revue de blogs

Facs bloquées: vers un nouveau mouvement étudiant?

Alors que la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) a été adoptée cet été, les étudiants s'organisent depuis quelques jours un peu partout en France pour obtenir son retrait.

De réunions en assemblées générales, à Rouen, Toulouse, Caen et Paris, ils sont plusieurs centaines à avoir voté le blocage de leurs établissements. A Aix-en-Provence, la fac a été fermée sur décision du président de l’université. Même chose à Paris pour le centre Pierre-Mendès France (Tolbiac). Le 31 octobre, une assemblée générale de près de 800 personnes a voté à la majorité (650) le principe du blocage. Feu de paille ou prémisses d'un mouvement d'envergure ? Revue de blogs.

Publié sur la plupart des blogs de syndicats étudiants, le communiqué de la présidence de Tolbiac annonce la fermeture du centre Pierre-Mendès France tente de désamorcer la mobilisation :

La présidence de l’Université rappelle que les locaux universitaires sont destinés d’abord à l’enseignement et aux étudiants, qu’elle est certes ouverte à la tenue de débats les concernant, mais qu’elle ne peut accepter un blocage durable de son fonctionnement normal et le déroulement d’activités dans des conditions qui mettent en cause la sécurité.

Laconique, ce communiqué n’est pas au goût de tous les étudiants. Louise, étudiante-blogueuse, commente les mails de la présidence :

Pour informer ceux qui n'ont pas la chance suprême de recevoir les beaux mails du bureau de la présidence, je résume : les étudiants sont méchants, bêtes et indisciplinés, ils vivent dans leurs bulles, font des rêves en Technicolor et en plus ils ont sali la belle fac qu'est Tolbiac.

Craignant la contamination, la symbolique Sorbonne a mis en place un système de filtrage ne laissant passer que les étudiants munis de leurs cartes. Système déjà largement utilisé durant le mouvement des étudiants contre le CPE (contrat première embauche). Et qui n’avait pas dissuadé les militants.

En cause, cette fois-ci, la fameuse loi Pécresse, que Louise considère comme une catastrophe intellectuelle » :

Les universités françaises sont un lieu de culture et d'échange du savoir pour tous ceux qui ont eu le baccalauréat sans autres conditions.

De plus, la fac appartient si l'on peut dire aux étudiants (ils y sont quand même les plus nombreux), et, bien loin de demander l'autogestion qui a mon sens n'apporterait rien de bon, je crois qu'ils ont leur mot à dire dans les différents conseils d'administrations qui régissent la fac. (...) Pour simplifier pour tous ceux qui n'ont pas lu la loi, c'est une pure catastrophe où rien ne va.

De son côté, Antoine affiche son opposition à la loi Pécresse et au blocage. Ayant participé à des blocages, en 2006, pour protester contre le CPE cher à Dominique de Villepin, Antoine estime qu’il s’agit d’une autopénalisation :

Je suis davantage partisan d'actions ponctuelles, fortement médiatisées et susceptibles de marquer l'opinion publique. Au lieu de se disperser à plusieurs centaines pour essayer d'empêcher plusieurs milliers d'étudiants d'aller en cours, je pense qu'il est plus judicieux de se rassembler afin de mener une action commune qui emmerde les vrais responsables de ce marasme.

En 2006, j'avais bloqué des trains pendant une heure à Gare du Nord (avant de me faire taper dessus par des CRS), j'avais bloqué le periphérique à une heure de pointe, j'avais bloqué le RER à Noisy-Champs, j'avais mené une opération escargot autour de la fac, j'avais fait un sitting devant la prison de la Santé, la mairie de Meaux, l'ANPE de Senlis et à Disney Village, j'avais participé à un immense pique-nique boulevard Saint-Michel... »

Sur le Bondyblog, une étudiante rend compte de l’ambiance, tendue, entre bloqueurs et bloqués à Tolbiac. De chaque côté, on en appelle à 2006 et à la mobilisation réussie contre le CPE :

Léa, étudiante en deuxième année d’histoire, tente d’expliquer, la voix déjà cassée, 'qu'on a le pouvoir de faire plier le gouvernement, comme on a réussi à le faire avec le CPE', ce qui ne manque pas de provoquer la réprobation de celles et ceux qui veulent aller en cours.

Parmi eux, Sonia, un bouquin de sciences économiques entre les mains, lance : 'Si c’est pour ne pas aller en cours que vous faites ça, autant quitter le système universitaire et laisser la place à ceux qui veulent étudier ! Et puis d’abord, c’est quoi vos revendications ? '

Les revendications des étudiants vont au-delà de l’abrogation de la loi sur l’autonomie des universités. A Tolbiac, les étudiants ont voté, outre la solidarité avec les cheminots et les sans-papiers, la gratuité des transports et de la santé. Des revendications à foison moquées par le blog ultraconservateur E-deo :

Les causes de ces blocages ? La réforme de l’autonomie et du financement (désormais plus seulement public) des universités votée au début de l’été mais aussi la solidarité avec les cheminots et les sans-papiers… Manquait plus que le peuple tibétain !

L’Uni (Union nationale inter-universitaire), syndicat de la droite universitaire, condamne ce qu’elle désigne comme des preneurs d’otages :

Alors, quelle est leur motivation ? Peu importe, comme ils l’écrivent 'ce mouvement naît du prétexte de la loi sur l’autonomie des universités'. En revanche, 'il s’inscrit plus généralement dans une offensive à l’encontre du pouvoir en place'.

Tout est prétexte pour exprimer leur pouvoir de nuisance, 'Les cheminots, la loi sur l’ADN, les profs, les fonctionnaires', tout est bon 'pour prendre le pavé'. Leur objectif : 'le travail est à déserter, les lieux sont à occuper, les flux sont à bloquer.'

Des assemblées générales devraient se tenir cette semaine dans les facs pour décider de la suite à donner à la mobilisation. Construire une grève nationale des universités à travers tout le pays, afin de déboucher sur une grève générale interprofessionnelle : glanés sur le Bondyblog, ces propos d'un étudiant à l'AG de Tolbiac se recoupent avec l'appel de l'UNEF (Union nationale des étudiants de france).

