
Le 15 octobre 1986, Jacqueline Picasso mettait fin à ses jours. Dix jours plus tard, l'exposition « Picasso en Madrid » était inaugurée, en présence du roi et de la reine. Les toiles présentes en Espagne à cette occasion auraient-elles du y rester ? Que disait le testament de Jacqueline Picasso ? Ce sont ces questions que soulève Pepita Dupont, journaliste à Paris Match, dans un livre paru au Cherche-Midi, « La vérité sur Jacqueline et Pablo Picasso ». Proche de la veuve du maître andalou, elle défend la volonté de cette dernière, qui aurait exprimé à plusieurs reprises sa volonté de donner ces toiles à l'Espagne.
Vingt-et-un ans après les faits, Pepita Dupont trouve enfin un éditeur
Il se sera écoulé vingt-et-une années entre les faits et la publication du livre. Pourquoi ce laps de temps ? Pepita Dupont fait valoir sa difficulté à trouver un éditeur. Elle l'obtient finalement par l'entremise de Brigitte Benderitter, de chez Gallimard, à laquelle elle dédie le livre. « Aujourd'hui, on me dit que je ne fais que dire ce que tout le monde savait, mais que personne n'osait dire. »
Elle me montre les témoignages de sympathie qu'elle reçoit, de grands collectionneurs, ainsi que de personnalités du monde de l'art. Cette vérité révélée, Pepita Dupont, la doit, dit-elle, à la mémoire de Jacqueline. Elle s'est d'ailleurs offusquée que la veuve du peintre ne soit pas évoquée lors des manifestations organisées pour les 20 ans du musée Picasso, à Paris.
Entre la journaliste et la femme du maître, des années d'amitié
C'est en novembre 1982, que cette jeune journaliste écrit à Jacqueline Picasso pour la rencontrer, après une exposition au centre culturel du Marais. Elle écrit, mais ne reçoit une réponse que six mois après. Naît alors une amitié indéfectible. Chaque fois que Jacqueline le lui demandera. Pepita se rendra dans deux propriétés du couple, le château Vauvenargues, où le peintre est enterré, et Notre-Dame-de-Vie, le mas de Mougins qu'il a acheté en 1961.
Le livre relate à la manière d'un reportage ces années d'amitié et d'admiration. Depuis la mort de Jacqueline Picasso, Pepita Dupont ne ménage pas ses efforts auprès des personnalités pour demander le rétablissement de « la vérité ». Elle est formelle :
« Il y avait un testament à la mort de Jacqueline et ce testament a disparu. Un testament dans lequel notamment elle aurait légué ces 61 toiles à l'Espagne. A la mort de Jacqueline les choses ont été très vite, et c'est sa fille, Catherine Hutin, seule héritière de sa mère, qui a décidé de tout. »
Une seule toile a ainsi été donnée à l'Espagne, « Aux Espagnols morts pour la France », qui date de 1947. Parmi les 61 autres oeuvres de l'exposition d'octobre 1986 à Madrid, figurent « Eva nue », une tête en bronze de Dora Maar, « Le Torero soulevé » ou encore « Le Picador soulevé ». Ces toiles sont aujourd'hui dispersées un peu partout dans le monde, dans des musées ou chez des collectionneurs. Selon Pepita Dupont, « La Jeune Fille nue », peinte en 1902, fait ainsi partie de la collection de Bernard Arnault, le PDG de LVMH.
Le château de Vauvenargues enfin ouvert au public
Pendant toutes ces années, le château de Vauvenargues est resté fermé au public. Le 24 septembre, quelques jours avant la publication du livre, Catherine Hutin a annoncé sa décision d'ouvrir la demeure au public entre juin et septembre 2009. Parallèlement, une exposition se tiendra au musée Granet, à Aix-en-Provence, intitulée « De Cézanne à Picasso ». Simple coïncidence ou effet du livre ? Nous avons contacté Catherine Hutin, mais notre démarche est restée sans réponse.
Notre-Dame-de-Vie, aussi appelé le mas de Mougins, autre demeure du couple Picasso, n'est lui pas accessible. En 1996, Catherine Hutin avait mis en vente cette propriété de 800m2. Notre confrère Philippe Jérôme rappelait alors dans l'Humanité l'émotion que l'annonce de cette vente avait soulevé dans les milieux artistiques de la Côte d'Azur : « C'est dans l'atelier de ce mas que naquirent les oeuvres ultimes. »
► La Vérité sur Jacqueline Picasso de Pepita Dupont - éd. Le Cherche Midi - 285p., 17€.
