Alors que la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) a été adoptée cet été, les étudiants s'organisent depuis quelques jours un peu partout en France pour obtenir son retrait.
De réunions en assemblées générales, à Rouen, Toulouse, Caen et Paris, ils sont plusieurs centaines à avoir voté le blocage de leurs établissements. A Aix-en-Provence, la fac a été fermée sur décision du président de l'université. Même chose à Paris pour le centre Pierre-Mendès France (Tolbiac). Le 31 octobre, une assemblée générale de près de 800 personnes a voté à la majorité (650) le principe du blocage. Feu de paille ou prémisses d'un mouvement d'envergure ? Revue de blogs.
Publié sur la plupart des blogs de syndicats étudiants, le communiqué de la présidence de Tolbiac annonce la fermeture du centre Pierre-Mendès France tente de désamorcer la mobilisation :
» La présidence de l'Université rappelle que les locaux universitaires sont destinés d'abord à l'enseignement et aux étudiants, qu'elle est certes ouverte à la tenue de débats les concernant, mais qu'elle ne peut accepter un blocage durable de son fonctionnement normal et le déroulement d'activités dans des conditions qui mettent en cause la sécurité. »
Laconique, ce communiqué n'est pas au goût de tous les étudiants. Louise, étudiante-blogueuse, commente les mails de la présidence :
» Pour informer ceux qui n'ont pas la chance suprême de recevoir les beaux mails du bureau de la présidence, je résume : les étudiants sont méchants, bêtes et indisciplinés, ils vivent dans leurs bulles, font des rêves en Technicolor et en plus ils ont sali la belle fac qu'est Tolbiac. »
Craignant la contamination, la symbolique Sorbonne a mis en place un système de filtrage ne laissant passer que les étudiants munis de leurs cartes. Système déjà largement utilisé durant le mouvement des étudiants contre le CPE (contrat première embauche). Et qui n'avait pas dissuadé les militants.
En cause, cette fois-ci, la fameuse loi Pécresse, que Louise considère comme une » catastrophe intellectuelle » :
» Les universités françaises sont un lieu de culture et d'échange du savoir pour tous ceux qui ont eu le baccalauréat sans autres conditions.
» De plus, la fac » appartient » si l'on peut dire aux étudiants (ils y sont quand même les plus nombreux), et, bien loin de demander l'autogestion qui a mon sens n'apporterait rien de bon, je crois qu'ils ont leur mot à dire dans les différents conseils d'administrations qui régissent la fac. (…) Pour simplifier pour tous ceux qui n'ont pas lu la loi, c'est une pure catastrophe où rien ne va. »
De son côté, Antoine affiche son opposition à la loi Pécresse et au blocage. Ayant participé à des blocages, en 2006, pour protester contre le CPE cher à Dominique de Villepin, Antoine estime qu'il s'agit d'une autopénalisation :
» Je suis davantage partisan d'actions ponctuelles, fortement médiatisées et susceptibles de marquer l'opinion publique. Au lieu de se disperser à plusieurs centaines pour essayer d'empêcher plusieurs milliers d'étudiants d'aller en cours, je pense qu'il est plus judicieux de se rassembler afin de mener une action commune qui emmerde les vrais responsables de ce marasme.
» En 2006, j'avais bloqué des trains pendant une heure à Gare du Nord (avant de me faire taper dessus par des CRS), j'avais bloqué le periphérique à une heure de pointe, j'avais bloqué le RER à Noisy-Champs, j'avais mené une opération escargot autour de la fac, j'avais fait un sitting devant la prison de la Santé, la mairie de Meaux, l'ANPE de Senlis et à Disney Village, j'avais participé à un immense pique-nique boulevard Saint-Michel… »
Sur le Bondyblog, une étudiante rend compte de l'ambiance, tendue, entre bloqueurs et bloqués à Tolbiac. De chaque côté, on en appelle à 2006 et à la mobilisation réussie contre le CPE :
» Léa, étudiante en deuxième année d'histoire, tente d'expliquer, la voix déjà cassée, « qu'on a le pouvoir de faire plier le gouvernement, comme on a réussi à le faire avec le CPE », ce qui ne manque pas de provoquer la réprobation de celles et ceux qui veulent aller en cours.