Le premier syndicat étudiant, appelle à amplifier la mobilisation et à manifester le 20 novembre aux côtés des fonctionnaires :

A l’occasion de l’ouverture du débat budgétaire, les étudiants dénonceront la supercherie du projet de loi de finances 2008 pour l’enseignement supérieur, qui malgré une augmentation affichée de 1,8 milliard d’euros, ne prévoit aucun nouveau crédit pour les étudiants ou les universités, et est le premier budget depuis plusieurs dizaines d’années à ne prévoir aucune création de postes.

Les étudiants parlent également de se joindre à la grève de la SNCF, prévue le 13 novembre. Grève reconductible, elle précedera celle des fonctionnaires. Les cinq fédérations syndicales de l'énergie (EDF et GDF), contre la réforme des régimes spéciaux, pourraient également participer à cette journée de mobilisation. De quoi faire de la fin de l'automne une pénibe course d'obstacles sociale pour le gouvernement.


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Chou marin | kiné
18H31 04/11/2007

“Anyone who isn’t confused really doesn’t understand the situation.” Edward R. Murrow

- C’est un peu mon cas face a ce phenomene aussi Francais que le camembert et la baguette: La greve.

D’un cote je suis d’accord qu’il n’y a pas de dialogue et que la plupart des choses sont mises en place sans concertations avec les gens concernes. De l’autre, je ne sais pas s’il existe des interlocuteurs capables de negocier en amont.

Aussi, je regrette que finalement, c’est les usagers qui trinquent.

Donc voila, je suis confus; Je ne sais vraiment pas quoi en penser. Peut-etre faudrait’il sortir de nos schemas shadokeens, et se demander ce que les Gibis feraient a notre place ?

En tous cas, bon courage a tout le monde!

 
Dan51
09H12 05/11/2007

Vous écrivez:
En allemagne Volkswagen a fait retirer des programmes d’histoire de je ne sais quelle université la mention de sa collaboration avec le régime nazi.

Voici la vérité:
Volkswagen
« Der Volkswagen-Konzern folgte dem Beispiel der Deutschen Bank und beauftragte den renommierten NS-Historiker Hans Mommsen, die Unternehmensgeschichte aufzuarbeiten. Die Ergebnisse sind in dem Buch "Das Volkswagenwerk und seine Arbeiter im Dritten Reich" erschienen. Demnach wurde das Volkswagenwerk während des Zweiten Weltkrieges auf die Produktion von Rüstungsgütern umgestellt. Dabei kamen - wie Volkswagen auch auf seiner offiziellen Homepage offen darlegt - rund 20.000 Zwangsarbeiter, Kriegsgefangene und später auch KZ-Häftlinge zum Einsatz. »

Le groupe VW a suivi l’exemple de la Deutsche Bank et a demandé à l’historien Hans Mommsen, spécialiste de la période national-socialiste, de retravailler l’histoire de l’entreprise. Les résultats sont parus dasn « L’usine Volkswagen et ses ouvriers sous le IIIème Reich ». Selon lui, l’usine Volkswagen a été transformée pendant la 2ème guerre mondiale en production de matériel d’armement. A cette occasion - comme Volkswagen le mentionne d’ailleurs ouvertement sur son site internet - près de 20.000 travailleurs sous le régime des travailleurs obligatoires, prisonniers et plus tard internés en camps de concentration y ont travaillé. »
http://www.finanztreff.de/ftreff/news—a.sektion.ftd.r.40.awert.unterneh…

Alors, avant de lancer n’importe quoi, INFORMEZ-VOUS !!!!!

 
Dan51
09H34 05/11/2007

Pour compléter ce que j’écrivais plus bas, voici un commentaire français concernant le « travail historique » de VW en Allemagne:

« Les historiens français auront-ils un jour accès aux archives des entreprises accusées de collaboration économique avec le IIIe Reich ? La plupart des « découvertes » faites jusqu’ici sortent des archives publiques. Et bien des chercheurs, en revanche, se plaignent que celles de Peugeot, Ugine, Paribas, Rhône-Poulenc, etc. soient perdues, inaccessibles ou incomplètes.

Voici la page de Volkswagen
http://www.volkswagenag.com/vwag/vwcorp/content/de/the_group/history/193…
où le groupe écrit:

« Während des Zweiten Weltkrieges wird das Volks-wagenwerk auf die Produktion von Rüstungsgütern umgestellt. Dabei kommen u. a. rund 20.000 Zwangsarbeiter, Kriegsgefangene und später auch KZ-Häftlinge zum Einsatz.

In Kenntnis der damaligen Geschehnisse richtete die VOLKSWAGEN AG im September 1998 für die während des Zweiten Weltkrieges in der damaligen Volkswagen Gesellschaft tätigen Zwangsarbeiter einen Humanitären Fonds ein. Bis Ende 2001 erhielten daraus mehr als 2.050 Personen in 26 Staaten eine humanitäre Leistung. Außerdem entsteht im Werk Wolfsburg unter Beteiligung von Volkswagen-Auszubildenden die « Erinnerungsstätte an die Zwangsarbeit auf dem Gelände des Volkswagenwerks ».

Die VOLKSWAGEN AG gehörte im Februar 1999 zu den Gründungsmitgliedern der « Stiftungsinitiative der deutschen Wirtschaft », die der Bundesstiftung « Erinnerung, Verantwortung und Zukunft » zur Entschädigung von NS-Zwangsarbeiterinnen vorausging. »

Traduction:

« Pendant la 2ème guerre mondiale, l’usine VW a été transformée en usine de fabrication d’armes. A cette occasion environ 20.000 travailleurs obligatoires, prisonniers de guerre et plus tard de camps de concentration y ont travaillé.

En connaissance des évènements de l’époque, le groupe Volkswagen AG a créé un fonds humanitaire en septembre 1998 pour les ouvriers qui y ont travaillé pendant la 2ème guerre mondiale. Jusqu’à fin 2001 plus de 2.050 personnes dans 26 Etats ont obtenu une prestation humanitaire. En outre, dans l’usine de Wolfsburg un lieu de commémoration a été installé sur le site de l’entreprise avec la collabotation des apprentis de l’entreprise.
Le Groupe Volkswagen AG fait partie des membres fondateurs de « L’initiative de fondation de l’économie allemande » en 1999 qui a précédé la fondation nationale « Souvenir, Responsabilité et Avenir » pour le dédommagement des travailleurs employés sous le régime national-socialiste. »

C’est sous la pression de la population et des historiens que les groupes industriels ont agi ainsi.