► Pepita Dupont sera l'invitée de l'émission Bibliothèque Medicis, vendredi à 18h30, avec Pierre Daix, Roland Dumas et Isabelle Leymarie.
Photo : Jacqueline Picasso et Pepita Dupont (DR).





















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De pikasso02
16H59 | 01/11/2007 |
NON ! NON ! et NON !
Après Van Gogh et le bistrot d'Auvers, voilà encore un reportage sur le FRIC. Quand vous déciderez-vous à parler des oeuvres ? A parler de ce que Picasso a apporté de nouveau. Et non, lire des ouvrages où le copier-collé ne fait, par son principe que répéter ce que nous savons déjà. (« Nous », pour ceux qui ont déjà lu des ouvrages sur Picasso évidemment ! )
Croire ce qui a été écrit voilà bientôt un siècle, pourquoi pas ! Mais depuis des chercheurs ont travaillé sur les œuvres.
« L'Espagne spoliée de 61 oeuvres de Picasso » ! ! ! Elle n'en possède pas assez ! Quand nous connaissons le prix des oeuvres de Picasso, quelle importance de savoir si ces 61 toiles doivent se trouver là et non ici.
En 1982, j'ai eu la chance de pouvoir visiter l'exposition Picasso, intitulée « La pièce à musique de Mougins » organisée par Jacqueline et Maurice Guillaud dans le Centre Culturel du Marais grâce au prêt des « Picasso » de Jacqueline Picasso, la veuve du peintre.
Les anecdotes sont importantes, mais est-ce si important pour ceux qui dessinent ?
Sur les oeuvres reproduites dans le catalogue, il y a des tas de choses nouvelles à dire. Notamment sur « Le Monument aux Espagnols morts pour la France“(voir blog)
Picasso aimait le dessin plus que le Fric.
Ce qu'il offrait, ce n'était pas du FRIC, mais AUTRE CHOSE DE PLUS IMPORTANT !
Pourquoi, le dialogue, la critique sur l'important de son œuvre est-il si difficile aujourd'hui ?
Picasso est incontournable si nous voulons espérer un renouveau.
Pourquoi négliger la recherche ?
J'aimerais comprendre.
http://pikasso02.skyrock.com/
à pikasso02
De
19H13 | 01/11/2007 |
Bien sûr qu'il faut aussi parler des oeuvres et beaucoup le font sur le site de Rue 89.
Maisici c'est d'un livre dont je rends compte. Il m'a paru intéressant d'évoquer la volonté de Jacqueline Picasso telle qu'elle l'avait exprimée auptrès de cette amie.
Je vous salue Picasso2 et ..puis il y a votre blog auquel vous envoyer..régulièrement si je ne me trompe.
Marlène Belilos
De pikasso02
21H06 | 01/11/2007 |
Je vous salue de même Marlène Belilos
« Beaucoup …parle…des oeuvres de Picasso sur le site de Rue89 », je ne le crois pas ! Désolé de vous contredire, mais j'aimerais que ce que vous dites soit chose juste. Il y a parler et parler. Moi je parle de la FORME et non du contenu. Si vous me trouvez des internautes qui ont annoncé des idées nouvelles avec démonstration à l'appui, je vous offre une caisse de champagne. C'est peu, mais le côté symbolique n'est pas négligeable.
Je vous ferai remarquer mais surtout ne prenez pas ça mal, mon pseudo c'est pikasso02.
Oui je renvoie régulièrement les lecteurs à mon blog. Je crois que c'est important pour celui qui me lit, de savoir à qui il a affaire.
Je suis persuadé que si Jacqueline Picasso était encore en vie, elle aurait accepté au moins d'en savoir un peu plus sur le travail que je mène sur l'oeuvre de Picasso depuis 1996. Qui sait ! Si Catherine Hutin-Blay, sa fille, regarde Rue89, peut-être acceptera-t-elle de me contacter. Je peux rêver. Salutations et bravo pour Rue89.
à pikasso02
De Bonobo35
04H23 | 02/11/2007 |
Bonjour Picasso02,
Bon, je vous tacle parfois sur votre côté monomaniaque, mais si on peut vous le reprocher, on ne peut pas mettre en doute votre passion et votre détermination à faire valoir un regard particulier sur l'oeuvre du maître.
Je profite de votre passage sur le site , pour vous poser une question, qui peut également s'adresser à Mme Médeiros.
