La scène se passe près du groupe de prostitués, hommes et femmes, rassemblés près du Sénat, à Paris, lundi. La foule disparate attire les regards. Un papi au dos voûté accourt. Il est descendu de son bus « pour se faire prendre en photo avec la chanteuse ». « ... » “Ben oui, Céline Dion”. On lui explique volontiers qu’il n’y a pas trace de chanteuse canadienne ici : l'homme a confondu avec un des travestis venus manifester.
C’est le collectif Droits et prostitution qui appelait à ce rassemblement pour réclamer l'abrogation de l'interdiction du racolage passif. Cet article de la loi sur la Sécurité intérieure de 2003 a été adopté par le Sénat il y a exactement cinq ans, le 5 novembre 2002.
Ici, une banderole « Fières d’être putes ». Là, des prostitués avec des perruques, qui ne souhaitent pas être reconnues. Parmi elles, Joëlle. A 47 ans, la peau crevassée, elle réclame le droit de travailler librement, sans enchaîner les gardes à vues : « On a beaucoup moins de clients. Ils ont peur d’être arrêtés alors qu'en réalité, ils ne risquent rien. Sauf que leurs femmes apprennent qu’elles sont trompées. »
Officiant au bois de Vincennes, la prostitution est son unique activité, sa seule source de revenus : « On paye nos impôts. Qu'on nous laisse bosser. Sinon, on fait quoi ? On ne va pas se mettre à voler. Joëlle, qui s'est fait confisquer un camion - »une collègue à moi s'y faisait un client-, a depuis décidé de ne circuler qu'à pied. Elle soupire : On ne gêne personne. Qu'on nous foute la paix... (Voir la vidéo.)
Une myriade d’associations (Act-Up, Arcat, Médecins du monde, Pastt, Les Putes...) est représentée par une soixantaine de manifestants, dont des élus Verts. Quelques uns ont ouvert des parapluies rouges, couleur symbole depuis une manifestation de prostituées italiennes en 2002. Les manifestants réclament l’abrogation de la loi de 2003 et davantage de droits pour les prostitués. (Voir la vidéo.)
A l'heure où les salons de massage et autres bordels dissimulés pullulent, les prostitués réclament le droit de continuer à travailler dans la rue. Mais si seule une poignée est venue jusqu'au Sénat. Un membre d'Arcat (Association pour la Recherche et la Communication pour l'Accès aux Traitements) explique que deux heures de manif, c'est deux heures de travail en moins. D'autant que les prostituées se réfugient souvent aux périphéries des grandes villes. L'une d'elle lâche : De nos lieux de tapin au Sénat, ça fait loin...














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Des lois contre la prostitution ? Quelle incroyable bêtise ! Il faut assurer la salubrité, leur protection contre ceux qui les exploitent et leur ficher la paix. Pour que personne ne soit ennuyé, un simple signe bien visible qu’ils et elles devraient choisir… Sortons du moyen-âge… http://nouvellesociete.org/120.html
Pierre JC allard
Il serait temps de laisser les prostitué(e)s tranquil(le) et de s’en prendre aux clients qui sont la source de cette forme d’aliénation qu’est la prostitution.
Les clients savent qu’il y a des prostiutées forcées mais ils vont quant meme prendre le risque de commetre des viols sans etat d’ame, pour leur petit confort testiculaire.
La misère sexulle masculine a bon dos pour masquer celle des femmes prostituées, des trans et travestis (qui n’ont souvent pas d’autres moyens de gagner leur vie) qui n’est jamais prise en compte. Comme si on pouvais sortir indem physiquement et mentalement de rapports sexuls à la chaine avec des inconnus dont on ne peut controler la violence.
La comparaison avec le travail en usine est vraiment écoeurante, le sexe est une partie du corps particulière, on y met pas n’importe quoi ou n’importe qui et on ne l’exhibe pas comme n’importe quel autre partie du corps. Si vous ne me croyez pas, allez montrer votre bite à tous les passants vous verrez si c’est comme une autre partie du corps.