On attend toujours le même geste du côté des industriels français impliqués dans le même système en France pendant la même période.

Jusque là, motus et bouche cousue, car TOUS les Français, c’est bien ce qu’on nous enseigne dans les écoles - la lecture de la lettre de Guy Môquet en fait partie - étaient bien sûr des résistants.

Que d’hypocrisie et d’aveuglement idéologique.

Je préfère mille fois l’attitude auto-critique allemande…

 
Dan51
18H07 05/11/2007

Mais OÙ avez-vous lu que des Groupes industriels allemands ont fait modifier des manuels scolaires????

Merci de citer vos sources.

 
leconcombrevert | entier !
21H04 05/11/2007

Mais vous avez fini de nous assener cette histoire de « modification de manuels scolaires » à la demande d’un group industriel allemand sans citer la moindre source et sans nommer exactement les faits que vous avancez !!

Moi, j’appelle cela une affirmation incompétente …

 
Menfeser | resefneM
20H26 04/11/2007

Effectivement, rue89 essaye d’influencer. Notez: d’un côté les gentils étudiants donnent leur avis. Mis à part le meuf en économie (bizarre, justement économie…), on ne donne pas la parole à ceux d’avis opposé, sauf pour… les méchants d’extrême droite.

 
zenou
01H43 05/11/2007

tu aurais pas oublié de dire qu’ils citent egalement l’uni ?;-) tu te decridibilise toi meme.

Personnelement je ne connais personne de completement objectif.

 
Arnaud Aubron | Rue89
02H32 06/11/2007

Et bien dites-donc, ça va mieux après l’avoir dit je suis sûr. Pour le reste que vous dire, que je vous assure que nous essayons de rendre compte à notre manière, que j’espère différente, de notre environnement, de l’actualité grande ou petite.
Votre mail me surprend d’autant plus que nous étions plusieurs à avoir trouvé cette revue de blogs excellente dans la rédaction.
Quoi qu’il en soit, nous essayons de laisser tout le monde s’exprimer et ma réponse en est, je l’espère, une preuve. Si vous voyez les choses d’une manière radicalement différente de ce qui est exprimé ici, pourquoi ne pas nous adresser une tribune?

Amicalement,

Arnaud Aubron

 
Arnaud Aubron | Rue89
02H32 06/11/2007

Lorsque vous dites « le blog de l’affaire Ségolène Royale contre l’éditeur d’Allègre », vous voulez dire l’article? Par ailleurs, je vous assure que Ségolène Royal n’est ici victime d’aucun ostracisme et qui si elle souhaitait nous accorder une interview nous en serions ravis.

 
Alain Colbert
14H08 05/11/2007

Dans ce pays la langue officielle est le français. Aussi la moindre des politesses et de traduire tout texte écrit en langue étrangère !
Je traduis donc cette « pensée » de E. Murrow, très discutable au demeurant : »Quiconque n’est pas dans la confusion (intellectuelle) ne comprend pas réellement la situation. »

 
leconcombrevert | entier !
01H01 05/11/2007

C’est vrai que en France l’enseignement universitaire est dans un état de délabrement incroyablement honteux.

Mais, soyons sérieux, ce n’est pas la faute des étudiants, mais bien du au manque de moyens notoire. Les étudiants ont raison de ne plus vouloir se laisser marcher sur les pieds.

 
zenou
01H54 05/11/2007

Je suis en 4eme année et je n’ai vu pour l’instant qu’une seule greve, donc ça sert à rien de raler parceque t’as rater tes etudes.

A part ca je suis d’acord avec toi. Faut suprimer les grandes ecoles ;-)

ps : un anar par definition n’organise rien

 
carnifox
11H43 05/11/2007

Remarque ô combien nécessaire M. l’orthographiste réactionnaire. Mais au lieu de chipoter sur la forme, il eût mieux valu réagir sur le fond : un anar (par définition) organise. L’anarchie : un ordre sans hiérarchie.

 
Chou marin | kiné
18H44 04/11/2007

Est-ce possible d’avoir une approche aussi pragmatique et donc, quelque part, optimiste?

La confrontation n’est-elle pas, simplement, plus facile?

C’est, je crois trop demander a un mouvement qui a encore le CPE dans les jambes…

 
cyril26
21H29 04/11/2007

Moi qui suis sorti tout juste du système universitaire, c’est par hasard que j’ai pu assisté à cette AG (malgré le filtrage qui me fait horreur), je fus ému de voir qu’il y ait encore des étudiants motivés pour éveiller la conscience de nous autres les « fourmis ».
Je tiens à apporter ma contribution pour que les réticents à ce vrai témoignage démocratique (je parle de la manifestation, seule mouvement qui a été capable jusqu’alors de montrer les vrais besoins du peuple) ne puissent dire qu’ils ne le savaient pas.
La fameuse loi sur l’autonomie des universités ne touchent malheureusement pas seulement les étudiants; c’est en faisant le rapprochement avec le grand chamboulement qui s’opère dans la recherche publique, que l’on observe le mieux à quelle sauce l’ultralibéralisme (eh oui le mot est fort et je l’assume) veut nous avoir.
Les unités de laboratoire INSERM et CNRS toutes disciplines confondues sont en train de passer sous l’égide de l’Université et de son conseil très restreint avec notamment le renforcement du contrôle de chaque président d’Université, cela engendre deux graves conséquences à mon sens:
- cela transforme l’INSERM et le CNRS en agence de moyens et non plus structures, impliquant bien évidemment à moyen terme la disparition des postes
- l’université prend le contrôle de la recherche publique en France avec, selon la nouvelle loi, une précarité inévitable de l’ensemble du personnel et un contrôle total des politiques (représenté par ce CA de l’université non représentatif) sur l’orientation de la recherche fondamentale si chère à l’évolution de notre civilisation.
En clair, on gagne plus en censure et on travaille plus en précaire…

 
YAJ | enseignante retraitée, non remplacée
22H04 04/11/2007

voilà enfin quelque chose de clair qui justifie les grèves

 
Dan51
09H45 05/11/2007

Mon fils, 23 ans, vient de passer son Master en informatique en Allemagne. Comme il a obtenu d’excellents résultats, il a pu postuler pour une bourse de doctorat.
Il vient de l’obtenir après présentation.

