Sur le terrain

Le « califat » de Swat, bastion des talibans pakistanais

L'Etat d'urgence décrété par le président Musharraf n'atteint pas le fief du « Mollah radio », à la frontière afghane.

Des partisans du mollah Fazlullah à Harbagh le 2 novembre (Sherin Zada Kanju/Reuters)

(De Jihad Abad, Pakistan) Depuis le 3 novembre, le Pakistan vit sous un régime d'exception. Le général-président Pervez Musharraf a instauré l'état d'urgence. La Constitution est suspendue, les opposants jetés en prison, la presse muselée. Mais pour des régions entières, passées sous le contrôle des talibans, tout cela ne change en rien le quotidien. C'est le cas de la vallée de Swat, au nord-ouest du pays, non loin de la frontière Afghane. Fin octobre, un attentat suicide contre un camion militaire y à fait vingt morts et trente-quatre blessés.

On l'appelle le « Mollah radio ». Il n'a que 32 ans, il s'appelle en réalité Qazi Fazlullah. Il apparaît à ses fidèles sur un majestueux cheval blanc, mais il n'existe pas de photographie de lui. Car dans l'embryon de califat qu'il s'est taillé dans la vallée de Swat (1,5 million d'habitants), Mollah radio a interdit la photographie, la télévision, la musique, l'éducation des femmes, et même la profession de barbier.

Les hommes doivent porter la barbe et leurs épouses, cloîtrées chez elle, la burqa (le voile intégral). Du progrès, Qazi Fazlullah ne tolère que sa radio, qui lui permet de lancer en permanence ses imprécations contre les Américains, le général Musharraf, le président du Pakistan, les chrétiens et les juifs.

Mollah Fazlullah, qui n'est d'ailleurs pas mollah, a instauré dans cette vallée, autrefois touristique, un régime islamique similaire à celui des talibans afghans. Gendre de Sufi Mohammad, le fondateur d'une organisation islamiste interdite, Tehreek-e-Nifaz-e-Shariat-e-Mohammadi, Mollah Fazlullah s'est lui-même battu en Afghanistan.

Avant l'attentat du 25 octobre, qui a coûté la vie à vingt personnes, dont dix-sept militaires, les islamistes avaient détruit dans la même semaine une école secondaire de filles à Kabal, et s'en sont pris à l'un des trésors du patrimoine mondial de l'humanité, le Bouddha de Jihad Abad, datant du VIIe siècle. Sculpté sur une paroi rocheuse, il mesure sept mètres. Sa tête a volé en éclats. Dans un Pakistan instable en proie à la violence, la presse locale n'a accordé qu'un petit entrefilet à la destruction de ce colosse de pierre.

« J'ai l'impression qu'on nous suit »

Malik, mon chauffeur, est de plus en plus inquiet depuis que nous avons dépassé Mardan pour rejoindre la vallée de Swat. Il roule à tombeaux ouverts sur les routes défoncées de montagne. Lorsqu'il double les énormes camions bariolés, les roues de sa Mehran, une voiture japonaise assemblée au Pakistan, passent parfois à quelques centimètres du précipice. « J'ai l'impression qu'on nous suit. Six hommes à bord d'une camionnette », murmure-t-il en transpirant. Fausse alerte.

Dans la petite bourgade de Barikot, des hommes en armes viennent me scruter sous le nez. Malik m'a conseillé de ne pas ouvrir la bouche. Dans la vallée de Swat, autrefois surnommée « la Suisse du Pakistan » en raison de son calme et de ses paysages d'une rare beauté, les étrangers ne sont plus les bienvenus.

Inutile d'attendre le moindre secours de la part de l'armée, de la police ou des forces paramilitaires pakistanaises. Elles ont déserté la région après les attaques-suicides. Un journaliste du quotidien « The News » décrit ce phénomène récent :

« Nous voyons l'apparition de kamikazes d'un genre nouveau. Des jeunes, bardés d'explosifs, circulent sans cibles précises pendant plusieurs heures. Ils découvrent par hasard un groupe de militaires à un carrefour, et se font sauter avec eux. »

Après de longues minutes d'attente, les fidèles du Mollah Fazlullah nous laissent repartir. Ils se sont contentés de réclamer quelques centaines de roupies « pour la construction d'une madrasa (une école religieuse, ndlr) dans un village voisin ».

Une population très pauvre, illettrée et sans espoir

Le propriétaire de l'hôtel Hills City, planté au bord d'une rivière, peu après Mingora, la « capitale » de la vallée de Swat, est à la fois satisfait d'accueillir deux clients (son établissement est vide), mais inquiet pour nous. Il me conseille d'enfiler un costume traditionnel, pour moins me faire remarquer, et nous loue sa voiture, immatriculée dans la région. Les plaques d'Islamabad sont susceptibles de nous faire repérer.

« Personne ne vous emmènera voir l'école détruite de Kabal, c'est trop dangereux », lâche l'hôtelier. Mais l'un de ses employés accepte de nous guider jusqu'au Bouddha de Jihan Abad, à une grosse demi heure de voiture.

