L’utilisation par les Medef territoriaux des caisses de la médecine du travail n’est "pas avérée, pas démontrée". Laurence Parisot, présidente du Medef, a contesté, jeudi sur LCI, l’enquête conjointe de Rue89 et France Inter. Si elle s’oppose, elle ne dément toutefois aucune des informations précises publiées dans le cadre de cette enquête. Elle poursuit d’ailleurs en ajoutant : "S’il y a des pratiques qu’il faut abandonner, on va les abandonner." (Voir la vidéo.)
L’unique démonstration de fond de la patronne des patrons réside dans l’absence de liens entre le Medef national et les Medef territoriaux, qui ne sont que des "adhérents". La même justification que pour l’affaire de l’UIMM, l’autre scandale qui secoue actuellement le Medef. Sont donc accusés de dérives des Medef territoriaux (on en dénombre 155 en France) et la plus importante fédération du Medef, mais la présidente de l’organisation nationale n’est au courant de rien…
A l’instar des fédérations, si les Medef territoriaux sont bien des adhérents qui ont une personnalité juridique différente de celle du Medef national, "il y a évidemment un lien entre le Medef national et les Medef territoriaux, via les cotisations", expose en revanche à Rue89 Anne Valachs, secrétaire générale du Medef national. Les comptes patronaux publiés sur le site du Medef l’attestent : en 2006, les Medef territoriaux ont versé 1,86 million d’euros de cotisations au Medef national.
"J’ai souvent eu des plaintes en ce sens. C’est vrai."
Un autre lien, cette fois indirect, entre le Medef national et les Medef territoriaux explique le manque de ressources des organisations locales et leur recours à l’argent de la médecine du travail. Les Medef territoriaux se plaignent de voir le Medef national capter les cotisations des grandes entreprises, par le biais des fédérations. Désireuses de centraliser le paiement de leurs cotisations en un seul endroit, certaines sociétés importantes et leurs filiales ne payent leurs cotisations qu’auprès de leur fédération et non des Medef territoriaux. Fédérations qui représentent le principal poste de ressources du Medef national : elles lui ont versé 19,28 millions d’euros de cotisations en 2006.
Des allégations que confirme à Rue89 Hugues-Arnaud Meyer, président de la commission du développement des territoires du Medef :
"Effectivement, les grands groupes payent beaucoup plus aux fédérations qu’aux Medef territoriaux. J’ai souvent eu des plaintes en ce sens. C’est vrai. J’ai d’ailleurs alerté Laurence [Parisot, ndlr] à ce sujet."
Laurence Parisot n’est cependant pas la seule à réagir aux révélations de Rue89 et France Inter. Trois des Medef territoriaux désignés ont répondu par communiqué. Le Medef du Var, d’abord, donne nombre de détails sur son fonctionnement, mais sans rapport avec l’accusation contenue dans l’enquête : le président de l’Association interprofessionnelle de santé au travail du Var (AIST 83), également promoteur immobilier, a fait voter en comité d’entreprise la décision de s’attribuer un salaire. Une pratique bannie ailleurs.
Le Medef de Pau, quant à lui, confirme nos informations. A savoir, selon leur communiqué, qu’"en 1999 la justice a condamné la comptable de la médecine du travail de l’époque pour des détournements de fonds". Nous ne disions rien d’autre. Idem concernant le Medef des Hauts-de-Seine Sud, organisation dont nous dénoncions les pratiques et qui est passée sous l’égide de la CGPME depuis 2005. Là encore, le communiqué ne dit pas autre chose :
"Le Medef Hauts-de-Seine, ayant pris connaissance de l’enquête menée par Rue89.com et France Inter, désavoue totalement les pratiques relevées à Issy-les-Moulineaux en 2001 et tient à rappeler que l’association visée, Medef Hauts-de-Seine Sud, a été exclue en 2005 du réseau Medef par le Medef Hauts-de-Seine, avec l’aval du Medef national. Cette association n’exerce plus son activité dans le cadre du Medef, qui lui a enjoint de cesser d’utiliser son nom et son sigle."