Il aura donc une bourse de 1.368 Euro net pendant trois ans, un bureau tout équipé et pourra participer à toutes les conférences mondiales sur les sujets de sa recherche.

La première aura lieu en début d’année à Sydney…

Il aura en outre à sa disposition des étudiants en Bachelor et Master qui travailleront pour lui, moyennant 400 Euros par mois, pour financer une part de leurs études.

Voilà, quand je vois le niveau de la recherche en France……..

 
marc23
12H33 05/11/2007

Je vous fais remarquer que les bourses doctorant ne concernent quasiment que les scientifiques. Essayez d’obtenir une bourse pour une thèse d’archéologie, vous verrez !!!

 
marc23
12H39 05/11/2007

Par curiosité , qu’est-ce qu’un petit stalinien ? sinon un mirage politiquement correct qui sert à s’affranchir de l’action ?

C’est comme le terroriste palestinien ou Kurde,c’est de l’escroquerie pour beaufs

cordialement quand même vu le rest de la contribution plutôt intéressant

 
JP_JP
21H02 04/11/2007

Je ne sais pas ce que tu as suivi comme cours, mais certainement pas des cours de français au vu de ton hortôgraffeux.

 
moustos
18H57 04/11/2007

solidarité……un mot que l on essaye de nous faire oublier.

 
Chou marin | kiné
19H37 04/11/2007

C’est vrai que fermer la fac c’est pas cool, c’est une des choses qu’ils pouvaient faire, et ils l’ont fait.
Si c’est une surprise, c’est que vous avez un probleme de communication, si c’en est pas une, c’est que vous avez pris le risque que cela se passe ainsi, votre part de responsabilite est presente a un niveau ou un autre. Et les etudiants dans tout ca?

 
Rascadillac
01H46 05/11/2007

Tu as peut-être bossé, mais tu n’as pas dû beaucoup transpirer. J’ai été cheminot un temps (maintenant, je suis dans le bâtiment)… as-tu idée de ce qu’est le travail d’un conducteur de train ? Je ne sais pas si tu tiendrais deux mois, à moins d’aimer les trains : des prises de services en pleine nuit, la semaine d’après c’est en pleine après-midi, tu peux jamais t’adapter à un rythme, tu vois presque jamais ta famille, tu as une responsabilité énorme, et tu dois toujours être extrêmement attentif… Pour ne parler que d’eux, et ceux qui bossent dans le bâtiment, ou les terrassiers, les marins pêcheurs, les agriculteurs, tous ceux qui bossent dans le boucan, ou à manipuler des trucs lourds, qu’il pleuve qu’il vente, ou sous un soleil de plomb… tu crois pas qu’ils ont envie de profiter un peu de la vie avant d’être complètement usés (à 40 ou 50 ans) ? Demande à un maçon de 50 ans comment va son dos.
Les étudiants pensent souvent que leurs études leurs épargneront le camboui et les ampoules aux doigts. Pourquoi pas. Les gens qui étudient sont aussi nécessaires à la société - par leur travail effectif, mais aussi par leur apport humain. Mais je pense que ce sera intéressant de profiter de ces mmouvements sociaux pour se rencontrer entre étdiants, intellectuels et travailleurs manuels. Chacun à beaucoup à apprendre de l’autre.
Et puis la fac, ou l’école en général ce n’est pas l’ANPE. Même si certains y vont pour chercher du boulot, sa mission est surtout de dispenser le savoir aux citoyens afin qu’ils puissent vivre en hommes (et femmes) libres, et qu’ils puissent protéger et garder leur liberté. Un peuple instruit est plus difficile à tromper, en général.
Personnellement, ça ne me dérange pas que des gens glandent à un moment dans leur vie. Ils ont bien raison d’en profiter quand c’est possible. Et merde à la tyranie du « Il faut bosser ». (J’ai souvent remarqué que c’est ceux qui travaillent assis, sans se salir les mains qui le disent le plus.) Le travail est là pour servir l’homme et pas l’inverse. Si l’homme perd sa vie dans le travail, alors à quoi lui sert-il de vivre ?
Quel conditionnement effrayant ! ce dogme du « travail absolument », qui impose des valeurs fascisantes n’engendre que du stress et une frustration générale qui ne peut se défouler que dans la consommation. Accepter ça, c’est déjà être un peu en prison. C’est mourir un peu.
Travailler pour vivre, vivre pour travailler et ainsi de suite ? Pour quoi ? Au nom d’une société qui va immanquablement au crash ? Une société qui ne respecte pas ceux qui la constituent ? et les vide de toute substance, leur dérobant leur vie d’hommes dignes ?
On est plus dans l’Antiquité. On a inventé des outils et machines qui sont sensés alléger le travail de l’homme. Pourquoi n’en voit-on toujours pas les bénéfices quant à la condition humaine ?
Oui au travail quand il est une voie de construction personnelle et un apport à la société. Non au travail quand il devient esclavagisme et torture insensée.

 
Adibou
19H14 04/11/2007

Cette réforme ne doit absolument pas passer.

Je vais vous donner quelques indications la concernant. Actuellement élu au Conseil d’Administration de ma fac, on nous a fait voter, par avance, les dispositions de cette nouvelle loi (imaginez un peu le principe, une loi n est pas encore votée mais on l applique deja??).

Ainsi, notre CA passe de 33 membres a 24 membres, de 7 élus étudiants à 4 et de 6 représentants des personnels à 3. En outre sur ces 24 personnes, 7 seront directement nommées par le Président de l’Université et siègeront au meme titre, et avec les memes droits que les autres (droit de vote etc..).

Ces 7 personnalités extérieures seront selon diverses modalités, des représantants des collectivités territoriales mais aussi des chefs d’entreprise etc..

Alors certes, il ne faut pas d avance blamer la contribution des entreprises au débat, mais le risque est bien la, le ver est deja dans la pomme: la privatisation des universités s insinuent deja dans nos conseils.

Au final, rien que pour cette mesure, on a assiste ni plus ni moins à une mort lente de la démocratie étudiante, où les usagers et les personnels n’ont plus aucun poids institutionnel (un poids encore inférieur à des « étrangers à la communauté universitaire » qui bien souvent n en comprennent pas tous les enjeux).

