n'ai pas franchement entendu la cour des comptes sur cette affaire ? ! Même pas entendu du tout !
C'est tellement clair cette histoire, que les syndicats, partis politique, se précipitent pour répondre aux questions des journalistes ! ! !
L'argent de ces caisses noires, est le fruit du travaille des salariés détourné dans leur dos. Comme disent Parisot, Seillière, Gattaz, « il n'est pas possible d'augmenter les salaires, les charges des entreprises sont importantes ! ! ! “.
Parisot qui a maille à partir avec la justice, pour une affaire d'abus de bien social au sein de l'entreprise de papa et maman, qu'elle dirige depuis quelques années. Etre née avec une cuillère en argent, c'est plus facile que d'avoir BAC+5 !
Un détournement de plusieurs centaines de millions d'euros, voir quelques milliards d'euros, c'est finalement très marginal !
De
17H55 | 10/11/2007 |
CA de 05h58 n'a pas entendu la cour des comptes sur cette affaire parce que cette institution n'a pas compétence sur les comptes du MEDEF et de ses épigones
De brad
16H39 | 16/11/2007 |
Il me semble que la cour des comptes étudie l'argent public : hôpitaux, par ex. Pour le MEDEF, il s'agirait plus d'une enquête fiscale.
De MDT59
13H21 | 10/11/2007 |
Pipeau, pipeau, pipeau
Si de tels services de Santé au travail où pas un seul centime ne serait détourné au profit du Medef local existent, publiez tout de suite la liste car je pense que beaucoup de salariés de services de médecine du travail voudraient aller travailler dans ces « paradis » .
Les services dirigés par des diplômés d'Ecoles de commerce ne doivent pas être bien nombreux et je ne vois pas en quoi ce serait une garantie de rigueur et d'honnêteté ; les directeurs de service ne sont que des exécutants au service du véritable responsable de service : le Président du Conseil d'Administration dont l'élection dépend le plus souvent du bon vouloir du Medef et de la petite « mafia » de notables locaux qui siègent au conseil d'administration pour créer ou entretenir les liens « amicaux » qui rapportent en se fichant pas mal de la santé au travail des salariés.
Si la certification des comptes par un commissaire au compte était un gage absolu de rigueur de gestion, alors que feraient à longueur d'années la brigade financière, les contrôleurs fiscaux et les tribunaux. Le CAC ne peut vérifier que ce qu'il peut vraiment contrôler, il n'est pas en mesure de déceler des emplois « fictifs » ou des pratiques que la morale réprouve mais pas la loi ( exemple : engraissement du Medef par le biais des SCI des locaux médecine du travail).
Quant à la « tutelle » des services par les Directions Régionales du Travail, c'est aussi du gros pipeau ! Certes elle existe dans les textes, mais dans la réalité le renouvellement d'agrément des services est quasi automatique quoiqu'il s'y passe car dans la plupart des secteurs géographiques il n'existe qu'un seul service en situation de monopole et la DRTE n'oserait jamais le fermer.
Il serait grand temps pour éviter toutes ces dérives que l'organisation de la Médecine du Travail soit entièrement modifiée pour garantir une meilleure efficacité sur la protection de la santé des salariés et faire en sorte qu'elle ne soit plus sous la tutelle exclusive du patronat, Medef en tête.
Encore merci à RUE 89 pour le suivi de ce dossier.
à MDT59
De
13H49 | 10/11/2007 |
MDT 59 : tous les services sont acteurs de détournements, les directeurs sont des incompétants, les CAC ne servent à rien, la DRTE c'est du pipeau … On reconnait là les médecins du travail gonflés, boursouflés de leurs suffisances, de la bonne opinion qu'ils ont d'eux mêmes. Pourquoi n'avez-vous pas choisi d'exercer en entreprise dans un service autonome ? Pourquoi avez-vous choisi d'exercer dans un service « à la botte du Medef ? »
Il est de notoriété que salariés et entreprises sont satisfaits de la qualité professionnelle des médecins du travail ( ! ) Quant à leur rémunération elle s'évalue à 3,4, et plus, SMIC par mois !