Une démonstration qui est donc contraire à ce qu’a affirmé Laurence Parisot sur LCI : "Ces trois Medef territoriaux ont démentis formellement ce qui a été révélé par un site d’information sur Internet." Avant d’ajouter : "Qui n’a d’ailleurs pas enquêté sérieusement auprès des Medef territoriaux concernés. Point." Au passage, France Inter est (sciemment ? ) oubliée. Aux yeux de la chantre de la "modernisation", l’information délivrée par des journalistes serait-elle moins crédible sur Internet ? "Oui, il peut parfois y avoir confusion des genres."
Rue89 a évidemment cherché à être éclairé tant sur la forme que sur le contenu des déclarations de la présidente du Medef. Nous l’avons sollicitée à de multiples reprises depuis mardi. En vain, malgré une dizaine de contacts téléphoniques et presque autant de promesses d’interviews, de la part de son assistante, ces deux derniers jours.
Après Rue89 et France Inter, plusieurs médias ont depuis travaillé sur le sujet. Eric Revel, l’intervieweur de la présidente du Medef sur LCI, affirme dans l’extrait vidéo diffusé ci-dessus : "Moi, j’ai passé des coups de téléphone auprès de présidents de Medef territoriaux, qui m’ont dit : ‘Oui, il peut parfois y avoir confusion des genres.’ Je cite ! "
Le quotidien Le Monde rapporte les explications de Parisot, et écrit : "Ces précisions n’épuisent pas les questions soulevées par Rue89 et France Inter." Puis continue en apportant de nouveaux témoignages qui tendent à prouver que "les dysfonctionnement persistent".
De nombreux autres témoins nous ont parlé, mais ne souhaitent pas être cités. Des témoins dont on peut aisément comprendre l’appréhension. L’un des médecins du travail, joint au cours de notre enquête, nous a fait savoir qu’il avait été convoqué pour s’expliquer devant le bureau du conseil d’administration de la médecine du travail de sa ville.
Julien Martin et David Servenay
Articles suivis :
► Caisse noire du Medef : syndicats et artisans montent au créneau
► Médecine du travail : l’autre caisse noire du Medef










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Bien sûr, il faut une procédure judiciaire!Sinon, nous assisterons à un simple « débarquement » de nos directeurs ripoux. Ils seront débarqués, mais ce seront tellement enrichis, qu’après tout, ça ne leur sera pas trop préjudiciable… Procédure judiciaire avec enquête, procès, remboursement des sommes détournés aux services qui rembourserons les adhérents floués. Ah, non, là je rêve…Sauf, si les médeins et les secrétaires lâchent le morceau: allons, amis et amies médecins du travail, un peu de cran.
Il me semble que la cour des comptes étudie l’argent public: hôpitaux, par ex. Pour le MEDEF, il s’agirait plus d’une enquête fiscale.
Pipeau, pipeau, pipeau
Si de tels services de Santé au travail où pas un seul centime ne serait détourné au profit du Medef local existent, publiez tout de suite la liste car je pense que beaucoup de salariés de services de médecine du travail voudraient aller travailler dans ces « paradis » .
Les services dirigés par des diplômés d’Ecoles de commerce ne doivent pas être bien nombreux et je ne vois pas en quoi ce serait une garantie de rigueur et d’honnêteté ; les directeurs de service ne sont que des exécutants au service du véritable responsable de service : le Président du Conseil d’Administration dont l’élection dépend le plus souvent du bon vouloir du Medef et de la petite « mafia » de notables locaux qui siègent au conseil d’administration pour créer ou entretenir les liens « amicaux » qui rapportent en se fichant pas mal de la santé au travail des salariés.
Si la certification des comptes par un commissaire au compte était un gage absolu de rigueur de gestion, alors que feraient à longueur d’années la brigade financière, les contrôleurs fiscaux et les tribunaux. Le CAC ne peut vérifier que ce qu’il peut vraiment contrôler, il n’est pas en mesure de déceler des emplois « fictifs » ou des pratiques que la morale réprouve mais pas la loi ( exemple : engraissement du Medef par le biais des SCI des locaux médecine du travail).
Quant à la « tutelle » des services par les Directions Régionales du Travail, c’est aussi du gros pipeau ! Certes elle existe dans les textes, mais dans la réalité le renouvellement d’agrément des services est quasi automatique quoiqu’il s’y passe car dans la plupart des secteurs géographiques il n’existe qu’un seul service en situation de monopole et la DRTE n’oserait jamais le fermer.