Vous trouvez ca normal? moi pas. et c est pour ca que des demain, je continuerai à militer sur mon université pour que mes camarades étudiants se mobilisent contre cette loi.

 
mimi.44
20H53 04/11/2007

La majorite du peuple,n’est plus derriere SARKO.Les plus pauvres, et meme, une partie de la classe moyenne,qui ont votes pour lui s’apperçoivent,que,les salaires n’augmentent pas .Que le coup de la vie,en plus les produits de premieres necessites +15% ?ILS ONT DE PLUS EN PLUS DE MAL A VIVRE.Pendant ce temps,le conseils des ministres se decentralise a strasbourg,en corse.LE ROI PROMENNE SA COURE;Le peuple cracheles impots et devra aller bientot au boulo en velo.Ne souhaite pas;et ne provoque pas une guerre civile;toi le militant UMP ton president cheri,se fera un plaisir de le faire

 
caro | délinquante avérée
19H50 04/11/2007

il y a de nouveau un (des) troll(s) qui ferme(nt) les commentaires pro-grève ! et ça va se dire pour la liberté d’expression ?

C’est vrai que les conditions des étudiants s’aggravent, c’est vrai que le gouvernement ouvre la voie à la privatisation en faisant entrer des chefs d’entreprise. La fac a de moins en moins d’argent de fonctionnement, il faudra bien en trouver quelque part, non ? Bolkenstein, ça ne vous dit rien ? la libre concurrence non plus ? Plus de diplômes nationaux, les enseignements en fonction des bassins d’emplois. Déjà, les frais d’inscription ont tellement augmenté qu’il est difficile à des étudiants de les payer.

Aller, c’est facile de gloser sur les étudiants qui ne veulent pas travailler ! Et s’ils voulaient travailler autrement ?

En tant qu’ancienne étudiante, je soutiens leur grève et leurs revendications. Et s’il s’avérait que, finalement, le pouvoir était dans la rue ? ;)

 
Chou marin | kiné
20H20 04/11/2007

Oui, et pourquoi pas taper sur tous les etudiants qui veulent quand meme avoir cours? Et puis quand la rue aura gagne, on pourra guillotiner a tout-va! Super!

 
caro | délinquante avérée
22H04 04/11/2007

pauvre petit étudiant sans frontière. Est-ce que tu comprends seulement ce que tu écris ? Quand on défend une autre manière de travailler, tu (puis qu’on en est à se tutoyer) vois, je ne suis pas contre une réforme). Encore faudrait-il savoir laquelle !

« re-fermer le mince boyau du Savoir,l’Université » c’est la réforme Pécresse qui va le faire. Si les facs sont assujetties au patronat, la recherche sera mal en point (un commentaire l’explique très bien plus haut), d’autant plus que le CNRS risque de perdre sa liberté -> recherches à court terme, immédiatement rentables. Adieu la recherche fondamentale ! Adieu les matières non rentables comme la philo. Ca sert à quoi d’apprendre à penser ?

Tu peux t’en prendre à moi, quelle importance, « Sans frontière », car « éétudiant », c’est autre chose. tu veux parler des frontières géographiques ? mais il y a déjà des tas de programmes qui permettent des échanges internationaux. Quant aux frontières psychiques, ça, ça semble te connaître.

 
Chou marin | kiné
20H25 04/11/2007

T’as oublie de parler de la grippe aviaire et des asteroides qui pouraient s’ecraser sur la terre warf warf warf
Non mais arretes de flipper et sors voir des potes ca ira mieux :-)

 
Chou marin | kiné
20H27 04/11/2007

Ils enseignaient l’orthographe quand tu etais etudiante ?

;-)

 
Chou marin | kiné
21H35 04/11/2007

Waou, je suis eclabousse par votre sens de l’observation! Ah oui au fait, les claviers qwerty, de plus sur laptops n’ont ni accents, ni touches alt ;-)

Pendant que vous y etes, revoyez votre ponctuation!

Warf warf warf

 
caro | délinquante avérée
22H13 04/11/2007

juste une remarque

« ont dit glosser pas gloser  »

avant d’écrire votre ânerie, vous auriez dû aller voir un dictionnaire. C’est ce qu’on apprend à lécole : ne pas parler quand on ne sait pas. Ecouter, lire, pour apprendre.

 
christila
22H35 04/11/2007

Si les étudiants pensent que cette loi sur les universités est mauvaise pourquoi ne le diraient-ils pas ? Votre lutte contre le CPE était légitime. Aujourd’hui même le CNE est déclaré illégitime.

J’ai lu l’article d’un professeur qui décrivait les défauts de l’université sur le site : http://www.liens-socio.org/article.php3?id_article=2874

C’est vous les étudiants qui devez bâtir votre avenir. Il y a des gens qui ne font jamais grève mais ils ne refusent pas les avantages que les autres gagnent pour eux. Attention aux provocations, aux actions illégales car les réprimandes ne manqueront pas.

Bien que vieille et malade j’ai manifesté contre le CPE et participerai ce mois-ci à d’autres grèves que je trouve justes si ma santé me le permet. Bon courage.

