Comment l’argent de la santé des salariés finance les comités locaux du patronat. Une enquête Rue89/France Inter.
C’est un autre scandale du financement occulte du patronat. Bien loin de l’énorme caisse noire de l’UIMM, un vaste système s’est déployé depuis des années, dans toute la France, pour faire vivre les comités locaux du Mouvement des Entreprises de France. Un petit secret de famille que tous les protagonistes de ce milieu connaissent bien, et qui permet de financer emplois fictifs, voyages somptueux, notes de frais et salaires de complaisance. Tout cela, grâce à la médecine du travail. Selon l’enquête conjointe de France Inter et Rue89, le patronat français puise allègrement dans les caisses d’un système censé s’occuper de la santé des salariés.
Un pactole d’un milliard d’euros
La médecine du travail a été créée de toute pièce par les patrons français en 1946. Le principe est simple: les entreprises versent une cotisation pour salarier des médecins, qui vont s’assurer de la bonne santé des travailleurs et de leur environnement.
Un véritable pactole, car la cotisation est obligatoire. En moyenne, comptez 75 euros par salarié et par an. Soit au total, d’après le Cisme (Centre interservices de santé et de médecine du travail en entreprise), une manne d’un milliard d’euros!
Aujourd’hui, 95% des 6500 médecins du travail sont employés par des associations. Celles-ci sont toutes contrôlées par des représentants du Medef ou de la CGPME. Depuis 2004, la loi impose la parité dans leur conseil d’administration: 2/3 de patrons, 1/3 de salariés. Dans les faits, seuls les employeurs ont les moyens de contrôler ces activités. Et d’en abuser.
Principaux abus: financement du siège, emplois fictifs et grosses notes de frais
En trente-huit ans de médecine du travail, le docteur Jean Noeuvéglise a pu constater de nombreuses fraudes. Comme praticien et comme syndicaliste à la Confédération générale des cadres (CGC). Des dérives fréquentes, au vu et au su de tous, sans que les mécanismes de contrôle ne soient en mesure de les prévenir ou de les empêcher. (Voir la vidéo)
D’après notre enquête, le cas le plus classique est le financement en sous-main des biens immobiliers du Medef. Avec un montage croisé: une société civile immobilière aux mains des entrepreneurs possède le siège du comité local, tandis qu’une société de moyens, abondée par la médecine du travail, finance l’acquisition de l’immeuble ou de l’appartement. Un système très en vogue dans les Hauts-de-Seine.
Mieux: à Issy-les-Moulineaux, en 2001, le SMIBSO (Service médical interentreprises de la banlieue Sud-Ouest) passe une convention avec le Medef Hauts-de-Seine Sud. Ce texte stipule que le service de médecine du travail prendra en charge « à hauteur de 75% » les frais de secrétariat, ainsi que la moitié du salaire du « secrétaire général » du Medef, la moitié des « frais de prise en charge du véhicule de tourisme » du Medef. Sans oublier les « frais de photocopies, d’affranchissement et de diverses fournitures (…) en fonction de leurs utilisations spécifiques ».
Depuis 2005, cette convention a été remplacée par un forfait de 80000 euros par an pour faire tourner le comité patronal… au détriment de la médecine du travail. Sollicités, ni le président, ni le directeur du SMIBSO n’ont souhaité répondre à nos questions.
Des abus tellement manifestes que l’administration n’ose s’y attaquer
Dans le Var, l’Association interprofessionnelle de santé au travail du Var (AIST 83) est l’un des plus gros services de France: 70 médecins couvrent les besoins de 200000 salariés. Le président de l’association est un pilier de la vie économique varoise. Ancien président de la Chambre de commerce, Albert Bessudo est un promoteur immobilier prospère. Arrivé à la tête de l’AIST 83, il fait voter en comité d’entreprise la décision de s’attribuer un salaire, une pratique pour le moins extravagante, et explicitement bannie ailleurs. Le récit du docteur Patrick Fortin, délégué CGC à l’AIST:
Certains médecins du service s’insurgent et alertent les organismes de contrôle: la direction du travail et le Cisme. Tout le monde se défile… La directrice de l’AIST 83, Corinne Jénin, nous a confirmé l’existence de ce salaire, sans vouloir nous en indiquer le montant. D’après nos informations, il s’élèverait à 2000 euros.