De MDT59
15H09 | 10/11/2007 |
à courageux anonyme
Bravo, belle illustration de votre sens du dialogue et de la considération que vous avez pour nous , je résume : « si vous n'êtes pas content la porte est grande ouverte » c'est exactement ce qu'on entend dans les réunions de DP ! Que la médecine du travail serait belle sans ces emmerdeurs de médecins « boursouflés » !
Bon courage monsieur le directeur.
P.S. Quant à nos revenus, ils sont bien inférieurs à ceux d'un généraliste ainsi qu'à ceux d'un directeur de service.
à MDT59
De
16H25 | 10/11/2007 |
La cause est entendue, un médecin du travail tu n'égratigneras point. Interroger :
- Pourquoi n'avez-vous pas choisi d'exercer en entreprise dans un service autonome ?
- Pourquoi avez-vous choisi d'exercer dans un service « à la botte du Medef ? »
- salariés et entreprises sont-ils si satisfaits de la qualité professionnelle des médecins du travail ?
c'est d'une impertinence insupportable pour un médecin du travail. Il est. Point.
PS : je ne suis qu'un manager d'entreprise … càd un usager de la médecine du travail
De MDT59
17H18 | 10/11/2007 |
OK OK cher manager, la cause est en effet entendue, je ne suis qu'un vil ver de terre puant, suffisant,boursouflé,incompétent qu'il convient d'écraser de son mépris.
A titre d'information, il est admis qu'un salarié par jour en moyenne se suicide du fait de souffrance au travail : pression, stress, harcélement moral ( dont le mépris, les propos agressifs, insultants, dévalorisants), etc…
Méditons !
à MDT59
De
17H39 | 10/11/2007 |
on le voit, l'échange est aisé ! Sans commentaire
Bon courage et surtout ne changer rien à votre état d'esprit !
De cecile110
11H02 | 14/11/2007 |
quel est ce « courageux anonyme » qui se cache derriere ces notes on ne peut appeler ça des commentaires ! ! !
vous n'avez en fait pas beaucoup de vaillance ! ! ah si peut etre en vous cachant derriere le MEDEF ! ! ! !
monsieur vous etes un petit….
et je confirme encore une fois ce que vient de publier MDT59 tout est vrai… lui au moins sa prose a du sens…
à MDT59
De brad
17H12 | 13/11/2007 |
Dans mon petit service, agrément en suspens : des médecins courageux ont osé bravé la« mafia » du CA et de la Direction. Il faut que les médecins s'engagent par écrit quand ils rencontrent des dysfonctionnements : oui, on écoute les médecins, encore faut -il qu'ils sortent de leur petite planque douillette, et ça, c'est une autre histoire…
à MDT59
De brad
16H42 | 16/11/2007 |
Merci MDT 59 :
D'abord de ne pas avoir peur de parler, en tant que médecin du travail (et non en tant que courageux anonyme)
Et, merci, de dire la vérité.
De brad
17H45 | 16/11/2007 |
Tout ça c'est pipeau.
Ils n'ont pas forcément bac plus 5 .Dans les petits services, certaines directrices n'ont pas le bac, amais une formation de comptable. Dans les plus gros services c'est bac plus trois ou quatre (droit, compta)
Les instances de contrôle sont d'une grande faiblesse, comme le dit MDT 59. C'est pas parce qu'il avance ça qu'il « boursouflé » Il est réaliste et hônnete.
De
12H38 | 10/11/2007 |
vous avez raté plusieurs étapes au feuilleton, qui il ets vrai va très vite.
nous en sommes à 600 millions :
http://www.peuples.net/article-13555785.html
De
14H39 | 10/11/2007 |
@post 11H38
La somme de 1 milliard d'euros a été avancé mercredi 7 novembre, dans les infos du matin sur france 2 ou Canal+, comme je regarde les deux, je vous prie de m'excuser, sur mon manque d'assurance, en ce qui concerne les deux chaines cité plus haut.
De Daniel R
Visiteur d'entreprise | 13H12 | 10/11/2007 |
Lorsque l'on additionne tous les milliards pompés d'une façon ou d'un autre par les dirigeants des entreprises les plus importantes (les dirigeants du medef en réalité), on arrive à une somme dépassant de loin le montant du déficit annuel des finances publiques.