Qu'est-ce qui peut pousser autant de jeunes de la vallée de Swat à se sacrifier ? Pour l'hôtelier :

« Une grande partie de la population est illettrée, très pauvre, et surtout sans espoir. Il suffit qu'un chef religieux promette à un jeune qu'après son sacrifice sa famille sera assistée pour que celui-ci devienne kamikaze. »

Faussaires et blasphémateurs

Du IIe siècle avant Jésus-Christ au VIIe siècle de notre ère, la vallée de Swat a été l'un des grands centres religieux du Gandhara, région à cheval sur l'Afghanistan et le Pakistan. Elle a compté jusqu'à 1400 monastères bouddhiques. Après la route, il faut emprunter un chemin improbable, longer des plantations de plaquemines, un fruit orange rappelant le kaki, puis gravir un sentier abrupt.

Le bouddha de Jihad Abad (Ian Hamel)

Le bouddha en méditation, sculpté dans la paroi, est là, impressionnant, mais mutilé. Le visage a été pulvérisé. Autour, la roche est noircie par l'explosion. « Cette région est connue pour son style spécifique de l'art bouddhique de la périphérie du Gandhara. Ce vandalisme est spécialement désolant », déplore le Suisse Pierre Centlivres, auteur des « Bouddhas d'Afghanistan » et ancien conseiller du musée de Kaboul (1).

Il ne fait guère de doute que les fidèles du mollah Fazlullah reviendront terminer leur triste besogne, c'est-à-dire la destruction complète du Bouddha. En 2001, les talibans afghans ont détruit deux merveilles, les Bouddhas géants (55 et 38 mètres) de Bâmiyân, bouleversant l'opinion mondiale.

Aujourd'hui, leurs homologues pakistanais s'en prennent, dans l'indifférence générale, à tout ce qui n'est pas, selon eux, islamique. Pierre Centlivres :

« Pour les talibans, Dieu seul est créateur, tous ceux qui aspirent à la reproduction d'un être animé ne sont que des faussaires et des blasphémateurs. »

Dans la vallée de Swat, les hôteliers, les artisans, les petits vendeurs, les chauffeurs de taxi sont presque tous réduits au chômage. Mais le mollah Fazlullah respire : le Bouddha « ne distrait plus les hommes de la lutte dans la voie de Dieu ».

Les Bouddhas d'Afghanistan de Pierre Centlivres (Editions Favre, 165 pages).

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Portrait de Courageux anonyme

