
« L'ancien du peloton avec qui j'ai discuté m'a conseillé de prendre de la cortisone. Un mec bien, car il m'a en plus expliqué comment il fallait l'utiliser. Parce que si t'as pas la notice, tu marcheras pas. La cortisone, par exemple, ça peut te faire gonfler et provoquer de la rétention d'eau. Pour l'éviter, tu dois doubler tes entraînements.
“Tu ne peux pas te permettre plus d'une journée sans vélo. Je suis passé de 400 km par semaine au double en quelques jours. Sans compter les courses le week-end. Quand elles étaient programmées en ‘nocturne', je roulais quand même une centaine de kilomètres le matin. Et j'étais encore plus en forme le soir, une fois que mon corps avait transpiré.
Plus tu roules, plus tu te sens bien. Et plus tu roules, plus tu t'assèches. Tu obtiens alors un rapport poids/puissance phénoménal. Pour 1,85 m, je suis passé en trois mois de 71 kg à 66 kg. Mon nouveau poids de forme. Plus de graisse, des veines saillantes. Sur mes jambes, c'était comme du papier à cigarettes. Mais pour en arriver là, il faut quand même savoir se faire mal aux cannes. C'est un bon produit, mais ce n'est pas lui qui va tout te faire. Il faut rouler, rouler.
Avec la cortisone, j'ai vu tout de suite que je pouvais enchaîner course sur course. J'étais dans les échappées avec des gars que je ne voyais plus avant que sur la ligne de départ. Tu te rends sur les compétitions dans un tout autre état d'esprit. Tu sais que tu auras les moyens de faire’ la course. J'en avais assez de subir le rythme. J'allais abandonner le vélo.
‘Là, j'étais redevenu un acteur du peloton. Bien sûr, il y avait encore des coureurs qui marchaient mieux que moi, parce qu'ils étaient plus doués, ou peut-être aussi parce qu'ils étaient déjà passés à l'EPO.
Après une cure d'EPO, tu es un homme neuf tous les jours’
‘L'EPO, à la fin des années 80, on commençait à en entendre parler, mais personne ne savait vraiment ce que c'était. J'ai su dix ans plus tard qu'il fallait s'en injecter tous les jours, qu'elle provoquait certaines carences en vitamines et que les effets apparaissaient au bout de quinze jours.
Une cure d'EPO coûte 3 000 euros. Après, tu es un homme tout neuf tous les jours. Tu ne connais plus la fatigue. Tout d'un coup, le groupe de tête va accélérer, tu as l'impression que tu ne peux pas suivre, question d'habitude, et puis tu lèves les fesses instinctivement et tu les rattrapes. Ta seule limite, c'est le cardio-fréquencemètre qui te la donne. Il s'agit seulement de connaître son seuil et de ne pas le dépasser.
J'ai essayé l'EPO au début des années 2000, mais pas assez longtemps pour vraiment en profiter. Ma cure n'a pas duré plus de quinze jours, et j'ai marchoté’ à peine un mois.
‘L'EPO est détectable mais les contrôles sont très coûteux pour le ministère. Chez les amateurs, il n'y en a donc pas beaucoup. Tu ne prends pas de risque, sauf si tu l'achètes sur Internet. Dans ce cas-là, c'est moins cher, mais tu ne sais pas toujours ce que tu t'injectes dans le sang, surtout si ça vient des pays de l'Est.’
Illustration : Serge Bloch
► Lire aussi : Dope Story 3/5, ‘Pour savoir où piquer, tu coupes la fesses en quatre’
► Lire aussi : Dope Story, l'histoire d'un dopé


























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De
12H55 | 06/11/2007 |
Je retiens trois phrases de ce que dit Luc : « J'en avais assez de subir le rythme. J'allais arrêter le vélo. Là, j'étais redevenu un acteur du peloton. » C'est terrible à dire, mais comment voulez-vous demander à un sportif d'arrêter de foutre sa santé en l'air quand il a l'impression que se doper lui permet de retrouver un sens à sa vie ?
Le cyclisme est le seul sport individuel où les concurrents se battent au sein d'un seul groupe, le peloton. L'instinct grégaire y est très fort. Que peut ressentir un gars qui roule moins vite que les autres ? Alors, on fait « ce qu'il faut ».