Le total des subventions versées aux entreprises y compris celles du secteur agro-alimentaire, sont d'environ 75 milliards € annuels.
Les déficits publics y compris le déficit sécu (dont l'Etat et les entreprises exonérées sont les responsables) sont d'environ 55 milliards € annuels.
Le montant des caisses noires patronales est par nature ignoré. Ces caisses noires sont destinées principalement à la corruption des hommes. Ces hommes peuvent être politiques (lois ciblées), syndicalistes (accords signés), journalistes (articles orientés).. Les caisses noires ne proviennent même pas de la poche des actionnaires et des managers mais des détournements des sommes destinées à la médecine du travail, à la formation, bref destinées aux salariés.
Comme il n'y a décidément pas de justice, c'est toujours aux salariés que les gouvernements demandent des efforts d'adaptation.
à Daniel R
De
14H31 | 10/11/2007 |
@Daniel R
Pour l'année 2006, les entreprises en France, on reçu 65 milliards d'euros d'aides de l'état !
De Daniel R
Visiteur d'entreprise | 23H44 | 10/11/2007 |
Difficile de trouver les chiffres mais voici mes sources :
Subventions aux entreprises hors agriculture : 65 Milliards.
« On peut estimer à près de 65 milliards d'€ [4 % du PIB] l'ensemble des aides publiques aux entreprises, dont 90 % sont financées par l'Etat, et à au moins 6 000 le nombre cumulé des dispositifs d'aides, dont 22 aides européennes, 730 aides nationales et, par exemple, 650 pour l'ensemble des collectivités de la seule région Ile-de-France.
Ce total de 65 milliards d'€ représente un peu plus que le total du budget de l'Education nationale, près de deux fois le budget de la Défense, le même ordre de grandeur que le total des dépenses hospitalières, plus de trois fois le budget de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. C'est aussi un chiffre supérieur au déficit public. »
http://www.mediasetdemocratie.net/Economie/SubventionsAuxEntreprises.htm
Subventions agricoles de la Pac : 9,5 milliards
« En 2004, le ministère français de l'Agriculture a dévoilé pour la première fois certaines données concernant les principaux bénéficiaires des subventions de la PAC sur un total de 9,5 M€ attribués à la France, premier pays bénéficiaire en volume ».
http://fr.wikipedia.org/wiki/Politique_agricole_commune#Co.C3.BBt_de_la_…
De Pataquès
17H23 | 10/11/2007 |
Entre les caisses noires du MEDEF et le bénéfice de Total, on pourrait probablement diminuer considérablement les factures quotidiennes des SMICards.
Mais « copinage oblige », Merci au Nabot Léon local, merci Sarko ! ! ! ! ! ! ! ! !
De
11H28 | 11/11/2007 |
Il faut développer les services de santé au travail et plus particulièrement leur pluridisciplinarité. Le scandale c'est que survivent des services de santé au travail trop petits et qui n'ont pas les moyens d'une vraie pluridisciplinarité. Leurs actions auprès des entreprises sont de ce fait bien pauvres pour ne pas dire inexistantes et consistent uniquement en des visites médicales suite à embauche ou reprise du travail après arrêt maladie, accident travail etc… Rien n'est fait dans les actions de prévention. Le vrai scandale est là.
De brad
17H01 | 13/11/2007 |
Oui, il faut développer la multidisciplinaté. Je suis dans un petit service de santé au travail : pas de multidisciplinarité certes, mais l'argent pour le faire est largement là. Le problème, c'est qu'il n'est pas utilisé pour le service mais pour le directeur qui s'en met plein les poches avec l'aide du président du CA qui se remplit les poches aussi. Il n'a pas que vers le MEDEF que l'argent est détourné ! ! !
De
11H45 | 11/11/2007 |
Santé au Travail, il faut la développer !