Hier , je suis tombé sur un enregistrement d'une interwiew du regretté Roland Topor ( émission de D.Mermet sur F.Inter),dans laquelle il évoquaitses souvenirs à l'occasion de la sortie , alors , de son livre « les mémoires d'u vieux con. »
Il parlait des rencontres qui ont jalonnées son parcours, et entr'autres des contacts avec Picasso.
Il avait peint un tableau, intitulé « les demoiselles d'Orange », qui dit-il, avait ému, impressionné Picasso, auquel il l'avait présenté.
Il eut la surprise de découvrir qqs temps plus tard , celui que l'on connait sous le nom des « demoiselles d'Avignon ».
Picasso lui nia « l'influence »…« provencale », se référant au quartier d'Avignon à Barcelone.
Topor a été troublé par cette « captation »…
Il a longtemps regretté de le lui avoir montré.
Avez vous connaissance de cette histoire, et qu'en pensez vous ?
Bonne journée…
à Bonobo35
De Bonobo35
04H28 | 02/11/2007 |
Rectificatif …et excuses…
Mme Médeiros existe ….mais je voulais parler de Mme Hélène Bélilos.
à Bonobo35
De pikasso02
09H51 | 02/11/2007 |
Bonjour Bonobo35
Je ne connais pas cette histoire. L'attribution du titre du tableau de Picasso, « Les Demoiselles d'Avignon », remonterait donc à une date relativement récente ; Topor étant né en 1938. Mais il est vrai que le flou est présent pour l'attribution de cette oeuvre. Même Penrose, un ami et biographe de Picasso, pense que c'est André Salmon qui lui aurait donné ce titre. Le mystère demeure.Picasso ne donnant jamais de titres à ses oeuvres, (Sauf deux ou trois selon Pierre Daix), ce que vous avancez là, n'est pas impossible. Pour en être sûr, il faudrait savoir comment s'appelait ce tableau en 1937 quand Jacques Doucet qui le possédait, le vendit à Jacques Seligmann qui le vendit à son tour au Museum of Modern Art (selon Pierre Daix). Mais avec ce titre ou un autre, je pense que cette peinture aurait joué le même rôle dans l'histoire de l'art. Donc Roland Topor et son rire inoubliable peuvent reposer en paix.
Je vous dirai franchement que ce genre d'anecdotes m'intéresse peu. La peinture et le dessin ce ne sont pas des paroles. C'est pourquoi mon blog est composé d'images et de quelques mots malgré tout ! dont le rôle est d'apporter une information et j'espère la démonstration, l'explication s'il le faut de ce que j'avance visuellement.
Bonne journée à vous
http://pikasso02.skyrock.com/
à pikasso02
De Bonobo35
15H02 | 02/11/2007 |
merçi
à pikasso02
De brogilo
in angulo | 18H51 | 02/11/2007 |
« Penrose (…) pense que c'est André Salmon qui lui aurait donné ce titre ».
« Cette scène (Les demoiselles d'Avignon), représente d'après les propres dires de Picasso l'intérieur d'une maison close de la Carrer d'Avinyo (rue d'Avignon) à Barcelone, et n'a donc aucun rapport direct avec la ville française du même nom. L'attribution d'un titre qui a aujourd'hui acquis droit de cité, mais qui atténue et fausse le sens de l'oeuvre, n'a été répandu qu'en 1916 par Salmon. Il fait référence aux plaisanteries libertines qui circulaient dans le cercle d'amis de Picasso. »
« Picasso ». Carsten Peter Warneke / Ingo F. Walther.
à brogilo
De
09H41 | 03/11/2007 |
Les titres et les artistes
J'ai eu l'occasion de rencontrer Balthus, la question des titres ne l'a jamais vraiment concerné.Les titres de ses toiles étaient souvent donnés par Pierre Matisse. Cela le faisait beaucoup rire quand on l'interrogeait sentencieusement sur le sens d'un titre.
Marlène Belilos
De brogilo
in angulo | 22H52 | 04/11/2007 |
Chère Marlène,
Un titre, ça raconte quelque chose, ça donne des noms à des gens, à des choses « figurées », ça appelle à la narration et à l'intrigue.
Les peintres fuient ça comme la peste.
Si un titre peut combler d'aise l'espace d'un instant l'ego d'un littérateur ami en mal d'épanchement, il atrophie conjointement l'oeuvre en réduisant par-là même le champ du Visible.