Parmi eux, Sonia, un bouquin de sciences économiques entre les mains, lance : « Si c'est pour ne pas aller en cours que vous faites ça, autant quitter le système universitaire et laisser la place à ceux qui veulent étudier ! Et puis d'abord, c'est quoi vos revendications ? “ ”
Les revendications des étudiants vont au-delà de l'abrogation de la loi sur l'autonomie des universités. A Tolbiac, les étudiants ont voté, outre la solidarité avec les cheminots et les sans-papiers, la gratuité des transports et de la santé. Des revendications à foison moquées par le blog ultraconservateur E-deo :
» Les causes de ces blocages ? La réforme de l'autonomie et du financement (désormais plus seulement public) des universités votée au début de l'été mais aussi la solidarité avec les cheminots et les sans-papiers… Manquait plus que le peuple tibétain ! »
L »Uni (Union nationale inter-universitaire), syndicat de la droite universitaire, condamne ce qu'elle désigne comme des preneurs d'otages :
» Alors, quelle est leur motivation ? Peu importe, comme ils l'écrivent « ce mouvement naît du prétexte de la loi sur l'autonomie des universités'. En revanche, “il s'inscrit plus généralement dans une offensive à l'encontre du pouvoir en place'.
” Tout est prétexte pour exprimer leur pouvoir de nuisance, “Les cheminots, la loi sur l'ADN, les profs, les fonctionnaires”, tout est bon “pour prendre le pavé'. Leur objectif : ‘le travail est à déserter, les lieux sont à occuper, les flux sont à bloquer.’ ”
Des assemblées générales devraient se tenir cette semaine dans les facs pour décider de la suite à donner à la mobilisation. » Construire une grève nationale des universités à travers tout le pays, afin de déboucher sur une grève générale interprofessionnelle » : glanés sur le Bondyblog, ces propos d'un étudiant à l'AG de Tolbiac se recoupent avec l'appel de l'UNEF (Union nationale des étudiants de france).
Le premier syndicat étudiant, appelle à amplifier la mobilisation et à manifester le 20 novembre aux côtés des fonctionnaires :
» A l'occasion de l'ouverture du débat budgétaire, les étudiants dénonceront la supercherie du projet de loi de finances 2008 pour l'enseignement supérieur, qui malgré une augmentation affichée de 1,8 milliard d'euros, ne prévoit aucun nouveau crédit pour les étudiants ou les universités, et est le premier budget depuis plusieurs dizaines d'années à ne prévoir aucune création de postes. »
Les étudiants parlent également de se joindre à la grève de la SNCF, prévue le 13 novembre. Grève reconductible, elle précedera celle des fonctionnaires. Les cinq fédérations syndicales de l'énergie (EDF et GDF), contre la réforme des régimes spéciaux, pourraient également participer à cette journée de mobilisation. De quoi faire de la fin de l'automne une pénibe course d'obstacles sociale pour le gouvernement.




















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De Chou marin
kiné | 17H31 | 04/11/2007 |
« Anyone who isn't confused really doesn't understand the situation. » Edward R. Murrow
- C'est un peu mon cas face a ce phenomene aussi Francais que le camembert et la baguette : La greve.
D'un cote je suis d'accord qu'il n'y a pas de dialogue et que la plupart des choses sont mises en place sans concertations avec les gens concernes. De l'autre, je ne sais pas s'il existe des interlocuteurs capables de negocier en amont.
Aussi, je regrette que finalement, c'est les usagers qui trinquent.
Donc voila, je suis confus ; Je ne sais vraiment pas quoi en penser. Peut-etre faudrait'il sortir de nos schemas shadokeens, et se demander ce que les Gibis feraient a notre place ?
En tous cas, bon courage a tout le monde !
à Chou marin
De
18H45 | 04/11/2007 |
Est-il seulement possible de ne pas adhérer au postulat idéologique et normatif selon lequel le marché est source de régulation ?
Non, il n'y aura pas optimum lorsque les entreprises qui investiront dans la fac pourront user de ce moyen de pression pour influer sur le contenu de l'enseignment, fermer ou ouvrir des UFR, des filières, etc…
L'université doit se rapprocher du monde de l'entreprise ? Très bien, supprimons les licences de philo qui ne sont autre que de la branlette intellectuel et ouvrons à la place une licence d'encadrement du personnel chez Mac Do.
En allemagne Volkswagen a fait retirer des programmes d'histoire de je ne sais quelle université la mention de sa collaboration avec le régime nazi.