De

16H27 | 08/11/2007 | Permalien

 » De l'Afghanistan au Soudan, de l'Indonésie au Pakistan, de la Malaisie à l'Iran, de l'Egypte à l'Irak, de l'Algérie au Sénégal, de la Syrie au Kenya, de la Libye au Tchad, du Liban au Maroc, de la Palestine au Yémen, de l'Arabie saoudite à la Somalie, la haine contre l'Occident grandit à vue d'oeil.
Elle se gonfle comme un feu alimenté par le vent, et les disciples du fondamentalisme islamique se multiplient comme les protozoaires d'une cellule qui se scinde pour devenir deux cellules, puis quatre, puis huit, puis seize, puis trente-deux, à l'infini.
Les Occidentaux qui ne s'en rendent pas compte peuvent regarder les images que la télévision nous montre chaque jour. Les multitudes qui inondent les rues d'Islamabad, les places de Nairobi, les mosquées de Téhéran. Les visages féroces, les poings menaçants, les portraits de Ben Laden. Les feux allumés pour brûler les drapeaux américains et l'effigie de George Bush …
Les Occidentaux aveugles n'ont qu'à écouter leurs hosannas au Dieu-miséricordieux-et-coléreux, leurs braillements Allah akbar-Allah akbar. Djihad-guerre sainte-djihad. De simples franges extrémistes ? De simples minorités fanatiques ? Non, mon cher, non. Ils sont des millions et des millions, les extrémistes. Ils sont des millions et des millions, les fanatiques. Les millions et millions pour lesquels, mort ou vif, Oussama ben Laden est une légende comme l'était Khomeyni. Les millions et les millions qui, avec Ben Laden, ont remplacé Khomeyni, qui en Ben Laden ont reconnu leur nouveau chef, leur nouveau héros.
Hier j'ai vu ceux de Nairobi : un endroit dont on ne parle jamais. Ils remplissaient la place du Marché encore plus que leurs confrères remplissent les rues de Gaza ou d'Islamabad ou de Jakarta, et un reporter a interrogé un vieillard. Il lui a demandé : « Who is for you Bin Laden ? Qui est pour vous Ben Laden ? - A hero, our hero ! Un héros, notre héros ! » a joyeusement répondu le vieillard. « And if he dies ? Et s'il meurt ? » a ajouté le reporter. « We find another one. Nous en trouvons un autre », a répondu, toujours joyeusement, le vieillard.
En d'autres mots, l'homme qui d'une fois à l'autre les guide n'est que la partie visible de l'iceberg : le sommet de la montagne qui surgit des abîmes. Et le véritable protagoniste de cette guerre, ce n'est pas lui. Ce n'est pas la partie visible de l'iceberg, le sommet de la montagne. C'est la montagne submergée, donc invisible. Cette montagne qui, depuis mille quatre cents ans, ne bouge pas, ne sort pas des abîmes de sa cécité, n'ouvre pas les portes aux conquêtes de la civilisation, ne veut pas entendre parler de liberté et justice et démocratie et progrès. Cette montagne qui, malgré les scandaleuses richesses de ses rois et patrons (songez à l'Arabie saoudite), vit encore dans une misère moyenâgeuse, végète encore dans l'obscurantisme et dans le puritanisme d'une religion qui ne sait produire que de la religion.
Cette montagne qui plonge dans l'analphabétisme (les pays musulmans ont un taux d'analphabétisme oscillant entre 60 et 80 %), de sorte que les informations lui parviennent seulement à travers les dessins humoristiques ou les mensonges des mollahs. Cette montagne, enfin, qui, étant secrètement jalouse de nous et secrètement séduite par notre façon de vivre, nous attribue la faute de ses pauvretés matérielles et intellectuelles, ses rétrogradations et ses dégradations.
Il se trompe, donc, l'optimiste qui pense que la guerre sainte s'est achevée avec la défaite du régime taliban en Afghanistan. L'optimiste qui jubile parce que les femmes de Kaboul ne portent plus le bourkah et se promènent de nouveau à visage découvert, vont de nouveau à l'école et chez le médecin et chez le coiffeur. L'optimiste qui exulte parce que, après la défaite des talibans, leurs hommes se sont réduit ou enlevé la barbe comme après la chute de Mussolini les Italiens enlevèrent les insignes fascistes.
Il se trompe parce que la barbe repousse et le bourkah se remet : pendant les vingt dernières années, l'Afghanistan a été un va-et-vient de barbes rasées et repoussées, de bourkahs retirés et remis. Il se trompe parce que les actuels vainqueurs prient Allah autant que les actuels vaincus : des actuels vaincus ils se distinguent seulement par une question de barbe et en effet les femmes en ont peur comme elles avaient peur des autres.
En plus, les actuels vainqueurs fraternisent avec les vaincus. Ils les remettent en liberté, ils se font acheter pour une poignée de dollars, et en même temps ils se disputent entre eux, ils alimentent le chaos et l'anarchie. Mais surtout il se trompe, l'optimiste, parce que, parmi les dix-neuf kamikazes de New York et de Washington, il n'y avait pas un seul Afghan. Les futurs kamikazes ont d'autres endroits pour s'entraîner, d'autres grottes pour se réfugier.
Regarde bien la carte. Au sud de l'Afghanistan, il y a le Pakistan. Au nord, les Etats musulmans de l'ancienne Union soviétique. A l'ouest, l'Iran. Près de l'Iran, l'Irak. Près de l'Irak, la Syrie. Près de la Syrie, le Liban désormais musulman. Près du Liban, la Jordanie musulmane. Près de la Jordanie, l'Arabie saoudite ultramusulmane. Et de l'autre côté de la mer Rouge le continent africain avec tous ses pays musulmans. Son Egypte et sa Libye et sa Somalie, pour commencer. Ses vieux et ses jeunes qui applaudissent la guerre sainte.
D'ailleurs, la collision entre nous et eux n'est pas militaire. Elle est culturelle, intellectuelle, religieuse, morale, politique. (La collision qui existe et doit exister entre les pays démocratiques et les pays tyranniques.) Et nos victoires militaires ne résoudront pas l'offensive de leur sinistre belligérance. Au contraire, elles l'encouragent. Elles l'enveniment, l'exacerbent. Le pire, pour nous, doit encore arriver : voilà la vérité. Et la vérité ne se trouve pas nécessairement au milieu. Parfois, elle se trouve d'un côté seulement. […] -
Je ne m'adresse pas, bien sûr, aux vautours qui jouissent devant les images des ruines [du World Trade Center] et ricanent « Bien-aux-Américains-ça-leur-va-bien ». Je m'adresse aux personnes qui, n'étant ni stupides ni méchantes, se laissent encore bercer par la prudence et par le doute. Et je leur dis : debout, braves gens, debout ! Réveillez-vous ! Paralysés comme vous l'êtes par la peur d'aller à contre-courant ou de sembler raciste (un mot totalement inapproprié puisque ce que je dis regarde une religion, pas une race), vous ne comprenez pas ou vous ne voulez pas comprendre que nous avons à faire avec une croisade à l'envers.
Habitués comme vous l'êtes au double jeu, aveuglés comme vous l'êtes par la myopie, vous ne comprenez pas ou vous ne voulez pas comprendre qu'il s'agit d'une guerre de religion. Une guerre voulue et déclarée par une frange de cette religion, peut-être (peut-être ? ), mais une guerre de religion. Une guerre qu'ils appellent djihad : guerre sainte. Une guerre qui ne vise peut-être pas (peut-être pas ? ) à la conquête de nos territoires, mais qui certainement vise à la conquête de nos âmes. A la disparition de notre liberté et de notre civilisation, à l'anéantissement de notre façon de vivre et de mourir. Notre façon de prier ou de ne pas prier, d'étudier ou de ne pas étudier, de boire ou de ne pas boire, de nous habiller ou de ne pas nous habiller, de nous amuser, de nous informer …
Vous ne comprenez pas ou vous ne voulez pas comprendre que, si nous restons inertes, si nous ne nous défendons pas, si nous ne luttons pas, le djihad vaincra. Et il détruira le monde que nous avons bien ou mal réussi à construire, à changer, à rendre un peu meilleur et un peu plus intelligent, c'est-à-dire moins bigot ou pas bigot du tout. Il détruira notre culture, notre art, notre science, notre morale, nos valeurs, nos plaisirs…
Ne vous rendez-vous pas compte que les Oussama ben Laden s'arrogent le droit de tuer, vous et vos enfants, parce que vous buvez du vin ou de la bière, parce que vous ne portez pas la barbe longue ou le tchador ou le bourkah, parce que vous allez au théâtre et au cinéma, parce que vous aimez la musique et vous chantez une chansonnette, parce que vous dansez dans les boîtes de nuit ou chez vous, parce que vous regardez la télévision, parce que vous portez des minijupes ou des shorts, parce que vous vous baladez nus ou presque nus à la plage et au bord des piscines, parce que vous baisez lorsque vous en avez envie, où vous en avez envie et avec qui vous en avez envie, et enfin parce que vous priez Jésus-Christ ou bien vous êtes athées ?
Même cela ne vous importe pas, espèces d'idiots ? ! ? Moi je suis athée, grâce à Dieu. Irrémédiablement, orgueilleusement athée. Et je n'ai aucune intention d'être punie à cause de mon athéisme par les fils d'Allah. C'est-à-dire par des monsieurs qui au lieu de contribuer au progrès de l'humanité passent leur temps avec le derrière en l'air, à prier cinq fois par jour !
Cela fait vingt ans que je le répète. Vingt ans. Avec une certaine douceur, pas avec cette rage et cette passion, il y a vingt ans j'écrivis sur ce sujet un article. C'était l'article d'une personne habituée à respecter toutes les races et tous les credos, d'une citoyenne habituée à combattre tous les fascismes et toutes les intolérances, d'une laïque sans tabous. Mais c'était aussi l'article d'une personne indignée contre les Occidentaux qui ne sentaient pas la puanteur d'une guerre sainte à venir et qui pardonnaient trop de choses aux fils d'Allah.
Je faisais à peu près ce raisonnement, il y a vingt ans : « Quel sens y a-t-il à respecter ceux qui ne nous respectent pas ? Quel sens y a-t-il à défendre leur culture ou présumée culture alors qu'ils méprisent la nôtre ? Je veux défendre la nôtre, pardieu, et je vous informe que Dante Alighieri me plaît plus que Omar Khayyâm. »
Ciel, ouvre-toi ! Ils me crucifièrent. « Raciste, raciste ! » Ce furent les cigales soi-disant progressistes (ils s'appelaient alors communistes) et catholiques qui me crucifièrent. D'ailleurs, l'insulte raciste-raciste je la reçus même lorsque les Soviétiques se plantèrent en Afghanistan. Te souviens-tu des barbus portant la tunique et le turban qui avant de tirer au mortier ou mieux, à chaque coup de mortier, braillaient « Allah-akbar, Dieu-est-grand, Allah-akbar » ? Moi, je m'en souviens. Et chaque fois qu'ils s'adressaient à Dieu pour tirer au mortier, j'avais un frisson d'horreur. […]
Moi, je ne dénie à personne le droit d'avoir peur. Mille fois j'ai écrit, par exemple, que ceux qui n'ont pas peur de la guerre sont des crétins. Ceux qui prétendent n'avoir pas peur à la guerre sont des crétins et des menteurs en même temps. Mais dans la vie et dans l'Histoire il y a des situations où il n'est pas permis d'avoir peur. Des situations où avoir peur est immoral et barbare. Et ceux qui, par faiblesse ou manque de courage ou habitude de ménager la chèvre et le chou, se détournent de cette tragédie, se cachent, ne sont pas seulement lâches. A mon avis, ils sont aussi idiots et masochistes. « 

