Le comité d'entreprise des Echos a été débouté, lundi après-midi, de sa demande de poursuivre la procédure de consultation sur la vente du journal. LVMH a annoncé qu'un accord de vente avait été signé avec le groupe Pearson, propriétaire du titre. Et dans la foulée, la rédaction a voté la non-parution de l'édition de mardi.
Le tribunal de grande instance de Paris a estimé que le groupe Pearson, avait fourni des « informations importantes en quantité et en qualité ». Les élus du comité d'entreprise avaient décidé de faire appel de l'ordonnance de référé rendue aujourd'hui : « Nous espérons que la direction de Pearson choisira d'attendre le jugement d'appel, comme elle l'avait fait pour l'ordonnance de référé. » Un voeu non exaucé, donc.
Par ailleurs, le comité d'entreprise des Echos a envoyé ce lundi une lettre à la ministre de l'Economie, Christine Lagarde. Les élus du quotidien l'avertissent sur les conditions du portage prévu par LVMH.
Pour éviter de se retrouver en situation de monopole sur le marché des quotidiens économiques, le groupe de Bernard Arnault -qui possède actuellement La Tribune- envisage de confier Les Echos à la banque d'affaires Calyon, dès que la vente sera signée avec Pearson. Une solution de transition, le temps de trouver un repreneur pour La Tribune.
Mais selon le CE des Echos, la Commission européenne conteste cette pratique, et n'autorise le portage qu'une fois que les autorités de la concurrence ont accepté la vente.
Le nom du nouveau propriétaire de La Tribune, avec qui LVMH veut entrer en négociations exclusives avant mercredi soir, sera dévoilé jeudi, selon l'AFP. Quatre offres fermes ont été présentées aux représentants des salariés : celle du PDG de NextRadioTV Alain Weill, du patron de la régie publicitaire Hi-Media Cyril Zimmermann, de l'ancien dirigeant du quotidien Philippe Micouleau et enfin de l'ancien PDG de DI Group (pôle médias de LVMH) Fabrice Larue, associé à Class Editori et à la société financière Viel et Cie.
Dans un entretien au Monde, le nouveau président du Forum permanent des sociétés de journalistes, Jean-Michel Dumay, considère que cette double cession « est la caricature ultime d'un système à bout de souffle » :
« Pourtant, peu de gens, notamment chez les politiques, semblent s'étonner que le principal quotidien économique tombe dans les mains de la plus grande fortune de France, Bernard Arnault. Et qu'il soit en mesure de choisir le propriétaire de son futur concurrent ! “
► Lire aussi : Vente des ‘Echos’ à LVMH : le silence des politiques
► Lire aussi : Tous les articles de Rue89 sur Les Echos
Augustin Scalbert
► Titre rectifié le 05/11/2007 à 22h10. ‘Vendus à LVMH’ et non ‘à Pearson’.





















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De
21H45 | 05/11/2007 |
Pourquoi les journalistes des Echos, déjà porte-paroles de la pensée unique libérale, et par conséquent vendus aux capital, se choquent-ils de voir fonctionner le système dont ils sont les apologues ?
De
22H50 | 05/11/2007 |
Y a qu'à voir celle qui tient un blog « Innovation » et dit qu'elle s'est abonnée (30 euros) au nouveau site de Daniel Schneidermann…
http://arretsurimages.net/post/2007/10/23/Pas-de-pub
De organe_dhonneur
01H11 | 06/11/2007 |
Les « journalistes des Échos » sont des individus de qualité, pas une secte monomaniaque.
Ces individualités, ces talents, souvent, sont de sensibilité libérale.
Le libéralisme, c'est pas que recommander le marché pour tous. En matière économique, c'est surtout L'EFFICIENCE du marché qui est traitée. Et puis fondamentalement, c'est une philosophie en plus d'être un ancêtre des sciences économiques contemporaines. Dans les valeurs du libéralisme, beaucoup d'importance est donnée à l'idée de contre pouvoir, d'équilibre, ce qui donne par exemple les checks and balances aux USA ou l'obligation faite aux medias de se financer uniquement sur des activités medias pour renforcer leur indépendance.
Bref, des principes assez forts et constructifs auxquels vous pourriez penser de temps à autre au lieu de balancer des généralités sur un quotidien que vous n'avez probablement jamais lu.
un libéral de gauche.
à organe_dhonneur
De
08H02 | 06/11/2007 |
Un nouveau titre pour les anciens Échos : L'Écho de LVMH, qu'au moins ce soit visible, puis qu'il s'agit désormais d'un quotidien de com'.
Mais que fait Pinault, le concurrent historique, que font les autres ? Silence bizarre impressionnant. Collusion ?
De DBL8
Retraité | 14H50 | 06/11/2007 |
Depuis quand les ouvriers donnent leurs avis sur la vente de l'entreprise ou ils travaillent ?
Ce ne sont pas eux les propriétaires, s'ils ne sont pas content du nouveau patron, qu'ils laissent la place à ceux qui n'y vairait pas d'inconvéniant ! et il y en a ! !