A la Réunion, c’est encore plus simple. Après avoir licencié pour faute la très active directrice du service Intermetra, le président de l’association, Jean-Pierre Haggai, s’est arrogé les fonctions directoriales. Cette fois-ci, pas de salaire, mais des avantages en nature: un aller-retour par mois à Paris pour assister aux réunions du Cisme (là où ses prédécesseurs en faisaient deux par an) et un 4X4 d’une luxueuse marque allemande comme voiture de fonction.
A Pau, un goût immodéré pour les voyages a été épinglé par les salariés du service. En 1999, la comptable de l’association (dont le directeur, lui aussi comptable, travaillait pour un cabinet dirigé par un ancien président du Medef local) a tenté le coup: 12 chèques pour payer, à elle et à sa famille, des vacances en Turquie, en Indonésie et au Brésil. Les chèques étaient signés par le directeur de l’association. L’affaire a déclenché un tel tollé que les représentants patronaux ont dû, cette fois-ci, battre en retraite. Une (petite) victoire, mais pour combien de défaites?
« L’Etat laisse pourrir les choses »
Pour la première fois, le président des médecins du travail de la Confédération général des Cadres (CGC), syndicat le plus représentatif, s’en prend publiquement au système. Prudemment, le docteur Bernard Salengro dénonce le monopole de fait du Medef sur une institution censée protéger la santé des salariés. Il pointe aussi l’écrasante responsabilité de la Direction du travail qui « laisse pourrir les choses » et des élus qui « ne se rendent pas compte » des dégâts. (Voir la vidéo)
Yvon Gattaz (CNPF) reconnaît l’existence de « dérives » passées
Ancien président (1981-1986) du CNPF, l’ancien nom du Medef, Yvon Gattaz a été le premier à dire publiquement que la caisse noire de l’UIMM a bien financé les syndicats. Nous l’avons interrogé sur les relations incestueuses avec la médecine du travail. Face à notre insistance, l’ancien patron des patrons reconnaît l’existence de « dérives », mais il prétend qu’elles ont été « corrigées » il y a quelques années, grâce à un « coup de balai »! (Voir la vidéo)
Sollicité à plusieurs reprises, le Medef national n’a pas souhaité réagir à nos informations. Et pour cause: c’est aussi parce que le Medef national siphonne les cotisations des grandes entreprises que les comités locaux se rabattent sur la médecine du travail.
En rendant publics les comptes patronaux, Laurence Parisot n’a pas fait de commentaires sur la disparité des ressources du Medef: d’un côté 19,28 millions d’euros pour les grandes fédérations nationales, de l’autre 1,86 million d’euros pour les comités locaux. Ces derniers doivent se contenter des restes. Et des coups de pouce que leur fournit, dans l’ombre, la médecine du travail.








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Combien de canards vont reprendre l’information?
Combien vont oser lancer l’affaire et le scandale?
Je vous le demande…
Nicolas Brouet
Ps: Comment va-t-on accuser les syndicats cette fois?
ben vive la france; pays des Droits de l’Homme et où la presse s’auto-censure. la presse peut tout dire; mais le pouvoir politico-économique compte sur elle pour ne jamais dire ce fache.
Après la République des Brigands de Mitterrand et Chirac, celle qui s’annonce franchira certainement un pas, si c’est encore possible, dans le cynisme et l’immoralité politique.
Après le détournement déjà entamé, pendant 12 ans, de la richesse nationale produite par la population active vers les actionnaires privés, la privatisation des services publics, de l’assurance maladie et des retraites devrait permettre de détourner les impôts et les cotisations sociales vers les amis de la Droite libérale. Le dépeçage de ce qui reste d’économie sociale devrait donc permettre aux classes les plus aisées de s’enrichir encore plus au détriment des salariés.
Il est probable que les prochaines années verront le retour « d’années folles » où la moitié de la population exhibera sans retenue sa richesse avec le plus grand cynisme pendant que l’autre moitié s’appauvrira et que les plus démunis se verront privés des aides sociales qui leur permettaient de garder encore un peu de dignité.