 
Redab
22H43 04/11/2007

Ce pays a une générosité intellectuelle qui est, pour son futur, d’une grande richesse, un trésor inestimable, quand vous le comparez à de nombreux pays, y compris US. Je constate que de nombreux étudiants, y compris grévistes, sont intéressés gravement dans le monde dans lequel ils sont.
Gros défauts de l’Enseignement supérieur français: beaucoup trop de réunions qui n’ont pas de sens, mais qui sont très coûteuses en temps, énergies… Des grandes Ecoles comme l’ENA qui sont à la traîne, des Universités qui sont sous dotées dramatiquement, la Recherche qui n’est pas prise concrètement au sérieux. En face des enseignants, des chercheurs, des étudiants qui travaillent avec une motivation qui tourne à la foi, tellement leurs conditions sont globalement catastrophiques. A côté, vous avez des entreprises, certaines très riches, qui n’investissent nullement dans la recherche-éducation ou qui veulent diriger sans savoir. Jamais elles ne se rendent compte de ce qu’elles doivent à la recherche publique.
L’esprit français est unique dans sa méthode d’appréhender le monde: c’est un gâchis d’entendre tous ces blocages, toutes ces propositions copiées des siècles passées ou d’expériences étrangères dont on ne conserve que le mirage. L’Université doit parler à ses étudiants des questions importantes de maintenant, les former à envisager ce présent sans ressasser les veilles histoires académiques qui n’ont plus cours. Comment transforme-t-on les études de médecine à l’âge de l’informatique? Comment travaille-t-on l’innovation juridique? Le processus législatif va-t-il continuer comme au siècle dernier?
La liste est longue mais il y a des forces pour relever les défis et donner du sens à ce combat présent et confus des étudiants de maintenant. Relever ces défis en prenant toutes les démarches permettrait de mieux comprendre les contours et de permettre à la France de continuer à d’intéresser les autres pays.
C’est ma contribution à CA 18-52: « Toujours ce sont les jeunes qui ont changé la société, ça ne c’est jamais fait sans eux. Seuls les travailleurs n’y arriveront pas. Toutes nos valeurs sont en dangers et elles touchent surtout les plus fragiles. »

CA 18-45 « Est-il seulement possible de ne pas adhérer au postulat idéologique et normatif selon lequel le marché est source de régulation? » Même les tenants de cette approche sont en crise de gouvernance et ne savent pas vraiment comment piloter, si ce n’est qu’en renforçant le système et en l’épuisant, définitivement.

PS les fotes d’orthhogrâfe, jean fais pas, seulement de FRAPPe et je salue toutes les personnes dont la langue maternelle n’est pas francophone.

 
Redab
22H45 04/11/2007

Ce pays a une générosité intellectuelle qui est, pour son futur, d’une grande richesse, un trésor inestimable, quand vous le comparez à de nombreux pays, y compris US. Je constate que de nombreux étudiants, y compris grévistes, sont intéressés gravement dans le monde dans lequel ils sont.
Gros défauts de l’Enseignement supérieur français: beaucoup trop de réunions qui n’ont pas de sens, mais qui sont très coûteuses en temps, énergies… Des grandes Ecoles comme l’ENA qui sont à la traîne, des Universités qui sont sous dotées dramatiquement, la Recherche qui n’est pas prise concrètement au sérieux. En face des enseignants, des chercheurs, des étudiants qui travaillent avec une motivation qui tourne à la foi, tellement leurs conditions sont globalement catastrophiques. A côté, vous avez des entreprises, certaines très riches, qui n’investissent nullement dans la recherche-éducation ou qui veulent diriger sans savoir. Jamais elles ne se rendent compte de ce qu’elles doivent à la recherche publique.
L’esprit français est unique dans sa méthode d’appréhender le monde: c’est un gâchis d’entendre tous ces blocages, toutes ces propositions copiées des siècles passées ou d’expériences étrangères dont on ne conserve que le mirage. L’Université doit parler à ses étudiants des questions importantes de maintenant, les former à envisager ce présent sans ressasser les veilles histoires académiques qui n’ont plus cours. Comment transforme-t-on les études de médecine à l’âge de l’informatique? Comment travaille-t-on l’innovation juridique? Le processus législatif va-t-il continuer comme au siècle dernier?
La liste est longue mais il y a des forces pour relever les défis et donner du sens à ce combat présent et confus des étudiants de maintenant. Relever ces défis en prenant toutes les démarches permettrait de mieux comprendre les contours et de permettre à la France de continuer à d’intéresser les autres pays.
C’est ma contribution à CA 18-52: « Toujours ce sont les jeunes qui ont changé la société, ça ne c’est jamais fait sans eux. Seuls les travailleurs n’y arriveront pas. Toutes nos valeurs sont en dangers et elles touchent surtout les plus fragiles. »

CA 18-45 « Est-il seulement possible de ne pas adhérer au postulat idéologique et normatif selon lequel le marché est source de régulation? » Même les tenants de cette approche sont en crise de gouvernance et ne savent pas vraiment comment piloter, si ce n’est qu’en renforçant le système et en l’épuisant, définitivement.

PS les fotes d’orthhogrâfe, jean fais pas, seulement de FRAPPe et je salue toutes les personnes dont la langue maternelle n’est pas francophone.

 
babayaga | musique du monde
12H52 05/11/2007

la vraie question à se poser et à leur poser est : pourquoi ne venez-vous pas en cours.

On aurait peut être des surprises … sur le manque de moyens, pas le temps parce qu’il faut bosser pour vivre …

 
christila
10H30 06/11/2007

Oui, ils ont parfois de longs trajets à faire et quand ils arrivent à la fac le professeur n’est pas là et vous n’avez pas de moyen de locomotion pour retourner chez vous, ou bien le prof est là mais il vous raconte ses vacances au lieu de faire son cours alors vous quittez la salle, ou il grossit les difficultés que vous allez rencontrer et vous fait tellement peur que vous décidez de faire autre chose … J’entends tous les jours de nouvelles histoires certainement vraies, comme ne pas pouvoir passer le partiel parce que le prof a oublié ses sujets… Et je dois trouver des arguments pour calmer le jeu. Et beaucoup d’étudiants mangent mal, ne se soignent pas, tout cela par manque de moyens. Certes il y des étudiants dont la vie est bien plus facile et on ose parler d’équité.

 
leconcombrevert | entier !
03H39 05/11/2007

Et de quoi souffre-t-il donc ?

 
Redab
10H33 05/11/2007

Désolé, M. Zineb Dryef, mais votre papier est pour moi illisible. Pensant que je ne suis pas le seul, je lance ce message sur ce site en espérant qu’il soit publié, lui.

vous nous apportez que des infos factuels, avec bien sûr encore Tolbiac. Vous ne prenez aucun risque, alors que visiblement vous avez autour de vous, sur ce site, des personnes qui ont une information d’une autre qualité. en plus c’est complètement franco-français et c’est présenter cetet nouvelle contestation étudiante comme un acte d’une catégorie professionnelle comme une autre!
Ce sont des jeunes qui ont un engagement grave vis-à-vis de cette société et vous ne cherchez aucune construction qui rende solide leur mouvement. Evidemment avec le néo-libéralisme, la fascination du marché et de sa soi-disante régualtion au niveau des connaissances, nous sommes mal parties. Allez faire des interviews d’enseignants, de chercheurs, étudiants et savoir dans quelles conditions ils travaillent. La France a un diamant vis-à-vis du reste des pays: sa manière de regarder le monde.
Si elle la perd, elle ne sera qu’un pays anglo-saxon de plus.
Rester dans vos considérations purement centripètes et ne poser pas la question de comment on défend notre modèle culturel, ne cherchez pas à interviewer des personnes qui luttent au quotidien. Oh bien sûr, rien d’extraordinaire par rapport aux arches de zoé, noémie, aux sauvetages présidentiels. Y-a-t-il un journalisme de gauche qui s’affranchit du bla bla du siècle dernier!