Oriana Fallaci

Portrait de Courageux anonyme

De

17H14 | 08/11/2007 | Permalien

Essayez-donc de lire les Roubaïates de Khayyam en farsi. Je suis sûr que vous en oublierez Dante Alighieri.

Tant de haine juste pour une mauvaise traduction, quel malheur !

Portrait de Gib.

De Gib.

18H06 | 08/11/2007 | Permalien

Ah là là les traduction sont si souvent sujettes à interprétation et dénaturent parfois un magnifique texte. Combien de guerres de religion, de sectes ou d'extrémismes divers sont partis de divergences de traduction ?

Gib.
le dessin du jour : www.bornetobewild.com

Portrait de dulconte

De dulconte

Mordu par un fachogarou | 17H23 | 08/11/2007 | Permalien

Oriana Fallaci a autant de haine contre l'islam que les fondamentalistes en ont contre l'occident…
L'Iran n'as pas grand chose à voir avec tout cela, je continue à penser que c'est le pays du moyen-orient le plus proche de la démocratie au sens que nous lui donnons.
Les femmes y font des études ont des métiers, elles n'hésitent à venir vous parler dans la rue (certes c'était juste avant le fou actuel, je suis rentré en Iran le jour de son élection), la population à en général un haut niveau scolaire. Rien à voir avec le Pakistan,où si vous avez de la chance vous verrez une femme par jour en bourqa dans la rue.
Les deux pays m'ont fasciné, mais j'irai vivre bien plus facilement en Iran qu'au Pakistan.

Portrait de pablico

à dulconte Portrait de dulconte De pablico

19H44 | 10/11/2007 | Permalien

Comment un pays doté de l'arme atomique, peut laisser une région devenir un califat ? ? sans loi ? ? enfin la loi de la nation.
si cela derape encore un peu, on va les avoir nos kamikases atomiques.