Il faudra donc certainement attendre quelques années avant que ceux des gens du peuple qui ont porté ces prédateurs au pouvoir se rendent compte qu’ils ont été grugés et qu’ils aient le courage de se révolter. Le plus tôt sera le mieux.
http://ehim.over-blog.com
bonjour,
tout à fait d’accord avec cet article très pertinant…
je suis salariée dans une médecine du travail et bien sur le directeur est au Médef et se proclame grand chef de tout ayant la science infuse!!! nous les salariés non cadres gagnons la misère et il pretend que nous ne sommes pas au seuil de la pauvreté….mais comment ferait -il pour vivre un mois avec 1200 euros environ par mois pour 16 ans d’ancienneté!!!!!
lui aussi s’attribue un salaire des plus confortable!!
malheureusement nous avons besoin de travailler et nous devons accepter les miettes qu’il daigne nous jeter…..sinon c’est la porte….
Je ne sais pas si votre entreprise fait parti d’un groupe tel que l’ACMS et si c’est le cas rien ne vous empêche de vous syndiquer. Même si votre établissement a un effectif inférieur à la Loi c’est l’entreprise dans sa globalité et non l’établissement qui est la référence. Si vous avez besoin d’un conseil en droit du travail vous pouvez me joindre à guy.robert94@free.fr
« la moitié de la population exhibera sans retenue sa richesse avec le plus grand cynisme pendant que l’autre moitié s’appauvrira et que les plus démunis se verront privés des aides sociales qui leur permettaient de garder encore un peu de dignité. »
C’est déjà là ! Enseignant en collège, j’ai de mes yeux vu la notification de refus de bourse scolaire à une famille avec deux enfants à charge, qui totalisait le pharaonique revenu annuel de 13000 euros !Ecoeurant !
Bonjour,
Commentaire noir mais hélas pertinent et je crains prémonitoire.
Que c’est triste d’être l’une des puissances économiques de la planète et de voir de tels égoîsmes
alain de NEVERS
et encore je ne suis même pas sûre que les gens vont se révolter. la politique actuelle nous divise en créant des boucs émissaires la preuve ceux qui bossent sont jaloux de ceux qui sont au chomage (on leur a tellement faire croire qu’au chomage on est royalement bien payé) ceux qui attendent un hlm (ils n’ont pas fini d’attendre) critique à tours de bras l’action de Carole Bouquet, parce qu’ils ne voient pas pourquoi des africains auraient un appart alors que eux ils attendent depuis des années leur putain de hlm et j’en passe. plutôt que de jalouser les gens on devraient agir, aider dans les associations au lieu de regarder son intérêt. c’est pas en chialant dans sa piaule que ça va s’arranger. Ca va aller en se dégradant, comment va t’il réduire le déficit budgétaire Mr. Sarko. mais voyons en foutant les gens à la rue, en radiant les chomeurs abusivement (moins de 26.000 chomeurs en mois en octobre : ne me dites pas que ces personnes ont trouvées du travail) et puis les gens à la rue pas besoin de leur verser une apl. Non seulement ce gouvernement va finir par nous pomper la totalité de notre fiche de paie, mais ensuite il nous obligera à pomper dans nos économies pour bouffer. Parce que les économies des français, croyez moi ça intéresse la droite. Mr. Sarko veut faire de la France un pays de propriétaires, qu’il en fasse déjà un pays ou chaque foyer aura un toit au dessus de sa tête. Droite comme gauche ce sont des bouffons qui nous méprisent, de gros cons qui ont le cul bien assis sur leurs privilèges.