 
Zineb Dryef | Rue89
10H59 05/11/2007

Bonjour,

Je ne suis pas un monsieur. Pour le reste, votre mail m’agace parce que vous n’avez pas pris la peine de lire son surtitre qui est « Revue de blogs ». Je parle de l’embryon de mobilisation qui commence à apparaitre un peu partout dans les universités. Oui, c’est une situation franco-française et alors? Faire une revue de blogs ne me dispense pas, en effet, de faire des itw, des reportages, des enquêtes mais ne vous autorise certainement pas à faire preuve de mauvaise foi.

Cordialement

 
romi45 | découvre l'information
16H02 05/11/2007

oui c sur si tu as rien foutu a l’ecole tu n’as rien

mais, il y a des petits malins completement decerebrés qui ont bossés à l’ecole et qui ont un bon poste grace a leurs beaux diplome, mais qui sont incapable de l’assumer….

en france il vaut mieux avoir plein de jolie diplomes de super grandes ecoles prestigieuses que d’etre intellligent.

Cdlt

 
caro | délinquante avérée
22H37 05/11/2007

vous êtes parfaitement ignoble CA de 13h45, en écrivant entre autres :

« si ta mere a fait ce boulot, c’est parce quelle n’etait pas apte a faire autre chose sinon elle en aurait change »

Apparemment, vous ne savez pas ce que c’est que trimer, prendre n’importe quel boulot, parce qu’il faut faire vivre une famille ! Cette mère devait être une mère admirable.

Et de quel droit vous permettez-vous de décréter qu’une personne est « apte » ou pas ?

vous êtes de la classe « y a qu’à » … né avec une cuillère d’argent dans la bouche, pour devenir esclavagiste : bossez, bossez.

La vie, ce n’est pas ça, j’espère que vous l’apprendrez. Les étudiants ont raison de se battre pour leur avenir, ce n’est pas le vôtre. Vous vous êtes trompé de siècle, le XIXe vous aurait mieux sied au teint.

 
romi45 | découvre l'information
16H43 05/11/2007

non la question est :

pourquoi des que l’on veut changer quelquechose il y a manifestation et greve dans tous les sens dans ce merveilleux pays qu’est la France?

 
fbnbernard
16H27 05/11/2007

??

 
Thomas FAZAN
17H24 05/11/2007

Sous ce mot au sens fort se cache un vrai problème dans l’organisation de ces grèves et blocages des centres universitaires.
Moi même étudiant de Paris 1 au centre PMF, j’ai assisté à l’AG qui a décidé le piquet de grève. Quoi de plus antidémocratique ?!

En effet, les quelques 800 votants ne sont en aucun cas représentatifs des milliers d’étudiants qui fréquentent PMF chaque jour ! Ils ne sont pour la plupart ni élus, ni désignés, et donc pas du tout abilités à prendre des décisions pour l’ensemble du corps étudiant !

Plus que sur le fond de la réforme LRU, réforme au demeurant nécessaire dans son idée, i.e. rendre plus compétitives les facs, c’est surtout sur la forme des votes de blocage que cet article doit faire réfléchir à mon sens !

La démocratie est perfectible, mais elle doit s’appliquer partout.

 
Daniel Arbois
17H23 05/11/2007

Si je ne m’abuse, la réforme des universités (comme bien d’autres sujets qui font actuellement polémique : ajustement des régimes de retraite, réforme constitutionnelle …) fait partie directement ou indirectement du programme sur lequel notre nouveau président a été élu … et qu’une majorité de Français ont choisi (insistons sur le fait qu’il s’agit bien de la plus grande part des citoyens votants). Alors, ne serait-il pas plus sage et moins improductif (rappelons également que le cout des différentes grèves et embouteillages inhérents se chiffre en centaines de millions d’Euros !) que ce qui a été CHOISI par le plus grand nombre soit appliqué ? Et pour être un tantinet provocateur : de quel droit des minorités (des pseudo-confréries) aura-t-elles LÉGITIMEMENT le droit de refuser ces évolutions ?
Pour finir, et puisque nous pouvons exprimer notre point de vue personnel, ce qui est pour moi le summum de la démocratie, je dirai qu’il faut enfin tourner la page d’une grande époque de la France qui faisait partie de l’élite mondiale, qui vivait bien, avec une belle croissance et des opportunités pour tout le monde, et ACCEPTER notre position de pays totalement intégré à une économie mondiale, contre laquelle la lutte nous mettrait hors jeu. Evoluons enfin en acceptant des changements inéluctables, et essayons de venir en harmonie avec un environnement qui n’est pas inépuisable. Merci de ces quelques lignes, et de votre lecture.

 
Devine
01H43 06/11/2007

Pour ceux qui n’auraient pas eu la chance de vivre de l’intérieur un « mouvement étudiant », voici la chronologie quasiment intangible des faits :

1) Un groupuscule de jeunes gens très idéologisés déterre la hache de guerre pour une raison quelconque. Ce sont notamment les syndicalistes UNEF, mais ceux-ci étant en général très peu nombreux accueillent bien volontiers l’enthousiasme combattif de militants LCR, anars, altermondialistes, etc. Les seconds ne tarderont d’ailleurs pas à déborder les premiers qui, ironie de l’histoire, se feront in fine traiter de dégonflés par les irréductibles guérilléros rouges et noirs.