Portrait de dulconte

à pablico Portrait de pablico De dulconte

Mordu par un fachogarou | 22H04 | 10/11/2007 | Permalien

Ce n'est pas que le Pakistan veuille laisser une région devenir un califat, mais plutôt qu'il est extrêmement difficile à l'armée pakistanaise de faire quoi que ce soit contre.
Pour comprendre, il faut comprendre la géographie de la région le K2 n'est pas bien loin à l'est, toutes la région est une succession entre vallée profonde et cols de plus de 4000m. A l'ouest, il y a l'Afganistan et l'Indu Kush (relire les cavalier de Kessel peux offrir une idée) qui n'est pas franchement au raz des pâquerettes non plus.
Il est donc relativement facile pour de petits groupes de contrôler des régions entières, si l'armée avait la possibilité il y a longtemps qu'elle contrôlerait cette région. Les problèmes sont relativement les même qu'en Afghanistan en fait.

Portrait de Courageux anonyme

à dulconte Portrait de dulconte De

21H41 | 10/11/2007 | Permalien

Oriana Fallaci est morte il y a quelques mois, un an peut-être.
Athée, elle était pourtant attachée aux racines chrétiennes de notre civilisation occidentale.
Une des rares à voir clair.

Portrait de Courageux anonyme

De

17H18 | 08/11/2007 | Permalien

« On assure qu'il y aura un paradis peuplé de houris,
Qu'on y trouvera du vin limpide et du miel.
Il nous est donc permis d'aimer le vin et les femmes ici-bas,
Car notre fin ne doit-elle pas aboutir à celà ? »

Roubaïate 168

Portrait de Courageux anonyme

De

18H23 | 08/11/2007 | Permalien

Desole, même si je partage votre analyse ; votre conclusion est simpliste.

Personellement je n'ai peur de rien.
Seulement je suis réaliste. Le mal que vous décrivez ne peux pas se combattre par la force. D'ailleurs vous le dites vous même.

Cela s'appelle l'hsitoire.
On en combat pas l'histoire à coup de canon.

Tout ce que nous pouvons faire ; c'est aider au devellopement de tous les pays ou c'est encore possible ; defendre au maximum les musulmans non extrêmiste. Apporter de la nourriture de la paix et de l'amour un maximum…
Un enfant elevé dans l'amour ne deviendra pas un kamikaze sauf exception.

Seul l'amour peu faire devier le futur.

Seul la tolérance et le respect sont des armes efficace face à leur intolérance et leur irrespect.

Certains occidentaux ; pensent qu'agir ainsi ; c'est se coucher, c'est se laisser faire etc.. qu'on doit se battre avec des armes pour se defendre..
Il n'ont rien compris.
Au contraire le véritable combat c'est de respecter des personnes qui ne le méritent pas.

C'est ca qui fera que l'occident pourra perdurer et continuer d'être plus forte.

Les seul armes de l'occident face à l'extrêmisme islamique ; c'est le respect , la tolérance, l'amour, et l'ignorance.

Toutes les autres armes ne font qu'empirer le mal.

Et la ou je vous rejoin ; c'est que nous devons accepter de combattre.
Prendre les armes ; balancer des bombes ; arrêter des gens, etablir des lois de protection etc..
Toutes ces mesures sont des formes de refus du combat.

Le véritable combat c'est d'ignorer ces gens la et de les aimer comme nous devons aimer tout être humain selon notre philosophie quel que soit sa religion.

Le véritable combat c'est d'accepter le combat non violent de la tolérance et de l'amour au point même ou l'on a plus peur de la mort. (chose bien difficle pour nous autre occidentaux bien trop attaché a nos comfort matérielle)

Nos liberté ont été acquise grâce à des sacrifices ;
des hommes sont morts pour nos libertés ! nous devons continuer leur combat et être prêt a mourir pour nos valeurs.
Ce qui veux dire accepter que des attentats puissent avoir lieue ; accepter qu'on puisse mourir. Et accepter qu'on defendra nos valeurs humaniste et non violente jusqu'au bout même dans la mort en ne réagissant pas face à ces provocations.

Evidement c'est un combat bien plus dur ; que celui de croire qu'il faut prendre les armes et être prêt a mourir au combat…

La non action est la seul action héroique que l'occident peu faire face à ce problème.

Répondre exactement de facon inverse a ce que l'on attend de nous.

face à la haine, répondons par l'amour…

Puisce que le conflit est un peu religieux sur les bord ; n'oublions pas les valeurs de notre religion ! Le pardon…

Mais ca peu de gens le comprenne.

Tu dis masochiste ? je dis héroique…

Portrait de DBL8

De DBL8

Retraité | 14H47 | 09/11/2007 | Permalien

Vous n'avez peur de rien ? ?
je me souviens avoir lus : seul les fous n'ont pas peur.
Bien sûr, c'était à propos de la guerre, mais cela s'applique aussi à la vie courrante.