Il serait grand temps pour éviter toutes ces dérives que l’organisation de la Médecine du Travail soit entièrement modifiée pour garantir une meilleure efficacité sur la protection de la santé des salariés et faire en sorte qu’elle ne soit plus sous la tutelle exclusive du patronat, Medef en tête.
Encore merci à RUE 89 pour le suivi de ce dossier.
à courageux anonyme
Bravo, belle illustration de votre sens du dialogue et de la considération que vous avez pour nous , je résume: « si vous n’êtes pas content la porte est grande ouverte » c’est exactement ce qu’on entend dans les réunions de DP ! Que la médecine du travail serait belle sans ces emmerdeurs de médecins « boursouflés »!
Bon courage monsieur le directeur.
P.S. Quant à nos revenus, ils sont bien inférieurs à ceux d’un généraliste ainsi qu’à ceux d’un directeur de service.
OK OK cher manager, la cause est en effet entendue, je ne suis qu’un vil ver de terre puant, suffisant,boursouflé,incompétent qu’il convient d’écraser de son mépris.
A titre d’information, il est admis qu’un salarié par jour en moyenne se suicide du fait de souffrance au travail: pression, stress, harcélement moral ( dont le mépris, les propos agressifs, insultants, dévalorisants), etc…
Méditons !
quel est ce « courageux anonyme » qui se cache derriere ces notes on ne peut appeler ça des commentaires!!!
vous n’avez en fait pas beaucoup de vaillance !! ah si peut etre en vous cachant derriere le MEDEF!!!!
monsieur vous etes un petit….
et je confirme encore une fois ce que vient de publier MDT59 tout est vrai… lui au moins sa prose a du sens…
Dans mon petit service, agrément en suspens: des médecins courageux ont osé bravé la »mafia » du CA et de la Direction. Il faut que les médecins s’engagent par écrit quand ils rencontrent des dysfonctionnements: oui, on écoute les médecins, encore faut -il qu’ils sortent de leur petite planque douillette, et ça, c’est une autre histoire…
Merci MDT 59:
D’abord de ne pas avoir peur de parler, en tant que médecin du travail (et non en tant que courageux anonyme)
Et, merci, de dire la vérité.
Tout ça c’est pipeau.
Ils n’ont pas forcément bac plus 5 .Dans les petits services, certaines directrices n’ont pas le bac, amais une formation de comptable. Dans les plus gros services c’est bac plus trois ou quatre (droit, compta)
Les instances de contrôle sont d’une grande faiblesse, comme le dit MDT 59. C’est pas parce qu’il avance ça qu’il « boursouflé » Il est réaliste et hônnete.
Lorsque l’on additionne tous les milliards pompés d’une façon ou d’un autre par les dirigeants des entreprises les plus importantes (les dirigeants du medef en réalité), on arrive à une somme dépassant de loin le montant du déficit annuel des finances publiques.
Le total des subventions versées aux entreprises y compris celles du secteur agro-alimentaire, sont d’environ 75 milliards € annuels.
Les déficits publics y compris le déficit sécu (dont l’Etat et les entreprises exonérées sont les responsables) sont d’environ 55 milliards € annuels.
Le montant des caisses noires patronales est par nature ignoré. Ces caisses noires sont destinées principalement à la corruption des hommes. Ces hommes peuvent être politiques (lois ciblées), syndicalistes (accords signés), journalistes (articles orientés).. Les caisses noires ne proviennent même pas de la poche des actionnaires et des managers mais des détournements des sommes destinées à la médecine du travail, à la formation, bref destinées aux salariés.
Comme il n’y a décidément pas de justice, c’est toujours aux salariés que les gouvernements demandent des efforts d’adaptation.
Difficile de trouver les chiffres mais voici mes sources:
Subventions aux entreprises hors agriculture: 65 Milliards.
« On peut estimer à près de 65 milliards d’€ [4 % du PIB] l’ensemble des aides publiques aux entreprises, dont 90 % sont financées par l’Etat, et à au moins 6 000 le nombre cumulé des dispositifs d’aides, dont 22 aides européennes, 730 aides nationales et, par exemple, 650 pour l’ensemble des collectivités de la seule région Ile-de-France.