La loi sarko contre le raccolage passif est une ignoble hypocrisie (on ne poursuie les prostituées que lorsqu’elles sont voyantes) et une mise en danger dramatique des prostitué(e)s (qui sont isolées et à la mercie de leurs clients qui se lachent encor plus) et il faut combattre cette loi inique. Mais la légalisation de la prostitution (comme elle se fait en hollande, en allemagne ou en australie) n’est pas souhaitable. Si la prostitution etait un metier, ca serait un metier aliénant, dangeureux physiquement(les prostituées se pleignent souvent de la violence physique de leurs clients) et psychologiquement (voire la consomation d’alcoll, psychotropes et autres anti-dépresseurs dans le milieu) et nocif socialement (pour le statu des femmes et de ceux qui en prennent l’apparence). Il y a des metiers dont il faut se passé car ils sont trops nocifs pour ceux qui les exerces et pour la société en général (on a bien réussi a se débarassé du travail des enfants, un autre « plus vieux metier du monde »).
Et ne me sortez pas qu’on peu choisir cette activité, personne ne rêve de devenir prostitué et personne ne souhaite cette activité à ses enfants ou aux personnes que l’on aime. L’arguement de l’argent facil ne tien pas non plus, ca n’est certainement pas facil de gagner ainsi de l’argent (cf ce que j’ai dit plus haut sur les degats physiques et psychologiques).
Je pense qu’il faut des loies contre la prostitution, mais orienter contre les proxenètes et surtout les clients (le seul risque de prendre 24h de garde à vue va en refroidir les 90% qui devrons expliquer à leur femme et/ou patron les raisons de cet absance), et il faut proposer de veritables alternatives de réinsertions aux protstitués et leur foutre la paix si ils persistent dans cette activité. Et sur le long thèrme un travail d’education, pour que les hommes, comme les femmes le font deja, n’aient plus l’idée de s’acheter un etre humain pour se mastruber dedan.
je ne comprend pas votre compraison avec l’homosexualité. Vous tombez mal avec vos accusations d’homophobie.
Je ne critique pas le fait de se prostitué mais le fait d’acheter un rapport sexuel. Je ne juge pas les prostituées mais les clients et les proxos. Qui profite de la situation economiques déplorable de nombreuses femmes dans le monde.
Vous dites c’est du sexe comme « en famille » (sic) MAIS pas pareil puisque payant et puis pas avec sa famille! avec ca on va aller loin. Je me doutais bien que les clients ne viennent pas jouer au taro ! L’argent dans un rapport sexuel interdit tout rapport egalitaire.
Ensuite pour le choix de se prostituée, je ne comprend pas pourquoi tant d’hommes ne font pas ce « choix » plutot que d’aller à l’usine ou pointer au chômage puisque c’est si sympas comme gagne-pain. Enfin si le sujet du « libre consentement » vous interesse vraiment (j’ne doute mais on peu rêver) lisez ceci ;
Prostitution : les limites du consentement
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2731
tres bonne réponse mais quid des laids, des pas beaux, des complexés, et j’en passe et des meilleurs… ils n’ont droit à rien si c’est gratuit.. pensons à eux.
tout le monde n’est pas riche et beau il y a aussi les autres.
c’est souvent un service social qu’elles font payer. des vrais ONG
la beauté ca ne concerne que les hommes ? les femmes laides comment elles font ?
Les clients sont en majorité des hommes marié (donc pas si moches et seuls que ca) et ils demandent des rapports sans preservatifs (et ils sont marié!).
Et pour etre riche, il faut quant même avoir les moyens pour s’offrir ce luxe, à mon avis les SDF ou RMIstes m’etonnerais que ca soit leur ordinaire.
je suis laid, pas beau, complexé et j’en passe et des meilleurs. Je viens de toucher une petite prime. Votre femme, votre soeur ou encore mieux votre fille peut me rendre « un petit sevice » ?…..
j’espère que Pablico et les autres me comprennent au second degré
La prostitution ne fait pas diminuer le nombre de viol. Le viol c’est la plus part du temps un proche, un conjoint, un parent, qui viol surtout des femmes, mineurs et surtout une personne en particulier dans un lieu connu. La prostitution ne fait pas baissé le nombre de viol. C’est une idée recu. Le viol ce n’est pas se vider les couilles dans n’importe qui parcequ’on a pas trouvé de prostituée, faut arreter de dire n’importe quoi. Le viol c’est un acte de domination qui sert à brisé une personne en essayant de la déposseder de son propore corps. Les violeurs veulent violer, une prostituée consentante ce n’est pas ce qu’ils cherchent.