et encore je ne suis même pas sûre que les gens vont se révolter. la politique actuelle nous divise en créant des boucs émissaires la preuve ceux qui bossent sont jaloux de ceux qui sont au chomage (on leur a tellement faire croire qu’au chomage on est royalement bien payé) ceux qui attendent un hlm (ils n’ont pas fini d’attendre) critique à tours de bras l’action de Carole Bouquet, parce qu’ils ne voient pas pourquoi des africains auraient un appart alors que eux ils attendent depuis des années leur putain de hlm et j’en passe. plutôt que de jalouser les gens on devraient agir, aider dans les associations au lieu de regarder son intérêt. c’est pas en chialant dans sa piaule que ça va s’arranger. Ca va aller en se dégradant, comment va t’il réduire le déficit budgétaire Mr. Sarko. mais voyons en foutant les gens à la rue, en radiant les chomeurs abusivement (moins de 26.000 chomeurs en mois en octobre : ne me dites pas que ces personnes ont trouvées du travail) et puis les gens à la rue pas besoin de leur verser une apl. Non seulement ce gouvernement va finir par nous pomper la totalité de notre fiche de paie, mais ensuite il nous obligera à pomper dans nos économies pour bouffer. Parce que les économies des français, croyez moi ça intéresse la droite. Mr. Sarko veut faire de la France un pays de propriétaires, qu’il en fasse déjà un pays ou chaque foyer aura un toit au dessus de sa tête. Droite comme gauche ce sont des bouffons qui nous méprisent, de gros cons qui ont le cul bien assis sur leurs privilèges.
et encore je ne suis même pas sûre que les gens vont se révolter. la politique actuelle nous divise en créant des boucs émissaires la preuve ceux qui bossent sont jaloux de ceux qui sont au chomage (on leur a tellement faire croire qu’au chomage on est royalement bien payé) ceux qui attendent un hlm (ils n’ont pas fini d’attendre) critique à tours de bras l’action de Carole Bouquet, parce qu’ils ne voient pas pourquoi des africains auraient un appart alors que eux ils attendent depuis des années leur putain de hlm et j’en passe. plutôt que de jalouser les gens on devraient agir, aider dans les associations au lieu de regarder son intérêt. c’est pas en chialant dans sa piaule que ça va s’arranger. Ca va aller en se dégradant, comment va t’il réduire le déficit budgétaire Mr. Sarko. mais voyons en foutant les gens à la rue, en radiant les chomeurs abusivement (moins de 26.000 chomeurs en mois en octobre : ne me dites pas que ces personnes ont trouvées du travail) et puis les gens à la rue pas besoin de leur verser une apl. Non seulement ce gouvernement va finir par nous pomper la totalité de notre fiche de paie, mais ensuite il nous obligera à pomper dans nos économies pour bouffer. Parce que les économies des français, croyez moi ça intéresse la droite. Mr. Sarko veut faire de la France un pays de propriétaires, qu’il en fasse déjà un pays ou chaque foyer aura un toit au dessus de sa tête. Droite comme gauche ce sont des bouffons qui nous méprisent, de gros cons qui ont le cul bien assis sur leurs privilèges.
et encore je ne suis même pas sûre que les gens vont se révolter. la politique actuelle nous divise en créant des boucs émissaires la preuve ceux qui bossent sont jaloux de ceux qui sont au chomage (on leur a tellement faire croire qu’au chomage on est royalement bien payé) ceux qui attendent un hlm (ils n’ont pas fini d’attendre) critique à tours de bras l’action de Carole Bouquet, parce qu’ils ne voient pas pourquoi des africains auraient un appart alors que eux ils attendent depuis des années leur putain de hlm et j’en passe. plutôt que de jalouser les gens on devraient agir, aider dans les associations au lieu de regarder son intérêt. c’est pas en chialant dans sa piaule que ça va s’arranger. Ca va aller en se dégradant, comment va t’il réduire le déficit budgétaire Mr. Sarko. mais voyons en foutant les gens à la rue, en radiant les chomeurs abusivement (moins de 26.000 chomeurs en mois en octobre : ne me dites pas que ces personnes ont trouvées du travail) et puis les gens à la rue pas besoin de leur verser une apl. Non seulement ce gouvernement va finir par nous pomper la totalité de notre fiche de paie, mais ensuite il nous obligera à pomper dans nos économies pour bouffer. Parce que les économies des français, croyez moi ça intéresse la droite. Mr. Sarko veut faire de la France un pays de propriétaires, qu’il en fasse déjà un pays ou chaque foyer aura un toit au dessus de sa tête. Droite comme gauche ce sont des bouffons qui nous méprisent, de gros cons qui ont le cul bien assis sur leurs privilèges.