Deleuze a dit très justement à ce propos :
« Un tableau n'a rien à figurer, un tableau n'a rien à raconter. C'est la base. Si vous voulez raconter quelque chose, il faut prendre d'autres disciplines, il faut prendre des disciplines narratives. Un tableau n'a rien à faire avec un récit,
c'est pas un récit ».
Et il ajoutait, concernant Balthus :
« Ce qui me gêne abominablement dans un peintre actuel pourtant très bon, comme Balthus, c'est que… Balthus,
on a constamment l'impression que l'image est prise, prélevée sur quelque chose qui se passe. Sur… Y a une histoire là-dedans.(…)
“Constamment” ne me semble pas le mot juste concernant
l'oeuvre de Balthus. Deleuze a évidemment raison si l'on songe à des toiles telles que la “leçon de guitare” de 1934 ou “la semaine des quatre jeudis” de
1949 ou “Pierre et Betty Leyris (avec le bilboquet)(période préférée d'un Philippe Dagen, car ça raconte de choses…), mais c'est faux si l'on s'attardent sur quelques-unes des plus belles toiles, de celles qui ne racontent rien : ‘Cour de ferme à Chassy1960, La vallée de l'Yonne1957, Grand paysage aux arbres (Le champ triangulaire)de 1955 qui est peut-être son Origine du monde’ à lui et tant d'autres…
Comme le‘Gottéron’, mon préféré. (symphonie inouie de gris colorés).
Pour bien comprendre comment Balthus tente à toute force d'échapper à la narration, il suffit de comparer deux toiles sur un sujet similaire : ‘La partie de cartes’ de 1948-50 et ‘les joueurs de cartes’ de 1966-73. La plus récente montrant à quel point il était désormais uniquement occupé à faire surgir le ‘fait pictural’.
Désolé, chère Marlène, d'être si long, d'utiliser les dires d'illustres personnages ayant vécu bien avant nous et de ne pas vous avoir répondu plus tôt car j'étais loin du web, à fleurir des tombes.
à brogilo
De
13H06 | 05/11/2007 |
Mais oui, j'entends bien ce que vous dites.
D'accord pour le fait pictural.
Mais pour vous dire encore un mot de Balthus que j'aimais beaucoup.
A la fin de sa vie, alors qu'il avait sous les yeux une vue de son chalet, quotidiennement sous son regard, il me faisait remarquer les détails de la perspective.
C'était tout à fait fascinant ce regard..
Bien à vous
Marlène Belilos
à Bonobo35
De ras-la-patience
16H53 | 02/11/2007 |
je crois qu'il ne fallait jamais prendre ce que disait Topor pour argent comptant, son humour ravageur fait donc encore des dégats ! les demoiselles d'avignon (1907) copiées sur un tableau de Topor ! ben voyons !
sacré Topor, toujours aussi farceur, on te regrette.
De
16H59 | 01/11/2007 |
ça sent le coup fourré votre histoire…
De
17H04 | 01/11/2007 |
Elle écrit mais ne reçoit une réponse que six mois après qu'elle reçoit une réponse
Ooops
J'aurais preferer vous le signaler par email, mais je nais pas trouver de moyen de le faire….
Tophee
De
17H30 | 01/11/2007 |
on corrige tout de suite, vous avez raison.
Marlène Belilos
De
17H09 | 01/11/2007 |
1) … Qui sont ces deux femmes sur la photo sépia ?
2) Cet article dévoile un côté déplaisant de l'art…… Je préfère passer et me rappeler les impressions puissantes que j'ai souvent éprouvées devant des œuvres de Pablo. Quel artiste ! Son simple trait a une telle façon de remplir la surface d'un dessin.
De
17H24 | 01/11/2007 |
Eh bien, si j'en crois la mention portée au bas de l'article, es deux femmes sont Jacqueline Picasso et Pepita Dupont.
Un tel commentaire n'a à peu près aucun intérêt, j'en conviens. Toutefois, cette question que pose l'anonyme de 17h09 révèle assez bien un travers de la plupart des commentateurs d'articles sur ce site : pourriez-vous, de grâce, lire les articles avec un peu de rigueur ?
De
17H59 | 01/11/2007 |
Merci de votre remarque, j'avais mal vu. Et merci de ne pas avoir fait remarquer que la question était sans intérêt voire idiote.
C'est un peu la faute de ce genre de photos de vous faire croire que vous reconnaissez quelqu'un … Pendant un moment, je me disais « Mais qui est-ce ? Je suis sûr de l'avoir rencontrée. “
CP
De
21H29 | 01/11/2007 |
Il faut toujours faire la distinction entre l'homme et l'artiste (pour Picasso et les autres).