Age des victimes au moment de l’agression
Adultes (> 18) = 32,7 %
Ados (15-18) = 11,9 %
Enfants (< 15) = 45,9 %
Inconnu = 9,5 %
Sexe des victimes
Sexe féminin : 91,2 %
Sexe masculin : 8,8 %
Personnes mises en cause
(statistiques Ministère de l’Intérieur 1997)
Hommes : 96,3 %
Femmes : 3,7 %
Personnes condamnées
(statistiques Ministère de la Justice 1996)
Hommes : 99 %
Femmes : 1 %
Dans 74 % des cas, la victime connaît ou connaissait son agresseur
Dans 67,7% des cas, le viol à lieu au domicile de la victime ou de l’agresseur
http://www.sosfemmes.com/violences/viol_chiffres.htm
Alors oui moi aussi je prefere un client à un violeur, mais je ne voie pas le rapport avec le sujet ici.
C’est l’occasion de redir qu’un client d’une prostituée non consentante est aussi un violeur, sauf qu’il ne choque personne celui là. Comme si violer les prostituées etaient un moindre mal ! En passant j’ose pas imaginer la galère pour un ou une prostituée qui veut déposé pleinte pour viol.
Non je n’ai pas de « bons sentiments », je suis féministe et queer et la prostitution est un des aspects de l’exploitation des femmes, trans et travestis par les hommes. Je sais qu’il n’y a pas de solution miraculeuse pour faire disparaitre ce morceau énorme du sexisme traditionnel, mais ce n’est pas une raison pour ne rien tenter au moins sur le plan intellectuel.
Où ai-je dit que TOUTES les protituées etaient contraintes ? je sais que je fait beaucoup de fautes d’orthographe mais là vous faites de la mauvaise volonté.
J’ai presciser à la fin de mon message que les prostitué(e)s ne devaient pas etre poursuivie reliser la fin de mon message j’ai été très explicite là dessus. Les prostituées sont 95% à vouloir changer d’activité, c’est tout de même une proportion écrasante et le taux de dépression, alcoolisme et toxicomanie paris les prostituées est alarmant.
Je comprend bien que vous voulez avoir la conscience tranquil pendant que vous exploitez confortablement la detresse economique et/ou affective des femmes et hommes qui se prostituent. Me parler de vos deux copines qui « vont super bien » et des affiches « provocantes » c’est vraiment pathétique ! au fait et vos copains est-ce qu’ils font des cunils à 20 euros pour arrondir leurs fins de mois ? Non ils doivent avoir un vrai salaire, pas comme vos copines.
La prostitution est un marché sordide qui repose sur la précarité de l’emploi féminin, supprimer la demande CAD le client n’est certainement pas une hypocrisie, mais la moins mauvaise solution pour limiter ce trafic.
D’autre part la prostitution existe aussi dans des pays ou les affiche n’exposent pas de femmes dénudées ! Par contre le point commun entre tous ces pays ou l’on trouve des hommes pour acheter des corps de femmes, c’est le statu inferieur des femmes, la reduction des femmes en maman-putain.
Vouloir du sexe, comme vous dites, est une très bonne chose, très saine et naturelle, là dessus je vous rejoint tout à fait, mais pas à n’importe quel prix, pas au prix de la misère et de l’humiliation des autres.
C’est pas parcequ’on a été « stimulé » qu’on peut tout se permettre ! Si vous etes « stimulé » et qu’aucune personne libre et consentante n’est disponible essayer la branlette, ca déstimule très bien cher Client Anonyme de 10h36.
Les USA pratiquent la chasse aux clients ça n’empêche pas à la prostitution de prospérer….
Si cela était aussi simple je saurais tout à fait d’accord avec vous.
D’un autre côté si vous attaquez les clients, ce seront les clients les moins fortunés qui payerons le prix, puisque les plus riches ne descendent pas dans la rue pour trouver une prostituée, mais les cherchent sur des réseaux ou internet.
Sur le fond je suis d’accord avec vous, sur la forme je ne crois pas que ce soit la solution.