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Il faut se méfier de la fureur médiatique qui saisit tout un « peuple » et dont le sujet est vite relégué aux oubliettes : il y a eu Cécilia, EADS, l’UIMM aujourd’hui la Santé au Travail (anciennement dénommée Médecine du Travail). Après demain ce sera autre chose. Un éternel tourbillon. D’une marginalité il ne faut pas en faire une généralité. La réalité est que les Services de Santé au Travail dans leur très grande majorité sont gérés avec rigueur. Leurs dirigeants sont de véritables professionnels issus des Ecoles de Commerce, Universités BAC+5 et dont un grand nombre ont acquis de solides expériences en entreprise. Leur gestion est d’ailleurs soumise à la censure de commissaires aux comptes. De surcroît ils sont soumis à la tutelle du Ministère du Travail dont ils doivent obtenir un agrément ; lequel agrément n’est valable que cinq ans et doit donc être renouvelés.
Les dirigeants, c’est à dire leurs directeur sont efectivement des personnes très compétentes mais ce sont les présidents qui sont en cause dans ces articles.
La médecine au travail est de caractère associatif du type association loi de 1901 avec président, vice-président, trésorier etc, etc, et un conseil d’administration qui recrute un directeur pour assurer la bonne marche de « l’entreprise » qui peut compter plusieurs dizaines de salariés y incluant les médecins.
Le dérives mises en cause ne concernent pas les directeurs mais les présidents souvent issus du MEDEF et sans compétence particulière dans le domaine de la gestion d’un service de santé au travail. Etant, en tant que petit patron d’une PME, adhérent d’une association de ce genre, j’ai entendu lors d’une assemblée générale la remarque suivante en aparté d’un président en fonction à son directeur, « si ça marche, ce sera grâce à moi, si ça foire, vous serez responsable, vous n’êtes qu’un fusible..; » ce directeur se battait pour que l’association reste dans les rails de la légalité alors que son président, qui a tout pouvoir, tentait de favoriser telle ou telle entreprise de son choix pour la fourniture de matériel. No comment !
Je suis moi même membre de la commission de contrôle et administrateur ( syndicaliste !)de l’AIST de Béziers et je suis désolé de vous apprendre que tutelle et agrément sont une vrai farce aux dires même de la Direction du travail ! En effet, que se passe t’il si par extraordinaire une médecine du travail perd soàn agrément (ce qui n’arrive pour ainsi dire jamais !) ?
RIEN puisqu’il faut recréer une médecine du travail avecx forcément les mêmes employeurs et donc les mêmes responsables !
On pourrait en rire s’il ne s’agissait pas d’un sujet aussi grave !
Jean-Michel de Béziers
Monsieur,
Ne troublez pas le lecteur par des amalgames impropres.
La procédure d’agrément d’un service n’a rien à voir avoir l’examen des comptes, et le détournement des bénéfices fait par des surfacturations de services externalisés, ou des ventes à perte.
L’expert comptable de l’association n’intervient pas comme commissaire aux comptes, et mieux ; si vous rencontrez, dans le secret d’un cabinet privé libéral, le contre expert du CE -commissaire aux comptes effectivement - il dénonce des sorties d’argent sous forme de renvente de terrain bâti à perte. « Pourquoi ne pas avoir dénoncé ces faits alors que votre éthique et votre déontologie le vous demandent ? » Géné , il répond « Vous comprenez, c’est le MEDEF »…
Et bien je ne comprends pas!
PS:
Les syndicats ne savaient pas ?
Ils n’étaient pas au courant ?
Ce sont des incapables ou des complices ?
Vous avez deux hémispphères à votre cerveau, servez vous en…
Et…ouvrez les yeux !!!
On est en plein de le « système » Français, mis en place à la Libération, ou tout le monde s’est volontairement aveuglé, comme pour les ressources financières des Partis politiques et des Syndicats.
Un peu de clarté fera du bien à tous, mais il faut être clair on ne peut pas en tant que personnes s’étonner de ces pratiques et les regarder en spectateur sans jamais s’engager ne serait-ce qu’en payant une cotisation à un quelconque parti ou syndicat.
Alviano
@ Alviano
Au sujet des syndicats, c’est peut-être plus compliqué que vous ne le pensez.