Mais c'est aussi la fonction publique qui est menacée. On sait avec quel zèle le gouvernement renouvelle les postes de titulaires. La LRU stipule donc qu'il sera possible de recruter des contractuels pour les postes administratifs, mais également pour assurer l'enseignement (ce qui est déjà la tendance avec les ATER).
C'est-à-dire que le concept d'œuvrer pour l'Intérêt Général, ce qui justifiait du statut spécial de la Fonction Publique, n'a plus court. Et cela ne concerne pas que l'université mais bien les 3 fonctions publiques…
C'est certes une remise en cause sans précédent de tant de choses, mais c'est aussi tellement banal aujourd'hui, tellement dans la tendance du moment, dans l'air du temps, qu'on ne s'en rend même plus compte. Que triomphe le marché !
La démocratie se porte bien dans notre pays ? Oui monsieur, y'a beaucoup de gens qui votent chez nous vous savez ! plus de 87% de participation aux élections présidentielles ça vous en bouche un coin !
Bon par contre c'est juste un vitrine, on demande l'avis de personne dans les prises de décision, et surtout on restreint le principe démocratique dans tous les secteurs possibles de la société civile. plus de pouvoir au Président ! ! ! (d'université s'entend bien sûr). Et puis secondez-le par des gens qui ont compris la vie : des chefs d'entreprises, ce sont les mieux à même d'insufler de la vie à l'université.
N'a-t-on pas le droit de juger qu'un pouvoir élu avant tout par des vieux effrayés au fin fond de cette France décidément de plus en plus réactionnaire n'a pas légitimité à venir implanter dans l'université son projet de société (qui n'est soit dit en passant qu'un réchauffé des eighty's anglosaxonne) ?
L'offensive du gouvernement est globale. Il s'agit je crois effectivement d'une rupture. Et il me semble que, bien plus qu'une soit disante majorité, les forces de progrès, de la démocratie, de l'humain ont, comme elle l'ont toujours eu au cours de l'histoire, légitimité à combattre.
Magistrats, internes, salariés des anciennes grandes entreprises publiques, pêcheurs, cheminots, la Fonction Publique dans son ensemble, Universités… La question qui est posé est globale… seule la réponse ne l'est pas encore.
Par ailleurs, le principe de blocage de l'université est souvent source de malentendus.
Les étudiants, sachez-le, ne bloquent pas pour bloquer. Ni évidemment pour éviter les cours.
C'est beaucoup plus terre à terre. Le statut étudiant ne relève pas du droit du travail. Le droit de grève relève de ce droit du travail. Il s'ensuit que les étudiants n'ont tout bêtement pas le droit de grève.
D'ailleurs faire la grève pour faire la grève n'a aucun sens pour un étudiant. un étudiant en grève est tout simplement un étudiant absent. L'étudiant travaille mais il ne produit rien. L'arrêt de travail n'a aucun pouvoir de nuisance.
Faire la grève n'a aucun sens dans la mesure ou l'université continue à fonctionner normalement. La blocage des universités, à moins que la grève ne vienne du corps enseignants, est constitutif de la grève étudiante. Le blocage est donc nécessaire, évident et parfaitement légitime.
De Dan51
08H12 | 05/11/2007 |
Vous écrivez :
En allemagne Volkswagen a fait retirer des programmes d'histoire de je ne sais quelle université la mention de sa collaboration avec le régime nazi.
Voici la vérité :
Volkswagen
« Der Volkswagen-Konzern folgte dem Beispiel der Deutschen Bank und beauftragte den renommierten NS-Historiker Hans Mommsen, die Unternehmensgeschichte aufzuarbeiten. Die Ergebnisse sind in dem Buch “Das Volkswagenwerk und seine Arbeiter im Dritten Reich” erschienen. Demnach wurde das Volkswagenwerk während des Zweiten Weltkrieges auf die Produktion von Rüstungsgütern umgestellt. Dabei kamen - wie Volkswagen auch auf seiner offiziellen Homepage offen darlegt - rund 20.000 Zwangsarbeiter, Kriegsgefangene und später auch KZ-Häftlinge zum Einsatz. »
Le groupe VW a suivi l'exemple de la Deutsche Bank et a demandé à l'historien Hans Mommsen, spécialiste de la période national-socialiste, de retravailler l'histoire de l'entreprise. Les résultats sont parus dasn « L'usine Volkswagen et ses ouvriers sous le IIIème Reich ». Selon lui, l'usine Volkswagen a été transformée pendant la 2ème guerre mondiale en production de matériel d'armement. A cette occasion - comme Volkswagen le mentionne d'ailleurs ouvertement sur son site internet - près de 20.000 travailleurs sous le régime des travailleurs obligatoires, prisonniers et plus tard internés en camps de concentration y ont travaillé. »
http://www.finanztreff.de/ftreff/news--a.sektion.ftd.r.40.awert.unterneh…
Alors, avant de lancer n'importe quoi, INFORMEZ-VOUS ! ! ! ! !