Il s’agit du plus vieux métier du monde comme on dit et on n’est pas prêt d’y mettre fin. Marre de cette société hypocrite de merde. A partir du moment où les personnes ne sont pas contraintes, laissez les vivre. Et puis je ne sais pas pourquoi (en fait si) mais j’ai le sentiment que les « féministes » belliqueuses, qui sont à ce point « à cheval » (si je puis me permettre cette métaphore) sur le principe de prostitution zéro, ont quelque chose qui ne va pas, oui, juste là en dessous de la ceinture, comme si elles voulaient ôter aux autres une liberté (un plaisir ?) qu’elles n’ont pas, ou qu’elles ont perdu…. :-)
Monsieur ,
De nombreux débats et reportages à la télévision comme dans la presse écrite ont précédé et cautionnent votre réflexion . Votre attitude militante est donc raisonnable et équilibrée .
Il est , par ailleurs , très désagréable de vous lire tant les » phôtes » sont nombreuses …Vous écorchez avec une violente application notre belle écriture et faites de notre Langue , une vulgaire calligraphie sans règles ni mesures … Songez aux étrangers qui vous lisent et qui ne s’y retrouvent plus, à tous les enfants pour lesquels vous servez d’exemple…Cette grammaire assassine est aussi un manque de respect pour ceux qui vous déchiffrent…A titre de comparaison , ça reviendrait à se présenter fort mal vêtu , mal rasé et mal coiffé à un entretien d’embauche avec un CV parsemé de taches diverses…
Ne laissez pas l’Intelligence de vos propos ( le fond ) se désappréciée par la sous-culture d’une mauvaise transcription ( la forme ) .
Très respectueusement .
CE COMMENTAIRE CONCERNE LE TEXTE DE MEG ( Réalisé à 6h22 )
He colombo…
Je critique l’aurtografffe des autres: « Ne laissez pas l’Intelligence de vos propos ( le fond ) se désappréciée… », désapprécier avec ER a la fin!
Bref, un peu de tolerance avec l’orthographe, tout le monde n’a pas une maitrise de lettre, des personnes dont la langue maternelle n’est pas le francais peuvent intervenir, on n’a pas tous des claviers azerty ou l’on a pas forcement le temps de se relire…
Bref, on s’oppose sur des idees, on construit un debat sur le fond et on permet a chacun de se construire une opinion sans etre oblige de casser le gars qui a oublie ou ne connait pas l’imparfait du subjonctif du verbe assujettir (mon prefere)!
http://redfishinbeijing.canalblog.com/
Je ne consacre pas toute mon énérgie a cette cause, j’ai donné mon avis puisque l’article en parle et que de nombreuses réactions m’ont choqué. Je suis féministe, abolitionniste, d’extrème gauche… et j’ai plusieurs causes pour dispersé mon énérgie. Sauf que je ne vais pas parler ici de la guerre en Irak ou tout autre hors sujet.
Il y a comme vous dites un probleme plus vaste qui est la précarité de l’emploi et particulierement celui des femmes. Plus fort taux de chomage, temps partiel subit, horaires fractionné, sous payer, moins payé qu’un homme pour le même travail, femme seule avec enfants qui ne reçoivent pas la pention alimentaire, double journée de travail et j’en passe. La prostitution s’inscrit dans cet ensemble et les femmes sont plus exposé que les hommes à la misère en France et partout dans le monde.
Vous parlez de vos 20 ans de desert affectif, mais que peuvent faire les femmes dans la situation equivalente à la votre ? garder leur misère en silence pendant 20 ans sans émouvoir personne. La misère sexeulle n’est pas que masculine et la prostitution casi exclusivement consommer par les hommes fait croire le contraire. La misère sexuelle des prostituées existe aussi pourtant personne n’en parle jamais.
Selon ce que vous dites, votre ex compagne n’a pas choisi cette activité librement, mais parceque le monde du travail ne lui offrait pas d’autre alternative. Pour moi ce qu’il faut, c’est changer notre société pour que ces femmes aient d’autres alternatives et si elles en ont de véritables, je doute que les candidates au tapin soient si nombreuses. Il y a une forte relation avec la pauvreté, je refuse de prendre en compte les quelques bourgeoises qui s’offrent des extras que les clients sont toujours prompt à mettre sur le devant de la scène. Et il faut aussi changer les mentalité, les femmes ne se permettent pas de traiter les hommes comme eux les traitent. Ne prenez pas cela pour vous, je n’ai aucune idée de votre histoire et ne me permettrais pas de vous juger. Je parle d’un point de vue général, violence conjugale, viol, traite des femmes… qui sont connu et quantifiable et révèle la violence des rapports homme/femme.