Ce total de 65 milliards d’€ représente un peu plus que le total du budget de l’Education nationale, près de deux fois le budget de la Défense, le même ordre de grandeur que le total des dépenses hospitalières, plus de trois fois le budget de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. C’est aussi un chiffre supérieur au déficit public. »
http://www.mediasetdemocratie.net/Economie/SubventionsAuxEntreprises.htm
Subventions agricoles de la Pac: 9,5 milliards
« En 2004, le ministère français de l’Agriculture a dévoilé pour la première fois certaines données concernant les principaux bénéficiaires des subventions de la PAC sur un total de 9,5 M€ attribués à la France, premier pays bénéficiaire en volume ».
http://fr.wikipedia.org/wiki/Politique_agricole_commune#Co.C3.BBt_de_la_…
Entre les caisses noires du MEDEF et le bénéfice de Total, on pourrait probablement diminuer considérablement les factures quotidiennes des SMICards.
Mais « copinage oblige », Merci au Nabot Léon local, merci Sarko !!!!!!!!!
Oui, il faut développer la multidisciplinaté. Je suis dans un petit service de santé au travail: pas de multidisciplinarité certes, mais l’argent pour le faire est largement là. Le problème, c’est qu’il n’est pas utilisé pour le service mais pour le directeur qui s’en met plein les poches avec l’aide du président du CA qui se remplit les poches aussi. Il n’a pas que vers le MEDEF que l’argent est détourné!!!
Etre Médecin du travail, finalement, c’est mettre ses années d’études et de pratique clinique au service des salariés, mais surtout au service des dirigeants de service, qui au lieu de réinvestir les bénéfices pour l’amélioration de la santé au travail,remplissent des caisses noires ou leurs propres poches. J’appelle cela du proxénétisme intellectuel.Heureusement que j’ai d’autres compétences que la médecine du travail: je vais aller frapper à d’autres portes, moins nauséabondes.
Il y est toujours?
@ CA de 6h31
Pas la peine de « dévoiler » nos sources pour vous répondre. A l’origine de cette enquête, il y a de notre part (Benoit Collombat et moi) la curiosité de comprendre comment fonctionne les organisations patronales et en particulier leur mode de financement mis en lumière par l’affaire de l’UIMM.
Or, dès que vous abordez ce sujet avec des personnes connaissant un tant soit peu le milieu, deux « sources » ressortent: la médecine du travail et la formation professionnelle. Dès lors que vous savez ce qu’il vous faut chercher, il est bien plus facile de le trouver, non ?
Le reste, c’est un travail patient de recherche documentaire et de témoignages, grâce à un certain nombre de professionnels scrupuleux qui, passez-moi l’expression, en ont marre de ces dérives. Et nous n’avons guère eu de difficultés à les convaincre de partager leur savoir. Car, in fine, c’est bien de l’argent destiné à la médecine du travail qui file dans d’autres mains…
Une idée parmi d’autres : un site américain, dont l’objectif est de dénoncer toutes les actions des sociétés de relations publiques fait appel aux internautes en créant des wiki sur différents sujets : biocarburants, pétrole… et cela paraît très efficace pour récupérer beaucoup d’infos qui resteront certes à vérfier, mais le recueil aura été fait.
http://www.prwatch.org/
Center for Media and Democracy
Il y a trop d’argent dans les services de santé au travail et dans les centres de formation professionnelle.
Dans le premier cas, l’argent file vers le MEDEF, vers les caisses noires des parties politiques, dans les poches des directeurs et des présidents de CA.
Dans le deuxième cas, l’argent file dans les caisses noires des parties politiques.J’ai eu, en tant que médecin du travail à surveiller la santé des salariés de services de formation pro: les directeurs étaient amis avec le député ou le maire de la région. Quand je souhaitais les rencontrer pour parler de la santé des salariés, ils en avaient strictement rien à battre. De même, dans les services de santé au travail les membres du CA se fichent royalement de la santé des salariés. Ils s’occupent de leurs petits interêts perso: être servis en premier, agrandir leur cercle de relations ripoux, se la péter grave.