à Dan51
De
17H15 | 05/11/2007 |
oui ! ! ça doit aussi ^tre pour cela, que Renault fut nationalisé après la libération ^^ Oui, rectifions dans le sens qui nous intéresse et tout sera blanc comme neige. Qui sait peut-^tre qu'aujourd'hui monsieur Renault lui aussi ferait retravailler l'histoire dans le sens qu'il ne collaborait pas durant cette période.
Fr@n6 le papoteur briard
De Dan51
08H34 | 05/11/2007 |
Pour compléter ce que j'écrivais plus bas, voici un commentaire français concernant le « travail historique » de VW en Allemagne :
« Les historiens français auront-ils un jour accès aux archives des entreprises accusées de collaboration économique avec le IIIe Reich ? La plupart des “ découvertes ” faites jusqu'ici sortent des archives publiques. Et bien des chercheurs, en revanche, se plaignent que celles de Peugeot, Ugine, Paribas, Rhône-Poulenc, etc. soient perdues, inaccessibles ou incomplètes.
Voici la page de Volkswagen
http://www.volkswagenag.com/vwag/vwcorp/content/de/the_group/history/193…
où le groupe écrit :
“Während des Zweiten Weltkrieges wird das Volks-wagenwerk auf die Produktion von Rüstungsgütern umgestellt. Dabei kommen u. a. rund 20.000 Zwangsarbeiter, Kriegsgefangene und später auch KZ-Häftlinge zum Einsatz.
In Kenntnis der damaligen Geschehnisse richtete die VOLKSWAGEN AG im September 1998 für die während des Zweiten Weltkrieges in der damaligen Volkswagen Gesellschaft tätigen Zwangsarbeiter einen Humanitären Fonds ein. Bis Ende 2001 erhielten daraus mehr als 2.050 Personen in 26 Staaten eine humanitäre Leistung. Außerdem entsteht im Werk Wolfsburg unter Beteiligung von Volkswagen-Auszubildenden die ‘Erinnerungsstätte an die Zwangsarbeit auf dem Gelände des Volkswagenwerks’.
Die VOLKSWAGEN AG gehörte im Februar 1999 zu den Gründungsmitgliedern der ‘Stiftungsinitiative der deutschen Wirtschaft’, die der Bundesstiftung ‘Erinnerung, Verantwortung und Zukunft’ zur Entschädigung von NS-Zwangsarbeiterinnen vorausging.”
Traduction :
“Pendant la 2ème guerre mondiale, l'usine VW a été transformée en usine de fabrication d'armes. A cette occasion environ 20.000 travailleurs obligatoires, prisonniers de guerre et plus tard de camps de concentration y ont travaillé.
En connaissance des évènements de l'époque, le groupe Volkswagen AG a créé un fonds humanitaire en septembre 1998 pour les ouvriers qui y ont travaillé pendant la 2ème guerre mondiale. Jusqu'à fin 2001 plus de 2.050 personnes dans 26 Etats ont obtenu une prestation humanitaire. En outre, dans l'usine de Wolfsburg un lieu de commémoration a été installé sur le site de l'entreprise avec la collabotation des apprentis de l'entreprise.
Le Groupe Volkswagen AG fait partie des membres fondateurs de ‘L'initiative de fondation de l'économie allemande’ en 1999 qui a précédé la fondation nationale ‘Souvenir, Responsabilité et Avenir’ pour le dédommagement des travailleurs employés sous le régime national-socialiste.”
C'est sous la pression de la population et des historiens que les groupes industriels ont agi ainsi.
On attend toujours le même geste du côté des industriels français impliqués dans le même système en France pendant la même période.
Jusque là, motus et bouche cousue, car TOUS les Français, c'est bien ce qu'on nous enseigne dans les écoles - la lecture de la lettre de Guy Môquet en fait partie - étaient bien sûr des résistants.
Que d'hypocrisie et d'aveuglement idéologique.