Il n’y a pas de symétrie entre la prostitution des femmes, trans et travestis pour les hommes et les gigolos. Les gigolos n’enchainent pas les cunils sur le bord du perif à 20 euros la passe. Les gigolos ne sont pas visé par la loi sarko sur le raccolage passif, ils sont au chaud dans des interieurs cosi avec des bourgeoises. En France les femmes representent 0,2% de la clientèle (éstimation haute), tandis que les hommes marié représentent plus de 60%, et les 39,8% restant ne sont pas les hérmaphrodites !
Les hommes prostitués sont très majoritairement prostitué pour d’autres hommes. et pas sur que dans les 0,2% de clientes aillent toutes voire des hommes ou ne viennent pas en couple.
Vous devez etre du genre a parler des hommes battu comme d’un phénomène de société dans les discutions sur la violence conjugale.
Toute forme d’exploitation sexuelle de la misère humaine est condamnable, mais la société est tout de même largement déséquillibré entre les sexes et patriculièrement dans la répartition client-prostituée. Et le fait que quelques femmes soient aussi égoistes que beaucoup d’hommes ne justifie pas l’achat de sexes.
Evidemment, on peut faire pire. Comme RETOURNER au moyen-âge, quand on croit s’en être sorti… http://nouvellesociete.org/5093.html
Pierre JC Allard
Parce qu’à mon sens qui dit prostituées dit esclaves du sex : la majorité de ces femmes (et hommes) sont sous la coupe d’un mac, ou pire d’un réseau mafieux. Or l’esclavage et le viol sont des crimes.
Au regard de ces vidéos, il semble clair que la loi actuelle est mauvaise, car elle précarise davantage les prostituées en les stigmatisant. Mais la solution ne passe certainement pas par l’absence de loi.
Sachant que « la prostitution est le plus vieux métier du monde », et que des femmes acceptent de « faire commerce de leur corps », il semble que la seule solution soit de légaliser la prostitution et d’en faire une profession comme une autre, encadrée par la loi : code du travail, lieu de travail établi, médecine du travail, sécurité sociale, impôts, etc. Et
évidemment absence de mac ou de mafia.
Je pense à cet exemple en Suisse où des femmes se prostituent légalement et ouvertement, dans un établissement officiellement dévolu à leur activité, qui sont protégées par la loi, et qui gardent pour elles leurs revenus.
Tout le monde n’a pas la même conception de ce qu’est « se dégrader ».
Certaines personnes préfèrent vivre de leur corps en libéral, par exemple en se prostituant.
D’autre préfèrent vivre de leur corps par le salariat, par exemple en étant ouvierE à moulinex.
La perception de ce qui est dégradant est tributaire des valeurs de l’individu.
Sophisme pur et simple.
« C’est une forme d’esclavage, purement et simplement. Le fait qu’il soit consenti par une minorité de professionnels ne légitime pas l’activité de tout le secteur, loin de là. »
Donc avec cette logique, les clandestins réduits à l’esclavage sur les chantiers, plus nombreux que les ouvriers déclarés, jettent l’opprobre sur tout le secteur de la construction?
Il faut dans ce cas interdire toute suite les métiers du bâtiment.
« Dans une société civilisée, il doit y avoir un autre moyen pour une femme de subsister. »
Dans une société civilisée, une PERSONNE doit pouvoir gagner sa vie avec ses mains, sa tête, son sexe, ou ce que bon lui semble tant que ses droits sociaux sont protégés.
Bonjour,
Pourriez-vous nous contacter par mail: contact@rue89.com.
Merci d’avance
Je te signale qu’en voulant me critiquer, tu reprends mes arguments : viol, esclavage, majorité de femmes victimes de ce commerce…
Par contre tu parles de réformer le système, mais sans proposer la moindre piste.
Sarko qui a fait voter cette loi doit avoir bonne mine maintenant.
