Qui contrôle les médias en Europe?
Les titres les plus influents chez nos voisins sont le plus souvent indépendants des groupes industriels. Petit tour d'Europe.
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« Journalistes et citoyens ensemble : debout pour le journalisme » : c'est l'appel que lance l'intersyndicale de la profession à l'occasion, lundi, de la Journée européenne de la liberté de la presse.
En France plus que dans les pays européens comparables (cliquer sur les petits drapeaux), la situation de l'information est inquiétante : la presse écrite est en crise, certains des plus puissants médias appartiennent à des groupes dont les intérêts sont liés à ceux de l'Etat et le nouveau président de la République entretient des rapports étroits avec des patrons de presse, dont beaucoup ont bâti leurs empires avec l'aide -ou l'assentiment- du pouvoir politique. En parallèle, les journalistes sont dans des situations de plus en plus précaires, ce qui rend toute protestation difficile.
Bouygues, Lagardère, Dassault, Arnault, Bolloré, tous amis de Sarkozy
La chaîne la plus regardée de France -et d'Europe-, TF1, appartient à Bouygues, groupe de BTP qui signe quotidiennement des contrats avec la puissance publique. Arnaud Lagardère, important actionnaire du groupe aéronautique EADS, contrôle l'empire qui porte son nom et donc Europe 1, Paris Match, le Journal du Dimanche, 25% du Parisien-Aujourd'hui, 17% du Monde, et la moitié du plus grand circuit de distribution de journaux, les NMPP.
Serge Dassault, qui essaie en vain de vendre ses Rafale avec l'aide de l'Etat français, est propriétaire du Figaro. Bernard Arnault -La Tribune, peut-être bientôt Les Echos- a été le témoin du défunt mariage de Nicolas Sarkozy. Le patron du pôle presse de son groupe, Nicolas Bazire, est un sarkozyste historique. Vincent Bolloré, venu aux médias relativement récemment, a une vision toute personnelle de l'indépendance de ses rédactions, qui lui sont très utiles pour promouvoir ses intérêts en Afrique.
Toutes les rédactions de ces groupes ne sont pas logées à cette enseigne. Et dans le reste de l'Europe, les patrons de médias sont souvent proches du pouvoir politique. « C'est comme ça dans toutes les démocraties occidentales », relève Jean-Marie Charon, sociologue des médias au CNRS :
« Mais ce double couplage entre des amitiés politiques et des groupes qui ont besoin des commandes de l'Etat est assez unique, et en tous cas redoutable. C'est en France que l'information est la plus perméable aux autres pouvoirs. »
La France n'a jamais réussi à tracer des lignes entre les pouvoirs
Pour Nadine Toussaint-Desmoulins, professeur d'économie des médias à l'Institut français de presse, c'est une évidence : « La proximité des pouvoirs nuit à la qualité de l'information ».
Alors que les pays voisins de la France, qui ne pâtissent pas d'un tel contexte de proximité, ont presque tous réussi à tracer des lignes entre les pouvoirs, la France s'enferre dans sa crise de l'information, dans une relative indifférence du grand public. La situation est tristement simple : selon Jean-Marie Charon, pour de multiples raisons historiques, « on ne voit pas pourquoi il faudrait des frontières entre le propriétaire d'un média et la rédaction, ou entre la publicité ou le rédactionnel ».
Un exemple : en France, c'est le directeur de la publication -l'actionnaire majoritaire ou son représentant- qui est responsable juridiquement. « C'est boîteux », ajoute le sociologue, « car on ne voit pas pourquoi il donnerait de l'autonomie à sa rédaction ». En Allemagne, en cas de condamnation par les tribunaux, c'est le rédacteur en chef qui trinque.
Des industriels qui s'achètent des « danseuses » dans la presse
Alors que les pays voisins ont tous des groupes 100% médias -certains sont si puissants qu'ils possèdent de nombreux titres en France-, la presse française reste gangrenée par le manque de professionnalisme : des industriels achètent des titres pour le prestige -des « danseuses »-, ou comme vecteurs d'influence pour leurs affaires. « Est-ce qu'ils apportent de la compétence, du savoir-faire pour la gestion d'un média ? se demande Jean-Marie Charon. “Non. En général, ils manquent de vision à long terme, et n'investissent pas dans l'éditorial, qui est pourtant le coeur de ce métier.”