à DBL8
De AE35
22H22 | 06/11/2007 |
Ah oui, mince… des ouvriers qui pensent !
à organe_dhonneur
De
12H46 | 06/11/2007 |
les contres pouvoirs et l'indépendance des médias de l'Empire ! qu'est ce qu'il ne faut pas entendre ! Bush sort son veto pour priver les enfants pauvres de couverture maladie et Fox News Murdoch est la chaine la plus regardée et donc la plus copiée des etats-unis !
il va quand même falloir prendre le libéralisme pour ce qu'il est : la plus garnde arnaque de tous les temps, doublé de la plus grand machine à virer les gens !
à organe_dhonneur
De
12H50 | 06/11/2007 |
on ne peut pas être de gauche et libéral.
De compte supprimé14
01H17 | 06/11/2007 |
Ben oui. Des années de désinformation. Et ils vont venir s'en plaindre. Comment cela ? J'entendais il y a quelques semaines, le représentant des journalistes des Echos dire qu'il avait une telle admiration pour les prouesses de Bernard Arnault qu'il ne pourrait jamais le critiquer et que c'est pour cela qu'il en était tout marri. Pauvre chat.
Mais, pas de souci, de nouveaux « rédac'chefs » doivent se presser à sa porte. On parle du retour de Nicolas Beytout (héritage quand tu nous tiens)…
Demain, Sarko va renconter les marins bretons avant de rencontrer son ami Bush. Cela ne vous fait pas marrer ?
Merdum ! je n'ai pas mon smiley mdr de Msn, celui qui se gondole ! Rue89, faites quelque chose pour ces nouvelles ponctuations. Cela nous ferait du bien de respirer, de rire un peu.
De
12H55 | 06/11/2007 |
C'est exactement ce que je pense
De
21H58 | 05/11/2007 |
Ah ! ça fait plaisir de voir ces journalistes ne pas se laisser faire.
Et comme la valeur de ce journal sont ses journalistes, je leur propose un pas de plus : ils démissionnent tous en bloc et refond un autre journal. LVMH se retrouve avec une coquille vide à 240 million d'euros (probablement pas grand chose pour eux).
Je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais pourquoi pas ? S'il a une valeur ce journal c'est bien grâce à eux ; et ils sont libres. Trouver des fonds ça doit être faisable.
Propositions de nom pour ce nouveau journal : « L'indépendant » ou « Libre Eco »
De
23H52 | 05/11/2007 |
oui qu'ils rachetent 1€ la tribune
De
10H52 | 06/11/2007 |
Les journalistes crient très fort, pour la forme, mais ils ne se risqueront surement pas à démissioner .
Pas de c…lles .
Les chiens aboient, la caravane passe .
Laissont les crier et rigolons un bon coup de leur « indignation » …..
travaillant dans la presse quotidienne depuis 13 ans, je sais ce que valent les journalistes et leurs indignations, achetables avec des augmentations ….
Valent pas mieux que les autres, et en plus ils sont nombrilistes .Ce qui explique le déclin de la PQ (presse quotidienne)
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 21H58 | 05/11/2007 |
Contrairement à l'avis anonyme qui ouvre les débats, il me semble que cette affaire, somme toute, révèle plus un défaut de libéralisme qu'un excès.
Quoi qu'on pense du libéralisme (je présume qu'il s'agit du libéralisme économique), ce à quoi nous assistons évoque plus la ploutocratie.
Ce qui, du reste, n'est guère plus rassurant…
à thierry reboud
De
22H15 | 05/11/2007 |
Ah… En quoi le libéralisme économique se distingue-t-il de la ploutocratie, puisqu'il y mène directment ?
(signé : l'auteur de l'avis anonyme qui « ouvre les débats »).
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 22H42 | 05/11/2007 |
Eh bien,par exemple, une politique libérale conséquente (je veux dire : qui assume les conséquences de sa philosophie) préconiserait plutôt de décourager la transmission de patrimoine ou l'héritage, alors que la ploutocratie (le gouvernement des plus riches) l'encouragerait plus volontiers.
D'une manière générale, une politique réellement libérale favorise la circulation des richesses quand la ploutocratie favorise l'accumulation.
Quoique ceux qui se réclament du libéralisme ne soient pas vraiment ma tasse de thé, il m'arrive de me demander si un libéralisme abouti ne serait pas préférable à la situation que nous connaissons. Je n'ai pas de réponse…
à thierry reboud
De
12H52 | 06/11/2007 |
« décourager la transmission de patrimoine ou l'héritage »
vous appelez ça de la philosophie ?
ouarf !
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 20H46 | 06/11/2007 |
J'appelle cela une politique et une doctrine économique qui assument les conséquences de leur philosophie.
Si toutefois vous pouvez aller au-delà de « ouarf », je vous suggère de lire les mots dans l'ordre où ils se présentent, c'est plus commode.