L’état a confié aux employeurs le soin d’organiser et de gérer la « médecine du travail » en salariant des médecins qui ont mission de « conseiller » l’employeur de respecter le code du travail et faire respecter les droits du salarié, ce qui conduit en cas de conflit entre l’employeur et ce médecin salarié à demander le soutien de l’inspection du travail (MIRTMO)………..je vous laisse imaginer le résultat………..combien de procédures de licenciement abusif sont en cours ; de harcèlement impuni ? de P.V de l’inspection du travail classés sans suite par les procureurs probablement garant de la paix sociale (voir pétitions sur le net et lire « paroles de médecins du travail » édité en 2000)
L’indépendance du médecin du travail qui dénonce ces abus de droit, abus de pouvoir, abus de bien sociaux et autres turpitudes, est totalement virtuelle il est « lâché » par la direction du travail (il faut ménager les patrons qui organisent ce service « d’intêret général » bien que « non service public », que l’état ne veut pas prendre en charge…… alors l’amiante , « l’aptitude » au maniement des cancérogènes (avec E.P.I) les pressions morales…. on va étouffer tout cela…..
On est passé a coté de la « vraie réforme de la médecine du travail »……….et que disent les « syndicats fluidifiés »dans les commissions paritaires « dites de contrôle » ….. lisez le rapport de l’IGAS 2004 (voir sur internet) et l’impuissance des directions du travail………
L’AGREMENT DES SERVICES DE SANTE AU TRAVAIL
- RAPPORT DE SYNTHESE -
Rapport présenté par :
Mme Claire AUBIN, MM. Gilles DUHAMEL et Daniel LEJEUNE
Membres de l’Inspection générale des affaires sociales
Rapport n°° 2004 038 Mars 2004
Je suis en train de dénoncer, et non, je ne suis pas lâché par la Direction du Travail.. Mais pas le premier a dénoncer: d’autres avant moi, se sont cassés les dents, mais à force d’entendre la même chose, la Direction ne peut plus être sourde, ou alors, elle serait en danger.
Ah ça, oui: et bonjour les peaux de banane pour le médecin du travail qui veut prévaloir ça citoyenneté: tous les mensonges, toutes les accusations « il est fou, il a piqué des dossiers dans mon armoire » Bouerk.
Et les MITMO, certains, pas tous par bonheur, sont pourris jusqu’à l’os.C’est une petite « mafia » faite de petits pouvoirs et de frilosité. Pas de personnalité…
Trop:ils s’emmitoufflent dans leurs petites laines. Echarpes sur le nez, jusqu’aux yeux, ne voient rien, n’entendent rien. Mais le premier qui parle, ils le flinguent…
2 + 1 … = 3… ouf !
Bonjour à toutes et tous,
Nous sommes en train d’assister au plus gros scandale depuis … l’affaire EADS…?
Ils sont tellement en train de goinfrer et ils se sentent tellement en sécurité qu’ils ne cherchent même pas une excuse valable ! cool.
Le citoyen de base pour lui ce n’est pas pareil…
Pour simplement le droit de vivre ? dignement ? il passe régulièrement son temps à se justifier…
Sur son éducation.
Sur son travail.
Sur sa santé.
Sur sa retraite.
Etc.
C’est ça la France de la rupture ?
6 mois après c’est déjà la France des barons !
Encore quatre ans et demi.
Bésitos à toutes et tous.
Eric Bloggeur Mulhousien
http://monmulhouse.canalblog.com/
Qui a dit : [ j irais tous les chercher quoi qu ils ait fait ] … et ils seront tous juges en France
bien sur s il reste un tribunal dans la zone ou le delit a ete commis
L’omission préméditée de votre co-enquêteur France Inter par Madame Parisot est passionnante. Il n’y a pas de hasard à ce niveau-là. Il faut donc comprendre que les gens de pouvoir pensent, savent ou subodorent que l’information sur Internet n’a pas de valeur. Je pense qu’il faut s’attendre à entendre cet argumentaire pendant quelques années.
Pour le reste nous sommes bien devant une organisation aux contours douteux ce qui est, néanmoins, le lot de toutes formations syndicales.
Courage Rue 89.
Oui, étant donné qu’il s’agit d’une vidéo gracieusement mise à la disposition de Rue89 par LCI, nous avons décidé de ne pas la faire circuler sur DailyMotion. En revanche, vous pouvez la visionner tout à fait normalement dans cet article en cliquant simplement sur le symbole lecture.