Or, pour que l'information soit de bonne qualité, “il faut que les médias aient de l'argent”, rappelle Nadine Toussaint-Desmoulins. L'économiste appelle à la création de groupes multimédias :
“La concentration n'est pas forcément néfaste si elle permet à une forme de médias d'en compenser une autre. Par exemple, quand une presse de distraction ou de loisirs finance la presse d'information.”
Jean-Marie Charon pense autrement : “L'effet de taille n'apporte pas la qualité rédactionnelle.” En fonction du média, le recours à de grands groupes n'est pas forcément nécessaire, selon lui :
“En radio, télévision généraliste ou magazines grands publics, il y a un avantage économique à avoir des grosses structures dotées de capacités d'investissement considérables. En presse quotidienne, c'est moins le cas. Le titre de presse régionale qui se débrouille le mieux est le Télégramme de Brest.”
Il cite aussi des exemples étrangers comme le Guardian ou la Süddeutsche Zeitung.
Mais le problème français tient aussi à l'importance des coûts de fabrication et de distribution des journaux, qui sont donc largement subventionnés... Une dépendance de plus des médias à l'égard des pouvoirs publics et économiques. “Si l'on veut redonner aux rédactions les moyens de travailler, il faut créer un cadre juridique qui affirme leur indépendance”, préconise Jean-Marie Charon. Mais Nadine Toussaint-Desmoulins pose la question : “Est-ce que les gens veulent vraiment une information de qualité ? Je pense que seule une minorité la demande.”
► L'appel de l'intersyndicale des journalistes à une journée d'action aujourd'hui (manifestation à 13h30 devant l'Assemblée nationale).
► Le communiqué du Forum des sociétés de journalistes.
► Les Journalistes et leur public : le grand malentendu de Jean-Marie Charon - éd. Vuibert - 224p., 22€.
► L'Economie des médias de Nadine Toussaint-Desmoulins - éd. PUF, coll. Que sais-je ? - 126p., 7,60€.

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La fameuse recette : ‘ DU PAIN ET DES JEUX’ a été modifiée dans notre siècle
C’est maintenant : ‘DU PAIN, DES JEUX, et de L’INFO’
Donc on nous fournit cela bien enveloppé, bien présenté, bien aseptisé.
Avalons bien cela, comme un complément alimentaire aux journaux de midi et de 20 heures.
Les médias aux mains des grands industriels ? voilà une situation pas très neuve en effet ! et qui rappelle beaucoup l’avant guerre (non pas la Guerre du Golfe ni la Guerre d’Algérie mais bien de la Seconde guerre mondiale).
Donc retour à la case années 30 voir même ante, sans forcément passer par la case prison pour tout le monde mais en touchant sûrement plus de 20.000 euros. Mais, au fait, l’a-t-on vraiment jamais quitter la case départ ou n’était ce qu’une illusion ? On prend les mêmes et on continue. Tout change rien ne change… etc…etc…
Cliquez sur les petits drapeaux (sur la carte).
Merci pour l’article, merci pour les petits drapeaux.
Juste un petit agacement pour la forme : l’Europe, ce n’est tout de même pas que l’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Italie et le Royaume-Uni. Après tout, les pratiques portugaises ou lituaniennes ne manquent peut-être pas d’intérêt.
Vous écrivez vraiment n’importe quoi:
« …un contrat acceptant une commission de censure peuvent aussi, obtenir un brevet d’autorisation d’émettre sur les ondes. »… « Nulle part vous ne verrez dans ces commissions un défenseur des droits du citoyen »
Ce que vous oubliez - courageux anonyme - c’est qu’en Allemagne, les « citoyens » sont organisés en associations beaucoup plus qu’en France et qu’ils font valoir leurs droits pas ces intermédiaires citoyens.
Les associations de consommateurs sont autrement plus actives et efficaces qu’en France !!! Elles ont plusieurs fois fait plier les entreprises et l’Etat.
Vous citez vous-mêmes diverses associations membres de la Commission chargée d’examiner les programmes. Elles représentent la quasi-totalité de la société.