Portrait de Courageux anonyme

De

22H09 | 08/11/2007 | Permalien

Et bla bla bla,
et bla bla bla…

Enfin, toute cette haine n'empeche pas d'oublier cette réalité historique :

Quand l'Europe brulait des sorcières après les avoir pesées pour voir si elle étaient suffisament lourdes pour avoir une âme, ou les avoir fait marcher sur des charbons ardents pour voir si le diable les en protégait,

Quand l'Europe condamnait Coppernic et Gallilé pour avoir des idées scientifiques contraire à leur dogme,

Quand l'Europe menait la reconquète de la péninsule hibérique, où juifs, musulmans et chrétiens vivanet en paix depuis un bout de temps,

Quand au cours de cette conquète l'êveque de Cordoue a eu cette phrase magique : « Tuez les tous, Dieu reconnaitra les siens »…

Et bien l'Islam sauvait et traduisait ce qu'il restait de la philosophie Grecque,
Inventait l'anatomie alors que la dissection était condamnée en Europe (qui a lu Gargantua, qui connait Rabelais ? ? )

Avez-vous une idée de l'apport que la culture musulmane de ces temps a laissé dans notre culture, langue, etc.. ?
Savez-vous que tous les noms en al- viennent de chez eux, algebre, alambic, …
Abricot aussi, ainsi que beaucoup de noms de fruits..

etc..etc..

Alors votre condamnation d'une religion comme étant de nature diabolique, qui rejoint les délires paranoïaque d'un certain prof de philo. de Toulouse pensant que le chrétien était naturellement faible et le musulman le démon, vous vous les gardez s'il vous plait.

Et apprenez l'histoire, relativisez avant de propager un discours de haine ridicule.

Portrait de Courageux anonyme

De

23H43 | 08/11/2007 | Permalien

tuez les tous dieux reconnaitra les siens, ça pas été dis a Beziers l'occitane quand les barons du nord on rasé la ville cathare,ou musulman, juif catho cathare et athé vivaient ensemble ?

Portrait de Courageux anonyme

De

04H54 | 10/11/2007 | Permalien

Merci de la rectification, cette phrase celebre a bien etee prononcee a Beziers en 1209 lors du sac de la ville par les chretiens lors de la croisade des Albigois CAD la guerre menee par leglise de Rome contre les Cathares.
Les crimes passes nexcusent ni ne legitiment les crimes actuels et il parait evident que lislam nest PAS tolerant ouvert ni moderne.
Allez pratiquer une autre religion en pays musulman pour verifier.
Ah tolerance tolerance …

Portrait de Courageux anonyme

De

00H00 | 09/11/2007 | Permalien

Arrêtez de vous lamenter sur le passé de nos religions. Vous me rappelez ces tiers-mondistes des années 70 qui portaient haut et fort leur culpabilité
d'avoir laissé tomber la chine et l'inde et qui aujourd'hui sont les premiers à lutter contre la mondialisation qu'ils réclamaient à hauts cris il a à peine 20 ans.
Le fait de condamner des extrémistes n'est aucunement une condamnation de la religion que des millions d'honnêtes gens pratiquent tous les jours.
Nous savons faire la disctinction entre les extrèmes et les engagés.
Mais votre angélisme vous dessert et votre aveuglement sous le couvert de la morale vous conduit nulle part

Portrait de Courageux anonyme

De

13H40 | 09/11/2007 | Permalien

« Il serait peut-etre temps de sortir de cet obscurantisme intellectuel : regardons les faits et discutons.
L'utopie pacifiste et progressiste ne résiste pas à l'experience du terrain.
Conflits ethniques, pratiques agricoles archaiques et destructrices, analphabetisation, esclavage inter-ethnique exportée au moyen orient et maghreb(cf article de libé à ce sujet), dictatures deguisées. »

Au contraire, Monsieur, connaitre l'histoire permet de ne pas reproduire de clichés ridicules comme on le voit de partout ces derniers temps.

Quand à faire la différence, je crois que vous la faite peut-être, mais c'est loin d'être le cas général.

Portrait de argane07

De argane07

11H08 | 10/11/2007 | Permalien

merci pour ce rappel…qui met les choses au point et permet,peut-etre a qq bornés de reviser l'histoire,la vraie basée sur des ecrits et synthèses,et non celle ecrite par les vainqueurs comme c'est toujours le cas…

Portrait de Courageux anonyme

De

21H45 | 10/11/2007 | Permalien

L'Islam n'a jamais été une religion d'amour et de tolérance. Ni en Espagne au moyen-âge, ni maintenant.

Portrait de Alain Colbert

De Alain Colbert

11H01 | 12/11/2007 | Permalien

Nous sommes au XXie siècle savez-vous ! ! !
C'est JUSTEMENT parce qu'en Occident on a brûlé comme sorcières de pauvres femmes il y a 500 ans, c'est parce que nous avons connu les guerres de religion et son cortège d'horreurs au XVIe siècle, que nous avons forgé le concept de laïcité nécessaire de l'Etat et défendons, becs et ongles, le concept que la religion doit rester affaire privée de libre conscience.

En comparant l'Islam d'aujourd'hui à la « Chrétienté » d'il y a plus de cinq siècles, êtes-vous en train de nous dire que la civilisation musulmane a cinq cents ans de retard sur celle de l'Occident ?

Je vous signale d'ailleurs que dès cette époque lointaine des membres de la « Umma » ont aussi subi la répression pour leurs idées, que certains penseurs ont été exécutés pour des mots et que quotidiennement lapidait les coupables -réels ou accusés - d'adultère et qu'on coupait la main droite des voleurs, peines monstrueusement disproportionnées aux « délits » mais que certains veulent réintroduire aujourd'hui …

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De

03H18 | 09/11/2007 | Permalien

C'est bien beau ce petit pamphlet mais il élude une question fondamentale : pourquoi cette haine de l'Occident de jour en jour un peu plus importante, et se propageant telle une épidémie dans les pays musulmans et au-delà ?