Est-ce que, dans votre série, il sera question de l'accoutumance au dopage ?
Thomas GREDAT
De tjehan
13H18 | 06/11/2007 |
Moi je retiendrais celle-ci :
« Bien sûr, il y avait encore des coureurs qui marchaient mieux que moi, parce qu'ils étaient plus doués, ou peut-être aussi parce qu'ils étaient déjà passés à l'EPO »
A partir du moment où l'on pense que si celui devant nous n'est pas meilleur mais mieux dopé, c'est la porte ouverte à l'escalade sans fin dans la dope.
De brogilo
in angulo | 15H22 | 06/11/2007 |
Salut Thomas,
L'accoutumance et les effets secondaires : Tu te souviens certainement de Freddy Maertens qui courut longtemps (plus de six mois) avec le handicap d'une fracture au poignet qui n'en finissait pas de se résorber (la cortisone empêchant les os de se ressouder).
à brogilo
De
16H44 | 06/11/2007 |
Je ne me souviens plus de cette histoire de fracture, Brogilo. Mais je me souviens de sa présence à l'émission d'après-étape de Gérard Holtz, lors du Tour 1997. Maertens, l'air absent, tenait des propos confus, du moins pour les quelques paroles qu'il a pu ânonner. Et il était évident que ce n'est pas à cause de la différence linguistique (Maertens étant Flamand) qu'il ne comprenait pas les questions. Voir à l'état d'épave un type qui a été deux fois champion du Monde, trois fois Maillot vert du Tour, et qui a gagné la Vuelta 1977 en remportant treize (13) étapes, ça fait mal au coeur. Le prix, semble-t-il, était exorbitant.
Et que dire de Floyd Landis, vainqueur déchu du Tour 2006, qui remporte la compétition avec un problème à la hanche qui nécessitera une opération ? Avec le respect dû à sa mémoire, je rappellerai également que le grand Louison Bobet gagna, avec un courage surhumain, le Tour de France 1955 affligé d'une blessure à la selle qui lui faisait souffrir le martyre et qui, quelques mois plus tard, nécessita elle aussi une opération. Les médecins lui enlevèrent 180 grammes de chair morte, précisant que retarder davantage l'opération aurait mis sa vie en danger.
Le cyclisme n'est pas avare de ce genre d'exemples.
Salut à toi, champion ! Toi, au moins, tu es vivant !
Thomas
De brogilo
in angulo | 18H32 | 06/11/2007 |
S'il te plaît, Thomas, arrête de saluer le champion que je n'ai jamais été.
Je vais finir par rêver de Chantal Nobel chaque nuit.
Ce n'est plus tenable.
De mon temps, il n'y avait pas Elite 1 ou 2. On passait de Junior à Senior B puis, après avoir gagné quelques courses et engrangé un certain nombre de points, on passait Senior A, la catégorie juste en dessous des pros. C'est à ce moment-là qu'on pouvait commencer à se mesurer à de grosses pointures. Certains de ceux-là avaient le niveau pro mais préféraient rester dans les rangs amateurs pour, organisés en mafias, écumer la région et se partager le pactole.
Parmi cette élite, il y avait ceux que j'appelle les « inatteignables », genre Marc Madiot ou Stephen Roche, dont on savait, au vu des performances, qu'ils ne resteraient pas longtemps parmi nous.
Et puis il y avait le gros de la troupe, un mélange hétéroclite de jeunes loups et de vieux briscards (pour certains, revenu des rangs pros avec un vrai comportement de junkie, la seringue avant le départ, ne se cachant même plus).
Je faisais parti des jeunes loups mais sans rien de transcendant. Il m'arrivait de battre des types dont certains passèrent pros quelques années plus tard sans jamais y briller trop. Je pense à des gens comme Claude Carlin qui devia par la suite vers le VTT et devînt champion de France, Yvan Frébert, Eric Louvel, Yvon Madiot etc qui furent avant tout de bons équipiers… seul le jeune Philippe Bouvatier frôla l'exploit sur le Tour88 dans l'étape de Blagnac…
Bref, désolé de te décevoir mais je n'ai jamais rien eu d'un champion.