C’est AUTREMENT plus démocratique que le sulfureux CSA, dont la composition est uniquement le fait du Prince…
Comme il faut une majorité pour l’accord de passage d’un programme,on a beaucoup moins de violence á la tv allemande qu’en France. Car dans leur ensemble, les citoyens réunis en associations refusent la violence qui n’est le fait que de producteurs voulant faire de l’argent.
Je vis en Allemagne et préfère mille fois ce système beaucoup plus respectueux des différentes composantes de la société que le CSA aux ordres du pouvoir en place uniquement.
oui en effet libération est bien un journal de gauche :de
la gôche caviard-aussi vrai que bhl est le petit télégraphiste de l’empire
C'est marrant, dans le bouquin de Nadine Toussaint-Desmoulins, internet n'a droit qu'un un tout petit encadré. De là à dire que l'économiste de Paris II comprend le marché de l'information d'une manière originale, il n'y a qu'un pas.
Qu'elle franchit allègrement en parlant 'd'information de qualité'. La minorité en question s'arroge le droit de définir la qualité, par laquelle elle entend le plus souvent 'information qui me convient, financée par les autres'.
Le problème de la propriété des médias réside pas tant dans les conflits d'intérêts (réels) qui surviennent. Le principal danger, c'est que ces médias ne sont pas obligés d'être rentables et peuvent se permettre d'ignorer leur public.
Il me semble qu’il y a un lien de causalité : quand les médias ignorent leur public, ils ne peuvent être rentables et doivent donc être soutenus par les pouvoirs publics ou par des groupes qui ont des intérêts spécifiques.
En revanche, la seule qualité qui compte pour être rentable c’est la satisfaction des attentes de la cible de marché, ce qui demeure subjectif.
Je suppose qu’il vaut mieux qu’un média soit dépendant de ses consommateurs que de ses actionnaires…
A propos, merci à rue89 pour la fraicheur de leur travail. Mais pourquoi ne pas nous en dire plus sur l’indépendance des médias en Europe, cet article est essentiellement consacré à la France.
Cliquez sur la carte, nous parlons de quatre pays comparables à la France.
« C’est en France que l’information est la plus perméable aux autres pouvoirs »
Quelle chance nous avons!!!!
Et que vivent Lagardère, Bouygues, Bolloré, Dassault, etc…!
Hasard ou les choses sont bien faites?
En tout cas nombre de ces personnes influentes sont amies d’uin petit homme au grand ego qui est capable de faire un aller/retour express au Tchad histoire de faire parler de lui et de prouver à tous qu’il est bien l’hyper omni président…
Un petit peu VRP, aussi….
Bizarre?
Heureusement, il y a internet, contrôlé lui aussi, mais avec quand même beaucoup plus de marge de liberté, non?
skalpa
http://kprodukt.blogspot.com
LE MEILLEUR GOUVERNEMENT DE LA FRANCE
Ainsi le gouvernement le plus performant depuis 37 ans a plié devant le président du Tchad.
En effet, ce meilleur gouvernement français, alerté depuis l’été des agitations de l’association Children Rescue, au courant du fait (entre autres) que cette association était bidon et illégale et ne correspondait à aucune inscription dans le JO sauf un JO de 1948, a laissé des citoyens de son pays partir au Tchad pour y improviser de l’humanitaire made in Branquignole.
Par ailleurs ce même gouvernement, ce même été, par son président Sarko, s’était fait un devoir, un plaisir, un spectacle, une fantaisie d’aller en Lybie accompagné d’une épouse pour faire libérer des infirmières bulgares en échange de X cadeaux faits à Sieur Khadafi, cadeaux qui remonteront les actions, je n’en doute pas, des entreprises d’armements concernées. Ce dénouement (échange d’armement et autres gâteries nucléaires contre citoyens européens et un palestinien kidnappés) semble avoir fait sens dans la tête de pas mal de gens. Le Président Tchadien Idriss Déby Itno semble, en actionnant comme il l’a fait un fait divers, confirmer ce que l’on va finir par appeler une jurisprudence. Un revirement de jurisprudence. (Avant, pas question de négocier quoique ce soit avec qui que ce soit), maintenant, on brade. On donne. Le Tchadien a vu les choses venir, ces branquignoles arriver, a laissé faire toutes les opérations et activités déployées par nos « humanitaires » à la Hergé, des visas ont été délivrés certainement par le consulat de France au Tchad, sauf si l’adoption étant acquise, en tant que mineurs et enfants de français, ces enfants n’avaient pas besoin de visa. (A éclaircir). Donc nous avons un Ministère de l’armée, un Ministère des affaires étrangères, un service de renseignements international, des espions partout, et personne, absolument personne ne voit le coup énorme arriver, tout le monde tombe dans le panneau.