La misère et la corruption en est la source majeure. Et par qui les gouvernements des dictatures des pays musulmans sont elles corrompues et soutenues ? Par les puissances financières, et le complexe militaro-industriel des pays occidendaux. Des dictatures infâmes comme celles de l'Arabie Saoudite, de la Jordanie, de l'Egypte, du Maroc sont activement soutenues par l'Occident.

La guerre préemptive contre l'Irak n'a pas arrangé les choses, ni le conflit israélo-Palestiniens quyi perdure depuis plus d'un demi siècle…

Si les masses musulmanes se dirigent vers l'Islam radicale s'est en désespoir de cause. Ils n'ont pas d'autres choix de résistances, parce que dans ces pays il n'y a pas de groupes alternatifs de résistances, ou si peu.

Dernier point il est intéressant de noter que cet islam radical n'a rien de radical dans le sens qu'il n'a rien avoir avec celui des origines. En effet le monde musulman était caractérisé pour son amour des sciences et du progrès. Par exemple se sont les Arabes qui ont fait redécouvrir aux européens les grands philosophes grecs qui étaient oubliés depuis longtemps…cet islam extrêmiste du XXI ème siècle est le symptôme d'un rejet massif de tout ce qui semble s'apparenter aux valeurs et à la culture occidentale, il n'a rien à voir avec l'Islam du passé.

Une chose de sûre c'est que l'impérialisme occidental touche à sa fin. Des pays comme la Chine, l'Inde, l'Iran, le Vénézuela, la Russie, le Kazhakstan…pour ne citer qu'eux ne rentre plus dans le jeux impérialiste des Occidentaux. Après plus de 200 ans d'hégémonie absolue le monde occidental au mieux est voie de devenir un acteur comme les autres sur la scène politico-économique mondiale, au pire de se tiers-mondialiser si Africains, Arabes, Perses, Asiatiques tiennent rancune pour les actions passées occidentales et cherchent à nous écraser tels de vulgaires parasites.
A vrai dire au regard de la dégringolade du niveau de vie des citoyens français nous pouvons affirmer que la tiers-mondialisation a commnecé chez nous.

Nos puissances financières et industrielles survivront peut être grâce à la globalisation qu'elles ont créée dans leurs propres intérêts, en revanche le menu peuple que nous sommes risque de souffrir…

Portrait de Courageux anonyme

De

09H46 | 09/11/2007 | Permalien

Je suis entièrement d'accord avec cette analyse que je trouve très pertinente vu les événements .

Portrait de Courageux anonyme

De

16H34 | 09/11/2007 | Permalien

Excellente analyse que je partage tout à fait, je rajouterai même dans le cas du Pakistan qui se rapproche de beaucoup d'autres pays.
Le Pakistan consacre plus de 60% de son budget à la défense, où est aussi versée l'aide occidentale. Le budget de l'éducation est pitoyable, or les madrasas offrent une éducation gratuite, avec pain et logis, et même transport dans certains cas. Ainsi, plus l'etat faillit à sa tâche, plus les parents doivent se tourner vers les madrasas pour l'éducation. Ainsi, envoyer ses enfants à la madrasa est d'abord un choix économique plus que politique. Donc, ce sont d'abord les enfants pauvres qui viennent dans les écoles coraniques, eux qui dans les circonstances actuelles n'ont aucun espoir d'avenir dans un pays corrompu où un système de classes/castes/familles règlent encore fortement les positions sociales.
C'est sur ce terreau que joue l'islam politique, et les mollahs extrémistes.

Vous dites que cet islam extreme n'a rien à voir avec l'islam du passé, je dirais qu'il n'a rien à voir avec l'islam traditionnel et majoritaire tout court. Je dirai même, en pointant l'islam continuellement du doigt, on en oublie que comme le christianisme, c'est une religion aux diverses formes et traditions, qui n'est pas un bloc uni. Ainsi la Turquie est aussi musulmane que le Pakistan, ça ne nous aide pas à comprendre pourquoi les 2 situations sont si différentes. Histoire, culture, peuplement, voilà les causes de ce qui se passe aujourd'hui. Voilà pourquoi la situation du Pakistan est unique, et ne peut être généralisé.

Portrait de zorbek

De zorbek

14H12 | 11/11/2007 | Permalien

Pourquoi la haine de l'Occident ? Parce qu'il est plus facile de rejeter sur plus puissant que soi l'origine de sa propre décrépitude.
Si je suis d'accord avec vous pour reconnaître le fait que l'Islam n'a pas toujours été aussi rétrograde qu'il l'est devenu, je ne vois pas en quoi il apporterait aujourd'hui ne serait-ce que l'ombre d'une solution à la misère économique de ceux qui s'en réclament. Mis à part l'exception de la Malaisie qui a choisi la voie d'un développement économique basé sur l'exportation de ce qu'elle produit, c'est le désert le plus total (sans jeux de mots)…
Ce qui permet à la Chine, à l'Inde et à d'autres économies asiatiques de se développer, de considérablement relever le niveau de vie moyen de ses habitants et à terme de mettre réellement en péril l'hégémonie de l'Occident et l'impérialisme US, c'est bien la mondialisation, et non pas l'Islam. C'est pourquoi aussi je trouve la citation du texte d'Oriana Fallaci un peu déplacée : au bout du compte, je ne crois pas au danger de l'Islam, même si je ne peux que regretter les agissements des tribus guerrières et arriérées qui s'en réclament.