D’abord, jusqu’à la réforme de 2004 des services de médecine du travail, les syndicats n’avaient pas leur place au conseil d’administration. Difficile, dans ces conditions, de savoir ce qui se passe dans les comptes.
Ensuite, la seule organisation syndicale à avoir tenté de limiter les abus est la CGC, majoritaire chez les médecins du travail et avec des leviers de pouvoir, parce que les médecins sont des salariés protégés par le droit du travail. Pour les licencier, il faut obligatoirement avoir l’avis de l’Inspection du travail. Ce qui n’est pas le cas des autres employés administratifs, où les centrales traditionnelles (CGT, CFDT) sont présentes.
Enfin, il y a une différence entre savoir ce qui se passe et être en mesure de le prouver.
Dernier point: j’approuve tout à fait votre dernière opinion. Pour sortir de ce système, il faut plus de syndiqués, pour se donner les moyens d’avoir un dialogue social de qualité avec des organisations représentatives.
Bonjour, Monsieur,
Ouais…
Mais il y a des milliers de médecins du travail, un bon millier d’Inspecteurs du travail et personne pendant plusieurs années ne serait aller porter le pet, n’en n’aurait référé à sa hiérarchie, à son syndicat?
J’ai plus tendance à penser que personne ne voulait le savoir, parce que tout le monde y avait interet (soit en tant qu’organisation soit en tant que personne…).
Enfin, c’est mon opinion…de droite!!!
Alviano
Ce sont les représentants du pratronat qui tapent dans le pot de confiture et c’est la faute aux syndicats ou aux partiex politiques, vous avez raisons , vous avez biens une mentalité de droite. ( ne pas assumer et faire porter la responsabilité sur les autres )
En fait il y a actuellement 427 inspecteurs du travail en poste
Pour les medecins du travail, j’ai pas trouvé les stats mais on peut faire une estimation. 70 medecins dans le var, l’un des plus gros service, 100 départements francais, donc 700 medecins. On est loin du millier de medecins et d’inspecteurs, non?
Jack B.
70 x 100 = 7000 pas 700
Ouaip effectivement, grosse erreur de calcul, désolé
Il y a en fait 6500 medecins du travail en france
En fait il y en a très peu puis si on veut bien chercher sur l’ancien site du ministère de borloo, on verra qu’il proposait d’en elargir le nbre à je crois 1500 d’ici 5 (?) ans mais le nombre est ridicule.
Autre chose : depuis deux ans (environ) un texte rend obligatoire les visites à la med du tvl tous les 3 ans au lieu de tous les 2 ans : pour faire plaisir à qui ? reculer le + tard possible…
parce qu’il n’y a pas la capacité de recevoir convenablement les salariés ds les centres ?
Enfin les journaux professonnels de médecine sont pleins de PA de propositions de postes de med du tvl: pas de candidats, salaires bas et peu prisé des jeunes medecins, et peut-être aussi que la formation n’est plus ce qu’elle a dû être.
ben…!! 70 X 100 = 7 000 et non 700 comme esaye de le faire croire ce « total recall meme pas ses tables de multiplication par 10 » qui manipule ses chiffres pour argumenter .
inspecteur du travail une vermine de plus car moi j’ai ete victime d’un accident du travail sur un poste non amenager par la medecine du travail et enplus ily aeu 3accidents sur cette machine pour raison securite la seule difference j’ai ete licencie pour inaptitude et personne n’a bouger et je suis au chomage .chaque fois que l’ispecteur passe il fallait arreter les machines non securises .une fois partie il fallait les mettre en route une honte
Et en quoi l’IT est une vermine ?
Et en quoi l’IT est une vermine ?
monsieur,
avez vous réclamé un « taux professionnel » d’IPP? (voir compte rendu du médecin Sécu)
Si non, faites le.
Cela ne vous rendra pas le tout..mais..
à Courageux anonyme 13H12
c’est pas l’IT la vermmine, c’est votre patron qui faisait arreter les machines.
Et pourquoi n’avait vous pas refuser?