2) Ce petit groupe tente dans un premier temps de recruter et de convaincre par des moyens classiques : tractage, réunions publiques, affichage, etc. Mais, constatant qu’il ne parvient aucunement à ébranler l’apathie de la majorité des étudiants, il passe à la phase

3), qui consiste à durcir le mouvement pour décider les indécis et donner un écho médiatique à un mouvement resté microscopique jusqu’à ce point. On convoque donc des AG où l’on rassemble, en rameutant le ban, l’arrière-ban et en bloquant quelques cours, une centaine de personnes sur les 10 ou 15.000 que peut compter la fac.

4) L’AG décide bien entendu à une écrasante majorité que, face à la surdité du gouvernement, le durcissement de la lutte s’impose comme une triste fatalité. Les « grévistes » (je place l’expression entre guillemets parce qu’elle me paraît relever de la plus parfaite absurdité, s’agissant d’étudiants) se sentent déliés de toute espèce de scrupule par ce vote démocratique : ils n’ont « pas le choix ». Aussi vont-ils recourir à une violence de basse intensité, qui suffit généralement à perturber le bon fonctionnement des cours. Il suffit de mettre un peu de colle forte dans les serrures des salles de classe et d’établir quelques barrages filtrants à l’entrée des bâtiments.

5) C’est une triste loi de la vie démocratique : les gueulards irresponsables se font toujours plus entendre que les personnes modérées et de bon sens, du moins dans un premier temps. Cette règle s’applique à la puissance dix en milieu universitaire. Les étudiants qui souhaiteraient suivre les cours se sentent humiliés par la surexposition médiatique de cette poignée de zozos, mais ils baissent la tête et ne disent rien ; beaucoup d’autres décident de prendre leur parti des évènements en s’octroyant quelques journées de repos bien méritées. « Le mouvement s’étend », titre alors la presse, qui croit pouvoir y déceler une vive hostilité aux projets du ministre. Les cours sont annulés les uns après les autres, sauf exception. Le président de l’Université, quelle que soit son expérience de ce genre de situation, commence à s’inquiéter ; mais il n’ira jamais, au grand jamais, jusqu’à solliciter l’intervention des forces de l’ordre pour dégager les insurgés à la mie de pain.

6) L’impunité totale donne des ailes à la minorité agissante. La fac est occupée. Les AG durent très tard ; on y refait le monde, on y vote des motions sur tous les sujets de la Terre. Ceux qui dorment dans les locaux pour « monter la garde » boivent, fument, baisent. Ils vivent une expérience dont ils se souviendront toute leur vie avec tendresse. Ils ont complètement oublié contre quoi ils se battent, mais sont d’autant plus intransigeants. « On ne lâchera rien ! » Portées par cette ambiance romantique, de nouvelles recrues se manifestent -sans permettre toutefois aux « grévistes » actifs d’atteindre 1 % des étudiants inscrits.
Parallèlement, les plus radicaux commencent à vandaliser les locaux et invitent des « amis » (SDF, marginaux, délinquants) à les y rejoindre.

7) Informée par rumeurs de ce qui se passe dans les locaux occupés, la présidence de l’Université se fait de plus en plus de cheveux blancs. Les étudiants neutres commencent à gronder en pensant à leurs partiels : ils n’en ont rien à foutre, de tout ça, ils n’ont tout simplement pas envie de perdre leur année. Qu’on les laisse travailler un minimum. -Quant aux étudiants hostiles, ils n’hésitent plus à l’ouvrir.
Pour contrer cette vague d’hostilité croissante, les mutins ont recours à des procédés vieux comme le monde : les voix discordantes qui s’expriment dans les AG sont couvertes par les huées ; la proposition de recourir à un vote A BULLETINS SECRETS pour décider de la poursuite du mouvement est dédaigneusement rejetée.

8) Le gouvernement lâche alors trois milligrammes de lest, en présentant ce geste comme une concession majeure. Les « grévistes » ne sont pas dupes, mais beaucoup sont fatigués par des semaines d’activisme, et commencent eux aussi à avoir peur de se planter aux examens. Le groupe des motivés se scinde, non sans un échange de mots aigres.

9) Les jusqu’au-boutistes tentent un baroud d’honneur, qui échoue comme de juste mais qui leur laisse la conscience tranquille. La frustration qu’ils éprouvent commence à fermenter en eux : c’est ce qui leur donnera l’énergie nécessaire, l’an prochain, pour reprendre tout ce barnum à partir du point 1.

aucollege.over-blog.fr

 
Devine
12H42 06/11/2007

Il est rarissime qu’un militant LCR fasse partie de l’UNEF ; car l’UNEF a la réputation assez justifiée d’être un satellite et une pépinière du PS. Et le PS, du point de vue trotskiste, c’est réformiste, bourgeois, institutionnel, beurk. Chacun, dans ce genre de collusions, espère exploiter l’autre à son profit : les jeunes de la Ligue savent très bien qu’ils ont besoin de la force de frappe médiatique et des relais politiques de l’UNEF, tandis que ceux de l’UNEF savent qu’ils ne peuvent pas vraiment se passer des têtes brûlées de l’extrême-gauche s’ils veulent que le mouvement prenne.

Par ailleurs, il me semble que vous généralisez abusivement : ce ne sont pas du tout « les étudiants » qui font grève, mais « des » étudiants. Et ce sont des étudiants dont le profil est très particulier :
*ce sont des enfants des classes moyennes (les rejetons de la bourgeoisie regardent tout ce cirque avec un dédain justifié, et les méritocrates issus des quartiers pauvres préfèrent travailler que de discutailler ad nauseam) ;
*ils vivent intensément un premier engagement politique et/ou syndical (ce qui les place en porte-à-faux avec l’immense majorité de leurs camarades, qui sont très atones sur ce point) ;
*ils sont inscrits dans les facs de lettres et sciences humaines : les juristes, les scientifiques, les techniciens ne participent quasiment jamais à ce genre de mouvement. Pourquoi les psychologues, les sociologues et les historiens sont-ils si agités ? Pour plusieurs raisons : leurs professeurs sont souvent très à gauche et ne se privent pas de le laisser transparaître dans leurs cours ; le travail et l’investissement des étudiants est souvent moindre, avec, aux partiels, un taux d’échec ou d’absence absolument hallucinant -et ce dilettantisme les rend disponibles pour d’autres activités ; enfin, les principaux, pour ne pas dire les seuls débouchés de ces filières se situent dans la fonction publique, ce qui induit, chez ceux qui les suivent, uen mentalité bien particulière.