Trop content le Président Tchadien d’avoir bien laissé les français faire toutes les imbécillités possibles et imaginables dans cette affaire, pour ensuite plier l’affaire au moment de l’embarquement pile poil pour prendre en flag tout ce petit monde d’imbéciles, en décrétant l’affaire ILLEGALE, alors qu’il le savait depuis le début. Les nouveaux ministres cuvée mai 2007, le nouveau président cuvée 2007, se sont tous fait avoir comme des bleus, des enfants, des gros naïfs imbus de leur personne et sous estimant l’ennemi. Leur inconscient racisme les a floué.
Total : je ne sais pas ce que le Tchadien a réclamé à Sarkozy. Il a au moins obtenu que le Président soit obligé d’aller en avion chercher les journalistes (pas les autres français). Il a sans doute obtenu d’autres cadeaux, mais je soupçonne le Déby Itno d’avoir joui d’un malin plaisir à forcer le mec Sarko à poser les pieds au Tchad. Et à imposer des conditions. Sarkozy peut toujours essayer de faire croire qu’il est vainqueur dans cette affaire, qu’il a libéré trois journalistes, je ne le croirai pas. Preuve en est l’embarras général. Les déclarations en tous genres. Je m’étonne que les socialistes ne soient pas capables de faire cette analyse eux mêmes. Afin que la France n’ait pas l’air trop idiote ils la jouent Union Nationale ?)
En attendant vu que Sarko n’a pas grand chose à faire le dimanche, comme tout le monde, cela lui a fait un voyage, un loisir, une occupation. Les français ont eu leur film du dimanche soir en téléréalité internationale transformé. Pour faire effet de réel on a soi-disant réveillé et dérangé les magistrats tchadiens un dimanche matin ou après-midi. (Bien évidemment ils n’étaient pas au courant, n’est-ce pas… !) On l’a surjoué urgent.
Et tout pousse, dans les médias populistes (FC, FI) à faire avaler la thèse du président français libérateur Zorro alors qu’il s’est fait avoir dans les grandes largeurs. Il faut dire qu’il a commencé à creuser sa tombe en allant en Lybie mais il l’a choisi, maintenant il va falloir qu’il assume. Toutes les ONG françaises sont maintenant menacées.
Seuls bénéficiaires dans cette affaire, les fabricants d’armes et de nucléaire qui, au nom de « l’esprit d’humanité » se voient octroyer des contrats très fournis et juteux.
Donc, en conclusion, incurie totale du gouvernement français, jurisprudence Sarko-Khadafi installée, France totalement ridiculisée à l’international mais France pas au courant et qui a pour un jour oublié que Sarkozy les a laissés tomber depuis qu’il a été élu. Mais le gars se méfie. Ne va-t-il pas trop loin et sa cote ne tombe t-elle pas très vite ?
Vous ne vous étonnerez pas donc qu’un grand journal français ait jugé bon (comme s’il avait pris la décision de le faire lui-même) de publier un sondage sans doute ordonné par Sarkozy faisant accroire que le keum serait réélu à 55% si les élections avaient lieu. Pourquoi Sarkozy a-t-il besoin de se rassurer comme ça? Pourquoi a-t-il besoin de démontrer qu’il est encore l’élu? Je ne le sais pas. Cela ressemble fort à un aveu de faiblesse, un moment de gros doute
(Plus je lis Le George Mandel de chez Grasset publié en 1994, plus je le vois venir, M’sieur not’ maître… )
analyse intéressante
mais je ne crois pas que le gouvernement français soit constitué de naifs.
cela est orchestré ( une « crise » mondiale françsaise réglé en 6 jours…. )
cela sent bon l’appât à cornichon, il y a un dicton chinois qui dit : « quand le sage montre la lune l’imbècile regarde le doigt » ; pour le coup les médias nous ont montré que le doigt…
autrement dit : comment voulez vous critiquer la vente d’arme en échange de libération de gentils français ?
n’oublions pas que le medef est au pouvoir
qu il paye pas toutes ses cotisations patroanles
qu’il a des caisses noirs ( 600 millions d’euros rie nque pour l uimm)
qu’il casse le droit du travail
qu’il va casse les avancées sociales du CNR (santé)
qu’il envisage même la fin des congés payés ( accord de gré à grè sans )
la vérité sera dans la rue le 20 novembre !!!!!