Cdlt
Pour votre information il y a 18 services de MEDECINE DU TRAVAIL dans le Var ! donc même si le plus gros à 70 médecins, les autres en ont un peu moins et le Var n’est pas un département ou il y a beaucoup d’entreprise… le chiffre exact est de 4500 médecins du travail en France !
Bonsoir,
Il y a environ 13.000 médecins du travail en Europe dont…. la moitié en France ! (6.500).
Le patronat avec l’aval des gouvernements tape allégrement dans les caisses et croule sous les aides d’état, ce qui ne l’empêche pas de pester contre les impôts, et c’est toujours la faute aux syndicats… en tout cas c’est vous qui le dite.
Votre précision « être de droite » était totalement superflue, nous l’avions tout compris… c’est grâce à votre aveuglement que le patronat bourgeois pourra continuer à infester notre tissu social, car grâce à vous ils auront toujours à disposition le bouc émissaire…. C’est bien là la SEULE ligne de communication de cette droite dont vous vous revendiquez.
Et vous cotisez à l’Union des Moutons de Panurge ?
Côté s’en mettre plein les poches il est pas mal votre chéri.
Dites-donc, faut pas confondre le manche et la cognée!!!
Vouloir faire croire que les syndicats de salariés sont au même niveau de corruption que ceux des patrons c’est oublier bien vite qui finance ces fonds illégaux.
De même justifier/expliquer ces pratiques des patrons locaux sous prétexte que leur siège parisien s’arroge le pactole est un peu facile… »j’ai volé la communauté mais beaucoup moins que l’autre ».
Cela devient de plus en plus courant de détourner l’attention du peuple comme notre gouvernement qui sait si bien « communiquer » dans sa politique nationale française: focalisons les médias sur un sujet marginal et faisons passer nos « reformes impopulaires » en catimini.
Oui, bien sûr, en focalisant sur une grosse affaire, assumée mais sur laquelle « on n’y peux rien » , on fait passer en catimini des réformes impopulaires.
Oui, bien sûr. Mais, au nom de ce principe (que j’invoque moi même parfois), faut-il ne rien dire sur ce genre de pratiques?
Je pense qu’il faut parler de tout ce qui fâche. Cela « noie un peu le poisson », mais… si cela n’existait pas, ce serait mieux .
Plus de 20 milliards d’euros chaque annéed’exonérations de cotisations patronales .
Les dettes patronales pour la seule année 2003 : 1,9 milliard, dont trois-quarts ne seront pas recouvrés. Les dettes de l’état, qui ne remplit pas ses engagements et doit au total 16 milliards.
Les non-déclarations des maladies professionnelles et accidents de travail par les employeurs coûtent, d’après des enquêtes médicales, 15 milliards. Enfin et surtout, la Sécurité sociale subit les conséquences des licenciements et des suppressions d’emplois dans le public et dans le privé : 100 000 chômeurs, c’est 1 milliard d’euros en moins pour la Sécurité sociale ; 1 % d’augmentation de tous les salaires apporterait 3 milliards à la Sécurité sociale… Le « trou » de la Sécu, c’est le Medef qui le creuse.
Excellente analyse, bravo pour ce texte. Dans mon exercice de Médecin du travail, le nombre de maladies professionnelles non déclarées était considérable, le plus souvent par crainte de réprésailles de la part de l’employeur. Mais, plus pervers encore, les accidents du travail non déclarés pour lesquels l’employeur paie le salarié à rester chez lui, le reste étant à la charge de la sécu, c’est à dire des assurés sociaux que nous sommes. Et que dire des conséquences désastreuses des licenciements sur la santé des ex salariés ? Ne s’agirait-il pas, là aussi, de pathologies consécutives au travail? Quant à la pression exercée sur les salariés pour obtenir une meilleure « productivité » en réprésailles aux 35 heures, ou encore, pour satisfaire aux exigences des actionnaires (fonds de pension américains par exemple), et les conséquences psychopathologiques qui s’ensuivent (voir les suicides en augmentation dans le monde du travail…)
C’est aussi mon avis, le MEDEF creuse le trou de la SECU.
Ah très bien, Mr le médecin retraité.
Mais, sauf votre respect, selon mon expérience, il ne faut pas non plus trop compter sur le médecin du travail, pour améliorer les conditions de travail.