Je préfère mille fois l'attitude auto-critique allemande…
à Dan51
De
16H23 | 05/11/2007 |
Jusqu'à présent les groupes Français n'ont pas fait modifier le contenu des manuels scolaires…
De Dan51
17H07 | 05/11/2007 |
Mais OÙ avez-vous lu que des Groupes industriels allemands ont fait modifier des manuels scolaires ? ? ? ?
Merci de citer vos sources.
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 20H04 | 05/11/2007 |
Mais vous avez fini de nous assener cette histoire de « modification de manuels scolaires » à la demande d'un group industriel allemand sans citer la moindre source et sans nommer exactement les faits que vous avancez ! !
Moi, j'appelle cela une affirmation incompétente …
à Dan51
De
16H25 | 05/11/2007 |
Vous navez pas tort j'ai relayé une info sans verification… mille pardons. c'est vrai qu'elle était séduisante : disons que c'est la caricature poussée à l'extrème de ce vers quoi l'on tend. Mais ce n'est pas une excuse, elle relève sans doute de la parano gauchiste. Merci de la rectification.
Reste que les fermetures de filières et d'ufr sont une réalité, tout comme la création de filière totalement orienté vers un bassin d'emploi particulier, une entreprise particulière, voire un poste particulier d'une entreprise particulière.
exemple : la création à Lyon d'une licence professionnelle de Vente, spécialisation dermo-conseiller, en partenariat avec l'Oréal.
Quid de la notion de QUALIFICATION ?
L'entreprise ne cesse de gagner en influence sur le contenu des enseignements.
et c'est d'ailleurs en toute logique : évidemment qu'une entreprise privé n'a aucune raison d'investir dans toutes ces disciplines « inutiles »… au capital. c'est bien pour ça que je lutte pour que la sphère marchande arrête sa colonisation effrénée de toutes les sphères sociales, qu'elle s'arrête aux portes de l'Université
De
10H09 | 05/11/2007 |
Légitime ? Comment accorder ce statut à une action violente, décidée par une minorité et imposée à une majorité ?
De
13H52 | 05/11/2007 |
la violence (symbolique ici) n'est-elle jamais justifiée ?
Savez-vous qu'un collectif d'ancien résistants, parmi lesquels figurent les Aubarc ou encore Daniel Cordier, apporte régulièrement son soutien aux mouvements sociaux : émeutiers de 2005 et mouvement étudiant de 2006, par exemple, se sont vus soutenus par ces hommes et ces femmes à qui l'on accorde aujourd'hui sans trop hésiter la légitimité du recours à la violence.
l'appel des résistants :
Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre(1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l'héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nosfrères et soeurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n'a pas totalement disparu et notre colère contre l'injustice est toujours intacte.
Nous appelons, en conscience, à célébrer l'actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d » accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s'éteigne jamais :
Nous appelons d'abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l'anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques “ , droit à la culture et à l'éducation pour tous, une presse délivrée de l'argent et de la corruption, des lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales,alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l” Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.
Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations,institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau “Programme de Résistance ‘ pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.
Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.
Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : Créer, c'est résister. Résister, c'est créer .
Signataires :
Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.
Article 35. Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen 24 juin 1793
et aussi une video
http://www.alternatives-images.net/
De
20H50 | 05/11/2007 |
Voici le dernier communiqué de la présidence de Paris 1, pour ceux qui essaient de voir plus loin que les mots d'ordre primaires
http://www.univ-paris1.fr/universite/actualites_de_l_universite/article7…
(je dis cela sans nier la validité des revendications étudiantes, encore une fois : je pense simplement qu'un mouvement social ici est inadapté, exagéré et sans avenir)
De
21H17 | 05/11/2007 |
Pendant le CPE, j'entendais aussi ce terme : « décidée par une minorité et imposée à une majorité ».
Mais bizarement, la majorité n'a jamais rien fait… ou presque…
A Metz, il y avait l'UNI qui faisait un peu de propagande avec sa 10aine de petzouille.
« NON au blocage des FAC, OUI au droit à l'éducation ! » quelque chose dans le style.
Résultat, la soit disante minorité à gagné sur le CPE… et tant mieux pour nous.
De
11H59 | 06/11/2007 |
Qui impose quoi ? Le blocage des facs est décidé en AG, soumis à un vote, je trouve ça facile que les anti-blocages viennent se plaindre après-coup en disant qu'on leur impose le blocage, que c'est une minorité de gens qui le souhaite etc… Si vous êtes contre le blocage, bougez vos fesses en AG et allez voter contre c'est pas plus compliqué et là si le blocage est malgré tout voté alors vous ne pourrez plus dire que c'est une minorité qui impose mais bien une majorité qui décide.