Oui, Super S probablement ne vivait plus avec son épouse mais pour les présidentielles nous a fait du « racollage passif » familial: ma femme est belle, les enfants aussi, ils sont intelligents: votez pour moi
S’est toujours la même logique Sarkozienne. Au lieu de lutter contre le proxénétisme, on lutte contre les prostituées. Au lieu de lutter contre l’immigration, on lutte contre les immigrés. Au lieu de lutter contre le chomage, on lutte contre les chomeurs. Au lieu de lutter contre la pauvreté on lutte contre les pauvres.
Etc…
Dans le cas des prostituées, c’est d’autant plus bête, que c’est contre-productif. Les prostituées indépendantes ne peuvent plus exercer, alors que celles protégées par de gros réseaux ne sont pas inquiétées, ces réseaux ayant les moyens de « protéger leur commerce ». On assiste alors à un retour en arrière, seule la « mafia » peut pratiquer le proxénétisme. Et les réseaux mafieux s’organisent en faisant venir des filles de l’Est ou d’Afrique, des esclaves en quelque sorte.
On constate le même phénomène pour l’immigration. On s’attaque aux immigrés « intégrés », ceux qui apprennent le français, demandent des papiers et mettent leurs gosses à l’école. Ceux qui se cachent dans les ateliers clandestins ne sont pas inquiétés, et on les pousse à vivre dans la plus totale clandestinité, ce qui les met à la merci de leurs employeurs véreux et des réseaux mafieux. Une forme d’esclavage, là encore.
N’est ce pas le but du jeu, finalement ? Parce que celui qui a fait ces lois a bien dû en voir les effets pervers. Ou alors il est idiot…
Merci pour ce petit moment de poésie,
Cher Georges comme il nous manque …
Imaginons quelles chansons il serait capable d’ écrire aujourd’hui.
Marthe Richard, qui est à l’origine de la fermeture des maisons closes, disait elle-même peu avant sont décès que si elle avait imaginé que sa loi pousserait les prostituées dans la rue et surtout à travailler dans des conditions déplorables elle ne l’aurait pas fait voter.
Ces femmes méritent le respect et des conditions de travail dignes, plutot que de les chasser, il faut les aider et les protéger contre toutes les dérives de cette profession, proxénétisme, traites de filles des pays étrangers etc.
Ce n’est qu’en acceptant et en encadrant cette profession que nous pourrons limiter au maximum l’esclavagisme sexuel. Il faut arréter de se masquer la réalité, la prostitution a toujours existé et existera toujours.
Et surtout ne pas oublier que le plus grand proxénète est l’état qui imposent ces femmes (et hommes) sur les revenus d’un métier qu’ils interdisent.
Tu as entièrement raison, c’est pour cela qu’en légalisant et encadrant cette profession, on pourra définir des endroits qui lui sont réservés et éviter ce genre de problème.
« Je me souviens encore de ma première femme
elle s’appellait Nina une vraie putain dans l’âme
la reine des morues de la plaine saint Denis
elle faisait le tapin près d’la rue Rivoli
MORT AUX VACHES… MORT AUX CONDES
vive les enfants d’Cayenne à bat ceux d’la sureté
elle aguichait l’client quand mon destin d’bagnard
vint frapper a sa porte sous forme d’un richard
il lui cracha dessus rempli de son dédain
lui mis la main au cul et la traita d’putain
MORT AUX VACHES… MORT AUX CONDES
vive les enfants d’Cayenne à bat ceux d’la sureté
Moi qui étais son homme et pas une peau de vache
acquis dans ma jeunesse les principes d’un apache
sorti mon 6-35 et d’une balle en plein cœur
je l’étendit raide mort et fut serré sur l’heure »
Parabellum - Cayenne
Et la relation amoureuse dans tout ça ?