Je lisais hier que tu te « paies » parfois des ballades à vélo de 4 ou 5 heures. Puisqu'ici on parle de corticoïdes, tu as bien dû connaître au moins une fois les effets de douce euphorie que provoque l'action conjuguée du cortisol et de l'endorphine, ces substances anti-douleur que notre corps sécrète.
La fringale te commande alors de dévorer tout ce qui te tombe sous la main, par exemple quelques pommes empruntées au verger voisin, et tu dois absolument t'allonger, là, n'importe où, dans l'instant, pour une sieste réparatrice sans laquelle l'idée même d'un retour au bercail ne saurait être envisagée.
As-tu connu cette remise à zéro des compteurs, cette étrange absence à soi-même de quelques heures ?
Pour moi ce fut dans un champ à l'orée de la forêt de Brionne quand j'avais quatorze ans.
Ce jour-là, j'ai dormi si profondément qu'il doit y avoir encore la trace dans l'herbe.
Ensuite, retour hébété mais rasséréné.
Bien à toi.
à brogilo
De
19H15 | 06/11/2007 |
« Champion », c'est manière de parler. Ca n'a rien à voir avec ton palmarès, que je ne connais pas. Mais puisque ça te froisse, promis, je ne le ferai plus.
Pour répondre à ta question, non. Sur le biclou, je serais plutôt le genre traîne-patins, surtout quand la route s'élève. Même si, dans ces cas-là, il m'arrive de m'ouvrir la gueule.
La fringale, donc, non. Sauf… quand je passe près d'un terrain d'herbe coupée. Je suis allergique, et l'allergie, en plus de me faire éternuer, me donne faim. Ca m'est arrivé, une fois. L'horreur.
Au moment de ma dépression, alors que je me remettais doucement, je me suis un jour payé une ballade de soixante bornes, alors que j'en avais perdu l'habitude. Par une chaleur d'été, sans prendre de bidon. Plus jeune, je pouvais me le permettre. A vingt-neuf ans, épuisé psychiquement, j'ai fait une grosse connerie. Je me suis arrêté à Cadouin (ancien lieu de pélerinage ; la Dordogne, ça grimpe ! ), où je savais qu'il y avait une fontaine. Je ne sais pas combien de temps je suis resté là avant de repartir. J'étais collé à la route, dont j'ai fait une partie à pied. Puis, nouvel arrêt. Râpé, plus de jus, et la nuit qui tombe. C'est mon père, qui s'inquiétait de ne pas me voir revenir, qui m'a ramassé en voiture. La seule voiture-balai de ma vie.
Pas de douce euphorie, mais, c'est vrai, une espèce d'absence à soi-même. Et une incompréhension : le manque d'entraînement ? L'âge qui vient ? Les effets de la dépression ?
Aujourd'hui, je roule comme avant. Euh… beaucoup moins vite. Et, juré-craché, j'ai jamais rien pris. A part du pastis en descendant de vélo. Pour ça, je dois être largement positif !
A cause de mon mémoire, que j'essaie de finir, je ne suis pas parti cet été. Ca fait un an que je n'ai pas fait de vélo. Ca me manque.
Je prie les forumeurs de m'excuser de raconter ma vie !
Bien à toi,
Thomas
De brogilo
in angulo | 00H24 | 07/11/2007 |
Ca ne me froisse pas, Thomas, ça me fait juste bizarre, comme si tu parlais de quelqu'un qui n'est pas moi.
Euh… pour le pastis, si je puis me permettre : plutôt après la ballade qu'avant, car ça a tendance à « couper les pattes ». C'est comme le vin blanc,j'aime assez ça, avec un bon chèvre, mais alors « bonjour les crampes ».
à brogilo
De
10H53 | 07/11/2007 |
Oui, oui, après, en descendant de vélo. C'est bien ce que je disais. Hips !
Thomas
De
12H58 | 06/11/2007 |
Comment accéder à l'épisode précédent ?
Merci.
De Yann Guégan 1836
Rue89 | 14H23 | 06/11/2007 |
Cliquez simplement sur le lien qui se trouve à la fin du papier.
De
14H01 | 06/11/2007 |
mais faut qu'ils cotisent à une caisse maladie et retraite spécial dopé ! comme cela ils seront tous égaux devant la dope et n'emmer.eront plus personne avec leurs combines !