On a Le Canard, Charlie mais c’est court de manches), plus Le Diplo, pour changer l’angle, et les livres les livres toujours les livres. D’accord 70% de l’édition française est contrôlée par des capitaux qui n’ont rien à voir avec l’édition mais apparemment ils n’ont pas le temps de tout contrôler.
Et puis il ya ici. Développons!
euh Charlie hebdo …. depuis l’arrivé de Val la ligne editorial est carrément atlantiste…
je suis pas trop sûr que cela vaille la peine de le lire .
http://fils2prof.over-blog.com/article-11695060.html
http://fils2prof.over-blog.com/article-10607176.htmlhttp://fils2prof.ove…
Reste plus que le Canard…
Marianne a perdu tout intêrêt ces dernières semaines…
Heureusement qu’il y a Rue89 et latélélibre.fr
Rockefeller Quote
« We are grateful to The Washington Post, The New York Times, Time Magazine and other great publications whose directors have attended our meetings and respected their promises of discretion for almost forty years. It would have been impossible for us to develop our plan for the world if we had been subject to the bright lights of publicity during those years. But, the work is now much more sophisticated and prepared to march towards a world government. The supranational sovereignty of an intellectual elite and world bankers is surely preferable to the national auto-determination practiced in past centuries. »
- David Rockefeller to Trilateral Commission in 1991. Si vous croyez que cela ne s’applique pas a l’europe, j’ai la tour eiffel a vous vendre.
Je suis tout à fait d’accord avec vous. L’émotionnel, sur lequel s’organise la communication gouvernementale, n’est qu’une stratégie, bien organisée, qui consiste à aller « dans le sens du poil » de nos concitoyens. Un exemple majeur. L’énorme participation, à l’élection présidentielle de cette année, n’est pas une prise de conscience citoyenne, mais la simple participation à une émission people, ni plus ni moins qu’une finale de la star Ac. Ce pragmatique gouvernement la bien compris, les gens ne cherchent pas de l’information de qualité, mais de l’émotion. C’est triste et sans issu. Bientôt les médias ne se focaliseront plus que sur la/les nouvelle(s) compagne(s) de notre empereur. Enfin… Que ce gouvernement se méfie quand même des mouvements sociaux car pour effectuer un retour sémantique Gaullien, les Français sont certainement des veaux, mais attention du retour de la chianli !
Notre but était de montrer la situation des médias dans des pays comparables (par la taille, l’histoire, les institutions, etc.) Si vous souhaitez lancer une wiki-enquête, allez-y!
Vous trouverez plus d’infos sur les médias européens sur les sites web du European Journalism Center http://www.ejc.net/ejc/ et de la Fédération européenne des journalistes http://tinyurl.com/2llmrc
Merci Père Duchesne,
Mais vous êtes encore trop gentil à propos de nos « amis anglais ». On peut parler de sport national quant-il s’agit, pour les médias populistes britanniques, de nous insulter (pas que nous d’ailleurs). C’est peut-être le vrai point positif des médias français, ils ne sont pas, en comparaison, xénophobes.