L'artiste peut être immense mais un homme reste un homme avec sa grandeur et sa petitesse.
De
20H28 | 01/11/2007 |
Merci Pablo !
NOUS sommes TOUS tes héritiers.
Les héritiers de ton oeuvre.
De
08H34 | 02/11/2007 |
Les deux femmes sur la photo doivent être madame Medeiros et madame Belilos, selon toute vraisemblance. Etonnant en tout cas, cet échange sur Rue89 entre « gens qui savent », entre spécialistes qui se connaissent et se reconnaissent même à travers des pseudos ( ? ).
Mais que nous apprennent de si bouleversant ces » spécialistes de la spécialité » ? Ben pas grand chosee. Tempête dans un verre d'eau… mais verre d'eau très très parisien ! Que Picasso soit une personnalité trouble ayant allégrement pompé tout ce qui lui tombait sous le pinceau (au propre comme au figuré), ce n'est un secret pour personne ; n'importe quel étudiant de n'importe quelle école des beaux-arts le sait… surtout hors de France d'ailleurs où l'on est volontiers iconoclaste avec le « roi des iconoclastes »
L'histoire que raconte Topor à propos des Demoiselles d'Avignon-Demoiselles d'Orange est sans doute vraie… et en plus elle n'est pas isolée. Là aussi elle est tellement connu qu'on la cite en première ligne pour décrire cet aspect du « maitre “ comme disent ces dames…qui en ont quand même plein la bouche…du ‘mèèèèèèèètre’ et évoque cette histoire comme s'il sagissait d'un divin secret. Quelle clownerie ! Le ‘maître’ était AUSSI un faiseur, et tant mieux d'ailleurs c'est ce qui le rend humain, intéressant, proche de nous, sympathique ….ENFIN ! Le mèèèèèèèèètre n'était pas un dieu.
Quand aux poubelles des successions d'artistes, on peut toujours rêver d'un monde où les héritiers et tières - qui ne sont jamais donné(e)s une autre peine que celle de naitre ou de coucher - servent les oeuvres…mais ce n'est pas trop ça dans le cas de l'univers confiné du marché de l'art, voyez-vous ! CF. l'affaire de la succession César, largement explicitée dans les colonnes de RUE89 .Attention dites donc rue89, on va effectivement finir par croire que la rédaction s'intéresse plus aux successions qu'aux oeuvres !
Signé un amateur anonyme qui n'a pas de ‘blog d'art’, et dont le nom n'a aucun interêt à être cité dans un tel aéropage de grandes fées de l'art moderne… c'est halloween après tout !
De pikasso02
09H57 | 02/11/2007 |
Bonjour Madame Marlene Belilos
Auriez-vous l'amabilité de me (nous) communiquer sur quelle radio nous pourrons entendre Pepita Dupont, ce soir à 18h30 sur Bibliothéque Médicis, si vous la connaissez ? Merci.
à pikasso02
De
10H34 | 02/11/2007 |
sur la chaîne parlementaire LCP Public Sénat « Bibliothèque Médicis » émission de Jean Pierre Elkabach « Jacqueline et Pablo Picasso » ce vendredi 2 novembre à 18h30
De pikasso02
11H11 | 02/11/2007 |
merci pour l'info
à pikasso02
De
10H53 | 02/11/2007 |
il y aura également une rediffusion de l'émission « Jacqueline et Pablo Picasso » sur la chaîne LCP Public Sénat le samedi 3 novembre à 13h et 21h, ainsi que le dimanche 4 novembre à 17h et le lundi 5 novembre à 7h30 et 14h
De
13H43 | 02/11/2007 |
J'ai rencontré TOPOR à l'époque où il a écrit Memoires d'un vieux con, à la fin des 70' ; « Les memoires d'un vieux con », c'est une oeuvre de pure fiction et non pas ses mémoires ! ! ! Il s'agit d'une parodie des mémoires de soi-disant grands hommes qui se répandent dans les médias. Concernant les « demoiselles d'avignon », il s'agit d'un canular absurde, evidemment (Topor n'était pas né en 1907) ; je trouve très drôle que l'anecdote (de pure fiction) ait été prise au premier degré- Topor en aurait ri aux larmes, j'imagine.
Concernant Picasso, je trouve l'article intéressant. En effet, on ne peut occulter l'immense, la colossale fortune que représente ses toiles, et ce qui en a résulté-drames, disputes, spoliations éventuelles- puisque Picasso n'a pas voulu faire de testament et qu'il a laissé une nombreuse famille.