Bon, maintenant que je sais que son chef, au médecin du travail, c’est en fait le représentant du patron, je comprends mieux son inertie. Dans ma na
Un bout a été perdu. Je recommence :
Dans ma naïveté, je croyais que le médecin était indépendant, et que dans le cas qui me concernait, j’étais tombé sur un jean-foutre. J’ai peur que ce soit plus grave que celà.
Non, le médecin est bien indépendant. Ce que vous écrivez est faux et à la limite diffamant. Le médecin du travail, sur le plan médical n’a a répondre que devant l’ordre des médecins.
Quand à l’amélioration des conditions de travail, jusqu’à nouvel ordre, les salariés ne sont pas ses employés. Que je sache, les conditions de travail sont celles définies par l’employeur.
pas sûr que le premier jet soit passé, je recommence.
En tant que salarié et DS CFE-CGC, j’apprécie bien cette réponse, car effectivement les conditions de travail sont bien celles que l’employeur met en place.
Ensuite, il y a dans les entreprises des élus CE, DP, CHSCT qui peuvent agir et faire agir. Malheureusement, pas dans toutes les entreprises (taille trop faible ou laisser aller de salariés qui ne se syndiquent pas).
Plutôt que travailler plus pour gagner plus, je verrais bien « se syndiquer plus pour se défendre plus ».
A part cela une petite remarque à l’attention des journalistes et des membres de notre syndicat qui parle dans la presse, nous sommes CFE-CGC, confédération française de l’encadrement - confédération générale des cadres. Merci d’utiliser le sigle officiel une prochaine fois.
Le médecin conseille au mieux les salariés, indique à l’entreprise les progrès à réaliser mais n’a aucun pouvoir et est rarement soutenu par l’inspection du travail. Certains se battent, au prix de menaces ou mutations, d’autres sombrent dans la dépression…
Pourtant, le médecin reste le seul à pouvoir faire le lien entre travail et maladies professionnelles: c’est pourquoi le MEDEF est en train de détruire ce qui reste de médecine du travail.
Rappel: les dangers de l’amiante sont connus depuis 100 ans, mais depuis 40 ans les médecins demandaient son interdiction> elle a été trop tardive, les politiques se soumettant à l’Economie!
Le médecin conseille au mieux les salariés, indique à l’entreprise les progrès à réaliser mais n’a aucun pouvoir et est rarement soutenu par l’inspection du travail. Certains se battent, au prix de menaces ou mutations, d’autres sombrent dans la dépression…
Pourtant, le médecin reste le seul à pouvoir faire le lien entre travail et maladies professionnelles: c’est pourquoi le MEDEF est en train de détruire ce qui reste de médecine du travail.
Rappel: les dangers de l’amiante sont connus depuis 100 ans, mais depuis 40 ans les médecins demandaient son interdiction> elle a été trop tardive, les politiques se soumettant à l’Economie!
Exact et très bien écrit, mais de grâce tout doux… vous risquez de réveiller nos compatriotes et les forcer à les faire réfléchir, de plus vous risquez d’être très mal vu par le pouvoir en place et son faire valoir, j’ai nommé le MEDEF et son vassal le gouvernement.
quel rapport avec la médecine du travail?
Bonjour à toutes et tous,
Une Info dans plusieurs départements cela ne s’appelle plus la « Médecine de travail » mais la « Santé au travail »
Pour la simple raison que médecine donne l’impression que le travail rend malade et qu’il faut être soigné … logique.
Alors que Santé au travail, c’est mieux… car le travail c’est la santé !
Et hopla !
Pour info :
http://www.stsa.fr/Portail/default.aspx
Millions de bésitos.
Eric Bloggeur Mulhousien
http://monmulhouse.canalblog.com/
Y’a pas un Sarko au Medef ?
Il y avait Guillaume Sarkozy, le frère de Nicolas, qui était président de l’Union des Industries Textiles…Une branche professionnelle du Medef. Mais il me semble avoir lu qu’il avait démisionné. A vérifier.
Oui sarko frère a démissionné; il est maintenant président du groupe MEDERIC, grosse caisse gérant retraites des cadres et prévoyance