« S’il y a des pratiques qu’il faut abandonner, on va les abandonner. »
Traduction:
Promis, à chaque fois qu’on se fera griller on arrêtera!
Vous en faites pas votre argent est bien gardé et bien utilisé…

skalpa
http://kprodukt.blogspot.com
les exemples venant du haut de la chiraquie et à présent de la sarkozie étant ce qu’ils sont, les gavés du medef auraient bien tort de se gêner, ils ont sûrement l’impression de faire comme tout le monde, et de plus, se sentent intouchables.
mais comme chacun le sait, la racaille est en banlieue.
à quand le coup de karcher général?
en tout cas bravo rue89…
mmmmmh je suis « surprise » par les notes obtenues par les 3 articles traitant de cette affaire ..
Ces articles sont pourtant clairs, bien étayés .. correspondent à ce que nombre d’entre nous , riverain de rue 89, attendons de Vous ..
Aurions-nous des visiteurs inhabituels ?
Le nouveau scandale : » J’ ai été payé par le MEDEF pour enlever des points rouges sur Rue89 «
Je plaisante, mais c’est pas impossible ..La realité depasse souvent l’ affliction , en cette epoque opaque et transparente ..
Bon ben moi j’ ai rajouté des points ..
Voyons, voyons.
Quelques milliards de charges sociales qui disparaissent dans le porte-monnaie de quelques-uns.
N’est-on pas sur la trace d’économies de charges sociales ? On paie trop de charges disent les petits patrons. Ne devraient-ils pas commencer par aller voir leurs pseudo-représentants pour leur faire rendre le trop-perçu ?
C’est une honte que Laurence Parisot n’ait pas daigné répondre aux sollicitations de Rue89. Comment la présidente du Medef peut-elle s’abstenir de répondre directement aux questions qui fâchent plutôt que d’arranger sa sauce sur LCI.
En tout cas, il ne faut pas lâcher l’affaire et tant mieux si cela fait exploser un bastion tel que la médecine du travail ou même le Medef.
Cher Adicie, notre enquête n’a pas pour objet de « faire exploser » la médecine du travail ou le Medef. Mais, plus simplement, d’alerter l’opinion, vous et tout le monde, d’un système qui génère des dérives et qu’il faut corriger. A ceux qui ont le pouvoir de le réformer d’agir.
Rassurez-vous, Rue89 ne lâchera pas l’affaire.
Oui David, tu as raison d’avoir ajouté des guillemets à « faire exploser », mais je persiste à dire que votre coup de pied dans la fourmilière est bénéfique afin de mettre un peu d’ordre au sein de ces zones de non-droits.
Tiens, ça me donne envie de blogger un chouia cette affaire…
Qui peut faire un rapide calcul?
Si on met bout à bout l’argent détourné par les Medef territoriaux aux médecines du travail,on obtient environ combien?
Ce résultat on le multiplie par combien d’année?
Le tout est à déduire du trou de la sécu auquel on soustrait auparavant les 6 milliards d’euros que doit l’état.
Et on va finir par s’apercevoir que la sécu n’a plus de « trou » mais une « bosse ».
Donc au lieu de mettre des franchises sur les médicaments, on devrait faire la chasse aux voleurs du Medef et probablement d’ailleurs
L’express de la semaine dernière semble bien résumer la situation, patrons, syndicats, syndiqués, politique, députés et sénateurs, toutes ces catégories (et surement d’autres) ont bénéficié du système.
Au vu du scandale potentiel que réprésente ce dossier, c’est à se demander si le manque d’interêt dont témoigne les journalistes, eux qui sont capables de faire d’un mot un cas de société en le gardant plus d’une semaine en haut de l’affiche, par exemple faillite de M. Fillon, n’ont pas beigné un temps dans ces eaux sales.
Pas de doute, nous sommes bien en France. A quand la réforme du journalisme?
Merci à Rue89, France Inter et à l’Express de faire bien leur job.