Rappelons surtout ce scandale : à la disparition de Picasso (à 93 ans ! ), les musées français possédaient une seule toile du maître ! Il n'a eu droit à aucune commande publique. Ignoré et méprisé par l'état. Il y avait selon les historiens deux raisons : Picasso était au Parti communiste et Malraux (comme beaucoup de ses contemporains) le détestait.
De pikasso02
15H16 | 02/11/2007 |
Vous avez raison ! Il n'y avait pas beaucoup d'oeuvres de Picasso dans les musées Français à sa mort. Une, vous exagerez !
Malraux ne détestait pas Picasso. Il faut lire la « Tête d'obsidienne » pour s'en rendre compte.
Mais une chose est vraie, la majorité des personnes qui ont écrit sur lui, le détestaient. Si vous vouliez vous en rendre compte avec un seul livre, je vous conseillerais le « Picasso » de Jean Cassou, un ancien directeur du musée d'art moderne. Il essaira de se racheter, en achetant quelques « Picasso » pour son musée. Mais le mal sera fait ! Le « Picasso » de Fermigier n'est pas mal non plus ! Rien n'a évolué concernant Picasso. Le « Fermigier » a même été réédité. C'est dommage, car du nouveau, il y en a à dire. A croire que cela dérange. Non ! Je dois délirer ! Qui pourrait s'opposer à entendre du nouveau concernant ce génie ?
http://pikasso02.skyrock.com/
De
15H33 | 02/11/2007 |
art
dollar
rime pauvre
De
17H53 | 02/11/2007 |
et bien si, Mr Pikasso2, Malraux détestait vraiment Picasso pour des raisons politiques évidentes, lui Gaulliste, l'autre Communiste- indépendamment de ce qu'il a pu écrire dans ses bouquins : n'oublions pas qu'il était ministre de la culture, et qu'il pouvait offrir des commandes prestigieuses aux artistes : à Chagall l'opéra, à Masson le plafond de l'Odéon, etc… et rien pour Picasso, évidemment !
Rien non plus au musée d'art Moderne (qui achetait à cette époque des dizaines de croûtes de Bernard Buffet qui y croupissent toujours dans les réserves, je vous jure ! ! ! ), uniquement des collections privées (plus tard donations ou acquisitions, préemptions, dations…)
Je rappelle ceci surtout pour les djeunes : Picasso n'était pas ce génie incontesté qu'il est aujourd'hui - génie écrasant ! - présent dans tous les musées-mais un emmerdeur de première, communiste et milliardaire, que tout le monde critiquait ou moquait.
D'ailleurs ses derniers tableaux exposés dans les années 70- très sexe ! - firent encore scandale et il a fallu des années pour qu'on puisse les revoir. La raison en est simple : les Tartuffe qui s'occupent de l'art officiel, sont , (malgré des exceptions notables) hier comme aujourd'hui, des aveugles, des imbéciles ou des charognards.Les toiles de Picasso seront toujours une merveilleuse réponse aux étriqués de l'esprit.
De pikasso02
21H05 | 02/11/2007 |
Cher courageux anonyme de 17h53, je vous plains !
Je suis peut-être monomaniaque, mais ce que j'avance peut être critiqué si la personne a des yeux pour voir. Mon blog fonctionne sur le regard, pas sur le bla-bla. C'est Malraux qui a créé la dation. Les Ministres de la Culture n'ont plus besoin de s'y connaître en art. Grâce à lui, moi je dis Hélas, les héritiers d'oeuvres d'art depuis cette invention de la dation, paient les droits d'héritage, avec des oeuvres. Donc des oeuvres de valeurs finissent ou finiront par rester en France. C'est la logique même ! Le musée Picasso a pu voir le jour grâce à Malraux. Toutes les oeuvres qu'il contient proviennent des droits de dation. Je n'aurais pas aimé avoir cet homme comme ami. Mais une chose est sûre il savait mimer les oeuvres sans les copier. Comme faisaient les anciens. Quel dommage que vous passiez à côté de ce génie. Vous n'êtes pas le seul ! Une chose est sûre, (je me répète,) c'est que vous manquez de courage. J'aurais préféré que Rue 89 parle d'anonymes courageux. Ces « courageux anonymes » me dérangent. Les derniers Picasso sont des grands « Picasso ». Encore faut-il connaître le dessin pour apprécier. Faiblesse qui devient mondiale.
Picasso fut un mime de génie ! (à suivre)
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