Mais non, voyons, c'est tellement plus simple de rester le cul dans son canapé et de râler hein, une marque de fabrique française ça aussi ?
De
14H58 | 05/11/2007 |
J'ai eu envi de noter ici le dernier discours de Sarko.
Trop entêté et trop orgueilleux pour ne pas être dangereux.
Ce type me fait vraiment peur, il faudrait passer le dernier CD de Zazie pendant les manifestations.
Il y a au moins deux chansons qui le concernent sur la folie des hommes.
« Je ne me laisserai arrêter par aucun conservatisme », répète Nicolas Sarkozy AP | 05.11.2007 | 14 : 20
« Les choses ont commencé à changer, ce n'est que le début » : Nicolas Sarkozy, qui fêtera mardi ses six mois à l'Elysée sur fond de grèves annoncées contre la réforme des régimes spéciaux, a prévenu lundi qu'il ne plierait devant « aucun conservatisme ».
« Je ne me laisserai arrêter par aucun conservatisme, et dieu sait s'ils sont nombreux ! », a de nouveau averti le président lors d'un discours à l'occasion du bicentenaire de la Cour des comptes. « Je n'ai pas été élu cinq ans pour demeurer immobile. Les choses ont commencé à changer, ce n'est que le début », a-t-il martelé.
« De ce point de vue, au moins, vous ne serez pas déçus », a-t-il promis, refusant tout « immobilisme » et tout « conservatisme » et invitant une nouvelle fois à la « rupture » et à l'« audace ».
A cet égard, Nicolas Sarkozy a évoqué une pique que lui avait lancée un jeune employé de la SNCF lors de sa visite surprise aux cheminots en Seine-Saint-Denis, le 26 octobre, pour les convaincre du bien-fondé de la réforme des régimes spéciaux de retraite.
« Comme elle est révélatrice cette remarque -je ne lui en veux nullement- de cet agent de la SNCF me disant avec beaucoup de sincérité, sincérité touchante : “mais vous reculerez, parce que tous avant vous ont reculé'. Eh bien il est temps que ça change ! ” AP
à Chou marin
De
19H18 | 04/11/2007 |
rue89, c'est libé qui aurait changé de chaussettes…
rue89 essaye d'utiliser la syntaxe de ceux qui contestent la dérive ultralibérale de ce gouvernement, mais hélas, n'est qu'un haut-parleur de plus pour la rhétorique de celui-ci.
rue89, je te laisse avec les innocents aux mains vides, tous ceux qui ont perdu le peu de conscience qu'ils avaient, pour gagner un espace dont personne ne veut plus.
l'information n'est pas sur rue89, ce sont des ordres qui y sont assénés.
des ordres déguisés en avis avisés.
quel dommage.
mais on aura toujours cinq minutes par jour pour dénoncer cette supercherie dialectique.
jusqu'à la censure qui désignera a contrario, du fait de l'absence de posts comme celui-ci, la véritable nature de cette presse.
De Menfeser
| resefneM | 19H26 | 04/11/2007 |
Effectivement, rue89 essaye d'influencer. Notez : d'un côté les gentils étudiants donnent leur avis. Mis à part le meuf en économie (bizarre, justement économie…), on ne donne pas la parole à ceux d'avis opposé, sauf pour… les méchants d'extrême droite.
à Menfeser
De
23H51 | 04/11/2007 |
Et t'en connais beaucoup, des journaux qui n'essaient pas d'influencer ? ? ?
à Menfeser
De zenou
00H43 | 05/11/2007 |
tu aurais pas oublié de dire qu'ils citent egalement l'uni ? ; -) tu te decridibilise toi meme.
Personnelement je ne connais personne de completement objectif.
à zenou
De
14H13 | 05/11/2007 |
Trop tard amis étudiants, il fallait se reveiller avant le passage de la loi. A mais oui, c'etait les vacances, vous préferiez rentrer chez vos parents…
De
19H47 | 05/11/2007 |
Les étudiants ils ont beau être bête et méchant, l'été (et l'année scolaire aussi d'ailleurs) ils travaillent pour pouvoir vivre. Surprenant non ?