De
21H58 | 05/11/2007 |
commentaire technique :
y en a marre de voir ce « courageux anonyme » à longueur de temps. Le webmaster pourrait-il avoir l'amabilité de mettre un champ où l'on puisse mettre son pseudo ou son nom ? histoire de personnaliser et distinguer un peu les commentaires
Merci d'avance,
Chris
De Pierre Haski
Rue89 | 22H18 | 05/11/2007 |
C'est très simple, il suffit de s'inscrire, sur la colonne de gauche sur la page d'accueil, et vous deviendrez Chris et non plus « courageux anonyme ». Ca prend une minute (quand ça marche bien ! ).
De Julien Martin
Rue89 | 22H17 | 05/11/2007 |
Vous avez la possibilité de vous inscrire en cliquant sur « nouveau compte », en haut à gauche de toutes les pages. En espérant vous compter bientôt parmi les riverains de Rue89.
à Julien Martin
De Komoku
22H33 | 05/11/2007 |
C'est ce que je viens de faire (je ne suis pas l'auteur des posts ci-dessus), mais c'est lourd quand même…
De
22H32 | 05/11/2007 |
La presse quotidienne française n'a qu'un besoin : du pognon, et beaucoup !
De Tophee
en haut a gauche | 22H52 | 05/11/2007 |
La presse francaise a besoin d'une seule chose : de l'ethique !
A force de nous prendre pour des imbecile, on se detourne d'elle. Apres les journaliste qui font la leche au puissant viennentse plaindre qu'il n'y as plus perssonne pour lire leur feiuille de chou imssipide.
De Daniel R
Visiteur d'entreprise | 23H53 | 05/11/2007 |
Le chroniqueur « économique » bien connu de France inter, Sylvestre, rencontra un jour la Sécurité Sociale lors d'une très grave maladie. Une fois rétabli, il vécut une sorte d'état second pendant lequel il se félicitait publiquement de vivre dans un pays où la solidarité n'était pas un vain mot. Rassurez-vous, aujourd'hui il est tout à fait guéri et il déblatère de nouveau sur notre système social décadent.
Les journalistes « économiques » des Echos ont toujours mis en avant le « Marché » comme étalon de toute chose. Cette douche froide va certainement les amener à penser que quelque chose ne tourne pas rond dans ce concept. Leur santé mentale va vaciller. Peut-être défileront-ils dans la rue avec des pancartes « Nous ne sommes pas des marchandises ».
Mais je parie que d'ici à pas longtemps, il retrouveront eux aussi leur belle santé et que nous pourrons de nouveau lire dans les Echos les belles histoires de fusion-acquisition qui rendent leur monde si intéressant, ainsi que les milliers de licenciement qui en découlent, provoquant mécanique la hausse du cours de l'action.
De
23H58 | 05/11/2007 |
rue 89 on du voir le coup venir un vrai journalisme d'investigation ou du pif à vous de decider ( voir article Qui contrôle les médias en Europe ? ) je veux dire aussi à tous ceux qui se réjouissent de cette situation, en cette periode de crise qui se prepare il faut ranger au placard toutes ses rancunes et ressentiments (je sais c'est dur) pour faire frond commun .employes des Echos il n'est jaimais trop tard pour se rendre comptes qu'on sait trompé donc rendez vous le 13 novembre dans la rue ou au moins j'espere que vous aurez la plume un peu moins dur contre les grevistes le 14 de ce meme mois, à bien y réfléchir on est tous egaux face aux problemes
Beeks
De loloster
01H14 | 06/11/2007 |
les stratèges de LVMH on réussi à blinder pour un bon moment la sécurité de leurs actionnaires de toutes parts et en profondeur médiatiquement, économiquement et politiquement : qui pourra contester au groupe sa victoire totale ? Sarkozy ? Cecilia ? Rue89 ? H.Clinton ? Le Figaro ? Dieu ?
« business as usual » ?
De
07H37 | 06/11/2007 |
Si en plus les nouveaux patrons annoncaient des licenciements de journalistes, je crois que ce serait un signal pour acheter des actions des Echos (C'est une leçon que ces mêmes journalistes nous ont apprise par le passé)
De
09H01 | 06/11/2007 |
Les journalistes ont récoltés ce qu'ils ont semmaient , la Sarkosiene . Ils savaient que dans le monde du fric les copains coquins sont unis par le renvois d'ascensseurs . Maintenant il vous restent de embrasser les mains de Sarkosy pour continuer de gratter des articles si vous voulez manger et dormir toute l'année. Vous voilà des ladres .
De
09H11 | 06/11/2007 |
Critiquer les journalistes, les traiter de vendus, paresseux et je ne sais quelle autre amabilité, c'est facile et ça soulage. Mais s'interroger sur les conditions dans lesquelles ils peuvent exercer leur métier en tout indépendance est autrement plus difficile.
Les rédactions des Echos et de la Tribune ont déployé des arguments simples et concrets - compréhensibles par un enfant de 10 ans - pour expliquer qu'un quotidien économique appartenant à Bernard Arnault n'est pas plus crédible qu'un Argus de l'auto appartenant à Renault. Les Français (élus ou simples citoyens) ont décidé de s'en foutre. Tant pis pour eux. Tant pis pour nous.