De
14H29 | 06/11/2007 |
« Ta seule limite, c'est le cardio-fréquencemètre qui te la donne. » Traduction : les signaux d'alerte du corps étant hors jeu, le dopé doit s'en remettre à un appareillage externe pour savoir quand il atteint ses limites.
Des mesures anti-dopage sérieuses devraient peut-être inclure l'interdiction de cette assistance technologique qui n'est justifiée que par l'emploi de produits dopants ?
De
15H05 | 06/11/2007 |
Merci d'éviter la caricature quand même. Le cardio-fréquencemètre est un outil d'entraînement très utile, et il permet ausi à des cardiaques de reprendre le sport sans mettre leur vie en danger (oui, j'en ai connu). Ou bien faut-il interdire les congélateurs au prétexte qu'ils servent à conserver les bébés assassinés ? Moi, je connais d'autres usages…
De
16H24 | 06/11/2007 |
Le propos n'est nullement de supprimer cet outil très utile.
Ce coureur ne fait que décrire sa carrière cycliste !
De
15H45 | 06/11/2007 |
« Ta seule limite, c'est le cardio-fréquencemètre qui te la donne. »
Mouais enfin des amateurs chargés à ce point je ne pense pas qu'il y en ai eu beaucoup.
Chez les pros il y a eu quelques années où l'EPO était totalement indécelable donc il y a eu des coureurs qui ne sentaient plus vraiment la douleur, mais depuis 1997 et le taux d'hématochrite max de 50% son utilisation est devenue limitée.
J'ai connu des types à l'EPO qui n'en avaient rien à foutre de leurs cardiofréquencemètres et dont les limites étaient toujours fixées par la douleur physique.
De
16H31 | 06/11/2007 |
Vous dites : « Mouais enfin des amateurs chargés à ce point je ne pense pas qu'il y en ai eu beaucoup »
Justement on vous demande pas de penser mais d'écouter le récit de quelqu'un qui la vécu et qui par conséquent connait les pratiques !
Vous dites : « J'ai connu des types à l'EPO qui n'en avaient rien à foutre de leurs cardiofréquencemètres et dont les limites étaient toujours fixées par la douleur physique. »
Es-ce que vos propos seraient de justifier le dopage ? Si tel est le cas, ils sont nauséabonds et je vous tiens responsable de soutenir l'inacceptable.
De
18H52 | 06/11/2007 |
Je ne souhaite pas justifier le dopage (que j'ai connu moi aussi), mais relativiser le bénéfice obtenu sur les performances, des amateurs tellement bien chargé qu'ils ne sentent plus la douleur j'en ai pas croisé.
Ce témoignage est focalisé sur l'aspect dopage du cyclisme (comme d'hab) alors que l'entraînement, l'hygiène de vie et les qualités naturelles ont plus d'importance dans la performance.
k
De
15H14 | 06/11/2007 |
Je pense que Sarkozy est trop augmenté.
170 % c'est trop je suis contre
Jérémie L. (Secu.)
De
15H32 | 06/11/2007 |
Ok le dopage aide, mais j'ai pu courir en Elite 2 et même y faire de relatives bonnes performances sans dopage et en travaillant à temps plein, alors que j'étais un coureur moyen.
Ceux qui abandonnent toutes leurs courses quand ils ne prennent rien ils ne sont tout simplement pas fait pour cela, c'est pas la peine de venir pleurer que les autres se dopent quand on a pas de qualités naturelles.
On va pas pleurer sur le sort de tous les amateurs pas assez doué pour passer pro même en se dopant.
Les coureurs doués qui passeront pro obtiennent des supers résultats très tôt, avant même de tomber dans le dopage.
ça m'enerve cette illusion du champion qui ne se fabriquerait que grâce au dopage
De
16H08 | 06/11/2007 |
sauf qu'avec le dopage, des « pas spécialement doués » prennent la place de gars honnêtes ! Ces mêmes types n'auraient probablement pas leur place en élite sans la dope alors que ceux qui jouent le jeu l'auraient plus surement.
C'est quand même un sentiment de frustration énorme ! !