De
16H03 | 06/11/2007 |
Merci pour cette rectification qui remet les choses en place. Quand une loi passe à minuit avec 50 presonnes, ou encore pendant l'été, période qui assure la certitude du dispersement des personnes directement concernées, des étudiants, loins de leurs universités, loin d'un lieu où se fédérer, loin du tissu social qui les fait tenir ensemble. Leur lieu qui assure la liberté de se réjouir des enseignements, ou bien de dire non aux attaques de ce lieu de savoir fédérateur. Quand une telle loi passe en plein été quand la grande majorité de ces fainéants, héritiers de 68, intellos de gauche qui ne pensent qu'à picoler jouer ou au baby, travaillent pour gagner un peu d'argent, on est en droit de se poser la queestion de la légitimité de cette loi, et ceux qui la soulèvent dans un moment incognito, en sont-ils si fiers, ou sont-ils conscients que c'est une telle remise en cause de valeurs fortes transgénérationnelles, que ça ne passera jamais que par ce coup dans le dos ?
Les étudiants que l'on voit volontiers fumeurs de gitanes avec des manteaux en peau de mouton n'ont pas grillé tous leurs neurones cet été, ils ont même travaillé, figurez vous, et ils ont en mémoire qu'il y a là un débat qui les concerne.
Je suis étudiante en master, je m'inquiète beaucoup pour l'avenir de certaines spécialisations vouées à disparaître sous le rouleau compresseur de l'uniformisation des enseignements, des universités.
La loi de l'autonomisation des universités est à mon sens l'ultime coup de masse porté à la richesse, la diversité, la liberté des enseignements en France, les facs les plus en danger étant certainement celles de sciences humaines, sociales, de l'art, du spectacle.
Puisqu'il faut produire des objets -qui s'inscrivent dans un monde régi par les technosciences- des objets rentables, jettables, qui produisent tout de suite de la richesse, suivant la logique économique vers laquelle nous tendons tous : à quoi peuuvent bien servir les productions de savoir sur l'humain, les productions littéraires, artistiques, philosophiques ?
Il faudra bien choisir entre deux systèmes de valeurs, un système d'investissement de nos énergies à long ou à court terme ? un système humain ou machinisant, objectivant ? un système qui respecte l'homme doué d'investissement autant que l'homme plus fragile, ou un système qui impose à tout le monde de mériter sa place, et qui pense à l'instar de notre Nicolas, qu'avec un peu de volonté, tout est possible (« regardez, moi, j'ai bien réussi.. alors pourquoi pas les autres ? »), qu'à un problème, une solution. etc. Les choses sont-elles toujours aussi simples, et les problèmes ont ils tous une recette immédiate et claire. En tout cas les recettes toutes faites que propose notre chef de l'Etat ont un goût de sur-simplicté, dont je me méfie beaucoup. Si je me trompe, alors il serait l'homme providentiel.
Pour finir, j'ai quand même un petit besoin de « vengeance », car même si nous, étudiants, faisons partie d'un monde en général (donc à exceptions) plutôt favorisé intellectuellement, ou socialement, quoique la précarité est une question qui touche beaucoup d'entre nous, je tenais à dire que cet été, non loin des préoccupations de l'université, j'étais en train de m'occuper de personnes agées, faisant office d'aide-soignante. Alors : et d'une je n'aime pas, comme beaucoup, qu'on me renvoie à une image caricaturale de l'étudiante revendicante uniquement quand ça l'arrange et douée uniquement de fumisteries, et de deux, j'en profite pour élargir : ce mouvement social qui va sûrement avoir lieu concernant les universités est un mouvement qui aurait tout intérêt à faire réfléchir sur le fait qu'il en va de même pour toutes les professions essentielles qui touchent à l'humain : l'enseignement, la santé et le social. Ce ne sont pas des secteurs qui doivent être à mon sens insérés dans le discours prévalent de notre post-modernité : le discours du capitalisme qui marche à la rentabilité, à la concurrence, à l'efficacité. Tout le monde peut admettre que nos systèmes post-modernes produisent de plus en plus de laissés pour compte, dans les pays pauvres sur lesquels nous nous reposons pour nous développer autant, et y compris chez nous (il n'y a qu'à lire un peu les journaux pour voir que de plus en plus sont parlées de nouvelles étiquettes, telle « les travailleurs pauvres », « les nouveaux pauvres » et à l'inverse « les nouveaux riches », « la jet-set »….). De telles uniformisations, alignements à ce discours prévalent, féroce pour le lien social ont de quoi toujours rendre méfiant, et doivent rester questionnables, interrogeables. C'est ce qui est fait dans notre pays qui laisse place au débat, mais aussi au « dire non ». Peut être notre esprit critique, hautement favorisé par la façon dont on nous dispense les enseignements dès le lycée (ex : thèse, antithèse, synthèse), ne peut il pas encore accepter qu'on lui impose des lois qui viennent contredire le fruit d'une longue construction des valeurs qui nous lient tous. Depuis mes grands parents qui préparaient toujours l'assiette du pauvre jusqu'à nos parents qui paient (pour ceux qui ont la chance de le faire) des impôts qui ont ce grand rôle, il ne faudrait pas l'oublier, de nous instruire, de nous soigner, de nous aider, et de notament soigner gratuitement les plus indigents.