Pour plus d’informations, la fédération européenne des journalistes a publié un rapport très documenté, pays par pays, sur l’état de la concentration des medias DANS TOUTE L’EUROPE: « Media power in Europe: Big pictures of ownership » dispo en anglais sur http://www.ifj-europe.org/pdfs/EFJownership2005.pdf
Je vous invite tous à écouter l’émission et lire le livre dont voici les références:
Emission Mediapolis:
http://www.europe1.fr/references/4525/michel-field-et-olivier-duhamel-me… Invité(s) :
Crise dans la presse nationale quotidienne…
Livre : « Spéciale dernière: qui veut la mort de la presse quotidienne française ? « , Calmann-Lévy - Emmanuel Schwartzenberg
Emmanuel Schwartzenberg, Journaliste économique et politique, ancien directeur de la rédaction de la section médias du Figaro
Edwy Plenel, Ancien directeur de la rédaction au journal Le Monde
Extrêmement intéressant et inhabituel pour Europe1. La radio a perdu 400.000 auditeurs depuis ses odieuses manipulations pendant les présidentielles. Serait-ce le début d’une amélioration ? A suivre attentivement…
Merci pour cet article. Forest Ent avait déjà effectué un excellent travail dans ce sens, et je crois indispensable de le saluer également (http://forestent.free.fr/).
Quid du « Courrier International »? La vision de la presse étrangère est très instructive.
Pour soutenir l’indépendance des médias, il reste la pétition du SNJ: http://www.intersj.info/
Mais quand Bayrou dénonçait la collusion des médias, des industriels et des politiques, n’avait-il pas raison trop tôt? Quand John-Paul Lepers pose la question, dans une séquence de La Télé Libre, chacun se cache. Peu de journalistes ont osé confirmer publiquement le problème. Le soutien aux journalistes des Echos n’a pas été très vif, même si pour certains, ce sont d’affreux suppôts du Capital, leur indépendance doit être défendue.
Mieux vaut tard que jamais, mais les combats pour la démocratie dépassent les querelles partisanes, et il n’y a pas de honte à reconnaître comme valables les positions de ceux qui ne sont pas du même bord.
Longue vie aux médias libres, et j’espère que Rue89 confirmera son indépendance.
Il y a bien plus d’éléments à prendre en compte.
Quelqu’un citait la publicité, il y a aussi et surtout les relations personnelles entre le journaliste et sa source d’information.
C’est ici que se trouve le véritable contrôle réciproque ainsi que l’auto-censure du journaliste, consciente ou inconsciente, si elle a lieu d’être.
Pareillement, même si les grandes presses écrites n’avaient pas besoin de ces groupes industriels pour survivre, il y aurait d’autres acteurs dans une dimension moindre, pour exercer un certain contrôle.
Bref, l’indépendance du journaliste est une illusion. Le tout, pour le journaliste, est de connaître les forces qui pèsent sur lui, afin d’être honnête avec lui même et rendre une information, non pas neutre et objective mais recoupée, vérifiée sur le terrain.
Allez voir aussi du côté de l’Afrique, Côte d’Ivoire, Cameroun pour ce que je connais, c’est encore une autre paire de manches…
Bel article. Et des posts en nombre et niveau qualité des interventions c’est bien supérieur a la moyenne habituelle.
Ça fait du bien !!!
Merci de votre vigilance… Je rectifie.
Les autres pays européens ont sans doute une presse plus indépendante vis-à-vis du pouvoir, mais est-elle dangereuse pour ces pouvoirs en place ?
Remet-elle en cause le système ? Est-elle porteuse de débats d’idées ?
Cette presse à une longue chaine au cou, qui lui laisse l’impression d’être libre. Ce n’est pas quelques scandales politiques mis à jour de temps à autre qui font changer l’ordre des choses.
Et puis une laisse c’est une laisse, cela ce raccourci le cas échéant.
Dans la liste des journaux et autres publications qui tentent en France de porter une autre voix, n’oublions pas Politis.
Je ne sais pas quel évènement a motivé l’écriture de cet article, mais c’est bien de faire des rappels comme ça de temps en temps. Je salut l’effort !
Quant à l’indifférence du public face à l’influence des grands groupes sur les médias en leur possessions…je ne pense pas que le public y soit si indifférent que ça…il n’a juste pas les moyens d’y faire face et d’exprimer réellement ses attentes vis à vis des médias.