Prostitution/Amour/Proxénétisme/Client/Législation peuvent être très liés…
A lire : « Sur le chemin de Buenos Aires » d’Albert Londres réédité au Serpent à plume, collection Motif. Où Albert Londres nous raconte, avec sa gouaille, la traite des blanches en amérique du sud au début du siècle dernier…
Un regard du début du vingtième siècle dont beaucoup de conservateurs devraient encore s’inspirer…
Un grand salut respectueux à vous mesdames les arpenteuses de la terre entière ! De Rio à Amsterdam, en passant par Lomé, je vous salue…
En complément sur un angle particulier, je viens de lire « Les Filières Africaines de la prostitution - mémoire d’une enquête » (éditions Ccinia Communication) du journaliste Olivier Enogo, qui est un complément à son film documentaire passé sur Planète il y a quelques mois. C’est effarant. Oui, il y a une misère terrible dans la prostitution cachée, qui est certainement la beaucoup plus grande partie de cette pratique. Chaque parcours est unique, entre la prostituée qui devient proxénète et la gamine d’une famille sans-papier qui à 13 ans paie le loyer familial « en nature » au propriétaire, et l’assassinat d’une jeune Ivoirienne qui laisse la police de marbre… C’est vraiment un monde qui existe juste à côté de chez nous sans que nous en ayons le moindre soupçon.
Pute, c’est le plus vieux métier du monde (dit-on) et ce sera sûrement le dernier. Le désir sexuel est une tendance très forte de la nature humaine, particulièrement chez les hommes. Bien idiote celle qui refuserait de profiter de ce créneau tout en y prenant du plaisir. Là c’est la théorie. En pratique, le tableau est plus sombre. Ce travail ne doit pas être facile tous les jours, aussi ce n’est pas la peine en rajouter en compliquant les chose par des lois stupides.
Nous sommes dans une société qui exacerbe nos désirs parfois à l’extrême et du coup, beaucoup vivent en état de frustration permanente. Sur le sujet de la sexualité, qui est plus délicat car il implique une relation avec quelqu’un d’autre (hormis les délires en solo ou avec des objets divers qui à mon sens amènent plus de frustration que de solution), la quête de l’assouvissement peut s’avérer terrible pour certains en défaut de grâce ou prisonniers de complexes handicapants. Surtout quand la dictature du corps parfait vous renvoie à la culpabilité d’une plastique inconvenante. Il est plus facile de trouver un cd de son chanteur préféré ou un hamburger que « quelqu’un d’autre ». Souvent les désirs dérivent sur une attitude malsaine. Mais la société se dispose-t-elle suffisament à regarder, accepter et assumer la réalité de la nature humaine, avec tous ses aspects psychologiques et émotionnels souvent dérangeants ?
Je comprends parfaitement, qu’à un moment donné dans sa vie, quelqu’un ait besoin (sentimentalement, ou physiquement) d’avoir recours aux services d’un(e) prostitué(e). C’est humain.
J’accepte aussi l’idée qu’une femme (ou homme) gagne de l’argent en faisant commerce de son corps même s’il s’agissait de mes propres enfants… à condition que cela découle de leur libre choix. Car, en revanche, ce que je n’accepte pas c’est que des êtres humains soient dépossédés de leur propres corps, de leur libertés, de leur vie pour les profits égoïstes de quelques vermines, via la drogue, la violence, ou tout autres système de contrainte.
Les prostituées doivent être protégées. Et même si leur travail n’est pas répertorié au registre des professions libérales, elles apportent autant à la société en assouvissant un vieillard pervers, en dépucelant un boutonneux complexé ou un handicapé mental, qu’un médecin qui vous gave d’antibiotiques ou qu’un grand chef d’entreprise qui permet à des enfants chinois de coudre des chaussures de sport et des sacs de plage.Il s’agit de la dignité humaine. Aucune tache n’est plus haute ou plus basse q’une autre. Certaines gènent, c’est tout.
Je pense qu’on devrait rouvrir des maisons closes où le personnel pourrait travailler dans des conditions d’hygiène et de sécurité décentes tout en bénéficiant d’un statut officiel, d’une protection social et d’une cotisation retraite, etc. Et merde à la « bonne morale » au nom de laquelle de gens crèvent dans des conditions sordides.
www.passe-passe.org
vos intervention sont riches et intéressantes…
pour notre part, nous sommes en train de créer un outil sous forme de site internet pour sensibiliser les jeunes aux risques de prostitution : entre 5000 et 50000 mineurs se prostituent en effet en France aujourd’hui.
Pourriez-vous nous apporter une critique sur ce site ? Que pensez-vous du contenu ?
Que manque-t-il ?
La Fondation Selles a été mandatée pour le ministère de la Santé de la Jeunesse et des Sports pour construire ce site, et vos retours nous aideraient beaucoup…
merci d’avance !
D.Bachelier
Psychologue clinicienne
www.passe-passe.org