De
15H58 | 06/11/2007 |
C'est parfait. C'est avec des histoires comme ça qu'on montre le dopage au quotidien, dans ce que ça a de souvent bricolo, d'ailleurs - y compris pour des champions connus, même si les meilleurs ont des protocoles efficaces et des filières d'approvisionnement plus sûres.
Puisque quelqu'un parlait plus haut de Freddy Maertens, voilà un gars qui a payé cher ses grandes années, question de dire que le dopage est aussi une fuite en avant, sans autre réflexion que la performance immédiate. Le mec s'et retrouvé sans rien à côté du vélo. Grosse dégringolade, la dépression et le chômage. Quand on le voyait sur son vélo entre Nieuport et La Panne, dans les années 80, il faisait peine à voir. Et je ne parle même pas d'Eric De Vlaeminck, le frère aîné de Roger, qui parlait tout seul sur son vélo…
Mais ça, c'est le dopage à la papa. J'attends avec impatience les épisodes suivants, les histoires d'EPO et de Dr Mabuse.
De
17H01 | 06/11/2007 |
je ne suis pas passionné de cyclisme, j'en ai un peu ras le bol de la question du dopage qu'on sert à toute les sauces. Mais là forcé de reconnaitre que ce témoignage est vraiment pertinent. J'ai hâte de lire la suite..bravo
De marabbeh
20H41 | 06/11/2007 |
Oui tout à fait comme Jeff. Mais je dirais que ce témoignage est passionnant. D'autant qu'il est rarissime qu'un ex-dopé témoigne. Vivement la suite…
De
22H58 | 06/11/2007 |
Le « gros » problème avec la cortisone (qui par ailleurs et utilisée à bon escient (et à faibles doses) a des vertus thérapeutiques énormes, notamment anti-inflamatoires), surtout à ces doses, c'est que ça se termine assez rapidement par une insuffisance rénale irréversible. Pronostique : greffe de rein !
Sans compter un risque énorme de décalcification généralisé.
L'EPO (Erythropoïétine) ne peut faire de l'effet qu'au bout de trois semaines minimum : c'est le temps de « gestation » des hémacies (globules rouges) dans la mœlle osseuse. Elle est obtenue par génie génétique et est très légèrement
différente chimique de l'érythropoïétine naturelle (en fait, l'EPO n'est pas vraiment de l'EPO mais de la darbepoïétine alpha, si mes souvenir sont exacts). C'est ce qui permet son éventuel dépistage, qui reste extrêmement difficile.
L'hématocrite est le pourcentage de globule rouges dans le sang. On peut (je ne sais pas si ça se pratique) temporairement faire baisser très rapidement l'hématocrite en perfusant du serum isotonique (glucosé de préférence au salé pour ménager les reins).
Un taux d'hématocrite à 50% est énorme (chez un sportif quotidiennement entrainé, 40% est la moyenne supérieure) : l'oxygénation des muscle est optimale et le cœur nettement mois sollicité. Le revers de la médaille, c'est l'augmentation drastique du risque l'infarctus (plus de globules rouges = augmentation du risque lié à la taille des micro-caillots sainguins naturels) et d'embolies cérébrales ou pulmonaires (en gros de morts subites).
En résumé, le dopage fabrique des zombies de 30 ans, voire des morts au moins aussi efficacement que les drogues dite « dures ».
Si le but de faire du vélo c'est de tomber gravement malade et de mourir jeune, ils n'ont qu'à continuer !
De
09H37 | 08/11/2007 |
« Optimisation des performances sous contrôle médical » c'est la phrase lâchée par un responsable de l'équipe Festina lors du tour 98 et de la fameuse « affaire Festina ».Je crois que tout est dans cette phrase et en particulier dans les deux derniers mots « contrôle médical ».Devant les efforts croissants demandés aux athlètes que peut leur apporter la médecine ? étant entendu qu'un médecin (un vrai médecin ! ! ) a pour responsabilité première d'améliorer la vie de son patient et non de la mettre en danger.Le créneau de manoeuvre est étroit.C'est un problème qui nous touche tous tant il est vrai que nous connaissons dans notre vie des moments où nous sommes soumis à de fortes exigences et où nous sentons la nécessité de quelques« fortifiants ». La question reste ouverte.