Portrait de Courageux anonyme

De

09H35 | 09/11/2007 | Permalien

Portrait de poincarré

De poincarré

20H50 | 10/11/2007 | Permalien

votre commentaire est soûlant !
je suis désolé monsieur de vous apprendre qu'il n'y a pas des millions de fanatiques , ni des millions de terrsoristes ni des millions de radicaux , i quoi que ce soit d'autre , je dis cela car je vie dans l'un des pays que vous avez nomé.
et ils n'ont pas d'idole appelé Ben Laden , ils savent trés bien que c'est une ruse américaine , et ils ne sont pas aussi cons que vous vous tuer a nous le faire croire , et ils aiment les occidentaux , sinon vous n'auriez pas des milliers d'émmigrés taper a vos frontières , alors vaut mieu se taire que dire des conneries , avant de parler monsieur , un minimum d'intelligence est demmandé, sinon allez surfer sur le site de la star-ac

Portrait de Alain Colbert

De Alain Colbert

11H49 | 11/11/2007 | Permalien

Madame,
Votre commentaire est un article en tous points remarquable. Qualité des idées et du style, j'ai rarement lu quelque chose de cette force et de cette lucidité.
Vous devriez avoir 5/5. Si ce n'est pas le cas, c'est peut-être qu'à mesure que l'audience de Rue89 croît, des islamistes s'y sont inscrits en nombre pour noter « naze » tout ce qui leur déplaît …
Ils vous donnent ainsi raison quant à notre manque de vigilance dans cette nouvelle guerre froide (froide pour l'instant, du fait d'un rapport de forces physiques qui leur est encore défavorable ! ) que les USA répugnent, cette fois, à mener tant ils sont aussi religieux et que leur véritable adversaire est l'athéisme ou simplement l'esprit de laïcité.
Encore bravo, Madame Fallaci et merci pour votre lumineuse intervantion !

Portrait de Courageux anonyme

De

13H02 | 12/11/2007 | Permalien

Juste une petite rectification : le Kenya n'est pas un pays musulman, les adeptes du prophète n'y constituent que 15% environ de la population, et ils sont loin d'être des fous de dieu, en dehors de quelques cinglés, jeunes ou vieux, du même genre que ceux qu'on pourrait interviewer à Vaux en Velin ou à la Courneuve… Et les places de Nairobi n'ont par ailleurs jamais débordé de manifestants fanatiques criant leur haine de l'Occident.
Je le saurais, j'y habite, à Nairobi…

Un peu plus de rigueur n'aurait pas nui pas à l'analyse, Oriana…

Portrait de Courageux anonyme

De

16H29 | 08/11/2007 | Permalien

Chroniques exotiques de la bêtise humaine ordinaire

Portrait de Courageux anonyme

De

16H40 | 08/11/2007 | Permalien

J'ai lu dans un manga ( ha ha ) que bouddha avait interdit qu'on le represente en sculpture ou en peinture, c'est en quelque sorte un hommage posthume.

Au niveau des faits divers moins grave, quelqu'un pourrais me dire ce qu'il est advenu des policiers qui ont lynchés deux garcons il ya quelques mois ?

http://www.dailymotion.com/relevance/search/mont+saint+aignan/video/x1n1…

Est ce que les journalistes de rue89 peuvent nous relater les conditions de vie des bourreaux d'abu graib ?

Puis-je suggerer une rubrique « bouddhas ecrasés » ou « tu t'es vu quand t'a bu ? »

Portrait de jyeden

De jyeden

khmer vert ( age des caverne, pierr... | 16H47 | 08/11/2007 | Permalien

Difficile de dire que les pierres comptent plus que les hommes, mais j'ai ressenti la destruction des bouddhas geants en Afghanistan comme une perte personnelle. Ces statuts appartenaient au monde entier et ne pouvaient guère déranger les talibans.
evidement personne n'allait faire la guerre pour des statuts.
Peut etre aurait on pu leur proposer de les racheter, de les démonter. Mais je crois qu'ils auraient refuser. Ils voulaient vraiment détruire et nous blesser en détruisant.
Les talibans se sont arrogeaient le droit d'insulter une religion alors qu'ils hurleraient à la mort contre la moindre profanation d'une édition du coran (cf l'affair des caricatures)
Comment négocier, discuter avec les islamistes ?

Il y a un lien entre les bouddhas geants et le 11 septembre.
Là aussi il y avait la volonté de marquer le monde en détruisant la silhouette de new york et peut etre cela a t il plus compté pour les terroristes que les pertes humaines avec une volonté de semer la haine.
Et je considère aussi la destruction des tours jumelles comme une perte personnelle.

Portrait de Gib.

à jyeden Portrait de jyeden De Gib.

18H49 | 08/11/2007 | Permalien

Oui, s'il est de bon ton de pleurer à juste titre les pertes humaines, que dire de pans d'histoire qui disparaissent à coups de dynamite ?

Plus que deux statues géantes, elles témoignaient d'autres cultures précédemment implantées là, renvoyant le passant à une nécessaire méditation sur le présent.

Sans ces traces du passé, l'Oubli s'installera tôt ou tard et nous reproduirons toujours les mêmes erreurs d'intolérance.

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