Il faut développer les services de santé au travail et plus particulièrement leur pluridisciplinarité. Le scandale c'est que survivent des services de santé au travail trop petits et qui n'ont pas les moyens d'une vraie pluridisciplinarité. Leurs actions auprès des entreprises sont de ce fait bien pauvres pour ne pas dire inexistantes et consistent uniquement en des visites médicales suite à embauche ou reprise du travail après arrêt maladie, accident travail etc… Rien n'est fait dans les actions de prévention. Le vrai scandale est là.
De
12H54 | 11/11/2007 |
Je comprends mieux pourquoi la CFDT s'est toujours couché devant le patronat at a toujours signé tous les accords, meme du temps de Me Cotta ! - Ils ont du toucher pas mal de fric ! y compris FO et les autres !
De
14H55 | 16/11/2007 |
En 1971, le système de financement des retraites est réformé afin de mettre la SNCF sur un pied d'égalité avec ses concurrents routiers.
Dans ce cadre, l'État s'engage à prendre en charge le différentiel démographique entre le régime des cheminots et les autres régimes. La contribution de l'État était préconisée par le Règlement Européen de 1969 sur la normalisation des comptes dans les entreprises de chemin de fer.
À cet effet, il versera chaque année à la Caisse des Retraites SNCF une « contribution d'équilibre » qui se substitue au montant du remboursement des cotisations des agents non remplacés depuis 1949.
Cette contribution d'équilibre n'a pas pour objectif de faire supporter par l'État (et donc par le contribuable) le déficit du régime des cheminots résultant de leurs acquis spécifiques.
C'est pourtant ce discours qui est encore de mise aujourd'hui ! et la duree hebdomadaire de travail etait de 44 heures
En 1983, suite à la mise en œuvre de la LOTI, (loi dorientation des transports interationnaux)un cahier des charges établit les relations financières entre l'État et la SNCF, relations concrétisées par un contrat de plan.
L'article 30 de ce cahier des charges reconduit le principe de financement adopté en 1971 et précise les conditions de financement du régime et notamment les modalités de calcul : fixe a 1.2% de plus a la charge du salarie sncf- de la contribution de la SNCF 12% de plus(cotisations de l'entreprise et des cheminots)
- de la contribution d'équilibre de l'État.(chiffre non cumuniqué car equilibrea ce jour)
dans un meme temps en 1971 passage aux 40 heures hebdommadaires sur convention collective nationnale pour tous les salaries secteur prive ou public( mai 1968)
le developpement du secteur routier est tel qu aujourd hui en 2007 il ne reste que 165 000 cheminots sur les
445 000 de 1971
en 1982 les filliales sncf telles que sernam, cnc, transcontainers economats sont dynamites et uniquement reprises par la route…. voire disparaissent tout court et les emplois aussi - 300 000 en 30 ans( edifiant)
ce n est pas le fait du hasard si aujour d hui la manipulation des orientations dites gouvernementales accusent les salaries sncf de faire de la resistance… ce sont les memes (medef) qui gangrenent le fret( marchandises sncf ) la poste n est meme plus acheminee dans les trains de nuit
les trains auto couchette sont supprimes etc…meme la billetterie ( un comble) sans compter les gares qui ferment ainsi que les passages a niveau ( seule bonne chose)
pendant le meme temps les salaries sncf ont subi une perte de pouvoir d achat de 33% en 30 ans ce qui ne s est pas vu dans le privé( selon indice insee) il manque donc 500 euros par mois sur les feuilles de paye des salaries sncf en 2007( 6000 euros par an d economie sur leur dos)
on a donc amputé 95100 euros depuis 30 ans a chaque cheminot et c est verifiable
ce qui equivaut a 5 ans de salaire de nos jours
auquel il convient d ajouter 1.2% de cotisation retraite de plus que le privé sur 30 ans cela fait 36 % de plus
le salaire d embauche sncf est de 1077 euros/mois donc en dessous du smic 2007
ce qui est ecrit sur cette page n est que verifiable c est bien pour cela que tout le monde se tait
plus c est gros…. plus le detail est petit les chiffres sont là et ils font peur
pour ceux qui pensent que d etre cheminots c est etre manti tout est verifiable
j espere que cette lettre circulera un jour ne serais ce que pour l info
signé christian