Pas d'angélisme m'a-t-on dit maintes fois. C'est vrai, alors un temps d'arrêt. Ce n'est clairement « pas un système tout rose », « et puis la gauche n'a pas fait mieux ». Peut être, certainement, mais notre système jusqu'à présent, a ceci d'exemplaire qu'on ne retrouve nulle part ailleurs, c'est que c'est un système qui essaie d'être de partage, de solidarité. Et pas de solidarités si les institutions et les personnes sont en concurrence. L'antinomie entre solidarité et concurrence paraît simple, mais on semble l'oublier quand on vit dans des acquis, acquis qu'on ne réalisera que quand ils auront disparu qu'ils étaient cruciaux.
Je m'arrête là il y aurait encore beaucoup à dire, et à débattre.
De Arnaud Aubron
Rue89 | 01H32 | 06/11/2007 |
Et bien dites-donc, ça va mieux après l'avoir dit je suis sûr. Pour le reste que vous dire, que je vous assure que nous essayons de rendre compte à notre manière, que j'espère différente, de notre environnement, de l'actualité grande ou petite.
Votre mail me surprend d'autant plus que nous étions plusieurs à avoir trouvé cette revue de blogs excellente dans la rédaction.
Quoi qu'il en soit, nous essayons de laisser tout le monde s'exprimer et ma réponse en est, je l'espère, une preuve. Si vous voyez les choses d'une manière radicalement différente de ce qui est exprimé ici, pourquoi ne pas nous adresser une tribune ?
Amicalement,
Arnaud Aubron
à Chou marin
De
21H32 | 04/11/2007 |
Moi je me demande où est passé le blog de l'affaire Ségolène Royale contre l'éditeur d'Allègre.
Encore une fois Ségolène est gommée de Rue89.
De
16H18 | 05/11/2007 |
Et moi je n'ai pas retrouvé l'encart avec « éventuellement la grève du zèle chez les policiers » dommage
De Arnaud Aubron
Rue89 | 01H32 | 06/11/2007 |
Lorsque vous dites « le blog de l'affaire Ségolène Royale contre l'éditeur d'Allègre », vous voulez dire l'article ? Par ailleurs, je vous assure que Ségolène Royal n'est ici victime d'aucun ostracisme et qui si elle souhaitait nous accorder une interview nous en serions ravis.
à Chou marin
De
09H01 | 05/11/2007 |
SVP, une traduction de la citation anglaise pour me permettre d'en apprécier la justesse.
Il me semblait qu'en France, nous parliosn français, non ?
De
13H14 | 05/11/2007 |
D'accord avec vous. Parler du manque de dialogue en introduisant avec une sitation en anglais et non compréhensible de tout le monde, c'est pas judicieux.
à Chou marin
De Alain Colbert
13H08 | 05/11/2007 |
Dans ce pays la langue officielle est le français. Aussi la moindre des politesses et de traduire tout texte écrit en langue étrangère !
Je traduis donc cette « pensée » de E. Murrow, très discutable au demeurant : « Quiconque n'est pas dans la confusion (intellectuelle) ne comprend pas réellement la situation. »
à Alain Colbert
De
19H29 | 05/11/2007 |
Discutable, évidemment ! La confusion, le paradoxe ont pour idée génératrice la déstabilisation de l'évidence à un niveau inférieur et le dynamitage de l'intellect à un niveau supérieur. Par ce moyen, l'esprit est censé abandonner toute adhésion au fallacieux réel pour s'ouvrir à la véritable réalité inaccessible autrement.
Cette méthode radicale de déstructuration n'a finalement d'autre but que de libérer l'homme de tout dogmatisme, de toute idolâtrie afin de le replacer au sein de ce que nul nom ne peut désigner, sauf peut-être celui de « joie ».
Maitre Chù