Répondons à la question du jour à l’aide des indices suivants prélévés çà et là depuis la rentrée:
Cet été (25/8/07), Robert Fisk, spécialiste du Moyen Orient auprès du journal britannique The Independent, sort un article (version F ici, le site de The Independent est fermé ce soir…) http://onegus.blogspot.com/2007/08/robert-fisk-moi-aussi-je-questionne-l… sur ses doutes quant à la version officielle d’une conspiration exclusivement islamiste ourdie depuis Tora Bora par un certain OBL un certain 11 Septembre 2001…
Depuis Zürich, M. Marc Chesney, économiste, publie fin Octobre (20/10/07) dans Les Echos http://www.lesechos.fr/info/marches/4620847.htm (pourront-ils encore aborder ce sujet ?), reprises par Dominique Rabourdin sur RMC, ses nouvelles conclusions à partir de documents fournis par le NYSE, qui confirment la forte présomption de délit d’initié qui pèse sur les mouvement d’une 20aine de titres dont AMERICAN AIRWAYS, UNITED AIRLINES, CARLYLE GROUP…. un certain 10 Septembre 2001…
Le mois dernier dans LE MONDE DIPLOMATIQUE, je lis un article sur le cinéma militant aux USA, qui encense un nouveau producteur qui réunit ses activités sous la bannière de « BraveNewMedias ». 110 films à ce jour… dont 9 sur « les aspects cachés du 11 SEPTEMBRE »…
Les Editions Demi Lune se sont spécialisées dans la traduction de livres très documentés sur le sujet, mais ces ouvrages sont-ils correctement référencés? Notamment le dernier Griffin « LA FAILLITE DES MEDIAS »?
Alors qu’un gigantesque pont aérien achemine des armes depuis les USA au Moyen Orient en prévision d’un conflit avec l’Iran sans que cela n’émeuve aucun journaliste ni aucun photographe, lisez encore cette incroyable interview de Dick Cheney au NY TIMES http://www.nytimes.com/2007/10/28/opinion/28dowd.html?_r=1&n=Top/Referen…, suivie d’un article sur… sa dernière chasse au faisan dans un parc fréquenté jadis par Eisenhower, celui qui dénonça les risques d’une Amérique aux mains du lobby militaro-industriel! Et où il est tout de même rappelé que Cheney blessa sérieusement en février 2006 un collègue de chasse…
Paul Thompson, activiste « pour la vérité », résume bien la complexité et l’enfermement des medias: Il a mis en ligne http://www.cooperativeresearch.org/ TOUS LES ARTICLES DE PRESSE sur ces attentats publiés depuis le 11 Septembre 2001, consultables de façon diachronique, synchronique, thématique, nominative…puzzle gigantesque (20000 entrées je crois) qui dresse le portrait kaléidoscopique d’une presse mondiale qui ne fut de libre pensée que dans l’immédiate réaction des journalistes, là où la spontanéité ne pouvait pas être contrôlée (on dirait des démolitions… il y a eu des explosions en rafales bang bang bang… il n’y a rien à voir au Pentagone etc. ) ils l’ont tous vu, entendu, et correctement transmis !!! Mais dès les premières heures de la catastrophe, très vite et de façon surprenante un discours uniforme, lisse et unilatéraliste venu des rédactions et non pas du vécu sur place, vint se greffer sur les lèvres des présentateurs, puis vinrent le déni systématique, les chaises musicales discrètes au journal technique du BTP POPULAR MECHANICS, les menaces pour l’animatrice Rosie O’Donnell et d’autres, et 6 ans plus tard nous en sommes toujours au psychodrame du non-dit, du tabou mondialisé.
A quand des sites « miroirs des medias » sur, par exemple : Les Frégates, ELF, l’or de Guyane, le Rainbow Warrior, Robert Boulin, Bernard Borrel, Clearstream (ce nom, tout de même !), ou encore les multinationales de la distribution de l’eau?
Le 11 Septembre est un cas d’école : Il faut cheminer seul et longuement dans la JUNGLE des médias pour se faire une opinion. D’un côté, je ne vois pas pourquoi nos services de renseignement et nos chancelleries ne connaîtraient pas la vérité sur cette date-clé, et je leur demande des comptes car ma vie, mon exigence de liberté en sont affectés chaque jour (remarquez combien le 11/9 revient quotidiennement-effrayant-), et de l’autre, en regard de cette présomption et de ma demande, Godard nous dit de la télévision que la seule chose qu’elle nous apprend, c’est que nous sommes assis devant… donc je passe mon chemin.
Tiens, au fait, et ZALEA TV?…Pourquoi le CSA ne les a pas reconduits?