BILAN ASSOCIATION LOI 1901 NON COMMERCIALE (donc sans «bénéfice» en fin d’année)
ADMINISTRATIF/TECHNIQUE/FONCTIONNEMENT/ CREATION DE DEPENSES non justifiées en Médecine du travail validées par le C.A. de l’association = BILAN COMPTABLE VALIDE PAR COMPTABLE SALARIE DU SERVICE OU CABINET COMPTABLE
Le rôle des professionnels de gestion payés par l’association est de trouver des justificatifs aux dépenses (à la marge de la légalité ou légèrement au-delà sinon quel intérêt les syndicats auraient–ils a s’investir si bénévolement dans cette obligation strictement corollaire aux obligations du code du travail qu’ils ont accepté il y a 60 ans) qui puissent être « validés par le commissaire aux comptes » qui bénéficie d’émoluments en rapport; d’où un bilan équilibré « politiquement correct » présenté en fin d’année aux instances paritaires qui n’y voient que du feu en apparence (cinquante ans de syndicalisme fluidifié par un «pakage / prozac » salarial adapté ça aide à se fondre dans le moule)
La gestion financière des syndicats fonctionne ainsi depuis le XIX ème siècle avec une loi non relookée , idem pour la LOI 1901 l’art des financier est d’utiliser les « niches » et les trou noirs juridiques……c’est clair pour tout le monde…..en particulier pour l’état et sa « police régionale du travail et de l’emploi »….qui semble avoir des consignes d’immobilisme……conforté par le classement « sans suite » des procédures juridiques engagées par la DRTE , par les procureurs …….. Le lièvre est levé BRAVO merci pour les échanges : la COM de toute origine est explicite… LA SOLUTION PASSE PAR LA JUSTICE (non lieu dans vingt ans ou classé sans suite depuis ) ET LA REMISE A PLAT DE L ORGANISATION DE LA MEDECINE DU TRAVAIL (un service public indépendant: c’est pas pour demain)
le médecin du travail ne peut être que « victime » s’il parle ou se révolte ou complice s’il se tait (amiante ?) au vu de l’immobilisme d’état ; ça fait tout de même plaisir d’être dans un pays ou l’on cause librement…… sans aucune efficacité … mais ça soulage !!!! merci aux journalistes (bonjour les R.G !)
BILAN ASSOCIATION LOI 1901 NON COMMERCIALE (donc sans «bénéfice» en fin d’année) =
ADMINISTRATIF/TECHNIQUE/FONCTIONNEMENT/ CREATION DE DEPENSES non justifiées en Médecine du travail validées par le C.A. de l’association = BILAN COMPTABLE VALIDE PAR COMPTABLE SALARIE DU SERVICE OU CABINET COMPTABLE
Le rôle des professionnels de gestion payés par l’association est de trouver des justificatifs aux dépenses (à la marge de la légalité ou légèrement au-delà sinon quel intérêt les syndicats auraient–ils a s’investir si bénévolement dans cette obligation strictement corollaire aux obligations du code du travail qu’ils ont accepté il y a 60 ans) qui puissent être « validés par le commissaire aux comptes » qui bénéficient d’émoluments en rapport; d’où un bilan équilibré « politiquement correct » présenté en fin d’année aux instances paritaires qui n’y voient que du feu en apparence (cinquante ans de syndicalisme fluidifié par un «pakage / prozac » salarial adapté ça aide à se fondre dans le moule)
La gestion financière des syndicats fonctionne ainsi depuis le XIX ème siècle avec une loi non relookée , idem pour la LOI 1901 l’art des financier étant d’utiliser les « niches » et les trou noirs juridiques……c’est clair pour tout le monde…..en particulier pour l’état et sa « police régionale du travail et de l’emploi »….qui semble avoir des consignes d’immobilisme……conforté par le classement « sans suite » des procédures juridiques engagées par la DRTE , par les procureurs …….. Le lièvre est levé BRAVO merci pour les échanges : la COM de toute origine est explicite… LA SOLUTION PASSE PAR LA JUSTICE (non lieu dans vingt ans ou classé sans suite depuis ) ET LA REMISE A PLAT DE L ORGANISATION DE LA MEDECINE DU TRAVAIL (un service public indépendant: c’est pas pour demain)
le médecin du travail ne peut être que « victime » s’il parle ou se révolte ou complice s’il se tait (amiante ?) au vu de l’immobilisme d’état ; ça fait tout de même plaisir d’être dans un pays ou l’on cause librement…… sans aucune efficacité … mais ça soulage !!!! merci aux journalistes (bonjour les R.G !)